Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 18:00

 

Si l'on croit le dicton selon lequel on ne prête qu'aux riches, il faut reconnaître que  que Napoléon III, malgré le désastre final de son règne, garde une riche popularité. Des histoires bienveillantes mais totalement inventées courent sur lui.

 

A Marseille, on croit dur comme fer qu'il a inauguré en personne la rue Impériale, devenue ensuite rue de la République, le 15 août 1864, alors que, ce jour-là, il participait à des fêtes officielles à Paris.

 

En Corse, tout le monde est persuadé que, avec l'impératrice Eugénie, il a suivi une cure aux thermes de Guagno-les-Bains alors que le couple impérial n'a jamais dépassé Ajaccio lors de sa visite.

 

Mais d’autres membres de sa famille y sont bien venus, à commencer par le plus illustre de tous : Napoléon Bonaparte.

 

 

Les renseignements sur ce sujet se trouvent notamment dans «Au chevet de l’empereur», l’ouvrage du docteur Augustin CABANES (1862-1928), paru en 1924 (pages 64 et 66). La vie du fondateur du Premier Empire y est racontée sous l’angle médical.

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

 

Devenu lieutenant en second de l’armée royale, Napoléon BONAPARTE était affecté à Valence quand il sollicita et obtint un congé. Il quitta son régiment pour Ajaccio où il arriva le 15 septembre 1786. 

 

Depuis la mort de son père Charles en 1785, sa famille connaissait de grandes difficultés. Le grand-oncle de Napoléon, l’archidiacre Lucien, souffrait terriblement de la goutte. Son frère Joseph devait partir à Pise pour ses études universitaires. La santé de sa mère Letizia laissait à désirer.

 

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Napoléon devint donc le chef de famille et, son congé expirant, il envoya le 21 avril 1787 une  nouvelle demande de congé pour un semestre sous le prétexte de rétablir sa propre santé. La démarche reçut un accueil favorable. Il put ainsi accompagner sa mère suivre une cure aux Bains de Guagno, il y a 235 ans.

 

Augustin CABANES écrit sur ce dernier point :

Madame Letizia qui, naguère, avait fait un heureux usage des eaux de Guagno, s’y fit accompagner par son fils Napoléon. Guagno, qui ne jouit plus de la vogue qu’elle a eue, était alors la plus fréquentée des stations thermales de Corse. Elle possédait un établissement vaste et bien tenu ; on y trouvait, outre une chapelle pour le service du culte, une auberge, une table d’hôte passable, et le plus souvent, une société des plus choisies. Le nombre des baigneurs s’élevait annuellement à sept ou huit cents ; les uns y allaient en quête de santé ; d’autres, du calme de la retraite, cherchant un délassement aux luttes politiques ou aux soucis des affaires.
Paoli, entouré des Abbatucci, des Casabianca, des Ornano, parfois de Bonaparte, tous les personnages, en un mot, qui formaient son escorte habituelle, venait à Guagno presque chaque année. Madame Mère en tirait toujours du soulagement; elle souffrait de douleurs rhumatismales pour lesquelles maints traitements avaient été expérimentés, notamment une cure de station, réputée pour ces sortes de maux, de Bourbonne-les-Bains. Notons, en passant, que si Napoléon avait hérité de sa mère certaines qualités viriles, il tenait aussi d’elle cette constitution arthritique que le legs paternel ne fit que renforcer.

 

Sans aucun doute, le voyage fut entrepris pendant le printemps ou le début de l’été de l’année 1787. La saison de cure débutait alors en juin, parfois en mai. Napoléon rentra sur le continent en octobre 1787.

 

Il suivit en 1790 une autre cure pour combattre une infection paludéenne attrapée dans son casernement d’Auxonne (Côte d’Or), mais ce fut à Orezza.

 

Celui qui n’était pas encore Napoléon Ier séjourna bien à Guagno-les-Bains en 1787, en tant qu’accompagnateur de sa mère.

 

Cette présence vaudrait la peine d’être signalée, de même que celle de Pascal PAOLI. La plaque fixée sur la façade de l’établissement thermal pourrait être modifiée pour devenir:

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (2/2)

 

De plus, la contradiction avec la date de 1808, date de la nomination d'un médecin inspecteur des eaux thermales, considérée comme la reconnaissance officielle de la station, serait moins flagrante puisque Napoléon dirigea la France de 1799 à 1814.

