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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 18:00

 

Oui, ils ont vraiment existé, les personnages dont les noms sont gravés sur les monuments aux morts.

 

Chaque 11 novembre, les cérémonies célèbrent des hommes qui ont vécu, grandi, aimé, souffert avant de tomber sur le champ de bataille.

 

Il reste à leurs familles de vieilles photos et aussi des lettres. La correspondance était le seul lien possible entre les soldats et leurs parents ou amis. Ils avaient besoin de ce véritable ballon d'oxygène pour oublier les horreurs du front et pour se sentir faire encore partie de la communauté familiale ou villageoise.

 

Ce blog a récemment publié le premier document de la guerre de 1914-1918 rédigé par François Marie Ceccaldi, document qui est  un texte juridique: un testament.

 

Nous vous présentons maintenant les dernières lettres rédigées peu avant leur mort au combat par deux Poggiolais très différents qui sont mentionnés sur le monument aux morts de Poggiolo. La ponctuation et l'orthographe ont été respectées. Lettres et photos ont été fournies par les familles concernées.

 

 

Tout d'abord, les derniers écrits de Jean-Toussaint DEMARTINI.

Né le 1er novembre 1890, d'Antoine François DEMARTINI et Gracieuse DESANTI, il était timonier dans la Marine. Il dut la quitter pour des raisons liées aux élections municipales à Poggiolo (voir l'article en cliquant ici). Il entra dans l'infanterie coloniale et combattit au Togo, où il obtint une citation à l'ordre des troupes du groupe de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, puis en France. Il mourut le 9 février 1916 à Cappy dans la Somme.

 

Les dernières lettres

Une lettre:

 

Aux tranchées le 30.1.1916

Mes chers parents

Toujours en bonne santé, je suis aux tranchées depuis trois jours, le 1er jour j'ai pris part à un rude combat, ma compagnie a beaucoup souffert, nous avons reçu des renforts et je crois que les Boches vont finir par croire que dans cette terrible guerre  nous voulons le dernier mot.

Quant à mon ami, c'était un nommé Marcangelli il a trouvé la mort glorieuse; précisément sa permission avait été retardée. C'était un jeune homme plein d'avenir et mon meilleur ami à la compagnie. Son père avait travaillé à la maison Pinelli à guagno les Bains comme maçon, mais maintenant il n'est plus, laissons reposer le jeune héros en paix.

Toujours bien portant, je compte qu'il en sera de même par la suite.

Toujours dispos et le moral meilleur que jamais je vous embrasse bien affectueusement.

Toussaint

Une carte de correspondance:

4.2.1916

Mes chers parents

 

Je me porte toujours bien, et vous en souhaite autant.

Depuis 6 jours on se bat. Tout va bien pour le moment. Je vous embrasse

Toussaint Demartini

sergent 24ème colonial

5ème colonial

secteur postal 13

 

 

 

Deuxième série de lettres: celles de Jean Ary François Léon LOVICHI.

Né le 10 novembre 1893 à Constantine, fils de Charles LOVICHI et Odile DELON, il était licencié de philosophie à la Sorbonne et préparait l'agrégation.

Bien que réformé, il voulut absolument défendre son pays. Aspirant au 2ème RMA, il partit se battre aux Dardanelles. Son attitude lui valut une citation et la promesse du grade de sous-lieutenant mais il fut tué au combat le 14 juillet 1915.

 

Jean Lovichi avec deux de ses sœurs dont une se prénommait Fanny.

Jean Lovichi avec deux de ses sœurs dont une se prénommait Fanny.

 

 

 

Sans date mais étant une de ses dernières lettes:

J'allais commencer une longue lettre quand l'invitation est venue de repartir. Quelques embarras gastriques ont disparu et j'ai bien apprécié votre eau lithinée.

