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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 17:55

 

Actuellement toujours synonyme de retour des beaux jours, des vacances et des moments agréables, le mois de juin n'eut pas cette saveur voici exactement cent ans.

 

En juin 1922, dans les villages corses, on se préparait à accueillir des cercueils.

 

Pendant longtemps, les cadavres jonchant les champs de bataille étaient ensevelis sur place, sauf pour quelques grands généraux.

 

Avec la première guerre mondiale, des nécropoles et des ossuaires rassemblèrent les restes de nombreux soldats. Mais des familles voulaient que leur enfants reposent dans leur ville ou village d'origine. De nombreux transports furent organisés et il fallut du temps.

 

 

Ainsi, ce fut le cas pour au moins un Poggiolais qui est mentionné dans un journal quotidien. "Le Petit Marseillais" du 12 juin 1922 contient un encadré intitulé "Le Retour de nos Morts Glorieux". il annonce que, ce jour-là, le navire "Liamone" doit partir pour la Corse avec les cercueils de vingt-cinq soldats insulaires provenant de Creil et d'Orient.

 

Le retour des morts à Poggiolo

Le Liamone devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. 

 

Le dernier nom de la liste est "Desanti Jean, sergent, Poggiolo".

 

Il s'agit de Jean Toussaint DESANTI, fils de François-Marie DESANTI (1865-1902) et de son épouse Françoise COLONNA (1868-1942). Il est né le 29 avril 1892 à Poggiolo.

 

Alors que, comme beaucoup de Sorrinesi, il habitait en Tunisie, il s'engagea dans l'armée à l'âge du service militaire. Le 18 mars 1913, il entra au 4e régiment de marche des tirailleurs algériens. Il devint sergent au début de la guerre, le 12 septembre 1914.

 

Mais, quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1914, il mourut au combat à Crouy, dans la Somme. Il fut le quatrième des trente Poggiolais victimes de cette guerre. Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo sous l'identité de "DESANTI JEAN" et il lui est donné le grade de "sergent major" au lieu de "sergent".

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Son corps, placé dans la nécropole de Creil, fut ramené par train jusqu'à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué le 12 pour être inhumé dans son village de naissance presque huit ans après son décès.

 

Un cœur gravé signale toujours sa présence dans la chapelle funéraire de la famille DESANTI-BARTOLI..

 

Photo Michel Franceschetti

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE

 

D'autres familles durent attendre pour voir revenir les cendres de leurs héros.

 

Ce ne fut pas spécifique à 1914-1918. A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs années furent nécessaires avant le retour du corps de Marc Jean OTTAVY, mort le 19 novembre 1944 à Pont-de-Roide (Doubs) où il fut d'abord inhumé. Sa tombe fut entretenue par une famille de cette commune jusqu'à ce que le transfert vers le caveau familial à Poggiolo put être organisé.

 

 

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 18:00

 

Le lieu montré par cette photo est connu: le Fragnu, à l'entrée de Poggiolo, avec la route qui, venant de Guagno-les-Bains, se sépare entre la partie conduisant à Orto et celle allant à Soccia.

 

Cet endroit, qui doit son nom à la présence ancienne d'un moulin à huile, a toujours été marqué par la présence d'une croix en bois qui a plusieurs fois été remplacée, la dernière fois en février 2015. Elle est plantée sur des rochers qui peuvent servir de sièges plus ou moins confortables, comme l'ont fait les deux hommes de cette photographie. Ils sont bien habillés à la mode de 1925-1930: costume, chemise blanche, cravate, chapeau. Peut-être était-ce un dimanche ou un jour de fête.

 

Leurs identités ont été données par le regretté Xavier PAOLI qui avait utilisé cette image pour l'exposition du 16 août 1999 (voir l'article "Quand les Poggiolais regardaient leurs ancêtres").

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu

Le personnage de gauche se nommait Toussaint CECCALDI. Nous n'avons pas pu faire des recherches sur lui mais il faisait partie d'une famille connue  Si vous avez des renseignements, faites-en part au blog.

 

A droite et en avant, se trouve François SIAS. Nous allons porter notre attention sur lui.

 

Son nom n'a rien de corse. Son père, Napoléon Auguste SIAS, était né à Marseille en 1855. Il s'établit à Poggiolo comme cordonnier. A cette époque-là, les artisans étaient nombreux dans les villages dont les habitants allaient rarement faire des achats en ville.

