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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 18:16

Pour savoir à quoi ressemblait le village à la fin du XVIIIème siècle, il existe un document exceptionnel : LE PLAN TERRIER.

Plusieurs articles de blog y ont fait référence mais il faudrait savoir un peu mieux ce qu'est ce document exceptionnel.

Après l’acquisition de la Corse, Louis XV, par un édit royal d’avril 1770, lança un inventaire social, démographique, économique et géographique de l’île, d'abord dans le but de définir les propriétés foncières et d'établir les impositions correspondantes

Une équipe de 28 ingénieurs, géomètres et dessinateurs, dirigée par Dominique Testevuide, travailla pendant 25 ans, entre 1770 et 1795, pour donner un tableau précis et détaillé dans 17 registres de relevés statistiques, une carte gigantesque au 1/172.800 et une centaine de dessins, sous la forme de 39 rouleaux de 74 centimètres de large, à l'échelle 1/10.800. Les habitations, les zones cultivées, les voies de communication... sont figurées avec une extrême précision, avec de très nombreux toponymes.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Deux jeux seulement ont été réalisés. Le premier se trouve à Vincennes, au service historique de la Défense, et le second, acheté en 1829 au ministère de la Guerre, est conservé aux Archives Départementales à Ajaccio où il a été numérisé et est consultable sur ordinateur.  Mais tout faillit être perdu quand les Anglais s'emparèrent de Bastia (3 prairial an II: 22 mai 1794). Les Français furent contraints de leur remettre les documents du plan terrier, mais avec la faculté d'en prendre copie. Pierre Jacotin, neveu de Dominique Testevuide, réussit à remplir sa tâche de copiste malgré la mauvaise volonté de l'amiral britannique Samuel Hood et put rentrer sur le continent en emportant, avec lui, un dossier complet.

(Renseignements tirés de Wikipedia)

 

POGGIOLO SUR LE PLAN TERRIER

 Un de nos lecteurs, Olivier FORCONI, qui n'est pas du tout Poggiolais, a eu la gentillesse de nous envoyer des photos de la partie du plan terrier concernant Poggiolo.

Cliquer sur les images pour les agrandir.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Cette première image montre la communauté de Poggiolo. Il n'était pas encore question des communes.

Les limites avec Soccia, Orto et Guagno sont marquées par des gros traits rouges. La partie méridionale, avec les pentes du Tretorre et de Libbiu, est en dehors de ce cadre. Ces terres ont d'ailleurs été l'objet de contestations avec les habitants de Rosazia pendant des dizaines d'années (voir l'article "La fièvre monte à Libbiu").

Le relief est rendu par un estompage à l'encre de Chine qui rend parfois la carte difficile à lire. La lecture est parfois ardue par l'emploi d'une écriture manuscrite à l'anglaise et non pas par des caractères d'imprimerie.

Quelques abréviations utilisées:

- Ch: châtaigniers

- B: bois

- Font: fontaine, mais le mot est parfois écrit en entier

- MK: maquis

- OL: oliviers

- P: prés

- T: terres labourables

- V: vigne.

 

Cette seconde photo est centrée sur le village et non pas sur l'ensemble du terroir. Elle montre sept maisons autour de la chapelle St Roch, trois habitations aux Case Suprane et cinq constructions isolées, l'église Saint Siméon étant à part. 

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

ET GUAGNO-LES-BAINS ?

 

L'emplacement de Guagno-les-Bains correspond à la partie ouest de la carte, qui, dans cette troisième reproduction, est entourée d'un cercle rouge.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Le nom de "CALDANE" fait référence aux sources d'eau chaude. Dans le sud de la Corse, près de Ste Lucie de Tallano, une source thermale porte le même  nom.

François VAN CAPPEL DE FREMONT en a réalisé un agrandissement dans son livre "Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme". Il y a indiqué les chemins en blanc, le Fiume Grosso et les ruisseaux en bleu, et les constructions en rouge. On peut donc voir la chapelle Saint-Antoine sur la colline, à une croisée de routes comme aujourd'hui. Les fontaines "alle Caldane" et "san antone" sont en dessous.

Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier

Mais aucune habitation n'est visible. En dehors d'un frère de l'ordre monastique des cordeliers, il n'existait aucun résident permanent. Les curistes étaient abrités par des cabanes en branchages qui étaient édifiées pour la saison estivale. Cette rusticité n'empêchait pas le lieu d'être très fréquenté, même par Pascal PAOLI ou Letizia BONAPARTE comme vu dans un article précédent.

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:43

Les documents sur les relations des Corses avec les pirates musulmans au début du Moyen-Age manquent et sont sujets à caution, par exemple sur Ugo COLONNA qui est le personnage principal de la danse moresca présentée dans l'article précédent. Depuis quelques années, la mode est à une histoire angélique selon laquelle la Corse aurait bénéficié des bienfaits d'une civilisation musulmane évoluée. L'étude historique montre que, du VIIème au XIème siècle, la réalité fut conflictuelle. D'ailleurs, en réalité, cette île fut moins touchée que la Sicile ou la Sardaigne car elle offrait moins de possibilités de butin.

Ces idées sont expliquées par Alain VENTURINI, Directeur des Archives départementales de la Corse-du-Sud, dans "Histoire de la Corse, volume 1: Des origines à la veille des révolutions", sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI, en 2013 (Editions Alain PIAZZOLA).

La Corse, les Sarrasins et les Maures

SARRASINS ET MAURES

 

Organisée par le gouvernement califal puis son représentant en Ifriqiya (actuelle Tunisie), la première phase d'expansion navale musulmane en Méditerranée occidentale dure de 652 à 752. Les attaques visent en premier lieu la Sicile, secondairement la Sardaigne et les Baléares. La Corse a peut-être été également touchée mais les sources écrites sont muettes: le seul indice d'insécurité serait le transfert en terre ferme d'un certain nombre de reliques, dont celle de sainte Julie, de la Gorgone à Brescia.

La seconde période de raids dure de 798 à 813. Connue grâce aux annales carolingiennes et à quelques textes pontificaux, elle est le fait de Sarrasins (Arabes) et de Maures (Berbères), venant d'Espagne et agissant en marge du califat omeyyade de Cordoue. Cette fois, la Corse est attaquée à plusieurs reprises à partir de 806. Après 813, le calme revient pour quelques années, l'action des pirates espagnols se déplaçant en Méditerranée orientale.

L'insécurité touche à nouveau la Méditerranée occidentale à partir de 825 environ et dure au moins jusqu'à la fin des années 850. Placée sous le contrôle du comte Boniface II en 828 puis intégrée à la marche de Tuscia (Toscane) en 846, la Corse n'en est pas pour autant en sûreté: un grand nombre de Corses doit chercher refuge à Rome sous le pontificat de Léon IV.

Une nouvelle période d'accalmie va durer quelques décennies, jusqu'au début du Xème siècle, marqué par une recrudescence des attaques sarrasines. Cependant, comme les fouilles archéologiques ont montré que la vie avait continué à Mariana ou Aléria, on peut supposer que la Corse, terre pauvre, fut sans doute peu concernée par ces attaques dans la mesure où les pirates musulmans avaient des cibles plus tentantes (y compris la Sardaigne voisine).

 À partir de la fin du premier tiers du Xème siècle et jusque vers l'an mil, les attaques deviennent moins nombreuses. Au début du XIème siècle, le prince musulman de Denia, Mujâhid (le re Musetto des chroniques italiennes), crée un nouveau climat d'insécurité en Mer Tyrrhénienne. Mais, s'il conquiert brièvement la Sardaigne, il ne semble pas avoir été vraiment intéressé par la Corse. De toutes façons, en 1016, Pisans et Génois mettent un terme définitif à son entreprise. La Tyrrhénienne ne sera plus ensuite que très occasionnellement perturbée par des expéditions musulmanes parties de Sicile, d'Afrique du Nord ou d'Espagne. Et, au plus tard à compter du traité réciproque de non-agression conclu vers 1150 entre Pise et le roi de Valence, la piraterie sarrasine n'est plus qu'un mauvais souvenir, avant sa reprise dans le dernier tiers du XIVème siècle.

