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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:57

 

La fête de Saint Roch aura bien lieu dimanche 16 août à Poggiolo.

 

La confirmation vient d'en être faite par le Père Michel BRUNE, du couvent de Vico, qui supervise les paroisses du secteur de Sagone. Dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui, vendredi 14, il annonce: 

 

"Ces quelques jours, en fonction de l'évolution sanitaire, certains villages ont revu leur position. A Guagno, les paroissiens ont préféré renoncer à la procession; à Balogna, il a été décidé que la statue serait sortie sur le parvis de l'église mais sans procession, à Poggiolo ou à Letia, en revanche, celle-ci est maintenue."

 

Traditionnellement, la procession est suivie d'un apéritif offert par la mairie.

 

 

 

 

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 18:01

Les Oblats de Vico et les fidèles qui s'étaient déplacés samedi 1er et dimanche 2 août ont honoré Notre Dame des Anges avec une grande ferveur en présence de Mgr de Germay, évêque de Corse.

 

Plutôt qu'un long texte, nous vous proposons quelques photos de la procession du samedi à la grotte et de la messe du dimanche en plein air. Vous y reconnaîtrez un Poggiolais.

 

Pour être au courant de l'actualité religieuse, regardez la page Facebook Couvent de Vico.

 

Rappel: tous les mardis d'août à 20 heures, la communauté des Oblats vous invite à un temps de rencontre et de convivialité sous la forme d'un apéritif sous le tilleul de la place du couvent. Participation libre.

 

Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 18:30
Le cadeau de l'évêque

L’église Saint Siméon de Poggiolo s’enorgueillit de posséder de magnifiques fonts baptismaux en marbre blanc.

 

Et, surtout, ils seraient un cadeau de l’évêque de Sagone.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Ils se trouvent juste à côté de la porte d’entrée. Ils auraient été donnés à la paroisse en 1644. C’est du moins ce qui est écrit dans « l’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo » de juin 1905. 

 

Cadeau ou non, l’origine sagonaise est enregistrée dans l’arrêté ministériel du 6 mai 1982 qui classe monument historique cette « cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURMO, marbre blanc, XVIIe siècle (provient de l’ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone) ».

 

Effectivement, sur le bord de l’objet, on peut lire « EPISCOPUS SAGONEN », le reste étant effacé.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Mais un doute a été avancé par Xavier PAOLI. 

 

A la suite d’un meurtre particulièrement odieux qui souilla le sanctuaire en 1634, Saint Siméon avait été désacralisée et remplacée par la chapelle Saint Roch.

 

L’assassinat avait provoqué une grave crise entre Mgr SIRI, l’évêque de Sagone précédent, et le gouverneur génois d’Ajaccio, crise qui n’était pas totalement apaisée quand Raphaël PIZZURNO (et non pas PIZZURMO) obtint sa nomination en 1639. Il prit ses fonctions en février 1640 à Calvi où le siège épiscopal était fixé depuis 1625, après avoir été à Vico, Sagone étant trop menacé par les attaques barbaresques.

 

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

 

On ne sait pas quand l’église poggiolaise put reprendre ses activités mais l’année 1644 était peut-être un peu prématurée. Le cadeau aurait-il été donné à l’occasion de la resacralisation du bâtiment ?

 

Toujours est-il que, de toutes les visites pastorales dont la trace a été conservée, celle de 1686, par de PETRIS, délégué de Mgr Gio. Battista SPINOLA, envoyé par Rome pour inspecter les diocèses de Corse, est la seule à ne pas décrire Saint Siméon et les objets liturgiques. Le rapport se contente de noter qu’il n’y a pas de campanile mais « des cloches perchées sur un châtaignier » et qu’il existe deux confréries (une pour les hommes, une pour les femmes « en costume blanc ») dans la paroisse.

 

Un siècle plus tôt, en 1589, Mgr MASCARDI avait trouvé des fonts baptismaux « en maçonnerie ».

