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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 18:00

Même si, pour le calendrier officiel de l’Eglise catholique, le 1er novembre est un jour de joie où l’on célèbre tous les saints, la tradition populaire mélange la Toussaint avec le 2 novembre, jour dédié aux trépassés, à tous ceux qui ont quitté la vie terrestre.

Pour répondre à la ferveur des fidèles qui vont honorer les défunts de leur famille, plusieurs cérémonies ont été organisées dans le haut-canton.

Mardi 1er novembre

- SOCCIA: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- ORTO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- GUAGNO-LES-BAINS: bénédiction du cimetière à 16h30

 

 

Mercredi 2 novembre

- GUAGNO: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière

- POGGIOLO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière

 

A cette époque de l’année, on a l’habitude de fabriquer et de déguster en commun des bastelle. Voir à ce sujet l’article "Les bastelle des morts".

 

Profitant de l’occasion, l'associu pà u ricordu di Circinellu, samedi 29 octobre, à GUAGNO, confectionnera des bastelle qui seront vendues pour aider à l’érection de la statue du fameux patriote Circinellu.

Les célébrations des 1 et 2 novembre
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 19:05

Appelé de façon habituelle «le blog des Poggiolais», ce blog porte en haut de sa page d’accueil le titre «Poggiolo-Guagno-les-Bains, U Pighjolu-I Bagni di Guagnu, Une communauté de Sorru in sù». En effet, il est impossible de décrire le passé et le présent de la communauté poggiolaise si l’on ne mentionne pas son appartenance à une de ces pieves dont la possible renaissance a été récemment évoquée par Eric BOISTARD (voir article précédent : "Faut-il ressusciter la pieve ?").

En l’occurrence, notre village faisait partie de la pieve de Sorru in sù.

Cette pieve regroupait les communes actuelles de Guagno, d’Orto, de Poggiolo et de Soccia.

 

SAINTE MARIE

A l’origine, se trouvait une église qui a disparu mais que Geneviève MORACCHINI-MAZEL avait décrite dans sa remarquable thèse Les Églises romanes de Corse, Klincksieck, 1967 :

 

«On nous a signalé sur place, notamment le Chanoine A. M. Pastinelli, curé de Soccia, le lieu-dit Sant’Anorilla, très bien situé au centre de la vallée à une croisée de chemins muletiers. Les petites pierres bien taillées que nous y avons vues dans les murs des propriétés alentour sembleraient effectivement indiquer un édifice du Xème siècle».

 

Cette église fut donc édifiée pendant la domination pisane. A cette époque, jusqu’au XIIIème siècle, les Pisans organisèrent le réseau des pièves: dans chaque vallée, ils établirent une église-mère, la piévanie, dont dépendaient un baptistère et plusieurs oratoires dispersés, comme San Marcellu (entre Poggiolo et Soccia) ou Santa Maria de Soccia.

Sant’Anorilla était l’église-mère où se retrouvaient les habitants de Poggiolo, Aghja (premier emplacement de Soccia), Guagno, Orto, et Soccia. Elle était située près des Trois Chemins, où se rejoignent les sentiers venant de ces différents villages.

Selon les documents, elle se nomme également Sant Anarilla, Santa Anaria (sur le cadastre de 1857), Santa Naria, Santa Nuria, Santa Noria ou Sannaria. En fait, il s’agit simplement de la déformation de Santa Maria.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia: une forte densité de bâtiments religieux.

Toutes les illustrations de cet article peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

Pourquoi cette église n’existe-t-elle plus ?

La tradition orale, rapportée à Michel Franceschetti par son grand-oncle Filippone, raconte que les habitants des différentes communautés ont fini par se disputer et se sont partagés les objets religieux pour l’église de chaque village.

 

SAINT SIMÉON

La date de cette séparation n’est pas connue. Mais elle ne fut pas définitive. En 1545, l’église Saint Siméon fut construite au-dessus de Poggiolo, à un endroit, comme les Trois Chemins, qui était un carrefour de sentiers (voir l’article «A quoi ressemblait l’ancienne église»).

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

Les différentes parties de la construction de Saint Siméon.

