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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 17:04
L'attente des Poggiolais

Malgré une campagne électorale qui a été peu animée, les élections territoriales des 3 et 10 décembre sont ressenties comme importantes pour le destin de la Corse. Les résultats seront attentivement scrutés.

L'attente des Poggiolais

On comprend donc ces Poggiolais qui attendent les résultats avec patience.

Bien sûr, la photo n'est pas d'aujourd'hui; elle date des environs de 1930. Il s'agit de l'attente des résultats d'une élection, peut-être municipale. En dehors de Jean-Baptiste DESANTI, qui est debout à gauche, il est difficile d'identifier les personnages.

Le lieu est facilement reconnaissable: le muret qui est en face de l'actuel bar du Belvédère.

L'attente des Poggiolais

En comparant avec le même lieu photographié en 2008 par Google Maps, on voit peu de différences.

Le muret était autrefois continué par une palissade en bois qui a été remplacée par une clôture métallique grillagée.

Le poteau électrique n'existait pas puisque l'électricité n'est arrivée à Poggiolo qu'en 1948.

Le village est toujours le même mais une maison est maintenant cachée par un arbre qui a poussé sur le terrain MARTINI.

... et il y a toujours des élections.

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 18:00

L'installation de Russes blancs en Corse en 1921a déjà fait l'objet de deux articles sur ce blog. Ce thème vient d'être repris le 24 novembre par "Settimana", supplément hebdomadaire de "Corse-Matin".

Le dossier de trois pages présenté par Caroline MARCELIN décrit l'arrivée du paquebot "Rion" à Ajaccio le 15 mai 1921 avec près de 3.800 Russes fuyant le régime bolchévique, et leurs difficultés à trouver du travail et à s'installer, pour ceux qui ne sont pas repartis.

Retour sur l'épopée des Russes de Corse

Ce dossier permet de préciser certains éléments. Ainsi, dans l'article paru sur ce blog le 20 novembre 2015, on pouvait lire:

 

"Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Faisant la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :

«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».

Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto."

"Settimana" donne plus de détails avec le témoignage de  Marie-Line BIKODOROFF, infirmière à l'hôpital d'Ajaccio, qui n'a pas connu son grand-père.

"Un Cosaque de la province du Don, enrôlé dans l'armée blanche. Il est mort quand mon père avait deux ans et mes oncles et tantes n'en parlaient pas. Ils ont souffert car ils sont nés hors mariage. Ma grand-mère, une NIVAGGIOLI de Muna, l'a rencontré à Vico. Il travaillait alors au garage qu'avait monté un autre réfugié, BARANOWSKI. Aujourd'hui, on dit que les Russes se sont très bien intégrés. Mais leurs conditions de vie étaient quand même très difficiles. Et pour leur famille aussi: ma grand-mère était partie avec un étranger, vous imaginez un peu cette histoire, ici, dans les années 20?".

 

Ce dossier est à lire. Vous y trouverez aussi la vie du célèbre TAO dont le cabaret de Calvi est célèbre et celle du peintre MESTCHERSKY.

 

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 17:54
Des précisions sur la Pisciata et sur l'église

Le 22 novembre 2016, le blog des Poggiolais avait publié un article sur "la maison oubliée" de la Pisciata (voir ici).

Elisabeth MARTINI, la fille du dernier occupant de la maison, vient de nous en remercier en ajoutant une précision sur sa famille.

Par la même occasion, elle nous donne un renseignement peu connu sur le terrain où a été construite l'église Saint Siméon.

Nous la remercions beaucoup.

