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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 19:18

 

La fête de saint Antoine (d'Egypte, pas celui de Padoue) n'a pas manqué d'être célébrée dans la chapelle de Guagno-les-Bains qui lui est dédiée.

 

La cérémonie n'a pas eu lieu le jour fixé par le calendrier (mardi 17 janvier) mais samedi 21.

 

Les petits pains n'ont pas été oubliés.

 

Photos de Jeanne Segura.
Photos de Jeanne Segura.
Photos de Jeanne Segura.

Photos de Jeanne Segura.

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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 18:00

 

L'annonce ci-dessous est parue sur le site de Pôle Emploi (https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/144QLTJ).

 

Le Foyer d'accueil médicalisé de Guagno-les-Bains recherche un infirmier.

 

Mais pourquoi l'organisme officiel qu'est Pôle Emploi situe-t-il cette structure dans la commune de Guagno alors qu'elle est officiellement dans la commune de Poggiolo?

 

On recherche un infirmier
Infirmier de soins généraux (H/F)

2A - GUAGNO - Localiser avec Mappy

Actualisé le 24 novembre 2022 - offre n° 144QLTJ

Nous recherchons pour notre Foyer d'Accueil Médicalisé accueillant des personnes en situation de handicap, un Infirmier de soins généraux (H/F).

Vous réaliserez les soins infirmiers, d'hygiène et de confort selon le protocole médical et les règles d'asepsie. Vous travaillerez pendant la journée, 1 week-end sur 3.

Vous pourrez travailler les jours fériés selon le planning.

Journées de 12 heures par roulement : 7h00 à 19h00 (20 mn de pause pour le déjeuner pouvant être prises sur place)

Possibilité d'hébergement temporaire

Reprise d'ancienneté + Prime SEGUR Contrat évolutif.

Type de contrat
Contrat à durée déterminée - 1 Mois 
Contrat travail
Durée du travail
35H Horaires normaux
Salaire
  • Salaire brut : Mensuel de 2631,00 Euros sur 12 mois
  • Primes
  • Mutuelle

Profil souhaité

Expérience

 Débutant accepté

 

Formation

 

  •  
  • Bac+3, Bac+4 ou équivalents infirmier - DE infirmierCette formation est indispensable
Compétences
  • Cerner l'état du patient (clinique, psychologique) et consigner les informations recueillies dans le dossier médical
  • Organiser le plan de soins infirmiers selon les besoins des patients et préparer le chariot de soins ou la trousse médicale
  • Réaliser les soins infirmiers, communiquer avec le patient (ressenti, douleur, ...) et actualiser le dossier de soins infirmiers (incidents, modifications d'état clinique, ...)
  • Réaliser ou contrôler les soins d'hygiène, de confort et apporter une aide au patient (lever, marche, soins post opératoires...)
  • Surveiller l'état clinique du patient (constantes, fonctions d'élimination, comportement, ...) et informer l'équipe soignante/médicale sur l'évolution de l'état clinique
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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 18:02

 

En souvenir des travaux qu'il fit effectuer, Napoléon III garde une certaine popularité à Marseille comme en Corse.

 

Dans le livre qu'il vient de faire paraître sur "Le site du Centre Bourse" (c'est-à-dire la zone délimitée par la Canebière, le Cours Belsunce, la rue Colbert et la rue de la République), le Comité du Vieux Marseille rappelle que l'empereur fit détruire des vieux quartiers pour leur donner une allure "haussmannienne" comme à Paris. La rue Impériale (devenue rue de la République) en fut la vitrine, à tel point qu'un mythe s'est imposé avec une force aussi grande que celui qui persiste à Guagno-les-Bains.

 

Michel FRANCESCHETTI démonte cette légende dans ce livre en faisant un parallèle avec Poggiolo. Lisez l'article.

 

Le mythe de l’inauguration de la rue Impériale

 

Michel Franceschetti

Notre ville a inspiré de nombreuses « histoires marseillaises » dont les exagérations ont fait rire plusieurs générations. Mais il en est une qui est tellement énorme qu’elle est devenue une vérité quasi-incontestable.

Cette « histoire » est celle de l’inauguration de la rue Impériale par l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie. Une plaque apposée le 30 mai 1964 sur un immeuble de la place Sadi Carnot par le Comité d’Intérêts du Quartier République-Colbert l’affirme : « en commémoration du centenaire de la rue de la République inaugurée par Napoléon III le 15 août 1864 ».