 Lors de sa visite apostolique, en 1589, Mgr Nicolò Mascardi, évêque de Mariana, la nomme «l’église San Simeone, canonicat et pieve de Poggiolo de Sorunsù». Il ajoutait : «Les jours de fêtes solennelles, on célèbre dans cette église, à la satisfaction des populations de la pieve» (texte relevé et traduit par le Père DOAZAN). 

L’église poggiolaise était donc bien l’église piévane.

Elle le resta malgré l’interruption temporaire du culte à cause du meurtre abominable commis en 1634 à l’intérieur de Saint Siméon (voir l’article «du sang à St Siméon»).

L’érection, en 1713, de Santa Maria delle Gratie della Soccia en église paroissiale ne changea rien. Les quatre paroisses avaient chacune un curé qui reconnaissait celui de Poggiolo comme leur piévan.

 

 

 

LA QUESTION GUAGNAISE

Par contre, le 26 juin 1781, l’Assemblée des Etats de Corse, étudiant la liste des curés piévans dont la désignation faisait problème, évoqua notre piève :

«Que la Piève de Sorrinsù manque de Piévan de droit ;

Que l’Eglise réputée la plus ancienne est celle de la communauté de Poggiolo, composée de vingt feux environ ;

 

Que Mgr de Guasco (évêque de Sagone) dans sa première visite, n’ayant trouvé dans cette Piève aucun Piévan décoré de ce titre, nomma le curé de Guagno, comme étant le lieu le plus nombreux et faisant par lui-même presque la moitié de la Piève ;

 

Qu’il est à croire que cette paroisse sera plus que les autres, pourvue d’un bon curé et auquel on pourrait attribuer le droit à l’Assemblée.»

 (extrait de «Procès-verbal de l'assemblée des états de Corse convoquée à Bastia le 1er juin en 1781 » par l'abbé Letteron, Ollagnier, Bastia, 1904).

L’Assemblée entérina cette décision. Pourtant, cette rupture avec la tradition se basait sur le seul critère du nombre d’habitants et ne tenait pas compte des difficultés de circulation.

 

A partir du 25 décembre 1783, le curé de Guagno signa désormais tous ses actes de baptême, mariage et sépulture avec le titre «Piev° di Sorroinsu», comme les registres d’état-civil accessibles sur le site du conseil général de Corse-du-sud.

 

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Mais Giovanni Bonifacy, le curé de Poggiolo, continua à signer «Pievano di detto luogo» (piévan du dit lieu) !!!

Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve)

Ce problème ne fut pas réglé rapidement par la Révolution.

Le curé de Poggiolo signa simplement «curato» en 1791, quand s’appliqua la Constitution Civile du Clergé. Mais il prit le titre de «curato Pievano» en 1794, quand la Corse se détacha de la République Française. En 1796, quand la France revint sur l’île, la signature fut simplement suivie de «curato del Poggiolo».

(à suivre)

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:00

Le vent quotidien qui vient de la mer, les Poggiolais y sont habitués. Mais on peut imaginer qu'un vent très violent souffle un jour. Un article paru le 6 mars 2015 montrait des photos de ce qui pourrait se passer un tel jour. Nous pensons que vous l'apprécierez.

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La tempête de vent qui vient de souffler sur la Corse a eu de curieux effets à Poggiolo où des constructions ont été tourneboulées, tordues dans une véritable danse de Saint Guy.

Il est vrai que le logiciel Photo Booth y est aussi pour quelque chose.

Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo

Même la statue de saint Roch a été touchée dans sa chapelle.

Le vent a bousculé Poggiolo

La route et la stretta se sont tordues elles aussi.

Le vent a bousculé Poggiolo
Le vent a bousculé Poggiolo
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Published by Blog Poggiolo - dans Patrimoine et traditions
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 18:41

Le traditionnel pèlerinage de Saint Elisée, au-dessus d’Orto, a pris cette année un visage particulier avec la réinstallation de la statue du saint dans sa chapelle.

Pour avoir des renseignements complets sur cet événement, nous vous donnons le texte écrit par Martine CHITI et paru dans «Inseme» d’octobre. Il est suivi par l’article de Pascale CHAUVEAU publié le 19 septembre dans «Corse-Matin»

Photo de Pascale Chauveau.

Photo de Pascale Chauveau.

