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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 17:59

Depuis que l'ancienne porte de la chapelle Saint Roch, au centre de Poggiolo, a été remplacée par de superbes panneaux de bois sculpté, le grand problème qui se posait était la difficulté d'arriver à fermer le bâtiment.

Le battant mobile, celui de droite, n'avait pas de poignée pour le tirer ou le pousser. De toute façon, les deux parties n'étaient pas ajustées et la fermeture n'était pas assurée.

La porte de Saint Roch est complète
La porte de Saint Roch est complète

Des travaux viennent d'avoir lieu et les deux battants ferment très bien. Une poignée ovale placée sur la porte de droite permet d'actionner le pêne et de le faire entrer ou sortir de la gâche. Et, pour être sûr de pouvoir bien manœuvrer la porte, une poignée ronde fixe a été ajoutée. L'ouverture et la fermeture se passent normalement.

Il est simplement dommage que le battant de gauche paraisse abandonné alors que son voisin de droite est surchargé.

La porte de Saint Roch est complète
La porte de Saint Roch est complète
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 18:22

Le hasard est parfois très curieux. Ainsi, tout récemment, à quelques semaines d'intervalle, deux familles d'origine poggiolaise (les CHABROLLE et les FRANCESCHETTI) se sont trouvées à Rome et ont eu la même idée: envoyer au blog de Poggiolo des photos de la Corse prises dans la Salle des Cartes du Vatican.

Cette galerie est décorée de fresques qui présentent des cartes géographiques de quarante régions d'Italie ainsi que d'Avignon, alors possession de l'Eglise, à la fin du XVIème siècle. Elles ont été peintes entre 1580 et 1585 par Antonio DANTI, avec les conseils de son frère, le géographe dominicain Ignazio DANTI, tous deux natifs de la ville italienne de Pérouse. La Corse est représentée parmi ces régions.

Cette peinture est un bijou artistique et aussi un bon document géographique.

Cliquer sur les images suivantes pour les agrandir.

La Corse (et Sorru in sù) au Vatican

La Corse paraît représentée « à l'envers » car le Nord est en bas du tableau et non pas en haut comme nous en avons l'habitude.

Mais elle est ainsi telle qu’on la découvrait alors par voie maritime depuis Gênes.

 

La Corse (et Sorru in sù) au Vatican

La côte occidentale est assez bien représentée, avec le golfe de Sagone et l'intérieur.

La cité de Sagone paraît être une agglomération importante mais le dessin de constructions surmontées d'une grande croix est absolument le même pour toutes les villes sièges d'évêchés.

A côté, on distingue très bien "P. de Vicho", ce qui signifie "piève de Vico".

Plus à l'intérieur des terres, on arrive à lire "P. de Sorno in sù", c'est-à-dire "piève de Sorru in sù", et "Bagni di Vico". Ces trois mots indiquent les Bains de Guagno, ou maintenant Guagno-les-Bains.

Cette indication est-elle la représentation la plus ancienne de la station thermale? Peut-être.

La Corse (et Sorru in sù) au Vatican

Evidemment, pour garder nos habitudes, il serait plus facile de regarder cette région en réorientant la carte et en retournant les noms.

La Corse (et Sorru in sù) au Vatican

Les amateurs de l'histoire poggiolaise seront certainement intéressés par la vidéo suivante qui montre une série de cartes anciennes représentant Poggiolo.

Le film date de juillet 2010. 

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 12:00

Le jeudi de l'Ascension jouit d'une bonne réputation car il permet souvent de profiter d'un bon "pont" pour interrompre le travail. Ce week-end prolongé a d'ailleurs été officialisé par le ministre de l'Education Nationale dans le calendrier de la prochaine année scolaire. Il y a là un paradoxe pour un gouvernement qui met toujours en avant la laïcité puisque l'Ascension est une fête chrétienne célébrée quarante jours après Pâques et qui marque l’élévation au ciel de Jésus-Christ après sa  résurrection et la fin de sa présence sur Terre.

Mais, en Corse, cette date est également la date de la cueillette de "l'herbe de l'Ascension", une sorte de pourpier qu'il faut ramasser dans certaines conditions pour être protégé pendant toute l'année à venir.

