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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 00:01

La proximité des villages voisins de Poggiolo nécessite d'être attentif à leur actualité. Il est donc intéressant de connaître les projets du nouveau conseil municipal de Soccia. 

Entretien recueilli par Pascale Chauveau et publiée dans "Corse-Matin" le 18 juin.

 

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Après une première séance tenue le 23 mai dernier pour mettre en place le maire et son premier adjoint, Jean-François Bartoli, fraîchement élu, réunissait à nouveau son équipe ce samedi 13 juin.

Quels sont les ordres du jour de ce premier vrai conseil municipal ?

Avant toute chose, nous devons finaliser l’installation du nouveau conseil municipal : définir les attributions du maire et de mon premier adjoint Ceccè Buteau, le montant de nos indemnités respectives, et les délégations des différentes instances. Et nous évoquerons les projets en cours, à savoir la seconde tranche du réseau d’eau, l’aménagement du presbytère en logements sociaux, et la réhabilitation des logements du groupe scolaire. Enfin, une seule décision sera mise au vote : on ne touchera pas aux taux des impôts locaux ! Mais pour tout ce qui concerne les futurs projets, il y a une réflexion à mener sur la mise en place d’une participation de la population.

La « démocratie participative » est une promesse que beaucoup de candidats aux municipales ont faite pendant leur campagne. Concrètement, comment allez-vous procéder ?

Ce sera une innovation, par conséquent la mise en place du processus reste encore à réfléchir et à inventer. La première question qui se pose est de savoir qui consulter : cela va des résidents permanents, à ceux qui viennent le week-end ou pendant leurs congés, ou encore à l’ensemble des gens qui paient des impôts au village. Il en découlera le mode de consultation : de la simple boîte à idées à l’entrée de la mairie, au site internet. Il faudra ensuite faire le tri et décider quels projets on retient. De ma culture sportive j’ai envie de copier en quelque sorte le « ballon d’or » : parmi cinquante propositions, on choisit trois nominés. Dans tous les cas, en une mandature, si on arrive à faire deux projets structurants, ce sera déjà bien.

Avez-vous déjà une idée de ce que vos administrés attendent?

Bien sûr car depuis un moment déjà, beaucoup sont venus me trouver pour me demander de faire telle ou telle chose. Cela va de la réfection du stade à celle de la salle des fêtes, de l’enterrement des fils électriques à une station photovoltaïque… Sans compter tous ces petits aménagements de confort ou d’embellissement simples à mettre en place, comme installer une poubelle à côté du terrain de boules. Dans tous les cas, je veux définitivement casser l’idée que c’est le maire qui décide de tout, et qui fait tout. Avec mon soutien, chaque conseiller municipal sera porteur d’un projet en fonction de son appétence.

Un dernier point récurrent des campagnes municipales, pendant laquelle nombre de candidats parlaient de réinstaurer du lien social et redyna-miser la vie des villages. Qu’en est-il à Soccia ?

Notre village est réputé pour avoir maintenu de tout temps une tradition festive, et toutes ces dernières années, le comité des fêtes très actif a multiplié les animations tout au long de l’année. Ici, le lien social est bien réel, y compris dans les circonstances plus tragiques.

En revanche, contrairement à la longue tradition socciaise où l’élection du maire donne lieu à un dépôt de gerbe au monument aux morts et à un apéritif avec tous les villageois, la météo d’une part, et les mesures sanitaires d’autre part, ont empêché l’un et l’autre de se faire.

Mais que tout le monde se rassure : dès que ce sera possible, la fête électorale aura bien lieu !

 

 

La nouvelle équipe socciaise

L’équipe municipale : Jean-François Bartoli, maire ; Antoine-François Buteau, premier adjoint. Conseillers municipaux : Jean-Marc Battistelli, Marie Bendler, Romane Etore, Elodie Oblette, Toussaint Ottavi, Padoue-Antoine Ottavy, Jérémy Pardies, Josephine Pinelli-Ottavioli, Séraphin Pozzo di Borgo.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 18:59

Faire de la politique en famille a toujours existé et on connaît de nombreuses communes où les maires qui se sont succédés étaient parents, comme cette année à Poggiolo où le nouvel édile a pris la place laissée par sa mère.