 

De son union avec Marie-Hélène BONIFACJ (d'après l'état-civil d'Orto) ou BONIFACCI (d'après l'état-civil de Poggiolo) qui était née en 1861 à Orto, naquit François le 18 août 1899.

 

Il s'engagea le 19 janvier 1918 dans l'armée et fut l'un des près de quatre-vingt-dix Poggiolais ayant participé à la première guerre mondiale. Il fut affecté à l'artillerie lourde. Après l'armistice du 11 novembre 1918, il fit partie de l'armée du Levant jusqu'à sa démobilisation, le 12 février 1922.

 

La seconde guerre mondiale le rattrapa: il dut reprendre l'uniforme le 2 septembre 1939 pour rejoindre un dépôt du train des équipages. Il fut démobilisé le 6 août 1940, après la défaite française.

 

Il décéda à Poggiolo le 1er octobre 1958.

 

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu
Hier et maintenant: repos au Fragnu

 

Même s'ils ont été légèrement arrangés et un peu réduits pour mieux installer les diverses versions de la croix, les rochers sur lesquels s'assirent Toussaint et François sont toujours là. Mais, à l'époque, l'arbre du fond ne s'était pas encore développé.

Hier et maintenant: repos au Fragnu
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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 10:40

 

L'affaire des manuscrits de Louis-Ferdinand CÉLINE est évoquée ce soir vendredi 19 novembre sur France 5, à 20h55, dans la série "Le doc stupéfiant".  Poggiolo et Oscar ROSEMBLY y ont leur place.

 

L'émission intitulée "Céline, les derniers secrets" développe, au bout de 46 minutes,  la piste poggiolaise, à savoir qu'Oscar ROSEMBLY, qui fut très proche de l'écrivain, aurait volé les manuscrits et les aurait cachés à Poggiolo.

 

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

Contrairement à ce que croyait Céline, Oscar n'était pas juif.

 

On peut assister à une discussion entre Véronique CHOVIN, une des ayants-droit de l'écrivain, et Pierre MARTINI, cousin d'Oscar ROSEMBLY, devant la fontaine du Lucciu.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

Pierre MARTINI explique que, à son avis, les manuscrits volés par Oscar à la libération de Paris, ont été cachés dans la soupente de la maison où il habitait au village.  

 

Il montre le lieu à Véronique CHOVIN qui trouve cette histoire comme la plus vraisemblable.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar
Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

A l'occasion de ce documentaire, des vues originales de Poggiolo ont été filmées par drone.

 

Poggiolo à la télévision avec Pierre et Oscar

 

L'émission est disponible sur le site de France télévision.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 18:04

 

Marina CHOVIN a publié dans ARRITTI, l'hebdomadaire nationaliste corse (numéro 2722 du 11 au 17 novembre), un troisième article sur notre village.

 

Après les églises et cimetières de Poggiolo et l'histoire de Guagno-les-Bains, elle revient sur le cas d'Oscar Rosembly, dont le nom a été cité à propos de la redécouverte de manuscrits inédits de Céline.

 

Son texte contient quelques différences avec la biographie telle qu'elle a été publiée sur ce blog (voir ICIICI et ICI). Mais qu'importe, car peut-être bien que, comme il est marqué en conclusion: "tuttu hè falsu".

 

Une précision est à retenir: son surnom de Poulo (et non pas de Paulo) vient du bagne vietnamien de Poulo Condor.

 

 

U Pighjolu (terza parte)

 Oscar Rosembly

 

Salute à tutte è à tutti. Cumpiemu sta settimana a nostra scuperta di u Pighjolu cù una figura impurtantìssima: Oscar Rosembly.

 

St’omu rinumatu da per lu mondu sanu, nascì à u Pighjolu in 1909. A so mamma si dete sempre di rimenu pè a fama di u so figliolu chì u babbu era mortu nanzu à a so nàscita.


Si n’andonu in Parighji. Tandu, stava Oscar ind’u stessu quartieru chè u pittore Gen Paul è u scrittore Louis- Ferdinand Céline. Per amicizia, fece a cuntabilità di Céline ma a so vita era in astrò. U so primu mistieru di prima trinca fù « assistant parlementaire » di u ministru Camille Chautemps. Schjattò a siconda guerra mundiale è Rosembly, ghjudeiu, entrì ind’a resistenza. Turturatu da a Gestapo, messe à scianchighjà. Da quì u so cugnome di Poulo: à l’èpica, ind’u Vietnam, c’era un bagnu chjamatu Poulo Condor chì e cundizioni èranu terrìbile: quellu chì si ne surtia, ciò ch’ùn accadìa micca spessu, era accasciatu. Di 1944, Céline scappò cù moglie è ghjattu in Allemagna. Ma Oscar li fece una prumessa: tenerà i manuscritti accatastati ind’u so appartamentu sin’à u so vultà.