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 18:00

 

Le 21 mai 1861, voici exactement 161 ans, mourait Mgr Eugène de MAZENOD, évêque de Marseille et fondateur de l'ordre des Oblats de Marie Immaculée.

 

A cette occasion, regardez l'enregistrement de la conférence prononcée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI au Comité du Vieux Marseille sur ce grand prélat reconnu saint par l'Eglise. 

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 18:00
Les Corses et le Second Empire

Une excellente initiative est à saluer: la parution dans Settimana, le supplément hebdomadaire de Corse-Matin, du 20 mai d'un dossier portant sur "Les Corses et le Second Empire".

 

Dans ces quatre pages de grande densité, Jean-Pierre GIROLAMI montre l'enthousiasme de la Corse à l'annonce de la prise du pouvoir par Louis-Napoléon BONAPARTE, donne la liste des Corses présents dans les rouages de l'Etat impérial, montre comment le Second Empire a aidé au développement de l'île et décrit la visite du couple impérial à Ajaccio en 1860.

 

A demander à son marchand de journaux ou à commander sur le site du journal. 

 

 

PS: une autre page est consacrée à la bataille navale de Sagone du 1er mai 1811. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 15:55

 

Une photo de Poggiolo a été montrée dans un récent bulletin météorologique. Mais quel est le climat habituel dans le village? Nous ne savons pas si une étude a été réalisée. Cependant, des observations très sérieuses eurent lieu pour Guagno-les-Bains... voici pratiquement deux siècles.

Leurs résultats peuvent être lues dans la thèse de Jean-Baptiste-Joseph THIRIAUX intitulée "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno". Elle fut soutenue en 1829 à la Faculté de Médecine de Strasbourg. 

Ce travail étudiait les atouts de la source thermale au moment où elle accueillait de nombreux soldats.

On pourra comparer les données de cette thèse avec celles d'aujourd'hui pour déterminer s'il y a eu réchauffement climatique et de quelle ampleur, après avoir converti les degrés Réaumur en degrés Celsius.

On pourra également remarquer que l'auteur estime que le meilleur moment de l'année est le mois de mai.

Texte reproduit avec l'orthographe et la ponctuation d'origine.

 

 

Quel temps fait-il à Guagno-les-Bains?

 

     "La saison des bains pour les militaires des différentes garnisons de l'île est, comme dans les autres établissements de ce genre, divisée en deux parties de deux mois chacune; elle commence au mois de Juin et se termine à la fin de Septembre. Elle devrait être avancée d'un mois au moins; le mois de Mai est celui de l'année où l'on s'y trouve le mieux, la température de l'atmosphère étant alors extrêmement douce.

 

     En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des maquis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l'année dernière elle offrait de 3 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur (1) y étant de 28°, se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans la baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2.

 

     L'hiver n'y est pas très-rigoureux, cependant on y voit de la neige qui séjourne plus ou moins de temps sur les plus hautes montagnes.

 

     Il est rare que des ouragans, des orages, des pluies abondantes aient lieutenant la saison des bains; ces météores ne s'observent ordinairement en Corse qu'aux temps des équinoxes.

 

     Les brouillards y sont fréquens dans toutes les saisons, mais particulièrement au printemps et en automne, la fraîcheur des nuits condensant alors plus fortement la vapeur contenue dans l'atmosphère. Je regrette de n'avoir pas été à même de faire des expériences hygrométriques.

 

     Les vents dominants sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit.

 

     Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible."

 

(1) 28° Réaumur sont équivalents à 35° Celsius, 24° R à 30° C et 25° R à 31,25° C.

Ruines de l'ancien hôpital militaire de Guagno-les-Bains (carte postale du début du XXe siècle).

Ruines de l'ancien hôpital militaire de Guagno-les-Bains (carte postale du début du XXe siècle).

Partager cet article
Repost0
29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 09:56

 

 

Par ses recherches continuelles, qu'il conduisit aussi bien aux Archives d'Ajaccio qu'à celles de Gênes, Xavier PAOLI put découvrir de nombreux pans oubliés de l'histoire de Poggiolo et de ses habitants.

