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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 14:09
L'Inseme de juillet est paru

Une nouvelle fois, nous vous offrons la version électronique du bulletin interparoissial «INSEME» qui ne peut pas encore être distribué sous forme papier pour le mois de juillet. Cliquez sur le lien qui suit.


Vous y trouverez des réflexions religieuses et médicales sur l’épidémie de Covid, un reportage sur les îles Kerguelen où un Vicolais a accompli une mission de 9 mois, la présentation de l’association Si Po Fa et des annonces sur les activités de l’été.

Bonne lecture

 

PS: les bulletins "Inseme" sont tous publiés sur le blog http://inseme-bulletin.hautetfort.com

L'Inseme de juillet est paru

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:25

 

Que l'on ait été appointé ou bénévole, faire sonner les cloches de Saint Siméon avant leur électrification demandait à la fois du doigté, de l'oreille, de la force musculaire et le sens de l'équilibre. Le son pouvait se produire en tirant les cordes mais aussi en actionnant les battants à la main.

 

C'est de cette seconde manière que, par exemple, le 10 août 2008, Bernard Franceschetti annonça le décès de Pascal Vecchi, comme le montrent les photos suivantes.

 

Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches

 

Mais quelle musique sort du clocher? Il est possible de l'entendre grâce à "Comment sonnent les cloches poggiolaises", film réalisé par Thierry Calderoni à l'occasion de la Toussaint 2008.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 18:48

 

Avant le passage du clocher de Poggiolo à l'électricité, le 16 juin 2010, il fallait faire sonner les cloches à la main, ce qui n'était pas une mince affaire.

 

A la fin du XIXe siècle, le 16 avril 1882, un sonneur avait été recruté par le conseil de fabrique pour "sonner l'angelus, tous les jours, et les messes, les bénédictions le dimanche et les jours de fête". Le poste échut à Baptiste BATTESTI, originaire d'Orto mais marié avec Mattea DEMARTINI (renseignements donnés par Xavier PAOLI et publiés dans "L'Info U Pighjolu" d'avril 2007).

 

Le temps passant, il n'y eut plus de sonneur professionnel et les occasions de faire tinter les cloches de Saint-Siméon furent de plus en plus rares.

 

Mais il existait toujours des sonneurs occasionnels qui se transmettaient le savoir-faire ou le savoir-sonner. Le 30 août 2008, l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo organisèrent une journée de formation qui eut beaucoup de succès et dont nous reproduisons le compte-rendu publié dans le "Corse-Matin" du lendemain. On remarquera la conclusion dont la prédiction s'avéra fausse deux ans plus tard.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

Tintez les cloches!

 

Le 27 juillet à Poggiolo, le festival de Sorru in Musica a été un beau festival lors de sa soirée lyrique en plein air avec des musiciens de renommée internationale.

 

Un mois après, ce samedi 30 août, le festival de sonneurs de cloches a été un beau récital avec des stagiaires «sonneurs» de 20 à 83 ans et, agréable surprise, avec une candidate féminine poggiolaise. Les jeunes avaient de la vigueur, les seniors de la fougue maîtrisée, un beau cocktail où les sons partis du campanile survolaient les montagnes des Deux Sorru au gré des vents en cette matinée ensoleillée. Le campanile construit en 1892 à l'italienne, c'est-à-dire isolé de l'église de quelques mètres, abrite trois cloches qui furent bénies en 1877.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Assourdissant mais sublime

 

Le campanile n'existait pas encore, les cloches étaient alors suspendues à un châtaignier, mais elles étaient là et on les faisait sonner... par un employé appointé au salaire exorbitant de 50 francs (il s'agissait de francs or) révèle Xavier, l'historien du village.

