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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 07:10
Une région rebelle aux poubelles

La crise des déchets concerne maintenant toute la Corse. Les différents centres de retraitement sont touchés. Les habitants ne peuvent plus jeter leurs poubelles dont on ne sait plus que faire.

La situation peut évoluer à tout moment. Aussi, pour suivre l’actualité, une page Facebook a été ouverte le 19 septembre sous le titre «VICO RÉGION REBELLE» à l’adresse : https://www.facebook.com/#!/profile.php?id=100010058087873

Une région rebelle aux poubelles

Pour le moment, elle compte plus de 700 amis. Cette page fournit les actualités les plus récentes sur la crise des déchets en Corse avec des extraits d’émission de radio et de télévision ainsi que des images de sensibilisation.

Une région rebelle aux poubelles
Une région rebelle aux poubelles
Une région rebelle aux poubelles
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:08

D’après les programmes diffusés par le Ministère de la Culture, les activités prévues dans les Deux Sorru, pour les habituelles journées du Patrimoine (19 et 20 septembre), auront lieu à LETIA et à MUNA.

Voici comment elles sont présentées sur le site officiel gouvernemental.

 

A MUNA:

Samedi 19 septembre, RANDONNÉE guidée par le Laboratoire Régional d'Archéologie.

Départ à 10 h (prévoir pique-nique, eau).

Le village abandonné de Muna est situé dans la région et canton des Deux Sorru, à la limite occidentale du Cruzzini. Dans une région déserte et escarpée de montagne, à flanc de la Punta di a Sposata (1182 m), le village domine la vallée du Liamone de ses 500 mètres d’altitude, en offrant une vue dégagée sur la plaine et le littoral.

Le village est composé d’une vingtaine de bâtiments dont la plupart ont été édifiés au 18e ou 19e siècle et conservent aujourd’hui encore leurs caractères originaux qui en font tout leur charme.

On découvre à travers leurs fonctions (église, maisons, fours, moulin, remise, enclos) et leurs détails architecturaux (niches, fenêtres, perrons, inscriptions) l’organisation sociale et économique d’une société villageoise des siècles passés.

 

Les Journées du Patrimoine dans les Deux Sorru

A LETIA:

CONFÉRENCE dimanche 20 septembre à 18h00 : « La tradition musicale insulaire dans l’oralité » (église San Martinu).

Projection de diapos, interprétations musicales.

Il s’agit ici de présenter la musique traditionnelle de Corse mais aussi ses principaux instruments. Le thème est abordé par le biais de la transmission orale.

 Les deux intervenants ont baigné depuis toujours dans le milieu dmusical traditionnel.

Intervenants :

- Joseph Figarelli, un pilier du renouveau de la musique traditionnelle, est connue comme le co-fondateur du groupe Caramusa, qui a opéré pour la redécouverte et la valorisation de la musique populaire de Corse.

- Jean-Baptiste Mary (Association pour la Recherche Archéologique en Corse) est le petit-fils du dernier pirulaghju de l’île, Jean-Dominique Poli.

Les instruments comme la cetera, la pifana, la pirula et la cialamella seront présentés et joués pour que les auditeurs apprécient les sons de ces instruments.

 

Par ailleurs, une exposition est organisée ce jour-là sur la Compagnie Arrighi.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 18:00
Comme d'habitude, n'oubliez pas le 16 août

Dimanche 16 août, les Poggiolais fêteront saint Roch, un de leurs deux protecteurs (l'autre étant saint Siméon).

La messe est prévue pour 18 heures. Elle sera suivie par la procession qui transportera la statue du saint tout autour du village.

Un apéritif est prévu ensuite sur la place Saint Roch.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:53

L’édition 2015 du Festival Sorru in Musica a été une pleine réussite. De l’ouverture à Vico le 20 juillet jusqu’à l’éblouissante soirée de clôture au couvent Saint François le 29, toutes les manifestations ont été magnifiques et de grande qualité.