 

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

Maison d'Oscar Rosembly à Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

A so vita u purtò à viaghjà: fù sottuprefettu di a Martinica, viceconsule di Svezia, direttore d’una sucetà di prudutti oleaginosi, gurù per isse Mèriche ed hè longa a lista di i so successi. Si maritò di 1947 cù a figliola d’un giuvellieru è t’èbbenu una figliola Marie-Luce. Oscar a tenia quant’un tesoru è, quandu scelse di vultà à u Pighjolu, li cunfidò i manuscritti di Céline, postu chì a soia a casa paria un chjostru.


Di fatti, Oscar Rosembly t’avia per mottu « mens sana in corpore sano». Or’dunque, si bagnava tutte e mane ind’a funtana di u Lucciu, sottu à a so casa, nudu è untu d’oliu cum’è in l’Antichità greca. Decidì di stà senza ellettricità è di fà astinenza. Cantava chì paria un rusignolu: sopratuttu òpere taliane, sunendu di pianuforte. Si n’andò di 1990 è, seguitendu e so ùltime vulintà, nimu l’accumpagnò sin’à u campusantu. Quellu chì si ne cumprò a so casa era baulu: ùn sapia micca u valore di tuttu ciò chì Oscar avia passatu parechji anni à buscà: per ellu era tuttu mullizzu, è ghjittò tuttu. Anc’assai chì i manuscritti di Céline èranu à l’agrottu ind’è Marie-Luce in Corti. L’avia tenuti perchè chì Céline vulia ringrazià u so amicu Rosembly. Marie-Luce i deste à un ghjurnalistu tercanu, di gràtisi, da ch’elli fùssinu stampati.


«Hè tuttu falsu!» Cumu hè falsu? «Iè: O amicu lettore, sàppia chì ci hè d’un latu a vita di Rosembly è d’un astru quella ch’ellu vulia campà. Tù ci ai contu u versu d’Oscar. Eo a dicu torna, tuttu hè falsu. » 


Marina Chovin.

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 18:06

 

Le temps humide n'a pas empêché la tenue de la célébration du 11 novembre à Poggiolo. 

 

Les élus et les habitants présents se sont réunis auprès du monument aux morts.

 

Après un mot du maire Jean-Laurent, Lucie a lu le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

 

Puis, le maire et le premier adjoint Jean-Silius ont déposé une gerbe au pied du monument qui était abondamment décoré de fleurs et de drapeaux. 
 
 
Après une minute de silence, un apéritif convivial a terminé la matinée.
 

 

Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti
Photos Bernard Franceschetti

Photos Bernard Franceschetti

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 12:00
Cérémonie à Soccia

 

Le maire Jean-François Bartoli convie toute la population de Soccia

 

le jeudi 11 novembre

à 11h30

 

à une petite cérémonie devant le monument aux morts.

Après le discours et le dépôt de gerbe, s'ensuivra un moment convivial. 

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 18:00

 

La cérémonie de commémoration de l'armistice de 1918 et du souvenir des Poggiolais morts pendant les guerres aura lieu devant le monument aux morts de Poggiolo

 

jeudi 11 novembre à 10h30

 

et sera suivie d'un apéritif offert par la mairie.

 

 

Les Poggiolais n'oublient pas le 11 novembre

 

 

 

 

Rappel: durant le mois d'octobre, ce blog a publié les biographies des trente Poggiolais dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts du village.

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 18:09
Les trente noms du monument: Pinelli et Vinciguerra (6)

 

 

PINELLI Dominique Félix

 

Né le 21 novembre 1889 - Décédé le 8 mars 1915.

Parents : Dominique Antoine PINELLI et Agathe Marie DEMARTINI.

Taille : inconnue

Engagé en octobre 1910 au 141e RI (régiment d'infanterie), rengagé en 1913 au 163e RI.

Devient sergent le 6 septembre 1914.

