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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 18:16

Les lecteurs assidus du Blog des Poggiolais étant intéressés par ce qui se passe ou ce qui s'est passé à Poggiolo et dans les villages voisins, ils le seront certainement aussi de savoir que trois sites concernant notre micro-région se sont récemment ouverts sur internet.

 

Depuis un an, le site de la mairie de Vico (http://www.mairie-vico.comprésente une mise en page claire et aérée. Il donne des renseignements pratiques sur le fonctionnement des services municipaux, l'école et le collège mais il publie aussi de nombreux articles historiques très intéressants. Ils sont dus à Emilienne CALLEGARI et fourmillent de détails.

Parmi les plus récents, on peut citer:

- celui sur  "Le Calvaire"  qui se trouve à la sortie du village, au croisement des routes menant à Létia et à Sorru in Su,

- ou encore celui sur la bénédiction du "Binadizzione di a casa prete Franchi" 

- ou bien "Quand Nesa et Chigliani demandèrent leur indépendance..."

- ou encore "Les maires qui ont fait l'histoire de notre village"

 

 

N'oubliez pas d'admirer la galerie de photos qui est extrêmement riche de clichés d'autrefois et de maintenant.

 

Il est possible de s'inscrire à la lettre d'informations (newsletter en corsoanglais) pour être informé des parutions de nouveaux articles.

Des nouveautés sur internet pour les Deux Sorru

Egalement à Vico mais rayonnant bien au delà, le couvent Saint François vient de se pourvoir d'un site internet en partenariat avec les OMI et le Diocése d'Ajaccio.
Très beau site, clair et bien illustré, vous y trouverez tout ce que vous voulez savoir sur le couvent et les événements religieux ou profanes qui s'y déroulent. 
Il vous est possible d'y créer un compte afin de pouvoir interagir avec les administrateurs. 


Différentes rubriques vous y sont proposées : 
     -Secteur Pastoral. 
     -Associations. 
     -Hébergement. 
     -Couvent. 
     -Connexion. 
     -Infos Pratiques. 


En voici le lien : 
http://www.couventdevico.fr/

Des nouveautés sur internet pour les Deux Sorru

Enfin, pour la commune de Poggiolo, n'oublions pas l'hôtel-restaurant des Deux-Sorru à Guagno-les-Bains.

A l'occasion de la nouvelle saison qui a débuté le 1er avril, le site a été remis à neuf. Jean-Marie et Marie-Ange BONIFACJ présentent toutes les qualités de leur établissement admirablement placé près de la chapelle St Antoine, au-dessus de la station thermale.

 

Des nouveautés sur internet pour les Deux Sorru

Depuis plusieurs années, cet endroit possède une page Facebook assez active. Consultez-là pour être au courant des promotions éventuelles.

Des nouveautés sur internet pour les Deux Sorru
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:00

Le pèlerinage annuel auprès du tombeau du Père ALBINI aura lieu au couvent de Vico les 20 et 21 mai.

Pèlerinage au tombeau du Père Albini les 20 et 21 mai
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Published by Blog Poggiolo - dans Chez nos voisins Religion
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:47

La devinette du mois portait sur l'aspect physique de Jésus et plus précisément sur sa couleur de peau.

 

A Poggiolo, il existe un élément important concernant le possible aspect physique du Christ. 

En entrant dans l'église Saint Siméon, la première chapelle de droite abrite une peinture à huile sur bois de grandes dimensions. Elle représente une descente de croix ou plus exactement la déposition du Christ.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Le corps supplicié posé sur le sol a bien la peau noire tout en étant de type européen. Ce noir, ou plutôt ce gris très foncé, renforce l'impression que la vie est partie et que la pourriture commence.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Sept autres personnages sont sur ce tableau, quatre femmes et trois hommes. Aucun n'est noir. Selon la tradition, les hommes sont Joseph d'Arimathie et Nicodème qui sont debout et l'apôtre Jean qui tient le cadavre par les épaules.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Parmi les femmes, Marie, la tête nimbée, a les mains jointes près de son fils. La femme dont on ne voit pratiquement que l'abondante chevelure est Marie-Madeleine. Ses cheveux sont dénoués en signe de repentir de la pécheresse. Les deux autres devraient être Marie Salomé, mère de Jean, et Marie Jacobé, mère de Jacques.