 

Plaque actuelle. Photo Michel Franceschetti.

Plaque actuelle. Photo Michel Franceschetti.

 

Or, l’empereur, s’il est bien venu cinq fois à Marseille durant son règne, se trouvait ce jour-là à Paris pour la saint Napoléon, fête officielle du régime, qui tombait le jour de l’Assomption.

La lecture du Moniteur Universel, journal officiel de l’Empire, du 16 août 1864, permet d’apprendre, en première page, que le couple impérial était au château des Tuileries en début de journée. Il y reçut le 15, à partir de onze heures et demie du matin, les hommages des grands personnages de la famille Bonaparte et des dignitaires de l’État, avant d’assister à une messe à partir de midi.

Un autre article, sur la même page, décrit l’arrivée, à neuf heures du soir, toujours le 15, au palais de Saint-Cloud, du train du roi d’Espagne et sa réception par Napoléon et Eugénie.

Leur présence à Marseille était donc impossible.

Extrait du "Moniteur universel" du 16 août 1864.

Extrait du "Moniteur universel" du 16 août 1864.

L’inauguration de la rue Impériale eut bien lieu le 15 août 1864 mais à l’initiative du conseil municipal et d’Émile de Maupas, sénateur chargé de l’administration du département et équivalent à Marseille du baron Haussmann. La préparation de la cérémonie fut affectée par le décès subit du maire Balthazar Rouvière le 27 juin. L’inauguration revint donc à son successeur, Théodore Bernex. L’aménagement de la nouvelle artère étant alors loin d’être terminé, il ne paraît donc pas logique que l’empereur soit venu pour inaugurer une œuvre inachevée.

Napoléon III n’était pas non plus présent à la consécration de la basilique Notre-Dame de la Garde, le 5 juin 1864.

Il vint bien à Marseille cette année-là, le 30 octobre pour une seule journée. Il s’entretint avec Maupas et alla visiter les travaux de la Joliette en passant par ceux de la rue Impériale qui n’était pas encore terminée.

Les deux dates, 15 août et 30 octobre, ont-elles ensuite été confondues dans l’esprit de certains Marseillais ? Peut-être mais le plus désolant est la paresse d’esprit de nombreux écrivains et d’animateurs de sites internet qui recopient inlassablement ce mythe sans vérifier leurs sources.

Loin de Marseille, la station thermale de Guagno-les-Bains, commune de Poggiolo, dans l’intérieur de la Corse-du-Sud, connaît une légende similaire. Une plaque officielle, reprise par tous les sites touristiques et historiques, prétend que Napoléon III et Eugénie « y prirent les eaux », alors que, dans leur voyage de 1860, ils ne s’aventurèrent pas hors d’Ajaccio.

Il paraît que l’on ne prête qu’aux riches. En voilà au moins deux preuves supplémentaires : Napoléon III, malgré le désastre final de son règne, garde une riche popularité.

 

 

Aussi bien à Marseille qu'à Guagno-les-Bains, les plaques commémoratives sont à revoir.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 18:00
A Ajaccio, pas de Bains pour les artistes du FAM

L’art qui soigne est exposé du 7 au 18 novembre à U Burgu, centre d'animation sociale et socioculturelle situé 52 rue Fesch à Ajaccio.

 

Intitulée "L'art'in mossa", cette exposition avait été montrée en août et en octobre 2021.

 

Elle est composée d'œuvres originales réalisées par les résidents artistes du FAM de Guagno-les-Bains qui ont laissé libre court à leur créativité lors des séances de médiation artistique avec Marie-Claire Benetti Papadacci, art-thérapeute.

 

Nous ne savons pas si les mêmes œuvres sont montrées aux Ajacciens. En tout cas, il s'agit d'une excellente initiative.

 

Malheureusement, une profonde erreur entache son affiche: elle indique le FAM de Guagnu et non pas de Guagno-les-Bains.

A Ajaccio, pas de Bains pour les artistes du FAM
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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 16:31
Le programme des cérémonies pour la Toussaint

 

Les prévisions des cérémonies pour la Toussaint, publiées le 20 octobre, ont été modifiées sur un point: la bénédiction du cimetière de Guagno-les-Bains aura lieu mercredi 2 novembre à 10 h et non pas à 11.

