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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 18:04

Même si la Corse est championne de la vaccination, la pandémie existe toujours et les précautions s'imposent.

 

Depuis un an, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film, réalisé avec la caméra Ercsam de Michel Franceschetti, est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Pourrez-vous reconnaître certains des personnages de cette vidéo?

 

Article déjà publié le 5 mars 2020.

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 18:00

 

Avec 21,1% de sa population ayant reçu la première dose de vaccin, la Corse du Sud est la championne de France de la vaccination. 

 

Le reportage diffusé dans le journal de 20 heures sur France 2 jeudi 8 avril a insisté sur la mobilisation exceptionnelle qui s'est produite sur l'île. L'illustration en a été fournie par des images sur la maison de santé de Cargese qui vaccine les habitants des 33 petites communes des alentours regroupées pour lutter ensemble.

 

Seul petit regret: on ne voit pas le docteur Sophie Desnault Burle qui participe à cette opération et qui est bien connue des Poggiolais.

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 18:00

 

L'équipe de "INSEME" vient de publier le numéro d'avril.

Précipitez-vous pour le découvrir !

 

 

Il peut être téléchargé à la fin de cet article ou lu sur le site http://inseme-bulletin.hautetfort.com/

 

Que propose INSEME du mois d'avril?

 

Sommaire:

 

- Edito: L'agriculture corse au service de la qualité alimentaire, par François-Aimé ARRIGHI

- Le calendrier des célébrations religieuses d'avril

- Se faire vacciner contre la COVID 19, c'est possible

- Lueurs de Pâque: billet spirituel de Jean-Pierre BONNAFOUX

- Gourmandises pascales, par Françoise ARRIGHI

- Caccavelli recette

- La Chine et la COVID, par Jean-Martin TIDORI

- In memoriam, par Jean-Martin TIDORI

- Letia, le village aux deux églises, par Pascale CHAUVEAU

- Vico, l'impossible traversée continent-Corse du lundi soir

- Emmanuel BONINI, un biographe d'investigation reconnu

- Une boîte à livres pour remplacer la bibliothèque de Poggiolo?, par Michel FRANCESCHETTI

- Le calendrier des activités d'avril

 

 

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 18:00

 

Le GPS est un instrument merveilleux. Il permet à tout moment de savoir où l'on se trouve et il indique quel est le meilleur itinéraire à suivre pour n'importe quelle direction.

 

Il est vrai que les panneaux indicateurs sont parfois inutilisables car surchargés et donnant trop de renseignements alors que la vitesse de la voiture empêche une bonne lisibilité. 

 

Un bon exemple se trouve au col de Saint Antoine, au-dessus de Vico: huit panneaux superposés !

 

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

 

Cette longue liste (seize noms au total, huit écrits en italien, huit en corse!) n'est utile que si l'automobiliste s'arrête et prend le temps de chercher le village qui l'intéresse. Il est vrai qu'aucun lieu n'a été oublié. 

 

A l'inverse, près de Guagno-les-Bains, un poteau est beaucoup plus dépouillé. Il ne porte qu'un nom mais il est

 

 

le meilleur, l'essentiel, le centre du monde !!!

 

 

Il suffisait de supprimer tout ce qui est superflu.

 

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 09:45
Sauvons la Trésorerie de Vico

 

Les élus de l’interco Spelunca-Liamone et les habitants montent au créneau contre une fermeture programmée pour janvier 2022

 

Ils étaient près d’une centaine, hier en début d’après-midi, à s’être rassemblés devant la trésorerie de Vico pour protester contre sa fermeture définitive annoncée au 1er janvier 2022: l’intégralité des élus des 33 communes de l’intercommunalité Spelunca-Liamone, soutenus par le député Jean-Jacques Ferrara et la conseillère territoriale Véronique Arrighi. Mais aussi par bon nombre de particuliers aux arguments très pragmatiques: « On y paye des impôts, bien sûr », note Ceccè, « mais c’est plus facile d’être en visuel pour trouver une oreille attentive quand on demande des arrangements. Et quand on a simplement besoin d’un renseignement, on l’obtient facilement.». De son côté, Marie-Do fulmine contre les boîtes vocales, avec lesquelles on n’arrive jamais à obtenir un interlocuteur. Tous s’accordent à dire qu’ils entendent depuis des années des discours visant à favoriser le rural et développer l’intérieur, et qu’il y a là une occasion de mettre en œuvre les promesses faites aux villageois qu’ils sont.

