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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 18:00

André FLORI viendra parler de généalogie samedi 10 septembre à Letia San Roccu.

Invité par l’association Letia-Catena, le président de Corsica Genealugia est particulièrement qualifié pour traiter ce thème car il anime depuis 2013 une association très dynamique dans la recherche des ancêtres et la préservation des vieux documents.

L’article publié dans « Corse-Matin » le 29 juillet montrait cette activité si utile pour connaître nos racines.

L’association a un site : http://corsicagenealugia.com/

Comment tout savoir sur nos origines
Comment tout savoir sur nos origines
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:10

Jean de la Bruyère a écrit: "Nous descendons tous d'un roi et d'un pendu".  Pour savoir qui nous sommes, il faut connaître nos ancêtres. Ces ancêtres peuvent avoir été "roi" ou "pendu", mais encore faut-il les connaître. Une excellente émission de télévision montre, à travers l'exemple d'une personnalité, comment les retrouver.

Pendu et roi: l'importance du retour aux sources

C'est un événement comme on en vit trop rarement chez les amateurs de généalogie : une émission de télé entièrement consacrée à notre passion ! Vous vous en souvenez peut-être, l'émission "Retour aux sources", diffusée en 2010, avait déjà fait le plein de téléspectateurs. France 2 a choisi de relancer son émission... et c'est pour mardi prochain, 28 juin !

Le principe de “Retour aux sources” est très simple : nous suivons les pérégrinations généalogiques d’une personnalité à la recherche de ses ancêtres. Qu’elle se déplace dans un dépôt d’archives ou sur les lieux où ont vécu ses ancêtres, nous partageons ses émotions, ses surprises et les rencontres qu’elle va faire, qu’elles soient situées dans le passé où bien ancrées dans le présent.

Relier la petite Histoire, celle d’un homme du XXIe siècle, à la grande Histoire, à l’aide de quelques rappels historiques et pour mieux comprendre le devenir des familles, voilà le pari réussi par “Retour aux sources”, avec brio et intelligence !

Après Vincent Perez et Clémentine Célarié en 2010, c’est au tour de François Berléand, le comédien bien connu, de se plonger dans la recherche de ses origines familiales. Il sera accompagné pour l’occasion par Marie Drucker.

L’acteur souhaite retrouver ses origines du côté de son père, juif ayant fui la Russie avec ses parents, originaires de Moldavie et d’Ukraine. Et, s’il a bien connu sa grand-mère, surnommée Babouchka, il n’a jamais connu son grand-père, dont il ne connaît même pas le visage en l’absence de photo.

Un moment de sa vie l’a marqué : lorsque, jeune adulte, François Berléand annonce à son père son désir de devenir comédien, celui-ci lui répond : «Tu reprends le flambeau, ton grand-père était metteur en scène de théâtre, et ta grand-mère était comédienne». Mais malgré ses questions, il n’a jamais pu en savoir plus. Quarante ans plus tard, il va enfin pouvoir éclaircir ce mystère qui, comme il l’avoue, le “trouble énormément”.

Nous avons pu visionner cette émission : elle correspond bien à l’idée que nous nous faisons de la généalogie, en ne se contentant pas d’aligner des noms et des dates, mais bien en s’attachant à reconstituer la vie des personnes qui nous ont précédé. Nous ne doutons pas qu’elle suscitera chez de nombreuses personnes l’envie de “se lancer”, qu’elles sachent alors que Geneanet et sa communauté seront là pour les accompagner.


“Retour aux sources” sera diffusé sur France 2 mardi prochain, 28 juin, à 22h50. Tous à vos écrans !

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Published by Blog Poggiolo - dans Généalogie
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 18:15

Retrouver sa généalogie est complexe pour différentes raisons, notamment le manque ou l'imprécision des documents. A Poggiolo, comme dans toute la Corse, l'utilisation du même prénom par plusieurs générations est une difficulté. Les homonymies demandent des vérifications soigneuses. En effet, les Jean, Antoine, François, Marie sont extrêmement nombreux.