Je vis comme un capitaine et j'ai l'élixir le plus précieux, la confiance de mes hommes. J'ai vu des blessés qui ne voulaient pas être évacués avant d'avoir de mes nouvelles. Voilà la seule vraie récompense avec l'autre vos lettres qui redeviennent rares et que je lis avec mon cœur.

Vos petits paquets, précieux. Ajoutez livres et journaux, plumes, encre et crayons, une main-serviette pour "m'approprier": je suis chocolat et créole.

Je vous embrasse. Eu la joie de voir Théo Zanetacci ce matin.

 

Lettre du 6 juillet:

Retour de nouveaux combats. Je n'ai que la force, dans une fatigue de 5 jours d'action, de vous promettre une belle lettre.

Au camp, j'ai la joie de trouver deux lettres de maman, une - émouvante - de papa, et trois bons colis qui me comblent d'utile. La joie de ces lectures et de ces découvertes dans de pareils retours est un délice. Ô affection de mes parents!

Votre enfant vraiment à vous.

 

Mot du 11 juillet: 

En action - constamment depuis le 21 -, je reçois une lettre de Fanny dont je suis heureux. J'en aurais voulu de vous tous. Pas trop fatigué et toujours paré. Parfait guerrier, vieux guerrier. Les cuisiniers redescendent*. Je vous embrasse.

 

 

* L'unité étant en première ligne, et afin d'éviter les pertes par trop d'allées et venues, les cuisiniers se chargeaient du courrier en plus de la nourriture.

 

Une lettre écrite par son père arriva aux Dardanelles après sa mort et fut retournée à l'envoyeur.

 

Les dernières lettres

 

Un article a déjà été consacré à Jean LOVICHI: suivez le lien suivant:

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 23:59
La commémoration du 11 novembre à Poggiolo

 

Le dépôt de gerbe en souvenir des soldats morts pour la France aura lieu au monument aux morts de Poggiolo

 

vendredi 11 novembre à 11 heures.

 

Exceptionnellement, la cérémonie ne sera pas suivie d'un apéritif.

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 18:00

 

 

Un Mexicain a vécu à Poggiolo.

 

Non, il ne s'agissait pas de Marc Antoine CECCALDI qui, en ce matin du 26 septembre 1892, courait de tous côtés dans la maison de sa famille CECCALDI et dans la rue de Poggiolo car un groupe de Guagnais armés venait d'arriver et se rafraîchissait chez le maire Pierre MARTINI, avant de repartir vers Soccia. 

 

Les articles précédents ont raconté ce sanglant fait divers qui aboutit à la mort de deux gendarmes.

 

 

Le Mexicain était François Marie CECCALDI, le fils de Marc Antoine.

 

Marc Antoine s'était installé au Mexique lors de l'expédition militaire de Napoléon III. Il vivait à La Piedad, dans l'Etat de Michoacan, sur la côte de l'Océan Pacifique. C'est là que naquit son fils le 4 janvier 1869. Il l'appela François Marie en souvenir de son frère tué en 1859 dans une bagarre à Soccia.

 

La tradition orale poggiolaise donne à François Marie une mère mexicaine. Mais, sur le registre matricule militaire (fiche 9 NUL 30/2147– Archives Pumonti), il est inscrit le nom de "feue Thérèse COLONNA", une Corse donc, et morte avant 1891, date de la rédaction de sa notice individuelle.

 

Marc Antoine revint en Corse, longtemps après, en 1892, avec son fils François Marie, semble-t-il.

 

Il était donc arrivé depuis quelques mois dans la maison familiale quand, le 26 septembre 1892, il entendit le remue-ménage provoqué par la troupe des Guagnais en route pour leur coup de force à Soccia. Se croyant revenu dans les turbulences mexicaines, il réagit comme décrit au début de cet article.

 

 

Mais que devint le fils de Marc Antoine? 

