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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:54

 

Certains de nos lecteurs ont été intrigués par la présence d'un panier devant l'autel pendant la messe en l'honneur de Saint Antoine à la chapelle de Guagno-les-Bains.

 

Précision sur les petits pains de saint Antoine

 

Il s'agissait d'un panier contenant des petits pains de saint Antoine, confectionnés pour cette occasion où ils ont été bénis.

 

Cette tradition est expliquée par Serena DAGOUASSAT dans "Corse-Matin" du 17 janvier qui consacre une page entière à la fabrication des petits pains à Belgodere.

​​​​​​​

 

Précision sur les petits pains de saint Antoine

 

Un porte-bonheur pour de nombreux chrétiens

 

Chaque année, les habitants de Belgodère se pressent à la messe du 17 janvier afin de rendre hommage à saint Antoine Abbé. Au cours de la célébration, les petits pains sont bénis et placés dans une corbeille. À tour de rôle, les fidèles en prennent généralement pour eux ainsi que pour leurs proches. Une tradition qui est profondément ancrée dans la religion chrétienne.

«Certaines personnes mettent un petit pain dans leur maison afin de se protéger durant toute une année, explique Marie-Claire Ceccaldi. Vous pouvez également le déposer dans votre sac à main ou encore dans votre voiture. Il s’agit avant tout d’une croyance et d’un acte de foi.» La tradition des petits pains remonterait à l’époque de saint Antoine aux alentours de 300 après J.-C. En effet, un enfant de 20 mois s’était noyé dans un bassin. Sa mère, agenouillée près du tombeau, supplia et pria saint Antoine de rendre la vie à son bébé. L’enfant retrouva la vie et la mère promit d’offrir aux pauvres autant de pains que le poids de son enfant. Depuis ce temps-là, chaque 17 janvier, de nombreux fidèles viennent chercher leurs petits pains qu’ils gardent jusqu’à l’année d’après.

Selon la tradition, chaque famille doit brûler l’ancien petit pain pour pouvoir en prendre un nouveau.

S.D.

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 18:00
On a pensé à Saint Antoine

Aujourd'hui, comme prévu, la messe pour Saint Antoine a eu lieu à la chapelle de Guagno-les-Bains. La cérémonie était célébrée par le Père Michel BRUNE.

 

Merci à Christian Paul DIDIER pour ces photos.

 

Très certainement, grâce à lui, nombreux parmi nos lecteurs verront ainsi pour la première fois l'intérieur de cette chapelle.

 

 

On a pensé à Saint Antoine
On a pensé à Saint Antoine
On a pensé à Saint Antoine

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 17:54

 

La plus célèbre des œuvres de Petru Santu LECA mérite d'être bien connue.

Voici donc le texte de "Ti tengu cara" en corse et en traduction française.

Et vous pouvez aussi goûter la délicate version franco-corse de Jean-Pierre Marcellesi et Claire Keim, enregistrée  en public à Ajaccio le 1er juillet 2016. 

 

 

Toutes les paroles de "Ti tengu cara"

Cantu d'amore

 

Stammi vicina, ùn ti n’andà, ti tengu cara.

Soca nun senti cum’ellu trema lu me core ?

Da parechji anni sì per mè la perla rara

S’avessi à vive senza tè, bramu di more

 

E nostre case sò di punta à la sulana

Luce lu to purtellu à lu spuntà di u sole

Sò ch’è tù l’apri à lu sunà di la campana

Capelli sciolti cum’è le donne di le fole

 

Un possu rispirà l’aria chì tu rispiri

Senza trima ne di passione quandu u ventu

Carcu di basgi, di canzone è di suspiri

Porta dinnù lu to odore è chì lu sentu

 

Si fresca e pura quant’è l’alba appena nata

Un rusulaghju sì, fiuritu a tutte l’ore

Dammi la rosa la più bella a più bramata

Quella chì nasce è chì fiurisce in lu to core.

 

 

 

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

Image extraite du site http://corseimagesethistoire.over-blog.com

 

Chant d’amour

Reste près de moi, ne t’en vas pas , je t’aime

Ne sens-tu pas combien tremble mon coeur ?

Depuis longtemps tu es pour moi la perle rare

S’il me fallait vivre sans toi plutôt mourir.

 

Nos deux maisons ont leur façade au soleil

Ta fenêtre s’illumine dès les premiers rayons

Et je sais que tu l’ouvres dès l’angélus

Cheveux flottants comme les fées de nos légendes.

