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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 18:00

 

 

 

Les Deux-Sorru et le coronavirus

 

Loin des concentrations urbaines, la zone des Deux-Sorru semble être relativement abritée de la contamination de la Covid.

 

La carte de Santé Publique France publiée par "Corse-Matin" vendredi 18 septembre est particulièrement éclairante. Notre micro-région a un taux d'incidence inférieur à 5 alors qu'il est de 76 pour la région d'Ajaccio. 

 

Faut-il se réfugier dans nos villages? En tout cas, quel que soit l'endroit, il est indispensable de continuer à être prudent.

 

 

Les Deux-Sorru et le coronavirus

 

 

Article d'Antoine GIANNINI ("Corse-Matin", 18/09/20):

"« En Corse-du-Sud, à ce jour, 6 personnes atteintes de Covid-19 sont hospitalisées dont une en réanimation ou soins continus. En Haute-Corse, à ce jour, 13 personnes sont hospitalisées dont trois en réanimation ou soins continus.»

Pour compléter le tableau, Santé publique France propose également le taux d’incidence brut et le nombre de cas positifs par micro-régions.

Le premier indicateur est en réalité le rapport du nombre de nouveaux cas survenant dans une population donnée, pendant une période donnée, sur l’effectif de la population exposée pendant la même période.

Il s’agit d’un taux moyen exprimé pour 100 000 personnes exposées. Le Grand Sud est le plus touché par le virus avec un taux d’incidence supérieur à 100 pour 46 cas détectés sur la semaine du 7 au 13 septembre. Derrière, suivent le sud de la Plaine orientale, la région d’Ajaccio et la région bastiaise.

Ces trois secteurs ont un taux d’incidence compris entre 50 et 99, avec respectivement, 12, 76 et 55 cas détectés sur la même semaine. Les autres zones se situent à un taux compris entre 10 et 49, hormis pour le Sartenais-Valinco stabilisé entre 0 et 9.

Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec le taux de dépistage par territoire.

Paradoxalement, les micro-régions où l’on teste le plus ne sont pas forcément celles où le taux d’incidence est le plus important.

Si c’est le cas pour le Grand Sud ou la région d’Ajaccio, l’Ouest Corse et le Centre Corse dérogent à la règle. Deux territoires où le virus ne circule pas fortement alors que la population a été testée massivement…"

 

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:59

 

La question posée par Martine CHITI était toute simple. Le 29 avril, elle avait demandé à l'animateur du groupe Facebook "Village d'Orto" quel était le grand bâtiment en ruines visible sur la photo de profil de ce groupe. Curiosité tout à fait normale.

 

Ecole éphémère, ruines durables

 

Il en a résulté pendant une huitaine de jours une intense discussion avec des dizaines de commentaires. Contrairement à ce qui se passe trop souvent par internet, les interventions ont été sérieuses et constructives, alternant souvenirs familiaux et recherches documentaires.

 

Nous allons résumer les résultats de ce débat qui peut intéresser tous les villages de notre haut-canton.

 

Ce bâtiment disproportionné par rapport aux maisons d'Orto était une école. Mais quelles furent ses dates de construction et de fonctionnement?

 

Le site ortu.free.fr montre une autre photo du même lieu.

Ecole éphémère, ruines durables

 

La grande maison est un peu moins délabrée et surtout, au contraire de la photo de Facebook, le clocher de l'église voisine est plat. Il n'a pas son sommet avec horloge et lanternon pointu.

 

Cette vue est donc plus ancienne mais elle n'a pas de date. On peut supposer qu'elle est certainement d'avant 1914.

 

Le site indique qu'il s'agit du "groupe scolaire" qui "a gardé longtemps la belle allure Napoléon III de ses heures de gloire".

 

En fait, la construction n'a certainement pas été opérée pendant le Second Empire, même si cette période s'en était préoccupée. En rendant la scolarité obligatoire, la Troisième République inonda la France d'écoles qui ont souvent des plans très similaires. Détails sur le site le temps des instituteurs.

 

Ainsi, il n'est pas étonnant que la mairie (et ex-école) de Rosazia ait eu la même allure.

 

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

 

Le bâtiment d'Orto paraît immense mais il faut se rappeler qu'il avait plusieurs parties: salles de classe (séparées pour garçons et filles), logement de fonction des instituteurs et salle de réunion du conseil municipal.