 

 

 

UN MEXICAIN DANS L'ARMÉE FRANÇAISE

 

François Marie, inscrit sur les listes françaises de recensement militaire, fut déclaré insoumis le 30 juin 1891 pour ne pas s'être présenté au conseil de révision. Mais il obtint un non-lieu en se présentant volontairement au bureau de recrutement d'Ajaccio le 3 juin 1893.

 

Il semble que, avant de quitter le continent américain, il ait servi dans l'armée mexicaine. Peut-être aurait-il participé à un coup d'Etat qui aurait échoué.

 

En tout cas, il fit ensuite carrière dans les troupes coloniales françaises pendant une quinzaine d'années, jusqu'en 1909: 4e, 13e et 4e régiments de marine, puis 22e régiment d'infanterie coloniale. Il servit notamment pendant la seconde campagne de conquête de Madagascar, d'avril 1895 à juin 1900, ce qui lui permit de recevoir plusieurs décorations. Il servit également à La Martinique.

 

François Marie vint ensuite habiter à Poggiolo où il était surnommé "U Messicanu". Six mois après avoir quitté l'armée, il se maria le 30 octobre 1909 avec Angèle Françoise MARTINI (1867-1928), dite "Mozza", veuve de Xavier VINCIGUERRA (1850-1905), de qui elle avait eu plusieurs enfants. Elle fut l'arrière-grand-mère de Jacques-Antoine MARTINI, qui nous a donné la photo ci-dessous, et du reste de sa famille.

 

U Messicanu et Mozza.

U Messicanu et Mozza.

 

SOLDAT ET AGRICULTEUR

 

Quand éclata la première guerre mondiale, en août 1914, l'armée française le rappela. Il fut versé dans l'infanterie, puis dans l'artillerie. 

 

 Le 2 août 1914, au moment de sa mobilisation et alors que l'Allemagne déclara la guerre le lendemain, François Marie rédigea un testament. "Partant pour la guerre et ne connaissant pas les secret (orthographe respectée) de Dieu", il donnait tout à son épouse. Soldat expérimenté, il savait que son retour n'était pas certain et il voulait que "Mozza" ne manqua de rien. Combien de mobilisés de 1914 eurent cette délicate attention?

 

L'expédition sanglante de 1892: U Messicanu (6/6)

 

"U Messicanu" échappa aux balles allemandes et il bénéficia, le 23 février 1917, du statut de "détaché agricole comme propriétaire exploitant à Poggiolo".

 

Libéré de toute obligation militaire le 1er décembre 1918, François Marie put profiter de sa retraite jusqu'à son décès le 12 novembre 1931. Son épouse était décédée deux ans auparavant.

 

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Certains renseignements qui ont permis de rédiger cet article ont été trouvés dans le registre matricule militaire des Archives de Corse et dans les fiches généalogiques rédigées par Pierre LECCIA sur le site GENEANET. D'autres ont été fournis par Xavier PAOLI. Les deux documents viennent de Jacques-Antoine MARTINI.

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6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 10:58

 

   En août dernier, le monde littéraire était en effervescence car des manuscrits inédits de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline avaient été révélés. Le rôle du Poggiolais Oscar Rosembly dans la disparition et la réapparition ces documents fut souvent évoqué, sans que l'on sache son importance exacte.

 

   Jean-Pierre Thibaudat, journaliste à Libération, qui fut le dépositaire de ces feuillets avant de les transmettre aux héritiers de l'écrivain, commence aujourd'hui 6 août une série de neuf vidéos pour expliquer cette histoire hors du commun.

 

   Dans la vidéo de présentation, il évoque Rosembly à partir de 4 minutes 50.

 

 

Le premier épisode du feuilleton peut être lu aujourd'hui ici sur Médiapart:

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/030822/celine-le-tresor-retrouve-la-revelation-19 

 

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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 17:55

 

Actuellement toujours synonyme de retour des beaux jours, des vacances et des moments agréables, le mois de juin n'eut pas cette saveur voici exactement cent ans.

 

En juin 1922, dans les villages corses, on se préparait à accueillir des cercueils.