Mort pour la France le 8 mars 1915 à Bernécourt (Meurthe-et-Moselle).

Inhumé dans la nécropole nationale de Flirey (Meurthe-et-Moselle). Tombe n°118 avec l'inscription "PINELLI Dominique sergent 163e RI MORT POUR LA FRANCE LE 08.03.1915".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Dominique Félix sergent ».

Tombe de Dominique Félix PINELLI à Flirey. Site geneanet.com.

Tombe de Dominique Félix PINELLI à Flirey. Site geneanet.com.

 

 

PINELLI François, l'Ajaccien

 

Né le 17 février 1889 à Ajaccio - Décédé le 1er janvier 1920.

Parents : Jean-Baptiste PINELLI et Aline MENU.

Taille : 1,80 m.

Engagé en 1907 au 40e RI (régiment d'infanterie).

Est au 13e BAP (bataillon d’artillerie à pied) en 1909 et au 7e RAP (régiment d’artillerie à pied) en 1910.

Maréchal des logis en octobre 1910.

Quitte l’armée en octobre 1912.

Rappelé le 3 août 1914, est réformé le 14 août pour une affection contractée au service.

Décède des suites de guerre le 1er janvier 1920 à Ajaccio.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI François maréchal des logis fils » avec une accolade le réunissant à son père Jean Baptiste (prénommé seulement Baptiste sur le monument).

.

 

 

PINELLI Jean Baptiste, le vétéran de 1870

 

Né le 21 août 1848 - Décédé le :15 juillet 1917.

Parents : Noël PINELLI et Lucie NESA.

Engagé en 1866 au 28e régiment d'infanterie de ligne.

Participe à la guerre contre l’Allemagne en 1870.

Prisonnier du 29 octobre 1870 au 14 mai 1871.

Fait partie de l’armée de Versailles du 27 mai au 7 juin 1871.

Marié à Aline MENU le 3 octobre 1876.

Quitte l’armée le 1er août 1885 comme capitaine-adjoint-major et devient greffier de la justice de paix à Ajaccio.

Capitaine de réserve en 1893.

Chevalier de la légion d’honneur en janvier 1907.

Au début de la guerre, est capitaine au 116e RIT (régiment d'infanterie territoriale).

Décède le 15 juillet 1917 dans un hôpital parisien des suites de maladie non contractée en service.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Baptiste capitaine père » avec une accolade le réunissant à son fils François.

 

Le plus âgé de tous les inscrits du monument.

 

 

 

PINELLI Jean Toussaint, de Constantine

 

Né le 22 octobre 1891 à Poggiolo- Décédé le 14 avril 1918.

Parents : Antoine François PINELLI dit Pinnillone (né à Guagno-les-Bains en 1864, mort à Poggiolo en 1944) et Marie Dominique MARTINI. Grand-oncle de Joël et Hervé CALDERONI.

 

Jean Toussaint PINELLI avec ses sœurs et ses parents à Constantine vers 1905.

Jean Toussaint PINELLI avec ses sœurs et ses parents à Constantine vers 1905.

Employé de commerce à Constantine, est incorporé le 2 octobre 1912 au 4e zouaves en Tunisie.

Caporal-fourrier le 2 août 1914. Sergent le 6 mai 1915.

Evacué du front le 9 juillet 1915 pour blessure, repart au front le 2 décembre.

Cité à l’ordre du régiment le 20 mars 1917.

Nommé le 24 mai 1917 sous-lieutenant au 3e RMZT (régiment mixte de marche de zouaves et tirailleurs).

Cité à l’ordre du corps d’armée le 22 juin 1917 et à l’ordre de la division le 14 novembre 1917.

Meurt le 14 avril 1918 dans l’ambulance 2/10 à Vandeil-Caply (Oise) des suites de blessure (balle dans la région scapulaire gauche).

Enterré dans le carré MARTINI du cimetière communal de Poggiolo.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PINELLI Jean Toussaint sous lieutenant ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "PINELLI Jean".

Inscription sur le monument aux morts de Constantine.
Inscription sur le monument aux morts de Constantine.

Inscription sur le monument aux morts de Constantine.

 

 

PINELLI Laurent Antoine, mort au Maroc

 

Né le 20 avril 1893 - Décédé le 28 mai 1918.

Parents : Dominique Félix PINELLI et Françoise Marie DEMARTINI.

