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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:47

La devinette du mois portait sur l'aspect physique de Jésus et plus précisément sur sa couleur de peau.

 

A Poggiolo, il existe un élément important concernant le possible aspect physique du Christ. 

En entrant dans l'église Saint Siméon, la première chapelle de droite abrite une peinture à huile sur bois de grandes dimensions. Elle représente une descente de croix ou plus exactement la déposition du Christ.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Le corps supplicié posé sur le sol a bien la peau noire tout en étant de type européen. Ce noir, ou plutôt ce gris très foncé, renforce l'impression que la vie est partie et que la pourriture commence.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Sept autres personnages sont sur ce tableau, quatre femmes et trois hommes. Aucun n'est noir. Selon la tradition, les hommes sont Joseph d'Arimathie et Nicodème qui sont debout et l'apôtre Jean qui tient le cadavre par les épaules.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Parmi les femmes, Marie, la tête nimbée, a les mains jointes près de son fils. La femme dont on ne voit pratiquement que l'abondante chevelure est Marie-Madeleine. Ses cheveux sont dénoués en signe de repentir de la pécheresse. Les deux autres devraient être Marie Salomé, mère de Jean, et Marie Jacobé, mère de Jacques.

 

 Cette peinture très originale est signée, datée et même localisée par une inscription visible dans le coin inférieur droit:

D. Maestracci

Occhiatana 1939

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

Ce tableau a été installé dans l'église paroissiale de Poggiolo peu de temps avant la déclaration de guerre de 1939. Il avait été peint à Occhiatana, en Balagne, près de L'Ile-Rousse, village où vivait le peintre Damaso MAESTRACCI.

 

Damaso MAESTRACCI naquit à Occhiatana en 1888 et y décéda en 1976,

Après avoir participé à la Grande Guerre, il s'inscrivit en 1921 aux Beaux-Arts de Marseille et en obtint le premier prix. Comme l'écrit Julia TRISTANI,

"il présente un profil d'artiste-artisan unique en Corse. Il est le premier sculpteur à introduire et à multiplier dans l'île des œuvres réalisées en plâtre, en ciment, voire en béton armé, reproduisant les techniques des rocailleurs de Provence qu'il côtoie à Bargemon, dans le Var, d'où est originaire son épouse (Apollonie)" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", page 573).

Il était donc beaucoup plus sculpteur que peintre.

 

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Quand il se retira dans son village natal, il dirigea un atelier de statues et de bas-reliefs religieux, véritable entreprise dénommée "L'art religieux".

MAESTRACCI fit partie du grand mouvement de renaissance artistique que connut la Corse entre les deux guerres mondiales et qui fut illustré par la revue "A Muvra". Il fit paraître de nombreux placards publicitaires dans cette revue. Par contre, au contraire de certains rédacteurs de celle-ci, il ne fut pas tenté par l'irrédentisme italien, tout en étant un fervent partisan du régime de Vichy.

Sa notoriété était grande et il n'hésitait pas à répondre à de nombreuses commandes publiques et privées. Ses productions se trouvent dans toute la Corse, comme le montre cette carte:

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Les détails sont disponibles en cliquant ici.

 

L'article de Julia TRISTANI cité plus haut donne la liste des réalisations de Damaso MAESTRACCI à Vico:

 

- statue de la Vierge de Lourdes (couvent)

- statue du Père ALBINI (au couvent)

- Ste Thérèse d'Avila (bas-relief installé dans l'église paroissiale en 1939)

- chemin de croix (église paroissiale Ste Marie), bas-relief monumental béni en 1941 et enlevé dans les années 1980 à cause de la dégradation du plâtre

- reproduction de la grotte de Notre-Dame de Lourdes, installée près du couvent St François en 1938

Photo CTC

Photo CTC

- tombeau du chanoine FRANCHI (cimetière communal)

Photo CTC

Photo CTC

- vase décoratif à l'entrée du cimetière

 

Photo CTC

Photo CTC

- buste en bronze de l'ancien maire François PADRONA, mort en 1938; réquisitionné et fondu par l'armée italienne en 1942, il en reste toujours la base sur la place PADRONA.

