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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 09:41

 

TOUTES NOS CONDOLÉANCES.

 

 

Après le drame de Guagnu: obsèques aujourd'hui.
Après le drame de Guagnu: obsèques aujourd'hui.
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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 18:00

 

La période dite "de la Toussaint" est le moment où beaucoup pensent à fleurir les tombes de leur famille. A ce propos, il faut souligner la qualité du nettoyage effectué cet été au cimetière de Poggiolo à la demande de la mairie.

 

Photos prises le 7 août 2021 par Michel Franceschetti.
Photos prises le 7 août 2021 par Michel Franceschetti.

Photos prises le 7 août 2021 par Michel Franceschetti.

 

Le jour des morts (ou des Trépassés comme l'écrivent pudiquement certains calendriers) est le 2 novembre, qui n'est pas  jour férié. Mais la Toussaint a lieu la veille, le 1er novembre, et elle fait partie des onze jours de fêtes officiellement fériés en France. Les deux dates sont maintenant confondues, surtout depuis qu'elles sont englobées dans la première série des vacances de l'année scolaire.

 

Depuis environ l'an 835, Toussaint est dédié par l'Eglise catholique à tous les saints connus et inconnus qui vécurent en "témoins du Christ". Les chrétiens portent la dénomination de ces saints sous forme de prénom.

 

On se sent protégé par son saint, surtout si l'on connaît un peu les particularités de celui-ci.

 

Le prénom étant personnel, il permet de distinguer les différents membres d'une même famille. Mais l'influence chrétienne a influencé les choix, causant de nombreuses homonymies.

 

Ainsi, à Poggiolo, les Jean, Antoine, François, Marie ont toujours été extrêmement nombreux.

 

La tradition fut pendant longtemps d'utiliser les mêmes prénoms dans chaque famille.

 

Mais chaque famille a également ses prénoms préférés qui sont beaucoup moins donnés dans d'autres.

 

Ainsi, plusieurs CECCALDI ont eu (et ont encore) le prénom Valère.

Chez les PINELLI, Laurent a été plusieurs fois utilisé.

On compte neuf Philippe dans la famille FRANCESCHETTI.

 

Le prénom est un marqueur familial, religieux et culturel important. Il ne doit donc pas être choisi à la légère, même s'il peut y avoir des moments de mode.

 

Les tombes et les prénoms sont importants pour connaître et transmettre ses racines.

 

Le sens des 1er et 2 novembre et l'importance des prénoms ont déjà été évoqués dans les articles suivants:

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 18:09
Les trente noms du monument: Pinelli et Vinciguerra (6)

 

 

PINELLI Dominique Félix

 

Né le 21 novembre 1889 - Décédé le 8 mars 1915.

Parents : Dominique Antoine PINELLI et Agathe Marie DEMARTINI.

Taille : inconnue

Engagé en octobre 1910 au 141e RI (régiment d'infanterie), rengagé en 1913 au 163e RI.

Devient sergent le 6 septembre 1914.

Mort pour la France le 8 mars 1915 à Bernécourt (Meurthe-et-Moselle).

Inhumé dans la nécropole nationale de Flirey (Meurthe-et-Moselle). Tombe n°118 avec l'inscription "PINELLI Dominique sergent 163e RI MORT POUR LA FRANCE LE 08.03.1915".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Dominique Félix sergent ».

Tombe de Dominique Félix PINELLI à Flirey. Site geneanet.com.

Tombe de Dominique Félix PINELLI à Flirey. Site geneanet.com.

 

 

PINELLI François, l'Ajaccien

 

Né le 17 février 1889 à Ajaccio - Décédé le 1er janvier 1920.

Parents : Jean-Baptiste PINELLI et Aline MENU.

Taille : 1,80 m.

Engagé en 1907 au 40e RI (régiment d'infanterie).

Est au 13e BAP (bataillon d’artillerie à pied) en 1909 et au 7e RAP (régiment d’artillerie à pied) en 1910.

Maréchal des logis en octobre 1910.

Quitte l’armée en octobre 1912.

Rappelé le 3 août 1914, est réformé le 14 août pour une affection contractée au service.

Décède des suites de guerre le 1er janvier 1920 à Ajaccio.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI François maréchal des logis fils » avec une accolade le réunissant à son père Jean Baptiste (prénommé seulement Baptiste sur le monument).

.

 

 

PINELLI Jean Baptiste, le vétéran de 1870

 

Né le 21 août 1848 - Décédé le :15 juillet 1917.

Parents : Noël PINELLI et Lucie NESA.

Engagé en 1866 au 28e régiment d'infanterie de ligne.

Participe à la guerre contre l’Allemagne en 1870.

Prisonnier du 29 octobre 1870 au 14 mai 1871.

Fait partie de l’armée de Versailles du 27 mai au 7 juin 1871.

Marié à Aline MENU le 3 octobre 1876.

Quitte l’armée le 1er août 1885 comme capitaine-adjoint-major et devient greffier de la justice de paix à Ajaccio.

Capitaine de réserve en 1893.

Chevalier de la légion d’honneur en janvier 1907.

Au début de la guerre, est capitaine au 116e RIT (régiment d'infanterie territoriale).