 

Cette école a dû être construite entre, grosso modo, 1880 et 1900. Les élèves étaient nombreux car, en 1891, la population ortigaise comptait 546 personnes, d'après le recensement officiel. Soccia en avait alors 787. Poggiolo atteignit son optimum en 1901 avec 598 habitants. Son école avait alors 29 élèves filles et 26 garçons (voir l'article La cent dixième rentrée scolaire).

 

La municipalité d'Orto décida la construction d'une école, financée par la mairie avec des prêts et des subventions de l'Etat. Poggiolo préféra l'option de la location de parties de maisons particulières.

 

Le maître d'œuvre fut  un certain ALZIPIEDI de Murzo.

 

Mais, au bout de très peu d'années, vers 1900, le bâtiment fut fermé à cause de la fragilité de la poutre maîtresse qui faisait craindre l'effondrement du plancher de l'appartement du couple d'instituteurs. Les élèves furent transférés dans la maison de Jeanne ROCCA.

 

La ruine resta en place durablement. Jean-Luc, le rédacteur du site ortu.free.fr se souvient avoir connu "ses poutres tombées à terre nous servant de terrain d'entraînement à un équilibre rendu indispensable par les ronces qu'elles surplombaient". 

 

Les débris furent enlevés au début des années 60 pour laisser la place à une nouvelle école édifiée en un  style que Jean-Luc qualifie de "néo-ceaucescu" (Ceaucescu était le dictateur de la Roumanie communiste de 1965 à 1989). 

 

Mais il était tard et la population diminuait à grande vitesse. Après Guagno-les-Bains en 1964 et Poggiolo en 1965, l'école d'Orto ferma en 1970. Celles de Soccia et de Guagno subsistèrent quelques années de plus.

 

L'école abrite maintenant la mairie et la salle des fêtes.

 

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

 

L'aspect de cette partie du village a bien changé. Mais il reste des photos qui étonnent toujours.

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 18:00

Avec l'isolement imposé à tous, et malgré les moyens électroniques appelés réseaux sociaux, il existe un réel besoin de sortir et de rencontrer du monde pour discuter et pour faire quelque chose ensemble. Il va être possible de réaliser des photos de groupe qui montrent que l'on est membre d'une communauté.

 

A Poggiolo, un tel cliché fut réalisé, place Inghio, en 2001 (dix-neuf ans déjà!), le 16 août, à l'issue de la procession de Saint Roch.

 

Il vaut la peine d'être republié. Il donne l'impression de gens heureux d'être ensemble. Il est l'occasion également de reconnaître ceux qui ont disparu et de voir ceux qui ont bien grandi depuis cette époque. 

 

Les mêmes visages se trouvent aussi dans le film qui montre des jeux, la procession et l'apéritif partagés durant cette journée. 

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 18:00

 

Pour la troisième semaine, la distribution de pain aux habitants de Poggiolo a été assurée par la mairie. Cette excellente initiative s'est accompagnée d'un cadeau particulier: tout le monde a reçu un échantillon des productions de produits de beauté l'Atelier Altagna.

 

Un cadeau pour les Poggiolais

Pour les personnes qui ne connaissent pas cet atelier, voici la présentation visible sur le site internet (www.atelieraltagna.com)

"Né d'une envie de faire connaître la Corse, son savoir-faire artisanal et sa richesse, l'Atelier Altagna voit le jour en février 2013.

A la tête de ce projet, une femme passionnée, Marie FORNERO, et à ses côtés son neveu Mickaël FORNERO, tous deux savonniers et ciriers.

Tout d'abord créé au petit village de Poggiolo dans la maison familiale, le modeste atelier devient en 2014 un Laboratoire de Cosmétiques. L'Atelier Altagna s'installe alors dans la ville d'Ajaccio.

L'Altagna est un mot corse désignant l'aigle royal femelle, symbole des voyages et de la liberté. C'est pourquoi nous avons choisi cet animal majestueux comme emblème de notre marque."

Un autre site ajoute:

"De cette entreprise familiale naissent des parfums aux notes rappelant chacun des aspects de l’île, déclinés sous différents produits exclusivement fabriqués de manière artisanale.
En création permanente, les artisans savonniers et ciriers confectionnent avec le plus grand soin les produits qui feront de vos douches et bains des moments de détente et de bien-être.
L’Atelier Altagna est fier de poursuivre aujourd’hui l’aventure commencée à 800 mètres d’altitude dans la maison familiale d’un petit village corse et qui reste la source d’inspiration principale de nos deux artisans."

