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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:00
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

LE LIEU ET LES RAISONS

 

La plaque de cuivre proposée par la devinette du mois se trouve dans un  lieu public de Poggiolo, un endroit où tout le monde peut la voir.

Non, elle n’est pas sur une porte, ni sur une boîte aux lettres, ni sur une tombe.

Elle est tout simplement dans l’église Saint Siméon.

Cette plaque a été fixée sur le sommet du dossier d’un prie-Dieu.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

«Un prie-Dieu est une chaise qui dispose d'une assise sur deux étages, la première pouvant être relevable pour s'agenouiller. L'assise inférieure sert à poser les genoux, et le dossier sert à appuyer les coudes. Les deux assises sont le plus souvent paillées.»

(Wikipedia, article «mobilier liturgique»)

 

«Avant le concile Vatican II qui voit progressivement l'abandon des prie-Dieu dans les églises au profit de simples chaises ou bancs et l'imposition de la position debout à la place de l'agenouillement lors des moments clés de la liturgie, il était d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaire dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquels ils faisaient graver leurs noms sur des plaques de métal (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier des chaises.»

(Wikipédia, article «prie-Dieu»)

 

L’église poggiolaise est maintenant équipée de bancs mais ce prie-Dieu a été conservé, ainsi qu’un autre qui sera évoqué à la fin de l’article.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

Tous deux se trouvent à gauche, dans les premiers rangs, près de la chaire d’où parlait autrefois le prédicateur.

Mais qui était la personne dont le nom E. VENTURINI est resté sur ce siège?

 

 

E. VENTURINI

La lettre «E» de la plaque est l’initiale du prénom «Elisabeth».

Marie Elisabeth PINELLI naquit le 8 mai 1894 à Poggiolo. Ses parents, Antoine François PINELLI (1864-1944) et son épouse Marie Dominique MARTINI (1868-1909), s’installèrent à Constantine en Algérie. C’est dans cette ville que sa soeur Antoinette vit le jour en 1897 (elle décéda en 1989). Elle avait aussi un frère, Jean Toussaint, né à Poggiolo en 1891 et mort pour la France en 1918. Son nom figurait à la fois sur le monument aux morts de Poggiolo et sur celui de Constantine (voir l'article "les "poilus" poggiolais de Constantine").

Elisabeth épousa le 17 mai 1922 à Constantine Emile Richard VENTURINI, né à Nouméa en 1879 et dont la famille était originaire d’Urtaca. Il mourut en 1939 à Poggiolo sans avoir eu d'enfant.

«Madame VENTURINI», ainsi qu’on l’appelait souvent, était bien connue pour sa gentillesse et sa piété. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait eu un prie-Dieu à son nom.

Elle vécut jusqu’au 19 janvier 1996, à 102 ans, et fut inhumée à Poggiolo. 

Sa sœur Antoinette eut, de son mariage avec Martin OTTAVY (1890-1957), né à Philippeville mais d’origine socciaise, un garçon Marc «Jean», qui fut tué au combat en 1944 (voir l’article "De l'Algérie aux rives du Doubs" ), et Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

 

 

Ce simple prie-Dieu est un témoignage important de la pratique religieuse dans la première partie du XXème siècle. Il permet également d’évoquer l’histoire d’une famille poggiolaise. Il faut espérer qu’il soit conservé encore longtemps comme document historique.

 

 

NOUVELLE ENIGME

A côté du prie-Dieu d’Elisabeth VENTURINI, il existe un autre rescapé de ce genre de meuble religieux. Il comporte les lettres «C» et «A» tracées par des alignements de gros clous à tête ronde.

Qui était ainsi désigné?

L’animateur de ce blog l’ignore et espère que des lecteurs voudront bien l’éclairer.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

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Photos 1, 2 et 4 ont été prises le 21 août 2016; la 3 est extraite du film "Visite de St Siméon" tourné par Thierry CALDERONI en novembre 2008.

 
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:00

Un décret du Président de la République vient d’attribuer la Légion d’Honneur au titre des anciens combattants de la guerre 1939-1945, des Théâtres d’Opérations Extérieurs et de l’Afrique du Nord.

Un nouveau légionnaire

 Parmi les heureux récompensés, on peut noter Marcel LAGRANGE, originaire de Guagno-les-Bains, qui était déjà titulaire de la Médaille militaire depuis 31 décembre 1966.