Voici son message:

 

Cher ami,
je suis la petite-fille de Toussaint MARTINI, la fille d’Ignace dit Jean MARTINI, je suis très émue de voir ici ecrite l'histoire de la Pisciata où mon père a été élevé par sa grand-mère ... Seul Toussaint est parti en Algérie... ses frères dont un est Prêtre sont tous restés en Corse...
Je vous remercie de corriger l'article, excellent par ailleurs
J'ajouterai que l’Église est construite sur une terre donnée par mon arrière-grand-père Jean-Francois MARTINI, il avait conservé le produit des arbres fruitiers... et il allait à la messe avec son petit-fils, mon père, à pied depuis la Pisciata en passant par le haut, via le chemin qui reliait sa ferme à l’Église ...
....Tres cordialement
Elisabeth MARTINI

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 18:03

Poggiolo n'est pas égoïste et a montré plusieurs fois sa reconnaissance envers ses enfants sous diverses formes.

 

Il y a, bien sûr, le 11 novembre où l'on a pensé aux soldats qui ont donné leur vie pour défendre la patrie. Cette année, la cérémonie devant le monument aux morts du village a été empreinte d'une grande émotion.

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

Le meilleur exemple de reconnaissance envers un Poggiolais est représenté par la plaque de Jean OTTAVY.

Devant le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY, juste à côté de la plaque en forme de livre dédiée à Antoinette OTTAVY (voir l'article "Le caveau caché"), une autre plaque est posée à même le sol.

Elle est également représentée comme un livre dont la page de gauche comporte le texte suivant:

 

"POGGIOLO À

JEAN OTTAVY

TOMBÉ AU CHAMP 

D'HONNEUR LE 18

NOVEMBRE 1944

À L'ÂGE DE 22 ANS

MÉDAILLE MRE

CROIX DE GUERRE"

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

La formule "POGGIOLO À" laisse supposer que cette plaque a été offerte par les Poggiolais en janvier 1949, date de l'inhumation du corps du frère d'Antoinette OTTAVY, décédé en Franche-Comté cinq ans auparavant (voir l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs").

La question se pose de savoir si cet ex-voto a été financé par une collecte organisée dans le village ou par le budget communal. Les renseignements manquent pour choisir avec certitude.

 

 

Beaucoup plus récemment, en septembre 2013, la mairie  voulut honorer par le don d'une plaque, dès son décès, la mémoire de Jean-Martin FRANCESCHETTI qui avait beaucoup fait pour dynamiser Poggiolo et le faire connaître (voir l'article de "Corse-Matin").

 

 

Mais il n'est pas nécessaire d'être passé de vie à trépas pour être reconnu par les Poggiolais. Ainsi, le 17 mai 1925, le conseil municipal décida de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."

Voici le texte de la délibération avec l'approbation du préfet.

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

Détails dans l'article "Le bonheur d'enseigner".

 

D'autres Poggiolais ont-ils eu droit à des actes de reconnaissance de leur village?

Nous le pensons et espérons que des lecteurs pourront nous donner d'autres exemples.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:00

Le 11 novembre est le jour du souvenir de tous les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918 et aussi pendant toutes les autres guerres. On peut avoir aussi une pensée pour les militaires qui n'ont pas péri au combat mais qui se sont dévoués pour le pays, comme Martin OTTAVY.

 

La plaque qui se trouve en haut à gauche du troisième caveau de Poggiolo (PINELLI-VENTURINI-OTTAVY) (voir l'article "Le caveau caché") est celle de Martin OTTAVY décédé en 1957. La décoration gravée sur sa plaque évoque sa longue carrière militaire.


 

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Martin OTTAVY naquit le 1er novembre 1890 à Philippeville, qui était alors dans le département de Constantine, en Algérie.

Ses parents, Marc Antoine OTTAVY et Marie DEFRANCHI, étaient originaires de Soccia et s'étaient mariés à Philippeville où ils s’étaient installés.

Le 1er octobre 1912, il fut incorporé dans l’armée et commença une longue carrière qui peut être reconstituée grâce au registre des matricules militaires conservé aux ANOM (archives nationales d’outre-mer).

Il fit partie du 40ème RI puis du 4ème Zouaves et participa à la campagne de conquête du Maroc d'octobre 1912 à novembre 1913, puis passa dans la réserve le 8 novembre 1913.