 

Alain VENTURINI

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:00

Presque aussi oubliée que la cetera, la moresca était un élément important de la culture corse.

La moresca était une danse racontant la lutte entre les musulmans qui occupaient la Corse et le comte Ugo COLONNA qui aurait été envoyé dans l’île par le pape à l’époque carolingienne. La réalité historique est loin d’être avérée. Mais l’existence de cette danse pendant plusieurs siècles montre combien la mémoire collective corse a été marquée par les attaques barbaresques. Entre Corses et Maures, le voisinage ne fut pas un long fleuve tranquille. Il reste des descriptions de moresca par des voyageurs des XVIIIème et XIXème siècles qui insistent chaque fois sur l’aspect communautaire de ce spectacle auquel toute la population du village participait.

 

Nous donnons ici la description d’une moresca qui eut lieu près de Guagno. Elle se trouve dans le livre « La vie du bandit Théodore » de Henri PIERHOME, écrit en 1934 pour raconter la vie de Théodore POLI. En 1820, Théodore prit le maquis après avoir tué un gendarme qui l’avait fait arrêter. Ses exploits lui permirent de rassembler de nombreux bandits. En 1823, lors de la création de cette organisation, juste avant de prendre les décisions importantes comme celle d’autoriser l’assassinat du bourreau de Bastia, il offrit aux Guagnais une représentation de moresca. C’est du moins ce qu’indique l’auteur (qui utilise l’orthographe de « Mauresca »).

 

La moresca guagnaise

"La Mauresca était une sorte de fête dansée qui ne se donnait que dans de très rares occasions, et pour des réjouissances publiques vraiment solennelles.

 

C'était, en somme, un ballet où, si l'on préfère, une pantomime chorégraphique destinée à évoquer et à styliser les luttes soutenues contre les Maures. Pendant des siècles, les Corses avaient eu à se défendre contre les Sarrasins, contre les corsaires de l'Afrique du Nord, contre les troupes de Barberousse. Le fameux pirate Dragut, notamment, fut un de leurs plus terribles ennemis. Ses felouques rapides surgissaient subrepticement des profondeurs du large et débarquaient leurs équipages qui se jetaient sur les innocents habitants des côtes, en massacraient une partie et emmenaient le reste en esclavage.

Il est vrai que, parfois, l'esclave devenait le maître... Témoin Davia Franceschini, enlevée à Corbara et qui devint impératrice du Maroc, ou encore Lazare, de Bastia, qui fut par la suite dey d'Alger... Il est vrai, égaIement, que les Corses ainsi arrachés à leurs foyers faisaient de piètres esclaves et que, la plupart du temps, après des négociations laborieuses, ils étaient rendus à la liberté moyennant de fortes rançons. Mais, enfin, la perspective d'un tel sort était particulièrcment angoissante, et c'est pour se défendre contre les incursions incessantes des pirates que les Corses avaient peu à pcu abandonné les côtes et s'étaient réfugiés dans les montagnes, y bâtissant des villages inaccessibles. Des tours solides, qu'ils avaient élevées tout le long du littoral, - où elles subsistent encore - permettaient aux insulaires de la plaine de s'y réfugier en cas d'alerte et d'y résister jusqu'à l'arrivée des secours.

 

Ainsi la Mauresca était une représentation dramatique, une danse guerrière qui évoquait ces combats. Elle se donnait en plein air, exigeait une mise en scène grandiose et un nombre exceptionnel de personnages.

 

*

*     *

 

C'est dans la forêt de Guagno que Théodore avait imaginé de donner ce spectacle qui devait attirer un grand nombre des habitants de la région. Le chef des bandits avait choisi, pour sujet de la Mauresca, "la prise de Mariana par Ugo Colonna".

 

Sur une esplanade très vaste, adossée à la montagne, Théodore avait fait établir un camp de plusieurs tentes figurant l'armée chrétienne commandée par Ugo Colonna, dont il incarnait lui-même le personnage. Dans la châtaigneraie, sur les pentes de la colline, les bergeries habilement transformées représentaient des tours fortifiées, reliées entre elles par des remparts crénelés qui n'étaient autres que de légéres constructions en bois. Bien que rudimentaire, le décor était suffisamlnent évocateur pour donner à l'assistance une intéressante approximation de la réalité. L'espace demeuré libre entre le camp et les remparts représentait le champ de bataille, où les combats allaient se succéder.