 

A cette occasion, son fils Christian a écrit le texte suivant :

 

A toi Papa,

En date du 15 avril, la République Française fait de toi un décoré de la Légion d'Honneur à titre militaire.

Nous sommes très heureux pour toi et nous savons que cette distinction est méritée au vu de ta carrière.

Mais sache que, pour tes enfants, cette décoration n'est rien à côté de la médaille du meilleur papa que nous t'avons décernée depuis très longtemps.

Comme mari, père, beau-père, grand-père ou ami, tu as été admirable, tu seras toujours pour nous un exemple. Bravo et merci Papa et j’espère que nous fêterons ces deux distinctions encore longtemps.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:32

La Roche-sur-Yon,

Mouilleron-le-Captif
(La Prise d'Ambois),

SOCCIA (2A)

 

Pierre Spilmann, son époux;


Gaël et Emmanuelle, 


Mélissa et Benoît, 


Mathias et Amélie, 
ses fils, sa fille et leurs conjoints;


Leïa, Aurèle, Camille, 


Nina, Virgile, ses petits-enfants chéris;


Marina et Bernard David, 


René et Emmanuelle Clementi, 


Romaine


et Dominique Augier de Cremiers, 


ses soeurs et son frère, 


ainsi que toute la famille et ses amis,

ont la douleur de vous faire part du décès du


 

Docteur Eva CLEMENTI


épouse SPILMANN


 

survenu le 24 mai 2016, à l'âge de 64 ans. 


La cérémonie d'hommage aura lieu vendredi 27 mai 2016, à 14 h 45, en la salle de cérémonie du crématorium de La Roche-sur-Yon, suivie de l'inhumation au cimetière de La Péronnière. 


Eva repose au funérarium Roc, La Roche, 81, impasse Jean Mouillade, ZA l'Horbetoux à La Roche-sur-Yon.

Remerciements à toutes les équipes soignantes et médicales de Mouilleron-le-Captif, du CLRC de St-Herblain et du CHD.


Fleurs naturelles seulement. 


Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Condoléances sur registre et sur


roc-eclerc85.fr


Roc Eclerc, La Roche-sur-Yon, 
02 51 37 27 37.

 (annonce parue dans « Ouest-France » jeudi 26 mai 2016)

 

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Ce blog, centré sur Poggiolo et Guagno-les-Bains, publie rarement des avis de décès d’autres villages. Mais cette annonce fait exception car Eva CLEMENTI était une des petites-filles de Louis CLEMENTI, mort pour la France pendant la guerre de 1914-1918, et de son épouse Francesca, originaire de Soccia.

 

Décès d’Eva CLEMENTI

La vie de Louis et de Francesca a été racontée par Marina CLEMENTI-DAVID, sœur d’Eva, dans un texte très émouvant publié sur ce blog sous le titre « Les bonheurs et les malheurs de Francesca ».

Lire aussi le témoignage de son frère René CLEMENTI:

« Le pompon rouge de Louis ».

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:08

Devant le monument aux morts de Poggiolo, une plaque comporte six noms pour 1939-1945. La liste en a été publiée dans l’article "Les héros de 39-45".

Parmi eux, Marc Jean OTTAVY a été le sujet d'un article publié sur ce blog le 8 mai 2010: "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Mais, comme Pascal VECCHI évoqué dans l’article précédent (Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale), plusieurs autres Poggiolais se comportèrent héroïquement.

 

- Marcel ANGELINI (1923-2010), combattant FFL, chevalier de la Légion d’Honneur.

 

- Dominique ARRIGHI, né en 1922, engagé en juin 1943 comme matelot canonnier dans les FNFL (Forces Navales Françaises Libres).

 

 - Mimi CANALE engagé volontaire, a participé en 1943 au débarquement en Corse. Puis, participa aux campagnes de la 1ère Armée Française en Italie, en Provence, dans les Vosges et  en Allemagne. Il est décédé en 2014 (voir les articles "La campagne d'ITALIE de Mimi CANALE" et "La guerre de Mimi").