 

Pour Sorru in Sù, il y aura donc:

- ORTO: lundi 31 octobre à 11 h

- SOCCIA: mardi 1er novembre à 11 h

- POGGIOLO: mardi 1er novembre à 16 h

- GUAGNO: mercredi 2 novembre à 11 h

- GUAGNO-LES-BAINS: mercredi 2 novembre à 10 h

 

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 17:52
L'eau perdue

 

La sécheresse a été un thème important de cet été. Maintenant, le gouvernement insiste pour que chacun se prépare à réaliser des économies de chauffage pendant un hiver où le gaz et l'électricité vont être chers.

 

Photo M. Franceschetti, avril 2022.

Photo M. Franceschetti, avril 2022.

 

Economiser l'eau et l'énergie n'est visiblement pas une priorité à Guagno-les-Bains où, depuis de nombreuses années, l'eau chaude du trop-plein de la source thermale s'écoule à l'air libre dans la rigole qui la conduit à la rivière.

 

Quand l'air est froid, la vapeur d'eau se condense au-dessus de la rigole (photo M. Franceschetti).

Quand l'air est froid, la vapeur d'eau se condense au-dessus de la rigole (photo M. Franceschetti).

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 06:59

 

Un grand merci à Antoine MANGIAVACCA qui a répondu à l'appel plusieurs fois publié dans ce blog et nous a transmis des photos intéressantes provenant de son grand-père datant des années 60. 

 

Dans son envoi, nous avons remarqué cette image.

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

L'établissement thermal de Guagno-les-Bains est vu de face, avec sa forme en U caractéristique, l'aile de gauche un peu moins visible que celle de droite. Les véhicules stationnés sur le bord de la route sont bien des modèles de l'époque et, à part eux, rien ne semble avoir changé. 

 

Pourtant, cette photo est impossible à refaire maintenant. 

 

Dans les années 1989-1991, fut réalisé le grand ensemble de l'Hôtel des Thermes dont l'exploitation s'avéra calamiteuse. Il sert maintenant, pour quelques mois encore, au FAM (foyer pour adultes médicalisé).

 

Le photographe des années 60 était placé en face, en contrebas, près de l'ancienne épicerie de Mimi. Mais le bâtiment cache complètement les thermes, d'autant plus que des arbres ont été plantés sur ce qui était un terrain vague, qui servait souvent de terrain de football.

 

 

 

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

 

Il faut aller sur la route de l'autre côté de la rivière, près de la bifurcation du Genice, pour voir tout le village de biais. 

 

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

 

Et, en agrandissant, on aperçoit l'établissement en partie caché par l'ancien hôtel aux fenêtres en arc de cercle.

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains

 

Même de biais, une photo du bâtiment de bains est impossible à réaliser alors que la vue était bien plus dégagée voici un siècle, comme le montre cette carte postale. 

 

 

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains
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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 18:00

 

 

   Il arrive que des habitants de Guagno-les-Bains se plaignent de dépendre de Poggiolo car ils trouvent que la mairie les délaisse. Il existe encore au village de Guagno des gens qui disent que la station thermale ne doit pas être poggiolaise.

 

   L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (il ne devint empereur que le 2 décembre 1852) en date du 19 septembre 1852, il y a 170 ans.

 

   Etait-ce un caprice du futur empereur? Pas du tout.

 

   Il voulait mettre fin à la guerilla permanente qui empoisonnait les relations entre Guagno et les villages voisins, notamment Soccia.

 

 

 

UNE LONGUE GUERILLA

 

   Pendant longtemps, et surtout au XVIIIe siècle, les moines cordeliers de la chapelle Saint Antoine recevaient les malades qui venaient se soigner à la source d'eau chaude des Bains de Guagno. Le terrain de Caldane était ouvert à tous mais des Guagnais prirent l'habitude de se l'approprier. Les villages voisins s'en plaignirent souvent (la première mention conservée date de 1779), arguant que les moines étaient sous la protection du curé piévan de Saint Siméon de Poggiolo.

 

 

   Les querelles se compliquèrent avec l'édification de l'établissement thermal par le département en 1821 et avec l'autorisation de la construction de l'hôpital militaire donnée par le roi Louis XVIII en 1822. Les revendications de Soccia se firent de plus en plus insistantes.

 

 

Reconstitution de l'établissement thermal construit en 1821-1825.