 

 Cette peinture très originale est signée, datée et même localisée par une inscription visible dans le coin inférieur droit:

D. Maestracci

Occhiatana 1939

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

Ce tableau a été installé dans l'église paroissiale de Poggiolo peu de temps avant la déclaration de guerre de 1939. Il avait été peint à Occhiatana, en Balagne, près de L'Ile-Rousse, village où vivait le peintre Damaso MAESTRACCI.

 

Damaso MAESTRACCI naquit à Occhiatana en 1888 et y décéda en 1976,

Après avoir participé à la Grande Guerre, il s'inscrivit en 1921 aux Beaux-Arts de Marseille et en obtint le premier prix. Comme l'écrit Julia TRISTANI,

"il présente un profil d'artiste-artisan unique en Corse. Il est le premier sculpteur à introduire et à multiplier dans l'île des œuvres réalisées en plâtre, en ciment, voire en béton armé, reproduisant les techniques des rocailleurs de Provence qu'il côtoie à Bargemon, dans le Var, d'où est originaire son épouse (Apollonie)" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", page 573).

Il était donc beaucoup plus sculpteur que peintre.

 

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Quand il se retira dans son village natal, il dirigea un atelier de statues et de bas-reliefs religieux, véritable entreprise dénommée "L'art religieux".

MAESTRACCI fit partie du grand mouvement de renaissance artistique que connut la Corse entre les deux guerres mondiales et qui fut illustré par la revue "A Muvra". Il fit paraître de nombreux placards publicitaires dans cette revue. Par contre, au contraire de certains rédacteurs de celle-ci, il ne fut pas tenté par l'irrédentisme italien, tout en étant un fervent partisan du régime de Vichy.

Sa notoriété était grande et il n'hésitait pas à répondre à de nombreuses commandes publiques et privées. Ses productions se trouvent dans toute la Corse, comme le montre cette carte:

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Les détails sont disponibles en cliquant ici.

 

L'article de Julia TRISTANI cité plus haut donne la liste des réalisations de Damaso MAESTRACCI à Vico:

 

- statue de la Vierge de Lourdes (couvent)

- statue du Père ALBINI (au couvent)

- Ste Thérèse d'Avila (bas-relief installé dans l'église paroissiale en 1939)

- chemin de croix (église paroissiale Ste Marie), bas-relief monumental béni en 1941 et enlevé dans les années 1980 à cause de la dégradation du plâtre

- reproduction de la grotte de Notre-Dame de Lourdes, installée près du couvent St François en 1938

Photo CTC

Photo CTC

- tombeau du chanoine FRANCHI (cimetière communal)

Photo CTC

Photo CTC

- vase décoratif à l'entrée du cimetière

 

Photo CTC

Photo CTC

- buste en bronze de l'ancien maire François PADRONA, mort en 1938; réquisitionné et fondu par l'armée italienne en 1942, il en reste toujours la base sur la place PADRONA.

Photo CTC

Photo CTC

Il faut y ajouter, tout près de Vico, le chemin de croix de l'église d'Arbori et, bien sûr, le tableau de Poggiolo

Les réalisations effectuées dans les Deux Sorru datent des années 1938 à 1941, créneau dans lequel s'insère parfaitement le tableau de St Siméon.

 

Poggiolo a donc la double particularité de posséder une des rares peintures de Damaso MAESTRACCI et, surtout, de montrer que le Christ était noir.

