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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 19:25
Les Poggiolais ont préféré Marcangeli

 

Résultats du second tour des élections législatives à Poggiolo:

 

Votants: 106

Blancs: 7

Nuls: 2

Exprimés: 97

 

MARCANGELI (majorité présidentielle): 57 (58,76%)

COLONNA (nationaliste): 40 (41,24%)

 

​​​​​​​En comparant avec le premier tour, trouverez-vous comment les suffrages des candidats éliminés se sont répartis?

 

Les Poggiolais ont préféré Marcangeli

 

En tout cas, les résultats du 18 juin 2017 sont difficilement comparables:

 

Inscrits: 157

Votants: 93

Nuls: 9

Exprimés: 84

FERRARA (LR): 72 (85,71%)

GUIDICELLI (LREM): 12 (14,29%)

 

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 18:00

 

A ce premier tour des élections législatives, les villages des Deux Sorru n'ont pas tous voté exactement de la même façon.

 

Voici les résultats d'Orto, Guagno, Soccia et Vico avec le rappel du vote poggiolais.

 

Comparaison des votes
Comparaison des votes
Comparaison des votes
Comparaison des votes
Comparaison des votes
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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 08:55

Un fait divers inhabituel vient d'avoir lieu dans la région de Vico et de Guagno, a révélé Olivier CASTEL sur l'antenne de Radio France bleu RCFM mercredi 27 avril.

 

A noter une ambiguïté sur le lieu de l'interpellation car il est question de "la commune de Guagno-les-Bains" et, plus tard, de "Guagno". Or, Guagno-les-Bains fait partie de la commune de Poggiolo et Guagno se trouve à plusieurs kilomètres de l'ancienne station thermale.

-----------

 

La victime d'un cambriolage de la région de Vico a décidé de prendre en filature la voiture du coupable. Un homme a pu être ainsi interpellé par les gendarmes. 

Un véhicule de gendarmerie - Illustration
Un véhicule de gendarmerie - Illustration © Maxppp - Gérard Houin

 

Tout récemment, les gendarmes des Deux-Sorru ont été largement épaulés dans leur tâche face à un cambrioleur peu méticuleux... et il faut le dire, grâce à sa victime plutôt téméraire.

La victime en question est effet tombée nez-à-nez face à un cambrioleur, au sein de sa propriété. Prenant la fuite, celui-ci a visiblement omis de protéger ses arrières, puisque pendant soixante kilomètres, l'occupant des lieux a suivi en voiture le véhicule ayant servi au méfait. La victime ayant pu prévenir les gendarmes en chemin, ceux-ci ont intercepté l'auteur du cambriolage sur la commune de Guagno-Les-Bains.

"Après avoir refusé d’obtempérer et avoir failli percuter un militaire, précisent en outre le commandement de gendarmerie et le procureur d'Ajaccio, 2 individus sont interpellés à Guagno à bord du véhicule et placés en garde à vue. Les perquisitions effectuées permettent de découvrir le matériel du « parfait cambrioleur », ainsi que des objets précédemment dérobés". 

Un seul des deux occupants du véhicule ainsi stoppé a été mis en cause, mis en examen, puis placé sous contrôle judiciaire, en l'attente d'une comparution immédiate. Le second individu a été mis hors de cause.

"Aucun autre renseignement ne pourra être communiqué, le jugement n'ayant pas été rendu",précise enfin le communiqué des gendarmes à notre rédaction.

 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:00

 

LE COMBAT DE SOCCIA

 

    Le 11 septembre 1921, se joua le sort du siège de conseiller général de SOCCIA. Il fallait élire, au Conseil Général de la Corse (qui n'était alors qu'un seul département), le représentant de l'ancienne piève de Sorru in Sù (POGGIOLO, SOCCIA, ORTO, GUAGNO). Mais le hasard fit que, au même moment, il fallut trouver un nouveau titulaire pour le canton de VICO (l'ancien Sorru in giù: VICO, ARBORI,  BALOGNA, COGGIA, LETIA, MURZO, RENNO). En effet, l'élection de Jean-François GALLINI (pourtant conseiller général depuis 1909) avait été invalidée pour fraude électorale par le Conseil d'Etat.

