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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 16:41

Il n'existe plus aucune trace de l'hôpital militaire qui eut pourtant un rôle important dans la renommée de Guagno-les-Bains comme station thermale. Son activité dura soixante ans mais ses ruines dominèrent le village pendant longtemps.

 

 

LA CREATION

En 1822, en même temps que s'édifiait l'établissement des bains, Jean MULTEDO, originaire de Vico, fit construire, avec l'autorisation du roi Louis XVIII datée du 26 juin de cette année, l'hôpital destiné aux soldats malades ou blessés. 

Il était conçu à l'origine pour recevoir douze officiers et cinquante sous-officier et soldats.

L'établissement se trouvait à l'endroit où la route venant de Vico se divise entre la direction de Guagno et celle d'Orto, Poggiolo et Soccia.

Le plan général "dressé et présenté" par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838 permet de connaître la forme et les dimensions de ce bâtiment.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

L'hôpital et la chapelle sont très proches.

Le cadastre napoléonien de 1857 le montre également.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

 

Les lettres E.T. signifient: Etablissement Thermal.

Les lettres H. M. (Hôpital Militaire) montrent que la construction de Jean MULTEDO était composée de deux parties. La parcelle 169 (cerclée de rouge ici) correspond à la chapelle Saint-Antoine. Elle était englobée dans l'ensemble.

Mais on ne voit pas les "petites cellules placées à l'extérieur et adossées à la chapelle de Saint-Antoine et à l'une des ailes de l'hôpital militaire, (qui) servent logemens (sic) de domestiques", mentionnées par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, à la page 4 de son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829.

Progressivement, après une période glorieuse sous le Second Empire, l'hôpital fut délaissé. Un décret décida de sa fermeture définitive le 1er juin 1883.

La ruine du bâtiment fut une longue agonie qui peut être suivie au moyen des cartes postales.

 

 

LES IMAGES DE L'AGONIE

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire
Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

Et, aujourd'hui, la chapelle est toujours là, sur une place complètement déblayée de toute autre construction.

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 18:30

L'histoire de Guagno-les-Bains est assez complexe et cette photo en est un exemple. 

On y voit des gens sortir de la chapelle Saint Antoine qui domine le village. Mais la scène est encadrée par une arcade, reste de l'ancien hôpital militaire.

La chapelle encadrée par l'hôpital

 

Cette image a été publiée vendredi 20 avril 2018 dans "Settimana", le supplément hebdomadaire de"Corse-Matin" dans le cadre de sa série "I ricordi di i Tomasi". Chaque semaine est présentée une ancienne photographie tirée de la collection de la famille Tomasi. 

L'auteur du commentaire, qui signe S.P., indique qu'il utilise comme source de son rappel historique le blog des Poggiolais. Nous le remercions de le mentionner. L'article dont il s'est servi est "St Antoine et l'hôpital" qui peut être revu en cliquant sur le lien.

Voici la teneur du commentaire de la photo.

 

"On devine le pas lent de celles qui ont pieusement suivi l'office. Parmi cette assemblée où les femmes sont en majorité, les jupes sont longues, noires de préférence, mais le traditionnel foulard couvrant la tête est manifestement en recul. Et quelques tenues blanches - certes rares encore - disent une Corse qui bascule vers une forme de modernité vestimentaire. Que l'on se rassure, les quelques hommes saisis par le photographe portent toujours sobrement le chapeau...

Sur le plateau qui domine Guagno-les-Bains, la chapelle Saint-Antoine constitue un repère aussi géographique que spirituel et... sanitaire. A la bifurcation des routes allant aujourd'hui d'Ajaccio vers Guagno et Soccia, l'histoire raconte qu'un petit ermitage de moines cordeliers existait déjà au XVIe siècle (source: blog des Poggiolais). Par la suite, il fut question que les moines, mais aussi le reste de la population, profitent "des bienfaits de l'eau chaude qui jaillissait de la montagne". Une source qui compta pour beaucoup dans le développement que connut le site. Ainsi, au XIXe siècle, un hôpital militaire fut même accolé au sanctuaire. Ce qui explique que, quelques décennies plus tard, en ce début du XXe siècle où fut pris ce cliché, existaient encore des vestiges d'une architecture, saisis ici au premier plan, mais désormais disparus. Saint-Antoine reste maintenant seul offerte au regard des passants et des fidèles qui, à l'occasion, demande (sic) parfois qu'elle soit rouverte pour une célébration. L'exemple d'un patrimoine qui, sans prétention, raconte nos montagnes.