 

- Joseph CASALONGA. Né en 1899 à Guagno-les-Bains où il décéda en 1979. Commissaire de police à Nice, il entra dans les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) en adhérant au réseau "Ajax" créé par son collègue Achille PERETTI (qui fut ensuite maire de Neuilly jusqu'à sa mort en 1983 où lui succéda Nicolas SARKOZY). Joseph était P1, c'est-à-dire qu'il continuait à assumer ses fonctions officielles malgré son travail clandestin, essentiellement de renseignement.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

- Archange COLONNA (1924-2013). Engagé volontaire en 1942, il a participé aux campagnes de Tunisie et de d'Italie. Il a débarqué à La Croix-Valmer en août 1944. Il a été blessé au plateau d'Onans puis au col de Chedesdray, près de Belfort. Grand invalide, mutilé de guerre, il était titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre avec étoile d'argent et de la médaille de la valeur militaire avec étoiles d'argent et de bronze. En mars 2009, le titre de chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire lui fut attribué.

 

- Julie COLONNA (1925-2006), sœur d’Archange, agent de liaison dans la Résistance.

 

Philippe Antoine FRANCESCHETTI (dit Filippone) (1901-1970) qui milita dans le réseau des Milices Socialistes de Marseille.

 

- Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013), son neveu, également membre des Milices Socialistes et animateur d’un groupe de résistance scoute.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port  (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

- Toussaint PAPADACCI, né en 1915, militaire de carrière (FFL)

 

- Jules VALENTINI, né en 1924, résistant au sein des FFI

 

Et n’oublions ceux qui souffrirent en Allemagne comme prisonniers de guerre :

- Etienne DESANTI, né en 1908,

- Visconti OLIVA (1913-1977)

 

Ou comme déportés du STO (Service du Travail Obligatoire)

- Philippe FRANCESCHETTI (1922-1996)

 

Il y en eut encore d’autres et on voudra bien excuser les oublis de cet article. Mais il est vrai de façon certaine que les Poggiolais ont répondu «présent»  quand il fallait défendre la liberté.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:02

Le 8 mai est la journée de commémoration de la victoire de 1945 sur l’Allemagne. Moins célébrée que le 11 novembre, elle permet de se souvenir de ceux qui moururent pour la France et dont le nom est inscrit sur le marbre des monuments aux morts. Mais ces plaques ne mentionnent pas tous les militaires qui combattirent avec ardeur pour vivre dans un pays libre. Un héros n’est pas forcément un soldat tué au combat.

Pascal VECCHI fut un de ces héros. 

Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale

Sa contribution à la libération du joug nazi a été très bien décrite par son gendre Philippe DUBREUIL lors de ses obsèques dans l’église de Poggiolo le 13 août 2008 :

 

 

«C'était un homme qui aimait la vie et ses amis étaient nombreux, un homme qui aimait sa famille, un homme qui aimait son village et le village le lui rendait bien. Un homme qui aimait la Corse, Vero où il est né, Sari d'Orcino où il a vécu, Poggiolo qu'il avait adopté. Mais au-delà de ce que chacun voyait et croyait savoir, il y avait en lui un autre personnage, un homme de conviction. Il parlait peu en effet de ces mois sombres mais aussi lumineux de sa vie.

À 18 ans, il s'est engagé à l'automne 1943 et a entamé un long périple qui l'a mené en Afrique du Nord à Koufra, au large de l'Amérique puis en Angleterre. C'est là que s'est préparé avec des milliers de compagnons d'armes ce moment tant attendu de libérer la France occupée.

Il débarque en juillet 44 en Normandie et est engagé au combat sur la poche de Falaise puis de Royan. Avec l'armée Leclerc, sa 2e DB, il fait son entrée le 24 août 1944 dans Paris où il rencontre sa future épouse Julie. Il poursuivra sa route jusqu'au nid d'aigle d'Adolf Hitler à Berchtesgaden. Son courage, son engagement ont été récompensés par de nombreuses distinctions et médailles à titre militaire (Croix de guerre 1939-1945 et American Legion) ainsi que des citations à l'ordre de l'armée. (…)

C'était cela Pascal, il était exubérant mais aussi secret, courageux, épris de liberté, amoureux de sa Corse et de son pays, un exemple pour les jeunes de demain».

Ainsi que l’écrivit le correspondant de «Corse-Matin», «C'était de tout cela que témoignaient les deux drapeaux recouvrant son cercueil, le drapeau corse et le drapeau tricolore.»

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:00

La bataille de la Somme, en 1916, a été meurtrière pour les Poggiolais (voir "Pas de Poggiolais à Verdun"). De son côté, un combattant originaire d’Orto a survécu, ce qui est à l’origine de la chapelle de Saint Elisée. Le numéro de mars du bulletin «Inseme» explique ce point d’histoire peu connu.