 

    Jean-François GALLINI ne se présenta pas à VICO et laissa la place au docteur Philippe CHIAPPINI, de MURZO, collaborateur de "A Muvra". Par contre, il ne pouvait accepter que François COTY prenne pied dans la terre voisine. Le parfumeur ne se présenta pas  au  premier tour mais réussit à obtenir le désistement en sa faveur de trois des candidats qui s'étaient affrontés le 3 septembre, MARTINI, OTTAVY et SANTINI.

 

   Ne restait en lice contre lui que Jean-François CECCALDI, maire de POGGIOLO depuis le 8 décembre 1919. Il était prévu que, en cas de victoire, CECCALDI cède ensuite le siège à GALLINI pour lui permettre un redémarrage de sa carrière. Voilà pourquoi la présence de COTY était insupportable à celui qui était surnommé "l'empereur du Sahel". La campagne du second tour fut très âpre et paradoxale, entre un candidat de dernière minute et une personnalité non-candidate.

Caricature de J-F Gallini en "empereur du Sahel" (1922), coll Philippe Martinetti.

Caricature de J-F Gallini en "empereur du Sahel" (1922), coll Philippe Martinetti.

 

 "L'Eveil de la Corse" en donne un récit, évidemment très partisan:

 

"M. GALLINI, non content d'avoir volé le siège sénatorial de M. COTY, résolut de tout tenter pour lui ravir le siège de conseiller général: l'homme malade de VICO puisa des forces nouvelles dans sa haine incompréhensible. (...)

Oui, il se traîna à SOCCIA, à GUAGNO, à POGGIOLO, partout; il alla de porte en porte quémander, promettre, supplier ou menacer, il se démena, semant en des oreilles naïves ou ignorantes la perfidie de propos fantaisistes dont M. COTY faisait naturellement les frais. (...)

Le vieil empereur du Sahel avait en même temps fait donner la garde: parallèlement à ses manœuvres stratégiques, la grosse artillerie des lettres et des télégrammes, sous le commandement du député LANDRY et du sénateur-maire SARI, dirigeait son tir sur tout le canton. C'étaient des appels désespérés, avec des trémolos et des attendrissements, au nom de la République, ou de la parenté, ou du passé, ou de l'avenir. (...) Tout le monde était sur le pont, et l'abordage fut mené par un ancien ministre et deux sénateurs, sans compter quelques comparses de moindre importance qui formaient l'équipage de cette galère.

Et la galère sombra."

 

 

    Toute autre est la description de la tournée électorale de François COTY le 10 septembre, la veille du scrutin. Voici quelques extraits: 

 

"A GUAGNO, une manifestation enthousiaste, accompagnée de salves de coups de fusil, l'a accueilli."

"A ORTO, un arc de triomphe avait été dressé. M. le capitaine PAOLI, assisté de M. le Maire, a prononcé l'éloge de M. COTY."

"A SOCCIA, au cours d'une réunion que présidait M. le capitaine COLONNA, maire de la commune, un échange de déclarations a eu lieu. La présence aux côtés de M. COTY de MM. MARTINI, OTTAVY et SANTINI, candidats du premier tour, a donné à cette manifestation le caractère le plus significatif."

 

    Bien sûr, la réception poggiolaise fut d'un autre genre:

"A POGGIOLO, un accueil affable a été réservé à M. COTY, dont la première visite de courtoisie a été pour le maire, M. CECCALDI, qu'on désigne comme son adversaire probable de demain, et avec lequel il s'est fort courtoisement entretenu."

 

 

Il ne restait plus qu'à attendre le verdict des urnes.

 

(à suivre)

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 17:47
Et le dépouillement eut lieu... à Nice !

 

Les élections départementales et régionales ont été fixées pour les deux derniers dimanches de juin. Mais les élections ne se passent pas toujours très bien. Ainsi, les municipales de l'année dernière ont été annulées dans la commune de Calacuccia. Les électeurs devront voter de nouveau, en passant par l'isoloir. L'annulation a été motivée par le non-passage dans l'isoloir de nombreux électeurs.