Des arguments relayés par François Colonna, président de la communauté de communes: « On nous explique gentiment qu’avec la délocalisation, ce sera beaucoup mieux, mais encore faudrait-il que ça marche, ce qui n’est pas le cas. Fermer une trésorerie n’est qu’un détail pour eux, qui engendre qui plus est 12 suppressions d’emplois, mais ils (la direction régionale des finances publiques, ndlr) n’ont pas conscience de ce qu’est le service public en général, et de l’importance de la trésorerie d’un village en particulier. »

Passage en force

Matthieu Caillaud, secrétaire départemental du syndicat FO des finances publiques, évoque le piège qui consiste à «faire croire que les Maisons des services peuvent se substituer aux institutions telles que la CPAM, Pôle emploi, la Carsat, ou les services des impôts». «En réalité, elles n’agissent que comme une boîte aux lettres, et ne sont qu’un intermédiaire supplémentaire entre l’usager et nos services. Aucun agent d’une maison des services n’aura jamais les compétences des collègues formés et spécialisés de la trésorerie, qui sont les mieux placés pour répondre aux questions spécifiques des contribuables», poursuit-il. Enfonçant le clou, il met en cause directement l’administration de vouloir passer en force, accusant Mme Assouline, directrice régionale des finances publiques, de ne pas respecter la parole du préfet de Corse, ni la volonté des élus locaux.

Le 1er décembre, le préfet Lelarge a en effet annoncé que la fermeture des trésoreries de Levie et Sainte-Marie Sicché, prévue au 1er janvier 2021, était suspendue à la mise en place d’une commission ad hoc chargée de réfléchir à l’implantation des services de l’État dans l’île. «Le 10 décembre, en annonçant clairement que la fermeture était reportée au 1 er septembre 2021, Mme Assouline s’oppose clairement à la décision du préfet, et démontre qu’elle n’entend absolument pas prendre en compte l’avis des élus, malgré la soi-disant concertation qu’elle est censée mener avec eux : reporter, ce n’est pas suspendre ! Elle a entamé un bras de fer avec un manque total de respect pour le préfet et les élus du rural», soutient le syndicaliste.

Dans toutes les réflexions, la loi Montagne revient en boucle, pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics, en reconnaissant le cumul des contraintes de l’île-montagne. On rappelle aussi l’engagement de l’ancienne préfète Josiane Chevalier, qui avait déjà fait part, par écrit à Gilles Simeoni, de son opposition aux projets de fermetures des trésoreries, par souci d’équilibre et de maillage territorial, et pour défendre le maintien des services publics de proximité en particulier en milieu rural.

 

Une réunion doit se tenir en préfecture, lundi à 12 h 30. Mais déjà, l’organisation d’un rassemblement de toutes les intercommunalités concernées devant les locaux de la DGFIP est envisagée. «On a besoin de vous, car la direction n’a qu’une crainte, c’est vous!» martèle Matthieu Caillaud.

 

Pour mémoire, le rappel du calendrier des fermetures de trésoreries programmées ou déjà effectives : 2016, Piana ; 2018, Porto-Vecchio ; 1er janvier 2021, Levie et Sainte Marie Sicché, report au 1er septembre 2021 ; 1er janvier 2022, Bonifacio et de Vico.

 

Texte et photo de Pascale Chauveau (Corse-Matin, samedi 12 décembre 2020) 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 18:00

 

    Depuis sa création, le cimetière de Poggiolo a connu plusieurs extensions mais la tombe la plus ancienne du village ne se trouve pas à l'intérieur de son périmètre.

 

    Elle n'est pas non plus dans le cimetière privé ni dans la chapelle funéraire et pas non plus dans les trois caveaux familiaux qui entourent Saint Siméon.