Le drame commença par l'arrivée d'une estafette maure annonçant aux sentinelles postées sur les remparts l'approche des chrétiens.

Aussitôt, la ville se met hâtivement en état de défense. Les portes sont barricadées, tandis que les créneaux se garnissent de piquiers et d'archers. Dans le même temps, par un portillon dérobé, des Sarrasins courent occuper des retranchements qui ont été aménagés au-devant de la forteresse.

Le son du cor annonce l'entrée en scène des chrétiens. Théodore joue le rôle d'Ugo Colonna: richement chamarré, il approche, monté sur un superbe cheval noir et suivi d'un brillant état-major de chevaliers. Les bannières et les panaches flottent au vent...

A ce moment, les troupes sarrasines sortent de leurs retranchements. Elles sont menées par Brusco qui, pour la circonstance, a revêtu une tenue d'aspect oriental, avec un superbe turban à aigrette et un manteau de soie qui est, visiblement, une nappe d'autel. Mais il n'y faut pas regarder de trop près ...

Les deux phalanges sont magnifiquement costumées et armées. L'imagination naïve des contumaces s'est donné libre cours, et chacun, selon sa fantaisie et les ressources locales, a tenté de réaliser ce que, dans le théâtre moderne, il est convenu d'appeler un rôle de composition. S'il y a quelques défaillances dans le détail, l'ensemble est vraiment réussi. .. 

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

La danse des bâtons (photographiée ici à Moita en 1954) est un des vestiges de la moresca.

C'est alors que commence la danse de la Mauresca, laquelle se déroulera en douze figures, dont chacune traduit une phase du combat. Il y a la figure de l'enveloppemeut par les ailes, où les Sarrasins exécutent une course bien réglée autour de l'armée chrétienne. Il y a la figure de la percée du centre, où les chrétiens arrivent jusque sous les portes de la ville fortifiée. Il y a la figure de la contre-attaque, et celle de la retraite, et celle du combat, où s'affrontent le chef des chrétiens et le chef des Maures en de brillants exercices équestres.

Enfin, voici la dernière figure, la resa, la reddition des Sarrasins. Voyant son armée décimée, le chef maure s'avance au-devant d'Ugo Colonna et, mettant un genou en terre, lui tend son épée.

La foule éclate en acclamations ... La fête est terminée ..."

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 18:00
La renaissance de la cetera

Les personnes qui étaient présentes à un des spectacles donnés à Vico dans le couvent le 17 août 2014 ou à l’église Ste Marie le 4 septembre ont eu la chance d’écouter XINARCA, chanteur et musicien corse qui a la particularité de s’accompagner de la cetera

La cetera, cistre corse à 16 cordes, fut un instrument de musique très populaire jusqu’au milieu du XIXème siècle. Il accompagnait chants et violons dans les veillées. Mais il n’en subsistait pratiquement plus d’exemplaire et son souvenir n’existait plus. Dans «L’info U Pighjolu» de juillet 2007, le très bon article de Xavier PAOLI sur la musique corse est illustré de deux images de cetera mais sans que le texte y fasse la moindre référence. Voir l'article "Cumandante et Martinchjinu".

Il est donc heureux que TF1 ait diffusé le 15 juin, dans le cadre d’une série sur les instruments de musique régionaux, un reportage sur la « tchéterra » (curieuse orthographe !) qui permet de montrer comment cet instrument est en train de renaître.

XINARCA remet depuis plusieurs années la cetera à l’honneur à l’occasion de divers concerts en Corse et sur le continent. Cet été, il sera présent en Provence, notamment au festival «Musique en Dévoluy» le 23 juillet et à «Danses, musiques et voix du monde» à Martigues le 24 juillet.