 

Sonner les cloches en étant appointé, certes, mais avec l'obligation d'annoncer journellement l'Angélus, les messes fort nombreuses à l'époque, les fêtes et autres manifestations. Un escalier de bois abrupt de soixante marches dans le campanile permettait d'accéder au plateau des trois cloches, auquel succéda en 1953 un escalier en béton plus confortable. C'est sur ce plateau que se sont retrouvés les stagiaires appliqués, à l'écoute des conseils de Jean-Martin et Xavier. Ces sons, ce bruit, aïe, ale ... , c'est assourdissant mais sublime.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Le bénévolat à l’honneur

 

Ainsi Philippe, l'employé communal, fit preuve d'une grande technicité et maîtrisa les cordes malgré une formation réduite. Quant à Jean-Silius, l'adjoint au maire, la Cicone - la plus grosse des cloches - ne lui fit pas peur et virevolta autour de sa poutre ancestrale. Mélange de sons graves, mélange des genres, sans métronome, faisant fi de la clé de sol ou de la clé de fa ou du battement de la baguette du chef d'orchestre qui n'existe pas. L'association artistique et culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo, organisateurs du stage, ne peuvent se permettre de rémunérer, comme en 1882, un sonneur de cloche, d'où le bénévolat qui est à l'honneur avec l'engagement volontaire de chacun. Il existe, et ce fut cela la beauté de ce stage qui en appellera d'autres.

 

Les cloches de Poggiolo sonnées manuellement ont encore un bel avenir devant elles défiant le progrès des cloches actionnées électriquement.

 

J.-M. F.

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:32

Bertrand CERVERA enfonce le clou: il vient de réaffirmer que le festival Sorru in Musica aura bien lieu cet été!

 

Il se conformera aux prescriptions sanitaires, ce qui entraînera une nouvelle formule et une nouvelle répartition des représentations. La programmation est en cours d'élaboration.

 

Fin juillet, la musique s'envolera dans nos montagnes.

 

Ci-dessous: l'entretien avec Pascale CHAUVEAU publiée dans "Corse-Matin" dimanche 14 juin.

 

La volonté de Cervera permettra d'avoir Sorru in Musica 2020

Bertrand Cervera : « Le festival Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte »

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Alors que la liste des concerts, spectacles et festivals annulés en raison de la crise sanitaire continue de s’allonger, Bertrand Cervera, directeur artistique et initiateur du festival de musique classique Sorru in Musica, confirme que les concerts se tiendront bien du 20 au 30 juillet prochains.

Vous maintenez donc le festival ?

Oui. Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte. Même si les contraintes sanitaires devaient nous obliger à donner quatre concerts par jour, avec seulement 10 personnes dans le public, au lieu d’un seul concert avec davantage de monde ! Il n’y a pas de raison de ne pas organiser le festival : les concerts sont gratuits, nous sommes aidés et subventionnés, il y a une vraie volonté politique d’éducation populaire. Et puis, un concert, c’est quelque chose de vivant, avec des vibrations ; la musique et la culture sont aussi importantes que les médicaments !

Pendant le confinement, vous avez d’ailleurs réalisé des concerts en live sur les réseaux sociaux…

Les gens avaient envie de ce lien. Tous les dimanches, à 17 h 30, nous donnions un concert live sur Facebook, et environ 1 500 personnes se connectaient instantanément pour y assister. Nous sommes tous musiciens dans la famille, et un petit orchestre a été constitué avec ma femme, mes deux filles et l’un de mes fils. On a donné huit concerts au cours de ces deux mois et nous avons comptabilisé un total de 370 000 vues. Sans compter que ces lives ont été rediffusés sur Via Stella, France Musique et France Inter. Dès la levée du confinement, François-Aimé Arrighi m’a également autorisé à donner un concert à l’Ehpad de Vico, dont il est le directeur. C’était important de ramener un peu de vie dans un lieu particulièrement coupé du monde.

Les traditionnelles master-classes du festival pourront-elles avoir lieu ?

Au vu de toutes les informations collectées, notamment auprès du couvent de Vico, qui accueille les élèves de l’académie, et de la Jeunesse et des Sports, qui nous a fourni le nouveau protocole sanitaire pour la prise en charge de groupes de mineurs, toutes les conditions peuvent être réunies pour que ces master-classes aient bien lieu. D’autant que, pour avoir beaucoup joué cet hiver dans les écoles, notamment en Haute-Corse, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de demandes de gens d’ici.

