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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 06:52

Toutes nos condoléances.

Chagrin dans une famille poggiolaise
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:11

L'article précédent contenait une photo de sortie en montagne de la famille DESANTI en 1927.

 

Les rossignols poggiolais

Le personnage de gauche était Jean-Baptiste DESANTI (1876-1949) connu sous le surnom de Russignolu.

 

Les rossignols poggiolais

Ce sobriquet est curieux mais il est encore plus étonnant de savoir qu'un autre Poggiolais s'est appelé ainsi.

Xavier PAOLI, qui a étudié de vieux documents de l'époque génoise, a trouvé un autre Russignolu dans le registre des tailles (c'est-à-dire des impôts) de 1608. Plus précisément, il est écrit: "Francesco di Rosignolo".

Le mot est difficile à déchiffrer et il faut avoir l'habitude de ce genre de manuscrit pour le comprendre.

Les rossignols poggiolais

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce prénom bizarre a été utilisé quelques (rares) fois dans cette partie de la Corse aux XVIème et XVIIème siècles

Le "Dictionnaire des prénoms corses" de CANAVELLI COLONNA, paru en 2007 aux éditions Piazzola, lui a consacré une notice:

ROSSIGNOLO
Rossignol
exclusif à la Corse
Dérivé du latin classique luscinia, à travers le latin populaire lusciniolus. Le Rossignol est un petit passereau, voisin des fauvettes, renommé pour son chant crépusculaire.
Dans le registre de taille de 1591, pour le comté de Cinarca ou ancienne seigneurie de Leca, pour 1.525 hommes, on relève cinq Rossignolo; en 1610, pour 1.356 hommes nommés, trois Rossignolo, dont un chez les Rovani, de Coggia.
L'Eglise n'honore aucun saint de ce nom et Emidio De Felice, aujourd'hui en Italie, n'a recensé aucun porteur de ce nom.

En utilisant à deux reprises ce prénom si particulier, Poggiolo s'est, encore une fois, singularisé.

photo extraite du site oiseaux.net

photo extraite du site oiseaux.net

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 18:05

Les vacances d'été permettent aux membres des familles dispersés géographiquement pour leur travail de se retrouver et d'avoir des activités en commun. On peut organiser des repas à la maison et aussi des sorties en montagne avec ou sans spuntinu (pique-nique pour les continentaux). 

Il en a été ainsi à toutes les époques. En voici deux exemples.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Cette photo, venant de la famille MARTINI, date des années 1960-1968.

On peut y reconnaître, de gauche à droite:

- Edouard MARTINI

- Marie-Madeleine CUSENIER (famille BONIFACY), dite Madie, son épouse

- Noël POLI (de Guagno)

- Marie-Thérèse MARTINI, sœur d'Edouard et maintenant épouse LECCIA

- Antoine POLI (de Guagno)

 

 

De son côté, Michel DESANTI nous a transmis une image de sortie de membres de sa famille. Nous l'en remercions.

Sorties familiales

La photo date de 1927.

Avec le fusil tout à gauche, son arrière-grand-père Jean-Baptiste DESANTI, surnommé "Russignolu".

Né en 1876 et décédé en 1949, il était agent de la Sûreté en Tunisie où il épousa Clémence KETERS, née à Petite Synthe, dans le Nord, en 1878. Sur la photo, elle est à son côté, sur l'âne, .

Puis l'homme debout avec la chemise blanche est leur fils, également prénommé Jean-Baptiste. Né à Tunis en 1905, il a fait toute sa carrière en Tunisie comme instituteur puis directeur d'école. Il est mort à Ajaccio en 1983 et est enterré au village. Il avait quatre frères.

A sa gauche, avec le chapeau, son épouse Marie GARREC, d'origine bretonne.

 

Très certainement, plusieurs des lecteurs du blog doivent avoir des souvenirs de ces moments de réunions familiales. Ils seront volontiers accueillis sur ces pages.

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 17:47

La devinette du mois d'octobre vous demandait laquelle, parmi les vieilles maisons de Poggiolo, est la plus ancienne et quelle est sa date de construction.

 

Plusieurs vieilles bâtisses du village portent une date gravée au-dessus de leur porte d'entrée. Beaucoup sont du XIXème siècle, d'autres du XVIIIème.

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo
Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

 

On ne sera pas surpris d'apprendre que la doyenne est la maison PINELLI, aux Case Suprane, car cette famille est une des plus anciennes du village, et peut-être même la plus ancienne.

Quelle est donc sa date de construction?