Décède le 15 juillet 1917 dans un hôpital parisien des suites de maladie non contractée en service.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Baptiste capitaine père » avec une accolade le réunissant à son fils François.

 

Le plus âgé de tous les inscrits du monument.

 

 

 

PINELLI Jean Toussaint, de Constantine

 

Né le 22 octobre 1891 à Poggiolo- Décédé le 14 avril 1918.

Parents : Antoine François PINELLI dit Pinnillone (né à Guagno-les-Bains en 1864, mort à Poggiolo en 1944) et Marie Dominique MARTINI. Grand-oncle de Joël et Hervé CALDERONI.

 

Jean Toussaint PINELLI avec ses sœurs et ses parents à Constantine vers 1905.

Jean Toussaint PINELLI avec ses sœurs et ses parents à Constantine vers 1905.

Employé de commerce à Constantine, est incorporé le 2 octobre 1912 au 4e zouaves en Tunisie.

Caporal-fourrier le 2 août 1914. Sergent le 6 mai 1915.

Evacué du front le 9 juillet 1915 pour blessure, repart au front le 2 décembre.

Cité à l’ordre du régiment le 20 mars 1917.

Nommé le 24 mai 1917 sous-lieutenant au 3e RMZT (régiment mixte de marche de zouaves et tirailleurs).

Cité à l’ordre du corps d’armée le 22 juin 1917 et à l’ordre de la division le 14 novembre 1917.

Meurt le 14 avril 1918 dans l’ambulance 2/10 à Vandeil-Caply (Oise) des suites de blessure (balle dans la région scapulaire gauche).

Enterré dans le carré MARTINI du cimetière communal de Poggiolo.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Jean Toussaint sous lieutenant ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "PINELLI Jean".

Inscription sur le monument aux morts de Constantine.
Inscription sur le monument aux morts de Constantine.

Inscription sur le monument aux morts de Constantine.

 

 

PINELLI Laurent Antoine, mort au Maroc

 

Né le 20 avril 1893 - Décédé le 28 mai 1918.

Parents : Dominique Félix PINELLI et Françoise Marie DEMARTINI.

Laurent Antoine PINELLI à l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,70 m

Engagé le 23 octobre 1911 au 7e groupe d’artillerie à pied d’Afrique puis au 4e groupe d’artillerie de campagne d’Afrique à Casablanca.

Maître pointeur le 1er avril 1913.

Médaille militaire agrafe Maroc le 28 avril 1914 pour avoir participé à la pacification du pays.

ebay.fr

ebay.fr

Brigadier le 13 septembre 1917.

Meurt de dysenterie le 28 mai 1918 à l’hôpital de Fez.

Inscrit sur le monument aux morts comme « PINELLI Laurent brigadier ».

 

 

VINCIGUERRA Charles Marie

 

Né le 10 mars 1891 (et non pas en 1881 comme il est écrit sur sa fiche du site Mémoire des Hommes)- Décédé le : 13 janvier 1917.

Parents : Xavier VINCIGUERRA (1850-1905) et Angèle Françoise MARTINI (1867-1928). Il était le troisième de leurs huit enfants.

Charles Marie VINCIGUERRA à l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,68 m.

Engagé en 1910 au 61e RI.

Sergent le 11 novembre 1913.

Adjudant le 1er janvier 1915.

Décède le 13 janvier 1917, de tuberculose pulmonaire contractée au service, à l’hôpital complémentaire 64 Ste Garde, à Saint-Didier (Vaucluse).

Déclaré "mort pour la France".

Enterré à la nécropole nationale de Luynes (Bouches-du-Rhône) carré C, rang 39, tombe 54 (avec Charles comme seul prénom).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « VINCIGUERRA Charles Marie adjudant ».

Plaque au cimetière de Luynes (photo Michel Franceschetti).

Plaque au cimetière de Luynes (photo Michel Franceschetti).

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 18:07
Les trente noms du monument: Martini, Paoli, Patacchini (5)

 

MARTINI Pierre Toussaint, le légionnaire mort aux Dardanelles

 

Né le 28 décembre 1869 - Décédé le 28 avril 1915.

Parents : Paul MARTINI et Marie Barbe LECA

Taille : 1,58 m

Incorporé au 3e de ligne de novembre 1890 à novembre 1892.

Travaille à la compagnie de l’Est Algérien à Constantine de juillet 1900 au 7 mars 1903.

Engagé le 17 mars 1903 à la Légion (1er régiment étranger) à Constantine.

Caporal puis sergent.

Campagnes : Algérie région saharienne (24 mars 1903-décembre 1907), Maroc (décembre 1907-octobre 1909), Tonkin (1er avril 1910-2 juillet 1913), Algérie (30 octobre 1913-1er août 1914), puis contre l’Allemagne.

Médaille coloniale « Sahara » et médaille du Maroc agrafe « Oudjda ».

Tué à l’ennemi le 28 avril 1915 à Gallipoli, Çanakkale, lors de l’expédition des Dardanelles.

 

Débarquement des troupes françaises aux Dardanelles. http://foreignlegion.info/

Débarquement des troupes françaises aux Dardanelles. http://foreignlegion.info/

 

Enterré au cimetière militaire de Seddul-Bahr (Turquie) comme Jean Ary LOVICHI.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Toussaint sergent major ».