Photo prise par Juliette BEC lors de la soirée inaugurale dans l’église Sainte Marie de Vico.

Photo prise par Juliette BEC lors de la soirée inaugurale dans l’église Sainte Marie de Vico.

Notre haut-canton n'a été directement impliqué que le 27 juillet à Soccia, mais avec deux parties à la fois émouvantes et instructives.

 

Chaque jour du Festival comporte d'abord un « avant-concert ».

Ce jour-là, à partir de 18 h 30, dans l’église de Soccia, Estru paisanu Territoires sonores fit écouter une quinzaine d’enregistrements collectés entre 1948 et 1983 dans différents villages.

Comme l’indique le rédacteur de la plaquette de présentation, « Estru paisanu Territoires sonores est un projet du Musée de la Corse, en partenariat avec les acteurs locaux de microrégions, né de la volonté de valoriser et de restituer in situ le patrimoine sonore collecté afin de partager cette mémoire collective le temps d’une écoute ».

La séance était présentée et animée par Antoine-Marie LEONELLI et Jean-Baptiste PAOLI.

Soccia a reçu Sorru in Musica : le patrimoine sonore corse (1/3)

Les extraits venant de notre microrégion furent deux morceaux (« Espoirs perdus » et une valse) joués à U Pighjolu au début des années 1970 par Max Battesti d’Ortu et Anton’Dumènicu Paoli de Soccia, dont beaucoup se souviennent encore. Il y eut aussi six morceaux très différents recueillis à Guagnu en août 1962 :

- L’Avalanche, par Maria Caviglioli,

- I difetti d’Argentina, idem

- A Mèrula

- Partenza di cuscritti guagnesi

- Tarascò à a ribèrbula, par Antone Paoli dit « Merrinu » à la guimbarde

 

Les témoignages de «Minicale» (Alain Bitton-Andreotti), Marie-Ange PAOLI et Judith OTTAVI-POLI, ainsi que l’intervention de «Cecce» BUTEAU, rendirent ces auditions très vivantes et permirent d’évoquer des personnes et un monde disparus.

Ce retour vers un passé pas si lointain est un bon moyen de renforcer ses racines et de les faire connaître à la jeune génération. Les élèves de l’Académie de musique le prouvèrent en terminant la partie traditionnelle de l’avant-concert par une chanson de Charles ROCCHI.

Les vidéos ci-dessous vous font entendre quelques extraits de cette séance.

Le très original concert de la soirée fera l’objet du prochain article. 

"Espoirs perdus"

Extrait de "Partenza di cuscritti guagnesi"

Charles Rocchi interprété par les élèves de l'Académie de Musique.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 18:16

Pour savoir à quoi ressemblait le village à la fin du XVIIIème siècle, il existe un document exceptionnel : LE PLAN TERRIER.

Plusieurs articles de blog y ont fait référence mais il faudrait savoir un peu mieux ce qu'est ce document exceptionnel.

Après l’acquisition de la Corse, Louis XV, par un édit royal d’avril 1770, lança un inventaire social, démographique, économique et géographique de l’île, d'abord dans le but de définir les propriétés foncières et d'établir les impositions correspondantes

Une équipe de 28 ingénieurs, géomètres et dessinateurs, dirigée par Dominique Testevuide, travailla pendant 25 ans, entre 1770 et 1795, pour donner un tableau précis et détaillé dans 17 registres de relevés statistiques, une carte gigantesque au 1/172.800 et une centaine de dessins, sous la forme de 39 rouleaux de 74 centimètres de large, à l'échelle 1/10.800. Les habitations, les zones cultivées, les voies de communication... sont figurées avec une extrême précision, avec de très nombreux toponymes.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Deux jeux seulement ont été réalisés. Le premier se trouve à Vincennes, au service historique de la Défense, et le second, acheté en 1829 au ministère de la Guerre, est conservé aux Archives Départementales à Ajaccio où il a été numérisé et est consultable sur ordinateur.  Mais tout faillit être perdu quand les Anglais s'emparèrent de Bastia (3 prairial an II: 22 mai 1794). Les Français furent contraints de leur remettre les documents du plan terrier, mais avec la faculté d'en prendre copie. Pierre Jacotin, neveu de Dominique Testevuide, réussit à remplir sa tâche de copiste malgré la mauvaise volonté de l'amiral britannique Samuel Hood et put rentrer sur le continent en emportant, avec lui, un dossier complet.