 

    La première tombe poggiolaise est l'église Saint Siméon elle-même. 

  
Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

 
    En Corse, pendant longtemps, les sépultures se firent dans le cimetière mais aussi  dans l'arca.
 
 
    L'arca était une tombe collective, sorte de chambre souterraine voutée à orifice étroit fermé par une dalle de pierre, accolée à l'église ou creusée sous celle-ci. Elle permettait aux croyants d'être le plus près possible de l'endroit le plus sacré du village et elle renforçait le sens de la communauté, unie ici et maintenant comme pour l’éternité. C'est à partir du XVème siècle que se répandit, en Corse, la pratique des enterrements dans les églises.
 
 
 
L'arca poggiolaise
 
 
    Cette coutume fut pratiquée à Poggiolo comme le prouvent les rapports des visites apostoliques effectuées par les évêques (de Sagone ou du Nebbio) ou de leur délégué (documents étudiés par le Père DOAZAN).
 
 
    Si en 1587 et en 1589, Mgr MASCARDI écrit que "le cimetière entoure l'église", il mentionne déjà l'existence de l'arca de Vico. Mgr COSTA décrit un siècle plus tard, en 1698, à Poggiolo, un "pavement de pierre avec trois ouvertures d'arca avec trappe de pierre". Ces trois ouvertures signifient qu'une était destinée aux hommes, l'autre aux femmes et la dernière aux enfants. Mais, en 1702, le même Mgr COSTA note que "le cimetière est pourvu d'une croix et bien enclôs"
 
 
    Il est vrai que la sépulture en arca n'était pas bien vue des autorités ecclésiastiques. Ainsi, dès le XVI° siècle, la constitution de Mgr SAULI, évêque d'Aleria, imposait d'ensevelir les morts dans les cimetières et non dans les églises, à moins d'avoir la permission de l’évêque.
 
 
    En 1776, un Edit Royal interdisait les sépultures dans les églises insulaires, et en 1789 un Décret de la Révolution ordonnait la création de cimetières, sans grand succès en Corse.
 
L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

   
Quelle fut la situation de Poggiolo?
 
 
Les deux périodes d'inhumation
 
 
    Les registres de catholicité du XVIIIe siècle pour Poggiolo ont été étudiés par Xavier PAOLI, l'historien du village. Ils sont référencés aux Archives départementales, ou Archives Pumonti, sous les côtes 6MI 240/3 (pour 1729 à 1772) et 6MI 240/4 pour la période 1770-1796 qui empiète donc sur la précédente.
 
 
    Deux périodes peuvent être distinguées:
 
    Pour la première, de 1729 à 1756, les inhumations eurent toujours lieu "dans l'église". Les registres utilisent alors les termes "arca", "nel pavimento", "attraco".  
Ainsi, en 1731, pour Maria Sibilia et Damiano, dont les décès se sont suivis, il est écrit: "il suo corpo fu sepelitto nella chiesa di S. Simeone", c'est-à-dire: "son corps a été enseveli dans l'église de Saint Siméon".
    
    Cliquez sur les images pour agrandir les documents.
 
Deux actes de sépulture en 1731.

Deux actes de sépulture en 1731.

 
  Ensuite, après 1770 et jusqu'en 1792, les documents mentionnèrent pratiquement tous que les enterrements avaient lieu dans le "cimetière ordinaire", mais en précisant:
 
"nel grande sepultura", c'est-à-dire dans l'arca collective
                                             ou
"nel picola sepultura" ou "nel cimeterio", donc en tombe individuelle.
 
 
    La première mention d'enterrement "nel cimeterio ordinario" date du 12 juin 1770 (mais il manque les feuillets entre 1762 et 1769) et concernait une nommée Maria Francesca. 
Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

   

    Mais il y eut des exceptions.

 

    En 1783, Domenico Felice FRANCISCHETTI (orthographe fréquente qui se transforma définitivement en FRANCESCHETTI), âgé de 78 ans, fut enseveli "nel pavimento" (sous le carrelage) de la chapelle du Rosaire, qui se situait alors dans la partie gauche de l'église et avait été construite dans les dernières années du XVIIe siècle.