 

 

MARTINI Jean Toussaint, le premier mort connu

 

Né le :  16 avril 1890 - Décédé le : 19 septembre 1914.

Parents : Pierre MARTINI dit "Carazza" et Dorothée PAOLI.

Taille : 1,67m.

Engagé en mai 1909 au 3e RI (régiment d'infanterie), puis au 9e hussards pour inaptitude physique (fracture tibia gauche).

Rayé des cadres le 28 janvier 1911.

Habite à Paris.

Se rengage au 89e RI le 22 janvier 1914.

1ère classe le 8 avril 1914.

Meurt des suites de blessures le 19 septembre 1914 à Neuvilly-en-Argonne (Meuse).

 

L'annonce de son décès, parvenue le 8 octobre à Poggiolo, est la première de cette guerre à être reçue au village.

 

Sa mère Dorothée (sœur de l'instituteur du village Bernard PAOLI) était veuve depuis 1911 et avait déjà eu à déplorer la perte de sa fillette Marie Gracieuse. Jean Toussaint était son seul enfant.

 

Corps transféré le 5 septembre 1922 au cimetière militaire de Vauquois (Meuse), tombe 62, rangée 3.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme "MARTINI Jean Toussaint soldat", dernier des six MARTINI.

 

Cimetière militaire de Vauquois. Photo Wikipedia.

Cimetière militaire de Vauquois. Photo Wikipedia.

 

 

PAOLI François Antoine, le Marseillais

 

Né le 8 décembre 1887 à Marseille - Décédé le 12 septembre 1915.

Parents : César PAOLI (1858-1901) et Assunta Maria Eléonore DORI.

Engagé à Toulon le 9 juillet 1906 au 9e hussards.

Marié le 29 avril 1910 à Marseille avec Berthe Marie CAMOIN.

Pendant la guerre, appartient au 3e RAC (régiment d’infanterie coloniale).

Décédé des suites de blessures de guerre le 12 septembre 1915 à l’hôpital militaire de Toul (Meurthe-et-Moselle).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PAOLI François Antoine soldat ».

 

 

 

PATACCHINI Jean André Zacharie, de Pastricciola

 

Né le 14 mars 1888 à Pastricciola - Décédé le 13 août 1916.

Parents : Jean Laurent PATACCHINI et Pompélie CARLI.

Taille : 1,75 m.

En 1908, s’engage au 135e RI (régiment d'infanterie).

Sergent en mars 1910.

Rengage au 101e RI le 29 mars 1912.

Le 18 mai 1912, épouse Damienne PINELLI (1878-1965) à Poggiolo.

A la fin de son contrat, en mai 1913, est versé dans la réserve.

Se rengage le 20 mai 1914 au 171e RI.

Adjudant le 7 décembre 1914.

Blessé le 26 mars 1915 à Badonvillers, il est évacué pour cinq mois.

Médaille militaire et citation à l’ordre de l’armée le 10 avril 1915.

Muté au 44e RI en mars 1916, est tué à la tête de sa section le 13 août 1916 au bois de Hem, à Curlu, dans la Somme.

Cité à l’ordre du régiment le 29 août 1916.

Décès transcrit sur l’état-civil de Poggiolo le 16 octobre 1916.

Inhumé dans la nécropole nationale de Maurepas (Somme), tombe 746, avec l'inscription "PATACCHINI Jean André Adjudant 44e RI MORT POUR LA FRANCE le 13-8-1916".

 

Tombe de Jean André PATACCHINI.

Tombe de Jean André PATACCHINI.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PATACHINI (avec un seul C) Jean André adjudant ».

Est également inscrit sur le monument aux morts de Pastricciola comme « PATACCHINI André » dans la partie des adjudants.

Monument aux morts de Pastricciola.  http://monumentmort.corse.free.fr

Monument aux morts de Pastricciola. http://monumentmort.corse.free.fr

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 18:04
Les trente noms du monument: la fin de la deuxième face (4)

 

FRANCESCHETTI François-Antoine, le plus décoré

 

Né le : 10 janvier 1857 - Décédé le : 5 février 1917 à Lyon.

Parents : François FRANCESCHETTI (1806-1861) et Jeanne MARTINI (1825-1880).

Taille : 1,73 m.

Après un jugement, le 18 janvier 1877, du tribunal civil d’Ajaccio reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e régiment d'artillerie de ligne.

De 1881 à 1883, accomplit cinq campagnes en Algérie.

Médaille coloniale agrafe « Algérie ».

Adjudant en avril 1884, épouse à Lyon le 29 septembre 1888 Marie Pierrette Marguerite Vernay. Médaille militaire en 1890.

Démissionne en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque du barreau du palais de justice.

Légion d’Honneur en janvier 1914.

Rappelé le 2 août 1914 en tant que capitaine au 109e RT (régiment territorial).

Croix de guerre (en 1915 ?).

Décédé le 5 février 1917 de maladie aggravée à son domicile de Lyon, 34 rue des Chevaucheurs.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « FRANCESCHETTI Antoine François capitaine».