S. P.

Toutes les photographies présentées dans cette rubrique sont disponibles chez Photo Hall, 18 Cours Napoléon, 20000 Ajaccio."

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 17:49

Au temps de sa splendeur, l'empire colonial français était un bon ascenseur social pour les Corses. Venus de leurs villages, ils étaient nombreux à chercher fortune aux colonies ou à s'engager dans les troupes chargées de l'ordre outre-mer. Certains s'installaient dans ces territoires à l'expiration de leur service militaire.

Un exemple est fourni par cette photo qui a été réalisée à Constantine, en Algérie. Cette ville fut le second foyer de concentration des Poggiolais, après la Tunisie où les Poggiolais bénéficiaient des bienfaits de Jean-François GALLINI (voir l'article sur "l'empire sahélien des Sorrinesi").

 

Les Poggiolais de Constantine

L'homme qui est en uniforme, à gauche, se nomme Antoine François PINELLI. Il naquit en 1864 à Guagno-les-Bains. Il était surnommé Pinnillone.

En 1883, il s'engagea dans l'armée et fit partie du 1er régiment de zouaves qui venait de conquérir le Mzab en Algérie et qui se battit ensuite en Tunisie. Antoine François participa aux campagnes militaires jusqu'en 1887. Ayant quitté l'armée, il devint facteur dans la petite ville de Terriet El Haad, près d'Orléansville, de 1887 à 1889.

En 1890, il épousa à Poggiolo Marie Dominique MARTINI, née en 1865, que l'on voit à droite de la photo. Deux enfants vinrent au monde, tous deux à Poggiolo: Jean Toussaint en 1891 et Elisabeth en 1894 (en arrière-plan de la photo).

Installée à Constantine en 1895 où Antoine François travailla comme agent de police, puis comme inspecteur, la famille s'agrandit d'Antoinette née en 1897 (au milieu de la photo).

La photographie doit dater des environs de l'année 1905. Malgré l'air grave et la raideur résultant du temps de pose des appareils de l'époque, cette photo est celle du bonheur d'une famille bien installée dans une grande ville coloniale.

Le cliché vient du studio de J. GUIGLION. Ancien retoucheur de l'illustre photographe NADAR à Paris, ce professionnel s'était établi à Constantine et avait repris à son compte, vers 1900, la maison de J. CHAZAL au 46 de la rue Damrémont. Il produisit des cartes postales du Constantinois et surtout de nombreux portraits de militaires.  

Les Poggiolais de Constantine

 

Mais le temps des chagrins arriva avec deux décès:

- Marie Dominique décéda en 1909. Antoine François se remaria bien plus tard, à Poggiolo, en 1930, avec Angeluccia MARTINI (1885-1970).

- Jean Toussaint, employé de commerce, fut incorporé en octobre 1912 au 4ème régiment de zouaves. Il passa ensuite au 1er. En poste en Tunisie, il participa à la guerre contre l'Allemagne dès août 1914. Faisant preuve d'une grand héroïsme, il devint sous-lieutenant du 3ème RMZT (régiment de marche zouaves et tirailleurs) et obtint, pendant la seule année 1917, trois citations (à l'ordre du régiment, du corps d'armée et de la division). Blessé, il expira le 14 avril 1918 dans une ambulance à Vendeuil-Caply, dans la Meuse. Son nom fut inscrit sur les monuments aux morts de Poggiolo et de Constantine.

 

Antoine François termina sa vie à Poggiolo où il mourut le 14 décembre 1944.

Ses filles vécurent plusieurs années en Algérie où elles se marièrent. Elles reposent dans le caveau familial décrit dans un article précédent.