"Corse-Matin" a eu la bonne idée, sous la signature de Pierre CLAVERIE, dans son édition du 10 mai 2015, de rappeler cette coutume un peu oubliée. Même si elle est un peu plus vivace dans le Sud, elle se pratiquait dans tous les villages corses.

Nous en reproduisons l'article ci-dessous.

Les fleurs de l'Ascension
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 18:08

Les sources de Guagno-les-Bains sont connues depuis très longtemps. Le chanoine Filippini les mentionne dans sa chronique écrite au XVIème siècle mais il ajoute qu’elles étaient connues au IVème.

Il n’est donc pas étonnant de se demander si les Romains auraient pu venir s’installer jusqu’aux bords du Fiume Grosso et y laisser des vestiges. On pourrait rêver et imaginer qu'un temple se trouvait à la place de la chapelle Saint Antoine...

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?

A la fin des années 1970, la découverte d’un vestige avec une inscription latine a pu le faire penser.

Son étude a été publiée en 1979 par Cinzia Pergola-Vismara dans la revue « Archeologia Corsa : études et mémoires », n°4 (pages 87 à 90), sous le titre « Une inscription romaine de Guagnu ».

Une version abrégée en a été publiée par « L’INFO U PIGHJOLU » numéro 12 (janvier 2008). C’est de cette version que nous nous sommes inspirés.

fig 1

fig 1

... A l'occasion de travaux effectués dans la Chapelle Saint-Antoine, à proximité de GUAGNU LES BAINS, pour adapter celle-ci aux nouvelles exigences du culte, on a découvert un fragment de dalle de marbre sur laquelle était gravé un texte épigraphique en latin (fig.1). Il avait été utilisé, retourné, au centre de la table de l'autel. En effet, au centre de sa face postérieure, se trouve une petite plaque d'albâtre, quadrangulaire (4,9 x 3,7 cm) qui protège une cavité à l'intérieur de laquelle étaient conservées les reliques, selon toute vraisemblance (fig.2) .

La première annonce de cette découverte a été donnée par G.Moracchini-Mazel qui a publié une photographie de l'inscription et en a donné une transcription (1) . 

fig 2

fig 2

La dalle rectangulaire, mesure 36,7 cm x 28,3 cm et son épaisseur est en moyenne de 4 cm; le marbre blanc, à grain fin, dans lequel elle a été taillée, possède quelques rares veines grises. La plaque originale, de dimensions bien plus importantes, a été découpée sur trois côtés, depuis sa partie inférieure, ce qui a entraîné des lacunes dans le texte, à droite et à gauche de la partie supérieure.

La partie postérieure et les côtés taillés ont été soigneusement polis (fig.3) alors que la surface de l'inscription est légèrement rugueuse et présente quelques éclats. Le bord inférieur, qui correspond à celui de la plaque originale, présente une simple moulure, constituée par un tore et une gorge, réalisés de façon très schématique.

La limite inférieure de celle-ci est constituée par un sillon peu profond. 

fig 3

fig 3

On peut lire:

{---matu} tini. et. bestiarum {---} / {---} ae Aug. Salutaris fum {---} / {---} quam. Martialis Silv {---} / {---} dilapsam. a solo {---} / {---} tque. omni. imp {ensa---}

Hauteur des lettres: ligne 1 : plus de 3 cm; lignes 2-3 : 3,4 cm.

Interligne: ligne 1-4 : 1.5-1igne 6 cm.; lignes 4-5 : 1.7-1.8 cm.

Des signes triangulaires constituent la ponctuation.

Les lettres, rapprochées dans les trois premières lignes, sont plus espacées dans la quatrième, et plus encore dans la dernière. Aucune trace d'éventuelles lignes auxiliaires n'est conservée.

Compte tenu du caractère fragmentaire du texte, on ne peut prétendre en tirer des conclusions définitives, mais il est cependant possible de formuler un certain nombre d'hypothèses. (…)

ORIGINE DE LA PLAQUE

Nous ne disposons donc que de très peu d'éléments pour établir le lieu de provenance de cette inscription, sinon qu'il devait se trouver dans un amphithéâtre. La chapelle où elle a été découverte, d'après ce qu'en rapporte la tradition orale, a été construite par des rescapés de la guerre de Crimée, qui avaient été accueillis, blessés, dans un hôpital, spécialement construit, dans les environs.