 

Une page Facebook propose également les produits de ce créateur de cosmétiques bios, naturels et faits main (y compris des sons au lait d'ânesse).

 

Autre initiative municipale: à Soccia et à Guagno, des masques ont été distribués la semaine dernière.

 

Parmi les initiatives de particuliers, on peut signaler les masques fabriqués par Laurence MICHELANGELI.

 

Pour adoucir les moments difficiles, chacun peut faire un effort.

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 18:00

Sur internet comme sur la télévision, les images de rues vides dans les villes confinées sont nombreuses. Ces vidéos sont souvent réalisées en hauteur grâce à des drones.

Ce blog avait déjà publié des vues de drones pour Poggiolo, Murzo, le couvent de Vico et Muna. Les références sont indiquées ci-dessous.

Aujourd'hui, voici Orto avec deux films différents mais qui montrent combien le village est bien accroché à une montagne très raide. 

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 18:00

L'actuelle pandémie de coronavirus réveille toutes sortes de craintes et fait remonter des souvenirs historiques. Elle fait penser à 1918.

 

Cette année est connue pour être la dernière de la première guerre mondiale. Mais, dans le bilan de la guerre, on oublie souvent les victimes de l’épidémie de grippe, appelée alors grippe espagnole, qui affecta pratiquement le monde entier.

 

"Entre 25 et 40 millions de personnes sont mortes de la grippe espagnole d'avril 1918 au printemps 1919, davantage de victimes que celles causées par la Grande Guerre" (Claude Quétel, "L'Histoire", n°449, juillet 2018).

Malades de la grippe dans un hôpital du Kansas, région où les premiers cas mortels furent enregistrés.

Malades de la grippe dans un hôpital du Kansas, région où les premiers cas mortels furent enregistrés.

Pour sa part, la France eut à déplorer 240.000 morts.

 

Des célébrités comme Edmond Rostand et Guillaume Apollinaire moururent de cette maladie.

 

La Corse ne fit pas exception et fut touchée fin juillet 1918.

"L'on dénombra quatre-vingts morts à Sartène, quarante à Levie et Zevaco, et soixante à Sollacaro. Mais le triste record reste dans la cité paoline", c'est-à-dire Corte, où il y eut 136 morts, écrit Daniel CERANI dans "Corse-Matin" du 7 août 2018.

 

A Corte, la grippe dura du 4 août à fin septembre.

 

 

La grippe dans le canton de Soccia

La tradition orale rapporte que, pendant l’été 1918, il y eut plusieurs victimes dans le village voisin de Soccia et que l’on entendait tous les jours les cloches des enterrements. Par contre, Poggiolo aurait été épargnée. S'agit-il d'une légende ou de la réalité?

 

Pour répondre, il faut étudier la mortalité de ces communes pendant l'année 1918, ce qui est possible avec les tables décennales d’état-civil disponibles sur internet.

 

Elles montrent effectivement une forte poussée de mortalité à Soccia en septembre et octobre 1918 avec dix-huit décès pour ces deux mois, soit autant que dans l’ensemble de chacune des années précédentes. 

 

A Poggiolo, il n’y eut que deux décès pour la même période, sur un total annuel de onze, soit moins qu’en 1917 où l'on avait compté quinze morts. 

 

Il semble que Guagno ait également été touché par l’épidémie car on enregistra dix-neuf morts en octobre 1918, soit exactement la moitié du total de l’année pour cette commune. Il n'y avait eu que onze morts pour toute l'année 1917.

 

Le tableau ci-dessous compare mois par mois la mortalité en 1918 des quatre communes du canton: Poggiolo, Soccia, Guagno et Orto.

 

  POGGIOLO SOCCIA GUAGNO ORTO
janvier 1 0 0 0
février 0 2 1 0
mars 0 0 4 1
avril 3 0 2 1
mai 2 1 1 1
juin 0 1 2 1
juillet 0 0 1 2
août 0 1 2 1
septembre 1 8 2 0
octobre 1 10 19 0
novembre 1 3 4 1
décembre 2 2 0 0
total 1918 11 28 38 8

 

 

La hausse des morts en septembre et octobre pour Soccia et Guagno est évidente. Même si tous les décès ne viennent pas de cette maladie, la grippe espagnole a bien été présente dans ces deux villages.