 

Pascale CHAUVEAU montre un cas très particulier dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui mardi 23juin: un couple élu dans deux communes différentes, à Poggiolo et à Soccia.

 

Une erreur est à relever dans l'article. Il est écrit: "les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées". Le rajeunissement est flagrant dans les deux communes mais, si la féminisation est vraie pour Soccia, elle a connu un recul à Poggiolo. En ayant deux femmes sur onze conseillers contre cinq sur sept en 2014, le conseil municipal poggiolais est passé de 71,42% de femmes à 18,18% !

 

Voici l'article:

 

Le 15 mars dernier, Joséphine Pinelli-Ottavioli était élue conseillère municipale de son village de Soccia. Avant elle, sa mère, Marie-Thé, avait occupé les mêmes fonctions avec le maire précédent. Qui plus est, son conjoint, Angeot Pinelli, entame de son côté un deuxième mandat de conseiller municipal… dans l’équipe du village voisin de Poggiolo.

 

Agir en famille pour nos villages

 

Le fait n’est pas si rare dans des micro-régions où les liens se tissent facilement entre habitants de villages voisins et amis. « Mon père est de Soccia et ma mère d’Orto, rappelle Joséphine. Et les parents d’Angeot sont de Soccia et de Poggiolo. Le village où l’on réside ne fait pas oublier pour autant l’autre village de cœur. » Pour Joséphine, qui travaille à la Collectivité de Corse, il y avait depuis longtemps la volonté de s’impliquer dans sa commune, pour donner des idées et faire partie de la dynamique.

Si proches mais si différents

À Soccia comme à Poggiolo, les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées. Pour Angeot, cela permet aux « anciens » de transmettre leur savoir-faire, et aux nouveaux d’amener des idées neuves. Quant à savoir si, dans le couple, il y a le risque de trahir des secrets ou d’avoir des positions antinomiques, voire conflictuelles, la question est balayée par Angeot : « Il n’y a pas de secret dans un conseil municipal censé être public. Et les deux villages, aussi proches soient-ils (à peine 2 km les séparent), présentent des problématiques totalement différentes. » Ainsi, Poggiolo s’avère être l’un des rares villages à ne disposer quasiment d’aucuns terrains communaux, et manque cruellement d’eau, alors que Soccia en regorge. « On va essayer de bricoler un accord avec Soccia pour récupérer l’eau qui se perd pour irriguer les jardins de Poggiolo, poursuit Angeot, mais cela se traitera directement de maire à maire. »

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:32

Bertrand CERVERA enfonce le clou: il vient de réaffirmer que le festival Sorru in Musica aura bien lieu cet été!

 

Il se conformera aux prescriptions sanitaires, ce qui entraînera une nouvelle formule et une nouvelle répartition des représentations. La programmation est en cours d'élaboration.

 

Fin juillet, la musique s'envolera dans nos montagnes.

 

Ci-dessous: l'entretien avec Pascale CHAUVEAU publiée dans "Corse-Matin" dimanche 14 juin.

 

La volonté de Cervera permettra d'avoir Sorru in Musica 2020

Bertrand Cervera : « Le festival Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte »

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Alors que la liste des concerts, spectacles et festivals annulés en raison de la crise sanitaire continue de s’allonger, Bertrand Cervera, directeur artistique et initiateur du festival de musique classique Sorru in Musica, confirme que les concerts se tiendront bien du 20 au 30 juillet prochains.

Vous maintenez donc le festival ?

Oui. Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte. Même si les contraintes sanitaires devaient nous obliger à donner quatre concerts par jour, avec seulement 10 personnes dans le public, au lieu d’un seul concert avec davantage de monde ! Il n’y a pas de raison de ne pas organiser le festival : les concerts sont gratuits, nous sommes aidés et subventionnés, il y a une vraie volonté politique d’éducation populaire. Et puis, un concert, c’est quelque chose de vivant, avec des vibrations ; la musique et la culture sont aussi importantes que les médicaments !