Dans la zone de GUAGNU, dans les montagnes du Centre de la Corse, aucune prospection méthodique n'a jamais été effectuée, et l'on peut conclure qu'il ait pu y avoir là un centre d'une certaine importance.

D'autre part, on ne connaît en Corse qu'un seul amphithéâtre, de dimensions très réduites, celui de la colonie d'Aléria, sur la côte orientale, chef-lieu de l'île à l'époque romaine. Compte tenu des difficultés des communications dans le sens E-W dans l'île, et compte tenu de la faible importance du monument d'Aléria, une provenance de ce centre me paraît assez peu probable.

Une provenance non insulaire demeure donc vraisemblable. On ne peut exclure non plus Rome comme centre d'origine. (…)

Le texte ne contient aucune indication chronologique précise, à l'exception d'Aug., au début de la deuxième ligne. Cependant, certains indices d'ordre paléographique (…) suggèrent une datation de la deuxième moitié du 1er siècle ap. J. C..

(…)

On ne peut exclure non plus que les reliques conservées dans la partie postérieure de la plaque puissent provenir de Rome ou même de Padoue (la Chapelle est dédiée à St Antoine) (2) d'où elles auraient pu être expédiées pour ainsi dire, « emballées ».

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 (1) G.MORACCHINI-MAZEL ; « Un fragment d'inscription antique à POGGIOLO, près de Guagno-les-Bains », in AA.VV., « Découvertes archéologiques fortuites en Corse. » III = Cah. Corsica n° 79, Bastia, 1978, p.51.

(2) L’auteur du texte fait une confusion entre Saint Antoine de Padoue et le saint honoré à Guagno-les-Bains et qui est Saint Antoine d’Egypte.

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FIN DE CITATION.

 

En conclusion, une pierre servant de table d’autel catholique venait d’un monument romain antique. Elle a peut-être été transportée depuis l'Italie à Guagno-les-Bains au XIXème siècle pour la chapelle de l’hôpital militaire.

Désolé, mais pas de construction de l’Antiquité dans notre piève.

A moins que, à moins que…

A moins qu’une campagne de fouilles, comme celle entreprise à Arbori, ne soit mise en place. Peut-être aurions-nous des surprises.

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?

Contrairement à ce qu'imagine le montage ci-dessus, il n'y a pas eu de temple grec ou romain sur les hauteurs de Guagno-les-Bains.

Les seules ruines étaient celles de l'ancien hôpital militaire près de la chapelle St Antoine, comme le montre la carte postale ci-dessous.

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 17:54

A Poggiolo, tout le monde a été bien content de la restauration de la croix du Fragnu. Elle s'élève de nouveau fièrement à l'entrée du village. Mais certains observateurs plus perspicaces que les autres se sont aperçus que son aspect était curieux. Il y a un défaut.

Lequel?

Tout simplement, la croix n'est pas symétrique. En se mettant bien en face du monument et en reculant un peu, la constatation saute aux yeux. La branche horizontale est plus longue à droite qu'à gauche.

La croix n'est pas symétrique

Toutefois, après cette révélation, un examen plus sérieux a montré que la branche la plus longue était plutôt celle de gauche.

La croix n'est pas symétrique

La cause de ces contradictions ne viendrait-elle pas de la présence, non pas d'une mais de deux croix?

La croix n'est pas symétrique

Pas d'inquiétude: ces bizarreries sont provoquées par l'utilisation du logiciel Photo Booth !!! Et, surtout, nous sommes le 1er avril !!!!!

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 18:07

Une semaine avant Pâques, le dimanche des Rameaux est un jour important dans la liturgie catholique et a donné naissance à de nombreuses traditions en Corse.

Cette année, la fête des Rameaux n'aura pas lieu à Poggiolo mais il y aura une cérémonie à Orto samedi 28 mars à 16 heures. A Soccia, elle est prévue pour dimanche 29 à 11 heures.  

