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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 08:00

 

   Pendant que les policiers s'activaient, les affaires courantes continuaient.

 

   Ainsi, LE PETIT MARSEILLAIS du 1er décembre 1931 titra en première page sur la visite des chantiers de La Ciotat et La Seyne par le ministre de la Marine et ne livra aucune information sur la Corse.

 

Chronique de l'épuration du maquis - 1er décembre: une complainte populaire

 

   LE PETIT PROVENÇAL du même jour, dans sa rubrique habituelle "Nouvelles de la Corse", donna un compte rendu de la réunion du conseil municipal d'Ajaccio du 16 novembre, avec seulement deux semaines de retard! Les décisions prises concernaient l'immobilier. Elle se firent "sous la présidence de M. H. Campiglia, premier adjoint, faisant fonctions de maire". Rappelons que François COTY avait été élu maire le 25 janvier précédent mais qu'il ne remit ensuite plus jamais les pieds en Corse (voir article ICI).

 

extrait du site http://paghjella.blogspot.com

extrait du site http://paghjella.blogspot.com

 

   Faute de mieux, nous reproduisons une complainte qui, d'après Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI dans son livre sur SPADA (voir article précédent), fut composée et chantée dans les tavernes et vieilles rues corses lors de l'opération policière de novembre 1931. Malheureusement, l'auteur ne donne que la version française. Un lecteur aurait-il la version corse?

 

"Sur un rocher éloigné de la France

Qui des Français doit être vénéré

La tête haute et l'œil plein de méfiance

Ainsi parlaient les bandes assemblées.

 

Quels sont ces bruits qui courent dans nos villes

De Brest jusqu'au port de Toulon?

Il va venir six cents gardes mobiles

Pour conquérir l'île de Napoléon.

 

Toi Bornea, toi qui étais gendarme,

Tu as pu juger de leur hypocrisie.

Jamais, jamais, ne mets bas les armes,

Sache mourir en crachant ton mépris.

 

Toi, Torre, malgré ta jeunesse,

Ne flanche pas, fais comme tes anciens,

Avec Caviglioli, marche sans faiblesse,

L'œil aux aguets et le doigt sur le chien."

 

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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 08:00

 

ELOGE DE PASCAL PAOLI

 

   Grande satisfaction pour tous les marins: les journaux du lundi 30 novembre 1931 publièrent le compte-rendu du lancement du paquebot "Pascal Paoli" aux chantiers de PORT-DE-BOUC, en présence de Louis de CHAPPEDELAINE, ministre de la Marine marchande, et de François PIETRI, ministre du Budget, mais aussi député et président du conseil général de la Corse.

 

Le Petit Marseillais du 30 novembre 1931.

Le Petit Marseillais du 30 novembre 1931.

 

   Ce fut en ces deux dernières qualités que PIETRI prononça une allocution dans laquelle il évoqua la mémoire de Pascal PAOLI qui "fut moins l'adversaire de la puissance française que l'apôtre passionné des libertés corses".

 

Photo parue dans Le Petit Provençal du 30 novembre 1931.

Photo parue dans Le Petit Provençal du 30 novembre 1931.

 

   Il ajouta ensuite:

 

"Si Bonaparte est tout notre orgueil, Paoli est toute notre émotion. Napoléon, au demeurant, est à la France entière, ou à l'Europe; Paoli est à nous seul. Ne cherchez pas à débrouiller les tréfonts (sic, au lieu de tréfonds) d'une sensibilité collective, faite d'éléments qui échappent à la dure logique nationale. Laissez-nous croire simplement que le héros de nos dernières luttes, en mettant fin, chez nous, à cinq siècles de désordres, en y faisant régner une impartiale justice, une justice à laquelle, par le plus éclatant hommage que la postérité puisse rendre à un homme, son nom sert encore d'éloge - giustizia paolina - en fondant l'université de Corse, en abaissant la tyrannie des seigneurs, en dotant notre pays d'une constitution libérale, nous a préparés dignement à l'honneur d'être un jour des Français".

 

 

UN SILENCE SUSPECT

 

   Aucune allusion ne fut faite sur la chasse aux bandits qui avait alors lieu sur l'île. L'HUMANITÉ de ce même jour trouvait d'ailleurs ce silence suspect: 

 

"A la débauche de publicité qui accompagna les débuts de l'expédition policière en Corse a succédé la consigne du silence.

(...)