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

 

 

LOVICHI Jean Ary François Léon, le philosophe patriote

 

Sa biographie détaillée est déjà parue sur ce blog sous le titre "Face au tombeau d'Achille".

Né le 10 novembre 1893 à Constantine - Décédé le 14 juillet 1915.

Parents : Charles LOVICHI (né à Poggiolo en 1862, mort à Alger en 1842) et Adèle DELON.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Taille : 1,66 m.

Elève au lycée de Constantine puis de Henri IV à Paris.

Licencié de philosophie à la Sorbonne en 1911, à 18 ans.

Prépare l’agrégation comme répétiteur au lycée de Philippeville.

Réformé en 1913 pour sa faible constitution.

Volontaire en 1914, il est de nouveau réformé mais il tient à servir. Finalement, l’aide de son père, administrateur civil, lui permet d’être pris le 20 octobre 1914 à l’école des élèves-officiers d’Alger.

Incorporé le 18 décembre, il est affecté aux zouaves du 2e RMA (régiment de marche d’Afrique) comme aspirant.

Arrivé aux Dardanelles le 12 mai 1915, il est cité à l’ordre de la brigade pour son action du 21 juin.

Est tué d’une balle au front au ravin de Kerevès-Déré le 14 juillet.

Cité à l’ordre de l’armée le 1er octobre 1915, il reçoit la médaille militaire posthume.

Il repose dans la tombe 269 du cimetière militaire français de Seddul-Bahr (presqu’île de Gallipoli).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « LOVICHI Jean sous lieutenant ».

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

 

 

MARTINI Jean Dominique Roch Antoine, disparu aux Eparges

 

Né le 13 juin 1893 à Paris.

Parents : Roch « Antoine » MARTINI (1863-1921) et de Marie « Catherine » MORELLI (1863-1917), mariés en 1890 à Paris.

Sergent-major au 46e RI.

Disparu le 8 janvier 1915 au ravin des Meurissons, Les Eparges, Bourenilles, Varennes en Argonne (Meuse). Pas de tombe.

Déclaré mort pour la France par jugement en date du 30 avril 1920.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Jean Dominique sergent major ».

 

 

MARTINI Martin, le facteur parisien

 

Né le 18 août 1877 - Décédé le 5 septembre 1916

Parents : Jean Dominique MARTINI et Marfisa FRANCESCHETTI

Taille : 1,58 m

Engagé en novembre 1896 au 46e de ligne pour quatre ans.

Devient ensuite facteur des Postes à Paris.

Rappelé le 1er août 1914.

Sergent au 229e RI.

Mort pour la France le 5 septembre 1916 dans la tranchée de Mossoul, à Cléry (Somme).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Martin sergent».

 

 

 

MARTINI Noël Ange François, l'Algérien

 

Né le 25 décembre 1890 à Sétif (Algérie) - Décédé le 5 septembre 1914.

Parents : Dominique Marie MARTINI dit Picciatinu et Angèle MARTINI (mariés en 1890 à Poggiolo), domiciliés à Mac-Mahon (maintenant Aïn Touta, à 35 km de Batna).

Taille : 1,62 m

Engagé le 9 février 1909 à 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Avril 1912-août 1914 : campagne du Maroc occidental.

Sergent-major au 8e régiment de marche des tirailleurs le 15 juin 1914.

Tué à l’ennemi le 5 septembre 1914 à Neufmontiers en Brie (Seine-et-Marne), à huit kilomètres de Plessis-Lévêque où, le même jour, expira l’écrivain Charles Péguy.

 

Il fut le premier mort poggiolais de la guerre.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Noël Ange François sergent Major ».

 

Décès déclaré à Tocqueville (maintenant Ras El Oued, à 55 km de Sétif) seulement le 18 mars 1915.

Son nom est mentionné sur le livre d’or de Tocqueville et, avec le seul prénom de Noël, sur la plaque des « soldats morts au champ d’honneur durant la guerre 1914-1918 » de l’église de Tocqueville.

 

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

 

 

MARTINI Pierre Paul, de Constantine à la Lorraine en passant par la Chine

 

Né le 4 janvier 1884.  - Décédé le : 9 mars 1916

Fils naturel de Jeanne MARTINI (1862-1920)

Taille : 1,57m

Engagé le 30 juin 1902 à Constantine au 3e RTA, rengagé le 12 septembre 1907 au 8e Régiment d’infanterie coloniale.

Madagascar : 1908-1912.

Au sein du 16e Régiment d’infanterie coloniale, participe au corps expéditionnaire de Chine jusqu’au 25 novembre 1914.

Combat en France au sein du 6e Régiment d’infanterie coloniale.

Disparu avant le 29 avril 1916, son décès est fixé au 9 mars 1916 à Trois Ravins-Lachalade (Meuse) par le tribunal de Constantine en 1921, confirmé par le tribunal d’Ajaccio en 1922.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Paul soldat ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "MARTINI Pierre".

 

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 18:03

 

La famille DESANTI est représentée six fois sur le monument aux morts de Poggiolo, notamment par deux duos de frères.