 

    Le curé Giovanni BONIFACY prit soin d'écrire qu'il avait obtenu du vicaire DEFRANCHI de Soccia "la licenza", l'autorisation de "rompere", de casser le sol. La famille FRANCESCHETTI jouait alors un grand rôle à Poggiolo et Domenico Felice devait être un personnage particulièrement important pour bénéficier d'une telle sollicitude.

 

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

 

    Un autre exemple, onze ans plus tard, qui concerne encore la famille FRANCESCHETTI. En 1793, Angelafelice fut inhumée sous le carrelage de l'église.

 

    On lit bien dans la marge les mots "sepultura grande".

 

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

 

    La fin de l'arca

 

    Il faudrait vérifier attentivement les registres  mais il semblerait d'ailleurs qu'Angelafelice fut le dernier habitant de Poggiolo à avoir été mis dans l'arca.

 

    Tous les enterrements eurent lieu désormais dans le cimetière situé derrière l'église. 

 

    Pour Soccia, où il existait aussi une arca en deux ou trois parties, l'étude publiée voici quelques années par Jean-Baptiste PAOLI indique que la première inhumation dans le cimetière communal eut lieu en 1812, année où des édits préfectoraux particulièrement coercitifs accélérèrent la fin des arche.

 

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

 

    Avec la démolition de la vieille église en 1863 et la construction de l'actuel Saint Siméon, il ne reste plus rien de l'arca poggiolaise, même pas la dalle qui la recouvrait (alors que le couvent St François conserve des dalles de certaines familles vicolaises).

 

    Mais sous le carrelage de la nef, quelques restes de nos ancêtres de trouvent certainement encore.

 

    Visibles ou invisibles, les morts restent parmi nous et il nous montrent d'où nous venons, quelles sont nos racines. Nous sommes les héritiers d'une histoire et d'une communauté.


Bibliographie:
       - "Le couvent Saint François de Vico" par le R. P. Louis DOAZAN (ed. Alain Piazzola)
    - "Soccia. Santa Maria delle grazie. A nostra ghjesgia" par Jean-Baptiste PAOLI (dactylographié, avec l'aide d'"A Mimoria")

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 18:00

 

Au moment du 2 novembre, jour des Morts dans le calendrier chrétien, les cimetières sont visités par les familles qui vont fleurir les tombes de leurs parents. S'il est normal que chacun s'intéresse à l'endroit où se trouvent les restes de ceux qu'il a connus, d'autres sépultures méritent un intérêt particulier.

 

Antoine François LECA, qui participa à la guerre de 1870-1871 (voir article précédent), ne devrait pas être un inconnu pour tous ceux qui sont entrés au moins une fois dans le cimetière de Poggiolo.

 

 

Son nom est gravé sur la plaque métallique placée sur une croix près du mur en face de l'entrée du cimetière de Poggiolo. Mais qui lit encore ce texte émouvant?

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

ICI DORMENT DANS LE SEIGNEUR LECA MARTIN PÈRE 84 ANS LECA FRANÇOIS ANTOINE CAPORAL 25 ANS LECA PAUL 22 ANS ET LECA ANTOINE FRANÇOIS GARDE FORESTIER DOMAINIAL 37 ANS FILS EN ATTENDANT LE JOUR DE LA RÉUNION ÉTERNELLE.
VOUS QUI PASSEZ JETEZ UNE PRIÈRE SUR LA TERRE QUE LES LARMES ONT CONSACRÉE.

 

Les larmes mentionnées dans ce texte sont faciles à deviner quand on se rend compte que le père est mort à 84 ans alors que ses trois fils moururent bien plus jeunes. 

 

Ce père de famille poggiolais est Giovan "Martino" LECA. Ses trois fils mentionnés sont ceux qu'il eut avec son épouse Angèle Marie DESANTI.

François Antoine, né le 27 juin 1846 et mourut le 9 janvier 1872, à 25 ans. 

Antoine François naquit le 6 juillet 1850 et vécut jusqu'au 28 juillet 1887, soit 37 ans.