 

L’église est de nouveau présente dans la relation de la visite opérée par Mgr COSTA, évêque de Sagone, le 15 juin 1698. Il est écrit : « fonts baptismaux avec couvercle de bois non doublé de tissu…Il faudra le faire ». La doublure fut encore réclamée lors des visites de 1702 et 1708. A cette dernière date, il est précisé que ces fonts conservaient alors « huiles et eau pour les baptêmes des trois villages Poggiolo, Orto, Soccia », ce qui était normal pour une église piévane. Mais aucun de ces rapports ne donne l’origine des fonts.

 

Déjà malmenée par des doutes chronologiques, l’idée du cadeau de l’évêque est battue en brèche par un document du XIXe siècle.

Dans le rapport de la visite épiscopale de 1887, il est écrit : « cuve des fonts baptismaux dit-on cachée par des bergers à la plage de Sagone puis plus tard ramenée à Poggiolo ». L’état d’abandon de St Appien aurait permis cette capture.

 

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

 

 

Cette version, qui a été transmise par tradition orale dans certaines familles poggiolaises (Michel FRANCESCHETTI se souvient l'avoir entendue de la bouche de son grand-oncle Filippone), rejoint ce qui est imprimé dans le bulletin paroissial de Vico en décembre 1931. 

 

 

 

Bulletin paroissial de janvier 1930.

Bulletin paroissial de janvier 1930.

 

Un article, anonyme mais vraisemblablement rédigé par le curé Dominique FRANCHI, donnant un bref historique du diocèse, consacre un petit paragraphe à « ce qu’est devenu le mobilier de l’ancienne Cathédrale de Sagone »

 

La réponse est : 

« Les objets massifs du culte après être restés longtemps sur place furent heureusement sauvés de la destruction par les paroisses voisines. La tradition veut que le Tabernacle du Maître-Autel surmonté d’un beau ciborium en marbre multicolore se trouve eu couvent de Saint François de Vico. Le baptistère également en beau marbre blanc est dans l’Eglise de Poggiolo. Les habitants de Renno que leurs démêlés continuels avec les Grecs de Paomia obligeaient à passer souvent devant la Cathédrale en ruine, en profitèrent pour en déménager l’un de ses plus beaux autels dédiés à Saint Roch ».

 

 

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

 

Malheureusement, l’article ne donne aucune date et le texte, assez ambigu, peut faire penser que les faits remonteraient à la suppression du diocèse par la Révolution Française.

 

Le doute n’est pas permis : les fonts baptismaux de Poggiolo proviennent bien de la cathédrale de Sagone. Mais un cadeau ou une récupération d’un objet à l’abandon ?

 

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 17:01

Comme la silhouette de l'église Saint Siméon domine largement le village de Poggiolo, tout le monde croit la connaître. Pourtant, certains des lecteurs de ce blog ne se souvenaient pas de l'existence de la statue de Jeanne d'Arc qui a fait l'objet d'un article récent.

Il serait peut-être utile de procéder à une visite du bâtiment. 

 

 

Copie d'écran Google Maps.

Copie d'écran Google Maps.

 

Sa construction fut décidée en 1863 pour remplacer l'ancienne église qui était trop vétuste. Le gros œuvre fut achevé en 1874.

 

L'ancien édifice est décrit dans l'article A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

 

Comme la majorité des églises catholiques, Saint Siméon est en forme de croix latine. 

 

Le chœur montre l'Est, ainsi qu'il en est traditionnel. Il est à fond plat et non pas arrondi.

 

La nef est large tandis que les branches Nord et Sud du transept sont assez courtes. Ces deux branches forment deux chapelles: celle du Nord (à gauche) est dédiée à la Vierge et celle du Sud (à droite) à Saint Jean-Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

En bordure de la nef, ont été placés quatre autels.

 

A gauche, un est consacré à Notre Dame de Miséricorde. A droite, un est pour Sainte Lucie et l'autre est occupé par le "sepolcro" (voir les articles "Le Christ était noir" et "Le sepolcro de Poggiolo a été oublié").

 

 

Dans cet article, il va seulement être question de la chapelle St Jean Baptiste où se trouve la statue de Jeanne d'Arc. Elle a plusieurs voisines: cette chapelle regroupe 5 des 18 statues et 3 des 6 ex-voto dénombrés dans cette église.