 

Il en fit profiter les lecteurs de sa rubrique "Tempi fà" dans le journal "L'info...U Pighjolu" en 2007-2008. Il était souvent sollicité par des demandes de généalogies auxquelles il répondait toujours avec gentillesse et compétence.

 

Le document publié ici est l'histoire abrégée du village qu'il rédigea, à la demande de Jean-Martin FRANCESCHETTI, voici une quinzaine d'années sous forme de prospectus  destiné aux touristes et curieux.

 

Il constitue la base que devrait savoir chaque Poggiolais pour bien connaître ses racines.

 

 

Xavier ou la mémoire de Poggiolo
Xavier ou la mémoire de Poggiolo
Partager cet article
Repost0
5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 18:00

 

 

Bernardino ou Dominique?

 

Bernardino ALBERTI naquit à Calenzana en 1591. A l'âge de quinze ans, il rejoignit l'ordre des franciscains à Alziprato. Sa piété et ses privations le rendirent célèbre dans toute la Corse où de nombreux miracles lui furent attribués. Il était considéré comme un saint quand il mourut en 1653.

 

Settimana de vendredi 4 février 2122 annonce que les sœurs du Rosier de l'Annonciation du couvent de Marcassu veulent relancer la procédure de canonisation de cet enfant de Balagne. L'idée est très bonne, d'autant que la Corse n'a eu jusqu'à présent qu'un seul saint: Théophile, canonisé en 1930.

 

Bernardino ou Dominique?

 

 

Mais il ne faut pas oublier, et il est dommage que l'article du journal n'en fasse pas mention, qu'une demande existe déjà au profit du Père Dominique ALBINI. Né à Menton en 1790 et mort à Vico le 20 mai 1839, celui qui fut surnommé "l'apôtre de la Corse" œuvra beaucoup pour rétablir la foi catholique ébranlée par les troubles de la Révolution. Proclamé "vénérable" le 4 juillet 1968, cet oblat de la communauté O.M.I. fondée par Eugène de MAZENOD mérite de devenir saint, estiment ses nombreux partisans.

 

Il ne manquerait plus qu'un miracle, une guérison miraculeuse qui lui soit attribuée, pour que la cause du Père ALBINI arrive à son terme. Qui veut prier pour lui?

 

Et pourquoi ne pas imaginer que Bernardino le thaumaturge et Dominique le prédicateur soient canonisés en même temps? 

 

 

 

Pour connaître la vie et l'œuvre de Mgr de Mazenod, fondateur de l'ordre des oblats, suivez cette conférence de Michel Franceschetti.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:00

 

Parmi les anniversaires poggiolais à se rappeler en 2022, voici une série d'événements du XIXème siècle.

 

Ne perdons pas la mémoire, ne perdons pas nos racines.

 

26 décembre 1832 (il y a 200 ans):

mort à 72 ans de Gian Antonio PINELLI à Poggiolo. L’homme le plus cultivé de Corse, dernier vicaire général du diocèse de Sagone, secrétaire général de la préfecture sous Napoléon Ier, fut nommé sous la Restauration conseiller général du canton de Soccia. Il possédait au village une des plus grandes bibliothèques de la Corse (L’homme le plus cultivé de Corse n°1, L’homme le plus cultivé de Corse n°2, L’homme le plus cultivé de Corse n°3)

 

 

juillet 1837 (il y a 185 ans):

prédication du Père ALBINI à Guagno et Orto (Les 180 ans du Père ALBINISuivons le Père Albini)  

 

Les anniversaires de l'histoire poggiolaise, années en 2 et en 7: 1832 à 1897

 

19 septembre 1852 (il y a 170 ans):

par décret du prince-président Louis-Napoléon BONAPARTE, Guagno-les-Bains est rattaché à la commune de Poggiolo  (Poggiolo n’existe pas

 

 

2 juin 1872 (il y a 150 ans):

François-Antoine DEMARTINI reçoit la médaille d’honneur du courage pour avoir sauvé un homme de la noyade (Les Poggiolais sont courageuxLes Poggiolais sont courageux addendum

 

Les anniversaires de l'histoire poggiolaise, années en 2 et en 7: 1832 à 1897

 

1872 (il y a 150 ans):

le conseil général donne son accord à la construction d’une fontaine à Poggiolo, qui ne sera construite qu’en … 1898 (U Lucciu est toujours là