Après les <<communiqués>> et les reportages sensationnels des journalistes de police festoyant avec les officiers au <<Canari>>, à Ajaccio, on est revenu au régime des petites nouvelles sobres, des dépêches laconiques de l'Agence Havas.

(...)

Ce qui ressort de ces nouvelles devenues si modestes, c'est que plus que jamais la présence d'un corps expéditionnaire pour donner la chasse à cinq ou six individus serait absolument ridicule, s'il n'y avait pas autre chose.

 

Mais il y a autre chose. Il y a le plan militaire de l'impérialisme français sur la Corse."

 

   Egalement suspecte pour les communistes était la toute récente condamnation à mort de MATTEI.

 

   En effet, "nul doute que cette condamnation n'ait été obtenue que par une pression spéciale des autorités françaises."

 

   Le journal décrivit ensuite la bagarre, terminée par un coup de feu, qui valut la peine capitale à MATTEI et il termina:

 

   "Il a déclaré regretter profondément son geste, commis dans un moment de fureur. Ajoutons, pour les patriotes, que cinq de ses frères ont été tués à la guerre. Mais les circonstances atténuantes lui ont été refusées. Il aura la tête tranchée sur la place publique de Bastia.

   Il est clair que cette exécution a été décidée en connexion de l'occupation militaire, pour terroriser la population."

 

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 08:00

   La nouvelle concernant la Corse ne vint pas, en ce jour du dimanche 29 novembre 1931, du maquis mais des Assises. En effet, LE PETIT PROVENÇAL et LE PETIT MARSEILLAIS annoncèrent que Marc-Jean MATTEI venait d'être condamné à mort pour avoir tué le commissaire de police ALBERTINI  à Bastia, le 8 mai précédent, à l'issue d'une partie de poker.

 

LE PETIT PROVENÇAL du  29 novembre 1931.

LE PETIT PROVENÇAL du 29 novembre 1931.

LE PETIT MARSEILLAIS du 29 novembre 1931.

LE PETIT MARSEILLAIS du 29 novembre 1931.

 

   Cette affaire n'avait rien à voir avec le banditisme que les gendarmes mobiles tentaient de supprimer dans le maquis. Du moins a priori car il fut de nouveau question de lui dans un journal du lendemain, ce que montrera le prochain article.

 

    Marc-Jean MATTEI eut la chance d'être grâcié le 25 mars 1932. 

 

  Avant lui, la précédente condamnation à mort en Corse avait été prononcée en 1925 contre Antoine-Dominique RUTILI qui, lui, avait un lien étroit avec SPADA. Qui était RUTILI?

    "A 28 ans, il est compagnon d'André Spada, ayant pris le maquis en octobre 1922. Assomme d'un coup de canon de fusil M.Marchi à Lopigna, le 2 janvier 1924, parce que celui-ci l'avait dénoncé aux gendarmes. Quelques instants plus tard, tapi dans les buissons, tire à vue sur les passants, blessant son propre frère Pascal, le garde champêtre André Lecca, et le beau-père de Pascal, Mathieu Torre.

   Le 4 janvier 1924, une trentaine de policiers font irruption chez les Musio, à Finosella, où se sont réfugiés Rutili, Spada et Lecca, passé "du côté obscur" en deux jours ! Rutili, persuadé d'avoir été trahi par ses hôtes, abat Antoine Musio d'un coup de fusil, et blesse gravement de la même façon Mme Musio mère à la cuisse. En s'enfuyant, abat d'une balle de pistolet en pleine tête l'inspecteur Papin, blesse l'inspecteur Suzzoni au bras gauche et le gendarme Canale d'une balle dans la main avant d'être maîtrisé et ficelé. Lecca se rend sans résister, André Spada s'enfuit."

(renseignements tirés du site http://guillotine.voila.net/ qui malheureusement n'existe plus)

RUTILI à Lopigna quelques années avant sa mort (photo extraite du livre de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses").

RUTILI à Lopigna quelques années avant sa mort (photo extraite du livre de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses").

 

   Condamné à mort le 25 février 1925 et grâcié le 11 juin 1925, Dominique RUTILI fut envoyé au bagne de Cayenne. Il s'en évada en 1931 mais fut repris en Colombie. Libéré en 1952, il rentra à LOPIGNA, au hameau de TADJA, chez son frère Pascal, où il mourut en juillet 1973.