 

La Grande Guerre, pour la Corse, a été une véritable catastrophe humaine dont elle ne s'est jamais totalement remise. Depuis le village d'Orto, un grand nombre de ses enfants est parti afin de défendre la Mère patrie. Sans doute, le cœur serré, voyaient-ils s'éloigner les côtes de leur île et les visages de ceux si chers à leur cœur.

Parmi ces soldats, deux frères, Jules et Pierre BONIFACJ. Jules est officier d'artillerie. Son régiment l'a conduit dans la Somme. Là, c'est l'horreur indescriptible. Un jour, pire que les autres, où les obus pleuvent abondamment, l'un d'eux se dirige vers Jules, frôle ses jambes, mais....  n'explose pas ! Le militaire est profondément troublé. Très croyant, il fait le vœu suivant: «si cette guerre m'épargne, je ferai édifier une chapelle sur le Mont Saint Elisée»

La Grande Guerre et Saint Elisée

Dès la fin de la guerre, Jules, son frère Pierre, tous deux pratiquants, mécènes et modestes, respectent, accompagnés par leurs épouses, le serment fait un jour d'épouvante. Jules, maître d’ouvrage, et son épouse Radégonde veillent très attentivement à la réalisation du projet: ils prennent donc très régulièrement le chemin des montagnes.

Le Chanoine PASTINELLI, natif d'Orto, coiffant la casquette de maître d'œuvre, surveille également la bonne exécution des travaux (plans, emplacement sont par lui décidés). L'édification de la chapelle va fondamentalement modifier les habitudes: avant guerre, les pèlerins montaient à Saint Elisée dans la nuit du 28 au 29 août.

Le chemin était éclairé par de nombreux bûchers; l'aube voyait le retour vers le village. Les femmes chapeautées, de long vêtues, certaines montant en amazone, récitaient le rosaire tout le long du chemin.

 A présent, le 29 août, répondant à l'appel de la cloche, avec le lever du jour, les pèlerins de tous âges grimpent toujours en procession vers le mont Saint Elisée et sa chapelle.

Venant du canton, de plus loin encore, isolé ou en groupe, nu-pieds ou non, le pèlerin animé par la foi et l'espérance se dirige, non sans effort, vers le lieu consacré. Les derniers mètres étant les plus difficiles, l'arrivée dans le beau cadre bucolique est un soulagement. Tous se congratulent: les familles reconstituées en tribus, et leurs amis. Certains ne se retrouvant que ce jour-là. Selon la coutume, au pied de la statue de saint Elisée chacun fait brûler des cierges. Que de souhaits à écouter!

La cloche appelle les fidèles pour l'office en plein air et la procession lui succédant. Les yeux levés vers les cieux, munis du coutumier bouquet de genévrier (la plante bénie suscitera de bons augures dans les foyers), tous se recueillent. Prières et chants expriment ce que l'homme a de plus profond.

La Grande Guerre et Saint Elisée

La statue portée vers la vallée semble la protéger. C'est le moment où la cloche de l'église Sainte Marie d'Orto répond à l’appel. Les villageois s'unissent aux pèlerins, prient et chantent de concert. Cantique à San-Liseo, Diu vi Salvi Regina et bénédictions clôturent la célébration dont la fin est très bruyamment saluée. Chacun souhaite se restaurer. Ainsi, s'effectue une longue pause à la fontaine où se joue la seconde phase de la journée: «Après l'effort, le réconfort ».

Aux alentours du point d'eau, comme depuis un poste d'observation, l'on peut voir des têtes émerger des fougères. Tous se retrouvent à proximité de la source, pour l'eau du repas mais principalement l'apéritif. Pendant ce temps, apparaissent dans l'herbe tous nos succulents mets traditionnels (chrétien incontestablement, épicurien, sûrement). Le porteur d’eau revient vers les siens au moment où l'on ne l'attend plus, en chantonnant et les jambes flageolantes. Mais que contient-elle donc l'eau de la source Saint EIisée ? Ces joyeux moments se prolongent tard dans l'après-midi avec une balade au lac de Crena, aux bergeries de Livru. Plus tard dans la soirée, les montagnes retrouvent leur sérénité et notre belle jeunesse danse jusqu'au lever du soleil.