Mais chaque famille a également ses prénoms préférés qui sont beaucoup moins donnés dans d'autres.

Ainsi, plusieurs CECCALDI ont eu (et ont encore) le prénom Valere.

Chez les PINELLI, Laurent a été plusieurs fois utilisé.

 

La famille FRANCESCHETTI a eu une préférence pour PHILIPPE.

Parmi les descendants de Lorenzo, premier membre connu de la famille, qui vivait entre 1640 et 1671, les recherches ont permis de savoir qu'il y a eu:

- trois enfants qui n'ont vécu que quelques mois: Philippe (1857), Philippe Antoine (1859-1860) et Ours Philippe Antoine (1865)

- Filippo Antonio (1807-1836), fils d'Anton Francesco (vers 1733-1818)

-Philippe-Antoine (1840-1924), fils d'Antoine-François (1811-1885). Il fut prêtre.

Les prénoms préférés des familles

- Philippe (1857-1921), fils de Jean-Antoine (1831-1922). Il fit carrière dans l'armée et obtint la médaille militaire en 1889.

Les prénoms préférés des familles

- Philippe Antoine Pascal, dit Filippone (1901-1970), fils du Philippe précédent et frère de Jean-Antoine (1897-1987). Il fut fonctionnaire municipal à Marseille. Militant socialiste, il présida l'Amicale laïque de la Blancarde, créée par son oncle Philippe CERATI (voir l'article "La réponse à la devinette guagnaise"), et participa à la Résistance au sein des Milices Socialistes.

Filippone pendant son service militaire.

Filippone pendant son service militaire.

- Philippe (1922-1996), fils de Jean-Antoine (1897-1987), et dont la biographie a été publiée dans l'article "Souvenir de Philippe Franceschetti".

Les prénoms préférés des familles

Donc, huit Philippe FRANCESCHETTI ont existé.

Un neuvième Philippe FRANCESCHETTI, né en 1978, fils de Michel,  vit actuellement sur le continent.

Les prénoms préférés des familles
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:56

Samedi 6 février, une journée «Généalogie en Corse» était organisée à Montpellier. 

Corsica Genealugia qui l’animait est une association de généalogie créée en août 2013. Présidée par André FLORI, elle regroupe aujourd'hui environ 400 généalogistes travaillant sur toutes les communes de Corse et a pour buts principaux  d’aider et de développer tous les travaux de recherches à caractère généalogique consacrés à la Corse en suscitant contact et entraide; de créer et d’animer un site d’entraide et une base de données informatisées des relevés des membres, pour faciliter les recherches et de vulgariser les travaux de recherches généalogiques.

L'association possède un site internet (http://corsicagenealugia.com), une page et un groupe Facebook nommé Corsica Genealugia Recherches généalogiques en Corse.

 

Etre aidé en généalogie

A Marseille, il existe l’association RHFC (Recherche sur l’Histoire des Familles Corses) présidée par Christiane PADOVANI :

http://genearhfc.lescigales.org/articles_nouvelles/index.php

 

Les débutants en matière de généalogie corse pourront consulter  «Retrouver ses ancêtres corses», un livre de 224 pages, édité par Archives et Culture, écrit par l’historien Michel VERGÉ-FRANCESCHI, avec la collaboration d’André Flori, de M. Pentagrossa et de Philippe Lucchetti.

Comme il est indiqué en quatrième de couverture, «L’objectif du livre est d’aider le chercheur à retrouver son aïeul corse, que ce soit dans un registre paroissial insulaire ou sur les piliers de l’Arc de Triomphe à Paris. La Corse est une île, un espace géographique où l’on accoste et d’où l’on appareille : les Bonaparte arrivent de Sarzana à Ajaccio en 1511, les Ornano et les Istria revendiquent des origines romaines (Colonna), Paoli prétend que ses ancêtres venaient d’Ombrie et le grand chroniqueur corse Filippini de 1594 dit avoir un trisaïeul venu de Sardaigne.»