 

Pendant longtemps, les cadavres jonchant les champs de bataille étaient ensevelis sur place, sauf pour quelques grands généraux.

 

Avec la première guerre mondiale, des nécropoles et des ossuaires rassemblèrent les restes de nombreux soldats. Mais des familles voulaient que leur enfants reposent dans leur ville ou village d'origine. De nombreux transports furent organisés et il fallut du temps.

 

 

Ainsi, ce fut le cas pour au moins un Poggiolais qui est mentionné dans un journal quotidien. "Le Petit Marseillais" du 12 juin 1922 contient un encadré intitulé "Le Retour de nos Morts Glorieux". il annonce que, ce jour-là, le navire "Liamone" doit partir pour la Corse avec les cercueils de vingt-cinq soldats insulaires provenant de Creil et d'Orient.

 

Le retour des morts à Poggiolo

Le Liamone devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. 

 

Le dernier nom de la liste est "Desanti Jean, sergent, Poggiolo".

 

Il s'agit de Jean Toussaint DESANTI, fils de François-Marie DESANTI (1865-1902) et de son épouse Françoise COLONNA (1868-1942). Il est né le 29 avril 1892 à Poggiolo.

 

Alors que, comme beaucoup de Sorrinesi, il habitait en Tunisie, il s'engagea dans l'armée à l'âge du service militaire. Le 18 mars 1913, il entra au 4e régiment de marche des tirailleurs algériens. Il devint sergent au début de la guerre, le 12 septembre 1914.

 

Mais, quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1914, il mourut au combat à Crouy, dans la Somme. Il fut le quatrième des trente Poggiolais victimes de cette guerre. Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo sous l'identité de "DESANTI JEAN" et il lui est donné le grade de "sergent major" au lieu de "sergent".

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Son corps, placé dans la nécropole de Creil, fut ramené par train jusqu'à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué le 12 pour être inhumé dans son village de naissance presque huit ans après son décès.

 

Un cœur gravé signale toujours sa présence dans la chapelle funéraire de la famille DESANTI-BARTOLI..

 

Photo Michel Franceschetti

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE

 

D'autres familles durent attendre pour voir revenir les cendres de leurs héros.

 

Ce ne fut pas spécifique à 1914-1918. A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs années furent nécessaires avant le retour du corps de Marc Jean OTTAVY, mort le 19 novembre 1944 à Pont-de-Roide (Doubs) où il fut d'abord inhumé. Sa tombe fut entretenue par une famille de cette commune jusqu'à ce que le transfert vers le caveau familial à Poggiolo put être organisé.

 

 

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 18:00

 

Le lieu montré par cette photo est connu: le Fragnu, à l'entrée de Poggiolo, avec la route qui, venant de Guagno-les-Bains, se sépare entre la partie conduisant à Orto et celle allant à Soccia.

 

Cet endroit, qui doit son nom à la présence ancienne d'un moulin à huile, a toujours été marqué par la présence d'une croix en bois qui a plusieurs fois été remplacée, la dernière fois en février 2015. Elle est plantée sur des rochers qui peuvent servir de sièges plus ou moins confortables, comme l'ont fait les deux hommes de cette photographie. Ils sont bien habillés à la mode de 1925-1930: costume, chemise blanche, cravate, chapeau. Peut-être était-ce un dimanche ou un jour de fête.

 

Leurs identités ont été données par le regretté Xavier PAOLI qui avait utilisé cette image pour l'exposition du 16 août 1999 (voir l'article "Quand les Poggiolais regardaient leurs ancêtres").

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu

Le personnage de gauche se nommait Toussaint CECCALDI. Nous n'avons pas pu faire des recherches sur lui mais il faisait partie d'une famille connue  Si vous avez des renseignements, faites-en part au blog.

 

A droite et en avant, se trouve François SIAS. Nous allons porter notre attention sur lui.