Photo CTC

Photo CTC

Il faut y ajouter, tout près de Vico, le chemin de croix de l'église d'Arbori et, bien sûr, le tableau de Poggiolo

Les réalisations effectuées dans les Deux Sorru datent des années 1938 à 1941, créneau dans lequel s'insère parfaitement le tableau de St Siméon.

 

Poggiolo a donc la double particularité de posséder une des rares peintures de Damaso MAESTRACCI et, surtout, de montrer que le Christ était noir.

 

Une vidéo:

une conférence de Julia TRISTANI sur le sculpteur MAESTRACCI est disponible sur le site de TéléPaese en cliquant ICI.

 

Lectures conseillées:

"La commande publique et religieuse au sculpteur Damaso Maestracci: le cas de Vico" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", pages 572 à 576, ed. Alain Piazzola)

"La maison du sculpteur corse Damaso Maestracci, entre lieu de mémoire et demeure d’artiste", article disponible sur internet: https://insitu.revues.org/13438

"Les rocailles, une architecture oubliée", excellente présentation des rocailles de Marseille et notamment du quartier du Roucas-Blanc, par Yves GAUTHEY (ed. Mémoires millénaires)

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:27

Finalement, les tableaux consacrés à Poggiolo sont suffisamment nombreux pour envisager d’organiser une véritable exposition de peinture. 

Après avoir montré plusieurs tableaux de rues du village dans plusieurs articles récents (dont les références sont rappelées à la fin de ce texte), voici encore un tableau, cette fois-ci d’une maison toute seule. 

 

Intitulée «Blue Door» (la porte bleue), cette œuvre avait été publiée le 12 janvier 2010 sur le blog de l’Américaine Leslie HAWES et signalée sur le Blog des Poggiolais un mois plus tard (dans l’article «Voulez-vous acheter la maison des Dubreuil?»).

Elle représente la maison de Philippe et Hélène DUBREUIL, surnommée «le petit four» à cause du four qui est à l’entrée. Elle est l’avant-dernière habitation du village sur la route allant vers Soccia.

Ce dessin (car ce n’est pas une peinture) était proposé à la vente pour 100 dollars plus 15 $ de frais d’expédition depuis Tucson.

Mais son autre particularité est d’avoir été réalisée par le biais d’internet. Grâce à Google, il est possible de voir les bords des chemins. En circulant de façon virtuelle sur les routes corses, l’artiste avait remarqué le lieu et recopié la capture d’écran.

Voici le dessin réalisé.

 
Le curieux tableau de la porte bleue

Voici ce que Google montre.

 
Le curieux tableau de la porte bleue

D’autres lieux de Corse ont été croqués de cette façon, comme à Soccia.

Par exemple, cette autre œuvre représente le virage qui est au-dessus de la maison de Judith Ottavi-Poli et fait voir le panorama des montagnes jusqu’au col de Sorru.

Elle s'intitule "White cat Soccia Corsica" à cause du chat qui est dessiné à la fenêtre aux volets ouverts.

 
Le curieux tableau de la porte bleue

Google montre exactement pareil, exception faite de la fumée sortant de la cheminée.

Le curieux tableau de la porte bleue

Madame Hawes expliquait l’intérêt qu’elle portait aux paysages insulaires:

"Les maisons de la Corse sont inondées de portes et de volets colorés. Les tons subtils du rocher, des carreaux et des oliviers forment le contraste parfait».

 

Maintenant, ce blog n’existe plus et aucune commande n’est possible. Mais, à l’instar de cette artiste, on peut désormais croquer toutes sortes de paysages sans se promener de par le monde en traînant son chevalet. C’est le progrès!