ORTO: SAN'LISEU 2016

Le temps qui passe fait souvent des ravages ... La statue de San'Liseu, au fil des années, s'était fragilisée, crevassée et avait terni. Grâce à des personnes de bonne volonté et à d'autres, spécialisées dans la restauration du patrimoine en tableau et sculpture, elle a pu faire peau neuve et reprendre son apparence d'origine.

Le 28 août, en l'église Sainte Marie d'Ortu, c'est tout ce travail qui nous a été présenté. A l'occasion d'une petite cérémonie, officiée par François-Aimé Arrighi, les paroissiens ont redécouvert San'Liseu sous ses plus beaux apparats. S'en est suivi un petit vin d'honneur généreusement offert.

Après les explications techniques et une bénédiction, il était prêt pour retourner dès le lendemain dans sa chapelle qui culmine à 1736 mètres. Mais il fallait trouver une solution pour le chemin du retour sans risquer de le briser durant son ascension. L'ingéniosité de lui concevoir une boîte de transport en bois, bien sécurisée, a permis aux pèlerins de le faire.

Le 29 août au matin, pas moins d'une vingtaine de personnes, toutes générations confondues, pieds nus ou chaussés, se sont relayées portant San'Liseu comme on porte nos Saints en procession. Sous la chaleur accablante de cette journée, on les voyait gravir la montagne, d'un pas assuré, n'affichant ni souffrance, ni difficulté. A leur cadence, on les aurait dit portés par la foi ou par la main levée de San'Liseu comme pour les récompenser de cette mission ou du «sacrifice» accompli.

De retour dans sa demeure, dans ce décor naturel, il paraissait si GRAND!

Il repose aujourd'hui bien à l'abri dans sa chapelle, béni une seconde fois par le père Joseph, jusqu'à l'année prochaine.

Il me semblait donc légitime de remercier toutes les personnes qui se sont impliquées, de près ou de loin, dans cette initiative. Sans les citer afin de préserver leur humilité, il me paraît naturel de leur en être reconnaissante pour avoir œuvré dans le seul intérêt de la préservation de notre patrimoine. Et pour que nos descendants puissent toujours chanter:

«Cume i nostri antichi, c'hè tanti anni fà, nant'a sta mutagna vulemeu cullà».

Merci. Enfin, puisque rien n'est possible sans la volonté et l'entente dans un projet commun... Rien n'aurait pu se faire sans la participation du comité paroissial d'Ortu et les dons personnels. Merci à tous pour votre générosité qui risque prochainement d'être encore soilicitée car, après la clôture de la chapelle, il est prévu d'en refaire le toit.

Martine CHITI

SAN'LISEU 2016
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 18:09
Solution de la devinette du mois : l’âge de la statue de saint Roch

Tous les Poggiolais connaissent la statue de saint Roch qui est portée en procession le 16 août. Mais qui sait depuis combien de temps elle se trouve dans le village ? Il n'est pas très simple de le savoir.

 

Xavier PAOLI a déniché, voici quelques années, aux Archives Départementales d’Ajaccio, un document important intitulé: «L’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo au 2 juin 1905».

Solution de la devinette du mois : l’âge de la statue de saint Roch

Cette liste pourrait être la conséquence de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat votée le 9 décembre 1905. Son article 3 prévoyait de dresser un «inventaire descriptif et estimatif» des biens ecclésiastiques. (voir l’article http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/des-inventaires-difficiles-1-4.html)

Il est curieux que ce document date de 1905. N’y aurait-il pas une erreur ? L’inventaire daterait-il plutôt de 1906? Ou alors les membres de la fabrique (la fabrique était l’association des laïcs gérant les finances de la paroisse) ont-ils rédigé une liste un an à l’avance? Cette dernière idée paraît peu vraisemblable.

Toujours est-il que, écrite en 1905 ou en 1906, la quatrième page cite bien une statue de Saint Roch se trouvant sur l’autel de la chapelle qui lui est consacrée. Cette œuvre, évaluée à 40 francs de l’époque, aurait, d’après cet inventaire, été achetée par la fabrique en 1855.

Solution de la devinette du mois : l’âge de la statue de saint Roch

La solution serait donc 1855 ? Pas si sûr.

En effet, on peut remarquer un nouvel élément quand la statue est descendue de l’autel pour être placée sur le brancard pour la procession.