 

Etre aidé en généalogie

Les difficultés sont grandes comme l’indique «Corse-Matin» du 4 février. Mais avec de la ténacité, de la volonté et surtout du temps, on peut obtenir de beaux résultats.

Etre aidé en généalogie
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 17:56

La Corse-du-sud vient d’abandonner le petit club des départements qui ne proposent pas encore tout ou partie de leurs archives d'état-civil sur internet.

Ceux qui ont des ancêtres corses pourront compléter leurs recherches en se connectant au site des Archives de la Corse. Une seule adresse : http://archives.cg-corsedusud.fr/

 

Les généalogies vont être à portée de souris de toutes les personnes qui ne pouvaient se déplacer à la mairie du village ou aux Archives Départementales d’Ajaccio, d’autant plus que l’on peut avoir accès aux documents de toutes les communes du département.

Par exemple, en étudiant l’histoire d’une famille poggiolaise, il est facile de regarder les actes de Soccia. On peut alors savoir, par exemple, ce que devint Maria Francesca FRANCESCHETTI, «la borgne» de Poggiolo qui épousa Giuseppe DEFRANCHI le 13 juillet 1789 (http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/combien-a-coute-l-oeil-de-maria-francesca.html). Les registres du village voisin apprennent que, exactement neuf mois après les noces, le 14 avril 1790, elle mit au monde un enfant prénommé Antonio. Malheureusement, il ne vécut que très peu.

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

La particularité de Guagno-les-Bains se montre également par un registre propre à la station thermale. L’adjoint spécial aux Bains (institué depuis 1897) (voir l’article «http://poggiolo.over-blog.fr/article-guagno-les-bains-c-est-special-116388423.html») y consignait, de 1900 à 1914, les naissances, mariages et décès de sa juridiction. 

Exemple: le document ci-dessous est un acte de décès enregistré le 4 décembre 1900 par Joseph BERTOLANI, adjoint spécial à Guagno-les-Bains. 

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

On ne peut que regretter la timidité stupide de la législation française qui empêche d'avoir accès à des documents jugés trop contemporains. 

Ne boudons cependant pas notre bonheur, d'autant plus qu'il ne vient pas seul. Les registres paroissiaux et les registres d’état-civil ne sont pas les uniques documents mis à la disposition du public.

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

Les Archives de Corse-du-sud donnent également accès aux recensements mais, pour Sorro in su, le dénombrement de 1769 est le seul existant, ainsi que les recensements de 1818 à 1881 pour Guagno.

Les tables alphabétiques des successions et absences de l’ensemble de la province de Vico pour la période 1823-1903 peuvent être très utiles pour savoir les niveaux de fortune. Leur maniement est difficile car le classement est par nom de famille et non pas par commune.

Le cadastre de l’époque de Napoléon III, en grande partie publié en 1857, montre de nombreux éléments sur les terrains et les bâtiments.

 

Bravo aux Archives départementales pour ce gros travail !

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 18:01

La France se targue d'avoir un état-civil très bien organisé depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, et surtout depuis le décret de l'Assemblée nationale du 20 septembre 1792 qui remettait la tenue des registres de naissance, mariage et décès aux maires. Leur étude est fondamentale pour la généalogie, les statistiques et l'histoire des familles et des communes. Ce travail peut paraître aride mais il permet de faire des découvertes curieuses, amusantes, bizarres ou tragiques. Trois exemples concernant des déclarations de naissance dans des familles poggiolaises ont ainsi été sélectionnées.

 

Le premier exemple contredit justement le sérieux de notre état-civil. La victime en fut Antoine François FRANCESCHETTI, le militaire le plus gradé et le plus décoré des victimes poggiolaises de la première guerre mondiale.