Depuis près de cent ans, avec le soleil ou la pluie, le grand Saint Elisée accueille en sa chapelle haut perchée des générations d'âmes croyantes. Combien de vœux ont-ils été exaucés grâce à son intercession? Nul ne le sait. Ils sont certainement nombreux!!! C'est un secret bien gardé au fond des cœurs/dans le huis clos familial. De Saint Elisée, il est dit: «Pendant sa vie, il fit des prodiges (extraordinaires), résurrection du fils de la femme de Sunem et après sa mort il opéra des merveilles».

Concernant la construction de sa chapelle, nos anciens toujours parmi nous, étant trop «jeunes», les souvenirs précis (datations) sont enfuis dans la nuit des temps, toutefois:

* Ami pèlerin, jamais n'oublies ceux qui ont participé à sa construction et les bénévoles œuvrant actuellement pour la sauvegarde de notre patrimoine spirituel.

* Ami pèlerin, jamais n'oublies les Célébrants, Pères Oblats du Couvent de Vico, nous accompagnant par tous les temps.

*Ami pèlerin, jamais n'oublies la belle histoire de Jules BONIFACJ, dont la dévotion est à l'origine de notre si belle fête. Du chaos peut naître la Lumière!!!

Afin d'éclairer le lecteur, plusieurs personnes, non sans émotion, ont communiqué leurs souvenirs: Hubert-Radegonde et Joëlle, petits-enfants de Pierrc Bonifacj, Agathe Dore, Jean-Pierre Paoli, les familles Battesti / Massimi, cousins des Bonifacj.

 

 

Pierrette-Santa Massimi

 

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:00

Pas de Poggiolais à Verdun, tel était le titre de l’article qui, à l’occasion du centenaire de cette bataille, remarquait qu’aucun Poggiolais n’avait été tué à cet endroit. Par contre, cinq périrent dans la Somme dont DEMARTINI Jean Toussaint le 9 février, voici cent ans et presque un mois.

La grande offensive alliée, qui échoua lamentablement, débuta le 1er juillet. Mais les combats étaient déjà quotidiens. Jean Toussaint y faisait allusion dans sa dernière lettre, écrite le 4 février 1916 à ses Parents... Il ne lui restera que 5 jours à SURVIVRE !

La dernière lettre de Jean Toussaint
La dernière lettre de Jean Toussaint

En voici le texte :

 

Mes chers parents,

Je me porte toujours bien, je vous en souhaite autant.

Depuis 6 jours on se bat. Tout va bien pour le moment. Je vous embrasse 

Toussaint

 

Merci à Philippe PRINCE pour ce document si émouvant.

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DEMARTINI Jean Toussaint était né le 1er novembre 1889 à Poggiolo, de François Antoine DEMARTINI (1845-1920) et de Maria Graziosa DESANTI, son épouse (1858-1948).

Il s’était engagé dans l’armée en 1907. Après cinq ans au 3ème régiment de zouaves, il se rengagea dans les troupes coloniales.

Jean Toussaint participa  aux combats de 1914 contre les Allemands du Togo et du Dahomey. Il fut même cité à l’ordre des troupes du groupe de l’AOF (Afrique Occidentale Française) et fut blessé à la jambe au combat de Khra (Togo) le 21 août 1914.

Devenu sergent, il rentra à Marseille en mai 1915. Quand il tomba au combat le 9 février 1916, il était passé au 24ème régiment d’infanterie coloniale depuis décembre 1915.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 18:00

Le 21 février 1916, en lançant leur grande offensive sur Verdun, les Allemands faisaient démarrer la plus grande bataille de la première guerre mondiale. Avec un tiers de million de morts et un peu plus de blessés, son bilan ne fut dépassé que par Stalingrad lors du second conflit mondial.

Les cérémonies, les émissions de télévision et les publications ne vont pas manquer pour évoquer le centenaire de cette bataille acharnée. A ce propos, il faut citer l’excellent dossier réalisé par Sébastien OTTAVI dans le numéro du 19 février de «Settimana», le supplément de «Corse-Matin». Ne se limitant pas à Verdun, il rassemble des documents et les plus récents travaux sur les Corses et la Corse en 14-18. Des légendes sur l’ampleur des pertes insulaires ou sur l’existence de «régiments corses» y sont battues en brèche.

Pas de Poggiolais à Verdun

Curieusement, Verdun ne compte pas beaucoup pour Poggiolo.

En effet, sur les trente Poggiolais qui donnèrent leur vie pendant cette guerre, aucun ne tomba à Verdun.