 

A première vue, on pourrait croire que Poggiolo ait été épargné, ainsi qu'Orto. Mais les deux décès poggiolais d'octobre (Paule MARTINI, 4 ans) et novembre (Antoinette MARTINI, 11 ans) concernent deux filles de Paul MARTINI et de son épouse Marie-Thérèse, née VINCIGUERRA. Des témoignages familiaux attribuent leurs morts à la grippe espagnole.

 

En revanche, leur sœur Xavière (1905-1981) et leur frère Pierre (1910-1988) survécurent.

 

 

La grippe à l'armée.

Il se peut qu'à l'armée certains Poggiolais mobilisés aient été atteints par le virus mais aucun n’en mourut. Le seul cas certain de malade est François Antoine Demartini.

 

Né à Poggiolo en 1899, il avait été incorporé au 111e régiment d'infanterie le 18 avril 1918. Touché par la maladie, il en réchappa. Il vécut jusqu'en 1975.

 

 

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:10
Se protéger de l'épidémie. 1/2: la méthode naturelle

L'épidémie de coronavirus se répand peu à peu. La Corse vient d'être atteinte. L'inquiétude grandit, souvent de façon exagérée, mais des habitudes changent.

 

Il est conseillé d'éviter les contacts avec les personnes. Du coup, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Il est aussi l'occasion de revoir certains disparus.

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 18:00

Le développement du coronavirus est suivi avec inquiétude par toutes les instances sanitaires et gouvernementales du monde. La question se pose de fermer ou non les frontières.

 

Mais rassurez-vous.

 

La municipalité de Poggiolo

a pris une mesure radicale 

pour empêcher la contamination:

 

 

la frontière communale

 

est fermée.

 

 

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A vrai dire, ces mesures furent décidées en 1884 et concernaient le choléra.

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Dans les siècles passés, les maladies comme la peste ou le choléra firent des ravages. La dernière épidémie de choléra en France eut lieu en 1884. Elle débuta le 13 juin de cette année et aurait été provoquée par l’arrivée dans le port de Toulon d’un bateau venant du Tonkin. Le premier cas marseillais fut déclaré le 25 juin.

 

Entre juin et octobre, la maladie fit 1777 décès dans la ville de Toulon et 1793 à Marseille. L’épidémie resurgit avec l’été 1885 et fit alors 1259 nouveaux décès dans la population marseillaise.

 

L’effroi des populations fut grand. Des Toulonnais et des Marseillais s’enfuirent de leurs agglomérations.

 

A Marseille, la quarantaine fut organisée. Les marins et voyageurs arrivant au port devaient rester au lazaret le temps d'être certain qu'ils n'apportaient pas la maladie. Il n'était possible de leur parler que derrière une double rangée de grilles.

 

Poggiolo dit "stop" à l'épidémie

 

La Corse fut touchée au bout de quelques jours. Dans l’île, 6 communes furent atteintes. Il y eut 4 morts en juillet, 16 en août et 6 en septembre.

Près de Poggiolo, Saint André d’Orcino fut victime de l’épidémie.

Il en fut même question en Suisse, dans la « Feuille d’avis de Neuchâtel » du jeudi 28 août 1884:)

L’épidémie continue à décroître à Marseille où l’on ne comptait lundi que 5 décès. Le même jour, il y a eu 6 décès à Toulon, 5 à l’hospice d’Aix, 3 à Béziers, 4 à Carcassonne, 10 à Perpignan et 7 à Sisteron. Dans plusieurs autres localités, un décès.

Le choléra a été constaté en Corse, à Saint-André-d’Orcino, où trois décès ont eu lieu.

En Italie, 84 décès à la Spezzia depuis le 22 août.L’épidémie continue à décroître à Marseille où l’on ne comptait lundi que 5 décès. Le même jour, il y a eu 6 décès à Toulon, 5 à l’hospice d’Aix, 3 à Béziers, 4 à Carcassonne, 10 à Perpignan et 7 à Sisteron. Dans plusieurs autres localités, un décès.

Le choléra a été constaté en Corse, à Saint-André-d’Orcino, où trois décès ont eu lieu.

En Italie, 84 décès à la Spezzia depuis le 22 août.