Les surprises de l'état-civil: le capitaine a failli ne pas exister (1/3)

Engagé au 139ème régiment de ligne à Ajaccio le 3 février 1877, Antoine François (que certains documents prénomment François Antoine, signe d'un certain flottement administratif) fit une carrière militaire active jusqu'en 1892.

Il accomplit plusieurs campagnes, notamment pour réprimer des mouvements insurrectionnels en Algérie en 1881 et 1882. Il y gagna la médaille militaire en 1890 et la médaille coloniale. 

Comme il en était à l'époque, son temps d'engagement terminé, il entra ensuite dans  l'armée territoriale, en tant que sous-lieutenant de l'infanterie territoriale. Il parvint au grade de lieutenant en 1899 et fut libéré de ses obligations en 1902. Il n'en continua pas moins de suivre les cours des écoles d'instruction militaire et de se dévouer à elles, ce qui fut reconnu par plusieurs citations dans le "Journal Officiel".

Le titre de chevalier de la Légion d'Honneur lui fut finalement attribué en janvier 1914.

La guerre provoqua son rappel sous les drapeaux le 2 août 1914 comme capitaine au 109ème régiment d'infanterie territoriale.

Le capitaine Antoine François FRANCESCHETTI décéda de "maladie aggravée" le 5 février 1917 en son domicile lyonnais, 34 rue des Chevaucheurs, dans le cinquième arrondissement, où il s'était installé en 1892. Il fut considéré comme mort pour la France. 

Ainsi s'acheva une vie vouée à l'armée et bien récompensée. 

 

Mais où est le problème d'état-civil?

Le site Mémoire des hommes, qui publie les fiches des soldats français tués pendant la première guerre mondiale, lui donne 1875 comme date de naissance, ce qui est une erreur de transcription manifeste, d'autant plus que la même fiche indique qu'il était de la classe 1877, c'est-à-dire qu'il était né en 1857.

Les surprises de l'état-civil: le capitaine a failli ne pas exister (1/3)

Sa date de naissance est le 10 janvier 1857 à Poggiolo. C'est du moins la date qui lui fut finalement accordée par la justice. En effet, pour cette année-là, une décision judiciaire est insérée dans le registre des naissances poggiolais.

Le tribunal civil de première instance d'Ajaccio étudia le 18 janvier 1877 une plainte de Jeanne MARTINI, veuve de Jean François FRANCESCHETTI, "tendant à la constation de l'acte de naissance de son fils mineur Franceschetti Antoine François, lequel n'a pas été transcrit sur les registres des actes de l'Etat-Civil de la commune de Poggiolo où il est né".

La naissance n'ayant pas été retranscrite, le jeune homme n'existait pas pour l'administration et, au moment du service militaire, à l'âge de vingt ans, il ne pouvait porter l'uniforme. C'est certainement ce qui a dû motiver l'action judiciaire de sa mère. Il était encore considéré comme mineur (la majorité était alors à 21 ans) et son père, François FRANCESCHETTI, était décédé en 1861. 

Pour quelle raison, l'acte de naissance n'avait-il pas été rédigé? Le maire de l'époque avait-il été négligent? En tout cas, en 1857, le maire de Poggiolo était Antoine François FRANCESCHETTI, un cousin de son père. Il est vrai que, à l'époque, la déclaration n'avait pas de conséquences pour les allocations familiales ou pour l'impôt sur le revenu qui n'existaient pas. Le jugement ne donne aucune information sur l'origine de cette absence. 

En tout cas, le tribunal "déclare dire Franceschetti Antoine, François, fils légitime de feu François et de Jeanne née Martini est né en la commune de Poggiolo le 6 janvier mil huit cent cinquante-sept; dit que le jugement tiendra lieu au dit Franceschetti d'acte de naissance et qu'il sera transcrit aux registres des actes de l'état-civil de Poggiolo".

Les registres d'état-civil à la mairie de Poggiolo

Les registres d'état-civil à la mairie de Poggiolo

 

Les trois juges ayant tranché le 18 janvier 1877, le Poggiolais put s'engager dans l'armée le 3 février. Il s'en était fallu de peu que sa vie ne prit un tout autre tournant.

