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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 18:00

Samedi 29 avril va être une journée très chargée pour les Corses de Marseille. En effet, deux grands événements vont avoir lieu en même temps dans la cité phocéenne.

 

Premier événement: La traditionnelle journée des vocations sacerdotales pour la Corse.

Elle en sera à sa quatre-vingt-troisième édition. Cette journée qui doit aider au recrutement de prêtres pour la Corse comprendra: rencontre avec Mgr de Germay, l'évêque de Corse, repas, concert du groupe ARAPA et grande messe à la cathédrale.  

 

Deuxième événement: Les quinze ans de la RHFC (recherche sur l'histoire des familles corses).

L'association, hébergée par la Maison de la Corse (69 rue Sylvabelle) fera le bilan de ses recherches généalogiques et donnera conférences et ateliers pour faire découvrir la généalogie corse.       

 

On verra, ci-dessous, que les programmes sont intéressants et bien fournis. Mais le télescopage des dates est vraiment bête!                                                                                                           

Les Corses de Marseille sont trop gâtés
Les Corses de Marseille sont trop gâtés
Les Corses de Marseille sont trop gâtés
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:02
Comment transmettre dans notre société?

Un blog est un ensemble de textes et d’images accessibles au public pour transmettre des informations et des idées. Même destiné à des personnes particulières, un blog est inséparable de l’idée de transmission.

Le blog qui est sous vos yeux veut être un lien entre les Poggiolais et amis de Poggiolo quel que soit l’endroit où ils habitent. Il publie des articles sur l’actualité du village et du canton. Il donne aussi des textes et des documents sur l’histoire de la communauté poggiolaise. Le but est bien de permettre la transmission. 

 

La transmission des connaissances et des valeurs est une question fondamentale dans une société entièrement obnubilée par l’immédiateté, comme le prouve la désolante campagne électorale des présidentielles.

 

Une réflexion sur la transmission est proposée par «l'Association des Amis» au couvent St François de Vico, sous la forme d’une joumée-rencontre

 

Ie samedi 22 avril avec Nathalie Sarthou-Lajus,

rédactrice en chef adjointe de la revue «Etudes»,

sur le thème:

 

 «Qu'avons-nous à transmettre? la charge et le goût de transmettre»

 
Comment transmettre dans notre société?

Afin d'aider les participants à entrer dans Ie temps d’échange, Nathalie Sarthou-Lajus a fait parvenir ce message qui a été publié dans «Inseme» d’avril et repris dans le «Corse-Matin» de lundi 17 avril.

 

Le goût de transmettre

 

La difficulté de transmettre que les éducateurs de toutes sortes s'accordent à reconnaître ne porte pas tant sur le contenu de la transmission (quel savoir? quelle valeur? quelle croyance? ... ) que sur l'acte de transmettre lui-même dont nous avons perdu la saveur. C'est donc cet acte de transmettre que je propose d'interroger, non pour en déplorer la faillite, mais pour en retrouver le goût.

 

Qu'est-ce qu'il se passe quand «ça passe» ou au contraire quand nous constatons que «ça ne passe pas» entre nous? Il s'agit bien de faire passer quelque chose de soi à d'autres. L'acte de transmettre met en jeu une relation entre des personnes qui décident du sens et de la valeur de ce qui est transmis. 

La qualité de la relation va faire que la transmission est vivante ou mortifère. Nous redoutons de transmettre car certains héritages imposés pèsent lourd et écrasent nos fragiles épaules. Mais le vide de transmission est aujourd'hui tout aussi violent qu'a pu l'être autrefois l'autorité des maîtres et des pères.

 

Comment redonner sens et saveur à des actes de transmission très concrets et fondamentaux tels que «cuisiner», «raconter» ? Comment, loin de rivaliser avec les enseignants et Ies parents, les nouvelles technologies peuvent-elle réhabiliter la fonction première de l'éducateur qui est d'être un passeur? A cette occasion, serons relus certains épisodes de transmissions qui sont nombreux dans l’Evangile: l'Annonciation, la parabole des talents, le retour du fils prodigue... ».

 

S’inscrire à la journée et au repas de midi en appelant le Couvent de Vico de préférence le matin au 04 95 26 83 83 ou par courriel: accueilcouventvico@orange.fr

 

 

Nathalie Sarthou-Lajus a déjà animé une journée de réflexion le 16 avril 2016 sur le thème «Pourquoi je suis encore chrétienne».

 
Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:12
Crucifix placé sur un mur de l'église St Siméon.

Crucifix placé sur un mur de l'église St Siméon.