 

Cette proximité incita la mairie de Poggiolo à prendre des mesures rigoureuses. Le maire Jules Martin DESANTI signa, trois jours après cet article de presse, le 31 août 1884, l’arrêté suivant :

 

Poggiolo dit "stop" à l'épidémie

En voici le contenu exact :

Nous, Maire de la Commune de Poggiolo :
Attendu qu’il s’est déjà produit quelques cas de cholera dans la commune de Saint-André d’Orcino et qu’ainsi on ne peut plus permettre sans danger l’accès de Guagno (les Bains), aux habitants de ce village contaminé .
Considérant que cette mesure est de toute utilité,
Arrêtons
--------------
Tous les baigneurs et amateurs venus de la commune de St André d’Orcino à Guagno-les Bains, soit en villégiature soit pour y prendre les eaux, sont priés de quitter le territoire à partir du 1er septembre prochain. Le Maire de Poggiolo est persuadé que les habitants de St André d’Orcino qui se trouvent actuellement aux Bains ou qui pourraient s’y rendre ne le forceront pas à prendre contre eux des mesures de rigueur et qu’ainsi ils se conformeront

au présent arrêté.
Il est également défendu aux propriétaires des maisons de recevoir chez eux aucun individu venant de la susdite commune de St André d’Orcino, sans encourir les peines édictées par la loi.
Fait à Poggiolo le 31 août 1884.
Le Maire
Desanti

 

Les habitants de Saint André d'Orcino sont interdits sur le territoire de Guagno-Les-Bains. Il faut remarquer qu'il n'est pas question de Poggiolo.

 

Ce document prouve que la station thermale de Guagno-les-Bains  attirait alors suffisamment de curistes des villages corses pour craindre qu’ils répandent la contagion.

 

Ce refus d’accueil de non-Poggiolais joua-t-il un rôle important dans le reflux du choléra ?

 

Toujours est-il que la Corse ne connut que 6 décès de cholériques en septembre et plus rien après. Et les habitants de Poggiolo et de Guagno-les-Bains furent préservés.

 

Au total, cette épidémie porta sur 30 départements, surtout dans le Sud, atteignit 477 communes et donna lieu à 7.820 décès dans l’ensemble de la France. Elle continua jusqu’en janvier 1885 en Algérie, où elle provoqua 890 décès. Ces chiffres sont extraits du «Journal de la Société Statistique de Paris» (tome 26,1885) p. 459 

 

Nota : Jules Martin DESANTI, auteur de l’arrêté, est né le 20 mars 1831 à Poggiolo, et décéda le 2 janvier 1910 à Soccia. Il fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888.

 

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Cet article a déjà été publié le 3 février 2015.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 18:29

 

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

 

Il est loin le temps des voitures à cheval pour aller d'Ajaccio au village. On ne s'en rend pas compte mais la première mise en circulation du transport automobile de la cité impériale à Vico date de 1902 (voir l'article Du cheval au cheval-vapeur (n°2)).

 

Les voyages ne furent pas toujours faciles à cause de la forte déclivité sur les pentes des cols de San Bastiano et de Listincone, comme l'indique une nouvelle parue le 19 mars 1909 dans "La Croix" et dans d'autres quotidiens continentaux:

 

   "CORSE - Une automobile dans un ravin - L'automobile faisant le service d'Ajaccio à Vico descendait la rampe de Listincone, quand les freins ne fonctionnant plus, le mécanicien ne put rester maître de sa voiture, qui alla buter contre le parapet de la route. Toute la carrosserie se détacha et tomba dans le ravin, entraînant les voyageurs, dont deux furent grièvement blessés."

 

 

D'autres accidents eurent lieu presque chaque année jusqu'à maintenant. Une manifestation eut même lieu en 2015 pour demander plus de sécurité.

 

 

Actuellement, de grands travaux sont en train de bouleverser ce chemin afin de la rendre plus sûr et de rendre plus rapides les liaisons entre Ajaccio et Sagone, et de là avec Cargese ou Vico. Un reportage d'Isabelle Luccioni, dans "Corse-Matin" de samedi 22 février, fait le point sur ce chantier qui va bouleverser cette partie de la Corse.

 

Les travaux de San Bastiano seront achevés avant la saison

 

ISABELLE LUCCIONI

Les engins de chantiers se sont momentanément interrompus sur la route qui mène au golfe de Sagone. Une procédure habituelle entre deux phases de travaux selon le service des routes de la Collectivité de Corse.

La population s’était habituée aux feux temporaires qui rythmaient les déplacements vers le golfe de Sagone. Habituée aussi aux énormes engins de chantiers qui, depuis deux ans, creusent la montagne pour améliorer la RD81. La promesse d’une circulation plus fluide, à terme, avait rendu tout le monde patient.