Pendant le confinement, vous avez d’ailleurs réalisé des concerts en live sur les réseaux sociaux…

Les gens avaient envie de ce lien. Tous les dimanches, à 17 h 30, nous donnions un concert live sur Facebook, et environ 1 500 personnes se connectaient instantanément pour y assister. Nous sommes tous musiciens dans la famille, et un petit orchestre a été constitué avec ma femme, mes deux filles et l’un de mes fils. On a donné huit concerts au cours de ces deux mois et nous avons comptabilisé un total de 370 000 vues. Sans compter que ces lives ont été rediffusés sur Via Stella, France Musique et France Inter. Dès la levée du confinement, François-Aimé Arrighi m’a également autorisé à donner un concert à l’Ehpad de Vico, dont il est le directeur. C’était important de ramener un peu de vie dans un lieu particulièrement coupé du monde.

Les traditionnelles master-classes du festival pourront-elles avoir lieu ?

Au vu de toutes les informations collectées, notamment auprès du couvent de Vico, qui accueille les élèves de l’académie, et de la Jeunesse et des Sports, qui nous a fourni le nouveau protocole sanitaire pour la prise en charge de groupes de mineurs, toutes les conditions peuvent être réunies pour que ces master-classes aient bien lieu. D’autant que, pour avoir beaucoup joué cet hiver dans les écoles, notamment en Haute-Corse, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de demandes de gens d’ici.

Néanmoins, pour l’heure, vous ne donnez pas encore le détail de la programmation…

À ce jour, il faut quasiment reprendre tout le travail d’organisation à zéro et recontacter chaque maire, de chaque village, pour savoir qui souhaite nous accueillir, si cela se fera dans les églises ou en extérieur, et dans quelles conditions. La troupe ira où le vent nous amènera, et ce sera peut-être le festival le plus génial. De ce fait, la plaquette qui fait office de programme n’est pas encore réalisée, mais nous la ferons quand même, en y mettant gratuitement tous les annonceurs des années précédentes. Ce sera une façon de rendre ce qui a été donné. Par ailleurs, il est prévu que les musiciens arrivent cinq jours avant le début du festival, pour que l’on enregistre des modules qui seront diffusés sur une chaîne YouTube. Cela permettra à ceux qui ne pourront, ou ne voudront pas se déplacer, d’assister quand même aux concerts, puisqu’ils seront postés dès le lendemain. C’est vrai que cela va nous donner plus de travail, et entraînera un surcoût lié à la captation, au mixage, aux prises de son… Mais cela montre aussi que Sorru in Musica se veut novateur tout en gardant l’esprit du départ.

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:00

 

Dimanche, une soirée a fêté à Murzo la fin de l'action de solidarité des "P'tites mains". 

 

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

 

 

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 06:59
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

 

 

TOUTES NOS CONDOLÉANCES

 

 

Les familles Buteau et Medurio dans la peine
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

Les familles Buteau et Medurio dans la peine
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 18:00

 

Le dimanche de Pentecôte a été le premier jour de célébrations de messes publiques. Il a été marqué par la cérémonie organisée par les Oblats de Vico, en plein air, devant le Calvaire du couvent. Les 90 fidèles présents, en respectant les consignes de sécurité, étaient venus de tout le canton. Les confréries du Père Albini et de Saint Antoine Abbé de Marignana étaient présentes.

 

Vous trouverez ici quelques photos provenant de la page Facebook du couvent.

 

Désormais, la reprise des messes est effective. Consultez le calendrier du mois de juin ci-dessous.

 

Par ailleurs, le numéro de ce mois-ci de "INSEME" est paru et peut être consulté sur le site inseme-bulletin.