Néanmoins, pour l’heure, vous ne donnez pas encore le détail de la programmation…

À ce jour, il faut quasiment reprendre tout le travail d’organisation à zéro et recontacter chaque maire, de chaque village, pour savoir qui souhaite nous accueillir, si cela se fera dans les églises ou en extérieur, et dans quelles conditions. La troupe ira où le vent nous amènera, et ce sera peut-être le festival le plus génial. De ce fait, la plaquette qui fait office de programme n’est pas encore réalisée, mais nous la ferons quand même, en y mettant gratuitement tous les annonceurs des années précédentes. Ce sera une façon de rendre ce qui a été donné. Par ailleurs, il est prévu que les musiciens arrivent cinq jours avant le début du festival, pour que l’on enregistre des modules qui seront diffusés sur une chaîne YouTube. Cela permettra à ceux qui ne pourront, ou ne voudront pas se déplacer, d’assister quand même aux concerts, puisqu’ils seront postés dès le lendemain. C’est vrai que cela va nous donner plus de travail, et entraînera un surcoût lié à la captation, au mixage, aux prises de son… Mais cela montre aussi que Sorru in Musica se veut novateur tout en gardant l’esprit du départ.

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 18:00

Franck ROBINE, préfet de Corse-du-Sud et préfet de région, s'est rendu à Vico vendredi 29 mai.

Pour faire comprendre l'importance de cette visite qui a été une véritable réunion de travail, nous vous proposons des extraits de l'article publié par Corse Net Infos samedi et celui de "Corse-Matin" dimanche.

Les illustrations sont de la Préfecture de Corse-du-Sud.

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Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

 

Le préfet de région Franck Robine en visite à Vico

Ce vendredi le préfet de Corse-du-Sud était à Vico pour rencontrer les élus du territoire. Accompagné par le maire et président de la communauté de communes Spelunca Liamone François Colonna et par Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica, Franck Robine s'est rendu sur le site où le futur centre culturel devrait voir le jour. L'occasion pour le préfet de rencontrer commençants et restaurateurs de la commune et d'échanger sur les protocoles de réouverture du 2 juin prochain.

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
 
 
Le projet d'un Centre Culturel à Vico 
Initié récemment, ce projet consiste en la création d’un centre culturel avec des surfaces modulables permettant de construire une offre culturelle variée. Certaines actions seront de portée locale et d’autres nationale voire internationale. Ce projet est porté par la commune pour ce qui est du bâti et une structure restant à finaliser pour le fonctionnement et la programmation culturelle. 
C'est Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica qui a initié la démarche et la soutient fortement.
L’association « Corse Active » a été mobilisée fin 2019 afin de vérifier la viabilité du projet et porter les premières études préalables. Elle apportera également un financement de 50.000 €/an pendant 3 ans, notamment pour financer le salaire d’un porteur de projet dédié. 
Ces démarches permettront également de préciser le besoin en infrastructure afin de définir le programme des travaux à l’été 2020.
La DRAC est membre actif de l’équipe projet. Des échanges ont été initiés auprès du président de la CdC qui a indiqué être favorable à une association de ses équipes à l’équipe projet.
 
Corse Net Infos
 
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

 

Vico est ma première visite de commune. Répondant à l’invitation de François Colonna, fraîchement réélu, le préfet Franck Robine a fait, vendredi matin, le déplacement en compagnie de Franck Leandri, directeur de la Drac (direction des affaires culturelles) de Corse.

Centre culturel, site archéologique, pôle administratif

Plus qu’une simple visite, ils assistaient à une réunion de travail en présence des deux adjoints, Jean-Pierre Fondeville et Mario Zannier, mais aussi du violoniste Bertrand Cervera, porteur du projet de centre culturel à Vico. « Il s’agit d’un projet d’envergure régionale, qui ne sera pas concurrentiel avec l’espace culturel de Cargèse, précise François Colonna. Il sera multiculturel, autour de la musique, du théâtre, du cinéma. Nous y envisageons tout un travail de déclinaison sur la nature, mais aussi un centre de formation et une partie dédiée à l’hébergement. »

Mais pour l’heure, aucun détail supplémentaire ne peut être communiqué, car le dossier de faisabilité ne sera présenté à la préfecture que le 15 juin prochain. En revanche, d’autres actions d’égale envergure sont sur le point de se concrétiser, et la visite s’est prolongée à Sagone sur le site de la cathédrale Sant’Appianu. « Pour le projet archéologique, tous les voyants sont au vert », se félicite François Colonna.