Paul, né le 16 septembre 1853, décéda 23 ans plus tard, le 6 septembre 1876.

Cette fratrie a été présentée dans le dernier article.

 

Si vous ne "jetez" pas "une prière sur la terre", si vous ne priez pas pour eux, ayez au moins une pensée pour cette famille en passant devant cette plaque.

 

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 20:08

 

On l'attendait et c'est devenu officiel: toute la Corse est sous le régime du couvre-feu.

 

La situation sanitaire est devenue préoccupante dans l'île avec une augmentation brutale des chiffres sur la situation sanitaire.

 

Pendant la semaine 42 (du 14 au 21 octobre), le taux d’incidence du Covid-19 a connu une très forte hausse (+131 %), passant de 84 pour 100 000 habitants à 204 pour 100 000 habitants.

 

L'Ouest Corse, dans lequel se trouvent les Deux Sorru, avait les chiffres les plus bas. Ils viennent de monter en flèche: le nombre de cas, qui était inférieur à 5, est passé à 8 et le taux d'incidence, en-dessous de 9, est maintenant supérieur à 100 pour 100.000 habitants.

 

Le seul territoire insulaire encore préservé est la Castagniccia, avec un taux inférieur à 50 pour 100 000.

 

Couvre-feu à cause d'une augmentation brutale

 

 

Il est possible de trouver plus de détails sur les cartes de GEODES Santé publique France.

Celle-ci, qui concerne la période du 12 au 18 octobre, montre que la commune de Vico-Sagone est très affectée avec un taux d'incidence dépassant 250 alors que Poggiolo (dont les limites sont dessinées en rouge) et les communes voisines ont moins de 10. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas appliquer les consignes de sécurité.

 

Couvre-feu à cause d'une augmentation brutale

 

Il est indispensable de prendre des précautions. “Corse-Matin“ de jeudi 22 octobre publie un entretien avec Marie-Claude Milhau, présidente de l’URPS (union régionale des professionnels de santé) infirmiers libéraux, qui pousse un cri d’alarme face à la circulation très active de la Covid-19 dans l’île. Elle pousse la population à agir pour éviter un couvre-feu qui semble inéluctable…

 

Est-ce qu’il n’est pas trop tard pour agir ?

Il faut faire comprendre aux jeunes de ne pas aller voir les grands-parents. Les habitants des villages qui ne se protègent pas doivent aussi comprendre que les gestes barrières sont vitaux. Ce n’est pas parce qu’il y a moins de monde qu’il faut relâcher ses efforts. On constate qu’il y a de plus en plus de clusters dans les familles, les bars… On se retrouve démunis. Nous sommes vraiment atterrés par les chiffres du Covid.

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 19:43

 

Et oui Poggiolo a eu une école !

 

Merci au blog de nous l'avoir rappelé à deux reprises ces dernières semaines par la photo de classe de 1905 et les photos de ses derniers instituteurs.

 

Enfant, j'ai eu la chance d'aller à l'école du village.

 

Le maître était Jojo ANTONINI, un véritable hussard de la république qui aux beaux jours nous emmenait herboriser dans le maquis. C'est grâce à lui que j'ai au cœur l'amour indéfectible de mon village. Il arrivait chaque matin sur sa moto pétaradante devant nos yeux émerveillés pour nous ouvrir au monde.

 

Qu'il lui soit rendu, comme à Samuel Paty et à tous les enseignants d'ici et d'ailleurs, un vibrant hommage.

 

N'est-ce pas Jules FERRY qui disait "De l'instruction nait la grandeur des nations" ?

 

L'ignorance fait le lit de la barbarie. Prenons garde: il n'y a aucune excuse à la barbarie.

 

 

Hélène–Pascale Dubreuil-Vecchi

 

 

Et oui Poggiolo a eu une école !

On voudra bien excuser la mauvaise qualité de cette photo parue dans "L'info U Pighjolu" d'octobre 2007. A côté de Jojo ANTONINI, se trouvent: Toussaint COLONNA, Antoine SECCHI, Jacques DEFRANCHI, Mélanie PASSONI, Ernestine MALACETTI, Marie BATTESTI et François PINELLI.

