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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 18:00

 

La pandémie de covid ayant entraîné des mesures de protection, la procession de saint Roch, le 16 août, avait un aspect très inhabituel. De nombreux participants (mais pas tous) portaient le masque sanitaire.

 

La devinette de ce mois de septembre est donc évidente:

 

 

sur ces photos de la cérémonie,

pouvez-vous identifier

les personnes masquées?

 

 

Il y avait là Delphine, Germaine, Hélène, Jean-Laurent, Jean-Pierre, Marie, Rose-Marie, Sophie et d'autres encore. La difficulté n'est pas la même pour toutes.

 

ATTENTION: ce mois-ci, contrairement aux habitudes, nous ne publierons pas les réponses à cette énigme.

 

La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 18:00
La devinette du mois: les conséquences de l'armistice

 

2020 est le quatre-vingtième anniversaire d'un triste événement: l'invasion et la défaite de la France de 1940.

 

A Rethondes, dans la forêt de Compiègne, fut signé le 22 juin l'armistice qui reconnaissait la victoire allemande et l'occupation de la moitié Nord du pays.

 

Les Poggiolais furent aussi tristes que tous les Français mais la fin des combats eut une conséquence directe sur une initiative originale prise à Poggiolo quelques mois plus tôt.

 

 

A quoi mit fin l'armistice de 1940 dans notre village?

 

 

Réponse demain.

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 11:00
La devinette du mois: le cadeau de l'évêque

Plusieurs des lecteurs de ce blog ont été très malheureux ces derniers temps car la devinette mensuelle n'a pas toujours été proposée.

 

Ne vous impatientez pas: la devinette revient pour juillet.

 

Cherchez et répondez à la question suivante:

 

Parmi toutes ses richesses, Poggiolo possède un magnifique cadeau donné par un évêque.

 

QUEL EST LE CADEAU QUI A ÉTÉ FAIT

À POGGIOLO

PAR UN ÉVÊQUE

ET QUE L'ON PEUT TOUJOURS ADMIRER?

 

 

Réponse demain. 

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 19:50
Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

 

En 1967, après la guerre des six jours, durant laquelle l'armée égyptienne fut écrasée par l'armée israélienne, les soldats égyptiens furent abondamment moqués pour avoir abandonné leurs chaussures afin de s'enfuir plus vite dans le désert. Il en avait été de même lors des combats d'octobre 1956 dans le Sinaï.

 

Des militaires peuvent également être obligés de partir sans avoir eu le temps d'enfiler leurs souliers quand ils ont été surpris par une attaque pendant la nuit. C'est ce qui arriva aux Grecs en 1734 pas loin de nos villages, à Camputile.

 

Quand l'insurrection générale corse contre l'occupation génoise se produisit en 1730, les Grecs de Paomia restèrent fidèles à Gênes. Encerclés dans la tour d'Omigna fin avril 1731, ils réussirent à se réfugier à Ajaccio, tandis que leur village était dévasté.

 

tour d'Omigna (site paradisu.info)

tour d'Omigna (site paradisu.info)

 

En 1734, trois cents Grecs formèrent une milice de volontaires pour combattre les Corses. Le lieutenant Ghjacumu Santu PETRICONI, envoyé par Gênes, devait aller secourir la garnison de Corte assiégée par les Naziunali. Pour aller vite, PETRICONI mit ses troupes dans des navires pour débarquer à Sagone. De là, il comptait grimper par le Niolo.  

Mais le chef des Corses, Ghjuvan Ghjacumu AMBROSI, dit CASTINETA, comprit la manœuvre et s'avança dans la même zone.

 

La suite est racontée par Jean-Laurent ARRIGHI à la page 76 du livre "Vico Sagone Regards sur une terre et des hommes" (ed. Alain Piazzola):

"Là, il [CASTINETA] apprend que les Grecs, exténués par leur marche forcée en montagne, sont en train de bivouaquer sur le plateau de Camputile. C'est à cet endroit que, dans la nuit du 29 au 30 mars [1734], le campement sera attaqué par surprise. Un grand nombre de Grecs est alors tué et les autres, dans l'affolement, s'enfuient dans les montagnes en abandonnant armes et chaussures".

 

Les survivants parvinrent, non sans mal, à se regrouper à Vico.

 

 

Si vous passez par Camputile, vous ne trouverez plus de chaussures abandonnées mais ayez une pensée pour ceux dont le sang coula sur ce plateau.

 

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 18:00
La devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

Tout le monde connaît l'aventure de ces Grecs réfugiés qui furent installés en Corse, à Paomia, par les Génois. Chassés par les Vicolais, ils s'enfuirent à Ajaccio jusqu'à ce que le comte de Marbeuf, représentant de Louis XV, leur permette de se fixer à Cargèse.