 

Les voisines de Jeanne

 

En partant du chœur et en allant vers la droite, on voit la statue de Saint Martin, puis celle de Sainte Thérèse. Il est à remarquer que la petite sainte de Lisieux a été reconnue par l'Eglise à la même époque que la libératrice d'Orléans: béatifiée en 1923 et canonisée en 1925 (1909 et 1920 pour Jeanne).

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

Thérèse de l'Enfant Jésus eut rapidement une très grande popularité, dont témoigne la présence, sous le tableau voisin, d'un ex-voto datant de 1931.

 

Les voisines de Jeanne

 

Entre les statues de Jeanne et de Thérèse, une peinture à l'huile est accrochée. Elle mesure 1,52m sur 1,16m et représente le baptême du Christ par Jean Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

Ce tableau est classé au titre d'objet par les Monuments Historiques depuis le 26 septembre 2016. Trois autres objets de cette église sont également classés, et depuis plus longtemps. Ils seront présentés dans d'autres articles. 

 

Ce blog l'écrit et le rabâche depuis toujours: il existe vraiment des richesses à Poggiolo !!!

 

L'auteur de cette œuvre n'est pas connu. Il serait un Corse du XIXe siècle.

 

La scène du baptême est reproduite sur la voûte de la chapelle grâce au talent du peintre Mario SEPULCRE qui a restauré en 2007 les fresques originelles de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.

  

Les voisines de Jeanne

 

Au fond de la chapelle, a été placé un autel parfaitement identique à celui de la Vierge qui se trouve dans la chapelle d'en face. Mais celui-ci supporte la statue de Jean Baptiste reconnaissable à son vêtement en poils de chameau cité dans l'Evangile.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

 

La photo ci-dessus date de juillet 2013, dans le cadre de la collecte de renseignements opérée par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA pour un travail universitaire (voir l'article  "Deux jeunes filles ont enquêté sur notre patrimoine").

 

Mais la statue a une autre allure dans une photo du 21 août 2016: les poils de chameau sont devenus dorés !

 

Les voisines de Jeanne

 

Entretemps, elle a été restaurée par l'artiste Ewa POLI. 

Ewa POLI

Ewa POLI

 

Cette statue est ancienne car elle est mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. Elle était alors placée au même endroit. Elle fut offerte par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907) en 1875 et avait une valeur de 30 francs.

 

Les autres statues de la chapelle n'étant pas citées dans cet inventaire, elles ont donc été installées après 1905.

 

La statue de Saint Restitute est dans ce cas. Cette sainte, ici représentée agenouillée, était la patronne seconde du diocèse de Sagone depuis 1729. Une plaque de 1925 exprime sa reconnaissance pour une prière, avec une faute d'orthographe qui a transformé son nom en Restitude. La statue a donc été installée entre 1905 et 1925. Plus de renseignements sur Restitute en cliquant ICI.

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

La statue de Jeanne d'Arc évoquée dans un article précédent n'est vraiment pas toute seule.

 

Mais, si la chapelle St Jean Baptiste vient d'être décrite, la visite de l'église de Poggiolo n'est pas terminée.

 

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En dehors de la copie d'écran Google, d'Ewa Poli et de la photo de l'autel St Jean Baptiste, tous les schémas et toutes les photographies de cet article sont de Michel Franceschetti.

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:07

Une très importante vente de 230 objets corses (livres anciens, autographes, cartes géographiques, monnaies et médailles, tableaux) se déroulera à Marseille le jeudi 25 juin, 5 rue Vincent Courdouan, à 14h30. 

Une partie des livres et des cartes viennent de la collection du Père Joseph Marie GOUGE, qui fut longtemps curé de St Roch d'Ajaccio.

 

Ex-libris du Père Gauge

Ex-libris du Père Gauge

 

Parmi les objets de valeurs, quelques pièces maitresses comme le Code corse, un très beau manuscrit de l’histoire de la Corse écrit par Francesco Canari au XVIIIème siècle ou encore une lettre de "Madame mère", Laetitia Bonaparte en personne.