Sur les six morts de l’année 1916, un, le lieutenant ANTONINI Pierre Toussaint, décéda à Salonique, en Grèce, où il est enterré. Les cinq autres sont morts dans le 80, le département de la Somme, bien loin de Verdun :

3-DEMARTINI Antoine Francois    08/07/1916    Assevillers (80)

6-DEMARTINI Jean Toussaint    09/02/1916    Cappy (80)

10-DESANTI Jean Antoine Martin    03/08/1916 (80)    

14-MARTINI Martin    03/09/1916 Cléry-sur-Somme (80)    

18-PATACCHINI Jean André Zacharie    13/08/1916 Curlu (80)    

 

Les numéros correspondent à la carte, publiée dans l’article «Où les poilus poggiolais sont-ils tombés?», qui montre les lieux de décès des trente héros poggiolais.

Pas de Poggiolais à Verdun

L’année 1916 fut aussi celle de la bataille de la Somme engagée, elle, sur l’ordre de JOFFRE et qui fut un échec pour les Alliés. Il y eut beaucoup de morts et blessés, dont une majorité de Britanniques, entre le 1er juillet et décembre 1916. Mais elle fut moins connue que celle de Verdun.

Il est à remarquer que DEMARTINI Jean Toussaint est mort dans cette zone le 9 février, avant le début de cette offensive.

Pour éviter l’épuisement des soldats, PÉTAIN institua une rotation qui amena à tour de rôle près des 2/3 des unités françaises dans cette bataille. Si aucun soldat de Poggiolo n’a été tué à Verdun, plusieurs s’y battirent quand même.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 18:03

Les Russes qui débarquèrent du «Rion» dans le port d’Ajaccio en 1921 étaient les vaincus de la terrible guerre civile qui déchira l’ancien empire des tsars à partir d’octobre 1917 (voir articles précédents: "Des Russes dans les Deux Sorruet "Où sont les traces des Russes ?"). Ce genre de conflit est toujours favorable à la floraison de chants destinés à donner du cœur au ventre aux soldats. Ce fut le cas en Russie avec «Les partisans» dont la popularité donna plusieurs versions... et même une en langue corse.

 

 

Cette chanson eut une histoire compliquée. Plusieurs des informations  de cet article viennent de Wikipedia.

Le «Chant des partisans de l'Amour» (connu aussi sous le titre «Par les monts et par les vallées») est une chanson russe de 1828 remise au goût du jour avec un nouveau texte de GUILIAROVSKI en 1915 («Marche des fusiliers de Sibérie») et populaire dans tous les camps lors de la guerre civile russe.


Le 27 juin 1919, le colonel Anton TOURKOUL demanda au compositeur Dimitri POKRASS un nouveau texte comme hymne pour l’unité qu’il commandait et qui faisait partie de l’armée WRANGEL. Le 29 juin, retentit pour la première fois le «Chant du régiment de DROZDOVSKI», du nom d’un général qui avait traversé l’Ukraine pour rejoindre l’armée blanche en 1918. 

Mikhail Drozdovski

Mikhail Drozdovski

La même mélodie fut également utilisée par les bolchévicks de l’Armée Rouge. Les paroles évoquent la conquête de la région de Vladivostok sur les contre-révolutionnaires. Intitulée «Les partisans», cette chanson est parfois appelée en français: «A l’appel du grand LÉNINE». Elle fut très utilisée par les Soviétiques lors de la seconde guerre mondiale. Il paraît même qu’elle inspira Maurice DRUON quand il écrivit «Le chant des partisans» devenu l’hymne de la Résistance française.

 

Dans les années 1960, le «Chant des partisans blancs» a été écrit par Alain Sanders et Bernard Lugan, alors militants étudiants de la royaliste Action Française, dans le contexte d’un Quartier Latin très agité par les bagarres entre gauchistes et extrême-droite. Toujours avec la même musique, les paroles font l’apologie des troupes de DENIKINE qui «traquaient TROTSKY tremblant». Cette version eut, et a toujours, un grand succès dans les milieux nationalistes français.

 

En 1990, dans son album « Cuntrasti e ricuccate», le groupe insulaire CHJAMI AGHJALESI chanta «U partigianu». Véritable proclamation politique en faveur d’une révolution sociale et nationale de la Corse, le refrain en est «Liberendu la Nazione/ Feremu a revoluzione» (en libérant la Nation, nous ferons la révolution).