Cette fête, qui rappelle le jour de l'entrée de Jésus à Jérusalem, a été décrite par Claire TIEVANT et Lucie DESIDERI dans "Corse - Almanach de la mémoire et des coutumes".

"Les «Oraisons de la Bénédiction Rameaux» précisent le nom des plantes consacrées: le buis, les palmes, l'olivier; noms que l’on retrouve dans la désignation de la fête. En Corse, on l'appelle « e Palme » (les palmes), « e Crucette » (les petites croix ou croisettes) ou encore l'Alivu (l'olivier). En effet, n'est-ce pas encore la période où les olives, arrivées à maturité, sont récoltées dans villages? On ne peut s'empêcher de remarquer la coïncidence du calendrier religieux et de celui des « travaux et des jours » de la vie traditionnelle de cette île méditerranéenne.

Du point de vue cérémoniel, le dimanche des Rameaux ouvre la période de Pâques en nous faisant entrer dans la semaine sainte. A ce jour d'ailleurs, on pratique un rite de clôture et d’ouverture, connu dans la liturgie sous le nom d’Attolite portas (Ouvrez les portes). La Corse, jusqu’à tout récemment, a célébré ce rite qui se déroule sur le seuil de l'église:

 

Photos de la bénédiction des Rameaux à Poggiolo en 2011.
Photos de la bénédiction des Rameaux à Poggiolo en 2011.
Photos de la bénédiction des Rameaux à Poggiolo en 2011.

Photos de la bénédiction des Rameaux à Poggiolo en 2011.

Après que le curé a bénit et distribué aux paroissiens les rameaux de palme et d'olivier, on ouvre les portes de l'église et l’on sort processionnellement. Cette procession, au cours de laquelle on porte à la main les rameaux, doit être relativement longue. Elle faisait autrefois le tour du village, elle se limite aujourd'hui à faire le tour de l'église. Pendant ce temps, la porte de cette dernière est fermée de l'intérieur par trois hommes. A son retour, la procession se masse derrière l'officiant, sur le parvis. Le prêtre demande alors à trois reprises l'ouverture des portes: il frappe trois fois avec le pied de la croix en disant, en langue corse: « - Apri la porta! Hosanna pia! » (Ouvre la porte, Hosanna saint!). Au troisième coup et à la troisième invocation, les hommes demeurés à l'intérieur procèdent à l'ouverture: alors la foule s'engouffre dans l'église et l'on peut célébrer enfin la messe des Rameaux.

Les palmes et l'olivier bénits le dimanche des Rameaux possèdent une puissante vertu protectrice; ils empêchent les calamités de s'abattre sur les gens et les biens, ils procurent bienfaits et abondance. Chaque famille ramène chez elle et suspend dans sa maison ces crucette (petites croix). Celles-ci sont aussi appelées San Martini (Saints-Martin), par évocation du saint que la Corse vénère comme protecteur des troupeaux et des récoltes, comme fournisseur d'abondance. Les San Martini sont plantés dans les champs fraîchement cultivés ou sur les tas de céréales tout juste moissonnées. Dans les maisons, e crucette ont les mêmes vertus bénéfiques que les petits pains de Saint-Antoine (panioli), l'œuf de l'Ascension, et le cierge de la Chandeleur, qui conjurent les orages, protègent les enfants contre la maladie ou le mauvais œil (l'occhju). Les signatore (guérisseuses) savent d'ailleurs utiliser ces végétaux bénits pour chasser les « mauvais esprits », dans un rite qui consiste à enfumer le malade en faisant brûler l'olivier et les rameaux. Chaque année, on renouvelle ces plantes rituelles dans toute leur fraîcheur. Les vieux rameaux sont incinérés dans le focu novu (le feu nouveau) du samedi saint."

 

La fabrication des crucette est expliquée dans ces deux articles parus sur ce blog en 2011:

E crucette guagnaises

Traditions pascales et corses

Les traditions des Rameaux
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 10:20

Aujourd'hui et demain, les fêtes de N.D. de la Miséricorde ne vont pas être comme d'habitude. Elles vont mobiliser les Ajacciens mais elles concernent tous les Corses car, pour la première fois depuis plus d'un siècle, un cardinal corse sera présent, en la personne de Mgr MAMBERTI.