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 18:00

 

La guerre de 1870, qui eut lieu voici juste 150 ans, est maintenant bien oubliée mais les Poggiolais de l’époque la subirent fortement. Une vingtaine d’entre eux y participa sous l’uniforme. Toutes les familles de Poggiolo furent touchées, comme le montre la liste qui est proposée ici. 

 

 

 

Avant de la regarder, il importe de savoir comment était recrutée l’armée de Napoléon III.

 

Le service militaire était en principe obligatoire mais tous les jeunes de 20 ans ne le faisaient pas. Il y avait un tirage au sort pour avoir le nombre de militaires correspondant aux besoins. Ceux qui avaient tiré un mauvais numéro pouvaient payer pour être remplacés. Le service durait 7 ans et fut réduit à 5, à la veille de la guerre, en 1868, avec la réforme NIEL qui créa une garde mobile servant de réserve à l’armée impériale.

 

Quelques dates sont également à retenir pour comprendre les carrières de ces soldats:

19 juillet 1870: la France déclare la guerre à la Prusse.

2 septembre 1870: Napoléon III est battu à Sedan et se rend aux Allemands.

28 janvier 1871: armistice (fin des combats).

21-28 mai (semaine sanglante): la Commune de Paris est écrasée par l’armée fidèle au gouvernement de Thiers installé à Versailles.

10 mai 1871: traité de Francfort (fin de la guerre).

 

Les renseignements ci-dessous viennent en grande partie des registres militaires matricules et des registres de la garde mobile. Ils sont publiés avec l’autorisation de Madame Laure FRANCK, directrice des archives de la Collectivité de Corse. Chaque fiche est donc accompagnée de l’indication des cotes consultées et de leur lieu de conservation (– Archives Pumonti).

 

Les fiches généalogiques réalisées par Pierre LECCIA et accessibles sur Généanet ont été également utilisées.

 

Avertissement: Les renseignements qui vont suivre ne sont peut-être pas complets car la documentation sur cette guerre est assez rare. Si nos lecteurs ont des renseignements complémentaires, qu'ils n'hésitent pas à nous en faire part.

 

 

Dans le prochain article, un certain nombre d'observations sera tiré de cette liste.

 

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LES 23 SOLDATS POGGIOLAIS DE 1870-1871

(ordre alphabétique)

 

 

 

CECCALDI Jean (1844-?): fils de Valerio et Agathe Marie ARRIGHI. Frère de Jean Noël. Etant élève du grand séminaire d’Ajaccio, il est dispensé du service par le conseil de révision du 6 mai 1865. Mais il renonce à la dispense et part au 37e RI (régiment d’infanterie). 9 NUM 78/37 – Archives Pumonti.

 

CECCALDI Jean Noël (1850-1925): fils de Valerio et Agathe Marie ARRIGHI. Frère de Jean. Forgeron. Appelé dans la garde mobile le 27 septembre 1870. Licencié le 31 décembre 1872. Père de Jean-François qui fut maire de Poggiolo de 1919 à 1959. 9 NUM 77/22 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Antoine (1844-1873): Fils de Dominique et de Madeleine DEMARTINI. Frère d’Antoine Laurent, d’Antoine Mathieu et de François Marie. Appelé en octobre 1865 à l’école des apprentis marins de Brest, il est renvoyé dans ses foyers en février 1866, étant frère d’un militaire. Mais il reste considéré comme militaire jusqu'au 31 décembre 1871. 9 NUM 78/39 – Archives Pumonti

 

 

Ecole des apprentis de Brest.

Ecole des apprentis de Brest.