 

Selon son tempérament et ses idées, chacun peut écouter l’enregistrement qui lui convient :

- «Le chant du régiment de Drozdovski», le texte russe blanc

- «A l’appel du grand Lénine», la chanson de l’Armée Rouge présentée ici en langue française :

- «Les partisans blancs», la version française contre-révolutionnaire :

- «U partigianu», le manifeste indépendantiste corse (avec les paroles en corse et en français)

- une très belle version italienne apparue pendant la seconde guerre mondiale :

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:59

La tradition corse d’hospitalité a souvent été évoquée à l’occasion de l’afflux récent en Europe d’immigrants venant du Proche-Orient et d’Afrique. La Corse n’est actuellement pas vraiment touchée directement. Mais il y eut des moments où elle connut une brusque arrivée d’étrangers. En 1921, les migrants aboutissant en Corse étaient des Russes.

Le regretté Mimi CANALE l’avait rappelé en avril 1998 dans le bulletin «INSEME», lors d’un entretien sur ses souvenirs :

«L’exploitation forestière était très importante. Il y avait plusieurs scieries le long du fleuve (…). En plus, il y avait une scierie de bois et, après la guerre de 14/18, une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café. Les camions venaient charger les billots vendus du côté de Sagone.»

Mimi CANALE

Mimi CANALE

Qui étaient ces Russes ? Pourquoi se sont-ils retrouvés dans les Deux Sorru ?

Nous pouvons trouver des réponses dans l’article «Les Russes en Corse» publié en 1998 dans la revue « Études Corses» n°49. L'auteur, Bruno BAGNI, est professeur agrégé d'histoire à Toulon. Le texte suivant s’inspire de ce texte, accessible à l’adresse :

http://leon.tourtzevitch.pagesperso-orange.fr/corse.pdf

 

En Russie, après la prise du pouvoir par les bolchéviks (communistes) dirigés par LÉNINE  en 1917, une guerre civile éclata. A l’Armée rouge organisée par TROTSKI, s’opposaient les troupes blanches en majorité monarchistes mais comprenant aussi des républicains modérés. Après de grands succès, les troupes de DENIKINE, WRANGEL, KOLTCHAK, KORNILOV, MILLER et IOUDENITCH battirent en retraite.

général WRANGEL

général WRANGEL

Les derniers combats eurent lieu en Crimée avec l’armée WRANGEL. En novembre 1920, les rescapés évacuèrent Sébastopol sous la protection de la flotte française. 146.200 réfugiés, dont 29.000 civils, arrivèrent à Constantinople. Certains trouvèrent ensuite refuge dans les Etats balkaniques, d’autres, croyant à des promesses de pardon, retournèrent dans la Russie communiste. En avril 1921, il restait encore 55.000 personnes dans les camps de réfugiés dont la France devait s’occuper. Le Brésil accepta d’en recevoir pour servir comme travailleurs agricoles. Le vieux paquebot « Rion », qui avait fait partie de la flotte WRANGEL, quitta la Turquie le 26 avril 1921 en direction de l’Amérique du Sud avec plus de 3700 réfugiés russes à bord. Les avaries provoquèrent une escale à Messine puis l’obligèrent à s’arrêter à Ajaccio.

 

Le matin du 15 mai, les Ajacciens découvrirent ce navire ancré dans le golfe. Comme l’écrit Bruno BAGNI, «Voilà une petite cité insulaire de 20.000 habitants, qui voit en une journée sa population augmenter de 20%. Et qui sont ces 3.700 nouveaux venus? Des Russes, des Ukrainiens, des Cosaques, bref, quelque chose de plutôt exotique sous ces latitudes... Aucun doute sur ce point: l'arrivée du "Rion" a été L'ÉVÉNEMENT de l'année à Ajaccio».

le "Rion"

le "Rion"

Les initiatives de la population ajaccienne pour aider les exilés furent nombreuses. A partir du 1er juin, les Russes furent autorisés à chercher un travail en Corse. Ils s’éparpillèrent et l’on compta : 20 Russes à Bastelicaccia, 17 à Zigliara, 14 à Eccica Suarella, 15 à Serra di Terro, 10 à Afa, 13 à Campo, 21 à Guarguale, 24 à Cauro, 30 à Grosseto-Prugna, 14 à Ucciani, 13 à Vico, et 35 à Calcatoggio... Globalement, leur présence fut très paisible.

Cependant, le gouvernement français affrêta deux vapeurs, l'"Aquitaine" et la "Provence", pour les envoyer au Brésil, comme cela avait été prévu: 1.075 Russes embarquèrent… et 458 revinrent, les Brésiliens les ayant jugés inaptes au travail agricole.