 

 

1877 (il y a 145 ans) :

Simon UCCIANI élu premier conseiller général républicain du canton de Soccia (on ne peut pas se fier au petit personnel 2/2)  

 

 

22 mai 1887 (il y a 135 ans) :

inauguration de la chapelle ND de Lavasina au col de Sorru à l’initiative de François PASTINELLI (En passant par Sorru)

Les anniversaires de l'histoire poggiolaise, années en 2 et en 7: 1832 à 1897

 

26 septembre 1892 (il y a 130 ans):

une cinquantaine de Guagnais armés, dirigés par le maire du village, lance une expédition punitive à Soccia pour contester les résultats d’une élection. Deux gendarmes sont tués. Plusieurs agresseurs seront condamnés aux travaux forcés à perpétuité (Les Mexicains arrivent

 

 

1892 (il y a 130 ans) :

annulation des élections municipales de Poggiolo (plus de bulletins que d’émargements) (Les habitués du Palais-Royal)

 

 

1892 (il y a 130 ans):

construction du clocher de l’église Saint Siméon (Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

19 janvier 1897 (il y a 125 ans):

création, par décret du président de la République, d’un adjoint spécial à Guagno-les-Bains chargé, entre autres, des registres d'état-civil du hameau (Guagno-les-Bains, c’est spécial

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 18:00

 

Bien savoir ce que nous sommes implique de savoir d’où nous venons, donc de connaître notre histoire.

 

Un des buts de ce blog est de rappeler ce passé aux personnes originaires de Poggiolo et aussi des villages voisins.

 

L’année 2022 qui commence est un moyen pour se souvenir d’éléments du passé poggiolais. 

 

Voici une liste d'événements s'étant déroulés pendant les années se terminant par 2 ou 7, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires. Ainsi, 235 ans pour la venue de Napoléon Bonaparte avec sa mère à Guagno-les-Bains (1787) ou 130 ans pour la construction du clocher de l’église Saint Siméon (1892).

 

Chaque fait de cette liste est accompagné d'un lien vers un article du blog donnant plus de renseignements.

 

Ne perdons pas la mémoire, ne perdons pas nos racines.

 

1487 (il y a 535 ans) :

 pour mater la révolte de Giovan Paolo de Leca, une armée génoise débarque à Sagone en avril et s’empare du château de Cinarca, puis de Vico, Leca et Arbori (La fin de la Cinarca) 

 

1517 (il y a 505 ans) :

les habitants des villages des Deux Sorru, chassés en 1503 par la politique génoise de déportation, dite disabitazione, peuvent rentrer dans leurs villages (Poggiolo les années zéro) 

 

1537 (il y a 485 ans) :

sur le registre des « taglie », le quartier des « Soprane » à Poggiolo compte 14 feux (Les déplacements de nos villages) 

 

1587 (il y a 435 ans)

Première description de Poggiolo dans le rapport de la visite apostolique de Monseigneur MASCARDI, évêque du Nebbio (L’église d’en haut) 

 

28 août 1782 (il y a 240 ans):

fixation des limites entre les communautés de Soccia et de Poggiolo (L’œil de Maria Francesca) 

mais les contestations dureront encore plusieurs dizaines d’années (Les Poggiolais sont calmes)

 

1787 (il y a 235 ans) :

Napoléon Bonaparte accompagne sa mère Laetizia aux Bains de Guagno (Napoléon Ier à Guagno-les-Bains) 

 

Voici comment devrait être modifiée la plaque sur la façade de l'établissement thermal.

Voici comment devrait être modifiée la plaque sur la façade de l'établissement thermal.

 

 

1807 (il y a 215 ans):

Rétablissement de la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains, abandonnée avec la Révolution (La chapelle de Guagno-les-Bains) 

 

26 juin 1822 (il y a 200 ans):

Jean MULTEDO est autorisé par le roi à construire un hôpital militaire à Guagno-les-Bains (La dégradation de l’hôpital militaire) 

 

29 juillet 1822 (il y a 200 ans):

Carlo Francesco Pasquale PINELLI, filleul de Pascal PAOLI et  maire de Poggiolo, fait échouer une tentative d’agression du bandit Théodore POLI contre le trésorier-payeur (n°4 Le maire de Poggiolo) 

 

 

Un voltigeur corse.