 

L'histoire de Poggiolo contient de nombreux cas de contestation électorale. Le plus rocambolesque eut sa conclusion voici exactement 90 ans, en avril 1931, après trois élections municipales en deux ans.

------------

 

UNE ARITHMÉTIQUE PARTICULIÈRE

Des élections municipales eurent lieu le 5 mai 1929 dans toute la France.

A Poggiolo, six candidats furent déclarés élus, les autres sièges devant être pourvus au second tour, le 22 mai.

Mais une douche froide intervint le 12 juillet quand le conseil de préfecture interdépartemental de Nice annula l'élection de cinq conseillers municipaux.

Cette juridiction releva que, sur les 184 électeurs inscrits à Poggiolo, il y eut 88 votants. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés mais aussi le quart des inscrits. 46 voix auraient été nécessaires. Seulement, les membres du bureau avaient laissé voter deux incapables, c'est-à-dire deux personnes frappées d'incapacité légale (peut-être pour avoir subi une condamnation judiciaire). 

D'après le conseil de préfecture, il falllait donc "déduire 2 suffrages, tant du nombre des votants que du nombre des voix obtenues par les candidats proclamés". Du coup, "ces déductions opérées, le sieur CECCALDI seul garde un chiffre de voix qui n'est pas inférieur au quart des électeurs inscrits et (...) les autres candidats proclamés ne peuvent être maintenus en qualité de conseillers municipaux".

Le seul reconnu comme élu du premier tour était Jean-François CECCALDI, maire depuis 1912. 

Les conseillers invalidés (Pascal-Antoine MARTINI, Antoine-Dominique FRANCESCHETTI, PINELLI, DESANTI et CANALE) firent appel au Conseil d'Etat. Celui-ci rejeta leur protestation le 7 février 1930.

 

Et le dépouillement eut lieu... à Nice !

 

De nouvelles élections durent être organisées le 30 mars 1930 pour attribuer les cinq sièges.

 

 

UNE URNE TRÈS VOYAGEUSE

Ce jour-là, la tension était intense et des incidents se produisirent quand un homme qui avait déjà voté dans la commune de Serriera vota aussi à Poggiolo.

 

Cette action "eut pour conséquence de créer une agitation générale parmi la population et surtout parmi les électeurs à la faveur de laquelle l'urne fut projetée par la porte et passa par différentes mains ce qui forcément a pu faciliter l'échange de bulletins se trouvant dans l'urne. Cet incident ne permettait plus que les opérations présentassent dès lors toutes les garanties de sincérité.

Manœuvre à la suite de laquelle la majorité du bureau, pour éviter des bagarres possibles à la suite des surprises qui pouvaient surgir au dépouillement, se prononça pour l'envoi de l'urne scelléee en présence de la gendarmerie pour ce requise, à la Préfecture aux fins de dépouillement."

Extrait de la demande d'annulation déposée après le dépouillement

 

A Ajaccio, il fut estimé plus prudent d'envoyer l'urne à Nice où le Conseil de Préfecture procéda au dépouillement le 3 avril et proclama officiellement les résultats le 9 avril.

Des candidats et des membres du bureau de vote déposèrent une requête en annulation en avançant que le contenu de l'urne avait pu être modifié pendant le désordre de la salle et que le bureau n'avait pas pu accompagner l'urne dans son voyage hors de Poggiolo.

Le Conseil d'Etat accepta cette réclamation et annula une nouvelle fois les élections le 13 février 1931.

Finalement, le 5 avril 1931, furent élus les titulaires des cinq sièges invalidés ainsi que celui d'un conseiller décédé depuis le début de cet embrouillamini.

Ouf !

 

Il avait fallu deux ans pour obtenir un conseil municipal au complet. 

Tout cela parce que, par deux fois, on avait laissé voter des gens qui n'en avaient pas le droit.