 

Et je ne peux respirer l’air que tu respires

Sans soudain trembler de passion lorsque le vent

Chargé de baisers , de chansons et de soupirs

Porte aussi ton parfum et qu’il me parvient.

 

Tu es fraîche et pure comme l’aurore à peine née

Tu es le rosier fleuri en toutes saisons

Donne-moi la rose la plus belle, la plus prisée

Celle qui naît et qui fleurit au plus profond de ton coeur.

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 18:00

 

"Stammi vicina, ùn ti n’andà, ti tengu cara" se traduit en français par "Reste près de moi, ne t’en vas pas , je t’aime".

 

Cette phrase est le début de "Ti tengu cara", chanson écrite en Petru Santu LECA qui décéda le 18 janvier 1951, voici juste soixante-dix ans. Cet anniversaire est un prétexte tout trouvé pour évoquer cet écrivain.

 

Né à Arbori en 1879, il fit partie de ces écrivains et poètes qui, pendant l'entre-deux-guerres, réveillèrent la langue corse: MAISTRALE, Santu CASANOVA, Petru ROCCA, tous originaires de la région vicolaise. 

 

Solution de la devinette: Petru Santu LECA

 

Christophe LUZI a rassemblé et annoté de nombreux textes de Petru Santu LECA dans le recueil "Fiori di machja" publié aux éditions Albiana en 2018. Voici comment il a présenté ce grand écrivain:

 

"De Petru Santu LECA, le public ne connaît en général que "Ninni Nanna" (Sottu à lu ponte) et "Ti tengu cara", deux chansons dont il écrivit les paroles et qui font désormais partie du répertoire «traditionnel» corse. Le poète fut pourtant prolixe et surtout l’une des chevilles ouvrières du mouvement culturel corsiste de l’entre-deux-guerres.

Sa proximité avec Santu Casanova, l’écrivain phare de ces années-là – dont il était le neveu – et avec Paul Arrighi, une autorité en matière de culture et d’histoire insulaire – dont il était le beau-frère – ne l’avantagea pas pour autant. Directeur de revue, écrivant en corse et français, ses contributions aux nombreuses publications des mouvements félibriges, tant continentaux que corses, auraient dû lui profiter et lui donner une place particulière au sein de la littérature insulaire. Ce ne fut pas le cas, malgré le respect et l’admiration affirmés par ses pairs, poètes et chroniqueurs.

Son caractère, une réserve manifeste et l’absence de recueil édité ont sans aucun doute nui à l’éclosion d’un auteur pourtant d’une qualité exceptionnelle."

 

 

Mais écoutons plutôt ses deux œuvres les plus connues:

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:00

 

"Reste près de moi, ne t'en vas pas, je t'aime".

 

Cette phrase est très connue sous sa version corse. Elle débute une chanson qui est devenue un classique des soirées sérénades.

 

Elle a été interprété par de multiples chanteurs professionnels ou amateurs comme Jeannot DEMARTINI, célèbre dans tout notre canton.

 

Devinette du mois: "Reste près de moi"

 

Quel est le titre de cette chanson?

 

Qui l'a composée?

 

Pourquoi l'évoquer en janvier 2021?

 

 

Réponse demain.

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 12:00

 

 

Pour finir en beauté l'année 2020, une tempête surnommée Bella a balayé le pays. A Ajaccio, un navire a sombré dans le port. La plaine du Liamone a été submergée. Et à Soccia il n'y a eu qu'un seul dégât mais très étonnant: le bas du vitrail situé au-dessus de la porte d'entrée de l'église s'est cassé.

 

 

 

 

Etat normal du vitrail.

Etat normal du vitrail.

Vitrail détérioré.

Vitrail détérioré.

 

Mardi 29 décembre, aussitôt prévenu, le maire Jean-François BARTOLI a réuni une équipe pour sécuriser la partie restante avec un panneau en bois. Il fallut utiliser deux grandes échelles. Chacun espère une réparation complète dans les mois à venir.

 

Photos issues des pages Facebook Marie Ottavy-Danielli et Santa Maria Soccia
Photos issues des pages Facebook Marie Ottavy-Danielli et Santa Maria Soccia
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Photos issues des pages Facebook Marie Ottavy-Danielli et Santa Maria Soccia
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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 18:00

 

Quelles sont les véritables traditions corses de Noël?  Jean-Pierre BONNAFOUX en a fait la liste dans un article publié dans "Inseme" de décembre 2020.

 

Le Père Noël est-il corse ?