Les prix estimés varient entre 20€ et 5 000€.

Voici ce qu'en écrit son frère dans la préface du catalogue:

Une partie des livres concernés par cette vente a appartenu à Joseph Marie Gauge, prêtre. Très attaché à la Corse où il exerça son ministère de 1945 à 1990, il en visita tous les villages et découvrit tous ses sommets et autres lieux sauvages. Son attachement provenait de ses racines corses, fier de ce que sa mère portât le même nom que Pietro Felce (Pietro Cirneo) et fût originaire du même village.

Il consacra beaucoup de temps à rassembler le maximum de livres, revues, et documents sur la Corse. Il fut également avec l’abbé Alberti, curé de Calenzana, le découvreur du sarcophage de Sainte Restitude et justifia l’origine des ossements retrouvés à l’intérieur.

Il avait émis le souhait que cette bibliothèque restât en Corse ; malheureusement la vie ne se déroule pas comme on le souhaiterait. Frère (le quatrième) de Joseph et avec maintenant huit petits- enfants, en en ayant beaucoup parlé avec eux, j’ai bien compris que le maintien de cette bibliothèque dans son intégralité et en un lieu unique et surtout sa lecture n’étaient pas à l’ordre du jour pour eux. Je préfère donc en faire profiter d’autres amoureux de la Corse. Cependant en les ouvrant et en les lisant, ayez une pensée pour lui.

 

Exposition publique:

Mercredi 24 juin de 10h à 18h et jeudi 25 juin de 10h à 12h

Renseignements

04 65 65 25 95 - marseille@debaecque.fr


Toutes les photographies sont consultables en ligne sur www.debaecque.fr

 

Pour regarder le catalogue des objets en vente, téléchargez le fichier suivant:.

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:25

 

Que l'on ait été appointé ou bénévole, faire sonner les cloches de Saint Siméon avant leur électrification demandait à la fois du doigté, de l'oreille, de la force musculaire et le sens de l'équilibre. Le son pouvait se produire en tirant les cordes mais aussi en actionnant les battants à la main.

 

C'est de cette seconde manière que, par exemple, le 10 août 2008, Bernard Franceschetti annonça le décès de Pascal Vecchi, comme le montrent les photos suivantes.

 

Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches

 

Mais quelle musique sort du clocher? Il est possible de l'entendre grâce à "Comment sonnent les cloches poggiolaises", film réalisé par Thierry Calderoni à l'occasion de la Toussaint 2008.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 18:48

 

Avant le passage du clocher de Poggiolo à l'électricité, le 16 juin 2010, il fallait faire sonner les cloches à la main, ce qui n'était pas une mince affaire.

 

A la fin du XIXe siècle, le 16 avril 1882, un sonneur avait été recruté par le conseil de fabrique pour "sonner l'angelus, tous les jours, et les messes, les bénédictions le dimanche et les jours de fête". Le poste échut à Baptiste BATTESTI, originaire d'Orto mais marié avec Mattea DEMARTINI (renseignements donnés par Xavier PAOLI et publiés dans "L'Info U Pighjolu" d'avril 2007).

 

Le temps passant, il n'y eut plus de sonneur professionnel et les occasions de faire tinter les cloches de Saint-Siméon furent de plus en plus rares.

 

Mais il existait toujours des sonneurs occasionnels qui se transmettaient le savoir-faire ou le savoir-sonner. Le 30 août 2008, l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo organisèrent une journée de formation qui eut beaucoup de succès et dont nous reproduisons le compte-rendu publié dans le "Corse-Matin" du lendemain. On remarquera la conclusion dont la prédiction s'avéra fausse deux ans plus tard.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

Tintez les cloches!

 

Le 27 juillet à Poggiolo, le festival de Sorru in Musica a été un beau festival lors de sa soirée lyrique en plein air avec des musiciens de renommée internationale.