 

DEMARTINI Antoine Albert François (1847-?): Fils d’Antoine et Marie DEMARTINI. Menuisier. Incorporé au 17e Dragons en octobre 1868 comme remplaçant. En captivité en Allemagne du 2 septembre 1870 au 1er juillet 1871. Libéré des obligations militaires, devient gendarme. 9 NUM 74/909 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Antoine Laurent (1850-1871): Frère d’Antoine, d’Antoine Mathieu et de François Marie. Engagé volontaire en 1869 au 6e de ligne de l’armée du Rhin. Mort le 26 août 1870 à Pont-à-Mousson (prisonnier des Allemands?). Décès retranscrit sur l’état-civil de Poggiolo le 25 décembre 1871. Semble avoir été le seul Poggiolais tué pendant cette guerre. 9 NUM 11/111 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Antoine Mathieu (1841-1885): Fils de Dominique et de Madeleine DEMARTINI. Frère d’Antoine, d’Antoine Laurent et de François Marie. Appelé en 1862 à l’école des apprentis marins de Toulon et fait carrière dans la Marine jusqu’à sa mort. 9 NUM 3/681 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Jean Baptiste (1849-1919): fils de Jean Toussaint et Marthe MARTINI. Frère de Jules Baptiste. Incorporé le 14 août 1870 comme remplaçant au 68e de ligne, puis au 113e. Fait la campagne contre l’Allemagne jusqu’au 7 mars 1871, puis fait partie, du 18 mars au 7 juin 1871, de l’armée de Versailles qui écrase la Commune de Paris. Continue une carrière militaire jusqu’à sa retraite. 9 NUM 76/934 – Archives Pumonti

 

 

Combats entre Communards et Versaillais ("Le Cri du peuple" de Tardi).

Combats entre Communards et Versaillais ("Le Cri du peuple" de Tardi).

 

DEMARTINI Jules (1849-1927): fils de Jean Baptiste et de Julie DESANTI. Exempté par le conseil de révision du 24 juin 1870 pour défaut de taille et soutien de famille. 9 NUM 10/509 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Jean Baptiste dit Jules Baptiste (1846-1908): fils de Jean Toussaint et Marthe MARTINI. Frère de Jean Baptiste. incorporé le 9 août 1870, s’engage pour la durée de la guerre au 68e de ligne. 9 NUM 73/185 – Archives Pumonti

 

DEMARTINI Nicolas dit Colaté (1846-?): fils de Martin et Marie Marthe VINCIGUERRA. Déclaré bon pour le service et remplaçant par le conseil de révision du 16 juillet 1868. 9 NUM 73/186 – Archives Pumonti

 

DESANTI Pierre François ou François Pierre (1847-1927): fils de Jean et de Julie ANTONINI. Déclaré bon pour le service par le conseil de révision du 14 juillet 1868. Fut le père de Hyacinthe, gouverneur au Dahomey et au Soudan français.  9 NUM 8/788 – Archives Pumonti

 

DESANTI Jean Baptiste (1849-1909): fils de François Antoine et de Julie CARLI. Frère de Jean Martin. Déclaré bon pour le service et remplaçant par le conseil de révision du 24 juin 1870. 9 NUM 76/933– Archives Pumonti

 

DESANTI Jean Baptiste (1850-1939): fils de Jacques et d’Estelle Marie DEMARTINI. Frère de Jules François. Appelé le 25 octobre 1870 pour le 12e régiments de chasseurs à cheval. Fut le dernier des combattants de 1870-1871 à décéder, un mois après le déclenchement de la seconde guerre mondiale. 9 NUM 11/110 – Archives Pumonti

 

 

Jean Martin DESANTI (tableau peint entre 1885 et 1897) (photo Michel Franceschetti).

Jean Martin DESANTI (tableau peint entre 1885 et 1897) (photo Michel Franceschetti).

 

DESANTI Jean Martin (1846-1922): fils de François Antoine et de Julie CARLI. Frère de Jean Baptiste. Engagé le 15 mai 1865 au 46e de ligne. Quitte l’armée comme sergent le 19 mars 1870. Est rappelé le 21 juillet 1870 pour le 117e de ligne, puis le 120e. Opérations contre l’armée allemande jusqu’au 7 mars 1871. Puis, opérations contre la Commune de Paris du 18 mars au 7 juin. Reste dans l’armée jusqu’à sa retraite en 1897 où il a le grade de portier-consigne de première classe et la médaille de la Légion d’honneur. Est le père de Rosine de laquelle descendent les FRANCESCHETTI actuels.  9 NUM 7/702 – Archives Pumonti