(Renseignements tirés de Wikipedia)

 

POGGIOLO SUR LE PLAN TERRIER

 Un de nos lecteurs, Olivier FORCONI, qui n'est pas du tout Poggiolais, a eu la gentillesse de nous envoyer des photos de la partie du plan terrier concernant Poggiolo.

Cliquer sur les images pour les agrandir.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Cette première image montre la communauté de Poggiolo. Il n'était pas encore question des communes.

Les limites avec Soccia, Orto et Guagno sont marquées par des gros traits rouges. La partie méridionale, avec les pentes du Tretorre et de Libbiu, est en dehors de ce cadre. Ces terres ont d'ailleurs été l'objet de contestations avec les habitants de Rosazia pendant des dizaines d'années (voir l'article "La fièvre monte à Libbiu").

Le relief est rendu par un estompage à l'encre de Chine qui rend parfois la carte difficile à lire. La lecture est parfois ardue par l'emploi d'une écriture manuscrite à l'anglaise et non pas par des caractères d'imprimerie.

Quelques abréviations utilisées:

- Ch: châtaigniers

- B: bois

- Font: fontaine, mais le mot est parfois écrit en entier

- MK: maquis

- OL: oliviers

- P: prés

- T: terres labourables

- V: vigne.

 

Cette seconde photo est centrée sur le village et non pas sur l'ensemble du terroir. Elle montre sept maisons autour de la chapelle St Roch, trois habitations aux Case Suprane et cinq constructions isolées, l'église Saint Siméon étant à part. 

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

ET GUAGNO-LES-BAINS ?

 

L'emplacement de Guagno-les-Bains correspond à la partie ouest de la carte, qui, dans cette troisième reproduction, est entourée d'un cercle rouge.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Le nom de "CALDANE" fait référence aux sources d'eau chaude. Dans le sud de la Corse, près de Ste Lucie de Tallano, une source thermale porte le même  nom.

François VAN CAPPEL DE FREMONT en a réalisé un agrandissement dans son livre "Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme". Il y a indiqué les chemins en blanc, le Fiume Grosso et les ruisseaux en bleu, et les constructions en rouge. On peut donc voir la chapelle Saint-Antoine sur la colline, à une croisée de routes comme aujourd'hui. Les fontaines "alle Caldane" et "san antone" sont en dessous.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Mais aucune habitation n'est visible. En dehors d'un frère de l'ordre monastique des cordeliers, il n'existait aucun résident permanent. Les curistes étaient abrités par des cabanes en branchages qui étaient édifiées pour la saison estivale. Cette rusticité n'empêchait pas le lieu d'être très fréquenté, même par Pascal PAOLI ou Letizia BONAPARTE comme vu dans un article précédent.

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:00

Les détails de la journée du 16 août à Poggiolo organisée à l’occasion de la fête de saint Roch ne sont pas encore connus.

Mais le programme de la fiera di San Roccu organisée par le comité des fêtes de Rennu a été publié dans « Corse-Matin » de dimanche 12 juillet.

Le 16, messe et procession, puis grand repas et soirée musicale.

Le 17, activités sportives.

Cliquez sur l’article pour lire les détails.

Dans un mois, la 95ème Fiera di Rennu
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:00

Presque aussi oubliée que la cetera, la moresca était un élément important de la culture corse.