En  tout cas, le chant le plus célèbre sur le gros bonhomme rouge que l'on chante en famille au coin du feu est bien originaire de lIle de Beauté!

De nombreux interprètes l'ont entonné mais c'est Tino ROSSI, chanteur populaire ajaccien, qui demeure son emblématique ambassadeur.

 

 

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

 

Le bûcher de Noël

En Corse, on prend la tradition de la bûche de Noël au pied de la lettre ! Cette buche-là, on ne la trouvera pas en dessert mais bien sous forme de bûcher, préparé par les enfants, allumé devant l’église du village, enflammé à la sortie de la messe de minuit le 24 décembre. Le 25 après la disparition du feu, les cendres étaient ramassées par les villageois qui les déposaient dans leur cheminée.

 

La coutume corse des 7 veillées

Jusqu’au début du siècle dernier, plus particulièrement en Haute-Corse, les jeunes du village se rassemblaient en petits groupes et partaient rendre visite à 7 familles du village : c’est la coutume des 7 veillées. Ils apportaient à chaque fois une bûche de bois pour chauffer l’âtre et partager les pâtisseries préparées par la mère de famille.

 

La pratique religieuse de l’Ochju

En Corse, on ne parle pas de « mauvais œil » mais de l’Ochju, qui désigne les forces mystérieuses dont une personne est victime. Pour conjurer ce mauvais œil, il faut apprendre à chasser l’Ochju. Et c’est dans la nuit de Noël qu’a lieu l’apprentissage des incantations.

 

Le repas traditionnel de Noël en Corse

Il reste copieux et très festif ! Traditionnellement, on laisse toujours une assiette en plus à table, « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre. En entrée, on commence généralement par des œufs de mulet ou une brouillade d’œufs aux d’oursins, mais le prisuttu et la coppa constituent aussi des entrées très répandues. Le plat principal est constitué d’agneau rôti et de polenta. En dessert, on déguste la délicieuse « Ceppu di Natale Castagniu », la bûche de Noël à la châtaigne.

Si vous avez envie de déguster un repas traditionnel corse pour les fêtes de fin d’année, venez découvrir nos plats typiques, de l’entrée au dessert !

 

L’identité corse, au cœur des fêtes de fin d’année

Vous souvenez-vous de l’accent mélodieux qui vous chantait « Petit Papa Noël » dans votre enfance ? C’était celui de Tino Rossi, né dans le centre d’Ajaccio ! Vous pourrez découvrir la façade de sa maison natale dans la rue Fesch, mais aussi visiter sa villa, située dans la pinède du Scudo et consacrée aujourd’hui à l’ensemble de sa carrière. La tombe du chanteur se trouve enfin dans le petit cimetière de la route des Sanguinaires.

 

Natale in Corsica

 

Des traditions de Noël datant de plusieurs générations

Le Noël corse redonne cependant vie à des traditions bien plus anciennes que celle du père Noël dont le succès ne commence qu’à partir des années 50. Parmi les coutumes les plus ancrées, figure celle du Rocchiu, ou bûcher de Noël : les enfants des villages corses avaient en charge de récolter, toute la journée du 24, le bois qui servirait à allumer un grand bûcher devant l’église à la fin de la messe de minuit. Ils arpentaient donc les maisons du bourg et les fermes des hameaux en criant « O Rocchiu ! » afin de rassembler suffisamment de branches et de bûches pour le grand feu du soir. Le bûcher de Noël devait pouvoir brûler toute la nuit et laisser, au matin du 25 décembre, des braises et cendres chaudes que se partageaient les villageois pour les mêler à celles de leur propre âtre. Certains villages perpétuent encore la tradition.

La table du réveillon conserve en Corse les mets partagés à Noël en vertu d’une longue tradition : parmi les spécialités incontournables qui ouvrent le repas figurent les œufs de mulets, la brouillade d’œufs aux oursins et les charcuteries locales comme la coppa et le prisuttu. Le plat principal consiste généralement en un cabri rôti accompagné d’une pulenda aux châtaignes. Le repas de Noël s’achève sur la traditionnelle bûche aux châtaignes, accompagnée d’oranges et de clémentines corses.

 

Noël en Corse, un mélange de superstitions et de convivialité

Le réveillon de Natale a longtemps été accompagné de certaines traditions que certaines familles corses continuent parfois de respecter : c’est le cas, par exemple, de l’assiette supplémentaire laissée à table, dite « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre. Les personnes les plus superstitieuses veilleront à respecter aussi la coutume qui veut que le feu de la cheminée soit alimenté par un nombre de bûches identique au nombre de convives présents à table : au risque d’être endeuillé l’année suivante à hauteur du nombre de bûches manquantes !