Laurent Antoine PINELLI à l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,70 m

Engagé le 23 octobre 1911 au 7e groupe d’artillerie à pied d’Afrique puis au 4e groupe d’artillerie de campagne d’Afrique à Casablanca.

Maître pointeur le 1er avril 1913.

Médaille militaire agrafe Maroc le 28 avril 1914 pour avoir participé à la pacification du pays.

ebay.fr

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Brigadier le 13 septembre 1917.

Meurt de dysenterie le 28 mai 1918 à l’hôpital de Fez.

Inscrit sur le monument aux morts comme « PINELLI Laurent brigadier ».

 

 

VINCIGUERRA Charles Marie

 

Né le 10 mars 1891 (et non pas en 1881 comme il est écrit sur sa fiche du site Mémoire des Hommes)- Décédé le : 13 janvier 1917.

Parents : Xavier VINCIGUERRA (1850-1905) et Angèle Françoise MARTINI (1867-1928). Il était le troisième de leurs huit enfants.

Charles Marie VINCIGUERRA à l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,68 m.

Engagé en 1910 au 61e RI.

Sergent le 11 novembre 1913.

Adjudant le 1er janvier 1915.

Décède le 13 janvier 1917, de tuberculose pulmonaire contractée au service, à l’hôpital complémentaire 64 Ste Garde, à Saint-Didier (Vaucluse).

Déclaré "mort pour la France".

Enterré à la nécropole nationale de Luynes (Bouches-du-Rhône) carré C, rang 39, tombe 54 (avec Charles comme seul prénom).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « VINCIGUERRA Charles Marie adjudant ».

Plaque au cimetière de Luynes (photo Michel Franceschetti).

Plaque au cimetière de Luynes (photo Michel Franceschetti).

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 18:07
Les trente noms du monument: Martini, Paoli, Patacchini (5)

 

MARTINI Pierre Toussaint, le légionnaire mort aux Dardanelles

 

Né le 28 décembre 1869 - Décédé le 28 avril 1915.

Parents : Paul MARTINI et Marie Barbe LECA

Taille : 1,58 m

Incorporé au 3e de ligne de novembre 1890 à novembre 1892.

Travaille à la compagnie de l’Est Algérien à Constantine de juillet 1900 au 7 mars 1903.

Engagé le 17 mars 1903 à la Légion (1er régiment étranger) à Constantine.

Caporal puis sergent.

Campagnes : Algérie région saharienne (24 mars 1903-décembre 1907), Maroc (décembre 1907-octobre 1909), Tonkin (1er avril 1910-2 juillet 1913), Algérie (30 octobre 1913-1er août 1914), puis contre l’Allemagne.

Médaille coloniale « Sahara » et médaille du Maroc agrafe « Oudjda ».

Tué à l’ennemi le 28 avril 1915 à Gallipoli, Çanakkale, lors de l’expédition des Dardanelles.

 

Débarquement des troupes françaises aux Dardanelles. http://foreignlegion.info/

Débarquement des troupes françaises aux Dardanelles. http://foreignlegion.info/

 

Enterré au cimetière militaire de Seddul-Bahr (Turquie) comme Jean Ary LOVICHI.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Toussaint sergent major ».

 

 

MARTINI Jean Toussaint, le premier mort connu

 

Né le :  16 avril 1890 - Décédé le : 19 septembre 1914.

Parents : Pierre MARTINI dit "Carazza" et Dorothée PAOLI.

Taille : 1,67m.

Engagé en mai 1909 au 3e RI (régiment d'infanterie), puis au 9e hussards pour inaptitude physique (fracture tibia gauche).

Rayé des cadres le 28 janvier 1911.

Habite à Paris.

Se rengage au 89e RI le 22 janvier 1914.

1ère classe le 8 avril 1914.

Meurt des suites de blessures le 19 septembre 1914 à Neuvilly-en-Argonne (Meuse).

 

L'annonce de son décès, parvenue le 8 octobre à Poggiolo, est la première de cette guerre à être reçue au village.

 

Sa mère Dorothée (sœur de l'instituteur du village Bernard PAOLI) était veuve depuis 1911 et avait déjà eu à déplorer la perte de sa fillette Marie Gracieuse. Jean Toussaint était son seul enfant.

 

Corps transféré le 5 septembre 1922 au cimetière militaire de Vauquois (Meuse), tombe 62, rangée 3.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme "MARTINI Jean Toussaint soldat", dernier des six MARTINI.