La moresca était une danse racontant la lutte entre les musulmans qui occupaient la Corse et le comte Ugo COLONNA qui aurait été envoyé dans l’île par le pape à l’époque carolingienne. La réalité historique est loin d’être avérée. Mais l’existence de cette danse pendant plusieurs siècles montre combien la mémoire collective corse a été marquée par les attaques barbaresques. Entre Corses et Maures, le voisinage ne fut pas un long fleuve tranquille. Il reste des descriptions de moresca par des voyageurs des XVIIIème et XIXème siècles qui insistent chaque fois sur l’aspect communautaire de ce spectacle auquel toute la population du village participait.

 

Nous donnons ici la description d’une moresca qui eut lieu près de Guagno. Elle se trouve dans le livre « La vie du bandit Théodore » de Henri PIERHOME, écrit en 1934 pour raconter la vie de Théodore POLI. En 1820, Théodore prit le maquis après avoir tué un gendarme qui l’avait fait arrêter. Ses exploits lui permirent de rassembler de nombreux bandits. En 1823, lors de la création de cette organisation, juste avant de prendre les décisions importantes comme celle d’autoriser l’assassinat du bourreau de Bastia, il offrit aux Guagnais une représentation de moresca. C’est du moins ce qu’indique l’auteur (qui utilise l’orthographe de « Mauresca »).

 

La moresca guagnaise

"La Mauresca était une sorte de fête dansée qui ne se donnait que dans de très rares occasions, et pour des réjouissances publiques vraiment solennelles.

 

C'était, en somme, un ballet où, si l'on préfère, une pantomime chorégraphique destinée à évoquer et à styliser les luttes soutenues contre les Maures. Pendant des siècles, les Corses avaient eu à se défendre contre les Sarrasins, contre les corsaires de l'Afrique du Nord, contre les troupes de Barberousse. Le fameux pirate Dragut, notamment, fut un de leurs plus terribles ennemis. Ses felouques rapides surgissaient subrepticement des profondeurs du large et débarquaient leurs équipages qui se jetaient sur les innocents habitants des côtes, en massacraient une partie et emmenaient le reste en esclavage.

Il est vrai que, parfois, l'esclave devenait le maître... Témoin Davia Franceschini, enlevée à Corbara et qui devint impératrice du Maroc, ou encore Lazare, de Bastia, qui fut par la suite dey d'Alger... Il est vrai, égaIement, que les Corses ainsi arrachés à leurs foyers faisaient de piètres esclaves et que, la plupart du temps, après des négociations laborieuses, ils étaient rendus à la liberté moyennant de fortes rançons. Mais, enfin, la perspective d'un tel sort était particulièrcment angoissante, et c'est pour se défendre contre les incursions incessantes des pirates que les Corses avaient peu à pcu abandonné les côtes et s'étaient réfugiés dans les montagnes, y bâtissant des villages inaccessibles. Des tours solides, qu'ils avaient élevées tout le long du littoral, - où elles subsistent encore - permettaient aux insulaires de la plaine de s'y réfugier en cas d'alerte et d'y résister jusqu'à l'arrivée des secours.

 

Ainsi la Mauresca était une représentation dramatique, une danse guerrière qui évoquait ces combats. Elle se donnait en plein air, exigeait une mise en scène grandiose et un nombre exceptionnel de personnages.

 

*

*     *

 

C'est dans la forêt de Guagno que Théodore avait imaginé de donner ce spectacle qui devait attirer un grand nombre des habitants de la région. Le chef des bandits avait choisi, pour sujet de la Mauresca, "la prise de Mariana par Ugo Colonna".

 

Sur une esplanade très vaste, adossée à la montagne, Théodore avait fait établir un camp de plusieurs tentes figurant l'armée chrétienne commandée par Ugo Colonna, dont il incarnait lui-même le personnage. Dans la châtaigneraie, sur les pentes de la colline, les bergeries habilement transformées représentaient des tours fortifiées, reliées entre elles par des remparts crénelés qui n'étaient autres que de légéres constructions en bois. Bien que rudimentaire, le décor était suffisamlnent évocateur pour donner à l'assistance une intéressante approximation de la réalité. L'espace demeuré libre entre le camp et les remparts représentait le champ de bataille, où les combats allaient se succéder.