 

Les messes sont déconfinées
Les messes sont déconfinées
Les messes sont déconfinées
Les messes sont déconfinées
Les messes sont déconfinées
Les messes sont déconfinées

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 11:04

Toutes nos condoléances.

Deuil à Guagno
Deuil à Guagno
Deuil à Guagno

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 18:00

Franck ROBINE, préfet de Corse-du-Sud et préfet de région, s'est rendu à Vico vendredi 29 mai.

Pour faire comprendre l'importance de cette visite qui a été une véritable réunion de travail, nous vous proposons des extraits de l'article publié par Corse Net Infos samedi et celui de "Corse-Matin" dimanche.

Les illustrations sont de la Préfecture de Corse-du-Sud.

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Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

 

Le préfet de région Franck Robine en visite à Vico

Ce vendredi le préfet de Corse-du-Sud était à Vico pour rencontrer les élus du territoire. Accompagné par le maire et président de la communauté de communes Spelunca Liamone François Colonna et par Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica, Franck Robine s'est rendu sur le site où le futur centre culturel devrait voir le jour. L'occasion pour le préfet de rencontrer commençants et restaurateurs de la commune et d'échanger sur les protocoles de réouverture du 2 juin prochain.

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
 
 
Le projet d'un Centre Culturel à Vico 
Initié récemment, ce projet consiste en la création d’un centre culturel avec des surfaces modulables permettant de construire une offre culturelle variée. Certaines actions seront de portée locale et d’autres nationale voire internationale. Ce projet est porté par la commune pour ce qui est du bâti et une structure restant à finaliser pour le fonctionnement et la programmation culturelle. 
C'est Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica qui a initié la démarche et la soutient fortement.
L’association « Corse Active » a été mobilisée fin 2019 afin de vérifier la viabilité du projet et porter les premières études préalables. Elle apportera également un financement de 50.000 €/an pendant 3 ans, notamment pour financer le salaire d’un porteur de projet dédié. 
Ces démarches permettront également de préciser le besoin en infrastructure afin de définir le programme des travaux à l’été 2020.
La DRAC est membre actif de l’équipe projet. Des échanges ont été initiés auprès du président de la CdC qui a indiqué être favorable à une association de ses équipes à l’équipe projet.
 
Corse Net Infos
 
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

 

Vico est ma première visite de commune. Répondant à l’invitation de François Colonna, fraîchement réélu, le préfet Franck Robine a fait, vendredi matin, le déplacement en compagnie de Franck Leandri, directeur de la Drac (direction des affaires culturelles) de Corse.

Centre culturel, site archéologique, pôle administratif

Plus qu’une simple visite, ils assistaient à une réunion de travail en présence des deux adjoints, Jean-Pierre Fondeville et Mario Zannier, mais aussi du violoniste Bertrand Cervera, porteur du projet de centre culturel à Vico. « Il s’agit d’un projet d’envergure régionale, qui ne sera pas concurrentiel avec l’espace culturel de Cargèse, précise François Colonna. Il sera multiculturel, autour de la musique, du théâtre, du cinéma. Nous y envisageons tout un travail de déclinaison sur la nature, mais aussi un centre de formation et une partie dédiée à l’hébergement. »

Mais pour l’heure, aucun détail supplémentaire ne peut être communiqué, car le dossier de faisabilité ne sera présenté à la préfecture que le 15 juin prochain. En revanche, d’autres actions d’égale envergure sont sur le point de se concrétiser, et la visite s’est prolongée à Sagone sur le site de la cathédrale Sant’Appianu. « Pour le projet archéologique, tous les voyants sont au vert », se félicite François Colonna.

Les dernières fouilles préventives terminées, il reste quelques tombes à récupérer et le site sera rendu à la commune fin juin, qui bénéficie d’ores et déjà des permis de construire et des financements. À quelques mètres en face, c’est un vaste chantier de terrassement qui va être entrepris, avant d’ériger le pôle administratif : le nouveau centre de tri de la Poste, une maison de services au public avec un fonctionnaire dédié aux liaisons avec les différentes administrations, un espace de coworking, et une maison de santé abritant médecins, infirmiers, kiné, sophrologue, pharmacie et parapharmacie.

