Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 18:00

 

 

Mardi 8 septembre,

 

à l'occasion de la Nativité de la Vierge Marie,

une messe sera célébrée 

 

à 10h30

 

à la chapelle du Col de Sorru.

 

 

Cette chapelle, qui est sur le territoire de la commune de Murzo, a la particularité d'être un édifice privé construit en 1887 sur l'idée de François PASTINELLI, originaire d'Orto.

 

Une autre fête a lieu le 22 mai, anniversaire de l'inauguration de la chapelle.

 

 

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “chapelle Notre-Dame de Lavasina de Sorro,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 4 septembre 2020, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099529.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “chapelle Notre-Dame de Lavasina de Sorro,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 4 septembre 2020, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099529.

Partager cet article

Repost0
1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 18:00

 

La pandémie de covid ayant entraîné des mesures de protection, la procession de saint Roch, le 16 août, avait un aspect très inhabituel. De nombreux participants (mais pas tous) portaient le masque sanitaire.

 

La devinette de ce mois de septembre est donc évidente:

 

 

sur ces photos de la cérémonie,

pouvez-vous identifier

les personnes masquées?

 

 

Il y avait là Delphine, Germaine, Hélène, Jean-Laurent, Jean-Pierre, Marie, Rose-Marie, Sophie et d'autres encore. La difficulté n'est pas la même pour toutes.

 

ATTENTION: ce mois-ci, contrairement aux habitudes, nous ne publierons pas les réponses à cette énigme.

 

La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques
La devinette du mois: derrière les masques

Partager cet article

Repost0
28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 18:00

 

Le 8 et le 12 juillet derniers, ce blog s'était fait l'écho d'avis divergents sur l'état du chemin reliant Poggiolo à Orto. Le plus simple était évidemment d'aller voir sur place (photos du 24 juillet 2020).

 

En dehors de la première centaine de mètres qui est très embroussaillée, l'ensemble du sentier est en assez bon état. Même si ce n'est pas une autoroute, on peut emprunter les parties en terre et les parties empierrées sans grande difficulté.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Les passages des cochons ou des sangliers qui font rouler les pierres sont le problème principal. A la longue, les murs risquent de s'écrouler.

 

 

L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Le chemin est bien marqué et, de toute façon, les traces de peinture bleue sont assez visibles pour ne pas craindre de se perdre.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Les pancartes de direction sont parfois en équilibre précaire.

 

 

L'autoroute Poggiolo-OrtoL'autoroute Poggiolo-Orto

 

La croix posée en 1950 (tiens, cela fait exactement soixante-dix ans!) tient toujours par miracle, mais elle a bien besoin d'être refaite.

 

En juillet 2020.

En juillet 2020.

En août 2009.

En août 2009.

 

Heureusement, au bout du chemin, la récompense est toujours présente avec le paysage des aiguilles d'Orto.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto

----------------

Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

Partager cet article

Repost0
24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 18:37
Elisée attend les pèlerins

 

Pour préparer la messe et le pèlerinage du samedi 29 août en l'honneur de saint Elisée, une équipe de précurseurs bénévoles vient de débroussailler et nettoyer la chapelle et le chemin d'accès au-dessus d'Orto. Merci à eux.

 

Les fidèles pourront partir dès l'aube pour gravir la montagne (pieds nus pour les plus courageux), allumer les cierges devant la statue et couper les genévriers qui seront bénis pendant la procession et la messe (à 10h ou 10h30).

 

Les photos viennent de la page Facebook de "Amicizia di San Liseu".

 

 

Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins

Partager cet article

Repost0
17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 14:37

 

La procession du 16 août s'est très bien déroulée à Poggiolo.

 

Voici quatre films montrant différents moments de cette cérémonie.

 

Pourrez-vous reconnaître les identités des personnes masquées?

 

En tout cas, vous apprécierez la qualité de la chorale conduite par Jean-Baptiste PAOLI et Ceccè BUTEAU.

 

Partager cet article

Repost0
15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 18:00

 

Dans notre haut-canton, la fête de l'Assomption a commencé vendredi soir 14 août à Orto par une procession aux flambeaux à travers le village. 

 

Deux vidéos montrent cette manifestation d'attachement à la foi et aux traditions chrétiennes. Elles sont l'œuvre de Christian Paul Didier et de Jean Sauveur Didier et peuvent être regardées sur la page Facebook du groupe "Village d'Orto". 

 

En voici quelques copies d'écran.

 

Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia

 

A Soccia, Santa Maria delle Grazie était bien remplie ce matin du samedi 15 pour la messe mais la procession habituelle du soir n'a pu être organisée.