 

Parmi les nombreux affrontements avec les Corses, l'un d'eux est particulier car les Grecs y perdirent leurs chaussures. Quand et à quel endroit proche de nos villages cette mésaventure arriva-t-elle?

 

Réponse demain.

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 18:00
La devinette du mois: quel est le plus ancien?

L'écologie est à la mode et il paraît que la défense de l'environnement sera un thème principal des prochaines élections municipales. Les protecteurs de la nature doivent bien connaître celle-ci.

Connaissez-vous la nature de Sorru in Sù?

 

Dans le territoire qui s'étend au-delà et au-dessus de Vico,

 

Quel est l'arbre le plus ancien?

Quel est son nom?

Où se trouve-t-il?

 

 

Solution demain. Il n'y a aucun piège dans cette question et les habitants d'un village particulier savent certainement tous de quel arbre il s'agit.

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 18:00

 

Une date incontournable du mois de novembre est le 11, anniversaire de l'armistice de 1918, jour férié depuis 1922.

Depuis le 20 février 2012, le 11 novembre est devenu une journée « de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France ».

A cette occasion, la clôture qui entoure le monument aux morts de Poggiolo est décorée de trois drapeaux.

 

le monument aux morts le 8 mai 2009

le monument aux morts le 8 mai 2009

 

Mais, cette année, ces emblèmes ne seront pas sur la barrière métallique.

 

POURQUOI?

 

Réponse demain. 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 17:59

Le 3 septembre va être le quatre-vingtième anniversaire du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Mais, pour un jeune Socciais de l'époque, le grand événement était tout autre.

 


Le 26 août 1939, Antoine PAOLI s'attendait à tout moment à apprendre la naissance de son enfant. Son épouse Antonia était sur le point d'accoucher. Pourvu que ce soit un garçon, pensait-il, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque.


Les événements internationaux avaient bousculé la vie familiale. Si la déclaration de guerre eut lieu le dimanche 3 septembre, le gouvernement français avait décrété la mobilisation générale le mercredi 30 août avec mise en application le 2 septembre à 0 heure.

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Dès les jours précédents, des réservistes et des permissionnaires avaient été rappelés. Antoine en faisait partie, ce qui explique que, le 26 août, il était sur les quais d'Ajaccio sur le point d'embarquer pour aller s'opposer aux Allemands, alors que sa jeune femme connaissait les premières douleurs.

 

Pour avoir des nouvelles, la seule solution était de se rendre à la Poste du cours Napoléon pour téléphoner au bureau de Poste de Soccia.

 

Avant guerre, la Poste socciaise se trouvait au-dessus de la fontaine, face au monument aux morts. La pancarte, complètement effacée, est encore fixée sur la façade

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Sa famille, comme pratiquement toutes les autres, n'ayant pas le téléphone, un de ses parents traversait le village pour donner des nouvelles à la postière qui le répétait à Antoine quand il appelait. Et ainsi plusieurs fois dans la journée...

 

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

 

Les contractions augmentaient, la naissance approchait. Mais le départ du bateau était imminent. La sirène appelait les retardataires. Les passerelles allaient être enlevées. Une fois encore, Antoine courut à perdre haleine jusqu'à la Poste pour dire que c'était son dernier appel. Et, au bout du fil, il entendit quelqu'un arriver dans le bureau de Soccia et crier à l'autre bout de la pièce: "C'est une fille!".


A la fois surpris, soulagé et épuisé, il ne put que lâcher cette phrase: "DITES-LUI QUE JE NE LUI EN VEUX PAS".


Il ne faut pas comprendre qu'il n'en voulait pas à sa femme de ne pas lui avoir donné un garçon, ni qu'il pardonnait à ce bébé d'avoir été si en retard. En fait, Antoine ne savait plus ce qu'il disait, essoufflé par ses allers-et-retours, heureux que tout se soit bien passé et inquiet de ne pas rater le départ du navire. Il lâcha le combiné et courut gravir la passerelle juste à temps.

 

Ce ne fut que quelques mois plus tard qu'Antoine put faire connaissance de sa fille, MARIE-ANGE.


Oui, cette anecdote concerne bien la naissance de Marie-Ange, la dynamique animatrice de l'ancien comité paroissial et de tant d'événements à POGGIOLO. Elle est née Socciaise voici quatre-vingts ans et est Poggiolaise depuis longtemps, depuis son mariage avec Xavier PAOLI.

 

 

Très bon anniversaire, Marie-Ange!
 
 
 
Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Ce texte est la version modifiée et mise à jour de l'article paru sur ce blog le 28 août 2009.

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 17:58
Devinette du mois: l'anniversaire de 1939

Le mois de septembre va être celui d'un triste anniversaire: celui du déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Voici quatre-vingts ans, le dimanche 3 septembre 1939, à la suite de l'invasion de la Pologne par les armées du Reich, la Grande-Bretagne à 11 heures, puis la France à 17 heures déclarèrent la guerre à l'Allemagne.