 

Un mois après, ce samedi 30 août, le festival de sonneurs de cloches a été un beau récital avec des stagiaires «sonneurs» de 20 à 83 ans et, agréable surprise, avec une candidate féminine poggiolaise. Les jeunes avaient de la vigueur, les seniors de la fougue maîtrisée, un beau cocktail où les sons partis du campanile survolaient les montagnes des Deux Sorru au gré des vents en cette matinée ensoleillée. Le campanile construit en 1892 à l'italienne, c'est-à-dire isolé de l'église de quelques mètres, abrite trois cloches qui furent bénies en 1877.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Assourdissant mais sublime

 

Le campanile n'existait pas encore, les cloches étaient alors suspendues à un châtaignier, mais elles étaient là et on les faisait sonner... par un employé appointé au salaire exorbitant de 50 francs (il s'agissait de francs or) révèle Xavier, l'historien du village.

 

Sonner les cloches en étant appointé, certes, mais avec l'obligation d'annoncer journellement l'Angélus, les messes fort nombreuses à l'époque, les fêtes et autres manifestations. Un escalier de bois abrupt de soixante marches dans le campanile permettait d'accéder au plateau des trois cloches, auquel succéda en 1953 un escalier en béton plus confortable. C'est sur ce plateau que se sont retrouvés les stagiaires appliqués, à l'écoute des conseils de Jean-Martin et Xavier. Ces sons, ce bruit, aïe, ale ... , c'est assourdissant mais sublime.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Le bénévolat à l’honneur

 

Ainsi Philippe, l'employé communal, fit preuve d'une grande technicité et maîtrisa les cordes malgré une formation réduite. Quant à Jean-Silius, l'adjoint au maire, la Cicone - la plus grosse des cloches - ne lui fit pas peur et virevolta autour de sa poutre ancestrale. Mélange de sons graves, mélange des genres, sans métronome, faisant fi de la clé de sol ou de la clé de fa ou du battement de la baguette du chef d'orchestre qui n'existe pas. L'association artistique et culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo, organisateurs du stage, ne peuvent se permettre de rémunérer, comme en 1882, un sonneur de cloche, d'où le bénévolat qui est à l'honneur avec l'engagement volontaire de chacun. Il existe, et ce fut cela la beauté de ce stage qui en appellera d'autres.

 

Les cloches de Poggiolo sonnées manuellement ont encore un bel avenir devant elles défiant le progrès des cloches actionnées électriquement.

 

J.-M. F.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:39

 

Une nouvelle heure commence quand la cloche de l'église de Poggiolo sonne. Cet automatisme paraît naturel aujourd'hui mais il n'existe que depuis dix ans.

 

Le conseil municipal avait longuement hésité avant de décider l'électrification du mécanisme. A Soccia, cette modernisation avait eu lieu depuis longtemps. A Vico, elle datait de... 1950.

 

A partir du 16 juin 2010, chaque heure est désormais annoncée par un tintement.

 

Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch a échappé à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.

 

Voici l'article signé J-M F qui annonçait l'événement dans "Corse-Matin" le 2 juillet 2010.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

Dix ans de cloches électrifiées

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 18:00

 

 

Une redécouverte: le livre du Père Doazan


Les amis du couvent de Vico se souviennent de cet ouvrage précieux du Père Louis DOAZAN, omi, sur l’histoire de ce lieu, paru en 2001. 

On le croyait définitivement épuisé...

Un stock important de ce livre vient d’être découvert et le voilà de nouveau en vente, disponible au couvent ! 

Une bonne nouvelle pour les amis de l'art, de l'histoire et de la spiritualité ! 
 
Présentation du livre en quatrième de couverture.

Présentation du livre en quatrième de couverture.

 

 

Un chef-d'œuvre du couvent: le "Franciscone", un Christ en bois peint de la fin du XVe siècle.

Un chef-d'œuvre du couvent: le "Franciscone", un Christ en bois peint de la fin du XVe siècle.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 10:30

Les gens sont contents: l'anniversaire de la capitulation allemande de 1945, la fête de l'Ascension et le lundi de Pentecôte se suivent et permettent, éventuellement, de profiter de "ponts". Mais que savez-vous sur l'Ascension, du moins l'Ascension en Corse?