 

DESANTI Jules François (1845-1902): fils de Jacques et d’Estelle Marie DEMARTINI. Frère de Jean Baptiste. Déclaré bon pour le service et remplaçant par le conseil de révision en juillet 1868 au 32e de ligne (?). 9 NUM 72/164 – Archives Pumonti

 

FRANCESCHETTI Jean Baptiste (1848-1916): fils de Jean Charles et de Marie Françoise PAOLI. Frère de Jean Polo. Engagé le 22 août 1868. Est caporal au 32e RI au début de la guerre. Le 16 août 1870, reçoit quatre blessures à Gravelotte avant d’être capturé par les Allemands: 

        un coup de feu au dessus de l'oreille droite,

​​​        un coup de feu à la cuisse gauche,

       un coup de feu au pied gauche qui a brisé la phalange de l'orteil,

        un coup de feu à la cuisse droite.

 

 

 

Bataille de Gravelotte (site La Croix).

Bataille de Gravelotte (site La Croix).

 

Libéré le 8 juillet 1871, reprend du service jusqu’à la retraite. Capitaine dans la territoriale, reçoit la légion d’honneur en 1896. 9 NUM 9/39 – Archives Pumonti

 

FRANCESCHETTI Jean Polo (1845-1921): fils de Jean Charles et de Marie Françoise PAOLI. Frère de Jean Baptiste. Appelé dans la garde mobile en août 1870 et libéré en mai 1871. 9 NUM 72/163 – Archives Pumonti

 

MARTINI Antoine Dominique (1849-1933): fils de Martin et Françoise MARTINI. Engagé volontaire le 22 août 1868 au 32e régiment d’infanterie. Libéré le 23 août 1871. 9 NUM 76/929 – Archives Pumonti

 

MARTINI Jean Baptiste (1850-1882): fils d’Antoine et de Marie Antoinette PINELLI. Frère de Philippe. Déclaré bon pour le service dans la garde mobile par le conseil de révision du 27 septembre 1870. Licencié le 31 décembre 1872. S’installe à Constantine où il se marie et décède. 9 NUM 77/23 – Archives Pumonti

 

MARTINI Philippe (1847-1938): fils d’Antoine et de Marie Antoinette PINELLI. Frère de Jean Baptiste. Part comme appelé le 20 octobre 1868 à la 6e section d’infirmiers. Participe à la guerre contre l’Allemagne. 9 NUM 8/786 – Archives Pumonti

 

PINELLI Jean Baptiste (1848-1917): fils de Noël et Lucie NESA. Engagé volontaire en 1866. En 1870, à la déclaration de guerre, est sergent-fourrier au 28e de ligne. Prisonnier avec l’armée de Bazaine à Metz le 29 octobre 1870, est libéré le 14 mai 1871.

 

 

Soldats français de l'armée de Bazaine à Metz.

Soldats français de l'armée de Bazaine à Metz.

 

Fait partie de l’armée de Versailles qui écrase la Commune de Paris. Démissionne en 1876. Devient capitaine au 261e régiment de réserve. Obtient la légion d’honneur le 13 janvier 1907. Meurt à Paris où il s’était installé. Est inscrit sur le monument aux mort de 14-18 à Poggiolo sous le seul prénom de Baptiste. 9 NUM 9/38 – Archives Pumonti

 

VINCIGUERRA François Xavier (1850-1905): de Joseph et de Lilla CECCALDI. Menuisier à Aix-en-Provence. Part comme appelé le 25 octobre 1870 dans l’infanterie de marine et fait la campagne de France. 9 NUM 11/109 – Archives Pumonti

 

VINCIGUERRA Darius Jean (1846-1887): fils de Jacques Toussaint et de Marie CASANOVA. Domicilié à Corte lors du conseil de révision du 17 mars 1868. S’engage pour la durée de la guerre à Bastia le 26 août 1870 dans la 10e section des infirmiers. Libéré en janvier 1872, s’installe à Corte comme cordonnier, s’y marie et y décède.  9 NUM 73/505 – Archives Pumonti

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