Antoinette était la grand-mère de Joël et Hervé CALDERONI.

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Sites utilisés:

- Engival 

- Généanet

- Geneawiki

- photographes en outremer

- registres matricules de Corse

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 18:00

Beaucoup de nos lecteurs connaissent-ils Madame Vanessa MARCHIONI?

 

Pourtant, cette dame joue un rôle important pour notre haut-canton. Elle avait été désignée comme Commissaire Enquêteur dans l'enquête publique de novembre et décembre 2017 et elle vient de donner, le 15 janvier 2018, son avis favorable à la demande d’autorisation "au titre de l’article L 214-3 du Code de l’Environnement de la micro-centrale hydroélectrique de Guagno sur la rivière Fiume Grosso"

Cet avis va permettre la construction d'un barrage sur notre affluent du Liamone. Les détails donnés dans les lignes suivantes sont extraits du rapport de Madame MARCHIONI.

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

L'ensemble comptera:

- Une prise d’eau située sur le Fiume Grosso près de "la passerelle de Spelonche au niveau du lieu-dit Belle e Buone"

Une centrale hydroélectrique située "à la confluence du Fiume Grosso et de l’Albelli"

- Entre les deux, enterrée sur la quasi-totalité du tracé, une conduite forcée "d'une longueur totale d’environ 7 800 mètres, permettant d’acheminer l’eau depuis la prise d’eau jusqu’à la centrale hydroélectrique".

"La hauteur de chute brute s’élèverait donc à 418 mètres. La longueur du cours d’eau court-circuité sera d’environ 8 000 m".

 

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Les travaux devraient durer 12 à 14 mois étalés sur deux années en fonction des conditions météorologiques.

Les effets sur la végétation seraient faibles en dehors "de coupes de Pins laricio et de Pins maritimes essentiellement, dans la forêt territoriale de Libio-Tretorre, sur un peu plus d’un kilomètre", et "un déboisement de la forêt communale de Guagno".

De toute façon, "aucune espèce végétale protégée n’a été identifiée sur le site".

L'impact sur la faune sera la "suppression d’habitats potentiels d’hibernation et de reproduction, notamment pour des espèces protégées à forte valeur patrimoniale recensées sur le secteur telles que l’Autour des palombes (rapace), l’Euprocte de Corse et le Discoglosse (amphibiens)".

"Cependant, le niveau d’enjeu pour cette espèce (l’Autour des palombes) est considéré comme très faible."

Si vous ne connaissez pas l'Autour des palombes, bien que vous l'ayez certainement vu voler au-dessus du canton, ce petit film vous en donnera quelques images.

Quel est l'intérêt de cette installation

Le rapport répond:

"La centrale hydroélectrique du Fiume grosso permettra d’alimenter environ 2000 foyers. Il génèrera des retombées économiques qui profiteront, entre autres, aux finances locales et facilitera le travail des exploitants forestiers grâce à l’aménagement des pistes. Les installations, discrètes, n’entacheront pas la fréquentation touristique.

 L’utilisation de l’énergie hydroélectrique de la centrale de Guagno peut permettre à la Corse de s’affranchir de l’achat annuel de 2 225 tonnes de fioul et de réduire les émissions dans l’atmosphère de 6 675 tonnes de CO2 par an."

La centrale se situant entièrement sur le territoire de la commune de Guagno, ce village bénéficiera de "revenus complémentaires non négligeables et lui permettra ainsi d’entreprendre des projets à moyen et long terme.".

Tant mieux pour les Guagnais !

 

De très nombreux renseignements sur les futurs travaux sont donnés dans ce dossier qui est accessible à l'adresse:

 http://www.corse-du-sud.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_du_commissaire_enqueteur.pdf

On peut y lire les observations déposées lors de l'enquête publique qui avait été affichée dans les mairies d'Orto et de Guagno.

 

Et pourquoi pas à Poggiolo? Parce que le territoire de la commune n'est pas concerné. Et pas d'inquiétude pour le niveau de la rivière: à Guagno-les-Bains, rien ne devrait changer. C'est du moins ce qu'affirment les spécialistes.