Solution de la devinette du mois : l’âge de la statue de saint Roch

Sur le côté droit de la base, une inscription est visible : «LA STATUE RELIGIEUSE PARIS».

Solution de la devinette du mois : l’âge de la statue de saint Roch

Ce nom est celui d’une société importante de fabrication de figures catholiques au XIXème et au début XXème. L’encyclopédie Wikipedia fournit les renseignements suivants, repris sur de nombreux sites :

« La Maison Raffl (aussi connue sous le nom de La Statue Religieuse) était une entreprise de fabrication de statues religieuses et de mobilier d'église installée au 64, Rue Bonaparte à Paris. Raffl est le nom du premier propriétaire, mais il y en eut beaucoup d'autres pendant sa période d'activité, entre 1857 et les années 1920.

Cette société produisait des œuvres de toutes tailles et dans de nombreux différents matériaux allant du plâtre au bronze en passant par le carton comprimé et la fonte de fer.

Cette activité était particulièrement favorisée dans la seconde moitié du xixe siècle, portée par la mode du style sulpicien, la construction de nombreux édifices religieux de style éclectique et leur équipement en statues de saints, et la dévotion populaire renouvelée, par exemple, au Sacré-Cœur de Jésus ou à la Vierge des récentes apparitions (Rue du Bac à Paris, La Salette, Pontmain, Lourdes...). La fabrication en série par le procédé du moulage, notamment en plâtre, permettait des prix de revient très inférieurs à ceux de la statuaire traditionnelle en pierre ou en bois.

Elle en fabriqua des dizaines de milliers (plus de 62.000 pour la seule période de 1871 à fin 1877), installées dans les églises de toute la France et exportant également dans le monde entier. »

 

Mais, si la fabrique de Poggiolo a fait l’acquisition de la représentation de saint Roch en 1855, elle n’a pas pu l’acheter à cette société qui a débuté en 1857 !!!

Pour résoudre ce problème, plusieurs possibilités existent :

- les rédacteurs de l’inventaire se seraient trompés en notant 1855 comme date de cet achat mais, déjà qu’il se pourrait qu’ils se soient trompés d’un an pour ce document, cela ferait beaucoup !

- la statue actuelle avec l'inscription «LA STATUE RELIGIEUSE PARIS» ne serait pas celle achetée en 1855 mais un nouveau modèle qui aurait été commandé plus tard, après l’inventaire, soit après 1906.

Or, nous trouvons des renseignements plus fournis que sur Wikipedia avec le site http://patrimoine-de-lorraine.blogspot.fr/2011/11/bar-le-duc-55-conference-sur-jeanne.html :

« Depuis le 1er mars 1907 les Maisons Raffl, Froc-Robert, Peaucelle, Raphaël Casciani et Cachal-Froc, sont réunies sous le nom de MAISON RAFFL.

Le 1er avril 1907, Auguste Peaucelle (1865-1941) s'associe avec Yvonick Pacheu et Lecaron afin de créer "La Statue Religieuse" ».

SOURCE : Bernard Mugnier - La Statuaire Johannique - Tome second - page 369 - 2011.


 

Notre statue de saint Roch daterait donc d’après le 1er avril 1907 ? Pourquoi pas ?

Seules les archives de la paroisse de Poggiolo, si elles existent, pourraient donner une certitude.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 18:00

Chaque année, pour la fête du saint, la statue de saint Roch est sortie de sa chapelle pour faire le tour de Poggiolo en procession.

Ce rite semble immémorial mais, si l'on ignore quand a débuté la dévotion au saint montpelliérain, sa statue a bien été construite à une année précise.

Quelle est donc la date de fabrication de la statue de saint Roch qui est à Poggiolo?

La devinette du mois: quel est l'âge de saint Roch?
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 17:59
Le miel sera en fête le 25 septembre

Le programme de la foire du miel de Murzo a été publié. Cette vingtième édition aura lieu dimanche 25 septembre.

Tous les renseignements sur cette journée sont sur le prospectus ci-dessous, ainsi qu’un mot de présentation de la présidente Josée CIPRIANI.