Le drame commença par l'arrivée d'une estafette maure annonçant aux sentinelles postées sur les remparts l'approche des chrétiens.

Aussitôt, la ville se met hâtivement en état de défense. Les portes sont barricadées, tandis que les créneaux se garnissent de piquiers et d'archers. Dans le même temps, par un portillon dérobé, des Sarrasins courent occuper des retranchements qui ont été aménagés au-devant de la forteresse.

Le son du cor annonce l'entrée en scène des chrétiens. Théodore joue le rôle d'Ugo Colonna: richement chamarré, il approche, monté sur un superbe cheval noir et suivi d'un brillant état-major de chevaliers. Les bannières et les panaches flottent au vent...

A ce moment, les troupes sarrasines sortent de leurs retranchements. Elles sont menées par Brusco qui, pour la circonstance, a revêtu une tenue d'aspect oriental, avec un superbe turban à aigrette et un manteau de soie qui est, visiblement, une nappe d'autel. Mais il n'y faut pas regarder de trop près ...

Les deux phalanges sont magnifiquement costumées et armées. L'imagination naïve des contumaces s'est donné libre cours, et chacun, selon sa fantaisie et les ressources locales, a tenté de réaliser ce que, dans le théâtre moderne, il est convenu d'appeler un rôle de composition. S'il y a quelques défaillances dans le détail, l'ensemble est vraiment réussi. .. 

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

C'est alors que commence la danse de la Mauresca, laquelle se déroulera en douze figures, dont chacune traduit une phase du combat. Il y a la figure de l'enveloppemeut par les ailes, où les Sarrasins exécutent une course bien réglée autour de l'armée chrétienne. Il y a la figure de la percée du centre, où les chrétiens arrivent jusque sous les portes de la ville fortifiée. Il y a la figure de la contre-attaque, et celle de la retraite, et celle du combat, où s'affrontent le chef des chrétiens et le chef des Maures en de brillants exercices équestres.

Enfin, voici la dernière figure, la resa, la reddition des Sarrasins. Voyant son armée décimée, le chef maure s'avance au-devant d'Ugo Colonna et, mettant un genou en terre, lui tend son épée.

La foule éclate en acclamations ... La fête est terminée ..."

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 18:01

Les fours à pain ont joué autrefois un rôle très important dans la vie villageoise. Ils ont été délaissés et les survivants ne sont guère en activité qu’à l’occasion de quelques fêtes. D’autres sont abandonnés, en ruines, ou ont complètement disparu. Certains ont eu un destin particulier.

Prenons l’exemple du quartier des Case Suprane à Poggiolo. Il s’agit, comme le nom l’indique, des habitations situées en haut du village, entre la route départementale et l’église St Siméon.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Le plan cadastral napoléonien de 1857 permet de repérer dans cette zone, orthographiée alors « Case Sopprane », quatre fours, reconnaissables à leur petite taille et à leur côté arrondi. Ils sont alors situés sur les parcelles numérotées 367 bis, 368 bis, 493 et 496 bis.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Que sont-ils devenus maintenant ?

Le cadastre actuel, tout aussi précis que l’ancien, permet de le savoir.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Il montre que :

- le four du terrain 367 bis, devenu 262, a été encore plus intégré à la maison dans laquelle il se trouvait et la forme semi-circulaire est devenue pointue, signe de sa disparition;

- le four du 368 bis existe toujours dans la parcelle numérotée 264, placé sur le côté d’un séchoir à châtaignes qui domine toujours le chemin de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

L’ouverture du four.

L’ouverture du four.

- à la place du four de la parcelle 493, il n’existe plus rien que le chemin public ;

- la parcelle 252, qui regroupe les parcelles 496 et 496 bis, ne montre plus de trace de four.