 

Une vidéo:

une conférence de Julia TRISTANI sur le sculpteur MAESTRACCI est disponible sur le site de TéléPaese en cliquant ICI.

 

Lectures conseillées:

"La commande publique et religieuse au sculpteur Damaso Maestracci: le cas de Vico" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", pages 572 à 576, ed. Alain Piazzola)

"La maison du sculpteur corse Damaso Maestracci, entre lieu de mémoire et demeure d’artiste", article disponible sur internet: https://insitu.revues.org/13438

"Les rocailles, une architecture oubliée", excellente présentation des rocailles de Marseille et notamment du quartier du Roucas-Blanc, par Yves GAUTHEY (ed. Mémoires millénaires)

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 18:00
La devinette du mois: le Christ était noir

Une des grandes énigmes historiques est l'aspect physique de Jésus.

Les Evangiles, ni aucun texte contemporain de sa vie, ne donnent le moindre renseignement sur la taille, la robustesse, la couleur des yeux ou des cheveux du Christ. Le physique d'un homme de type européen avec une petite barbe a été adopté au cours du Moyen Age et a été diffusé sur tous les continents, mais avec beaucoup d'adaptations locales. De nombreuses autres théories furent énoncées, y compris, au XXème siècle, celle d'un Christ noir dont Martin Luther King aurait été partisan.

Cette dernière idée semble avoir été adoptée à Poggiolo.

 

Devinette du mois:

Pourquoi les Poggiolais savent-ils que Jésus était noir?

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:02
Comment transmettre dans notre société?

Un blog est un ensemble de textes et d’images accessibles au public pour transmettre des informations et des idées. Même destiné à des personnes particulières, un blog est inséparable de l’idée de transmission.

Le blog qui est sous vos yeux veut être un lien entre les Poggiolais et amis de Poggiolo quel que soit l’endroit où ils habitent. Il publie des articles sur l’actualité du village et du canton. Il donne aussi des textes et des documents sur l’histoire de la communauté poggiolaise. Le but est bien de permettre la transmission. 

 

La transmission des connaissances et des valeurs est une question fondamentale dans une société entièrement obnubilée par l’immédiateté, comme le prouve la désolante campagne électorale des présidentielles.

 

Une réflexion sur la transmission est proposée par «l'Association des Amis» au couvent St François de Vico, sous la forme d’une joumée-rencontre

 

Ie samedi 22 avril avec Nathalie Sarthou-Lajus,

rédactrice en chef adjointe de la revue «Etudes»,

sur le thème:

 

 «Qu'avons-nous à transmettre? la charge et le goût de transmettre»

 
Comment transmettre dans notre société?

Afin d'aider les participants à entrer dans Ie temps d’échange, Nathalie Sarthou-Lajus a fait parvenir ce message qui a été publié dans «Inseme» d’avril et repris dans le «Corse-Matin» de lundi 17 avril.

 

Le goût de transmettre

 

La difficulté de transmettre que les éducateurs de toutes sortes s'accordent à reconnaître ne porte pas tant sur le contenu de la transmission (quel savoir? quelle valeur? quelle croyance? ... ) que sur l'acte de transmettre lui-même dont nous avons perdu la saveur. C'est donc cet acte de transmettre que je propose d'interroger, non pour en déplorer la faillite, mais pour en retrouver le goût.

 

Qu'est-ce qu'il se passe quand «ça passe» ou au contraire quand nous constatons que «ça ne passe pas» entre nous? Il s'agit bien de faire passer quelque chose de soi à d'autres. L'acte de transmettre met en jeu une relation entre des personnes qui décident du sens et de la valeur de ce qui est transmis. 

La qualité de la relation va faire que la transmission est vivante ou mortifère. Nous redoutons de transmettre car certains héritages imposés pèsent lourd et écrasent nos fragiles épaules. Mais le vide de transmission est aujourd'hui tout aussi violent qu'a pu l'être autrefois l'autorité des maîtres et des pères.