Un voltigeur corse.

 

6 novembre 1822 (il y a 200 ans):

pour lutter contre le banditisme, et notamment Théodore POLI, le roi Louis XVIII crée le corps des voltigeurs corses (n°2 Mort aux gendarmes) 

 

Février 1827 (il y a 195 ans):

Théodore Poli tué dans un affrontement avec des voltigeurs (n°6 La mort et la disparition)

 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 17:59
Garde champêtre, un poste qui se mérite

 

En dehors des téléspectateurs qui suivent la série "Alex Hugo", peu de Français connaissent la police rurale. Autrefois, ses membres étaient plus connus sous le nom de gardes champêtres.

 

 

Agents de la police judiciaire, ils étaient présents dans tous les villages mais, depuis 1958, leur existence n'est plus obligatoire. Il n'en reste qu'un millier, dont deux en Corse. A celui de Porto-Vecchio, vient de s'ajouter celui qui vient d'être nommé à Coggia, comme l'a signalé un article paru dans Corse-Matin le 21 novembre.

 

 

Garde champêtre, un poste qui se mérite

 

 

Peu de documents existent sur les personnes et les activités des gardes champêtres de Poggiolo mais deux lettres officielles trouvées aux Archives départementales montrent que, au XIXe siècle, cette fonction n'était pas attribuée à n'importe qui et qu'il fallait savoir la garder.

 

Le 18 juin 1856, le capitaine de la 57e légion de gendarmerie écrivit au préfet de la Corse que, après enquête du lieutenant de la gendarmerie de Vico, "le sieur OBINO (Joseph) ancien brigadier de gendarmerie demeurant à Guagno (...) est de bonne vie et mœurs et très capable de bien remplir l'emploi pour lequel il est proposé".

 

Joseph OBINI eut ainsi l'accord du préfet pour devenir garde champêtre de la commune de Poggiolo.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Francesco Giuseppe OBINO était un Italien, né le 19 octobre 1803 à Cagliari en Sardaigne, qui vint s'établir en Corse.

 

Il s'engagea comme gendarme à pied puis devint brigadier de gendarmerie.

 

Il demanda la nationalité française en 1840 et l'obtint facilement, d'autant plus qu'il s'était marié le 18 janvier 1838 à Guagno avec Angela Francesca LECA. Le couple eut quatre enfants: 2 garçons et 2 filles.

 

Le choix du personnage paraissait excellent pour faire régner la loi dans la commune poggiolaise.

 

Pourtant, le même préfet de Corse, dans un arrêté daté du 21 octobre 1857, remarqua "qu'il résulte de divers rapports qui nous sont parvenus que le garde-champêtre de Poggiolo néglige habituellement son service et qu'il fait des absences sans autorisation".

 

En conséquence, il destitua Joseph OBINO de sa fonction.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Par qui ces "divers rapports" avaient-ils été établis? Peut-être par le maire de Poggiolo. Peut-être par la gendarmerie qui avait un droit de regard sur les gardes champêtres. La documentation manque pour le savoir. Mais il y avait eu là un complet revirement en un an et demi !

 

Joseph OBINO décéda le 30 août 1881 à l'âge de 77 ans à Guagno où il avait fait souche.

 

.-----------------------------

 

Garde champêtre, un poste qui se mérite
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 18:00
Messe bilingue le 8 décembre

 

Depuis 1735, le 8 décembre est la date de A festa di a Nazione, la fête de la Nation Corse. Cette date marque l'élaboration de la Constitution Corse. A cette occasion, l'île fut placée sous la protection de la Vierge Marie que l’on fêtait alors le 8 décembre.

 

Pour l’Immaculée Conception qui est aussi la fête de la Corse et aussi la fête des Oblats, la messe aura lieu à l'église du couvent de Vico

 

mercredi le 8 décembre à 18h.

 

 

Ce sera également l'occasion de découvrir le nouveau carrelage.

 

Messe bilingue le 8 décembre
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de mai en cliquant sur l'image:

--------------------------------------

 

Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

 

- Fin des classes le 8 juillet: 

 

- du 21 au 30 juillet: 19e festival Sorru in Musica 

- Mardi 16 août:

fête de Saint Roch à Poggiolo.

- dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

-----------------
 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907