 

Mais un vestige de ce dernier four existe toujours.

La parcelle 252 correspond à la maison BARTOLI, devenue CHABROLLE.

Le cadastre de 1857 montre un escalier d’accès à la terrasse qui permet d’accéder, à droite, à la porte d’entrée, tout comme maintenant. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Au-dessus de cette porte, un linteau gravé donne, à côté d’une croix, la date de 1834. La pierre a une forme polygonale, au lieu d’un rectangle ou d’un carré bien net comme dans la majorité de ce type d’inscription.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Les chiffres sont peu visibles et ont été rajoutés sur cette photo.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

En fait, ce bloc ne se trouve pas à son emplacement d’origine. Rose-Marie CHABROLLE se souvient qu’il a été déplacé par son père, le docteur BARTOLI, au début des années 1960. D’ailleurs, certains, comme le rédacteur de ce texte, se rappellent d’une inscription gravée sur le mur bordant la Stretta, dans la partie arrondie qui correspond à peu près au four d’autrefois. Ce four a donc certainement été en partie détruit dans ces années 60 pour servir de mur à la véranda, maintenant agrandie, créée sur la partie Est (droite sur la carte) de la terrasse.

 

L’année 1834 était-elle l’année de la construction de la maison, du four ou des deux parties ? Il n’est pas possible de l’affirmer mais la probabilité est grande que les deux éléments aient été bâtis ensemble.

 Le plan-terrier dressé par l’administration française à la fin du XVIIIème siècle ne montrait aucun bâtiment à cet endroit, localisé par une croix verte sur le document ci-dessous. La courbe du virage de la Stretta y est bien marquée, exactement comme aujourd’hui

Les cercles jaunes désignent les deux églises de Poggiolo.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

En dehors de la pierre gravée qui est à la place d’honneur de la façade, le four n’a pas totalement disparu.

La courbure ancienne de la Stretta est accentuée à la hauteur de l’arrondi du mur blanc de la véranda et ressemble bien à un cul-de-four. De plus, des moellons d’origine constituent la majorité de ce mur. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Et, surtout, l’ouverture existe toujours, à l’intérieur du bâtiment.

 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Crédits photos:

- la gravure du linteau est de Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corseshttp://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677;

- les quatre dernières photos ont été prises par Jean-Pierre CHABROLLE;

- les autres illustrations sont de Michel FRANCESCHETTI. 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 18:00

Dans deux mois, le 16 août, aura lieu à Poggiolo la célébration de saint Roch. Le programme  de la version 2015 n’est pas encore connu. En attendant sa parution, on peut se reporter, puisque c’est un chiffre rond, au jour de saint Roch d’il y a dix ans en arrière, en 2005.

Pour l’occasion, des tee-shirts avaient été fabriqués avec une décoration très originale. Le même logo était utilisé sur les tickets diffusés.

C'était Saint Roch il y a dix ans
C'était Saint Roch il y a dix ans

La traditionnelle procession avait promené la statue du saint dans les rues du village en fin de journée.

C'était Saint Roch il y a dix ans

Auparavant, dès le lever du soleil, des stands étaient en place au bord de la route pour proposer des objets artisanaux aux habitants et aux touristes.

C'était Saint Roch il y a dix ans

Dans l’après-midi, les joueurs de china tentaient de remplir les premiers leurs cartons pour décrocher un des lots  mis en compétition.

C'était Saint Roch il y a dix ans

La journée se termina par un apéritif et un repas pris en commun.

 

Chaque 16 août est à la fois traditionnel et nouveau. L'année dernière, les jeux d'enfants avaient été remis en activité. Attendons pour savoir ce que sera l’originalité de 2015.  

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:59

Le récent article comportant une carte sur les chemins de la transhumance a été très apprécié. Le don par Maryse MORETTI d’une photo de troupeau à Guagno-les-Bains en témoigne.

La carte accompagnait un article de Jean COPPOLANI sur Cargese, publié dans la "Revue de géographie alpine" en 1949.