 

   Après RUTILI, les condamnations à mort prononcées en Corse le furent à l'encontre de Jean-Baptiste TORRE (l'un des agresseurs de GUAGNO-LES-BAINS) le 20 novembre 1933 et d'André SPADA le 5 mars 1935. Tous deux furent guillotinés.

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 08:00

   

   Toujours R.A.S. ?

 

   En ce samedi 28 novembre 1931, il y eut bien un article sur la Corse dans LE PETIT PROVENÇAL. Mais il il était difficile à trouver car il était tout petit.

 

   Sous le titre "La situation est stabilisée", l'auteur semblait faire de l'auto-intoxication pour se persuader que les bandits étaient à bout de forces:

 

   "Caviglioli et Torre sont cernés par les gardes mobiles qui leur coupent ainsi toute possibilité de ravitaillement. Fatigués et affamés, les bandits seront contraints à la reddition qui, toutefois, peut être longue à venir".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 28 novembre: auto-intoxication?

 

   Et, pendant ce temps, les gardes mobiles continuaient à patrouiller le long des golfes de Lava et de Sagone...

 

Chronique de l'épuration du maquis. 28 novembre: auto-intoxication?
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 08:00

 

    R.A.S., rien à signaler, pourrait-on être tenté d'écrire. 

 

   En effet, LE PETIT MARSEILLAIS fut le seul quotidien du vendredi 27 novembre à faire paraître un article sur les opérations policières.

Chronique de l'épuration du maquis. 27 novembre: Lyon plutôt que Bastia

 

   Et encore, il recopia une rumeur selon laquelle le bandit ETTORI, opérant près de Sartene, serait sur le point de se rendre.

 

   Il était également annoncé que, à Paris, la Chambre criminelle de la Cour de cassation venait d'estimer que plusieurs bandits arrêtés ne devaient pas être jugés en Corse qui n'aurait pas "une atmosphère de quiétude compatible avec une saine administration de la justice". Leur procès aura donc lieu à Lyon.

 

   Et, pendant ce temps, les gardes mobiles continuaient à patrouiller le long des golfes de Lava et de Sagone...

 

Chronique de l'épuration du maquis. 27 novembre: Lyon plutôt que Bastia
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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 08:00

   Rien de vraiment intéressant dans les journaux datés du jeudi 26 novembre 1931.

 

   LE PETIT PROVENÇAL indiqua, dans un petit article, que "une opération n'a pas donné les résultats escomptés". "Dans le secteur de Laresta (sic, pour l'Aresta)", les policiers ont cherché en vain CAVIGLIOLI et TORRE.

 

   Le sentiment général de découragement dans la presse, les forces de l'ordre et l'opinion était bien représenté par le dessin qui avait été publié le 23 novembre dans le journal LE PEUPLE:

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

 

   LE PETIT PROVENÇAL publiait lui aussi des caricatures. Elle étaient de la main de S'tick, artiste marseillais dont la véritable identité était Raoul GARCIN (1891-1981).  Sa "semaine humoristique" se trouvait chaque dimanche au bas de la deuxième page.

 

   Après la seconde guerre mondiale, il dessina, de 1944 à 1950, dans le journal MASSALIA (voir le livre publié par Jeanne de GÉRIN-RICARD). Mais sa spécialité fut le portrait de sportifs dans LE PROVENÇAL de Gaston DEFFERRE.

 

   En 1931, la chasse aux bandits corses fut évoquée deux fois:

- le 15 novembre:

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

- et le 22 novembre:

 

Chronique de l'épuration du maquis. 26 novembre: un peu d'humour

 

   L'artiste le plus prolifique de cette période de répression du banditisme se trouvait dans L'HUMANITÉ: René DUBOSC. Né en 1897 et mort en 1964, il dessina dans le quotidien communiste de 1925 à 1939. Pendant la guerre, il collabora avec l'Allemagne et donna des dessins dans LE CRI DU PEUPLE de Jacques DORIOT.

 

   Pendant le mois de l'expédition militaro-policière, huit de ses œuvres furent inspirées par la Corse.

 

6 novembre

6 novembre

14 novembre

14 novembre

15 novembre

15 novembre

25 novembre

25 novembre

28 novembre

28 novembre

2 décembre

2 décembre

7 décembre

7 décembre

10 décembre

10 décembre

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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 08:00

 

UN MOMENT D'ÉMOTION

 

    Pour une fois, LE PETIT PROVENÇAL sembla présenter les bandits d'une façon plus sympathique que d'habitude. Le mercredi 25 novembre 1931, il décrivit le transfert d'Antoine ROSSI à Ajaccio en citant des extraits de son interrogatoire.