Reconstitution de l'établissement thermal construit en 1821-1825.

 

 

   Louis-Philippe pensa résoudre le conflit par l'ordonnance du 7 septembre 1840 autorisant le Préfet "à  acquérir de la commune de Guagno, soit à l'amiable et au prix qui sera déterminé par une expertise contradictoire, soit, s'il y a lieu, par voie d'expropriation  pour cause d'utilité publique:

1° les terrains sur lesquels sont situées les sources thermales de St Antoine de Guagno (...)

2° Les bâtiments et constructions actuellement affectés à l'établissement thermal de Guagno et qui seraient la propriété de la commune".

 

 

   La municipalité de Guagno ayant refusé l'accord amiable, l'expropriation fut prononcée par le tribunal de première instance d'Ajaccio le 3 mars 1841.

 

 

   Mais les Guagnais continuèrent à occuper les terrains et à entretenir une véritable guérilla juridique contre le département et contre les Socciais.

                 

 

 

LE TROISIÈME LARRON POGGIOLAIS

 

   Le 17 septembre 1850, le conseil d'arrondissement d'Ajaccio frappa un grand coup en reconnaissant "qu'il y a opportunité de distraire du territoire de Guagno l'enclave connue sous la dénomination de St Antoine et de la réunir au territoire de Poggiolo, seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer".

 

Les Bains de Guagno sont poggiolais depuis 170 ans

 

 

   En votant cette proposition, les élus écartaient Socciais et Guagnais au profit d’un troisième larron. Comment se sont-ils justifiés?

 

 

   L'argument invoqué était simple: "Fidèle au principe qu'il a proclamé touchant à la suppression des enclaves". Il s’agissait de continuer à rationaliser les frontières communales. Les limites des communes corses créées par la Révolution Française furent longues à être fixées et il fallut presque tout le XIXe siècle pour aboutir. Voir les difficultés entre Poggiolo et Rosazia dans l'article "La fièvre monte à Libbiu".

 

   Le texte proclame bien que Poggiolo est «la seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer», donc parce que le découpage sera alors plus rationnel. Mais il est peut-être également sous-entendu qu’il fallait se souvenir que la source avait longtemps été sous la protection du curé de Saint-Siméon.

 

Les Bains de Guagno sont poggiolais depuis 170 ans

 

   Les élus furent écoutés. L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée deux ans plus tard, par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE en date du 19 septembre 1852. Ce véritable jugement de Salomon mit fin aux oppositions entre Soccia et Guagno. 

 

   Désormais, Guagno-les-Bains est officiellement un hameau de Poggiolo mais l'établissement thermal n'appartient pas à la municipalité. Il est propriété du conseil général, et maintenant de la Collectivité de Corse. Et l'on attend son redémarrage...

 

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 18:00

 

L'hôpital militaire ouvert en 1822 fit la fortune de Guagno-les-Bains pendant une partie du XIXe siècle. Quand il ferma en 1883, le bâtiment fut abandonné mais sa présence domina longtemps le village.

 

Sa longue agonie peut être suivie en regardant de vieilles cartes postales. Le Marseillais Dominique PIAZZA ayant inventé la carte postale photographique en 1891, aucun document de cette sorte n'est antérieur à cette date.

 

Malheureusement, les cartes présentées ici n'ont pas de date précise. Elles ont été présentées en fonction de l'état des ruines visibles, ce qui n'est pas toujours facile. Cet ordre peut être critiqué.

 

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Les images peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

 

Ces deux premières photos sont indéniablement les plus anciennes de la série car le bâtiment principal de l'hôpital est encore presque entier.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Sur celles-ci, les destructions sont plus importantes.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Les ruines n'existent plus du tout quand on regarde maintenant Guagno-les-Bains à partir de l'endroit d'où ces photos  furent prises.

 

 

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

 

Une carte postale de la source de la Goscia montre qu'elle était dominée par des vestiges du bâtiment principal.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette publicité pour l'hôtel de l'établissement des Bains est importante car les restes de l'hôpital ont été représentés. Or, nous savons qu'elle est extraite d'une revue de 1926. La destruction était importante mais pas encore totale.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Une photo impressionnante montre l'étendue de l'hôpital militaire avant qu'il soit totalement détruit. Selon certains récits, les lieux auraient servi de scierie pendant un temps. Des Russes réfugiés débarqués du "Rion" en 1921 y auraient même travaillé. Mais nous n'avons pas trouvé de preuves. 