Heureusement, tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps… 

Et le dépouillement eut lieu... à Nice !
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 18:00

 

Le passage du Second Empire à la Troisième République fut compliqué à Poggiolo,  où les années 1870 et 1871 virent cinq maires se succéder, comme décrit dans l'article précédent (4 septembre 1870: Poggiolo commune républicaine ).

 

Qu'en fut-il dans les communes voisines (Soccia, Orto et Guagno) qui formaient alors le canton de Soccia?

 

Les informations publiées dans cet article résultent de la consultation des registres d'état-civil de ces villages, disponibles sur le site des Archives Départementales (http://archives.isula.corsica/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp).

 

Les dates de début de mandat correspondent à celles des premiers actes signés par les maires mais elles ne sont pas toujours exactement celles de leur entrée en fonction.

 

Cette étude est très partielle également car les tendances politiques des élus n'ont pas pu être recherchées, alors qu'elles expliqueraient certains événements. Ce travail sera à faire.

 

En fin d'article, un tableau récapitulatif permet de comparer l'histoire municipale des quatre communes.

 

 

actuelle mairie de Soccia (photo Franceschetti)

actuelle mairie de Soccia (photo Franceschetti)

 

La vie municipale fut beaucoup plus calme à Orto et Soccia mais assez instable à Guagno.

 

 

 

DES VILLAGES PRESQUE TRANQUILLES

 

A Soccia, malgré le changement de régime et les luttes entre royalistes et républicains, le village ne connut longtemps aucun changement. Jean Simon DEFRANCHI, nommé par le préfet impérial en 1855, resta en place vingt-trois ans, jusqu'en mars 1878 où le relais fut pris par Pierre Toussaint LECA.

 

 

Sans atteindre ce record, Orto eut une longue période de calme. Le maire Dominique François BONIFACY avait dirigé pendant tout l'Empire: il avait été désigné en 1851. Il fut remplacé le 17 novembre 1870 par Jean André MASSIANI qui, sur tous les actes officiels, spécifiait bien qu'il était "Médecin, Maire et officier de l'état-civil". Peut-être fut-il élu lors des élections municipales de septembre-octobre.


 

1870-1878: les maires du canton, de l'Empire à la République

 

Mais l'année 1878, l'année même où, au plan national, les républicains obtinrent la majorité aux élections législatives, fut agitée. Trois maires se succédèrent sans que nous en connaissions la raison: Antoine Dominique BONIFAY de février à septembre, Maxime Antoine MASSIMI de septembre à novembre et Jean André PAOLI à partir du 21 novembre.
 

 

 

L'OBSTINATION DE TOUSSAINT CIPRIANI

 

Le cas de Guagno fut particulier en 1871. La commune, présidée depuis 1867 par Toussaint CIPRIANI, avait été une des premières de Corse a avoir manifesté son soutien au gouvernement de Défense Nationale constitué après la chute de l'Empire.

 

Le premier changement de maire s'opéra le 7 janvier 1871. La date en est certaine grâce à une preuve irréfutable.

 

CIPRIANI établit un acte de décès ce jour-là en précisant qu'il était "huit heures du matin" et le même jour un autre acte de décès, dressé à "deux heures de l'après-midi", fut signé par Xavier ANTONINI en tant que "maire et officier de l'état-civil".

 

1870-1878: les maires du canton, de l'Empire à la République
1870-1878: les maires du canton, de l'Empire à la République

 

Mais le nom de CIPRIANI réapparut le 20 avril, très certainement à la suite de la loi du 14 avril remettant en place les anciens maires pour préparer les nouvelles élections. Celles-ci portèrent à la mairie de Guagno François Brandizio GAFFORY dont la signature apparut sur le registre le 1er juin 1871.

 

Toussaint CIPRIANI n'avait pas abandonné et il reprit le titre de maire en avril 1874. Il se maintint jusqu'en juillet 1878 où le premier magistrat fut Dominique Mathieu POLI.

 

 

Il fallut pratiquement huit ans pour que les républicains s'imposent à Paris. Ils l'emportèrent définitivement aux élections législatives d'octobre 1877 et le maréchal royaliste Patrice de MAC-MAHON démissionna de la présidence de la République en janvier 1878.