Le miel sera en fête le 25 septembre

Plus de renseignements : https://umeleinfesta.com/

Le mot de la Présidente :

U mele in festa

Aldillà di prumove  a trafila bugnaghjola, « U MELE IN FESTA », hè, l’averete capita, l’occasione per i Murzesi, di mette in vale u so paese. Di mustrà u so sapè fà, arrimbatu à issu filu necessariu per mantene un certu estru in i paesi muntagnoli. A fiera festighjeghja, issu 25 di settembre, i so vint’anni. Vint’anni di passione intorna  à una di tutte e trafile corse, testimonie di u valore è di a nostra tarra.

Les années passent et nous sommes déjà à l’aube de fêter nos 20 ans. 1997-2017… que de souvenirs… Qui aurait cru que notre petite foire connaîtrait un tel succès dans les Dui Sorru et au-delà ? Qui aurait cru que Murzu deviendrait le rendez-vous incontournable des apiculteurs et des amateurs de miel ? Qui plus est à l’automne !

Saviez-vous justement, qu’en cette période, du côté de la ruche, la reine reprend sa ponte et donne naissance à de jeunes abeilles qui assureront sa survie pendant l'hiver ?

En créant U Mele in Festa, nous avons souhaité redonner un souffle à notre village, à notre canton. Nous avons voulu montrer à nos enfants que nos villages étaient toujours vivants. Aujourd’hui, c’est à eux de prendre la relève et de maintenir le dynamisme de la foire, pour eux, pour nous, mais surtout, pour leurs enfants !

Saviez-vous aussi, qu’après la récolte du miel d'arbousier, l’apiculteur s’assure que la ruche a des réserves suffisantes pour passer l'hiver. Et vous, y avez-vous pensé ? N'attendez plus et profitez d'U Mele in Festa pour faire vos provisions !

Et en attendant de célébrer comme il se doit nos 20 ans l’an prochain, nous vous donnons rendez-vous le dimanche 25 septembre 2016 pour la 20ème édition : 90 exposants seront présents. Nous espérons que vous serez présents et qu’il y aura du monde à Murzu !

Josée Cipriani et son équipe

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:08

Le mois d’août étant terminé, on pourrait croire Poggiolo abandonné, comme le laisse entendre le texte publié la dernière fois. Pourtant, en septembre, les résidents sont encore bien nombreux.

Mais, à la différence du mois précédent, septembre ne connaît pas de grande cérémonie ou d'importantes animations.

Il est temps de se retourner vers ces semaines d'août pendant lesquelles toutes les maisons du village sont ouvertes. De nombreuses activités se succèdent, aussi bien très traditionnelles comme la procession de Saint Roch que très peu spirituelles comme les bals ou les tournois de pétanque.

Les quatre articles qui commencent aujourd’hui vont permettre de voir des photos de certains de ces moments où Poggiolo a vécu de façon intense.

 
Le mois d’août dans le rétroviseur: la procession (1/4)

A tout seigneur, tout honneur, nous débutons avec la procession du 16 août.

Le diaporama ci-dessous montre les différentes parties de l’événement.

Le 16 août, la chapelle Saint Roch était très bien décorée. Comme il en est d’habitude, l’extérieur autour de la porte avait été enjolivé par les branches coupées aux Trois Chemins par l’équipe des hommes. A l’intérieur, les dames bénévoles avaient disposé avec goût de nombreuses fleurs.

Après la messe, le Père Joseph organisa la procession et l’ordre fut à peu près bien respecté tout le long du chemin.

Des arrêts eurent lieu, comme au Fragnu, pour lire les intentions de prière universelle.

De retour au point de départ, après le «Dio vi salvi regina», les Poggiolais partagèrent l’habituel apéritif convivial. Les boissons étaient offertes par la mairie et chaque famille avait apporté des spécialités salées ou sucrées.

Une nouveauté fut la projection en plein air des images de l’après-midi de jeux d’enfants organisé le 22 août de l’an dernier (une présentation en avait été publiée dans l’article «Les enfants ont été à la fête»).

 

Rappel: les processions de la saint Roch font l’objet de reportages vidéos chaque année depuis une vingtaine d’années. Plusieurs se retrouvent sur Dailymotion à l’adresse : http://www.dailymotion.com/michelfran

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:06

En cette période de rentrée scolaire, les parents espèrent que leurs enfants vont bien travailler et apprendre beaucoup de choses. Il est courant que, le soir, l’enfant ait droit à cette question: «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ?». Le chanteur Graeme ALLWRIGHT en avait fait le thème d’une chanson : «Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, mon fils ?» (voir la vidéo en dessous de cet article).. 