La renaissance de la cetera

Pour mieux le connaître, il est recommandé d’écouter l’émission qui lui a été consacrée en septembre 2010 sur le blog de "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états" (La musique corse comme vous ne l'avez jamais entendue) animée par Patricia BAUDOUX: 

http://corsica11.podomatic.com/entry/2010-09-05T00_02_46-07_00

XINARCA a également son propre site:

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 20:43
L'inventaire du patrimoine bâti de nos villages est consultable

Dans l’article précédent, consacré aux fours du quartier des Case Suprane, la photo montrant le linteau gravé de la maison Bartoli-Chabrolle est notée comme étant de Leca Anna-Maria et Medurio Noelle. Ces deux jeunes femmes d’origine guagnaise ont, dans le cadre de leur diplôme universitaire, participé, pour le canton des Deux-Sorru, à l’inventaire préliminaire du patrimoine bâti de la Corse.

Ce travail avait été présenté dans l’article publié le 9 janvier 2014 sur le Blog des Poggiolais sous le titre "Deux jeunes filles ont enquêté sur notre patrimoine".

Il est désormais disponible sur le site deM3C, La Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, à l’adresse :

http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1163

Chaque commune fait l’objet d’une description générale et d’une description de chacun de ses monuments, églises et maisons privées d’avant 1983. Les bergeries de Livru et la chapelle St Elisée sont même citées. Poggiolo et Guagno-les-Bains bénéficient de 43 notices.

Les Poggiolais croyant bien connaître leur village y feront-ils des découvertes?

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 18:01

Les fours à pain ont joué autrefois un rôle très important dans la vie villageoise. Ils ont été délaissés et les survivants ne sont guère en activité qu’à l’occasion de quelques fêtes. D’autres sont abandonnés, en ruines, ou ont complètement disparu. Certains ont eu un destin particulier.

Prenons l’exemple du quartier des Case Suprane à Poggiolo. Il s’agit, comme le nom l’indique, des habitations situées en haut du village, entre la route départementale et l’église St Siméon.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Le plan cadastral napoléonien de 1857 permet de repérer dans cette zone, orthographiée alors « Case Sopprane », quatre fours, reconnaissables à leur petite taille et à leur côté arrondi. Ils sont alors situés sur les parcelles numérotées 367 bis, 368 bis, 493 et 496 bis.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Que sont-ils devenus maintenant ?

Le cadastre actuel, tout aussi précis que l’ancien, permet de le savoir.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Il montre que :

- le four du terrain 367 bis, devenu 262, a été encore plus intégré à la maison dans laquelle il se trouvait et la forme semi-circulaire est devenue pointue, signe de sa disparition;

- le four du 368 bis existe toujours dans la parcelle numérotée 264, placé sur le côté d’un séchoir à châtaignes qui domine toujours le chemin de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

Le séchoir à châtaignes vu de la Stretta.

L’ouverture du four.

L’ouverture du four.

- à la place du four de la parcelle 493, il n’existe plus rien que le chemin public ;

- la parcelle 252, qui regroupe les parcelles 496 et 496 bis, ne montre plus de trace de four.

 

Mais un vestige de ce dernier four existe toujours.

La parcelle 252 correspond à la maison BARTOLI, devenue CHABROLLE.

Le cadastre de 1857 montre un escalier d’accès à la terrasse qui permet d’accéder, à droite, à la porte d’entrée, tout comme maintenant. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Au-dessus de cette porte, un linteau gravé donne, à côté d’une croix, la date de 1834. La pierre a une forme polygonale, au lieu d’un rectangle ou d’un carré bien net comme dans la majorité de ce type d’inscription.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Les chiffres sont peu visibles et ont été rajoutés sur cette photo.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

En fait, ce bloc ne se trouve pas à son emplacement d’origine. Rose-Marie CHABROLLE se souvient qu’il a été déplacé par son père, le docteur BARTOLI, au début des années 1960. D’ailleurs, certains, comme le rédacteur de ce texte, se rappellent d’une inscription gravée sur le mur bordant la Stretta, dans la partie arrondie qui correspond à peu près au four d’autrefois. Ce four a donc certainement été en partie détruit dans ces années 60 pour servir de mur à la véranda, maintenant agrandie, créée sur la partie Est (droite sur la carte) de la terrasse.