Enfin, Franck Leandri s’est montré intéressé par l’idée de transformer l’ancienne mairie du village en bibliothèque ludothèque, un projet pour lequel il pourrait apporter des financements.

"Corse-Matin"

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 18:00
Sur l'Etat de Cinarca

Le secteur de l'édition reprend peu à peu ses activités, comme les autres branches économiques. Un nouveau livre vient d'être mis en rayon. Ecrit par Claude ARRIGHI, magistrat honoraire, et produit par l'association Letia-Catena, il est consacré à l'histoire de la principauté de Cinarca.

Voici la présentation qui en est faite par l'association.

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Sur l'Etat de Cinarca

                 L’avènement et la chute de l’état de Cinarca

 

Comme elle le fait régulièrement depuis sa naissance, l’association Letia-Catena, qui s’intéresse au patrimoine historique de Letia et de l’ensemble du Vicolais, publie un livre sur les événements qui ont fait l’histoire de la région et qui ont eu aussi une influence directe sur celle de la Corse. L’association vient ainsi de publier, grâce à Claude Arrighi, magistrat honoraire, un livre consacré à L’avènement et la Chute de l’Etat de Cinarca

      La province de Vico, au cœur de la seigneurie de Leca, fut l’épicentre des luttes qui opposèrent au Moyen-âge les Génois aux seigneurs de Cinarca. Les castelli de Catena, de Leca, de Cinarca, de Ghjneparu, édifiés pour certains dès le X° siècle, étaient, outre leur valeur militaire, les symboles forts du pouvoir seigneurial. Ils furent renforcés au cours du XV° siècle par de nouveaux ouvrages, les Rocche Cinarchese : les Rocche di Sia, la Forcina et la Zurlina qui furent le théâtre des événements marquants de cette lutte. Outre les Génois, les autres acteurs qui intervinrent à Catena et en Cinarca furent les Pisans, la Papauté et les Catalans.

       Giovan Paolo da Leca est le dernier de ces héros qui incarnent par leurs noms, ce que fut la Corse de leur temps, ou plus précisément ce qu’ils auraient voulu qu’elle fût. Loin du cliché d’une Corse qui subit, en rebelle résignée, l’inexorable succession des dominations étrangères. Giovan Paolo da Leca faillit pouvoir réaliser à deux reprises son projet en 1488 et 1501. Selon le chroniqueur, « il aurait été illustre dans toutes ses actions si du moins la fortune eût secondé ses desseins ». L’échec de sa seconde campagne et la confiscation de sa seigneurie par l’Office de Saint Georges marquèrent la fin de l’état de Cinarca qu’il avait essayé de promouvoir. Malgré ses efforts répétés, il ne put jamais rétablir la situation, mais il n’abandonna jamais la lutte jusqu’à sa mort en 1507. 

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

 

Pour ce précieux travail, Claude Arrighi a engagé de longues recherches, approfondi les connaissances acquises, rassemblé la documentation et enfin rédigé ce texte qui concerne l’État de Cinarca, aux racines de la communauté de Letia. Le fruit de ses travaux demeure d’un grand acquis pour celle-ci, comme pour le Vicolais, la Cinarca et l’ensemble de la Corse. Il a su décrire ces héros du Moyen-Age, ainsi que leur gloire - pour quelques-uns éphémère -, mais aussi les raisons de leur postérité, face à l’image déformée d’une Corse qui aurait subi avec résignation l’envahisseur et les dominations extérieures. Il a su nous démontrer que, beaucoup plus que subir, ces héros ont aussi provoqué ces interventions étrangères dans l’île, celles des Pisans, Catalans et finalement Génois. Tous les chefs successifs de Catena et de Cinarca suivaient néanmoins une démarche précise et cherchaient à mener à bien un projet politique cohérent, dans lequel l’intervention des puissances étrangères demeurait un outil risqué, mais précieux.