Ajaccio ville cardinale

Il est à signaler que plusieurs confréries seront présentes, et notamment la Cunfraternità di u Padre Albini, des Deux Sorru.

Les personnes qui ne seront pas à Ajaccio pourront suivre sur la chaîne KTO mercredi 18 mars à 10 heures la messe pontificale présidée par le Cardinal Dominique Mamberti et Olivier de Germay, Evêque de Corse. Ouverture de la messe par les voeux des Magnifiques Anciens prononcés par le Député-maire et ses adjoints.

Pour recevoir KTO avec une box, aller sur: 

Bouygues : Canal 223

Free (ou Alice) : Canal 164

Numericable : Canal 58

Orange : Canal 166

SFR : Canal 210

Virgin : Canal 163

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L'origine de cette fête de la Madunnaccia a été présentée sur le blog des Poggiolais le 20 mars 2013, en faisant un rapport avec le culte qui lui est rendu à Orto.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:04

Voici juste un mois, le 9 janvier 2015, s'est éteint l'abbé Paul Filippi, plus connu sous le nom de "Gregale", à l'âge de 93 ans.

Originaire de Tox, il n'avait pas d'attache particulière avec les villages de Sorru. Mais il fut, comme les violoneux évoqués dans deux articles précédents (A la recherche du violoneux et  Cumandante et Martinchjinu), un représentant du chant populaire corse. Après la guerre (pendant laquelle il fut déporté en Allemagne), son rôle fut important par ses compositions, ses disques et l'aide fournie aux chanteurs insulaires, comme Charles Rocchi ou le groupe A Manella qu'il fonda en 1958 et qui fut le premier à chanter une paghiella sur scène. 

Le chanteur et parolier Iviu Pasquali a écrit dans un billet hommage"Il savait avec des mots simples et souvent dans sa langue maternelle capter précieusement l’attention des fidèles émouvoir l’assemblée et ainsi faire passer le véritable message d’Amour du Christ".


 

 

 

Souvenir de Gregale

Pour connaître son œuvre, on peut se référer à la toujours excellente émission "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états", animée par Patricia Baudoux, dont l'édition du 1er février 2015, est une "Spéciale hommage à l'Abbé Paulu Filippi dettu Gregale". 

Liste des chants de l'émission:

Corsica; Petru Guelfucci; Corsica

U re ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Requiem; A-Filetta; Ab eternu

Ritornu in Corti; Gregale; La Corse chantée par Gregale

A musa ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Paghjella in trè; Sarocchi; Orìgine

U païsolu; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Anima; Canta u populu corsu; Altrimenti

U mare ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Gand amore (per tè); Battista Acquaviva; Che notte !

Casa abandonata ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Versu tè; Henri Olmeta; Cuscenza

Moriani; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Gloria; I Fratelli; Gloria

In a torra d'un castellu ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

U me manifestu ; Charles Marcellesi; Corsicaboverde

U tragulinu ; Gregale; La Corse chantée par Gregale

Meridiani; Adjam; Meridiani #1 - Abbaccà si

Dio Vi salvi Regina; Anghjula Potentini; A lettera d'amore

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 12:12

Stefanu PINELLI est à la recherche des photos de son arrière-grand-père Martin PINELLI (Martitinu) avec son violon.

Quelqu'un pourrait-il l'aider?
 