 

Dans le même temps, les quatre communes du canton,  avec un peu plus de temps à Soccia, renouvelèrent leurs équipes municipales.

 

 

PS: nous serions heureux de recevoir des renseignements supplémentaires sur la vie municipale entre 1870 et 1878. Eventuellement, ils pourront être publiés sur ce blog.

 

 

1870-1878: les maires du canton, de l'Empire à la République
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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 18:00

 

Voici juste 150 ans, un véritable coup de tonnerre retentit en Corse quand on y apprit la capitulation de Napoléon III à Sedan le 2 septembre 1870 et la proclamation de la République le 4 septembre.

 

L'île avait bénéficié de nombreuses attentions de la part du neveu de Napoléon Bonaparte et en était fière, à tel point que, à Guagno-les-Bains, une plaque entretient toujours la légende de la cure suivie par l'empereur et son épouse, alors qu'ils ne mirent jamais les pieds dans la station thermale (voir l'article Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (1/2)).

 

Le plébiscite du 8 mai 1870 avait été un triomphe: les électeurs corses avaient approuvé les réformes libérales de l'Empire par 57.892 voix contre seulement 523 non et 34 nuls.

 

 

 

POUR LA RÉPUBLIQUE

 

Le ralliement de la Corse à la République n'allait pas de soi.

 

Léon GAMBETTA, devenu ministre de l'Intérieur, eut l'idée de nommer préfet de Corse un républicain convaincu, Dominique-François CECCALDI, né en 1833 à Ota. Il connaissait donc bien le département et surtout les Deux Sevi et les Deux Sorru.

 

 

 

Dominique François Ceccaldi © Assemblée nationale

Dominique François Ceccaldi © Assemblée nationale

 

Dès le 7 septembre, le nouveau représentant de l'Etat envoya une lettre aux 363 maires insulaires pour les informer de la constitution du gouvernement de Défense Nationale et des premières mesures républicaines.

 

D'après le livre d'Ange Rovere et Jean-Paul Pellegrinetti "La Corse et la République: la vie politique de la fin du second Empire au début du XXIe siècle" (Le Seuil, 2013), quatorze communes répondirent en témoignant de leur soutien au nouveau gouvernement. GUAGNO en fit partie ainsi que: Appietto, Balogna, Bastelica, Bocognano, Evisa, Grosseto-Prugna, Guarguale, Moca-Croce, Porto-Vecchio, Sartene, Altiani, Ghisoni et Olmeto--di-Tuda.

 

Mais POGGIOLO alla plus loin en proclamant son adhésion à la République avec dix-huit autres municipalités: Petreto-Bicchisano, Pila-Canale, Rosazia, Sorbollano, Antisanti, Avapessa, Calvi, Casamaccioli, Cassano, Cateri, Corte, Montemaggiore, San-Giovanni, San-Lorenzo, San-Nicolao, Santo-Pietro-di-Venaco, Santa-Reparata et Urtaca.

 

4 septembre 1870: Poggiolo commune républicaine

 

Selon Rovere et Pellegrinetti, dans ces communes, l'acclamation de la République "est l'œuvre de maires, de conseillers municipaux ou d'une partie de la population qui, réunis en un comité communal provisoire, célèbrent la naissance d'une ère nouvelle, annonciatrice d'ordre et de liberté, par le biais de déclarations affichées sur les places publiques ou sur les façades des mairies".

 

En fut-il ainsi à Poggiolo, dont le maire de Poggiolo était, depuis mars 1867, Pierre MARTINI (1837-1907)? Nous l'ignorons.

 

Il ne semble pas que Pierre MARTINI ait fait partie des 70 maires de l'époque impériale qui furent maintenus en fonctions par Dominique-François CECCALDI, sur un total de 363, soit 19,3%. Il faut savoir que, si les conseillers municipaux étaient élus au suffrage universel, les maires étaient désignés par le chef de l'Etat pour les villes de plus de 3.000 habitants et par le préfet pour les autres. Ils correspondaient donc à l'orientation du régime en place.