A chacun de juger en regardant les documents.

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 18:01

Co-officialité, comme le demandent les nationalistes corses ou bilinguisme comme vient de le proposer le président Macron, la nuance est importante mais les deux termes impliquent l'utilisation officielle de deux langues.

Il semble que l'on a oublié que cette coexistence de deux langues a déjà existé en Corse et, semble-t-il, sans trop de souci.

La preuve en a été donnée à Guagno-les-Bains au début du XIXème siècle.

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Dans le hall de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains, les curistes pouvaient voir jusqu'à sa fermeture deux affiches protégées par une vitre ou du plexiglas transparent et suspendues aux murs. 

Le premier est le "Règlement de police pour les eaux minérales de Guagno" datant du 22 juin 1822.

 

Pour lire les textes de ces photos, il est recommandé de les agrandir en cliquant chaque image.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Le second est un "Arrêté Relatif à la mise à Ferme des Bains de Guagno".

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux documents sont tout à fait officiels puisqu'ils émanent de la Préfecture de la Corse.

Celui de 1822 est signé du vicomte de SULEAU. Fils d'un noble tué lors de la prise des Tuileries par les sans-culottes le 10 août 1792, ce vicomte (prénommé Elysée) fut nommé dans l'île le 13 mai 1822 et resta à ce poste durant deux ans avant d'avoir plusieurs affectations dont la dernière fut dans les Bouches-du-Rhône où il participa grandement à la réussite du coup d'Etat de Louis-Napoléon BONAPARTE en 1851.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

L'autre porte la signature de SOLLIERS "Secrétaire général, Préfet par intérim". Elle est datée du 1er mai 1824. A ce moment-là, SULEAU était parti pour le Vaucluse. Son successeur ne fut nommé que le 29 juin. Ce fut le fameux Gabriel de LANTIVY de KERVENO qui fit construire la Préfecture et la Mairie d'Ajaccio.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux textes sont importants pour comprendre l'organisation des Bains pendant la Restauration.

Le premier traite du "maintien de l'ordre et de la discipline dans l'administration des Eaux minérales de Guagno", est-il écrit en préambule dans la colonne de gauche. Dans la colonne de droite, on peut lire la traduction de la même ligne: "il mantenimento dell'ordine e della disciplina nell'amministrazione delle acque minerali di Guagno".

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

De même, l'arrêté de 1824 est bilingue: le texte français à gauche, et le texte italien à droite.

Il proclame dans son article 2 "la mise à prix (de l'entretien) des trois grands bassins et des douze petits bains (...) pour toute la saison", ce qui est traduit en: "la prima offerta per le tre gran vasche e per i dodici piccoli bagni (...) per tutta la stagione".

Cette affiche annonce la mise en adjudication de la station pour la saison 1824.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Incroyable mais vrai! Les textes émanant du représentant du gouvernement français étaient traduits en italien pour être mieux compris par la population corse et les deux versions avaient force de loi.

 

Autre exemple: les actes d'état-civil consignés sur les registres de la mairie de Poggiolo montrent que les deux langues furent utilisées indifféremment au moins jusqu'en 1830, comme dans l'exemple ci-dessous.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

La page de gauche, en français, contient "l'acte de décès de Santa, épouse d'Arcange Paoli, décédée le 26 janvier 1830".

Immédiatement après, sur la page de droite, le texte est en italien pour une naissance. On lit sur le résumé placé en marge: "atto di nascita figlia d'Angela francesca figlia di francesco franceschetti e di mari-antonia sia (?) moglie nata il 28 febraro 1830".

Les actes écrits dans chacune des deux langues étaient parfaitement officiels et ceux qui étaient en italien n'étaient même pas traduits en français.

Un autre exemple, en dehors de notre canton, a été fourni par Jean-Pierre GIROLAMI qui, décrivant, dans "Settimana" du 19 janvier dernier, la cérémonie d'anniversaire de la mort du roi Louis XVI qui se déroula le 21 janvier 1818, indique que le maire de Bastia avait placardé dans sa ville des affiches "en patois", c'est-à-dire en italien.