 

L’année 1834 était-elle l’année de la construction de la maison, du four ou des deux parties ? Il n’est pas possible de l’affirmer mais la probabilité est grande que les deux éléments aient été bâtis ensemble.

 Le plan-terrier dressé par l’administration française à la fin du XVIIIème siècle ne montrait aucun bâtiment à cet endroit, localisé par une croix verte sur le document ci-dessous. La courbe du virage de la Stretta y est bien marquée, exactement comme aujourd’hui

Les cercles jaunes désignent les deux églises de Poggiolo.

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

En dehors de la pierre gravée qui est à la place d’honneur de la façade, le four n’a pas totalement disparu.

La courbure ancienne de la Stretta est accentuée à la hauteur de l’arrondi du mur blanc de la véranda et ressemble bien à un cul-de-four. De plus, des moellons d’origine constituent la majorité de ce mur. 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?
QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Et, surtout, l’ouverture existe toujours, à l’intérieur du bâtiment.

 

QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?

Crédits photos:

- la gravure du linteau est de Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corseshttp://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677;

- les quatre dernières photos ont été prises par Jean-Pierre CHABROLLE;

- les autres illustrations sont de Michel FRANCESCHETTI. 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 18:03

Le paysage des "bains de Vico" publié en 1851 dans "Le Magasin pittoresque" et déjà examiné dans deux articles précédents ("Bains de Vico ou Guagno-les-Bains ?" et "Les ponts de Guagno-les-Bains") donne beaucoup de renseignements mais pose aussi des questions sur les débuts du hameau.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

En dehors de l'établissement thermal et d'une auberge, aucune maison n'a été dessinée. Plusieurs voyageurs de l'époque écrivent bien que les curistes étaient abrités dans des huttes de branchage (voir l'article précédent) mais ils mentionnent également plusieurs auberges.

Pour connaître la vérité, il est indispensable d'utiliser des documents cartographiques officiels: le plan-terrier et le cadastre napoléonien.

Le plan-terrier élaboré par la monarchie française à la suite du rattachement de la Corse au royaume de France est un instrument de grande qualité.

Pour Guagno-les-Bains, il montre le pont de Caldane, la source d'eau chaude et la chapelle St-Antoine. 

Extrait de "Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme" par François VAN CAPPEL DE PREMONT

Extrait de "Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme" par François VAN CAPPEL DE PREMONT

Absolument aucune bâtisse n'est représentée alors que, dans d'autres villages comme Poggiolo, toutes les maisons sont bien visibles sur le plan-terrier. Indéniablement, le lieu ne connaissait pas d'habitants permanents.

L'autre référence incontournable est le plan cadastral. Pour la Corse, le cadastre dit napoléonien, datant de 1857, est disponible sur internet.

Alors qu'il est pratiquement de la même époque que le dessin du "Magasin pittoresque" de 1851, il montre plusieurs constructions. L'établissement de bains se distingue facilement par sa taille et sa forme en U. Mais il n'est pas seul: il est entouré par une douzaine de carrés roses représentant autant de maisons.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

Une fièvre de construction aurait-elle saisi cet endroit entre 1851 et 1857? Ce ne serait pas à rejeter s'il n'existait un document plus ancien: le plan général dressé par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838.

Il est reproduit dans l'ouvrage de François VAN CAPPEL DE PREMONT déjà cité.

Il est génant à consulter car il n'est pas orienté, comme de façon traditionnelle, avec le nord en haut. Ici, le nord est à gauche.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

Pratiquement vingt ans avant le cadastre napoléonien, ce plan prouve qu'il existait cinq maisons dont les propriétaires étaient bien identifiés.

Mieux qu'un plan, le livre de VAN CAPPEL DE PREMONT présente une vue générale est-ouest des thermes, avec la même orientation que le plan COTIN.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

L'ouvrage contient aussi une vue sud-nord qui est l'orientation de l'image de 1851. Même avec les nombreux arbres mis par le dessinateur, plusieurs bâtiments auraient dû être visibles dans le périodique.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

Légende:

1: Chemin de Guagno et Poggiolo

2: Route départementale

3: Hôpital militaire de Saint-Antoine

4: Chapelle de Saint-Antoine

5: Source Degli Occhi

6: Maison Leca

7: Maisons Multedo

8: Maison Ricci

9: Maison Sabiani

10: Etablissement thermal

11: Bains des chevaux

12: Chemin de Soccia

13: Pont sur le Liamone

 

Le dessin du "Magasin pittoresque" fait l'impasse sur tous ces lieux. Il n'est pas fiable sur l'existence des maisons.