 

Les trente noms du monument: les Desanti (3)
Les trente noms du monument: les Desanti (3)

 

DESANTI Dominique Xavier, mort en Serbie

 

Né le :  31 janvier 1890 - Décédé le : 13 décembre 1918

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Dominique Xavier DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,69 m

Engagé le 15 décembre 1910 au 5e escadron du train.

1er RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis 3e et 22e. Campagnes en Algérie et Maroc. Conducteur de 1ère classe en janvier 1913.

Blessures : éclats de grenade à l’épaule gauche le 5 juillet 1916 à Frise (Somme).

Campagnes de Serbie en 1917.

Décédé des suites de maladie le 13 décembre 1918 (un mois après l'armistice!) dans l’ambulance alpine numéro 5 à Zajeca en Serbie. Décès retranscrit sur l’état-civil de Poggiolo le 12/05/19.

Inhumé au cimetière militaire français de Skopje (Macédoine) (tombe 531) avec l'inscription "DESANTI Dominique Mort pour la France". Ce cimetière  contient les restes de 960 officiers, sous-officiers et soldats de l'Armée d'Orient, ainsi que deux ossuaires, regroupant chacun environ 5.000 corps.

 

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Dominique soldat» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jacques et l’inscription « FRERES ».

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

 

 

DESANTI François Antoine, victime de la bataille de la Marne

 

Né le : 26 octobre 1886 - Décédé le : 20 septembre 1914.

Parents : Joseph DESANTI et Marie Anne CARLI

Taille : 1,60 m.

Engagé en octobre 1906 au 3e régiment de zouaves à Constantine.

141e RI (régiment d'infanterie), puis 173e RI, puis 3e RI.

Sergent, puis sergent-major le 6 août 1914.

Disparu le 20 septembre 1914 à Béthincourt (Marne) et déclaré mort pour la France en 1921. Pas de tombe.

Citations : « sous-officier brave ayant toujours donné l’exemple du devoir. Tombé au champ d’honneur le 20 septembre 1914 à Béthincourt en se portant à l’attaque des positions ennemies. Croix de guerre avec étoile d’argent ».

Médaille militaire le 14 juillet 1923.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme "DESANTI François Antoine sergent major".

Alors que l'ordre alphabétique en faisait le second des DESANTI, la présence des deux duos de frères l'a repoussé à la sixième place.

 

 

 

DESANTI Jacques Antoine, un des deux morts de Vauquois

 

Né le 18 septembre 1881 - Décédé le : 4 mars 1915.

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Frère de François Marie et de Paul Baptiste.

Taille : 1,58 m.

Engagé en février 1912 au 10e régiment d'infanterie coloniale, puis au 9e et au 22e colonial.

Campagnes au Tonkin et à Madagascar.

Disparu le 4 mars 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine après DESANTI Jean.

Déclaré Mort pour la France. Pas de tombe.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jacques soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Dominique et l’inscription « FRERES ».

 

 

 

DESANTI Jean, l'autre mort de Vauquois

 

Né le :  8 octobre 1892 - Décédé le : 26 février 1915.

Parents : François Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI.

Jean DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

Taille : 1,55 m.

Engagé en 1912 au 46e RI (régiment d'infanterie).

1ère classe en novembre 1913, remis soldat de 2ème classe le 15 avril 1914 pour mauvaise conduite.

Mort le 26 février 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine avant DESANTI Jacques Antoine.

Déclaré Mort pour la France le 18 janvier 1919.

Enterré à Poggiolo?

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean Toussaint et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, mort après la guerre

 

Né le : 29 novembre 1873 - Décédé : après le 1er août 1923.

Parents : François-Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI

Taille : 1,57

Engagé au 104e RI (régiment d'infanterie) en mars 1893.

Campagnes de Madagascar (avril 1893-février 1897), Annam (décembre 1901-mars 1905), Tonkin (décembre 1905-janvier 1909), Cochinchine (octobre 1909-septembre 1910).

Sergent en juin 1904.

Quitte l’armée en 1910 et habite à Bizerte (Tunisie).

Rappelé le 1er août 1914.

Unités : 44e territorial, puis 250e territorial.

Démobilisé le 3 août 1919.

Décédé après le 1er août 1923 (où?).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean Toussaint lieutenant» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, ramené à Poggiolo

 

Né le : 29 avril 1892 - Décédé le 2 octobre 1914.

Parents : François Marie DESANTI et Françoise COLONNA

Taille : 1,65 m.

Résidant en Tunisie, s’engage le 18 mars 1913 au 4e régiment de marche de tirailleurs algériens.

Sergent le 12 septembre 1914.

Tué à l’ennemi le 2 octobre 1914 à Crouy (Somme)

 

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

 

Corps ramené de Creil par train à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué sur le vapeur « Liamone » avec les restes de 24 autres soldats pour être enterrés en Corse.

 

Fut enseveli dans la chapelle funéraire des DESANTI-BARTOLI, au-dessous de l'église St Siméon.

 

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean sergent major».

 

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 18:00

 

Quatre Poggiolais morts pendant la première guerre mondiale portaient le nom de DEMARTINI.

 

Ils sont inscrits sur la première face du monument aux morts.