 

 

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

Au bord de la streta, sur la façade où se trouvent les portes d'entrée de cette maison, aucune date n'est visible.

Dans leur inventaire du patrimoine bâti du canton (consultable sur le site de la Médiathèque Culturelle de la Corses et des Corses), Noëlle MEDURIO et Anna Maria LECA ont pourtant noté la présence d'"un linteau gravé donnant une datation (1702)".

Mais elles n'ont pas précisé de quel côté est ce linteau.

D'ailleurs, l'ancienneté du bâtiment est encore plus grande si l'on en croit la brochure sur les PINELLI écrite voici plusieurs années par Toussaint PINELLI.

On y lit:

"Les PINELLI entreprennent dans la première décennie XVIIème siècle la constrution à Poggiolo de leur maison familiale sur un mur de laquelle on peut remarquer, gravée dans le granit, la date de 1610 (partie appartenant actuellement à nos cousins PINELLI qui l'occupent).

Cette première construction fut agrandie ultérieurement pour satisfaire à l'accroissement familial et atteignit ses dimensions actuelles dès l'année 1702 (date gravée sur la façade est)."   

Mais il y a une erreur: la date 1702 se trouve sur la façade OUEST, ou plus exactement SUD-OUEST, du côté appartenant à Ernestine.

Cliquer pour agrandir l'image.

Cliquer pour agrandir l'image.

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo
Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

Si la date est lisible, le reste de l'inscription est vraiment indéchiffrable. Mais le doute n'est pas permis: la maison PINELLI est la plus ancienne de Poggiolo.

 

A la suite de partage d'héritage, la maison est maintenant divisée en deux. Dominique PINELLI et sa sœur Félicie, descendants directs des premiers bâtisseurs, habitent toujours la partie la plus ancienne, celle de 1610, dont la porte est bien placée du côté EST, ou plus exactement NORD-EST. Mais la pierre portant cette date a disparu lors de travaux.

Merci à Dumé pour ces renseignements.

Dominique Pinelli.

Dominique Pinelli.

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:04
Un succès poggiolais

Il n'est jamais trop tard pour annoncer une bonne nouvelle. Et un succès scolaire est toujours une grande satisfaction.

Parmi les jeunes Corses ayant décroché le baccalauréat cet été, il faut compter Julia Marie CORIERAS qui était élève en série STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) au lycée Laetitia d'Ajaccio.

Toutes nos félicitations à la nouvelle bachelière et à ses parents Dominique et Marie Jo.

Cette réussite est d'autant plus à noter que voici plusieurs années qu'aucun jeune de Poggiolo n'avait réussi le bac.

Nous souhaitons un succès semblable à Julia Marie dans le BTS qu'elle entamera très prochainement.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:00

A priori, Poggiolo n'a jamais eu beaucoup de relations commerciales, familiales ou politiques avec Calenzana. Aucune famille d'une de ces localités n'est venue s'installer dans l'autre.

Il existe pourtant un point commun du point de vue religieux:

 

le culte rendu à sainte Restitute.

 

Cette sainte est une sainte née en Corse et qui fut martyrisée pour sa foi sous l'empire romain. Tuée à Calvi après un long supplice avec cinq autres chrétiens, elle fut, après diverses péripéties, enterrée avec ses compagnons à Calenzana où sa tombe se trouve toujours. 

Les détails de sa vie, extraits de "Corse, Almanach de la mémoire et des coutumes" par Claire Tiévant et Lucie Desideri, se trouvent en fin de cet article.

Sainte Restitute est fêtée le 21 mai par les habitants de Calenzana.

 

 

affiche de la fête de sainte Restitute en 2017 à Calenzana.

affiche de la fête de sainte Restitute en 2017 à Calenzana.

En 1729, elle fut nommée seconde patronne du diocèse de Sagone (le patron en est saint Appien à qui est dédiée la cathédrale de Sagone). Il n'est donc pas étonnant de trouver des restes de dévotion dans des églises de cet ancien diocèse.

A Poggiolo, l'église Saint Siméon contient près d'une vingtaine de statues. Celle de sainte Restitute se trouve dans la chapelle de droite la plus proche du chœur, tout près de la représentation de Jeanne d'Arc. La sainte corse est représentée en prière, agenouillée, alors que la statue de Calenzana la montre debout.

Solution à la devinette du mois: Poggiolo et Calenzana
Solution à la devinette du mois: Poggiolo et Calenzana

Cette statue n'a pas été placée pour faire simplement de la décoration. La preuve est fournie par la présence sur le mur d'une plaque en marbre (ou en stuc) avec l'inscription:

 

DON  

DE RECONNAISSANCE

A STE. RESTITUDE

M. M.

1925

Solution à la devinette du mois: Poggiolo et Calenzana

 

Cette plaque soulève deux questions.