Les dernières fouilles préventives terminées, il reste quelques tombes à récupérer et le site sera rendu à la commune fin juin, qui bénéficie d’ores et déjà des permis de construire et des financements. À quelques mètres en face, c’est un vaste chantier de terrassement qui va être entrepris, avant d’ériger le pôle administratif : le nouveau centre de tri de la Poste, une maison de services au public avec un fonctionnaire dédié aux liaisons avec les différentes administrations, un espace de coworking, et une maison de santé abritant médecins, infirmiers, kiné, sophrologue, pharmacie et parapharmacie.

Enfin, Franck Leandri s’est montré intéressé par l’idée de transformer l’ancienne mairie du village en bibliothèque ludothèque, un projet pour lequel il pourrait apporter des financements.

"Corse-Matin"

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 18:00
Sur l'Etat de Cinarca

Le secteur de l'édition reprend peu à peu ses activités, comme les autres branches économiques. Un nouveau livre vient d'être mis en rayon. Ecrit par Claude ARRIGHI, magistrat honoraire, et produit par l'association Letia-Catena, il est consacré à l'histoire de la principauté de Cinarca.

Voici la présentation qui en est faite par l'association.

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Sur l'Etat de Cinarca

                 L’avènement et la chute de l’état de Cinarca

 

Comme elle le fait régulièrement depuis sa naissance, l’association Letia-Catena, qui s’intéresse au patrimoine historique de Letia et de l’ensemble du Vicolais, publie un livre sur les événements qui ont fait l’histoire de la région et qui ont eu aussi une influence directe sur celle de la Corse. L’association vient ainsi de publier, grâce à Claude Arrighi, magistrat honoraire, un livre consacré à L’avènement et la Chute de l’Etat de Cinarca

      La province de Vico, au cœur de la seigneurie de Leca, fut l’épicentre des luttes qui opposèrent au Moyen-âge les Génois aux seigneurs de Cinarca. Les castelli de Catena, de Leca, de Cinarca, de Ghjneparu, édifiés pour certains dès le X° siècle, étaient, outre leur valeur militaire, les symboles forts du pouvoir seigneurial. Ils furent renforcés au cours du XV° siècle par de nouveaux ouvrages, les Rocche Cinarchese : les Rocche di Sia, la Forcina et la Zurlina qui furent le théâtre des événements marquants de cette lutte. Outre les Génois, les autres acteurs qui intervinrent à Catena et en Cinarca furent les Pisans, la Papauté et les Catalans.

       Giovan Paolo da Leca est le dernier de ces héros qui incarnent par leurs noms, ce que fut la Corse de leur temps, ou plus précisément ce qu’ils auraient voulu qu’elle fût. Loin du cliché d’une Corse qui subit, en rebelle résignée, l’inexorable succession des dominations étrangères. Giovan Paolo da Leca faillit pouvoir réaliser à deux reprises son projet en 1488 et 1501. Selon le chroniqueur, « il aurait été illustre dans toutes ses actions si du moins la fortune eût secondé ses desseins ». L’échec de sa seconde campagne et la confiscation de sa seigneurie par l’Office de Saint Georges marquèrent la fin de l’état de Cinarca qu’il avait essayé de promouvoir. Malgré ses efforts répétés, il ne put jamais rétablir la situation, mais il n’abandonna jamais la lutte jusqu’à sa mort en 1507. 