Depuis plusieurs semaines pourtant, les interrogations sont nombreuses. Le chantier est à l’arrêt et ne semble pas sur le point de reprendre dans l’immédiat. Conséquences des intempéries de la fin 2019 ? Difficultés non prévues ? En l’absence de réponse, les théories les plus farfelues sont développées.

Y compris celle d’un problème majeur de financement qui trouverait sa source dans les difficultés de fusion des départements dans la Collectivité de Corse.

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Entre deux phases de travaux

Ces extrapolations font sourire à la CdC. "Nous sommes entre deux phases de travaux. Les terrassements sont achevés. On doit maintenant passer aux enrobés. C’est un moment classique dans toute réalisation de route. Il reste à poser les GBA (barrières en béton) les glissières et les couches d’enrobé. Les travaux devraient reprendre très vite", expliquent les responsables du service des routes.

"Dès que les premiers enrobés seront posés, cela va aller très vite. Et de plus, c’est constant, cela donne l’impression que la fin des travaux est proche", précise le maître d’ouvrage. "Quoi qu’il arrive, la route sera terminée pour l’entrée dans la saison estivale", estime-t-il.

14 millions d’euros co-financés par le PEI

Le chantier - les chantiers devrait-on dire - de la RD 81, ce sont trois chantiers en un sur l’axe qui relie Ajaccio au golfe de Sagone.

Tout d’abord, la réalisation d’un "créneau" (une voie pour les véhicules lents permettant les dépassements) jusqu’au col San Bastiano. Une opération qui a coûté 9 millions d’euros hors taxe.

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Ensuite, la réalisation d’un giratoire au niveau du Listincone (1,5 million d’euros).

Enfin un autre "créneau" à la Balisaccia (3,5 millions d’euros).

Ceci sans compter les améliorations de moindre importance avec notamment des rectifications de virages pour les rendre plus faciles à négocier. En tout, le montant des travaux s’élève à 14 millions d’euros hors taxe, co-financés par le PEI.

On imagine mal, dans le cadre de ce type de financement particulièrement encadré, comment il serait possible que les travaux soient interrompus pour des raisons budgétaires.

Rapprocher Sagone d’Ajaccio

La conséquence de cette amélioration de la RD 81 est évidente. Elle permettra de faire gagner un temps précieux aux automobilistes qui empruntent cet axe. Permettant à ceux qui vivent à l’année dans les secteurs de la Liscia, de Sagone et de Cargèse de se rendre à Ajaccio de manière plus rapide.

Et d’éviter l’été les "processions" derrière des cars ou des caravanes.

"On pourrait nous reprocher la possibilité d’aller plus vite et de créer ainsi des risques supplémentaires d’accidents. C’est tout l’inverse, en fait. Les créneaux permettant de doubler les véhicules lents en toute sécurité vont éviter les situations d’énervement qui conduisent à des dépassements dangereux", rappelle-t-on au service des routes.

Les exemples existants de ces passages à trois voies ont été largement expérimentés sur d’autres axes (en allant vers Cauro ou dans le secteur de Corte notamment). Ils permettent un "partage de la route" entre poids lourds et véhicules de tourisme, personnes qui travaillent et vacanciers qui admirent les paysages.

Un confort de déplacement que tous ceux qui passent par San Bastiano espèrent bien voir de manière concrète... et rapide.

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 17:46
Orto a un groupe

Depuis le 10 janvier, un groupe existe sur Facebook sous le nom de "Village d'Orto". Il a eu un succès rapide: en quarante jours, il a rassemblé 144 membres.

 

De très nombreuses photos des Ortigais de toutes les époques y sont publiées. On peut voir, bien sûr, des communions, des mariages d'avant et d'après-guerre et des scènes de famille en noir et blanc.

 

Mais sa caractéristique est de publier surtout des années 1970 et 1980. Les jeunes de cette époque sortent les images enfouies dans les tiroirs et c'est très intéressant, à la fois nostalgique et souriant.

 

Attention, comme le groupe est privé, il faut demander à être accepté.

 

Le diaporama ci-dessous donne une idée de cette photothèque. En regardant bien, des visages de Soccia, Poggiolo et Guagno peuvent être reconnus.

 

Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe
Orto a un groupe

 

Pour les Poggiolais, il existe un groupe appelé "Guagno-les-Bains Poggiolo" avec 90 membres. Il serait utile de le dynamiser en échangeant des photos.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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"Portraits d'union", un beau cadeau

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