 

Les trente noms du monument: les Demartini (2)

 

 

DEMARTINI Antoine François, du Sénégal à la Somme

 

Né le 10 décembre 1884 - Décédé le 8 juillet 1916.

Parents : François DEMARTINI et Madeleine DEMARTINI

Taille : 1,69 m

Incorporé le 11 août 1905 et rengagé en 1907.

6e RAC (régiment d’artillerie coloniale), puis 3e RAC.

Campagnes du Sénégal (1906-1909) et du Tonkin (1911-30 janvier 1914)

Maréchal des logis en 1913.

 

Citations : « après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce » (ordre général n°124).

Décorations : médaille militaire le 16 janvier 1915, croix de guerre le 10 juin 1915

Tué le 8 juillet 1916 (le 7 sur le registre matricule) entre Assevillers et Fontaine-lès-Cappy (Somme).

 

Inhumé dans la nécropole nationale du Lihons (Somme), tombe n°3935.

 

Inscrit à la sixième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François maréchal des logis ».

 

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Dominique François, le Tunisien

 

Né le 28 juin 1888 - Décédé le 3 novembre 1915.

Parents : fils naturel de Marie Dominique DEMARTINI (1861-1910)

Taille : 1,60 m

Employé des Ponts et Chaussées en Tunisie.

Engagé le 26 février 1907 à Bizerte au 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Caporal en 1907.

Campagnes en Tunisie (1907-1908) et Maroc (1908-1910).

Médaille du Maroc.

Libéré le 26 février 1911, devient sous-agent des Postes à Paris.

 

Rengagé en mars 1913 au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis au 9e. Campagne au Tonkin (1913-mars 1915).

Combat en France au sein du 4e RIC.

Mort pour la France le 3 novembre 1915 à Massiges (Marne), en Champagne.

 

Inscrit à la cinquième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François caporal ».

 

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

 

 "Le soldat", chanson de Florent Pagny, clip tourné dans les tranchées et le cimetière de Massiges.

 

 

 

DEMARTINI Jean Baptiste

Né le : 5 novembre 1893 - Décédé le : 25 septembre 1915.

Parents : Antoine François DEMARTINI et Marthe MARTINI.

Frère de Jean Toussaint et Martin DEMARTINI.

Taille : 1,59 m

Engagé le 16 novembre 1912 au 3e RMT (régiment de marche des tirailleurs indigènes).

Caporal le 11 juin 1913.

Sergent le 11 août 1914.

 

 

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

 

Mort pour le France le 25 septembre 1915 à Epine de Vedegrange, à St Hilaire le Grand (Marne).

Inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée, à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne), carré 3E, tombe 1791, avec l'inscription "DEMARTINI Jean Baptiste Sergent 3e Tirailleurs MORT POUR LA FRANCE LE 25.09.1915".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean sergent ».

 

 Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Jean Toussaint, victime des élections municipales

 

Sa carrière étant très riche, un article particulier lui sera consacré plus tard.

 

Né le 1er novembre 1889 - Décédé le 9 février 1916.

Parents : François Antoine DEMARTINI et Gracieuse DESANTI.

Situation militaire avant 1914 : engagé le 12 novembre 1907 au 3e Zouaves en Algérie.

5 octobre 1908 : 5e dépôt des équipages de la Flotte.

1909 : élève-matelot, matelot timonier breveté.

Est affecté sur des navires de guerre jusqu’au 1er septembre 1912.

 

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

 

Il est cassé de son grade et chassé de la Marine pour avoir voté illégalement aux élections municipales de Poggiolo et s'être battu.

 

Se rengage pour 4 ans dans la coloniale.

7 septembre 12 : soldat de 2e classe au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale).

1913 : caporal, puis caporal-fourrier.

Janvier 1914 : 4e Sénégalais. Campagne au Dahomey.

Campagnes: Togo, Dahomey, Sénégal, France en mai 1915.

Blessé légèrement à la cuisse au combat de Khra (Togo) le 21 août 1914.

Cité le 24 août 1914 à l’ordre des troupes du groupe de l’AOF (Afrique Occidentale Française) pour sa blessure du 21.

Sergent le 16 mars 1915.

Mort pour la France le 9 février 1916 à Cappy (Somme).

Décès transcrit sur l’état-civil de Poggiolo seulement le 2 janvier 1917.

Médaille militaire en 1921.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean Toussaint sergent ».

 

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 18:00

 

Comme annoncé, nous commençons la liste détaillée des trente Poggiolais morts pendant la guerre de 1914-1918, afin qu'ils ne soient pas de simples inscriptions sur une pierre.

Les renseignements viennent en grande partie des registres d'état-civil de Poggiolo, et des registres matricules accessibles sur Archives Pumonti (Collectivité de Corse)  ainsi que de la base de données Mémoire des hommes (Ministère des Armées). Les fiches généalogiques du site Geneanet (dont celle de Pierre LECCIA) ont bien servi, ainsi que les photos de monumentmort.corse.

Quand le lieu de naissance n'est pas mentionné, il s'agit toujours de Poggiolo.

Malgré le soin mis dans les recherches, des erreurs ont pu se glisser. N'hésitez pas à nous le faire savoir.