 

Comment redonner sens et saveur à des actes de transmission très concrets et fondamentaux tels que «cuisiner», «raconter» ? Comment, loin de rivaliser avec les enseignants et Ies parents, les nouvelles technologies peuvent-elle réhabiliter la fonction première de l'éducateur qui est d'être un passeur? A cette occasion, serons relus certains épisodes de transmissions qui sont nombreux dans l’Evangile: l'Annonciation, la parabole des talents, le retour du fils prodigue... ».

 

S’inscrire à la journée et au repas de midi en appelant le Couvent de Vico de préférence le matin au 04 95 26 83 83 ou par courriel: accueilcouventvico@orange.fr

 

 

Nathalie Sarthou-Lajus a déjà animé une journée de réflexion le 16 avril 2016 sur le thème «Pourquoi je suis encore chrétienne».

 
Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

Article paru dans "Corse-Matin" 17/4/17

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:12
Crucifix placé sur un mur de l'église St Siméon.

Crucifix placé sur un mur de l'église St Siméon.

Poggiolo sera le premier village à célébrer la Semaine Sainte.

Le Jeudi Saint (jeudi 13 avril): 

adoration du Saint Sacrement à 15h à Poggiolo

Vendredi Saint (14 avril):

- Guagno: chemin de croix à 15h

- Orto: chemin de croix à 15h

- Poggiolo: office de la Passion à 17h

- Soccia: chemin de croix et procession à 21 h

Vigile pascale (samedi 15 avril)

- Soccia: 21h

Pâques (dimanche 16 avril):

- couvent de Vico: messe à 9h30

- Balogna: 11h

- Marignana: 11h

- Guagno: 11h

- Coggia: 16h

A part pour le jour de Pâques, les cérémonies mentionnées ici sont celles du haut-canton. L'ensemble des célébrations des Deux Sorru et de Sevi in Grentu se trouvent dans le numéro d'avril du bulletin "Inseme".

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:00

Avec le 20 mars, un moment important de l’année arrive: le printemps!

 

Les jours s’allongent de plus en plus, le soleil brille plus longtemps, les premières fleurs sont ouvertes, la nature revit.

Pour les Poggiolais d’autrefois, le travail des champs et des jardins reprenait. N’oublions pas que, contrairement aux villages voisins qui étaient surtout peuplés d’éleveurs, Poggiolo vivait surtout des cultures grâce à sa bonne exposition, à la qualité de sa terre et sa bonne alimentation en eau.

 

Cette année, le 20 mars est aussi la fête de Saint Joseph. D’habitude, elle a lieu le 19 mars mais ce jour étant le troisième dimanche de Carême, cette solennité est reportée au 20.

 
Statue de St Joseph (chœur de l'église St Siméon).

Statue de St Joseph (chœur de l'église St Siméon).

Aucune fête particulière n’est prévue dans les Deux Sorru pour le patron des menuisiers mais c’est l’occasion de rappeler une très vieille tradition de SAGONE rapportée dans «Corse, Almanach de la mémoire et des coutumes» par Claire Tiévant et Lucie Desideri, d’après «L’île tragique» de Pierre BONARDI:

 

«Saint Joseph est parfois associé au culte rendu à sainte Anne, sa belle-mère. C’est ainsi qu’à SAGONE, on a coutume d’entourer le ventre des malades qui en souffrent avec une ceinture de flanelle rouge; puis il s’agit de la tirer et de prononcer, en la déroulant, la formule suivante «Corpu scunvoltu - Ritorn’ a l’u to poste!» (Ventre convulsé - Reviens à ton état normal!). Le procédé ne fonctionne que si l’on a invoqué saint Joseph et sainte Anne avant de prononcer ladite formule.»

Avec ou sans saint Joseph, démarrez un bon printemps!