Pour un peu, Poggiolo aurait eu un titulaire de la Légion d'Honneur de moins (et un nom de moins sur son monument aux morts).

Une précision: Antoine François était l'arrière-petit-fils de Francesco FRANCESCHETTI (1743-1818) dont le frère Anton Francesco (1730-1818) est l'ancêtre direct des FRANCESCHETTI habitant ou possédant actuellement des maisons à Poggiolo.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 18:04

Chaque rédacteur de blog a la présomption de croire que les textes qu'il publie sur internet vont intéresser beaucoup de monde. Il va chaque jour regarder avec fièvre ses scores pour savoir si le nombre de connections n'a pas baissé. Il va lire les commentaires tout en sachant que ceux-ci peuvent être manipulés. En fait, l'importance et l'utilité d'un blog se mesurent également par les questions qu'il reçoit directement et qui ne sont pas toujours publiées pour le grand public.

Des exemples récents l'ont montré pour le Blog des Poggiolais.

Fin juin, l'épouse du descendant du  capitaine de voltigeurs Marinetti qui pourchassa le bandit Théodore Poli (voir l'article http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-exploits-de-theodore-n-5-la-traque-58726284.html) demanda des renseignements supplémentaires sur cet ancêtre. Elle les obtint.

Le 22 août, un Normand faisant des recherches généalogiques a envoyé des remerciements pour témoigner de son émotion d'avoir découvert le visage de son arrière-grand-mère sur la photo de classe de 1900 publiée voici quatre ans.

Il s'agit du n°22, Marie Lilla Vinciguerra.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Le 24 août, une descendante de Hyacinthe Desanti (dont la carrière est présentée dans l'article: "un Poggiolais au Mali") a demandé l'aide du blog. En vacances en Corse, elle désirait savoir quelle branche de sa famille existait encore à Poggiolo et elle n'arrivait pas à contacter la mairie. Le blog lui a permis de trouver les personnes concernées et d'aller visiter la maison familiale.

Dans un registre différent, la page Facebook du blog de Poggiolo (https://www.facebook.com/pages/Poggiolo/167056470125907) a enregistré le 25 août la requête suivante:

Bonjour, je m'appelle Laurence Desanti, je sais que ma famille est originaire de Poggiolo, mais guère plus... Mes grands-parents sont décédés, mon père, pas objectif et peu efficace pour relater. Bref, je sais que mon arrière-arrière grand-père est parti pour la Tunisie, donc, fin 19e... Y'a-t-il quelqu'un qui peut m'aider, me mettre en relation avec des Desanti de Poggiolo ? Merci, j'ai besoin de racines, elles partent toutes...

La demande manque de précision mais certains lecteurs peuvent avoir quelques éléments. Qu'ils n'hésitent pas à fournir cette aide. 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:18

Les lecteurs de ce blog cherchent à retrouver leur enfance et les souvenirs de leur famille. Ils veulent connaître leurs racines. Beaucoup s'intéressent à la généalogie. Le texte suivant les intéressera.

Il a été  publié, voici pratiquement un an, le dimanche 29 janvier 2012, dans "Corse-Matin". Il justifie d'une façon originale la recherche de nos ancêtres. Chaque être humain n'apparaît pas sur cette planète ex-nihilo et doit savoir quelle est sa famille, d'où il vient.

  ancêtres qui hantent

 

Si l'homme ne sait pas toujours où il va, une chose est sûre : il ne vient jamais de nulle part.

Chacun d'entre nous transporte avec lui la mémoire, vivante ou morte, de ses ancêtres. Une mémoire composite qui rassemble des choses heureuses, mais aussi des traumatismes ou des événements « indicibles », au moins à l'époque où ils se sont déroulés. Époque parfois très lointaine. « Comme en génétique, on considère que la transmission psychique s'effectue sur trois générations », explique Dominique France Tayebaly, psychanalyste à Cogolin (Var) et spécialisée dans l'analyse transgénérationnelle.