 

A cette époque, la langue corse n'était pas écrite et l'italien était utilisé depuis des siècles dans tous les actes officiels.

D'ailleurs, surtout dans notre micro-région, d'après Antoine-Claude VALERY (1789-1847), tout le monde connaissait l'italien.

Dans son livre intitulé "Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne", publié en 1837, il écrivit à la page 111:

"On cite Guagno pour la pureté de son italien; Vico a le même mérite. Le français de Corse n'est nullement corrompu, et ne ressemble point au barbare patois de la plupart de nos provinces. Chose singulière, ces insulaires et ces montagnards corses parlent à la fois l’italien et le français de Rome et de Paris. Le dialecte corse est le moins corrompu des dialectes italiens.»

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Quelle que soit la qualité du langage utilisé, les affiches de Guagno-les-Bains montrent bien que l'emploi de deux langues ne paraissait pas incongru sous Louis XVIII.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 imposa l'emploi de la langue française pour tous les actes officiels. Rattachée au royaume  depuis 1768, la Corse avait une population qui en majorité ne comprenait pas le français. Avec pragmatisme, la monarchie en tint compte et permit, tout en favorisant la diffusion du parler français, l'utilisation des deux langages le temps nécessaire pour que l'italien fut délaissé.

On était bien loin des tourments juridiques et idéologiques des tenants de la République une et indivisible.

 

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Les notices sur Suleau et Lantivy viennent de Wikipedia.

Les photos sont de Michel Franceschetti.

La couverture du livre de Valery est un cliché bnf.

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:45

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées.

Cette année 2018 est remarquable car, chacun le sait, elle correspond au cent-dixième anniversaire de la fontaine du Lucciu. Mais, en faisant la liste des années se terminant par le chiffre 8 et pendant lesquelles sont eu lieu des événements concernant notre village, on arrive à un total de 33  dates!

En voici la liste. Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru et ont donc eu des conséquences sur la commune.

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un article donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

1488: Rinuccio de Leca fait construire la place forte de la Zurlina, près de Murzo, et se joint à la révolte de son cousin Giovan Paolo contre les Génois.     
Le feuilleton de l'été - Z comme Zurlina
Le feuilleton de l'été - Les guerres des seigneurs - 3/3: la fin de la Cinarca
L’année suivante, Ambroggio da Negri dirige la répression et détruit et incendie les villages de Sorru in su, de Sevi in dentru et de l'ensemble du Vicolais. Il chasse les habitants de l'ensemble de ces régions pour plusieurs années. 

Poggiolo, les années zéro (1489)
 

1608: le registre des tailles mentionne un «Francesco di Rosignolo» à Poggiolo.
Les rossignols poggiolais

 

1698: visite de Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, qui décrit l’église de St Siméon et mentionne l’existence dans le pavement de trois ouvertures d’arca (fosse commune): une pour les hommes, une pour les femmes et une pour les enfants.
A la recherche de l'arca perdue

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

25 juin 1728: visite de Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone, qui recommande des travaux d’amélioration de l’ermitage de St Antoine et des bassins de la source thermale. Il ordonne au moine de «porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux».
La chapelle de Guagno-les-Bains

 

18 août 1808: Napoléon Ier nomme Louis DEFRANCHI médecin inspecteur des eaux minérales aux Bains de Guagno.

1808, la date connue de tous



De 1808 à 1810: construction de la partie de la Goccia abritant le bassin circulaire.
Heurs et malheurs de la Goccia. 2/3: un bâtiment bien conçu



11 mars 1818: l’abbé Jean Antoine PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse», est nommé conseiller général du canton de Soccia par le roi Louis XVIII.
L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

28 novembre 1818: rapport du docteur DEFRANCHI décrivant pour la première fois de façon précise le fonctionnement des Bains.

Le médecin a bien travaillé pour Guagno-les-Bains.