 

Judith OTTAVI-POLI, qui anime toujours avec dynamisme les cérémonies religieuses du village, a rappelé dans un petit message bien senti qu'il fallait absolument que de nouvelles personnes s'impliquent.

 

Sinon, comment les valeurs auxquelles certains disent tenir pourront-elles se transmettre ?

 

Procession à Orto mais pas à Soccia

Partager cet article

Repost0
14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 18:01

Chaque 16 août, saint Roch est fêté dans de nombreuses localités, et notamment à Poggiolo. Sa célébrité est telle qu'il est parfois difficile de savoir quelle fut exactement sa vie. Bernard ALLIEZ, professeur honoraire de la faculté de médecine de Marseille et membre de l'équipe qui a rédigé “Vico Sagone, regards sur une terre et des hommes“, nous a transmis un texte qui fait le bilan des connaissances sur ce saint si populaire.

--------------

 

Qui est Saint Roch ? , 

un saint populaire invoqué depuis plus de six cents ans pour délivrer les hommes des épidémies les plus meurtriéres les plus graves et les plus généralisées

 

Roch de Montpellier est en effet un des saints les plus représentés et les plus populaires de la Chrétienté. Son nom est porté par de très nombreuses chapelles, églises, rues, hôpitaux, et son image est évoquée dans des tableaux, des sculptures réalisées par des artistes à travers les siècles depuis les plus modestes jusqu'aux plus grands. Il est invoqué comme intercesseur pour lutter contre les maladies contagieuses et la peste en particulier.

La dévotion à ce saint est pratiquée dans de nombreuses villes et village du monde chrétien. Les plus grands peintres se sont inspirés de sa vie dans des tableaux prestigieux (Vivarini, Le Tintoret, Rubens, David, etc…) mais les plus touchantes représentations viennent de l'art populaire où il est représenté en pèlerin avec sa besace, le bourdon, le chapeau, le manteau, les clefs de Saint Pierre, un chien lui apporte un morceau de pain et un bubon à l'aine rappelle qu'il a lui même été victime de la maladie, souvent un ange fait jaillir une source à ses côtés ou soigne sa plaie, est-ce l’ange Raphael, instrument et messager de Dieu qui guérit ? Enfin les coquilles Saint Jacques rappellent son état de pèlerin.

Sa biographie demeure aujourd'hui encore sujette à quelques controverses car les données historiques sont rares et peu précises quant à la chronologie.

 

Statue de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

Statue de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

 

Roch  naît à Montpellier en 1348, en pleine guerre de Cent Ans. Au moment des terribles épidémies de peste de 1358 et 1361. Son pére Jean Roch de la Croix était riche et important dans l’administration de la ville. Sa mère , Dame Libére, n’a qu’un fils et l’élève dans l’amour de Dieu et des hommes. Il développe à son contact une sensibilité particulière vis-à-vis des malades et des souffrants.

 

Orphelin à 17 ans, riche et instruit, il entreprend un pèlerinage en direction de Rome pour y vénérer les tombes des saints, apôtres et martyrs récemment découvertes.

 

Il distribue sa fortune, revêt l’habit de pèlerin (chapeau à large bord, un baton, une courge évidée comme gourde, un manteau qui arrive aux hanches, une ou plusieurs coquilles pour puiser l’eau des rivières, une besace portée en bandoulière) et prend la route vers Rome par Mongenèvre et la voie des pélerinages,via francigena.

 

Il arrive à Acquapendente, à quelques jours de marche de la Ville éternelle en 1367. Les gens fuyaient la ville, il va a contre sens. Il y reste trois mois, car la peste y sévit. Il met en pratique l’enseignement médical reçu à Montpellier auprès des maitres de la faculté de médecine, associant la compassion, les prières et l’incision des « abcès ». Il y obtient de nombreuses guérisons. Il agit de même à Césène et arrive enfin à Rome, au début de  1368, où il s’occupe des malades à l’hôpital du Saint-Esprit. Un prélat, guéri par ses soins, lui fait rencontrer le pape, le bienheureux Urbain V ancien moine de Saint Victor de Marseille, qui s’écrie en le voyant : « Il me semble que tu viens du Paradis ! ». Roch quitte Rome en 1370 pour  sa patrie.

 

 En juillet 1371, il est à Plaisance, à l’hôpital Notre-Dame-de-Bethléem, où il assiste, guérit et réconforte les malades. C’est là qu’il va contracter la peste. Il se réfugie alors dans un bois, à Sarmato, pour s’isoler et mourir en paix.

 

Il peut se désaltérer et nettoyer ses blessures grâce à une source proche. Chaque jour, un chien lui apporte un morceau de pain pris dans la cuisine de son maître qui serait le noble Gothard Pallastrelli devenu le disciple et  le premier biographe du saint ainsi que l’auteur de son unique portrait conservé à Plaisance, en l’église Sainte-Anne.