Tout d'abord, à qui est-elle vraiment dédiée? Il est écrit Restitude et non pas Restitute. Il existe bien deux saintes appelées Restitude mais elles sont très peu connues et n'ont aucun rapport avec la Corse. On peut donc supposer que le graveur du texte a commis une faute d'orthographe.

L'autre interrogation est de savoir qu'elle est la personne qui a remercié la sainte pour son aide. Les deux initiales M. M. laissent supposer qu'il s'agit d'un membre de la famille Martini mais les prénoms commençant par M ont été portés par de très nombreuses personnes autrefois.

En tout cas, en 1925, un culte était bien rendu à sainte Restitute. Cet ex-voto en montre d'autant plus l'importance que les murs de l'église de Poggiolo ne comportent au total que six plaques de dévotions diverses. Un autre article en parlera.

Une troisième question peut être posée: actuellement, combien des saints présents à Saint Siméon sont-ils encore priés? 

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Rappel de la vie et du martyre de Sainte Restitute

Santa Ristituta. L'Eglise corse célèbre aujourd'hui la fête d'une sainte très populaire dans l'lIe: santa Ristituta di Calinzana (sainte Restitute de Calenzana). La vie de santa Ristituta est assez obscure: certains hagiographes situent son martyre en l'an 225; les autres, en 303. Née en Corse, sainte Restitute était la petite-fille d'un ex-centurion de la flotte prétorienne de Ravenne, nommé Caïus Caninus Germanus, qui vint s'établir à Lurinum, en Balagne. Il commandait là une cohorte recrutée dans la région d'Ulmia après avoir obtenu une concession territoriale. Ristituta naquit donc dans une famille païenne et se convertit au christianisme lorsqu'elle fut jeune fille. Très vite, elle fut dénoncée à Pyrrhus, le préfet de Corse et de Sardaigne.
La cruauté de ce chrétien apostat fut sans limite pour tenter de faire renoncer la jeune fille à sa foi. D’abord battue avec des nerfs de bœuf, puis lapidée, Ristituta fut jetée dans un brasier mais ne brûla pas. Elle survécut encore miraculeusement à toute succession de supplices: sa chair fut d'abord labourée avec des peignes de fer; du lait et non du sang suinta de ses plaies, prodige qui provoqua la conversion d'un certain nombre de soldats. On voulut ensuite la noyer en mer, mais elle fut sauvée par un morceau de liège qui la ramena vivante sur le rivage, tandis que ceux qui cherchèrent à l'immerger, périrent noyés. Confrontée de nouveau au préfet, santa Ristituta le traita de renégat. Ses bourreaux eurent finalement raison de sa vie en lui tranchant la tête; cela se passait à Calvi, un 21 mai. Elle mourut en même temps que cinq autres martyrs: Parthée, Parthénopée, Pargoire, Domnisius et Veranus. D'après la légende, les six martyrs se relevèrent, ramassèrent chacun leur tête et parcoururent ainsi environ quatre kilomètres pour aller la déposer en un lieu appelé Mara (proche de Sainte-Catherine). Dans la nuit qui suivit, des chrétiens vinrent ramasser leurs corps pour les ensevelir à Ulmia, au lieu-dit Loru. Là, on y bâtit un petit mausolée, et plus tard, une église.
L’histoire des reliques de santa Ristituta fut pour le moins extravagante, et les Calzaninchi (habitants de Calenzana) ont bien mérité de les conserver après s'être battus pendant des siècles pour les récupérer et les protéger. Après la conversion de Constantin au IVe siècle, selon les uns, mais au VIe siècle selon les autres, les reliques des six martyrs furent placées dans un sarcophage. La tradition locale donne ensuite différentes versions détailIant les translations de ces reliques au cours des nombreuses invasions qui se succédèrent dans le pays. Quoi qu'il en fût, les reliques égarées furent un beau jour retrouvées sur la plage de Calvi.

"Corse, Almanach de la mémoire et des coutumes" par Claire Tiévant et Lucie Desideri

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:15
Un enterrement à Poggiolo vendredi

Toutes nos condoléances.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:00
Décès dans la famille Tramini

Toutes nos condoléances.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:10
Les Grecs de Poggiolo

Raymond RIFFLARD, né à Paris en 1896 et mort à Sagone en 1981, a exécuté de nombreuses œuvres comme des décorations d'églises ou la fresque du général de Gaulle à Orto. Son tableau montrant la ruelle derrière la chapelle Saint Roch de Poggiolo (voir l'article solution-de-la-devinette-du-mois) a été réalisé par un peintre qui connaissait particulièrement bien le village pour une raison qui est dévoilée par le diacre François-Aimé ARRIGHI dans "Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes".