24 mars 1838: naissance à Ajaccio de Simon UCCIANI qui devint avocat et fut, en 1877, et jusqu’en 1884, le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. 
Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

 

1836-1838:  prédication du Père Albini à partir du couvent de Vico.
Tout sur le Père Albini

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

20 décembre 1838: plan général de Guagno-les-Bains dressé par l’architecte COTIN, première carte montrant l’établissement thermal et les maisons du hameau.
Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

 

1848: naissance de Jean-Baptiste PINELLI (21 août) et de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI (8 décembre).
Tous deux participèrent à la guerre de 1870, reçurent la Légion d’honneur et décédèrent pendant la première guerre mondiale.
1870, la guerre oubliée

 

5 octobre 1848-8 décembre 1848: Anto Francescu MARTINI maire de Poggiolo, le mandat le plus court de l’histoire de la commune: deux mois.
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

 

1858: élection du géomètre Etienne LECA comme conseiller général du canton de Soccia contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio, malgré la mobilisation des prêtres du canton et du séminaire dans la campagne électorale. LECA resta élu du canton jusqu’en 1872.

"Battue de prêtres" dans le canton de Soccia

 

13 janvier 1878: élections municipales perturbées par des bonapartistes de Guagno-les-Bains. Le maire, Martin DEMARTINI, emporte l’urne chez lui.
Péripéties municipales: une urne très convoitée

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

3 février 1878: naissance de Ghjuvan Martinu PINELLI. Surnommé Martinchjinu, il fut cordonnier, cafetier, négociant, mais surtout un très célèbre violoneux qui anima de nombreuses fêtes jusqu’à sa mort le 2 janvier 1951.
Cumandante et Martinchjinu


1888: l’avocat Jean-François GALLINI, d'origine vicolaise, quitte la Corse pour s’installer à Sousse en Tunisie. L’importance qu’il acquit dans ce protectorat lui permit d’y faire obtenir de nombreux emplois aux originaires des Deux-Sorru.
Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)
                                                                                      

11 juillet 1888: un rapport demandé par le préfet conclut que la voie ferrée Ajaccio-Vico réclamée par le conseil général se heurte à de trop grandes difficultés techniques pour être réalisée.
Le train-fantôme

 

1888: naissance à Occhiatana de Damaso MAESTRACCI, auteur du tableau montrant la descente de croix avec un Christ noir, exposée à Saint Siméon. 
Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

1898: mise en service de la fontaine du Lucciu.
U Lucciu est toujours là

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

14 octobre 1908: mort de Jean PAPADACCI, premier Grec de Cargese à s'être installé à Poggiolo en 1867.

Les Grecs de Poggiolo

 

13 décembre 1918: un mois après l'armistice, décès de Dominique Xavier DESANTI, de maladie contractée en service, dans l'ambulance alpine n°5 à Zajeca en Serbie. Il est enterré au cimetière militaire français de Skopje en Macédoine. Il est la dernière victime poggiolaise de la première guerre mondiale.

Ils étaient trente Poggiolais

 

mars 1938: Jean Hyacinthe DESANTI nommé gouverneur du Soudan français (Mali actuel).
Un Poggiolais au Mali

 

1948: Poggiolo est le dernier village du canton à recevoir l’électricité.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics


1958: nomination de Judith OTTAVI comme institutrice de Guagno-les-Bains. L’école des Bains et celle de Poggiolo fermèrent en 1965. 
Le savoir est-il socciais?


1968: installation de l’eau courante à Poggiolo.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole
Les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

 

1968: le père ALBINI est déclaré «vénérable» par l’Eglise catholique.
Le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI

 

mai 1968: mort de Martin PAOLI, maire de Poggiolo depuis 1959 et conseiller général depuis 1945. Son fils Bernard lui succède à la mairie et Jean GAFFORY, maire de Guagno, au conseil général.
1968: le canton passe à Guagno

 

11 septembre 1968: la Caravelle Ajaccio-Nice explose en vol faisant 95 morts dont 2 Poggiolais: Antoine et Jean-François CECCALDI.
L'affaire de la Caravelle définitivement close?
Caravelle Ajaccio-Nice: un anniversaire toujours douloureux