 

    "<<Ah! J'en ai fait du chemin. Je suis allé à Sagone, à Vico, à Calcatoggio. Partout. La nuit, je dormais dans les grottes ou dans des bergeries. Le jour, je faisais ma provision de châtaignes, ou bien je péchais dans les torrents, ou bien j'allais à la chasse.

    - Tu chassais? Où est ton fusil?

    - Je chassais au lacet, le fusil fait trop de bruit.>>

    Et le jeune bandit dit encore d'une voix grave:

    <<J'ai vécu comme je pouvais, mais je n'ai jamais demandé ni volé de l'argent à personne. Je ne suis pas un bandit d'argent, je suis un bandit de vengeance>>.

    A peine la voiture s'était-elle arrêtée devant le Palais de Justice, qu'une jeune femme bondit sur le marchepied et serra Rossi dans ses bras. C'était la sœur du dévoyé qui appartient à une famille d'honnêtes commerçants ajacciens."

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim

 

   Le journal n'insista pas sur la raison de l'arrestation du bandit: il avait tué l'entrepreneur Antoine MORAZZANI et grièvement blessé une autre personne à Ajaccio le 29 août 1931, deux mois avant le début de l'expédition policière. 

 

   LE PETIT MARSEILLAIS précisait quand même que, avant de se rendre, ROSSI avait regagné la maison familiale à Ajaccio et avait changé de vêtements "car ceux qu'il portait, déchirés par deux mois de séjour dans le maquis, n'étaient plus que des loques".  

 

    Plus prosaïquement, L'HEBDOMADAIRE DES BASSES-PYRÉNÉES titra "La faim fait sortir les bandits du maquis".

 

 

LE PROGRAMME COMMUNISTE 

 

   L'HUMANITÉ de ce même jour n'eut pas le même sentimentalisme en publiant une caricature contre François COTY, une de ses têtes de Turc préférées, maire d'Ajaccio depuis quelques mois mais surtout symbole pour le PCF du grand capitalisme.

 

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim

 

   Le journal communiste continua sur la lancée du meeting du 23 novembre en donnant le texte du manifeste adopté à la fin de cette réunion. Chacun pouvait ainsi connaître le programme du Parti communiste qui, au nom des Corses, n'acceptera pas "de laisser nos foyers, nos femmes et nos enfants sous la botte de la soldatesque du militarisme français".

 

   Le texte complet est à lire ci-dessous.

 

Chronique de l'épuration du maquis. 25 novembre: le bandit avait faim
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 08:00

 

   Les lecteurs du PETIT PROVENÇAL purent souffler mardi 24 novembre en apprenant la reddition du bandit Antoine ROSSI sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Il y avait enfin une bonne nouvelle à annoncer.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

 

   Mais L'HUMANITÉ se gaussa de cette prise qui n'était pas très grosse et écrivit que l'activité des soldats du général FOURNIER "qui, paraît-il, coûtera à la malheureuse Corse la coquette somme de vingt millions, se solde par un double zéro".

 

    Beaucoup plus importante était la relation du meeting que le Parti Communiste avait tenu la veille lundi 23 novembre à la rue Cadet, au siège du Grand Orient de France.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

   Cette "magnifique protestation des travailleurs corses de Paris, fraternellement mêlés 

aux prolétaires parisiens", était organisée par l'association "L'Emancipation de la Corse", une courroie de transmission du Parti Communiste présidée par BOZZI (dont le prénom n'est pas donné) et qui doit être un conseiller municipal de la banlieue parisienne. Un journal du même nom fut publié (ci-contre, un exemplaire de février 1938).

 

  

Parmi les responsables et les orateurs présents sur la tribune, PERI et  BERTHON furent les seuls à avoir leur prénom cité.

 

   Gabriel PERI fut la grande vedette de cette réunion. Voici le texte de son discours.

 

Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste
Chronique de l'épuration du maquis- 24 novembre: Gabriel Peri au meeting communiste

 

   Né en 1902 à Toulon dans une famille d'origine corse, il fit ses études au lycée Périer puis au lycée Thiers, tous deux à Marseille. Engagé très tôt en politique, il devint responsable de la rubrique internationale à L'HUMANITÉEn 1931, il n'était pas encore député.