 

Il reprend sa route, mais une guerre entre Milan, et la   Savoie sévit. Ce conflit dure de 1371 à 1375. Pris pour un espion, Roch est arrêté et transféré à Voghera, par un surintendant militaire des Visconti.

 

Sa renommée était grande mais, fidèle au vœu d’anonymat de tout pèlerin, Roch ne révèle pas son identité et demande à pouvoir reprendre son chemin. Sa requête est rejetée, il est mis au cachot.

 

Son emprisonnement dure plusieurs années. Il ne dévoile son identité que la veille de sa mort, le 16 août  1378 . Le cachot s’est illuminé et le dernier souhait de Roch, a été d’intercéder pour les gens en souffrance. Il est enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort, lui consacre une fête. Il fera partie des derniers saints canonisés par la « vox populi » et il sera vénéré comme tel peu de temps après sa mort, la canonisation « officielle » intervenant bien plus tard  

 

Ses reliques, volées à l’exception de deux petits os du bras restés à Voghera, sont aujourd’hui gardées dans l’église qui lui est dédiée à Venise à coté de la scuola San Rocco . Au XIXe siècle, un tibia a été donné au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possèderait également son bâton de pèlerin. Roch est invoqué contre toutes les pestes humaines et animales. Il est le « patron » des maçons, des carriers à cause de son nom, des vagabonds, des chiens entre autres, son culte est universel.

 

Depuis ces temps éloignés, il fut considéré comme l’intercesseur principal contre cette maladie, la peste, responsable d’une effroyable mortalité partout où elle sévissait et elle sévissait partout ! St Roch est vénéré dans le monde entier par des œuvres d’art des plus modestes aux plus prestigieuses et par des édifices des plus anciens et vénérables aux plus majestueux. Le culte de ce saint se manifeste également pour intervenir auprès des troupeaux, des animaux, des vagabonds, des S.D.F., des pèlerins, également des maçons, des carriers.

 

La peste a été éradiquée depuis la découverte du bacille responsable par Alexandre Yersin, le « bactériologiste debout », un des premiers élèves de Louis Pasteur, en 1892, et des antibiotiques plus récemment. Mais tant de « pestes » nous menacent qu’un tel homme jeune, courageux, proche des souffrants, modeste, compétent, mérite toujours d’être honoré, admiré et prié .

 

 

 

Partager cet article

Repost0
14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:57

 

La fête de Saint Roch aura bien lieu dimanche 16 août à Poggiolo.

 

La confirmation vient d'en être faite par le Père Michel BRUNE, du couvent de Vico, qui supervise les paroisses du secteur de Sagone. Dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui, vendredi 14, il annonce: 

 

"Ces quelques jours, en fonction de l'évolution sanitaire, certains villages ont revu leur position. A Guagno, les paroissiens ont préféré renoncer à la procession; à Balogna, il a été décidé que la statue serait sortie sur le parvis de l'église mais sans procession, à Poggiolo ou à Letia, en revanche, celle-ci est maintenue."

 

Traditionnellement, la procession est suivie d'un apéritif offert par la mairie.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 18:01

Les Oblats de Vico et les fidèles qui s'étaient déplacés samedi 1er et dimanche 2 août ont honoré Notre Dame des Anges avec une grande ferveur en présence de Mgr de Germay, évêque de Corse.

 

Plutôt qu'un long texte, nous vous proposons quelques photos de la procession du samedi à la grotte et de la messe du dimanche en plein air. Vous y reconnaîtrez un Poggiolais.

 

Pour être au courant de l'actualité religieuse, regardez la page Facebook Couvent de Vico.

 

Rappel: tous les mardis d'août à 20 heures, la communauté des Oblats vous invite à un temps de rencontre et de convivialité sous la forme d'un apéritif sous le tilleul de la place du couvent. Participation libre.

 

Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.

Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.

Partager cet article

Repost0
2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 18:30
Le cadeau de l'évêque

L’église Saint Siméon de Poggiolo s’enorgueillit de posséder de magnifiques fonts baptismaux en marbre blanc.

 

Et, surtout, ils seraient un cadeau de l’évêque de Sagone.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Ils se trouvent juste à côté de la porte d’entrée. Ils auraient été donnés à la paroisse en 1644. C’est du moins ce qui est écrit dans « l’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo » de juin 1905. 

 

Cadeau ou non, l’origine sagonaise est enregistrée dans l’arrêté ministériel du 6 mai 1982 qui classe monument historique cette « cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURMO, marbre blanc, XVIIe siècle (provient de l’ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone) ».