Marthe POLI, sur son blog http://marthepoli.blog.club-corsica.com/, maintenant fermé, avait publié un texte que nous recopions et qui montre les coutumes corses de cette fête.

 

L’Ascension est, d'abord, une fête pour les chrétiens.

Célébrée 40 jours après Pâques, elle intervient toujours un jeudi.

L’Ascension rappelle l’élévation de Jésus vers Dieu, son Père, après sa résurrection.

Jésus n’est plus présent sur terre. Mais il n’abandonne pas les hommes pour autant et leur envoie une force, L’ESPRIT SAINT (que l’on célèbre tout particulièrement lors de la Pentecôte).

Depuis, les Chrétiens vivent sa présence à travers l’Eucharistie (qui est le rappel du dernier repas avant sa mort, où il partage le pain et le vin avec ses apôtres).

Mais, en Corse, nous avons aussi des traditions..des croyances...

 

 

L'HERBE ET L'OEUF DE L'ASCENSION

Aujourd'hui c'est jeudi de l'Ascension.

C'est ce jour-là qu'il faut cueillir l'herbe dite justement "Herbe de l'Ascension" (Arba di l'Ascinzioni en corse).

Cette herbe pousse dans les murs, dans les coins des rochers. Ses feuilles sont très petites. Il faut la cueillir avec ses racines.

François Bianchini, héritier de certains dons transmis par ses aînés, cueillait cette herbe qui guérit et apaise, spécialement à la Trinité de Bonifacio; puis il en faisait de petits paquets à l'intention de ses amis. ("La Trinité de Bonifacio et du Grand Sud Corse" F. Canonici. A Sramperia)

Mais attention, il y a tout un programme à respecter.

Il faut se lever de très bonne heure le matin de l'Ascension pour aller cueillir cette fameuse herbe.

Il s'agit du "Sedum étoilé pourpier" que, depuis des générations, les Corses vont chercher dans la campagne avant l'aube (dès que le soleil est levé surtout ne pas cueillir !).

Rapportée à la maison, l'erba di l'Ascinziune est attachée au mur avec un clou, la tête en bas.

Au cours des jours suivants, les tiges remontent lentement; puis la plante fleurit le jour de la Saint Jean (24 juin) et se conserve jusqu'à Sainte Anne (26 juillet).

Mais attention ! ses vertus protectrices peuvent se retourner contre ceux qui la cueillent trop tard, quand le soleil est déjà levé.

Dans ce cas, la plante meurt et cela ne présage rien de bon pour les habitants de la maison.... (La plupart des informations de cet article sont tirées de "l'Almanach de la Mémoire et des coutumes de la Corse" . Claire Thiévant. Lucie Désideri. Albin Michel et de "La Trinité de Bonifacio et du Grand Sud Corse" François Canonici. Stamperia).

 

 

L'OEUF DE L'ASCENSION

Il y a aussi l'oeuf de l'Ascension qui possède également ses vertus magiques.

L'œuf doit, bien entendu, être pondu précisément le jour du Jeudi de l'Ascension, sinon il n'a aucune vertu,

Phénomène magique ou don de Dieu ?

La première caractéristique de l'œuf de l'Ascension est qu'il est imputrescible.

En effet, l'œuf de l'Ascension, à la différence des œufs ramassés à d'autres périodes de l'année, si il est cassé l'année d'après a simplement séché, il n'a ni pourri ni dégagé durant ce temps aucune odeur de décomposition.

Sa seconde vertu est, dit-on, de préserver les habitants de la maison de plusieurs maladies, ou à tout le moins de diminuer leur fréquence ou leur gravité.

Quand il est posé sur le rebord d'une fenêtre, Il protège également les membres de la famille qui se trouvent éloignés du foyer,

L'œuf de l'Ascension protège enfin les habitations de la foudre et des incendies. Il détourne l'éclair et éteint les flammes qui menacent de destruction l'ensemble d'une bâtisse.(source: Corsica News)

 

Cet article avait déjà été publié en 2013.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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Fête de Saint Siméon:

messe à Poggiolo

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à 15 heures. 

 

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fin des cours: 

samedi 13 février

reprise des cours:

lundi 1er mars

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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