 

Les pierres ne furent pas perdues: elle furent réutilisées dans de nombreuses maisons du canton.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette carte postale montre, en dehors des poules et des cochons, le mur extérieur de l'hôpital près de la bifurcation de Saint Antoine.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Si la date n'est pas certaine, le lieu est bien reconnaissable, notamment avec la fontaine qui est à gauche.

 

Copie d'écran Google.

Copie d'écran Google.

 

L'arcade du premier plan indique qu'il restait l'enceinte alors que, sauf la chapelle, l'intérieur avait disparu. Les vêtements des fidèles sortant de l'office laissent supposer que l'image date de très peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais ce n'est qu'une supposition.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Le seul élément certain est qu'il ne reste plus aucune trace de ce qui fut une époque glorieuse de Guagno-les-Bains.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 18:00

 

Il n'existe plus aucune trace de l'hôpital militaire qui eut pourtant pendant soixante ans un rôle important dans la renommée de Guagno-les-Bains comme station thermale. Son histoire commença il y a deux cents ans.

 

 

L'AUTORISATION OFFICIELLE

 

Voici exactement deux siècles, en 1822, en même temps que put être édifié l'établissement thermal. Cette année-là, Jean MULTEDO, originaire de Vico, obtint l'autorisation du roi Louis XVIII de construire un hôpital destiné aux soldats malades ou blessés. 

L'ordonnance est datée du 26 juin 1822. Elle est signée par le roi et par "le Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur" Jacques-Joseph CORBIÈRE.

 

Elle comporte deux articles dont voici le texte:

Art. 1er

Le maire de Guagno, département de la Corse, est autorisé à vendre, au nom de cette commune, au Sr MULTEDO un terrain de vingt-trois mètres vingt-neuf centimètres de long sur quatorze mètres quatre vingt six centimètres de large, moyennant la somme de deux cent quarante francs; montant de l'estimation, et à la charge pour l'acquéreur d'y élever un bâtiment propre à recevoir douze officiers et cinquante sous-officiers ou soldats, en exécution d'un projet arrêté par notre Ministre secrétaire d'Etat au Département de la guerre.

Art 2

Notre Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans
L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

 

La décision royale intervenait après tout un processus administratif:

 

"Le montant de l'estimation avait été préalablement fixé de manière contradictoire par MM. Jean PINELLI et Jean-Toussaint CASANOVA, maçons de la commune de Guagno, experts nommés par délibération de cette commune le 30 septembre 1821. Vu l'enquête de commode et incommodo faite à Guagno le 13 février 1822, le préfet de la Corse avait autorisé cette aliénation le 28 février 1822" (François VAN CAPPEL DE PRÉMONT, Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme).

 

 

 

LA CREATION

 

Le terrain acquis par MULTEDO et sur lequel fut construit l'établissement destiné aux militaires se trouvait à l'endroit où la route venant de Vico se divise entre, d'un côté, la direction de Guagno et, de l'autre côté, celle d'Orto, Poggiolo et Soccia.

 

Le plan général "dressé et présenté" par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838 permet de connaître la forme et les dimensions de ce bâtiment (qui est entouré de vert sur le plan).

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

Le cadastre napoléonien de 1857 le montre également.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

 

Les lettres E.T. signifient: Etablissement Thermal.

Les lettres H. M. (Hôpital Militaire) montrent que la construction de Jean MULTEDO était composée de deux parties. La parcelle 169 (cerclée de rouge ici) correspond à la chapelle Saint-Antoine. Elle était englobée dans l'ensemble.

 

Mais on ne voit pas les "petites cellules placées à l'extérieur et adossées à la chapelle de Saint-Antoine et à l'une des ailes de l'hôpital militaire, (qui) servent logemens (sic) de domestiques", mentionnées par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, à la page 4 de son Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno, publié en 1829.

 

Progressivement, après une période glorieuse sous le Second Empire, l'hôpital fut délaissé. Un décret décida de sa fermeture définitive le 1er juin 1883.

 

La ruine du bâtiment fut ensuite une longue agonie. Il n'en reste plus rien. Sur le terrain autrefois occupé par l'hôpital, il ne reste plus que la chapelle Saint Antoine.

 

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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