Il fut alors décidé de les renvoyer tous à Constantinople. A cet effet, le "Burgeister von Melle" se présenta le 13 septembre dans le port d’Ajaccio. Mais, une rumeur ayant couru que les réfugiés allaient être livrés aux communistes de Russie, nombre d’entre eux s’enfuirent, souvent cachés par la population ajaccienne, scandalisée qu'on envoie ces braves gens à une mort certaine. Finalement, le "Burgeister von Melle" repartit avec seulement 650 Russes.

A la fin de l’année 1921, il restait 1.500 Russes blancs en Corse.

C'est finalement le 15 juin 1922 que ferma la caserne Livrelli qui servait de centre d’hébergement. Les réfugiés avaient pu s’installer où ils voulaient et où ils pouvaient. En tout cas, ils n’étaient plus à la charge du gouvernement français (et des contribuables). Très vite, un fort courant migratoire fit partir les Russes de Corse vers le continent, où ils espéraient trouver de meilleurs salaires.

Leur nombre dans l’île chuta rapidement puis remonta légèrement.

Bruno BAGNI en arrive à estimer que, finalement, «environ 200 passagers du "Rion" ont dû faire souche en Corse».

Il précise :

«Les travailleurs russes ont été soigneusement dispersés dans l'île. En janvier 1922, des réfugiés sont officiellement signalés dans 80 communes corses. Le saupoudrage est étonnant: à l'exception d'Ajaccio, qui abrite dans la première moitié des années 20 une communauté d'une centaine de Russes, on n'observe nulle part ailleurs de concentration importante; tout au plus relève-t-on entre 15 et 20 individus à Bastia en 1924, et 12 à Volpajola la même année. Partout ailleurs, il n'y a jamais plus de dix réfugiés par commune à partir de 1923. Dans beaucoup de villages, "U Russio", comme on l'appelle le plus couramment, est le seul étranger. On signale par exemple un individu isolé au début de 1923 à Zivaco, Grosseto Prugna, Albitreccia, Guagno, Cargèse, Appietto, Evisa, Letia, Urbalacone, Ciamannacce, Cozzano, Vero, Ucciani, Ota, Cutoli, San Nicolao, Penta di Casinca, Ile Rousse, Corte et Giuncheto.

En 1939, le processus de naturalisation est terminé, puisqu'on ne trouve alors en Corse plus que 3 réfugiés russes, lesquels n'ont vraisemblablement pas souhaité devenir français.»

 

Que se passa-t-il pour les Russes de Guagno-les-Bains ? Dans l’entretien accordé par Mimi COLONNA à «INSEME», on peut lire :

«Comment se fait-il que la colonie de Russes Blancs n’ait pas fait souche ici ?

- Non, il ne reste personne sauf Véronique, la fille de Léonard qui était contre-maître chez ARNAUD et qui ensuite a travaillé à Sagone».

En tout cas, le relevé des tombes dans le cimetière de Guagno-les-Bains, effectué par Joëlle LAGRANGE, ne donne aucun nom d’origine slave.

Voir liste complète à l’adresse :

http://www.francegenweb.org/~cimgenweb/result_com.php3?id=12&dpt=20

 

Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Faisant la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :

«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».

Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto.

Même s’il reste quelques noms slaves en Corse, tous les passagers du «Rion» et leurs descendants se sont complètement intégrés et sont devenus de vrais Corses.

 

Il ne reste donc plus de traces du village russe de Guagno-les-Bains, qui était peut-être au pied de Libbiu. La scierie où les Russes travaillaient aurait-elle été celle qui fut un temps installée dans les ruines de l’ancien hôpital militaire ? Pourquoi sont-ils partis ? Parce qu’il n’y avait plus de travail ?

Mimi étant né en 1923, ses souvenirs doivent dater des années 30, ce qui pose la question de savoir si ces travailleurs étaient d’anciens passagers du « Rion » ou d’autres exilés passés par le Continent.

Autre question : pourquoi la mémoire collective poggiolaise a-t-elle totalement occulté ces faits?

La question des Russes dans les Deux Sorru est un domaine à étudier. Ce blog accepterait volontiers d’y contribuer en publiant des témoignages ou des documents sur ces immigrants particuliers.

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il existe une association de descendants de Russes en Corse. Elle a un site dont l'adresse est: 

http://www.kalinka-machja.com

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