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

 

Pour ce précieux travail, Claude Arrighi a engagé de longues recherches, approfondi les connaissances acquises, rassemblé la documentation et enfin rédigé ce texte qui concerne l’État de Cinarca, aux racines de la communauté de Letia. Le fruit de ses travaux demeure d’un grand acquis pour celle-ci, comme pour le Vicolais, la Cinarca et l’ensemble de la Corse. Il a su décrire ces héros du Moyen-Age, ainsi que leur gloire - pour quelques-uns éphémère -, mais aussi les raisons de leur postérité, face à l’image déformée d’une Corse qui aurait subi avec résignation l’envahisseur et les dominations extérieures. Il a su nous démontrer que, beaucoup plus que subir, ces héros ont aussi provoqué ces interventions étrangères dans l’île, celles des Pisans, Catalans et finalement Génois. Tous les chefs successifs de Catena et de Cinarca suivaient néanmoins une démarche précise et cherchaient à mener à bien un projet politique cohérent, dans lequel l’intervention des puissances étrangères demeurait un outil risqué, mais précieux.

       Avec ses prédécesseurs de Catena et de Cinarca,  Giovan Paolo da Leca sut faire naître et incarner le sentiment national dont la flamme n’allait plus s’éteindre, jusqu’aux luttes de Sampiero, qui se présenta à Vico comme son successeurpour mener l’éternel combat contre la tyrannie et les excès de la dominante, laquelle appliqua avec acharnement sa férule sur la Corse. 

C’est cette même flamme, celle de la libération nationale, qui illumina la grande Révolution Corse de quarante ans, au XVIIIe siècle, et porta le combat de son coordinateur, le général Pasquale Paoli, législateur, chef élu de la nation qu’il structura en proclamant la constitution écrite, issue des lumières du siècle. 

La flamme qu’ils ont allumée et les efforts et sacrifices consentis suscitent l’obligatoire devoir de mémoire et demeurent une source de fierté chez chacun de nos compatriotes. Ils constituent la naturelle inspiration qui guide généralement les comportements des fils de Corse. Ils orientent et marquent, véritablement, le sens de leurs actions. C’est bien ce qui s’est produit durant les années ardentes qui ont fait l’histoire de l’île, où ils sont demeurés les principaux éléments mobilisateurs, d’unité et de rassemblement, autour des valeurs qu’ils incarnent.

                                           ******

 

Le livre  l’Avènement et la chute de l’état de Cinarca est en vente :

--à AJACCIO à la librairie Le Mouflon, 19, Boulevard Fred Scamaroni. 

--et à SAGONE à La Villa Romana.

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:00

 

Depuis le 13 mai, le couvent St François de Vico a désormais sa page Facebook intitulée "Couvent Vico". Elle a débuté par une initiative originale à l'occasion du cinquième anniversaire de l’encyclique "LAUDATO SI" du pape François sur l’attention que nous portons à notre maison commune - la Terre.

 

Chaque jour de cette semaine, du 18 au 24 mai, une couleur particulière du couvent de Vico a été présentée. En voici des extraits.

 

- lundi 18 : BRUN

Brun, comme les habits des franciscains qui ont habité ce couvent pendant des siècles...

Brun, comme les vieilles portes du couvent en bois de châtaignier. Jamais verrouillées! Entrouvertes, elles invitent et accueillent... 

 

 

Les couleurs du couvent

 

- mardi ROUGE

Rouge, comme les pétales de pivoines. Celles de notre cimetière. 
Comme des lumignons, des veilleuses qui nous rappellent qu’ils sont bien là, nos confrères - depuis père Charles Dominique Albini jusqu’au père Noël Leca ils sont 30 précisément...

 

 

 

Les couleurs du couvent

 

- mercredi VERT

Vert, comme le tilleul séculaire au printemps dans la cour de notre couvent. Il est magnifique ! Même sous la pluie !...

 

Les couleurs du couvent

 

- jeudi GRIS

Gris, comme les pierres d’attente de l’aile sud du couvent. En fait, il n’a jamais été achevé notre couvent ! Mais, ce n’est pas son défaut, du tout. Ces pierres grises sont comme une promesse, un appel. Ici rien n’est fini, tout est tendu vers l’avenir et attend nouveaux visages, nouveaux bras, nouveaux cœurs...

 

Les couleurs du couvent

 

- vendredi OCRE

L’ocre, à proprement parler, n’est pas une couleur, mais une matière, une terre. 
Depuis toujours on attribue à ce pigment naturel les propriétés apaisantes,

cicatrisantes et même...magiques!...