Le soir de Noël est aussi traditionnellement l’unique moment de l’année où il est possible de se transmettre les incantations, prières et savoirs liés à la conjuration du mauvais œil (ochju). Selon la coutume, la Veghja de Natale (veillée de Noël) est aussi l’occasion pour la Signadora de lire et d’interpréter les signes.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 17:45
Photo rmn.fr

Photo rmn.fr

 

Le plus grand succès de MAISTRALE fut peut-être «A CANZONA DI U CUCCU», magnifique ode à la Nature naissante, qui fut rapidement enregistrée sur disque et est toujours chantée.

 

Le coucou chante le printemps. Le printemps après les servitudes de l'hiver, c'est la liberté et l'indépendance.

 

Alors que nous sommes en décembre et que nous avons l'impression que toute cette année 2020 a été un long hiver, cette chanson donne du baume au cœur.

 

Le texte complet de ce poème se trouve en dessous de la vidéo. Il est extrait de la version de "Risa è canti" éditée en 2001 par le CRDP de Corse avec des commentaires de Dumenicantone GERONIMI.

 

 

 

 

 

 

A canzona di u cuccu
A canzona di u cuccu

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 18:00

 

Voici 70 ans, le 11 décembre 1950, mourait MAISTRALE, de son vrai nom Dumenicu Antoniu VERSINI, journaliste et écrivain qui fut surnommé « le barde corse » et eut un prestige immense dans la première moitié du XXème siècle.

 

Il est important à connaître pour son talent… et aussi parce qu’il eut des liens importants avec Poggiolo.

 

 

Maistrale de Marignana (et de Poggiolo?)

 

LES DÉBUTS

 

Né à Marignana le 25 décembre 1872, il fit ses études au lycée de Bastia. Puis, il fut employé d’octroi à Marseille (il habitait 5 rue Jean Martin, dans le quartier Saint Pierre) et instituteur avant de vivre de ses publications.

 

Il paraît qu'il adopta le pseudonyme de MAISTRALE à la mort du poète Frédéric MISTRAL. Comme ce dernier l’avait fait pour la langue provençale, il combattit toute sa vie pour la langue corse.

 

Il fonda le journal « A Corsica », sous-titré « Muzzicone di jurnale di i Corsi a u Fronte », rédigé entièrement en langue corse, et distribué gratuitement aux soldats corses dans les tranchées pendant la Première Guerre Mondiale.

Des renseignements sur ce journal se trouvent à l'adresse:

http://data.over-blog-kiwi.com/0/96/48/01/20140313/ob_4b3758_26-31-acorsica-v3.pdf

 

Maistrale de Marignana (et de Poggiolo?)

 

 

UNE ŒUVRE MULTIFORME

 

MAISTRALE fonda l'Academia Corsa en 1921 et collabora au journal "A Muvra". En 1922, il devint membre du Partitu corsu d'Azzione de Petru ROCCA qui représentait l’autonomisme. En 1928, quand ce parti se rapprocha de l’Italie fasciste, il s’en retira.

 

Esprit vif, il eut une œuvre abondante et diverse, en prose et en vers. Il publia jusqu’à la guerre «l’Almanaccu di Maistrale». Il écrivit des lamenti («Lamentu di u Banditu»), des sirinati («U Sirinatu à i sposi»), des textes satiriques… Son plus grand succès fut peut-être «A CANZONA DI U CUCCU», magnifique ode à la Nature naissante, qui fut rapidement enregistrée sur disque et est toujours chantée.

 

Dumenicu Antoniu VERSINI était très attaché à son village d’origine auquel il consacra le poème «Marignana».

 

Mais il connaissait bien les Deux Sorru et les Deux Sevi.

 

 

 

LES DEUX SORRU ET DEUX SEVI

 

SOCCIA

Il publia en 1924, imprimé par «A Muvra», un texte intitulé "Una prucissione in Soccia", poème comique de 37 strophes de 6 vers qui a été présenté et expliqué dans trois articles de ce blog:

-1- Une belle organisation

-2- La pantalonnade

-3- La maréchaussée intervient

 

 

LETIA

Il écrivit en 1932 «A Letia. San Roccu contru San Martinu» (texte visible en cliquant ici).