 

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Poggiolo vu par les artistes:

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Published by Blog Poggiolo - dans Activités culturelles
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 18:00

Samedi 29 avril va être une journée très chargée pour les Corses de Marseille. En effet, deux grands événements vont avoir lieu en même temps dans la cité phocéenne.

 

Premier événement: La traditionnelle journée des vocations sacerdotales pour la Corse.

Elle en sera à sa quatre-vingt-troisième édition. Cette journée qui doit aider au recrutement de prêtres pour la Corse comprendra: rencontre avec Mgr de Germay, l'évêque de Corse, repas, concert du groupe ARAPA et grande messe à la cathédrale.  

 

Deuxième événement: Les quinze ans de la RHFC (recherche sur l'histoire des familles corses).

L'association, hébergée par la Maison de la Corse (69 rue Sylvabelle) fera le bilan de ses recherches généalogiques et donnera conférences et ateliers pour faire découvrir la généalogie corse.       

 

On verra, ci-dessous, que les programmes sont intéressants et bien fournis. Mais le télescopage des dates est vraiment bête!                                                                                                           

Les Corses de Marseille sont trop gâtés
Les Corses de Marseille sont trop gâtés
Les Corses de Marseille sont trop gâtés
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 18:19

La campagne électorale actuelle n'est pas toujours très intéressante. Surtout, elle évite les problèmes  les plus importants pour l'avenir et se complaît dans des sujets très à ras de terre. Parfois, on sent le besoin de s'élever un peu. Ce serait le moment de chercher de l'air frais, de l'altitude mentale (comme a écrit Marcel PROUST), auprès de Jean BARTOLI.

Jean BARTOLI est connu à Poggiolo sous le prénom de Jean-José. Fils de Dominique BARTOLI et de Jéromine DESANTI, son épouse, il est le petit-fils de Jean Hyacinthe DESANTI, gouverneur du Dahomey et du Soudan, dont la biographie a été publiée dans l'article "Un Poggiolais au Mali". Il est le frère de Rose-Marie CHABROLLE et de François BARTOLI.

Né à Paris en 1950, il vit au Brésil depuis 1975, après des études de philosophie à Paris et de théologie à Rome.

Jean BARTOLI est devenu consultant en ressources humaines et intervenant en entreprise sur les questions d'éthique dans les affaires à l'Université Pontificale Catholique de Sao Paolo.

Sa biographie complète se trouve dans l'article "Un lien au-dessus de l'océan".

 

Prenons un peu de hauteur avec Jean Bartoli

Jean a tenu un blog de philosophie très intéressant et très suivi. Il écrit maintenant sur Linkedin à l'adresse https://www.linkedin.com/in/jean-bartoli-91b946112/

Ses trois ou quatre billets mensuels sont écrits en portugais mais la fonction "Traductions" de Google permet d'en avoir la version française, qu'il faut parfois corriger. Ces textes courts sont marqués par une grande profondeur d'esprit. Les penseurs français y ont une grande part. Ainsi, dans le dernier article, le 3 avril, il est fait référence à Jacques ELLUL et à Blaise PASCAL.

Prenons un peu de hauteur avec Jean Bartoli

Son avant-dernière réflexion, parue le 10 mars, porte sur "la vérité et la confiance", deux notions bien utiles en période électorale. Saint Augustin fait la distinction entre "veritas lucens" (la vérité qui éclaire) et  "redarguens veritas" (la vérité qui nous confronte, qui accuse ou nous ordonne l'humilité).

Pour la première forme, il faut constater que "la vérité est plus démocratique que nous pensons  et dépend plus de la pureté du regard que de la sophistication du raisonnement".

La seconde sorte de vérité est tout à fait d'actualité: "Les surprises récentes créées par des décisions collectives telles que les élections américaines, le Brexit et l'élection française en cours montrent une confrontation profonde entre ce que certains annoncent comme la pensée correcte et ce que pensent vraiment les gens".