Une transhumance bien organisée

Une partie de cette étude décrivait assez précisément la vie pastorale. La complémentarité entre la plage et la montagne explique les relations très conflictuelles entre les Corses des Deux Sorru et les Grecs de Cargese. Voir l’article : La rage contre les Grecs    http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-rage-contre-les-grecs-116790059.html

Il est intéressant de lire ce que le géographe avait publié il y a trois quarts de siècle. On découvre que l’élevage était très organisé et qu’il s’accompagnait même de travaux agricoles.

 

   "Aujourd’hui, certains bergers sont légalement domiciliés à CARGESE, d’autres à VICO, à RENNO, à GUAGNO, à LETIA, ou plus loin encore, à CALASIMA, dans le NIOLO. Mais tous sont Corses et tous mènent la même existence nomade.

   La descente «à la plage» se fait en général dans le courant d’octobre, lorsque le froid commence à se faire sentir «à la montagne» et que les pluies d’automne ont fait reverdir les pâturages; le berger arrive, par des chemins traditionnels qui empruntent pour partie les routes nationales avec sa famille à dos d’âne, son outillage et son bétail, et s’installe dans sa demeure d’hiver. Il lui faut une journée pour venir de VICO ou de LETIA, deux pour descendre de CALASIMA (70 km)." 

Sur cette carte postale ancienne, la famille utilisait une charrette.

Sur cette carte postale ancienne, la famille utilisait une charrette.

    "Sur une ou plusieurs des parcelles qui lui appartiennent ou qu’il a louées, il installe quelques cultures. Autrefois, il commençait par brûler les herbes sèches pour engraisser la terre – quelques semaines avant la descente de la montagne - ; cette coutume, extrêmement dangereuse en raison de l’extrême sècheresse du pays au début de l’automne, a été interdite à plusieurs reprises ; elle est cependant encore pratiquée de temps à autre, mais ordinairement le berger fauche plutôt le terrain qu’il se propose de cultiver. Après les premières pluies, il le laboure avec une charrue et une paire de bœufs empruntés le plus souvent à un gros propriétaire. Ensuite, il sème, un peu de blé pour lui, de l’orge et de l’avoine pour son âne ou son mulet. Dans le jardin attenant à sa maison, le berger sème quelques légumes. S’il possède en outre des oliviers, il récolte ses olives.

   Pendant ce temps, les bêtes broutent l’herbe à qui l’humidité de de la saison a rendu la fraîcheur. Les nuits sont généralement assez douces pour qu’on laisse le bétail dehors en tous temps : le système est évidemment très économique, mais ne va pas sans inconvénients, et lors des hivers froids, comme celui de 1945-46, de nombreuses bêtes meurent. Comme les parcellles sont encloses, le bétail ne demande guère de surveillance ; cependant il arrive que les chèvres franchissent les clôtures et aillent saccager les cultures des voisins.

   Vers le mois de mai, les bêtes ont épuisé tout le pâturage (il faut en moyenne un demi-hectare par tête d’animal) : le berger repart alors pour la montagne, où il va mener une existence analogue jusqu’à l’automne. A l’époque de la moisson, le berger lui-même ou un membre de sa famille redescend pour quelques jours, fauche ses céréales et les dépique sur l’aire adjacente à sa maison. A son retour définitif, il labourera de nouveau la parcelle cultivée l’an passé, et cela jusqu’à ce que les rendements soient devenus trop faibles (en général, au bout de 2 ou 3 ans) ; il défriche alors une autre parcelle, tandis que le champ précédent redevient pâturage pour 8 ou 10 ans. Cette culture itinérante ne donne évidemment que des rendements bien faibles (7-8 quintaux à l’hectare pour le blé).

   Mais la production des céréales est secondaire pour le berger. Sa grande affaire, ce sont les produits du troupeau."

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  • Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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La vidéothèque poggiolaise

La vidéothèque poggiolaise
Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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