 

Cimetière militaire de Vauquois. Photo Wikipedia.

Cimetière militaire de Vauquois. Photo Wikipedia.

 

 

PAOLI François Antoine, le Marseillais

 

Né le 8 décembre 1887 à Marseille - Décédé le 12 septembre 1915.

Parents : César PAOLI (1858-1901) et Assunta Maria Eléonore DORI.

Engagé à Toulon le 9 juillet 1906 au 9e hussards.

Marié le 29 avril 1910 à Marseille avec Berthe Marie CAMOIN.

Pendant la guerre, appartient au 3e RAC (régiment d’infanterie coloniale).

Décédé des suites de blessures de guerre le 12 septembre 1915 à l’hôpital militaire de Toul (Meurthe-et-Moselle).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PAOLI François Antoine soldat ».

 

 

 

PATACCHINI Jean André Zacharie, de Pastricciola

 

Né le 14 mars 1888 à Pastricciola - Décédé le 13 août 1916.

Parents : Jean Laurent PATACCHINI et Pompélie CARLI.

Taille : 1,75 m.

En 1908, s’engage au 135e RI (régiment d'infanterie).

Sergent en mars 1910.

Rengage au 101e RI le 29 mars 1912.

Le 18 mai 1912, épouse Damienne PINELLI (1878-1965) à Poggiolo.

A la fin de son contrat, en mai 1913, est versé dans la réserve.

Se rengage le 20 mai 1914 au 171e RI.

Adjudant le 7 décembre 1914.

Blessé le 26 mars 1915 à Badonvillers, il est évacué pour cinq mois.

Médaille militaire et citation à l’ordre de l’armée le 10 avril 1915.

Muté au 44e RI en mars 1916, est tué à la tête de sa section le 13 août 1916 au bois de Hem, à Curlu, dans la Somme.

Cité à l’ordre du régiment le 29 août 1916.

Décès transcrit sur l’état-civil de Poggiolo le 16 octobre 1916.

Inhumé dans la nécropole nationale de Maurepas (Somme), tombe 746, avec l'inscription "PATACCHINI Jean André Adjudant 44e RI MORT POUR LA FRANCE le 13-8-1916".

 

Tombe de Jean André PATACCHINI.

Tombe de Jean André PATACCHINI.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « PATACHINI (avec un seul C) Jean André adjudant ».

Est également inscrit sur le monument aux morts de Pastricciola comme « PATACCHINI André » dans la partie des adjudants.

Monument aux morts de Pastricciola.  http://monumentmort.corse.free.fr

Monument aux morts de Pastricciola. http://monumentmort.corse.free.fr

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 18:04
Les trente noms du monument: la fin de la deuxième face (4)

 

FRANCESCHETTI François-Antoine, le plus décoré

 

Né le : 10 janvier 1857 - Décédé le : 5 février 1917 à Lyon.

Parents : François FRANCESCHETTI (1806-1861) et Jeanne MARTINI (1825-1880).

Taille : 1,73 m.

Après un jugement, le 18 janvier 1877, du tribunal civil d’Ajaccio reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e régiment d'artillerie de ligne.

De 1881 à 1883, accomplit cinq campagnes en Algérie.

Médaille coloniale agrafe « Algérie ».

Adjudant en avril 1884, épouse à Lyon le 29 septembre 1888 Marie Pierrette Marguerite Vernay. Médaille militaire en 1890.

Démissionne en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque du barreau du palais de justice.

Légion d’Honneur en janvier 1914.

Rappelé le 2 août 1914 en tant que capitaine au 109e RT (régiment territorial).

Croix de guerre (en 1915 ?).

Décédé le 5 février 1917 de maladie aggravée à son domicile de Lyon, 34 rue des Chevaucheurs.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « FRANCESCHETTI Antoine François capitaine».

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

 

 

LOVICHI Jean Ary François Léon, le philosophe patriote

 

Sa biographie détaillée est déjà parue sur ce blog sous le titre "Face au tombeau d'Achille".

Né le 10 novembre 1893 à Constantine - Décédé le 14 juillet 1915.

Parents : Charles LOVICHI (né à Poggiolo en 1862, mort à Alger en 1842) et Adèle DELON.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Taille : 1,66 m.

Elève au lycée de Constantine puis de Henri IV à Paris.

Licencié de philosophie à la Sorbonne en 1911, à 18 ans.