Poggiolo sera le premier village à célébrer la Semaine Sainte.

Le Jeudi Saint (jeudi 13 avril): 

adoration du Saint Sacrement à 15h à Poggiolo

Vendredi Saint (14 avril):

- Guagno: chemin de croix à 15h

- Orto: chemin de croix à 15h

- Poggiolo: office de la Passion à 17h

- Soccia: chemin de croix et procession à 21 h

Vigile pascale (samedi 15 avril)

- Soccia: 21h

Pâques (dimanche 16 avril):

- couvent de Vico: messe à 9h30

- Balogna: 11h

- Marignana: 11h

- Guagno: 11h

- Coggia: 16h

A part pour le jour de Pâques, les cérémonies mentionnées ici sont celles du haut-canton. L'ensemble des célébrations des Deux Sorru et de Sevi in Grentu se trouvent dans le numéro d'avril du bulletin "Inseme".

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:00
Les trente ans des footballeurs du haut-canton

Le 7 avril  2017 l'AS Soccia fêtera ses 30 ans.

 

En effet, le club a fait sa déclaration à la préfecture le 7 avril 1987, déjà 30 ans.

A cette occasion, les responsables du club envisagent de fabriquer un maillot collector avec imprimé sur le maillot le nom de tous les licenciés depuis 30 ans. Pour essayer de n'oublier personne, ils font appel à la mobilisation de tous pour se faire connaitre et reconnaitre afin de figurer sur ce maillot.

Un listing paraitra prochainement.

 

(appel paru sur le site de l’AS Soccia: http://as-soccia.footeo.com)

 
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:00

Avec le 20 mars, un moment important de l’année arrive: le printemps!

 

Les jours s’allongent de plus en plus, le soleil brille plus longtemps, les premières fleurs sont ouvertes, la nature revit.

Pour les Poggiolais d’autrefois, le travail des champs et des jardins reprenait. N’oublions pas que, contrairement aux villages voisins qui étaient surtout peuplés d’éleveurs, Poggiolo vivait surtout des cultures grâce à sa bonne exposition, à la qualité de sa terre et sa bonne alimentation en eau.

 

Cette année, le 20 mars est aussi la fête de Saint Joseph. D’habitude, elle a lieu le 19 mars mais ce jour étant le troisième dimanche de Carême, cette solennité est reportée au 20.

 
Statue de St Joseph (chœur de l'église St Siméon).

Statue de St Joseph (chœur de l'église St Siméon).

Aucune fête particulière n’est prévue dans les Deux Sorru pour le patron des menuisiers mais c’est l’occasion de rappeler une très vieille tradition de SAGONE rapportée dans «Corse, Almanach de la mémoire et des coutumes» par Claire Tiévant et Lucie Desideri, d’après «L’île tragique» de Pierre BONARDI:

 

«Saint Joseph est parfois associé au culte rendu à sainte Anne, sa belle-mère. C’est ainsi qu’à SAGONE, on a coutume d’entourer le ventre des malades qui en souffrent avec une ceinture de flanelle rouge; puis il s’agit de la tirer et de prononcer, en la déroulant, la formule suivante «Corpu scunvoltu - Ritorn’ a l’u to poste!» (Ventre convulsé - Reviens à ton état normal!). Le procédé ne fonctionne que si l’on a invoqué saint Joseph et sainte Anne avant de prononcer ladite formule.»

Avec ou sans saint Joseph, démarrez un bon printemps!

 

Pour vous mettre dans l'ambiance, voici quelques images de la nature poggiolaise au printemps:

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:10
Les Grecs de Poggiolo

Raymond RIFFLARD, né à Paris en 1896 et mort à Sagone en 1981, a exécuté de nombreuses œuvres comme des décorations d'églises ou la fresque du général de Gaulle à Orto. Son tableau montrant la ruelle derrière la chapelle Saint Roch de Poggiolo (voir l'article solution-de-la-devinette-du-mois) a été réalisé par un peintre qui connaissait particulièrement bien le village pour une raison qui est dévoilée par le diacre François-Aimé ARRIGHI dans "Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes".

Décrivant les peintures murales de l'église paroissial de Vico, l'auteur écrit à la page 247: "Raymond RIFFLARD (1896-1981), artiste peintre marié à Barberine PAPADACCI de Poggiolo...".

Mais bien sûr! S'il avait épousé une Poggiolaise, RIFFLARD devait bien connaître Poggiolo!

Seulement, qui était cette Barberine PAPADACCI?

 

En réalité, elle se prénommait Barbe Marie, ce que prouve le registre d'état-civil sur lequel est transcrit sa naissance dans la commune le 22 février 1901.