"Le vide de certains discours politiques, économiques, commerciaux et religieux ne supporte pas la confrontation avec le simple bon sens. La langue fleurie est facilement vaincue par la crudité de la réalité."

"Pourquoi ne pas être vrai? C'est le moyen d'établir des relations durables fondées sur la confiance mutuelle."

Souvenir: Jean-José à la fontaine de Poggiolo en 1966.

Souvenir: Jean-José à la fontaine de Poggiolo en 1966.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:02
Comment transmettre dans notre société?

Un blog est un ensemble de textes et d’images accessibles au public pour transmettre des informations et des idées. Même destiné à des personnes particulières, un blog est inséparable de l’idée de transmission.

Le blog qui est sous vos yeux veut être un lien entre les Poggiolais et amis de Poggiolo quel que soit l’endroit où ils habitent. Il publie des articles sur l’actualité du village et du canton. Il donne aussi des textes et des documents sur l’histoire de la communauté poggiolaise. Le but est bien de permettre la transmission. 

 

La transmission des connaissances et des valeurs est une question fondamentale dans une société entièrement obnubilée par l’immédiateté, comme le prouve la désolante campagne électorale des présidentielles.

 

Une réflexion sur la transmission est proposée par «l'Association des Amis» au couvent St François de Vico, sous la forme d’une joumée-rencontre

 

Ie samedi 22 avril avec Nathalie Sarthou-Lajus,

rédactrice en chef adjointe de la revue «Etudes»,

sur le thème:

 

 «Qu'avons-nous à transmettre? la charge et le goût de transmettre»

 
Comment transmettre dans notre société?

Afin d'aider les participants à entrer dans Ie temps d’échange, Nathalie Sarthou-Lajus a fait parvenir ce message qui a été publié dans «Inseme» d’avril et repris dans le «Corse-Matin» de lundi 17 avril.

 

Le goût de transmettre

 

La difficulté de transmettre que les éducateurs de toutes sortes s'accordent à reconnaître ne porte pas tant sur le contenu de la transmission (quel savoir? quelle valeur? quelle croyance? ... ) que sur l'acte de transmettre lui-même dont nous avons perdu la saveur. C'est donc cet acte de transmettre que je propose d'interroger, non pour en déplorer la faillite, mais pour en retrouver le goût.

 

Qu'est-ce qu'il se passe quand «ça passe» ou au contraire quand nous constatons que «ça ne passe pas» entre nous? Il s'agit bien de faire passer quelque chose de soi à d'autres. L'acte de transmettre met en jeu une relation entre des personnes qui décident du sens et de la valeur de ce qui est transmis. 

La qualité de la relation va faire que la transmission est vivante ou mortifère. Nous redoutons de transmettre car certains héritages imposés pèsent lourd et écrasent nos fragiles épaules. Mais le vide de transmission est aujourd'hui tout aussi violent qu'a pu l'être autrefois l'autorité des maîtres et des pères.

 

Comment redonner sens et saveur à des actes de transmission très concrets et fondamentaux tels que «cuisiner», «raconter» ? Comment, loin de rivaliser avec les enseignants et Ies parents, les nouvelles technologies peuvent-elle réhabiliter la fonction première de l'éducateur qui est d'être un passeur? A cette occasion, serons relus certains épisodes de transmissions qui sont nombreux dans l’Evangile: l'Annonciation, la parabole des talents, le retour du fils prodigue... ».

 

S’inscrire à la journée et au repas de midi en appelant le Couvent de Vico de préférence le matin au 04 95 26 83 83 ou par courriel: accueilcouventvico@orange.fr

 

 

Nathalie Sarthou-Lajus a déjà animé une journée de réflexion le 16 avril 2016 sur le thème «Pourquoi je suis encore chrétienne».