 

La reconnaissance officielle des vertus curatives des eaux, concrétisée par la nomination d'un médecin en 1808, entraîna la construction d'hôtels et de maisons particulières qui formèrent un hameau assez important, comme le montre cette photo contemporaine prise depuis l'autre rive. Il y exista même un bureau de Poste et une école.

Guagno-les-Bains est né de l'exploitation des eaux thermales. Il lui faut maintenant exister en attendant un hypothétique redémarrage de cette activité.

Photo du 27 juillet 2011.

Photo du 27 juillet 2011.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 18:09

De nombreuses observations peuvent être tirées de l'étude de documents anciens. L'image de Guagno-les-Bains, appelé Bains de Vico, parue en 1851 dans le "Le Magasin pittoresque" (voir les articles "Bains de Vico ou Guagno-les-Bains ?" et "Les ponts de Guagno-les-Bains"), a permis de mieux connaître l'histoire du pont de Caldane. Cette gravure nous renseigne également sur l'évolution de l'habitat dans la station thermale.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 1/2: le temps des huttes.

Sur cette illustration, les bains de Vico, devenus Guagno-les-Bains, ne ressemblent pas à un village. Deux constructions sont visibles et l'article d'accompagnement les décrit ainsi:

Les eaux minérales sont distribuées dans des cellules dont on voit le sommet au delà du fleuve, par-dessus les maquis; une auberge occupe le haut d'une colline voisine;

Les "cellules" sont les salles de l'établissement de bains construit en 1821-1823 et complètement refait de 1845 à 1856. L'image date du milieu des travaux. Curieusement, l'hôpital militaire, ouvert au même moment que l'établissement, n'est pas mentionné. Il était au sommet de Saint-Antoine, là où subsiste la chapelle, et dominait bien les Bains. A-t-il été confondu avec l'auberge citée dans l'article comme se trouvant sur la colline?

L'hôpital a été fermé à partir de 1856 mais l'ampleur du bâtiment encore visible sur cette carte postale du début du XXème siècle, reproduite ci-dessous, est telle qu'il paraît curieux que ce "Magasin pittoresque" de 1851 ne mentionne pas cette construction, même si  le dessin se plaçait  plus à droite.

Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 1/2: le temps des huttes.

Le plus bizarre est l'absence totale de maisons d'habitation sur l'image comme dans le texte. Personne ne vivait donc en permanence à Guagno-les-Bains en 1851?

Il faut se référer à d'autres documents. Trois publications peuvent être consultées:

1 - Le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829, écrit qu'il existe alors plusieurs "petites hôtelleries" occupées "que pendant la saison des bains". Il ajoute: "il y a vingt ans que les baigneurs n'avaient encore d'autre abri à Saint-Antoine de Guagno que des cabanes de feuillages".

2 - Le docteur Antoine Laurent Apollinaire FÉE, dans son ouvrage intitulé "Voceri: chants populaires de la Corse" et publié en 1850 (voir article "Voceru sorrinesu"), décrit la visite qu'il fit en Corse pendant l'été 1845. Il note qu'il existe "deux pauvres auberges" et que "lorsque la place vient à manquer, on y supplée en construisant des abris de feuillage".

3 - En 1851, Jean LA ROCCA écrivait dans une brochure publicitaire intitulée "Bains de Guagno": "Au lieu des établissements qui s'élèvent aujourd'hui à Guagno comme autant de palais, il n'y avait autrefois que de misérables cabanes couvertes de fougère, où les malades étaient obligés d'apporter eux mêmes du linge, des matelas, et des ustensils (sic)".

On peut supposer que, soixante-quatre ans plus tôt, en 1787, Napoléon BONAPARTE abrita ainsi sa mère quand il l'accompagna pour une cure (voir l'article "Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (2/2)") !