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

1998: le ministère de la Santé retire son agrément à l’établissement thermal de Guagno-les-Bains. 
Guagno-les-Bains: l'avenir d'un "patrimoine ancestral»

 

1998: ouverture de l’auberge des Deux-Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.
Le moment des réouvertures: l'auberge des Deux Sorru

 

7 février 2008: décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI.
Jean-Pierre: il y a cinq ans

 

février 2008: le jour de la fête de Saint Siméon, mise en place de la croix de Tanellu, en souvenir de la prédication du Père ALBINI.
Solution de la devinette: croix de fer…

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:00

Le docteur Louis DEFRANCHI fut le premier médecin affecté à la station des Bains de Guagno en 1808 (voir l'article précédent). Il ne fut peut-être pas très bien payé mais il remplit son rôle très consciencieusement.

Le décret de nomination de DEFRANCHI et de son collègue LECA (pour l'arrondissement d'Ajaccio et de Sartène) date du 18 août 1808. Le document fut envoyé en Corse avec une lettre signée par le Ministre de l'Intérieur Emmanuel CRETET et datée du 5 septembre.

Le préfet du Liamone, siégeant à Ajaccio, était invité par son supérieur "à donner aux deux médecins les instructions nécessaires pour les mettre en état de remplir les fonctions qui leur sont confiées". Nommés par l'empereur, ils devaient obéir à l'Etat.

La lettre comprenait une seconde partie, plus longue, concernant l'aspect financier. Les médecins inspecteurs des eaux thermales recevaient normalement un traitement "imputé sur le produit des eaux". Mais, en Corse, "les eaux minérales (...) ne sont d'aucun revenu".

Le ministre proposait donc de trouver sur différents budgets les sommes nécessaires aux "gratifications (qui ne) devront avoir d'autre objet que d'indemniser les inspecteurs de leurs déplacements et des soins qu'ils auront donné aux malades indigents et aux militaires, attendu qu'ils pourront se faire rétribuer par les personnes aisées dont ils auront dirigé le traitement".

Les riches peuvent payer.

 

 

Lettre du ministre Cretet.
Lettre du ministre Cretet.

Lettre du ministre Cretet.

 

Louis DEFRANCHI retira-t-il de grosses sommes avec cette activité? Nous ne le savons pas. En tout cas, il remplit sérieusement ses fonctions. Il rédigea même, dix ans plus tard, un rapport très complet qu'il transmit au préfet de la Corse le 28 novembre 1818 (il y a deux cents ans).

 

Première page du rapport
Première page du rapport

Première page du rapport

Dans ce texte de seize pages, entièrement rédigé en italien, accompagné d'une lettre au préfet de trois pages, également en langue italienne, Louis Mathieu GENTY, auteur de "Acqua médicinale", a pu retenir:

1) que le médecin a compté durant la saison 1818, de juin à septembre, 2245 baigneurs militaires et paysans.

2) Par ailleurs, il a observé trois cas remarquables de guérison:

- "un soldat, qui avait la jambe droite rigide et paralysée, a pu, en se baignant à la source "Soccia" et par des lavages, en 16 jours recouvrer l'usage de son membre".

- "Une femme de 18 ans qui souffrait d'aménorrhée, manque d'appétit, vomissement, en prenant durant 12 jours un bain le matin, suivi de l'absorption d'un litre et demi d'eau, bain le soir, éprouva une très sensible amélioration".

- "Une femme de 35 ans qui avait de grandes difficultés à se nourrir, à se tenir sur ses pieds et même à soulever des poids légers, ayant pris pendant un an un bain par jour à 27° Réaumur; et l'année suivante 2 bains par jour à 32°, et ce pendant 12 jours, put se promener sans être soutenue"...

3) Enfin, le médecin estimait que ces avantages, et la multitude des baigneurs annuels, devaient retenir l'attention du gouvernement.

 

C'était voici deux siècles, dans un monde différent...