 
Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 18:12

La mairie de Poggiolo aurait-elle conclu un contrat publicitaire secret? Est-ce l'idée d'un Poggiolais ou d'un ami du village? Ou est-ce une simple coïncidence?

Toujours est-il que la société Oxbow, réputée pour ses vêtements sportifs, vient de mettre en vente un nouveau modèle de polo dénommé POGGIOLO!

 

Habillez-vous avec Poggiolo
Habillez-vous avec Poggiolo
Habillez-vous avec Poggiolo

Vendu 70 euros, ce polo de coupe classique est, comme l'indique le site de la marque, "de couleur gris clair faux uni" avec "Jeu subtil de matières pour un look très casual chic, Col uni doublé de popeline imprimée, Manches courtes, Broderie tricolore sur la poitrine, Patte de boutonnage au col, fentes sur les côtés".

Voilà un excellent vêtement pour l'été en Corse ou ailleurs. Bien sûr, certains auraient préféré une tête de Maure plutôt que le bleu-blanc-rouge qui décore discrètement la petite broderie en forme de planche de surf sur la poitrine! 

Le polo Poggiolo peut être commandé sur le site: oxbowshop.com, ou chez les revendeurs de la marque à la fleur aux quatre pétales.

 

PS: cette annonce est de la publicité absolument gratuite.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 18:00

Dans la série des peintures et dessins représentant Poggiolo (voir les articles     "Une rue de Poggiolo", "Le café de la ruelle derrière St Roch""Un dessin de la stretta" et "La stretta vue par Jean"), voici une image du Fragnu, l'embranchement, à l'entrée du village, des routes vers Orto, Soccia et Guagno-les-Bains. 

Cette peinture est de Jean Martin PINELLI.

Le Fragnu de Jean Martin Pinelli

Les maisons sont placées au fond alors que la route venant de Guagno-les-Bains est au premier plan au centre. La croix marquant l'entrée du village et la bifurcation vers Orto sont hors du cadre, à droite.

Le Fragnu de Jean Martin PinelliLe Fragnu de Jean Martin Pinelli

Les éléments caractéristiques du Fragnu (ce qui signifie moulin à huile) ont été bien gardés: la maisonnette de gauche, les trois maisons d'A Vazzina (ce qui signifie: bassin, cuvette d'eau) le long de la route, l'ordonnancement général des habitations avec, au centre, le petit clocher de St Roch qui émerge timidement des toits.

Sur le terre-plein, près de la croix, le hangar, ancien atelier de mécanique MICHELANGELI, forme une grosse masse plus blanche que les autres constructions.

La présence d'un âne et d'une chèvre fait un peu couleur locale. 

Quelques-une des œuvres de Jean Martin, inspirées par la Corse et la Provence, sont présentées dans le diaporama ci-dessous.
 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:00

Dans la série des peintures et dessins représentant Poggiolo (voir les articles    "Une rue de Poggiolo", "Le café de la ruelle derrière St Roch" et "Un dessin de la stretta"), voici une image qui date de 2008. Il faut remercier Joël CALDERONI pour le don de cette photographie.

La Stretta de Poggiolo vue par Jean l'artiste

Ce lieu se reconnait facilement. Il s'agit du croisement de la Stretta et de la route départementale. L'artiste s'est placé à côté de la maison CECCALDI  et un peu en hauteur pour montrer les maisons des Case suprane et la forte pente de la rue qui rejoint la route.

 

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

Copie d'écran de Google Maps.

Copie d'écran de Google Maps.

L'auteur de ce tableau est d'origine poggiolaise et il est toujours bien vivant: il s'agit de Jean PINELLI, dit aussi Jean Martin PINELLI. 

La Stretta de Poggiolo vue par Jean l'artiste

Ses tableaux se trouvent dans plusieurs familles du village, qui lui ont passé des commandes ou qui en ont acheté à l'occasion des salons des artistes peintres qui furent organisés pendant neuf étés par l'association artistique et culturelle de Sorru in Sù.