 

-----------

 

Les quatre premiers noms inscrits sur le monument aux Poggiolais morts pendant la Grande Guerre sont:

ANTONINI Pierre Toussaint, BALDARESCHI Damien, BATTESTI Pierre François et COLONNA Franco Antoine.

Que sait-on sur eux?

 

Les trente noms du monument: les quatre premiers (1)

 

ANTONINI Pierre Toussaint, celui qui combattit en Grèce

 

Né le 14 octobre 1882 à Guagno - Décédé le 22 novembre 1916.

Parents : Antoine Marie ANTONINI (1842-1926) et Marie Madeleine CAVIGLIOLI (1855-1916).

Taille : 1,73 m.

Engagé en octobre 1902 au 5e RIC (régiment d'infanterie coloniale).

Caporal en 1904.

Au Tonkin de janvier 1905 à février 1909. Médaille coloniale (en 1907 ?)

Sergent en 1910.

En Guinée d’août 1910 à octobre 1912.

Médaille militaire en décembre 1912.

Adjudant le 16 mars 1914.

Epouse Marie Andrea POLI (1891-1977) à Toulon en septembre 1914.

Adjudant-chef le 1er septembre 1914. Combat en France.

Cité à l’ordre du régiment (le 8régiment d'infanterie coloniale) pour avoir enlevé des tranchées à la baïonnette « et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier ».

Sous-lieutenant à titre temporaire le 15 décembre 1914, à titre définitif le 4 octobre 1916.

Fait partie de l’armée d’Orient (basée en Grèce) à partir de décembre 1915.

Lieutenant à titre temporaire le 13 avril 1916, à titre définitif le 11 novembre 1916.

 

Hôpital temporaire 5 fr Salonique. Photo Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine.

Hôpital temporaire 5 fr Salonique. Photo Ministère de la culture - Médiathèque du patrimoine.

 

Décède le 22 novembre 1916 hôpital temporaire 5 de Salonique ou, d'après sa famille, sur le bateau l’emportant à Marseille (voir l'article à ce sujet).

Croix de guerre avec palmes.

Enterré à Toulon au carré militaire Lagoubran carré SF, rang I, tombe 26, avec l'inscription "ANTONINI Pierre lieutenant Mort pour la France".

 

Photo Francis Pech sur le site http://monumentmort.corse.free.fr/

Photo Francis Pech sur le site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « ANTONINI Pierre Toussaint lieutenant ».

 

Il figure aussi sur le monument aux morts de Guagno comme « ANTONINI P. Toussaint ».

Site http://monumentmort.corse.free.fr/

Site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

 

BALDARESCHI Damien, tué deux mois avant l'armistice

 

Né le 6 avril 1893 à Guagno-les-Bains - Décédé le 8 septembre 1918.

Parents : Eugène BALDARESCHI et Baptistine MARTINI.

Taille : 1,67 m

Marié le 28 octobre 1913 avec Marie Angèle LECA.

Profession avant l’armée : cocher

Mobilisé le 30 novembre 1913 au 163e Régiment d'Infanterie.

Porté déserteur par erreur du 5 au 20 octobre 1915.

Blessé au Violu (Vosges) le 12 octobre 1916 par l’éclatement d’une torpille.

Mort pour la France le 8 septembre 1918 à Minaucourt (Marne), deux mois avant la fin de la guerre.

Inhumé dans la nécropole nationale Le Pont du Marson (tombe 5366) à Minaucourt-le-Mesnil-les Hurlus (Marne) avec l'inscription "BALDARESCHI Damien 163e RI Mort pour la France le 8-9-1918".

 

Est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo (en troisième position alors qu’il est deuxième dans l’ordre alphabétique) comme « BALDARESCHI Damien soldat ».

 

Photo d'Alain Chevallier. Site http://monumentmort.corse.free.fr/

Photo d'Alain Chevallier. Site http://monumentmort.corse.free.fr/

 

 

 

BATTESTI Pierre François, qui mourut à Guagno

 

Né le 19 juin 1896 à Guagno - Décédé le 4 août 1918.

Parents : Baptiste BATTESTI et Xavière POLI.

Taille : 1,72 m.

Incorporé le 19 avril 1915 au 119e régiment d’artillerie lourde.

1er régiment d’artillerie de montagne en mars 1917.

Réformé pour maladie le 23 mars 1918.

Meurt à Guagno le 4 août 1918 des suites de maladie contractée en service.

 

Inscrit sur le monument aux morts (à la quatrième ligne alors qu’il est troisième dans l’ordre alphabétique) comme « BATTESTI Pierre François soldat ».

 

 

 

COLONNA Franco-Antoine, au prénom particulier

 

Né le 10 février 1897 à Guagno-les-Bains.  Décédé le 23 mai 1917.

Parents : François COLONNA et Marie Madeleine BATTESTI, domiciliés à Guagno-les-Bains.

Déclaré à la mairie de Poggiolo avec le prénom de Franco-Antoine, mais inscrit comme François Antoine sur le registre matricule militaire.

 

Le registre des naissances de Poggiolo a bien enregistré le prénom Franco-Antoine. Archives Pumonti.

Le registre des naissances de Poggiolo a bien enregistré le prénom Franco-Antoine. Archives Pumonti.