Gabriel PERI en 1932 (photo Wikipedia)

Gabriel PERI en 1932 (photo Wikipedia)

 

   Pendant la guerre, après avoir été arrêté dans des circonstances obscures, il fut fusillé par les Allemands en 1941. Il est l'un des quatre résistants auxquels Louis ARAGON dédia son poème "La rose et le réséda" (« Celui qui croyait au Ciel / Celui qui n'y croyait pas »).

   Biographie complète dans WIKIPEDIA:

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Péri

 

    Avec ce meeting, le Parti Communiste voulait démontrer qu'il était le seul à défendre le peuple corse.

 

    Deux fautes de frappe à remarquer:

      - dans le discours de PIETRI, le député PIERANGELI, auteur de romans sous le nom de PIERHOMME (voir ici), est devenu PIERANJELY;

      - dans la dernière phrase de son discours, Gabriel PERI évoque le drapeau corse, ce qui donne: "au-dessus des têtes des combattants flottent côte à côte le drapeau à tête de mort et le drapeau où s'entrecroisent la faucille et le marteau".

 

 

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 08:00

   En ce lundi 23 novembre 1931, il n'y eut rien de particulier à puiser dans LE PETIT PROVENÇAL.

 

   La page 2 de L'ACTION FRANÇAISE de ce jour-là fit le point des renseignements que l'on avait sur les bandits recherchés (CAVIGLIOLI, TORRE, les frères SPADA, BORNEA et MORAZZANI):

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

 

  Le ton du journal royaliste était très différent de celui de Léon DAUDET (voir ici). Surtout, le texte était favorable à la répression. On comprend mieux quand on voit que la signature est: Havas. Il s'agissait d'une dépêche d'agence de presse qui a été simplement recopiée sans commentaire. On peut noter que le titre utilise le terme de "répression" et évite toujours, comme dans les autres numéros de L'A.F., le mot "épuration".

 

 

    L'HUMANITÉ donnait également la situation des bandits recherchés mais elle terminait par ce commentaire:

    "Donc le fiasco est total; ou plutôt il apparaît bien nettement que la chasse aux bandits ne fut qu'un prétexte".

    On a vu que le terme de "fiasco" avait été utilisé par LE POPULAIRE de la veille.

 

   Le quotidien communiste informa ses lecteurs que le général FOURNIER avait annoncé la fin des arrestations massives  et ne laissait l'occupation militaire que "dans les régions de Guitera, Lopigna, Vico et Balogna". Il donnait aussi une grande place à l'initiative très originale du maire de BALOGNA, Antoine-Marie CASANOVA, arrêté le 20 novembre:

 

"Signalons, en passant, le beau geste du maire de Balogna. Il a décidé de réunir son conseil municipal et il a demandé à l'un des sbires de la prison de porter la convocation à tous ses conseillers dispersés dans les cellules de la maison d'arrêt. Voilà un trait d'énergique protestation contre les violences policières".

 

Chronique de l'épuration du maquis. 23 novembre: un conseil municipal en prison

   Dans les éditions suivantes, ce journal ne dit pas quelles furent les conséquences de cette convocation pittoresque.

 

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

Œuvre murale, dite "street art", sur la façade du presbytère de Balogna.

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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 08:00

 

 

   Le dimanche 22 novembre 1931, une grosse erreur fut reconnue par LE PETIT MARSEILLAISil annonça la libération de huit parents du bandit BARTOLI "arrêtés par erreur" car "les mandats d'arrêt exécutés contre eux ne les concernaient pas" !!!

 

 

   Pour faire oublier cette gaffe, le journal marseillais plaça en première page une photo destinée à montrer l'efficacité de l'intervention policière: la route de Balogna était désormais sûre après l'arrestation de plusieurs habitants du village.


  

Chronique de l'épuration du maquis. 22 novembre: une grosse erreur

 

   Mais, en feuilletant un journal très différent, LE POPULAIRE, quotidien du parti socialiste S.F.I.O., on trouve un  petit article montrant une forte désillusion envers "le fiasco policier". Le 21 novembre avait été "encore une journée pour rien...". Même si une partie des difficultés était mise sur le dos du mauvais temps (refrain utilisé plusieurs fois depuis le 7 novembre), on sentait que la police était assez désorientée.

 

 

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Dimanche 12 décembre:

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Vendredi 24 décembre (nuit de la Nativité):

   Poggiolo 18 h

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   Guagno 23 h

Vendredi 31 décembre (Ringraziamentu):

   Couvent 18 h

   Guagno 18 h

Dimanche 2 janvier:

Orto 11 h

 

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