Décrivant les peintures murales de l'église paroissial de Vico, l'auteur écrit à la page 247: "Raymond RIFFLARD (1896-1981), artiste peintre marié à Barberine PAPADACCI de Poggiolo...".

Mais bien sûr! S'il avait épousé une Poggiolaise, RIFFLARD devait bien connaître Poggiolo!

Seulement, qui était cette Barberine PAPADACCI?

 

En réalité, elle se prénommait Barbe Marie, ce que prouve le registre d'état-civil sur lequel est transcrit sa naissance dans la commune le 22 février 1901.

Les Grecs de Poggiolo
Les Grecs de Poggiolo

DE CARGESE À APPRICIANI ET À POGGIOLO

 

Son premier prénom, particulièrement rare, semble n'avoir jamais été porté par une autre personne dans le village.

Mais le nom de famille est également bizarre. PAPADACCI ! L'origine n'en est pas latine, ni italienne, ni corse. Ce nom est GREC !

D'où vient-il? Son origine se trouve évidemment dans la ville grecque de Corse: CARGESE.

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

 

L'étude de la généalogie de Barbe-Marie permet de savoir qu'elle était l'arrière-petite-fille d'Elia (ou Elie) PAPADACCI qui était né à Cargese en 1809. Il épousa le 28 avril 1836 Cecilia PETROLACCI STEFANOPOLI, née en 1813. Tous deux décédèrent à Cargese en 1859.

Leur fils Jean, né le 15 février 1839 à Cargese, s'établit comme cordonnier à Appriciani près de Vico. De son mariage avec Maria Contessa LECA, il eut deux enfants. Son femme étant mort le 11 juin 1865, il épousa en secondes noces Marie Cécile ULISSE le 15 janvier 1867. Ils s'installèrent peu de temps après à Poggiolo où leur fils Michel PAPADACCI naquit le 25 octobre 1867.

Curieusement, le registre poggiolais des naissances donne comme mère de Michel "Angèle Françoise ULYSSE" (avec un "Y"). Par contre, pour son frère Jean André, qui vit le jour le 20 mars 1875, il est bien écrit  que sa mère était "Cécile née Ulisse, (...) épouse légitime" de Jean. Jean décéda à Poggiolo le 14 octobre 1908.

Jean André fut cordonnier à Poggiolo comme son père et également négociant. Il épousa Toussainte "Gracieuse" MARTINI (1872-1926), d'une vieille famille poggiolaise. Ils eurent onze enfants, tous nés à Poggiolo, dont Barbe Marie, l'épouse de RIFFLARD, qui était la quatrième.

Curiosité: sur l'acte de naissance de Barbe Marie reproduit ci-dessus, le prénom de sa mère est orthographié "Grassieuce"!

Les Grecs de Poggiolo

LA GÉRANCE DE GUAGNO-LES-BAINS

Jean André eut les moyens financiers de reprendre la concession des thermes de Guagno-les-Bains fin 1934 et s'associa avec son gendre Philippe GERONIMI (1903-2003), époux de sa fille Toussainte, dite "Santa" (1907-1992).

Ainsi que l'avait révélé l'article "Du nouveau dans les aventures des baignoires", les fameuses baignoires en marbre de l'établissement thermal furent récupérées par Jean André PAPADACCI à la Préfecture d'Ajaccio. Philippe GERONIMI s'installa avec sa famille dans la station thermale jusqu'en 1970. 

L'importance de Jean André à Poggiolo se montre par sa participation aux affaires municipales: il fut premier adjoint de 1910 à 1912, le maire étant Pascal Antoine MARTINI, puis de 1937 à 1941 et de 1943 à 1959, avec Jean-François CECCALDI. 

Jean André se remaria en 1946 avec Marie "Elisabeth" DESANTI (1882-1978) et décéda en 1962.

 

Quant à Barbe Marie, elle vécut jusqu'au 11 décembre 1970.

 

La Parisien RIFFLARD avait bien su s'adapter à la vie des villages des Deux Sorru et connaissait bien Poggiolo.