Taille : 1,72 m.

Incorporé le 9 février 1916 au 7e régiment d’artillerie à pied, puis au 118e RAL (régiment d'artillerie lourde).

Sert comme canonnier servant.

Blessé le 10 mai 1917 à la jambe gauche, amputé, meurt le 23 dans l’ambulance 3/60 faisant office d’ambulance à St Hilaire au Temple (Meuse)

Médaille militaire posthume, croix de guerre.

Inhumé dans la nécropole nationale de Somme-Suippe (tombe 3319) avec deux erreurs dans l'inscription: "COLONA France 118e RAL Mort pour la France la 23.05.1917".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo (en deuxième ligne alors qu’il est quatrième dans l’ordre alphabétique) comme « COLONNA Franco soldat ».

 

Photo Alain Girod

Photo Alain Girod

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 18:00

 

Grâce au sablier présent en son centre, il était facile de soupçonner que la décoration métallique qui fait l'objet de notre devinette avait un rapport avec la mort. Le sablier montre le temps qui s'écoule. De plus, lui sont accolées deux ailes de corbeau, souvent dessinées avec le squelette de la Mort.

 

Solution de la devinette: où est ce sablier?

 

Ce médaillon orne les deux battants du portail métallique donnant accès à un endroit peu connu des Poggiolais: le cimetière privé.

 

Solution de la devinette: où est ce sablier?

 

Ce cimetière a déjà été présenté dans ce blog en novembre 2010.

 

Situé au-dessus du cimetière communal, de l'autre côté du sentier vers Soccia et Orto, ce terrain privé rassemble des tombes de quelques Poggiolais.

 

Malheureusement, il n'est plus du tout entretenu. Le portail ne ferme plus et les deux battants sont maintenant retenus par un fragile lien en plastique. La végétation cache les tombes et donne une impression de jungle épaisse déjà signalée dans l'article d'août 2020.

 

D'après certains, le sablier (qui est représenté sur chaque battant) et le portail auraient été confectionnés par un DESANTI qui fut forgeron à Poggiolo voici plus d'un siècle et dont le talent était renommé. Il serait désolant qu'une telle œuvre d'art disparaisse.

 

 

 

Photos du 7 août 2021.
Photos du 7 août 2021.
Photos du 7 août 2021.

Photos du 7 août 2021.

 

De son côté, la municipalité poggiolaise a excellemment nettoyé le cimetière municipal en début d'été.

 

Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.
Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

 

Si les descendants des personnes reposant ici n'agissent pas rapidement pour honorer leurs ancêtres, le cimetière privé disparaîtra et le sablier n'existera plus.

 

 

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 18:09
Poggiolo et Oscar Rosembly dans l'hebdomadaire "Marianne"

 

L'affaire de la découverte des manuscrits inédits de l'écrivain CÉLINE continue à agiter le monde littéraire et de nouveaux articles paraissent encore sur ce sujet. Dernier en date: l'hebdomadaire Marianne.

 

Dans son numéro daté du 27 août, le magazine de Natacha POLONY publie une enquête de Laurent VALDIGUIÉ intitulée "Louis-Ferdinand Céline, l'enfant caché".

 

Dans ce texte fouillé et précis, le journaliste évoque longuement la "piste corse", et plus exactement poggiolaise, pour expliquer où ces documents ont pu disparaître si longtemps, depuis 1944 jusqu'à cette année.

 

Il est amplement question d'Oscar ROSEMBLY à propos des témoignages de Jacques-Antoine et Pierre MARTINI qui évoquent diverses anecdotes sur la personnalité de celui qui était "fin lettré" mais se faisant passer pour "l'idiot du village". Le maire de Sampolo se souvient de sa mort en 1990: "C'est moi qui ai fait la croix de sa tombe, au cimetière de Poggiolo, et son enterrement était d'une tristesse inouïe, il n'y avait personne, ni sa fille ni ses petits-enfants."

 

Nous vous donnons ci-dessous la partie de cette enquête consacrée à Poggiolo et à ROSEMBLY mais il est conseillé d'acheter Marianne pour lire l'ensemble de l'article, d'autant que cet hebdomadaire est une des rares publications ne trempant pas dans la bien-pensance du politiquement correct.

 

Petite précision: la photo de la maison du Luccio (où vécut Oscar ROSEMBLY) qui illustre l'article est extraite de Google Maps et date de novembre 2008. En cadeau, voici une photo du même lieu actualisée car prise par Michel Franceschetti le 6 août 2021.

 

 

Poggiolo et Oscar Rosembly dans l'hebdomadaire "Marianne"
Poggiolo et Oscar Rosembly dans l'hebdomadaire "Marianne"
Poggiolo et Oscar Rosembly dans l'hebdomadaire "Marianne"
Poggiolo et Oscar Rosembly dans l'hebdomadaire "Marianne"
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Samedi 15 janvier

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Dimanche 16 janvier:

messes à 11h

à Soccia, à Guagno et à Letia St Martin.  

 

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Le marché communal de Vico aura lieu place Padrona mercredi 5 janvier de 9h à midi.

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- Février: du 19 février au 7 mars

- Pâques: du 23 avril au 9 mai

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