Pour fouiller cette mémoire et débusquer les événements dont a pu hériter la génération actuelle, les psychogénéalogistes utilisent un outil très performant, le génosociogramme. Un terme un peu abscons pour désigner une variante de l'arbre généalogique que le patient va compléter, au fil des séances, avec l'aide du thérapeute. Arbre généalogique enrichi des événements marquants, des traumatismes subis et/ou les liens affectifs importants. « Le fait de dessiner un arbre amène le patient à comprendre des choses, parfois très subtiles. Et lorsqu'il se retrouve incapable de fournir des éléments sur l'un ou l'autre de ses ancêtres, on l'aide à comprendre les raisons de cette absence de transmission », détaille la psychanalyste.

 

L'effet fantôme

En quoi cette marche à la recherche des temps passés peut-elle aider à mieux vivre le présent?

« Lorsque des personnes ressentent des malaises diffus ou vivent des situations difficiles qu'elles n'arrivent pas à associer à des éléments de leur propre vie, ce type d'analyse permet d'aller chercher des pistes de réflexion dans l'histoire de ses ancêtres. Un exemple : une femme consulte parce qu'elle ne parvient pas à mettre au monde un enfant, alors que rien ne s'y oppose d'un point de vue physiologique. On découvre, via le génosociogramme, qu'une de ses ancêtres est morte en couches. De là, a pu se transmettre une peur d'enfanter, cet acte étant considéré inconsciemment comme mortel. C'est ce que l'on appelle l'effet fantôme. »

Référence est ici faite à l'absence de paroles, aux non-dits, plutôt qu'aux choses gardées secrètes, par honte le plus souvent : « Ce n'est pas parce que l'on ne voulait pas en parler, mais parce que l'on ne pouvait pas le faire que ce type de « secrets » ou d'autres encore liés à l'expérience de la guerre, ont été véhiculés d'une génération à l'autre. » Des paroles maintenues prisonnières soit par la honte soit par l'effroi de la douleur éprouvée.

Et ce sont parfois les générations suivantes qui vont traduire en symptômes tout ce qui n'a pas pu être dit. Des symptômes qui ne sont heureusement pas toujours aussi graves qu'une infertilité inexpliquée. « On reçoit aussi des personnes qui se plaignent d'échecs amoureux répétés. Elles sont abattues, découragées voire désespérées. Ce qui leur met la puce à l'oreille lorsque l'on examine avec elles le génosociogramme, c'est la répétition du même scénario à chaque étape de l'arbre : séparations, abandons. Inconsciemment, le sujet va choisir des partenaires qui vont l'abandonner, ou que lui-même va abandonner par peur de subir le même sort que ses ancêtres. »

En prenant conscience de tout ce qui a été déposé au pied de notre berceau, de toutes les protections dont on a hérité, on accéderait ainsi à une plus grande liberté et on deviendrait - enfin - sujet de son histoire.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 15:50

A partir du 1er, et pour tout le mois d'août, une nouvelle exposition qui se tiendra à Poggiolo devrait intéresser de nombreuses personnes. Un nombre grandissant de gens, et beaucoup d'origine corse, se passionne pour la généalogie. Mais par où commencer une recherche sur nos ancêtres? Jusqu'à quelle époque peut-on remonter? Quelles sont les démarches à entreprendre? Comment internet peut-il faciliter la tâche?

Pour répondre à ces questions,

l'exposition "Généalogie: mode d'emploi"

  aura lieu à POGGIOLO du 1er au 31 août,

au rez-de-chaussée de la mairie, sous la forme de 12 grands panneaux. Des livres seront à disposition. Des échanges sur les généalogies des familles poggiolaises pourront avoir lieu.

 

Ci-dessous, quelques photos des panneaux de l'exposition.

 

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Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

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