D'ailleurs, la mobilisation des réservistes français avait été décrétée le mercredi 30 août.

Or, pendant ces journées, un événement très important de sa vie et particulièrement heureux se produisit pour une personne très connue à Poggiolo.

 

Quelle est cette personne? Quel fut l'événement? 

 

Réponse demain.

 

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 17:57

Parmi les quelques ponts qui enjambent le Fiume Grosso, lequel est le plus ancien?

Les plus connus sont ceux du Genice et de Caldane à Guagno-les-Bains. Sur le plan-terrier établi à la fin du XVIIIème siècle par les autorités françaises, un pont est dessiné et nommé à Caldane mais il ne s'agit pas du pont actuel, construit entre 1851 et 1857 (voir l'article qui lui a été consacré). Par contre, aucun pont n'est visible au Genice.

 

Solution de la devinette: le pont disparu du Genice

 

Pourtant, Pierre MARTINI a trouvé, près de l'actuel pont du Genice, des vestiges des fondations d'un pont génois

Nous publions l'étude qu'il vient de réaliser sur cet endroit où des vestiges anciens peuvent être devinés. Il les explique et accompagne sa description de réflexions personnelles.

L'ensemble forme une originale méditation ambulatoire.

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Voulez-vous bien me suivre tout au long de cette petite méditation ambulatoire, à la découverte de quelques empreintes des temps passés, méconnues parce que presque invisibles?

 

Regardez la carte, le Nord...faisons un tour d'horizon: au delà du Fiume Grossu (ex Guagno...ex Liamone!) la rive droite qui monte vers U Pighjolu au loin et Soccia et Ortu... Devant nous, en rive gauche de la rivière, voici le lieu dit U Genice dont nous allons maintenant surprendre quelques débris de vies jetés ci et là jadis par nos séculaires ancêtres.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

 

Lisez la carte, voyez : vous seriez-vous douté qu'un pont "à dos d'âne" dit aussi pont génois, construit en des temps très anciens, en élément lithique, plus vraisemblablement qu'en bois, sautait la rivière à cet endroit? Vous verrez qu'aux points Pn et Ps, on en distingue encore les deux ancrages ou appuis de fondation.

 

Le point F indique, au débouché du pont, un four à pain, en très vieilles pierres moussues, dont la structure est bien conservée.

 

Le point C1 est un chemin antique, en partie dallé et empierré; il rejoint le point C2, chemin ancien, lui, mais cadastré, donc plus récent que C1 qui, non cadastré, a de toute évidence été oublié ou négligé par les topographes modernes, ainsi il est sorti de l'Histoire. C2 reliait aux temps jadis Vico à Guagno. Plus tard encore, une route moderne appelée chemin départemental n°... en rouge sur la carte, a relié ces deux villages; C2 a disparu sous des monceaux de terres rapportées au hasard, et puis la même route départementale fut lancée vers le nord à la recherche des trois villages de la rive droite; un pont moderne fut jeté sur la rivière et le vieux pont à dos d'âne est lui aussi sorti de l'Histoire, oublié, sans utilité, il a disparu, en ces temps lointains, sans doute difficiles où on n'avait pas le loisir de s'inquiéter des vieilles pierres et des monuments en péril. Ainsi, horresco referens, combien de témoins ici et là sont-ils à jamais péris?

    

Le point M est l'emplacement d'une maison, genre maison forte, du XVIII siècle, peut-être un peu moins, sans doute un peu plus... et puis, disparue la maison... plus une pierre... à la suite de quelque mésentente familiale. Dans l'inattention que nous portons à tout ce qui nous a précédé, nous sommes aussi blâmables que nos anciens, bien plus même, dans la mesure où nous avons conscience du mal que nous faisons aux choses inaniméesJe me souviens avoir vu, sous la maison, un captage d'eau, une source d'eau potable; détail important pour qui veut essayer de raconter le passé ou de l'imaginer.

 

Enfin, le plus mystérieux est ce point marqué T qui indique la présence d'un ou deux tumulus, de forme pyramidale, en galets de rivière, enfouis sous des broussailles.

 

Photo Géoportail.

Photo Géoportail.

 

Voilà ce que, sans prétention, je voulais vous faire découvrir ce petit espace de vie à présent tout à fait invisible; lieu de vie économique, écologique, si l'on veut bien entendre ces deux termes dans leur sens exact: c’est-à-dire pour l'un,"qui règle sagement les dépenses de sa maison", et pour le second, "qui adapte ses habitants au milieu naturel où ils vivent et travaillent." J'ajouterai que se trouve peut-être ici, également, une sorte d'espace cultuel... de traditions indigènes, symboliques, de rites perdus... mais vraisemblablement paléo-chrétien...Les hommes ont toujours mis leurs espoirs dans la déification d'une moindre chose, en un moindre lieu... un instinct?...