 

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 18:00

S'il est une date vraiment connue dans les Deux Sorru, c'est bien l'année 1808, il y a juste 110 ans.

Aussi bien résidents permanents qu'estivants, toutes les personnes ayant circulé entre nos villages ont remarqué la plaque fixée sur la façade de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains. Cette date y est inscrite en gros caractères.

 

1808, la date connue de tous

La disposition des lettres et des chiffres entretient une ambiguïté chronologique car on pourrait croire que l'impératrice Eugénie et l'empereur Napoléon III ont suivi une cure en 1808. Or, à ce moment-là, l'empereur était Napoléon Ier, et il ne revint pas en Corse pendant tout son règne.

Mais cette année fut importante pour la source des Bains de Guagno dont les propriétés curatives étaient connues depuis longtemps.

Le décret impérial de NAPOLÉON Ier du 18 août 1808 (document ci-dessous) créa un contrôle médical et nomma deux médecins inspecteurs des eaux minérales pour le département du Liamone.

Dans l'arrondissement de Vico (qui était alors sous-préfecture), la fonction échut à Louis DEFRANCHI. Originaire de Soccia, il avait fait ses études médicales à Pise. Il était neveu de l'abbé Simone DEFRANCHI, curé-doyen de Sorru in Sù et Cruzzini, qui avait mis au point avant 1789 un grandiose projet d'utilisation rationnelle des eaux de la source sulfureuse, projet abandonné à cause des troubles révolutionnaires. 

 

Cette date de 1808 est donc traditionnellement prise comme celle du démarrage réel de la station thermale.

 

Et nous arrivons aux 210 ans de ce décret...

Y penserons-nous le 18 août prochain?

 

   

1808, la date connue de tous
1808, la date connue de tous

Sources:

- "Acqua médicinale, Sorru in Sù, Bains de Guagno" par Louis Mathieu GENTY (1992, deuxième édition)

- "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud" par Jean-Baptiste PAOLI

 

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 17:29

 

A l'occasion du prochain centenaire de la fontaine du Lucciu, il avait été émis l'idée de prêter plus d'attention à l'histoire et à l'utilisation de l'eau, et même de créer une journée de l'eau (voir l'article du 7 janvier).

Une de nos lectrices a réagi en posant des questions intéressantes sur les problèmes de l'eau à Guagno-les-Bains. Nous vous les présentons.

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Pourquoi ne pas évoquer aussi le manque d'eau potable aux Bains?

Pourquoi ne pas apposer une plaque sur le fronton de la fontaine située dans le virage aux Bains, stipulant que l'eau n'est pas potable? Trop de touristes s'arrêtent pour faire le plein ou simplement se désaltérer...

Pourquoi ne pas parler de l'eau chaude de la station thermale qui se déverse dans la rivière... troublant ainsi l'écosystème de la rivière?

L'eau, source de vie et quelquefois de contrariété!

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Petite note: Le déversement de l'eau chaude dans la rivière a été présenté dans un article de février 2012:

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 17:47

Guagno-les-Bains n'oublie pas son patron Saint Antoine abbé (dit aussi saint Antoine au cochon).

Une messe en son honneur aura lieu

 

samedi 13 janvier à 15 heures. 

Le patron de Guagno-les-Bains
 
Quelques renseignements sur saint Antoine extraits du blog Libres regards:
 
"Sant'Antone
Di mezzu ghjennaghju
Stacca l'agnellu
E face u casgiu"
(Saint Antoine
de la mi-janvier
Sépare l'agneau
Et fait le fromage)
 
Dans sa "CORSICA SACRA", volume 1, pages 102 et suivantes, Geneviève Moracchini Mazel a écrit au sujet de saint Antoine: "en Corse, une bonne trentaine de sanctuaires lui furent dédiés durant le Moyen Age. C'est en tous cas l'un des saints les plus vénérés dans nos villages ...".
Si Saint Antoine est si populaire en Corse, c'est en particulier parce qu'il fait partie de ces saints "antipesteux" dont l'intercession était si nécessaire et efficace lors des grandes épidémies terrorisantes de la peste. 
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