 

Pour vous mettre dans l'ambiance, voici quelques images de la nature poggiolaise au printemps:

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:00
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

LE LIEU ET LES RAISONS

 

La plaque de cuivre proposée par la devinette du mois se trouve dans un  lieu public de Poggiolo, un endroit où tout le monde peut la voir.

Non, elle n’est pas sur une porte, ni sur une boîte aux lettres, ni sur une tombe.

Elle est tout simplement dans l’église Saint Siméon.

Cette plaque a été fixée sur le sommet du dossier d’un prie-Dieu.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

«Un prie-Dieu est une chaise qui dispose d'une assise sur deux étages, la première pouvant être relevable pour s'agenouiller. L'assise inférieure sert à poser les genoux, et le dossier sert à appuyer les coudes. Les deux assises sont le plus souvent paillées.»

(Wikipedia, article «mobilier liturgique»)

 

«Avant le concile Vatican II qui voit progressivement l'abandon des prie-Dieu dans les églises au profit de simples chaises ou bancs et l'imposition de la position debout à la place de l'agenouillement lors des moments clés de la liturgie, il était d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaire dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquels ils faisaient graver leurs noms sur des plaques de métal (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier des chaises.»

(Wikipédia, article «prie-Dieu»)

 

L’église poggiolaise est maintenant équipée de bancs mais ce prie-Dieu a été conservé, ainsi qu’un autre qui sera évoqué à la fin de l’article.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

Tous deux se trouvent à gauche, dans les premiers rangs, près de la chaire d’où parlait autrefois le prédicateur.

Mais qui était la personne dont le nom E. VENTURINI est resté sur ce siège?

 

 

E. VENTURINI

La lettre «E» de la plaque est l’initiale du prénom «Elisabeth».

Marie Elisabeth PINELLI naquit le 8 mai 1894 à Poggiolo. Ses parents, Antoine François PINELLI (1864-1944) et son épouse Marie Dominique MARTINI (1868-1909), s’installèrent à Constantine en Algérie. C’est dans cette ville que sa soeur Antoinette vit le jour en 1897 (elle décéda en 1989). Elle avait aussi un frère, Jean Toussaint, né à Poggiolo en 1891 et mort pour la France en 1918. Son nom figurait à la fois sur le monument aux morts de Poggiolo et sur celui de Constantine (voir l'article "les "poilus" poggiolais de Constantine").

Elisabeth épousa le 17 mai 1922 à Constantine Emile Richard VENTURINI, né à Nouméa en 1879 et dont la famille était originaire d’Urtaca. Il mourut en 1939 à Poggiolo sans avoir eu d'enfant.

«Madame VENTURINI», ainsi qu’on l’appelait souvent, était bien connue pour sa gentillesse et sa piété. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait eu un prie-Dieu à son nom.

Elle vécut jusqu’au 19 janvier 1996, à 102 ans, et fut inhumée à Poggiolo. 

Sa sœur Antoinette eut, de son mariage avec Martin OTTAVY (1890-1957), né à Philippeville mais d’origine socciaise, un garçon Marc «Jean», qui fut tué au combat en 1944 (voir l’article "De l'Algérie aux rives du Doubs" ), et Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

 

 

Ce simple prie-Dieu est un témoignage important de la pratique religieuse dans la première partie du XXème siècle. Il permet également d’évoquer l’histoire d’une famille poggiolaise. Il faut espérer qu’il soit conservé encore longtemps comme document historique.

 

 

NOUVELLE ENIGME

A côté du prie-Dieu d’Elisabeth VENTURINI, il existe un autre rescapé de ce genre de meuble religieux. Il comporte les lettres «C» et «A» tracées par des alignements de gros clous à tête ronde.

Qui était ainsi désigné?

L’animateur de ce blog l’ignore et espère que des lecteurs voudront bien l’éclairer.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

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Photos 1, 2 et 4 ont été prises le 21 août 2016; la 3 est extraite du film "Visite de St Siméon" tourné par Thierry CALDERONI en novembre 2008.