 

Son nom n'a rien de corse. Son père, Napoléon Auguste SIAS, était né à Marseille en 1855. Il s'établit à Poggiolo comme cordonnier. A cette époque-là, les artisans étaient nombreux dans les villages dont les habitants allaient rarement faire des achats en ville.

 

De son union avec Marie-Hélène BONIFACJ (d'après l'état-civil d'Orto) ou BONIFACCI (d'après l'état-civil de Poggiolo) qui était née en 1861 à Orto, naquit François le 18 août 1899.

 

Il s'engagea le 19 janvier 1918 dans l'armée et fut l'un des près de quatre-vingt-dix Poggiolais ayant participé à la première guerre mondiale. Il fut affecté à l'artillerie lourde. Après l'armistice du 11 novembre 1918, il fit partie de l'armée du Levant jusqu'à sa démobilisation, le 12 février 1922.

 

La seconde guerre mondiale le rattrapa: il dut reprendre l'uniforme le 2 septembre 1939 pour rejoindre un dépôt du train des équipages. Il fut démobilisé le 6 août 1940, après la défaite française.

 

Il décéda à Poggiolo le 1er octobre 1958.

 

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu
Hier et maintenant: repos au Fragnu

 

Même s'ils ont été légèrement arrangés et un peu réduits pour mieux installer les diverses versions de la croix, les rochers sur lesquels s'assirent Toussaint et François sont toujours là. Mais, à l'époque, l'arbre du fond ne s'était pas encore développé.

Hier et maintenant: repos au Fragnu
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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 10:40

 

L'affaire des manuscrits de Louis-Ferdinand CÉLINE est évoquée ce soir vendredi 19 novembre sur France 5, à 20h55, dans la série "Le doc stupéfiant".  Poggiolo et Oscar ROSEMBLY y ont leur place.

 

L'émission intitulée "Céline, les derniers secrets" développe, au bout de 46 minutes,  la piste poggiolaise, à savoir qu'Oscar ROSEMBLY, qui fut très proche de l'écrivain, aurait volé les manuscrits et les aurait cachés à Poggiolo.

 

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

 

On peut assister à une discussion entre Véronique CHOVIN, une des ayants-droit de l'écrivain, et Pierre MARTINI, cousin d'Oscar ROSEMBLY, devant la fontaine du Lucciu.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

Pierre MARTINI explique que, à son avis, les manuscrits volés par Oscar à la libération de Paris, ont été cachés dans la soupente de la maison où il habitait au village.  

 

Il montre le lieu à Véronique CHOVIN qui trouve cette histoire comme la plus vraisemblable.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

A l'occasion de ce documentaire, des vues originales de Poggiolo ont été filmées par drone.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

L'émission est disponible sur le site de France télévision.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 18:04

 

Marina CHOVIN a publié dans ARRITTI, l'hebdomadaire nationaliste corse (numéro 2722 du 11 au 17 novembre), un troisième article sur notre village.

 

Après les églises et cimetières de Poggiolo et l'histoire de Guagno-les-Bains, elle revient sur le cas d'Oscar Rosembly, dont le nom a été cité à propos de la redécouverte de manuscrits inédits de Céline.

 

Son texte contient quelques différences avec la biographie telle qu'elle a été publiée sur ce blog (voir ICIICI et ICI). Mais qu'importe, car peut-être bien que, comme il est marqué en conclusion: "tuttu hè falsu".

 

Une précision est à retenir: son surnom de Poulo (et non pas de Paulo) vient du bagne vietnamien de Poulo Condor.

 

 

U Pighjolu (terza parte)

 Oscar Rosembly

 

Salute à tutte è à tutti. Cumpiemu sta settimana a nostra scuperta di u Pighjolu cù una figura impurtantìssima: Oscar Rosembly.

 

St’omu rinumatu da per lu mondu sanu, nascì à u Pighjolu in 1909. A so mamma si dete sempre di rimenu pè a fama di u so figliolu chì u babbu era mortu nanzu à a so nàscita.