 

 

GUAGNO

Le 4 août 1935, inaugurant la plaque du souvenir sur la maison natale de Circinellu à Guagno par un discours en français, il se heurta violemment à Petru ROCCA (avec qui il était en froid depuis la rupture de 1928) qui lui reprocha en langue corse de falsifier l'histoire. Voir à ce sujet l'article de Pasquale MANFREDI dans l'Almanach de A Muvra 1936 (pages 17 à 19).

 

Maistrale de Marignana (et de Poggiolo?)

 

POGGIOLO

Il ne semble pas avoir écrit sur Poggiolo, sauf dans «A Corsica» où il fit une grosse confusion entre Guagno et Guagno-les-Bains, ce qui a été remarqué dans l’article paru dans ce blog en septembre 2011 sous le titre « Attention ! Livre dangereux ! ».

 

 

 

 

LA FAMILLE POGGIOLAISE

 

Il était pourtant marié à une Poggiolaise.

 

Il avait épousé le 12 janvier 1896, à Marignana, Marie-Thérèse LOVICHI, née le 5 septembre 1867 à Poggiolo. Elle était la fille de Giovan Paolo LOVICHI, instituteur dans notre village, et de son épouse Angela Francesca PINELLI. 

 

Acte de mariage de Dumenicu Antoniu VERSINI et Marie-Thérèse LOVICHI (mairie de Marignana – Archives Pumonti)
Acte de mariage de Dumenicu Antoniu VERSINI et Marie-Thérèse LOVICHI (mairie de Marignana – Archives Pumonti)

Acte de mariage de Dumenicu Antoniu VERSINI et Marie-Thérèse LOVICHI (mairie de Marignana – Archives Pumonti)

 

Marie-Thérèse avait un frère Charles, né en 1862, qui fut sous-préfet en Algérie et dont le fils Jean mourut aux Dardanelles en 1915.

 

Maistrale était donc l’oncle par alliance du jeune héros poggiolais dont l’histoire a déjà été racontée ici (voir l'article "Face au tombeau d'Achille").

 

Il est probable qu’il ait séjourné brièvement à Poggiolo dans la maison de la famille LOVICHI qui est maintenant celle de Xavier et Marie-Ange PAOLI.

 

Maison Lovichi-Paoli

Maison Lovichi-Paoli

 

Dominique Antoniu et Marie-Thérèse eurent une fille, Toussainte, née en 1896. Marie-Thérèse mourut le 31 juillet 1948 à Marignana, deux ans avant son mari, le «barde de la Corse» qui décéda le 11 décembre 1950 à Ajaccio où il avait fait aménager son tombeau longtemps à l’avance.

 
A ce sujet, une anecdote pour terminer:

Un après-midi qu’il s’était assis pour se reposer auprès de sa tombe, une visiteuse, intriguée par sa ressemblance avec la statue lui dit en corse : 
« C’est un parent à vous. Il vous ressemble, non ? » 
Le barde lui répondit : 
« Mais c’est moi ! Il faisait trop frais à l’intérieur alors je suis sorti prendre le soleil. » 
La femme fit un signe de croix et s’échappa épouvantée.

 

Maistrale près de son tombeau

Maistrale près de son tombeau

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 18:00

 

 

Le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, est devenu le jour de A festa di a nazione. Martine STOMBONI en a fait le thème du dossier publié vendredi 4 décembre dans la page spéciale Corse "Campà Corsu" de "La Provence".

 

Vous pouvez lire ci-dessous les éléments de ce dossier et notamment l'entretien avec l'historien Antoine-Marie GRAZIANI.

 

 

 

Le 8 décembre, une fête particulière pour la Corse

Le jour où la Corse s’est dotée d’une fête nationale

 

 

Au sujet de A festa di a nazione, beaucoup de choses ont été dites et écrites. Concernant son texte fondateur, ses auteurs ou l’année à partir de laquelle la fête de la nation corse a été célébrée comme telle, le 8 décembre. Mais l’important est ailleurs. Ce qui réunit les Corses ce jour-là, ce n’est pas le souvenir. C’est la conscience. Celle d’appartenir à une terre et de célébrer son histoire, de partager des traditions et une culture commune. La conscience de faire partie d’une même unité, de se retrouver autour d’un hymne, d’un drapeau, d’une langue. La conscience d’être une "nation".