Les Grecs de Poggiolo
Les Grecs de Poggiolo

DE CARGESE À APPRICIANI ET À POGGIOLO

 

Son premier prénom, particulièrement rare, semble n'avoir jamais été porté par une autre personne dans le village.

Mais le nom de famille est également bizarre. PAPADACCI ! L'origine n'en est pas latine, ni italienne, ni corse. Ce nom est GREC !

D'où vient-il? Son origine se trouve évidemment dans la ville grecque de Corse: CARGESE.

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

 

L'étude de la généalogie de Barbe-Marie permet de savoir qu'elle était l'arrière-petite-fille d'Elia (ou Elie) PAPADACCI qui était né à Cargese en 1809. Il épousa le 28 avril 1836 Cecilia PETROLACCI STEFANOPOLI, née en 1813. Tous deux décédèrent à Cargese en 1859.

Leur fils Jean, né le 15 février 1839 à Cargese, s'établit comme cordonnier à Appriciani près de Vico. De son mariage avec Maria Contessa LECA, il eut deux enfants. Son femme étant mort le 11 juin 1865, il épousa en secondes noces Marie Cécile ULISSE le 15 janvier 1867. Ils s'installèrent peu de temps après à Poggiolo où leur fils Michel PAPADACCI naquit le 25 octobre 1867.

Curieusement, le registre poggiolais des naissances donne comme mère de Michel "Angèle Françoise ULYSSE" (avec un "Y"). Par contre, pour son frère Jean André, qui vit le jour le 20 mars 1875, il est bien écrit  que sa mère était "Cécile née Ulisse, (...) épouse légitime" de Jean. Jean décéda à Poggiolo le 14 octobre 1908.

Jean André fut cordonnier à Poggiolo comme son père et également négociant. Il épousa Toussainte "Gracieuse" MARTINI (1872-1926), d'une vieille famille poggiolaise. Ils eurent onze enfants, tous nés à Poggiolo, dont Barbe Marie, l'épouse de RIFFLARD, qui était la quatrième.

Curiosité: sur l'acte de naissance de Barbe Marie reproduit ci-dessus, le prénom de sa mère est orthographié "Grassieuce"!

Les Grecs de Poggiolo

LA GÉRANCE DE GUAGNO-LES-BAINS

Jean André eut les moyens financiers de reprendre la concession des thermes de Guagno-les-Bains fin 1934 et s'associa avec son gendre Philippe GERONIMI (1903-2003), époux de sa fille Toussainte, dite "Santa" (1907-1992).

Ainsi que l'avait révélé l'article "Du nouveau dans les aventures des baignoires", les fameuses baignoires en marbre de l'établissement thermal furent récupérées par Jean André PAPADACCI à la Préfecture d'Ajaccio. Philippe GERONIMI s'installa avec sa famille dans la station thermale jusqu'en 1970. 

L'importance de Jean André à Poggiolo se montre par sa participation aux affaires municipales: il fut premier adjoint de 1910 à 1912, le maire étant Pascal Antoine MARTINI, puis de 1937 à 1941 et de 1943 à 1959, avec Jean-François CECCALDI. 

Jean André se remaria en 1946 avec Marie "Elisabeth" DESANTI (1882-1978) et décéda en 1962.

 

Quant à Barbe Marie, elle vécut jusqu'au 11 décembre 1970.

 

La Parisien RIFFLARD avait bien su s'adapter à la vie des villages des Deux Sorru et connaissait bien Poggiolo.

De même, les PAPADACCI venus de Cargese surent bien s'assimiler. L'hostilité des Corses de l'intérieur envers les Grecs installés par les Génois à Paomia en 1676, puis protégés par les Français à Cargese, s'était montrée plusieurs fois de façon violente (voir l'article "La rage contre les Grecs"). Mais elle finit par se dissiper au milieu du XIXème siècle. Et Poggiolo accepta facilement ses PAPADACCI.

 

Documents utilisés: fiches généalogiques de Pierre LECCIA et de Jean GINI sur le site Généanet, et registres d'état-civil de Cargese, Appriciani et Poggiolo mis en ligne sur le site archives.corsedusud.fr

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 18:00

L'association Letia-Catena déploie une très grande activité dans la recherche sur l'histoire de nos villages.