Jean est né en 1946 en Guyane, à St Laurent du Maroni, où son père Xavier Leto PINELLI, militaire, était en fonctions. 

La passion pour la peinture lui est venue alors que, en 1958, il était élève au lycée FESCH à Ajaccio grâce à son professeur de dessin, Monsieur William THETARD, pédagogue très avisé.
    Fonctionnaire de l'Administration postale à Paris jusqu'en 1976, puis en Corse où il a exercé ses fonctions dans plusieurs villages, la peinture restait son seul "passe temps".
    A Paris, parcourant les musées et les galeries, cet autodidacte a acquis de sérieuses bases artistiques. C'est en 1976 que Jean a exposé pour la première fois à la galerie Bassoul d'Ajaccio dans le cadre du salon des peintres postiers. En  mars 2007, son exposition de 86 tableaux à la galerie Arkane a connu un grand succès.
    Les peintures de Jean-Martin sont surtout inspirées par les paysages, les villages et les personnes de notre région. Mais ses talents sont variés: ainsi, il a sculpté dans un tronc d'olivier  venant de Vico un Saint Roch de 200 kg présent dans l'église de Guagno.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 17:00
Du nouveau pour le livre de Nicolas

Du nouveau pour le livre de Nicolas J-B PINELLI dont nous avions annoncé la parution le mois dernier (voir l'article) !

Il est désormais disponible dans toutes les FNAC de France et peut être commandé sur leur site internet.

Il est également en rayon dans les importantes librairies de Marseille que sont Maupetit et Prado-Paradis.

Rappelons que, sous le titre: "Ils sont partout ! Des Îles Sanguinaires à la Provence", ce livre de 200 photographies originales montre des surprenants visages, des apparitions fugaces et des formes étranges repérées dans la région d'Ajaccio  et  à  Marseille.

Son prix est de 22€.

 
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:00

L'article sur le cinéma de Marignana ("On a presque honte d'être d'un village") peut faire penser à une autre forme de cinéma rural, qui a malheureusement tout à fait disparu: le cinéma itinérant. Des projectionnistes allaient autrefois l'été de village en village pour montrer des films dans les lieux non encore touchés par la télévision.

 L'article ci-dessous, écrit d'après des souvenirs de Michel FRANCESCHETTI, avait été publié sur ce blog en mai 2009 et a été légèrement remanié. 

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Les membres de la génération 68 (ceux qui avaient 20 ans autour de 1968) se souviennent certainement des séances de cinéma qui avaient lieu à Soccia pendant les grandes vacances des années 1960.

Chaque lundi, la séance était annoncée par une affiche apposée dans les villages de Sorru in Sù. A Poggiolo, elle était fixée par du scotch ou du sparadrap sur la porte de la maison MARTINI ou près de de la boîte aux lettres qui se trouvait alors sur le mur de la route, en face de la maison CECCALDI. Elle y restait jusqu'à ce que le briquet d'un adolescent malicieux la réduise en cendres!!! Mais tous les jeunes avaient eu le temps de la lire et de décider ou non de se rendre à la soirée.

Photo du 23 juillet 1968. De gauche à droite: Joël Calderoni, Marie-Thérèse Martini et Hervé Calderoni.

Photo du 23 juillet 1968. De gauche à droite: Joël Calderoni, Marie-Thérèse Martini et Hervé Calderoni.

La séance débutait vers 21h ou 21h30. De Poggiolo, on se rendait à Soccia en groupe et à pied, évidemment. Qui aurait pensé utiliser un véhicule pour faire trois kilomètres? D'ailleurs, qui avait une voiture?

 On s'asseyait sur des chaises hétéroclites ou un banc en bois qui menaçait de s'effondrer. L'ambiance était bon enfant car tout le monde se connaissait. Après avoir encaissé le prix de l'entrée, le projectionniste ambulant faisait cliqueter son appareil qui montrait toujours une première partie d'actualités ou de reportages avant le grand film. Ce film n'était jamais une nouveauté de l'année mais avait bien déjà 2 à 6 ans d'exploitation en ville.