Par Marine STROMBONI

 

 

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A festa di a nazione. Chaque année la Corse célèbre la fête de la nation le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception. Une date choisie en référence à un texte rédigé lors de la consulta des 6-8 janvier 1735 où les insulaires en lutte contre la présence gênoise se sont réunis à Orezza. Sur ce texte, de nombreuses choses ont été écrites, le mythe prenant souvent le pas sur la réalité historique. Antoine-Marie Graziani est professeur à l’université de Corse, historien moderniste auteur de nombreux articles et ouvrages traitant de la Corse et de la Méditerranée occidentale, il revient sur cette période complexe de l’histoire des révolutions corses.

 

Que s’est-il passé à Corte, du 6 au 8 janvier 1735 ?

1735 est une période un peu difficile pour les révolutionnaires corses. À l’époque, les généraux de la nation, Andrea Ceccaldi, Luiggi Giafferi et Giacinto Paoli (le père de Pasquale) sont en grandes difficultés. Sur cette consulta, qui est la réunion des responsables des différentes pièves (circonscriptions, NDLR) on sait très peu de chose. On sait qu’un texte a été rédigé, un texte relativement important pour l’histoire des révolutions corses. 

 

Que dit ce texte ?

Il existe deux versions. La première est reproduite par l’historien Ambroggio Rossi et au début, il y a une invocation à l’Immaculée Conception ce qui n’est pas étonnant, l’Immaculée Conception étant une sorte de marque de fabrique des franciscains, et il y en avait beaucoup autour de Giacinto Paoli. Ce texte a été conçu dans une période où les généraux devaient reprendre en main le mouvement révolutionnaire. Son objectif était de remobiliser les troupes et il explique comment va fonctionner la Corse libérée de la présence gênoise. Mais le problème est qu’il existe une seconde version de ce texte, provenant des Mémoire de Sebastiano Costa, publiées par madame Luciani en 1972. Dans cette version, la partie religieuse a été expurgée. J’ai retrouvé la version d’Ambroggio Rossi à l’Archivio di Stato de Gênes qui en explique le contexte.

 

Bannière à la Vierge Marie, église St Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

Bannière à la Vierge Marie, église St Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

 

Est-ce ce texte qui place la Corse sous la protection de l’Immaculée Conception ?

Oui, tout en sachant que mettre la Corse sous le gouvernement de la Vierge n’est pas une nouveauté. Les Gênois l’avaient déjà fait un siècle auparavant et la France également, sous Louis XIII. On met souvent des choses dans ce texte qui n’y sont pas. Cela fait partie des deux travers relatifs à l’histoire de la Corse.

Le premier est de déplacer les objets. Le second de vouloir tout mettre sous Pasquale Paoli. Ce texte de 1735 pose les bases d’un cadre politique et juridique de la nation corse. Ce jour-là, les éléments de l’État sont posés et il est notamment question de monnaie mais ce n’est pas une constitution. La constitution date de 1755 et pour moi, ce texte n’est pas une constitution. C’est un texte riche, qui comporte beaucoup d’éléments mais plus institutionnel que constitutionnel. Le mot "constitution" d’ailleurs n’y figure pas.

 

Est-ce néanmoins bien ce texte qui est à l’origine d’une fête de la nation célébrée le 8 décembre ?

Le choix de cette date se base sur l’invocation à l’Immaculée Conception en début de ce texte. Et c’est à la fin du XIXe siècle, dans la période de trouble qui en Corse a précédé la loi de 1905 que l’on parle pour la 1ère fois d’une fête nationale le 8 décembre.

 

Propos recueillis par Marine STROMBONI

 

 

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Les étudiants en première ligne des revendications

 

C’est dans les années 1990 que les étudiants de l’université Pascal Paoli à Corte ont remis sur le devant de la scène cette journée du 8 décembre. "Ils ont décidé de prendre une journée, raconte Antoine-Marie Graziani. Comme beaucoup d’événements de ce type, les revendications sont rapidement passées des étudiants aux lycéens."

Et si l’université décide alors de rendre le jour de l’Immaculée Conception férié, il n’en va pas de même pour le rectorat. "D’abord, la réponse a été ’non, poursuit l’historien. Puis le phénomène a été récupéré pour devenir une journée où on parle de la Corse."

Des ateliers et interventions sont organisés sur l’histoire de la Corse, sa musique, ses chants… le 8 décembre devient l’occasion pour les élèves de se réapproprier la culture insulaire.

Aujourd’hui, certaines associations et communes organisent également des festivités ponctuées de débats, conférences historiques et soirées culturelles mais aussi des messes et processions bien que la fête de la nation corse dépasse largement le cadre religieux.

M.S.

 

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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