A la recherche du violoneux

U VIOLINU
L’instrument principal du bal fut très souvent le violon, même si l’on a le témoignage d’utilisation de cetari (cistres), instruments destinés d’avantage aux gens aisés. Ceux qui ne pouvaient s’offrir un violon fabriquaient un instrument à vent muni d’une anche, la cialamedda, appelée viulinu di i scalzi (violon des pauvres).
Le violon, tout comme la guitare ou l’accordéon, n’est pas un instrument typiquement corse. Il fut cependant certainement introduit dans l’île assez tôt et fut associé au répertoire traditionnel corse par les possibilités qu’il laisse à l’instrumentiste d’accompagner les chanteurs qui passent d’un mode à l’autre, majeur ou mineur, sans se poser de questions. Ici, le fait de ne pas avoir de frettes sur le manche devient un avantage certain. C’est ainsi que longtemps, on n’imagina pas un sirinatu, une danse voire une improvisation sans un violon.
Une étude de la technique ancestrale des anciens sunadori nous porte à croire que le violon remplaça en Corse le rebec ou l’un de ses cousins. Il n’était pas rare et même naturel de jouer deux ou trois cordes en même temps, produisant des accords puissants et forçant la résonnance car il s’agissait d’être entendu en extérieur.
Certains violoneux adoptaient des accords qui aujourd’hui peuvent déranger des oreilles peu habituées à la chose (accords de quinte), ou adoptaient un bourdon continu aigu ou grave selon la note jouée. On retrouve ce jeu dans d’autres campagnes de ce monde.
Peu à peu, les violoneux corses, comme les autres, ont adoptés une technique empruntée à la musique classique et plus à la mode. C’était le temps des valses viennoises. La technique ancestrale faillit disparaître des mémoires villageoises et l’on ne doit sa sauvegarde qu’à l’action de quelques musiciens et collecteurs, célèbres ou inconnus.

"21 pièces pour découvrir la musique corse traditionnelle" CRDP de Corse (2011)

A la recherche du violoneux
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 14:01

La série "Fora di Strada" est diffusée sur France 3 Corse Via Stella. Cette série documentaire va par les chemins de traverse à la découverte du patrimoine naturel de la Corse en suivant Paul et Karine. Comme l'écrit le site de Via Stella, "Au fil de leurs pas, le long des sentiers de l’île, la Corse d’hier et d’aujourd’hui se raconte, avec ses figures légendaires, ses histoires et ses romances, ses savoir-faire et ses traditions, ses croyances et ses fables…".

L'épisode qui vient d'être diffusé le 24 janvier (et rediffusé le 26) a été tourné par Jean-Michel Martinetti, le réalisateur, cet été sur les bords du lac de Creno.

Il est intitulé "Découverte du lac de Satan", reprenant l'expression utilisée dans l'article paru dans ce blog (voir "Les légendes de chez nous (1/7): Le lac de Satan").

Les deux randonneurs sont au milieu des pins laricios et Paul POLI, qui est guide de moyenne montagne et spécialiste en environnement, explique les particularités de ces arbres et le rôle économique de leur exploitation d'antan. Mais la forêt est aussi un endroit mystérieux, comme l'atteste la présence de la fourche du Diable.

Le Diable, sa jument, sa fourche et son lac

Cette identification avec une fourche n'est pas celle des randonneurs qui connaissent bien cet arbre, servant de balise pour un sentier particulier, et qu'ils identifient plutôt à une lyre.

Karine et Paul évoquent la légende de la jument de Satan racontée dans l'article "Les légendes de chez nous (5/7): les trois tours du Tretorre", puis celle de l'exorcisme du lac de Creno. 

Un regret est le manque de localisation géographique dans cette émission. Guagno est, à propos de la légende de la jument, le seul village cité. Il n'est pas dit que le sommet fendu par les sabots de la jument est le Tretorre. Les deux protagonistes utilisent le terme de "cette région" sans préciser quelle partie de la Corse est concernée. Le guide commet même l'erreur de dire à un moment: "dans la région? Ici? Dans le Cruzzinu?".

Mais laissons de côté ces petits défauts pour admirer les belles images du lac, de ses mousses et de ses nénuphars. On apprend que les graines concassées de ces plantes aquatiques auraient servi à produire des substances hallucinogènes, ce qui permet à Paul d'évoquer le tabac corse qui était autrefois cultivé dans les villages, même à Poggiolo. Rien n'est dit sur les droseras, ces fameuses plantes carnivores de Crenu, et c'est dommage.

Au total, une demi-heure agréable à suivre, un bon moment de fraîcheur.

Les autres reportages de cette série peuvent être regardés le samedi à 17h55 sur France 3 Via Stella et en se connectant au site suivant:

 

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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