Chaque changement de bobine permettait un entracte plus ou moins long. On houspillait parfois les filles qui passaient devant l'écran pour récupérer leurs sacs que les garçons avaient chipés. 

1966 fut la première année où les séances se tinrent "chez Marco", ou plus exactement "chez Santa", comme on disait alors, c'est-à-dire dans l'actuel hôtel "U Paese", alors en construction. C'était dans une salle qui est sous la terrasse de l'hôtel.

Cinéma rural (2/3): Cinema in paese, années 60

Les années précédentes, les projections avaient eu lieu à l'ancien Hôtel Ste Anne qui était quelques dizaines de mètres plus haut.

Le mur étant suffisamment blanc pour servir d'écran, il n'était pas nécessaire d'y accrocher des draps de lit (drap à une place pour les films ordinaires, draps à deux places pour les grands films en cinémascope!) comme à l'Hôtel Ste Anne.
Le prix de la soirée était de 3 Francs, ce qui équivaut à 0,46 euro. Pas de quoi se ruiner!

Voici, avec les anecdotes qui y sont liées, la programmation que je connus pendant mon séjour de l'été 1966 (en cliquant sur les titres ou les noms d'acteurs, vous aurez des renseignements sur ces chefs-d'œuvre impérissables):
  - lundi 18 juillet: "Tonnerre apache", western avec Charles BRONSON.
 - lundi 25 juillet: "Au bord du volcan",
 film d'espionnage avec Martine CAROL.
 - lundi 1er août: treize jeunes Poggiolais (dont je faisais partie) ne sont pas allés au cinéma car ils préparaient une excursion à Camputile pour le lendemain (et le départ était fixé à 4 heures du matin!).
 - lundi 8 août"Houla-Houla",
 film comique avec Fernand REYNAUD.
 - lundi 15 août: "Les trois sergents", western avec Dean MARTIN, Franck SINATRA et Sami DAVIS jr. Il fallut attendre la fin de la traditionnelle procession aux flambeaux et bougies de l'Assomption pour commencer. Mais certains Poggiolais, lassés des "navets", avaient préféré aller aux "Trois Chemins" écouter des 45 tours à la belle étoile sur un électrophone TEPPAZ à piles, comme ils le faisaient souvent.

Cinéma rural (2/3): Cinema in paese, années 60

Joël CALDERONI près d'un électrophone sur la terrasse des Bartoli le 20 août 1966 (extrait du film "Au temps du 45 tours").

 

  - lundi 22 août: "Exodus"film exceptionnel par sa longueur et son thème (super-production hollywoodienne sur les débuts de l'Etat d'Israël). Le prix fut donc exceptionnel: 4 Francs.
  - lundi 29 août: "Le vice et la vertu". Film de Roger VADIM d'après le marquis de Sade, avec Robert HOSSEIN, Annie GIRARDOT et Catherine DENEUVE. Il était en principe interdit aux moins de 18 ans mais cette limitation, à peine entrevue lors de la projection de la bande-annonce le 22 août, n'était pas indiquée sur les affiches.
lundi 5 septembreséance annulée pour cause d'une panne de courant dans le canton, panne commencée depuis le matin et qui dura jusqu'au lendemain!!! Il y avait toujours une ou deux coupures de cet ordre pendant les vacances.

Lors d'étés sans télévision (premier poste au village: dans la famille MICHELANGELI en 1965, semble-t-il), ces soirées étaient des distractions qui permettaient de se rassembler, de s'amuser et d'entretenir l'esprit communautaire de l'époque.

 

Mais c'était il y a très, très longtemps, dans une autre époque, dans une autre société, peut-être dans un autre monde...

 

(à suivre)

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Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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