De même, les PAPADACCI venus de Cargese surent bien s'assimiler. L'hostilité des Corses de l'intérieur envers les Grecs installés par les Génois à Paomia en 1676, puis protégés par les Français à Cargese, s'était montrée plusieurs fois de façon violente (voir l'article "La rage contre les Grecs"). Mais elle finit par se dissiper au milieu du XIXème siècle. Et Poggiolo accepta facilement ses PAPADACCI.

 

Documents utilisés: fiches généalogiques de Pierre LECCIA et de Jean GINI sur le site Généanet, et registres d'état-civil de Cargese, Appriciani et Poggiolo mis en ligne sur le site archives.corsedusud.fr

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:00
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

LE LIEU ET LES RAISONS

 

La plaque de cuivre proposée par la devinette du mois se trouve dans un  lieu public de Poggiolo, un endroit où tout le monde peut la voir.

Non, elle n’est pas sur une porte, ni sur une boîte aux lettres, ni sur une tombe.

Elle est tout simplement dans l’église Saint Siméon.

Cette plaque a été fixée sur le sommet du dossier d’un prie-Dieu.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

«Un prie-Dieu est une chaise qui dispose d'une assise sur deux étages, la première pouvant être relevable pour s'agenouiller. L'assise inférieure sert à poser les genoux, et le dossier sert à appuyer les coudes. Les deux assises sont le plus souvent paillées.»

(Wikipedia, article «mobilier liturgique»)

 

«Avant le concile Vatican II qui voit progressivement l'abandon des prie-Dieu dans les églises au profit de simples chaises ou bancs et l'imposition de la position debout à la place de l'agenouillement lors des moments clés de la liturgie, il était d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaire dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquels ils faisaient graver leurs noms sur des plaques de métal (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier des chaises.»

(Wikipédia, article «prie-Dieu»)

 

L’église poggiolaise est maintenant équipée de bancs mais ce prie-Dieu a été conservé, ainsi qu’un autre qui sera évoqué à la fin de l’article.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

Tous deux se trouvent à gauche, dans les premiers rangs, près de la chaire d’où parlait autrefois le prédicateur.

Mais qui était la personne dont le nom E. VENTURINI est resté sur ce siège?

 

 

E. VENTURINI

La lettre «E» de la plaque est l’initiale du prénom «Elisabeth».

Marie Elisabeth PINELLI naquit le 8 mai 1894 à Poggiolo. Ses parents, Antoine François PINELLI (1864-1944) et son épouse Marie Dominique MARTINI (1868-1909), s’installèrent à Constantine en Algérie. C’est dans cette ville que sa soeur Antoinette vit le jour en 1897 (elle décéda en 1989). Elle avait aussi un frère, Jean Toussaint, né à Poggiolo en 1891 et mort pour la France en 1918. Son nom figurait à la fois sur le monument aux morts de Poggiolo et sur celui de Constantine (voir l'article "les "poilus" poggiolais de Constantine").

Elisabeth épousa le 17 mai 1922 à Constantine Emile Richard VENTURINI, né à Nouméa en 1879 et dont la famille était originaire d’Urtaca. Il mourut en 1939 à Poggiolo sans avoir eu d'enfant.

«Madame VENTURINI», ainsi qu’on l’appelait souvent, était bien connue pour sa gentillesse et sa piété. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait eu un prie-Dieu à son nom.

Elle vécut jusqu’au 19 janvier 1996, à 102 ans, et fut inhumée à Poggiolo. 

Sa sœur Antoinette eut, de son mariage avec Martin OTTAVY (1890-1957), né à Philippeville mais d’origine socciaise, un garçon Marc «Jean», qui fut tué au combat en 1944 (voir l’article "De l'Algérie aux rives du Doubs" ), et Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

 

 

Ce simple prie-Dieu est un témoignage important de la pratique religieuse dans la première partie du XXème siècle. Il permet également d’évoquer l’histoire d’une famille poggiolaise. Il faut espérer qu’il soit conservé encore longtemps comme document historique.

 

 

NOUVELLE ENIGME

A côté du prie-Dieu d’Elisabeth VENTURINI, il existe un autre rescapé de ce genre de meuble religieux. Il comporte les lettres «C» et «A» tracées par des alignements de gros clous à tête ronde.

Qui était ainsi désigné?

L’animateur de ce blog l’ignore et espère que des lecteurs voudront bien l’éclairer.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

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Photos 1, 2 et 4 ont été prises le 21 août 2016; la 3 est extraite du film "Visite de St Siméon" tourné par Thierry CALDERONI en novembre 2008.

 
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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière;

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Jeudi 2 novembre:

SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

GUAGNO 11h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

POGGIOLO15h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

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