Elle a publié  en 2012 "Le Patrimoine historique et religieux de la communauté de Letia", puis en 2014 "L'armée du Regnu di Corsica sous le généralat de Pascal Paoli. L'exemple de la compagnie Arrighi" (voir présentation dans l'article "Prochaine publication sur l'histoire des Deux Sorru") et en 2016 "L'attaque du préside génois d'Ajaccio par l’avocat Giuseppe Maria Masseri (1763)" (voir les articles "Les projets de Letia-Catena" et "Quand Letia attaquait Ajaccio").

 

Continuant sur cette lancée, Letia-Catena publiera dans quelques semaines un nouvel ouvrage, résultat d'un travail effectué par les membres de l’association: "L’Agriculture à Letia jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Aspects coutumiers et savoirs traditionnels".

D'après les auteurs, "le sujet porte sur la spoliation des terres des communautés de la montagne du Vicolais (Sorru in Sù et Sorru in giù), qui bénéficiaient des Prese à blé de Paomia jusqu’en 1771."

Ce livre concerne également la culture des céréales, du Néolithique à la première guerre mondiale, l’exploitation de la châtaigneraie, les moulins de la communauté et la vigne qui s’étendait à l’arrivée des Français à quelques 107 hectares.

 

Ecrit par divers membres de l’association, il n'est pas consacré exclusivement à Letia, car il évoque les autres communautés de notre montagne où le savoir-faire était identique.

Les lecteurs du blog seront avertis du moment exact de la parution de l'ouvrage et des endroits où se le procurer.

 

Site internet : http://letia-catena.fr/

 

Un livre sur l'agriculture d'autrefois
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 18:00

Dans la liste des parrainages publiée par le Conseil constitutionnel vendredi 10 mars, un nouveau nom d'élu des Deux-Sorru est présent.

Il s'agit de François COLONNA, le maire de Vico, qui soutient la candidature de François FILLON.

Un nouveau parrain
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:00

Une bonne nouvelle pour l'ensemble des Deux Sorru:

la pharmacie de Vico, fermée depuis près d'un an, reprend ses activités lundi 6 mars.

Comme l'indique l'article paru dans "Corse-Matin" samedi 4 mars, Philippe BUCHERT, venu de Calvi, a répondu à l'appel à candidature lancée cet été par l'administrateur judiciaire. Des travaux importants ont été entrepris pour augmenter l'espace client et donner plus de place à la pharmacie et aux cosmétiques.

La pharmacie de Vico revit

La pharmacie sera ouverte du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 15 h à 19 h. 

Cette réouverture était indispensable pour tous les habitants des villages de l'intérieur qui devaient se déplacer jusqu'à Sagone.

Tous nos vœux pour la réussite de la nouvelle pharmacie!

 

L'interruption de la pharmacie était d'autant plus grave que l'implantation de cette activité est ancienne à Vico.

Dans le chapitre "A propos de la santé à Vico" de l'ouvrage "Vico-Sagone. regards sur une terre et des hommes", le docteur Bernard ALLIEZ signale qu'il devait exister au Moyen Age un "spiziale" (apothicaire) mais que l'existence d'une pharmacie est bien prouvée par un document officiel du 23 septembre 1833. Le pharmacien était alors Venture (ou Bonaventure) MULTEDO.

A la fin du XIXème siècle, il exista même deux officines. En 1905, Don François BIANCARELLI en racheta une, puis l'autre un peu plus tard. Très aimé de ses concitoyens, il fut maire de Vico de 1919 à 1935. Son nom fut donné au square du monument aux morts.

Bernard ALLIEZ écrit: "Après son décès, en 1944, sa fille Rosine assurera la marche de la pharmacie pendant deux ans sous la "tutelle" du président du conseil de l'ordre des pharmaciens d'Ajaccio jusqu'à ce qu'elle épouse Henri CULIOLI, pharmacien originaire de Petreto, qui reprendra l'officine familiale de Vico jusqu'en 1967".

Il n'est pas dit dans ce livre que leur fille Marie-Dominique, née en 1955, fut, de 1982 à 1996, la première épouse de Nicolas SARKOZY et la mère de ses fils Pierre et Jean.

M. et Mme Culioli et leur fille.

M. et Mme Culioli et leur fille.

Le docteur ALLIEZ indique également que, dans les années 1990, la pharmacie, ayant été reprise par Jean Roch CALLAY, fut déplacée à son emplacement actuel, la maison Colonna.

Photo Google Maps

Photo Google Maps

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:00

Les souvenirs de cinéma itinérant évoqués dans l’article précédent ("Cinema in paese années 60") étaient très précis sur l’été 1965 mais il manquait quelques précisions comme le nom du projectionniste ou la durée de cette activité.