Si n’andonu in Parighji. Tandu, stava Oscar ind’u stessu quartieru chè u pittore Gen Paul è u scrittore Louis- Ferdinand Céline. Per amicizia, fece a cuntabilità di Céline ma a so vita era in astrò. U so primu mistieru di prima trinca fù « assistant parlementaire » di u ministru Camille Chautemps. Schjattò a siconda guerra mundiale è Rosembly, ghjudeiu, entrì ind’a resistenza. Turturatu da a Gestapo, messe à scianchighjà. Da quì u so cugnome di Poulo: à l’èpica, ind’u Vietnam, c’era un bagnu chjamatu Poulo Condor chì e cundizioni èranu terrìbile: quellu chì si ne surtia, ciò ch’ùn accadìa micca spessu, era accasciatu. Di 1944, Céline scappò cù moglie è ghjattu in Allemagna. Ma Oscar li fece una prumessa: tenerà i manuscritti accatastati ind’u so appartamentu sin’à u so vultà.

 

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

A so vita u purtò à viaghjà: fù sottuprefettu di a Martinica, viceconsule di Svezia, direttore d’una sucetà di prudutti oleaginosi, gurù per isse Mèriche ed hè longa a lista di i so successi. Si maritò di 1947 cù a figliola d’un giuvellieru è t’èbbenu una figliola Marie-Luce. Oscar a tenia quant’un tesoru è, quandu scelse di vultà à u Pighjolu, li cunfidò i manuscritti di Céline, postu chì a soia a casa paria un chjostru.


Di fatti, Oscar Rosembly t’avia per mottu « mens sana in corpore sano». Or’dunque, si bagnava tutte e mane ind’a funtana di u Lucciu, sottu à a so casa, nudu è untu d’oliu cum’è in l’Antichità greca. Decidì di stà senza ellettricità è di fà astinenza. Cantava chì paria un rusignolu: sopratuttu òpere taliane, sunendu di pianuforte. Si n’andò di 1990 è, seguitendu e so ùltime vulintà, nimu l’accumpagnò sin’à u campusantu. Quellu chì si ne cumprò a so casa era baulu: ùn sapia micca u valore di tuttu ciò chì Oscar avia passatu parechji anni à buscà: per ellu era tuttu mullizzu, è ghjittò tuttu. Anc’assai chì i manuscritti di Céline èranu à l’agrottu ind’è Marie-Luce in Corti. L’avia tenuti perchè chì Céline vulia ringrazià u so amicu Rosembly. Marie-Luce i deste à un ghjurnalistu tercanu, di gràtisi, da ch’elli fùssinu stampati.


«Hè tuttu falsu!» Cumu hè falsu? «Iè: O amicu lettore, sàppia chì ci hè d’un latu a vita di Rosembly è d’un astru quella ch’ellu vulia campà. Tù ci ai contu u versu d’Oscar. Eo a dicu torna, tuttu hè falsu. » 


Marina Chovin.

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 18:06

 

Le temps humide n'a pas empêché la tenue de la célébration du 11 novembre à Poggiolo. 

 

Les élus et les habitants présents se sont réunis auprès du monument aux morts.

 

Après un mot du maire Jean-Laurent, Lucie a lu le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

 

Puis, le maire et le premier adjoint Jean-Silius ont déposé une gerbe au pied du monument qui était abondamment décoré de fleurs et de drapeaux. 
 
 
Après une minute de silence, un apéritif convivial a terminé la matinée.
 

 

Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti

Photos Bernard Franceschetti

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 12:00
Cérémonie à Soccia

 

Le maire Jean-François Bartoli convie toute la population de Soccia

 

le jeudi 11 novembre

à 11h30

 

à une petite cérémonie devant le monument aux morts.

Après le discours et le dépôt de gerbe, s'ensuivra un moment convivial. 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
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