 

Effectivement, sur le bord de l’objet, on peut lire « EPISCOPUS SAGONEN », le reste étant effacé.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Mais un doute a été avancé par Xavier PAOLI. 

 

A la suite d’un meurtre particulièrement odieux qui souilla le sanctuaire en 1634, Saint Siméon avait été désacralisée et remplacée par la chapelle Saint Roch.

 

L’assassinat avait provoqué une grave crise entre Mgr SIRI, l’évêque de Sagone précédent, et le gouverneur génois d’Ajaccio, crise qui n’était pas totalement apaisée quand Raphaël PIZZURNO (et non pas PIZZURMO) obtint sa nomination en 1639. Il prit ses fonctions en février 1640 à Calvi où le siège épiscopal était fixé depuis 1625, après avoir été à Vico, Sagone étant trop menacé par les attaques barbaresques.

 

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

 

On ne sait pas quand l’église poggiolaise put reprendre ses activités mais l’année 1644 était peut-être un peu prématurée. Le cadeau aurait-il été donné à l’occasion de la resacralisation du bâtiment ?

 

Toujours est-il que, de toutes les visites pastorales dont la trace a été conservée, celle de 1686, par de PETRIS, délégué de Mgr Gio. Battista SPINOLA, envoyé par Rome pour inspecter les diocèses de Corse, est la seule à ne pas décrire Saint Siméon et les objets liturgiques. Le rapport se contente de noter qu’il n’y a pas de campanile mais « des cloches perchées sur un châtaignier » et qu’il existe deux confréries (une pour les hommes, une pour les femmes « en costume blanc ») dans la paroisse.

 

Un siècle plus tôt, en 1589, Mgr MASCARDI avait trouvé des fonts baptismaux « en maçonnerie ».

 

L’église est de nouveau présente dans la relation de la visite opérée par Mgr COSTA, évêque de Sagone, le 15 juin 1698. Il est écrit : « fonts baptismaux avec couvercle de bois non doublé de tissu…Il faudra le faire ». La doublure fut encore réclamée lors des visites de 1702 et 1708. A cette dernière date, il est précisé que ces fonts conservaient alors « huiles et eau pour les baptêmes des trois villages Poggiolo, Orto, Soccia », ce qui était normal pour une église piévane. Mais aucun de ces rapports ne donne l’origine des fonts.

 

Déjà malmenée par des doutes chronologiques, l’idée du cadeau de l’évêque est battue en brèche par un document du XIXe siècle.

Dans le rapport de la visite épiscopale de 1887, il est écrit : « cuve des fonts baptismaux dit-on cachée par des bergers à la plage de Sagone puis plus tard ramenée à Poggiolo ». L’état d’abandon de St Appien aurait permis cette capture.

 

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

 

 

Cette version, qui a été transmise par tradition orale dans certaines familles poggiolaises (Michel FRANCESCHETTI se souvient l'avoir entendue de la bouche de son grand-oncle Filippone), rejoint ce qui est imprimé dans le bulletin paroissial de Vico en décembre 1931. 

 

 

 

Bulletin paroissial de janvier 1930.

Bulletin paroissial de janvier 1930.

 

Un article, anonyme mais vraisemblablement rédigé par le curé Dominique FRANCHI, donnant un bref historique du diocèse, consacre un petit paragraphe à « ce qu’est devenu le mobilier de l’ancienne Cathédrale de Sagone »

 

La réponse est : 

« Les objets massifs du culte après être restés longtemps sur place furent heureusement sauvés de la destruction par les paroisses voisines. La tradition veut que le Tabernacle du Maître-Autel surmonté d’un beau ciborium en marbre multicolore se trouve eu couvent de Saint François de Vico. Le baptistère également en beau marbre blanc est dans l’Eglise de Poggiolo. Les habitants de Renno que leurs démêlés continuels avec les Grecs de Paomia obligeaient à passer souvent devant la Cathédrale en ruine, en profitèrent pour en déménager l’un de ses plus beaux autels dédiés à Saint Roch ».

 

 

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

 

Malheureusement, l’article ne donne aucune date et le texte, assez ambigu, peut faire penser que les faits remonteraient à la suppression du diocèse par la Révolution Française.

 

Le doute n’est pas permis : les fonts baptismaux de Poggiolo proviennent bien de la cathédrale de Sagone. Mais un cadeau ou une récupération d’un objet à l’abandon ?

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

"Portraits d'union", un beau cadeau

Renseignements en cliquant ici.

 

 

 

Vacances de Toussaint:

Fin des cours: samedi 17 octobre

Reprise des cours: lundi 2 novembre

 

Calendrier des messes de septembre:

cliquer ICI.

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907