 

 

 

DES MAIRES EN CASCADE

 

Les registres d'état-civil de Poggiolo montrent que, avec cinq maires en un an, la commune subit les aléas de l'instabilité politique de l'époque où le pays hésitait entre République et Monarchie.

 

Des élections municipales eurent lieu dans toute la France le 25 septembre 1870. Dans notre village, elles tournèrent à l’avantage d’Antoine François FRANCESCHETTI qui enregistra pour la première fois une naissance, le 23 décembre, avec le titre de «Maire et officier de l’état-civil».

 

Il garda ce titre jusqu’au 9 avril 1871 où une déclaration de naissance fut recueillie par Etienne PINELLI, «membre de la Commission faisant les fonctions de Maire». Il y a peut-être un rapport avec la nomination d’un nouveau préfet, Paul d’HERMOYS, nommé le 23 février par Adolphe THIERS, élu chef du pouvoir exécutif par la nouvelle Chambre des députés à majorité royaliste le 17 février.

 

 

Mais dix jours plus tard, le 19 avril, un acte de décès fut signé de nouveau par Antoine François FRANCESCHETTI en tant que maire car la loi du 14 avril 1871 avait décidé de remettre provisoirement en fonction les élus de septembre 1870, jusqu’aux nouvelles élections fixées au 30 avril. Celles-ci furent favorables à Pierre MARTINI dont le nom réapparut sur les registres municipaux le 12 mai 1871 comme «Maire et officier de l’état-civil».

 

Pierre MARTINI resta en place jusqu'en 1876. L'année suivante, 1877, fut importante car le canton de Soccia (regroupant Guagno, Orto, POGGIOLO et Soccia), qui avait élu un conseiller général bonapartiste  (François POZZO di BORGO) en 1872, choisit alors pour la première fois un républicain en la personne de l'avocat Simon UCCIANI (voir l'article "Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)"). La république s'était implantée à Sorru in Sù.

 

 

L'AIGLE RÉSISTE

 

Poggiolo fut longtemps la commune la plus à gauche du canton, comme le montrèrent par exemple les élections législatives de 1914 (voir l'article "Il y a cent ans: l'originalité poggiolaise").


Mais le destin est parfois malicieux. Le premier village républicain du canton conserva un tampon avec une aigle impériale pour les documents officiels.

 

4 septembre 1870: Poggiolo commune républicaine

 

Il fallut que Pierre MARTINI envoie une lettre de réclamation au Préfet, qui, depuis le 9 août 1872, était  Antoine Charles Léon DAUNASSANSpour obtenir un modèle avec l'inscription "République française" à la fin de l'année 1872.

 

Poggiolo était vraiment devenu républicain.

 

4 septembre 1870: Poggiolo commune républicaine
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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 18:25

Les enseignants nommés loin de chez eux peuvent bénéficier de logements de fonction. Mais ces logements ne sont pas toujours de grande qualité quand ils ne risquent pas de s'effondrer comme ce fut le cas à Orto vers 1900 (voir article Ecole éphémère, ruines durables).

 

Au XIXe siècle, les municipalités avaient également à charge le logement des curés car, depuis le Concordat de 1801, ceux-ci étaient rémunérés comme des fonctionnaires.

 

Le 13 octobre 1859, Bonaventure CAMILLI fut nommé curé de Poggiolo à la place de Toussaint MARTINI qui venait d'être désigné à la paroisse de Guagno.

 

Depuis le décès de Jean-Baptiste COLONNA, le 26 février 1840, les Poggiolais avaient connu quatre prêtres en 19 ans:

- Raphaël BATTINI (de 1840 à 1843),

- Etienne BIANCHI (de 1844 à 1847),

- Jean-Baptiste GRISONI (trois mois, du 4 octobre 1847 au 12 janvier 1848)

- et Toussaint MARTINI (de 1848 à 1859).

 

Eglise St Siméon de Poggiolo en 1856 (Archives Départementales).

Eglise St Siméon de Poggiolo en 1856 (Archives Départementales).