 

Ces renseignements se trouvent dans l’ouvrage «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes». Jean-Pierre MATTEI, fondateur de la Cinémathèque de Corse et réalisateur du film «Filetta Meia ou Le village de mes origines» sur Renno (voir l'article "Parle de ton village"), y signe un chapitre intitulé «Cinéma et image animée dans l’espace vicolais».

D’après lui, le premier "tourneur" ou projectionniste itinérant dans notre micro région semble avoir été Dominique MASPOLI, exploitant d’un cinéma Pathé Rural Nathan.

 

«Pendant la période qui va de juillet 1934 à décembre 1934, il sollicite l'accord des maires environnants. Les villages qu'il visite constituent ce que nous avons appelé «l'espace vicolais». Il va de Calcatoggio à Sari d'Orcino, de Casaglione où son père fut maire, à Guagno. Il va à SOCCIA. à Piana et à Cargèse. à Renno et à Vico. Mais sa petite entreprise est peu rentable, et il décide de s'en séparer et de partir «sur le continent» pour travailler dans les industries textiles.»

 

Un autre essai eut lieu après la guerre avec

«Dominique PANIGHI et Toussaint SIMONI, ce dernier originaire de Sari d'Orcino. Durant deux ans et demi de 1954 à 1956, avec un appareil 16 mm S.L.D.P., ils ont projeté tous les jours sauf le dimanche. Ils sillonnaient les salles accueillantes des villages de Cargèse, Vico, SOCCIA, Bocognano, Ucciani, Ambiegna et Sari d'Orcino, où Dominique PANIGHI tenait un bar. Mais une fois tous les frais payés, la recette était maigre. Il préféra assurer son avenir en rentrant aux Postes et devint facteur de son village.»

 

Dans les années 60, évoquées dans l’article précédent, le tourneur était Louis BERTOGLI.

«Louis BERTOGLI, originaire de Letia Saint Martin et né en 1928, a grandi à Vico où il fréquentait le cinéma animé par l'Abbé FRANCHI.» 

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Ce dynamique curé vicolais avait repris la salle ouverte par Dominique MASPOLI pour créer en 1935 un cinéma paroissial appelé Ciné Régina. 

«À son retour d'Indochine en 1950, M. BERTOGLI travaille au village dans différents domaines, avant d'animer, de 1960 à 1968, le cinéma itinérant de Vico, et de prendre le relais des projections dans l'espace vicolais.»

 

La description de Jean-Pierre MATTEI se rapproche beaucoup des souvenirs de Michel FRANCESCHETTI de l'été 1965 publiés précédemment:

 

«On peut reconstituer ce qui sera, durant une décennie, le parcours de notre opérateur ambulant. 

Chaque lundi, trois bobines de films lui seront remises à Ajaccio par M. Teisseire. Le grand film est sur deux bobines et la troisième propose actualités, documentaire et bandes annonces. Equipé d'une voiture, d'un projecteur Debrie 16 m/m, d'une colleuse, d'une enrouleuse et de quelques affiches de publicité pour annoncer le programme, Louis BERTOGLI va chercher les films à Ajaccio ou à Propriano selon la disponibilité. Chaque semaine, il rayonnera de Vico à Guagno, à Tiuccia, à Sari d'Orcino, à Cargèse ou à Piana *, partout où des salles peuvent être louées. La convivialité règne. Si les chaises manquent, on les emprunte aux voisins. Louis BERTOGLI était entouré de jeunes gens heureux de parcourir la région et de rencontrer un public friand du spectacle populaire qu'est le cinématographe. 

Trois ou quatre affiches de cinéma réparties dans le village annoncent la séance. Toutes les générations sont intéressées. Films romantiques et westerns ont la faveur du public fidèle et peu exigeant. La pellicule, fragile, casse souvent durant la projection et l'attente de la reprise pimente le silence. Ces interludes donnent une densité et comme une respiration interrogative aux séances.»

* et, évidemment, à Soccia

 

Il ne faut pas oublier qu’une salle de cinéma était également exploitée depuis 1929 à Vico, au Café de France (là où se trouvait, et se trouve toujours, la pompe à essence)

Le Café de France

Le Café de France

«À Vico, la salle qui peut contenir 120 places, a été conçue pour les projections cinématographiques. Elle possède un balcon qui n'est utilisé que lorsque la salle est pleine, et, pour accéder au balcon, il faut monter par une échelle installée à l'extérieur!

Insouciante et délicieuse époque où toutes les normes mises en place aujourd'hui n'existaient pas!».

 

Les photos sont extraites de «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes»

Cinéma rural (3/3): les tourneurs des Deux Sorru
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Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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