 

Conclusion: Une ou plusieurs auberges existaient donc au tout début du XIXème siècle mais les principaux abris étaient de simples huttes.

quel moment n'y eut-il que des maisons en dur?

 
(à suivre)
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 17:56

La Corse-du-sud vient d’abandonner le petit club des départements qui ne proposent pas encore tout ou partie de leurs archives d'état-civil sur internet.

Ceux qui ont des ancêtres corses pourront compléter leurs recherches en se connectant au site des Archives de la Corse. Une seule adresse : http://archives.cg-corsedusud.fr/

 

Les généalogies vont être à portée de souris de toutes les personnes qui ne pouvaient se déplacer à la mairie du village ou aux Archives Départementales d’Ajaccio, d’autant plus que l’on peut avoir accès aux documents de toutes les communes du département.

Par exemple, en étudiant l’histoire d’une famille poggiolaise, il est facile de regarder les actes de Soccia. On peut alors savoir, par exemple, ce que devint Maria Francesca FRANCESCHETTI, «la borgne» de Poggiolo qui épousa Giuseppe DEFRANCHI le 13 juillet 1789 (http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/combien-a-coute-l-oeil-de-maria-francesca.html). Les registres du village voisin apprennent que, exactement neuf mois après les noces, le 14 avril 1790, elle mit au monde un enfant prénommé Antonio. Malheureusement, il ne vécut que très peu.

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

La particularité de Guagno-les-Bains se montre également par un registre propre à la station thermale. L’adjoint spécial aux Bains (institué depuis 1897) (voir l’article «http://poggiolo.over-blog.fr/article-guagno-les-bains-c-est-special-116388423.html») y consignait, de 1900 à 1914, les naissances, mariages et décès de sa juridiction. 

Exemple: le document ci-dessous est un acte de décès enregistré le 4 décembre 1900 par Joseph BERTOLANI, adjoint spécial à Guagno-les-Bains. 

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

On ne peut que regretter la timidité stupide de la législation française qui empêche d'avoir accès à des documents jugés trop contemporains. 

Ne boudons cependant pas notre bonheur, d'autant plus qu'il ne vient pas seul. Les registres paroissiaux et les registres d’état-civil ne sont pas les uniques documents mis à la disposition du public.

Les Archives Départementales donnent de nouveaux outils

Les Archives de Corse-du-sud donnent également accès aux recensements mais, pour Sorro in su, le dénombrement de 1769 est le seul existant, ainsi que les recensements de 1818 à 1881 pour Guagno.

Les tables alphabétiques des successions et absences de l’ensemble de la province de Vico pour la période 1823-1903 peuvent être très utiles pour savoir les niveaux de fortune. Leur maniement est difficile car le classement est par nom de famille et non pas par commune.

Le cadastre de l’époque de Napoléon III, en grande partie publié en 1857, montre de nombreux éléments sur les terrains et les bâtiments.

 

Bravo aux Archives départementales pour ce gros travail !

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 18:01

Traditionnellement, le mois de mai était le temps de la transhumance. Les troupeaux qui se trouvaient à la plage, du Liamone à Cargese, depuis octobre pour éviter le froid hivernal remontaient vers les montagnes afin de trouver de l'herbe verte pendant l'été.

Les chemins étaient immuables pendant des siècles, et, depuis Guagno, Letia et le Niolo, passaient par Guagno-les-Bains et Vico, comme le montre cette carte extraite de l'article de Jean COPPOLANI sur Cargese, publiée dans la "Revue de géographie alpine" en 1949.

Il faut compter les bêtes

Les bergers faisaient très attention à bien connaître le nombre de membres de leurs troupeaux.

Maintenant, il est important de savoir le nombre d'animaux mais surtout pour des raisons sanitaires. L'affiche de la Chambre d'Agriculture actuellement apposée devant la mairie de Poggiolo demande à tous les éleveurs de déclarer leurs bêtes, de quelque espèce que ce soit. La déclaration doit être réalisée pendant la période 2015-1016. Des sanctions sont prévues en cas de négligence. Ne laissez pas passer la date.

Il faut compter les bêtes
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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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