 

L'abbé CAMILLI, qui semble avoir été originaire de Cristinacce, avait une certaine expérience. Né en 1795, il avait donc 64 ans quand il arriva à Poggiolo... et il en partit immédiatement pour se mettre à l'abri dans un autre village.

 

Très mécontent, il se plaignit que le presbytère où il devait loger était "exigu et inhabitable".

 

Après avoir prévenu le préfet de cet état de chose, le conseil municipal de Poggiolo, présidé, depuis le 8 décembre 1848, par Antoine François FRANCESCHETTI qui resta maire jusqu'au 28 août 1860, dut s'incliner. Il octroya la somme de 40 francs à Jean Dominique MARTINI, dit Citarinu, (1833-1895) pour qu'il fournisse un logement au curé.

 

Quant au presbytère, il fut acheté par Jean Baptiste PAOLI (1924-1907).

 

Finalement, satisfait de son installation, le Père Bonaventure CAMILLI resta à Poggiolo jusqu'à son décès, le 4 septembre 1873.

 

 

Les renseignements utilisés pour cet article proviennent de la série 1 V des Archives Départementales.

 

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 18:51

L'installation des conseils municipaux élus au premier tour a pu avoir lieu dans de très nombreuses communes. Les nouvelles municipalités vont enfin commencer à travailler pour le bien des habitants.

 

Nous vous proposons ici une photo de l'installation du conseil municipal de Poggiolo. 

 

Le conseil municipal a été installé

 

Vous voyez les dix membres réunis dans la salle de réunion de la mairie, autour du maire et de l'adjoint ceint de leur écharpe.

 

On peut reconnaître de gauche à droite:

- Jacques-Antoine MARTINI

- François DESANTI, dit François de Marosu (en grande partie caché)

- Jean-Marie ORRAZI

- Raymond MARTINI (assis)

- Yvette TRAMINI 

- le maire Bernard PAOLI (assis)

- Christian PINELLI

- Louis DEMARTINI (premier adjoint)

- M. LECA, dit Patinellu, de Guagno-les-Bains

- Etienne PINELLI

 

Vous ne reconnaissez pas les candidats qui s'étaient présentés cette année?

 

Rien de plus normal: il s'agit du conseil élu en mars 1977.

La présence sur le mur de la photo officielle du président Valéry GISCARD d'ESTAING le prouve.

 

Ce document, publié par Jean-Marc TRAMINI, permet de faire quelques remarques:

 

- Le cliché a été pris dans l'ancienne mairie, à côté de la chapelle St Roch. 

 

- En 1977, Yvette TRAMINI fut la première femme à être élue au conseil poggiolais. En 1995, il y avait deux femmes sur neuf élus. En 2008, on en comptait cinq sur neuf. En 2014, elles étaient cinq sur sept. Cette année, elles sont deux sur onze. La parité est très irrégulière.

 

- Sur les dix édiles de 1977, quatre (Jacques-Antoine, Bernard, Louis et Christian) sont toujours vivants et un habite en permanence dans la commune.

 

- Dominique PINELLI, qui vient d'être élu en 2020, est le fils d'Etienne PINELLI qui siégeait en 1977.

 

 

Ce blog a publié en 2017 (voir article ICI) une autre photo, fournie par Jacques-Antoine MARTINI, des élus de 1977 devant la mairie.

Le conseil municipal a été installé
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 12:02
Angèle toujours à la barre

 

Le gouvernement a fait une mauvaise surprise aux conseillers municipaux des communes où l'élection a été acquise dimanche.

Les conseils municipaux déjà élus dimanche dernier devront attendre un rapport gouvernemental prévu pour le 10 mai afin de savoir quand ils pourront se réunir et élire maires et adjoints. Pour le moment, les sortants restent en place.

Ainsi, à Poggiolo, Angèle PINELLI doit toujours rester à la barre. Attendons.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de mai en cliquant sur l'image:

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Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

 

- Fin des classes le 8 juillet: 

 

- du 21 au 30 juillet: 19e festival Sorru in Musica 

- Mardi 16 août:

fête de Saint Roch à Poggiolo.

- dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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