       Avec ses prédécesseurs de Catena et de Cinarca,  Giovan Paolo da Leca sut faire naître et incarner le sentiment national dont la flamme n’allait plus s’éteindre, jusqu’aux luttes de Sampiero, qui se présenta à Vico comme son successeurpour mener l’éternel combat contre la tyrannie et les excès de la dominante, laquelle appliqua avec acharnement sa férule sur la Corse. 

C’est cette même flamme, celle de la libération nationale, qui illumina la grande Révolution Corse de quarante ans, au XVIIIe siècle, et porta le combat de son coordinateur, le général Pasquale Paoli, législateur, chef élu de la nation qu’il structura en proclamant la constitution écrite, issue des lumières du siècle. 

La flamme qu’ils ont allumée et les efforts et sacrifices consentis suscitent l’obligatoire devoir de mémoire et demeurent une source de fierté chez chacun de nos compatriotes. Ils constituent la naturelle inspiration qui guide généralement les comportements des fils de Corse. Ils orientent et marquent, véritablement, le sens de leurs actions. C’est bien ce qui s’est produit durant les années ardentes qui ont fait l’histoire de l’île, où ils sont demeurés les principaux éléments mobilisateurs, d’unité et de rassemblement, autour des valeurs qu’ils incarnent.

                                           ******

 

Le livre  l’Avènement et la chute de l’état de Cinarca est en vente :

--à AJACCIO à la librairie Le Mouflon, 19, Boulevard Fred Scamaroni. 

--et à SAGONE à La Villa Romana.

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 18:00
Les investissements scolaires poggiolais

 

Les articles précédents ont montré que les communes d'Orto (voir ICI) et de Soccia (voir ICI) se sont longtemps démenées pour construire des écoles permettant d'accueillir les élèves et d'offrir des logements décents à leurs instituteurs. Poggiolo n'a pas investi dans des constructions mais dans des locations.

 

Parmi les documents (très incomplets) concernant Poggiolo aux Archives Départementales d'Ajaccio, on trouve les preuves qu'une école fut installée en 1878, si elle n'existait pas avant.

 

Cette année-là, la mairie loua à un nommé Martin PAOLI une salle pour recevoir des élèves au prix de 50 francs par an. Un bail de six ans prenant effet au 1er février 1878 fut signé entre le maire DEMARTINI Baptiste et le même propriétaire afin de loger l'instituteur. Le logement comprenait une cuisine et une chambre ainsi qu'une cave. Le loyer, également de 50 francs par an, devait être versé par trimestre ou semestre "selon qu'il plaira au propriétaire de la maison".

 

Les investissements scolaires poggiolais

 

Le montant du loyer était plus important à Guagno-les-Bains où la municipalité loua le 31 juillet 1882 à Lucie CASALTA, veuve de la ROCCA, un logement de trois pièces avec cave pour un montant de 100 francs par an.

 

Les fournitures scolaires étaient payées par la municipalité. Comme exemple, on peut se référer à l'article "Fin prêt pour la rentrée scolaire" qui donne un devis du matériel acheté pour 1884.

 

 

Les élèves de l'école de Poggiolo en 1900.

Les élèves de l'école de Poggiolo en 1900.

 

Bien évidemment, les dépenses et les soucis étaient moindres quand l'enseignant était Poggiolais ou venait d'un village voisin. 

 

Ainsi, Hélène DUBREUIL se rappelle du Socciais Jojo ANTONINI (en poste à Poggiolo de 1945 à 1954) "surgissant sur sa moto flamboyante, tel un destrier de l'apocalypse" (voir l'article "Hélène évoque Jojo"). Judith OTTAVI-PAOLI, elle aussi de Soccia, n'avait pas de moyen de locomotion et, quand personne ne la conduisait, elle marchait, sauf les jours de neige!!! 

 

Orto, Soccia, Poggiolo, trois villages voisins et des manières différentes d'investir dans le domaine scolaire.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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