 

 Que penser de tout cela? Qu’y avait-il ici? Qu'en dire? Il faudrait faire un concours d'imagination, établir des hypothèses, monter des modèles, comme le disent si habilement les savants après avoir  fait une découverte; répondre à moult questions... inventer des sujets de réflexion... mais qui encore s'y hasarderait?

 

Qui étaient les hommes et les femmes, les enfants qui vivaient et mourraient ici? Ils s'auto-alimentaient bien sûr, mais aussi faisaient-ils commerce des produits de leur travail, agricoles, d'élevage, de la pêche, d'un petit artisanat du bois ou de la pierre... ils survivaient. Et toutes les voies de communication qui divergent en tout sens de cet endroit naturellement favorisé, heureux, étaient des vecteurs de commerce, bien sûr mais aussi des voies bellicistes, sans doute. Ces hommes ont abandonné ici, sans chercher à les conserver pour une improbable postérité, les quelques traces qui nous restent encore.

 

Peut-on imaginer que ces gens, de fortunes diverses se rassemblaient à l'occasion autour d'un culte? Lorsqu'on pressent qu'une l'histoire a existé en un endroit et qu'on n'en n'a aucun témoignage, ou si peu, il faut la créer, cette histoire... mais, attention!... ne pas divaguer pour autant... toujours rester dans le droit fil du raisonnable. Peut-on imaginer aussi qu'ils se réunissaient dans la maison fantôme... une auberge, quelques literies, quelques commerces. Il me revient alors incidemment cette vieille complainte "le train de Bastia" ... "quantu passera u train tira encu a mitralliosa…». Cela est mal transcrit sans doute, mais comprenne qui pourra!... Rencontres politiques, encore, dans la maison, ou claniques; de patriotes... pour ceci, cela, contre ceux-ci; il se monte des cabales, des partis, des expéditions... des révolutionnaires s'énervent, à voir!

 

Cette maison, peut-être encore le fief d'un seigneur (ne sommes-nous pas au centre de cette ancien pays que l'on nommait jadis la Terre des Seigneurs?); ou d'un malandrin local, autoproclamé, contrôlant tout l'espace à son profit: pont, chemins, octroi, cultures, moulins, pâturages, points d'eau, points de feu, lieux de vie... contrôlant sans doute ainsi les quelques concentrations humaines à peine naissantes qui s'appèleront bien plus tard Poggiolo, Orto, Soccia... et d'autres, mortes-nées parce que non viables... Maison qui fut tout simplement ce lieu de réunion de malfaiteurs dont nous parlent à l'envi certaines légendes peut-être controuvées, bandits qui saignaient les parages, profitant de leurs extraordinaires valeurs économiques, eaux, cultures et élevages, bois, sentes et le pont, passage obligé des mouvements entre diverses communautés, et cet incessant voyage des peuples qui nous a par la suite mené jusqu'au bout du monde... instinct de survie! Voilà, à chacun à présent de comprendre à sa façon ce qu'était le petit morceau de terre qui vient de sortir de l'oubli; à chacun de croire ce qu'il désire, comme le disait exactement le vieux Jules (César) qui connaissait si bien les hommes. Dans cette interrogation, j'ai moi-même mon idée, je la garde. Peut-être pourrons-nous confronter un jour toutes nos pensées si variées et sans doute si riches.

 

Photo Google

Photo Google

Et alors, j'ai repris mon chemin, à l'aventure; passant le pont de pierre, si étroit,100 mètres à peine en aval de ce qui reste de notre vieux pont "à  dos d'âne", j'ai pensé à ce bel apophtegme de Gogol: "l'architecture est une chronique de l'univers, elle parle encore quand les chansons et les traditions se sont tues". Ah! cette âme russe... incomparable mélancolie... Le long de la route, de part et d'autre, plus aucune architecture qui puisse encore parler...et que pourrait-elle raconter? Plus de chansons non plus et nulles traditions nulle part. Je ne vois qu'une terre abandonnée, sale, saupoudrée de carcasses d'automobiles et de déchets dont se débarrassent des hommes sans conscience en clamant tout haut qu'ils aiment leur terre... pauvres d'eux... vanitas!

 

      L’étranger qui passe par ici, à pied ou en voiture, l'indigène qui sans cesse sillonne les routes (en voiture, lui évidemment) peuvent-ils  penser qu'en même temps qu'avec notre extrême modernité, nous avons atteint le point la plus bas de notre terrestre aventure, dans une vertigineuse précipitation?

 

Le pont génois de Pianella à Ota.

Le pont génois de Pianella à Ota.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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