 

Si cette question avait été posée à Marie, voici plus d’un siècle, la réponse nous aurait été fournie de façon très concrète, sous la forme de cette splendide broderie dont la photo a été envoyée par Philippe PRINCE que nous remercions vivement.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Le 30 mai 1904, vers la fin de l’année scolaire, Marie DEMARTINI avait inscrit à l’aiguille toutes les lettres de l’alphabet, avec trois écritures différentes, et les dix chiffres. Le canevas était décoré avec des fleurs, un bateau et un oiseau, en utilisant des fils de couleurs différentes. On peut imaginer que le nombre d’heures nécessaires pour réaliser ce chef-d’œuvre fut considérable.

 

Le plus extraordinaire pour nous qui sommes au XXIème siècle est que cet ouvrage a été réalisé dans le cadre scolaire. D’ailleurs, il est bien signé «Demartini Marie élève de l’école de Poggiolo». Les programmes scolaires de 1882 avaient prévu des cours de couture pour les filles (cours qui restèrent en place jusque dans les années 1960) alors que les garçons avaient droit aux exercices militaires. Marie a montré ainsi qu’elle avait bien appris à l’école.

 

Egalement étonnant est l’âge de cette élève quand elle réalisa ce travail: Marie avait alors onze ans et demi ! Elle était née à Poggiolo le 9 octobre 1892.  La fin de l’obligation scolaire étant alors fixée à treize ans, elle était bien toujours écolière.

 

Elle se nommait exactement Marie Dominique DEMARTINI. Elle est présente sur la photo des écoliers de Poggiolo en 1900 déjà publiée ici le 9 septembre 2010 sous le titre: La cent dixième rentrée scolaire.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Marie est dans la rangée du fond, la sixième à partir de la gauche.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Elle était la fille de François Antoine DEMARTINI et de son épouse Marie Graziosa née DESANTI. Elle se maria le 29 avril 1921 avec Félix Antoine DESANTI, ce qui lui valut le surnom de «Marie de Félix-Antoine» qu’elle garda jusqu’à son décès le 25 juin 1979. Le couple habitait au village près de l’actuelle mairie, dans ce qui est devenu la maison DESANTI-PELÉ.

 

La photo suivante de "Marie de Félix-Antoine" est une copie d’image d’un film de vacances tourné le 15 août 1965. On voudra donc en excuser la mauvaise qualité mais elle ravivera des souvenirs chez ceux qui fréquentaient Poggiolo à cette époque.

Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui, Marie ?

Merci Marie d’avoir montré ce que tu avais appris à l’école de Poggiolo !

 

Une suggestion: cette broderie n’est pas la seule à avoir été réalisée autrefois. Certaines familles n’en auraient-elles pas dans leurs malles de grenier ? Il serait sympathique de pouvoir les faire connaître.

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Encore une fois, tous nos remerciements à Pierre LECCIA dont les recherches publiées sur Geneanet permettent de retrouver facilement les identités et les liens familiaux des Poggiolais d’autrefois.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 18:00

« Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes » est le grand succès de cet été. Cet ouvrage, qui est riche de renseignements complets et souvent inédits sur l’histoire et le patrimoine de ces deux cités, est d’accès facile grâce à sa présentation en nombreux chapitres écrits par les dix-huit collaborateurs. Il est également d’un prix modeste par rapport à son nombre de pages.

« Corse-Matin » a publié le 24 août un entretien avec Jean-Louis Arrighi, un des coordinateurs du projet.

Une nouvelle présentation du livre aura lieu à Letia le 17 septembre.

Le succès du livre sur Vico
Le succès du livre sur Vico
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  • : Le blog des Poggiolais
  • Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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La vidéothèque poggiolaise

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Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
Cherchez dans vos greniers si vous n'avez pas des documents à faire connaître à la communauté poggiolaise.

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

Samedi 16 septembre:

Messe à POGGIOLO à 17 h.

Dimanche 24 septembre: foire du miel à Murzo.

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