Prépare l’agrégation comme répétiteur au lycée de Philippeville.

Réformé en 1913 pour sa faible constitution.

Volontaire en 1914, il est de nouveau réformé mais il tient à servir. Finalement, l’aide de son père, administrateur civil, lui permet d’être pris le 20 octobre 1914 à l’école des élèves-officiers d’Alger.

Incorporé le 18 décembre, il est affecté aux zouaves du 2e RMA (régiment de marche d’Afrique) comme aspirant.

Arrivé aux Dardanelles le 12 mai 1915, il est cité à l’ordre de la brigade pour son action du 21 juin.

Est tué d’une balle au front au ravin de Kerevès-Déré le 14 juillet.

Cité à l’ordre de l’armée le 1er octobre 1915, il reçoit la médaille militaire posthume.

Il repose dans la tombe 269 du cimetière militaire français de Seddul-Bahr (presqu’île de Gallipoli).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « LOVICHI Jean sous lieutenant ».

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

 

 

MARTINI Jean Dominique Roch Antoine, disparu aux Eparges

 

Né le 13 juin 1893 à Paris.

Parents : Roch « Antoine » MARTINI (1863-1921) et de Marie « Catherine » MORELLI (1863-1917), mariés en 1890 à Paris.

Sergent-major au 46e RI.

Disparu le 8 janvier 1915 au ravin des Meurissons, Les Eparges, Bourenilles, Varennes en Argonne (Meuse). Pas de tombe.

Déclaré mort pour la France par jugement en date du 30 avril 1920.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Jean Dominique sergent major ».

 

 

MARTINI Martin, le facteur parisien

 

Né le 18 août 1877 - Décédé le 5 septembre 1916

Parents : Jean Dominique MARTINI et Marfisa FRANCESCHETTI

Taille : 1,58 m

Engagé en novembre 1896 au 46e de ligne pour quatre ans.

Devient ensuite facteur des Postes à Paris.

Rappelé le 1er août 1914.

Sergent au 229e RI.

Mort pour la France le 5 septembre 1916 dans la tranchée de Mossoul, à Cléry (Somme).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Martin sergent».

 

 

 

MARTINI Noël Ange François, l'Algérien

 

Né le 25 décembre 1890 à Sétif (Algérie) - Décédé le 5 septembre 1914.

Parents : Dominique Marie MARTINI dit Picciatinu et Angèle MARTINI (mariés en 1890 à Poggiolo), domiciliés à Mac-Mahon (maintenant Aïn Touta, à 35 km de Batna).

Taille : 1,62 m

Engagé le 9 février 1909 à 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Avril 1912-août 1914 : campagne du Maroc occidental.

Sergent-major au 8e régiment de marche des tirailleurs le 15 juin 1914.

Tué à l’ennemi le 5 septembre 1914 à Neufmontiers en Brie (Seine-et-Marne), à huit kilomètres de Plessis-Lévêque où, le même jour, expira l’écrivain Charles Péguy.

 

Il fut le premier mort poggiolais de la guerre.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Noël Ange François sergent Major ».

 

Décès déclaré à Tocqueville (maintenant Ras El Oued, à 55 km de Sétif) seulement le 18 mars 1915.

Son nom est mentionné sur le livre d’or de Tocqueville et, avec le seul prénom de Noël, sur la plaque des « soldats morts au champ d’honneur durant la guerre 1914-1918 » de l’église de Tocqueville.

 

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

 

 

MARTINI Pierre Paul, de Constantine à la Lorraine en passant par la Chine

 

Né le 4 janvier 1884.  - Décédé le : 9 mars 1916

Fils naturel de Jeanne MARTINI (1862-1920)

Taille : 1,57m

Engagé le 30 juin 1902 à Constantine au 3e RTA, rengagé le 12 septembre 1907 au 8e Régiment d’infanterie coloniale.

Madagascar : 1908-1912.

Au sein du 16e Régiment d’infanterie coloniale, participe au corps expéditionnaire de Chine jusqu’au 25 novembre 1914.

Combat en France au sein du 6e Régiment d’infanterie coloniale.

Disparu avant le 29 avril 1916, son décès est fixé au 9 mars 1916 à Trois Ravins-Lachalade (Meuse) par le tribunal de Constantine en 1921, confirmé par le tribunal d’Ajaccio en 1922.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Paul soldat ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "MARTINI Pierre".

 

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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