 

 

 

Les couleurs du couvent

 

- samedi OR

Or, comme l’habit de St François dans l’église du couvent. Ce qui est un peu inhabituel, rare dans l’iconographie chrétienne. Nous savons tous que François d’Assise n’a pas hésité de se mettre à poil en publique plutôt que porter de fringues de luxe! Mais notre « Poverello » nous pardonnera cette dorure de son image. Il devine notre intention. Lui-même et son idéal de vie c’est de l’or de notre couvent. Son choix de vie simple, le retour à l’essentiel...

 

 

 

 

 

 

Pour finir cette semaine des couleurs en beauté, la page du couvent propose de partager un moment de prière ce dimanche, le 24 mai, à midi, l’heure locale, là où nous sommes, seuls ou avec les autres...

Les couleurs du couvent

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 18:00
Campà corsu, un rendez-vous hebdomadaire

Surprise pour les lecteurs de «La Provence» de vendredi 15 mai avec deux pages entières consacrées à la Corse, et pas de façon exceptionnelle car elles reviendront chaque semaine.

 

Tenant compte du fait bien connu que « l’histoire de la Corse s’écrit aussi par-delà ses côtes ; loin derrière la ligne d’horizon », le quotidien basé à Marseille a décidé de tenir compte de « la région de Marseille où plus de 200.000 Corses seraient établis, parfois depuis des générations et sans que jamais le lien avec la terre d’origine ne se rompe », comme l’écrit Marine STROMBONI dans son éditorial.

 

Désormais, « tous les vendredis, La Provence s’engage aux côtés de cette communauté et portera chaque semaine un regard de l’autre côté de la Méditerranée, mettra en lumière des personnalités, activités ou initiatives qui entretiennent le lien entre la Corse et le continent afin de permettre à chacun, quel que soit son lieu de résidence, de faire vivre la culture corse.

Mieux, de vivre corse.

Campà corsu. »

 

Une telle initiative ne peut qu’être saluée par le Blog des Poggiolais qui, depuis dix ans, travaille à entretenir les liens entre les Corses originaires de Sorru in Sù, quelle que soit leur résidence.

Campà corsu, un rendez-vous hebdomadaire

Le premier numéro de Campà corsu présente les nombreux médias qui, dans les kiosques, les ondes ou internet, portent les voix de la Corse. 

 

On notera qu'il est fait mention du « Journal de la Corse », le « doyen de la presse européenne », fondé en 1817 et aux débuts duquel collabora étroitement le Poggiolais Gian Antonio PINELLI.

 

Un petit raccourci peut laisser à faire croire que « Corse-Matin » est l’unique quotidien corse depuis la Libération. En réalité, il existait « Le Provençal Corse », devenu ensuite «La Corse La Provence», et « Nice-Matin Corse » qui finirent par fusionner en juillet 1999 pour donner le journal insulaire actuel.

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:03
Le dernier concert du confinement
Le dernier concert du confinement


Aujourd'hui, à 17h30, session 9 de Sorru in Musica VERANU #InCasa, avec la famille CERVERA

 👉🏻👉🏻A suivre en direct sur Facebook.

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 18:00

Avec l'isolement imposé à tous, et malgré les moyens électroniques appelés réseaux sociaux, il existe un réel besoin de sortir et de rencontrer du monde pour discuter et pour faire quelque chose ensemble. Il va être possible de réaliser des photos de groupe qui montrent que l'on est membre d'une communauté.

 

A Poggiolo, un tel cliché fut réalisé, place Inghio, en 2001 (dix-neuf ans déjà!), le 16 août, à l'issue de la procession de Saint Roch.

 

Il vaut la peine d'être republié. Il donne l'impression de gens heureux d'être ensemble. Il est l'occasion également de reconnaître ceux qui ont disparu et de voir ceux qui ont bien grandi depuis cette époque. 

 

Les mêmes visages se trouvent aussi dans le film qui montre des jeux, la procession et l'apéritif partagés durant cette journée. 

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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samedi 13 février

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lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

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