 
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 18:00

Le 4 février 1927, le conseil municipal de Marseille créait la Canebière par la fusion de la rue Cannebière, de la rue Noailles et des allées de Meilhan. La célèbre artère fête donc ses 90 ans. Mais quel rapport avec le village de Poggiolo qui est la raison d'être de ce blog?

C'est que le maire de Marseille s'appelait alors Siméon FLAISSIERES. Son prénom était celui du saint patron principal de Poggiolo (saint Roch étant son saint secondaire). Or, ce prénom est rare en France.

"En France, moins de cent petits garçons reçoivent ce prénom chaque année depuis le début du XXe siècle. Par ailleurs, Simon serait vingt fois plus attribué que Siméon. Plus de 2500 Français ont porté le prénom Siméon depuis 1900", d'après le site du Journal des femmes.

Par contre, l'Eglise a reconnu la sainteté à plusieurs Siméon, à tel point qu'il est difficile de savoir quel est celui qui protège les Poggiolais.

Cette année, il sera fêté par une 

messe dimanche 19 février à 15 heures.

Cette cérémonie aura lieu le lendemain du 18 février qui est le jour officiellement attribué par l'Eglise catholique à Siméon, fils de Clopas, cousin de Jésus et évêque de Jérusalem, qui mourut crucifié en l'an 107.

La liste des saints compte aussi Siméon le Stylite ou Syméon l'Ancien, ascète du Vème siècle près d'Antioche, qui est fêté le 26 janvier.

Mais le Siméon (ou Syméon) auquel notre église est consacrée est le vieillard qui ne voulait pas mourir sans avoir vu le Christ et qui fut exaucé le jour où Marie et Joseph amenèrent Jésus au Temple, le jour qui est devenu celui de la Chandeleur. Prenant l'enfant dans ses bras, il était le symbole d'un monde qui s'achève et qui accueille un avenir neuf.

Petit problème: ce saint doit être fêté le 8 octobre!!!

Alors?

L'église poggiolaise est bien dédiée au vieillard Siméon. Le vitrail placé au-dessus de la porte d'entrée montre cet homme tenant le bébé.

Le vrai Siméon

On l'admire mieux de l'intérieur de l'église, quand le vitrail est bien éclairé par le soleil de l'après-midi et du soir, puisque le bâtiment respecte les traditions chrétiennes et est orienté est (levant)-ouest (couchant).

Le vrai Siméon

Une autre représentation de ce saint Siméon est une statue installée à une place d'honneur dans la partie droite du chœur. On pourra observer que le vitrail a parfaitement repris la forme, la couleur et la décoration de ses vêtements de la statue. Saint Pierre, portant lui aussi l'enfant Jésus, est à gauche.

Le vrai Siméon

L'inventaire réalisé en juin 1905 (ou 1906) et déjà évoqué dans l'article "L'âge de la statue de saint Roch", nous apprend que ces deux statues se trouvaient au même endroit voici un siècle. Mais elles étaient inversées: Pierre, d'une valeur de 30 francs, à droite et Siméon, valant 60 francs à l'époque, à gauche.  La représentation de saint Pierre a été offerte par Jules MARTINI  (1818-1890) en 1875. Celle du patron de Poggiolo a été donnée à la paroisse en 1886 par l'abbé Jean-Toussaint MARTINI, né en 1842 à Poggiolo et décédé en 1923.

Sans contestation, cette statue est bien celle du vieillard du Temple de Jérusalem.

Le vrai Siméon

Mais le plus important n'est-il pas que Poggiolo soit bien protégé par son saint?

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Toutes ces photos datent du 25 août 2016.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:59

Les amis du couvent de Vico vous invitent à partager une pulenda.

Pulenda pour le couvent
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Plusieurs films des décennies 60 et 70 à Poggiolo sont visibles sur DAILYMOTION (http://www.dailymotion.com/michelfran).
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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