Avec la première guerre mondiale, il fut mobilisé le 1er septembre 1915 et passa des zouaves au 8ème Génie. Affecté au détachement télégraphique, il fut blessé à la cuisse droite par des éclats d'obus à Maurepas (Somme) le 22 septembre 1916, ce qui lui vaudra une invalidité partielle. Sorti de l'hôpital le 8 février 1917, il partit le 26 avril de Marseille pour débarquer à Salonique. Il resta au sein de l'AFO (armée française d'Orient) jusqu'en janvier 1919 et fut démobilisé le 13 août.

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Il put alors se retirer à La Soccia (ancien nom de Soccia, utilisé par le registre  des matricules militaires) pendant quelque temps avant de retrouver l'Algérie comme employé des PTT.

Il épousa Antoinette PINELLI, née en 1897 à Constantine mais de famille poggiolaise et dont le frère Jean Toussaint était mort pour la France le 14 avril 1918. Ils eurent deux enfants Marc "Jean", dit Jeannot, et Maryvonne.

 

Martin s'engagea, écrit le registre, "le 15 novembre 1925 au titre de la Poste Militaire aux Armées pour participer aux campagnes du Rif et de la tache de Taza (Maroc)" et fut "renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1927".

 

Camp militaire français de Taza en 1925.

Camp militaire français de Taza en 1925.

A partir de 1929, il fixa son domicile à Constantine, au numéro 4 de la rue Mercuri (ou rue Mercury selon certains documents), devenue maintenant rue Mohamed Belakroun.

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Après avoir été plusieurs années affecté spécial à la Poste aux Armées, Martin fut rattrapé par la seconde guerre mondiale. Il fut mobilisé le 2 septembre 1939 et démobilisé le 1er août 1940, à la suite de l'armistice.

Mais, après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 et l'entrée en guerre de l'Afrique du Nord Française aux côtés des alliés, Martin fut rappelé et affecté au CEF (Corps Expéditionnaire Français) le 20 novembre 1942, d'après le registre. N'y aurait-il pas une erreur sur le registre? Si des unités françaises de l'armée d'Afrique participèrent aux combats de Tunisie aussitôt après le débarquement, le CEF qui combattit vaillamment en Italie ne fut constitué qu'en novembre 1943.

Sa carrière se termina le 17 juillet 1945, quand il fut rayé des contrôles.

 

Ses services dans l’armée française avaient été récompensés par plusieurs décorations: médaille commémorative d’Orient, médaille commémorative de la Grande Guerre, médaille interalliée, médaille coloniale et, par décret du 7 juin 1928, médaille militaire pour la guerre du Rif (reproduite sur sa plaque funéraire).

Mais auparavant, il avait eu le chagrin de perdre son fils Jean qui, mobilisé en 1942, tomba pour la France à la suite d’une embuscade pendant la bataille des Vosges en 1944 (voir l’article « De l’Algérie aux rives du Doubs »).

 

 

Conquête du Maroc, première guerre mondiale avec la bataille de la Somme et l’armée d’Orient dans les Balkans, guerre du Rif, seconde guerre mondiale avec la « drôle de guerre » de 1939-1940 et le corps expéditionnaire français d’Afrique du Nord, Martin OTTAVY avait été de tous les combats de la première moitié du XXème siècle.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:00

 

Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.

On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais". 

Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.

Le caveau caché

 

Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

 

Le caveau caché

 

Les arbres empêchent de le voir de loin.

 

Le caveau caché


Sur son fronton, sont inscrits les noms:

 

PINELLI

VENTURINI - OTTAVY

 

 

Le caveau caché

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. 

 

Le caveau caché

 

La façade est divisée en six plaques.

 

Le caveau caché

 

A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.

En haut:

 Martin OTTAVY 

1890 - 1957

 

En bas: 

Marc Jean OTTAVY

mort au champ d'honneur 

le 19 - 11- 1944

à l'âge de 22 ans

 

Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.

Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.

 

Le caveau caché

 

Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.

Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.

En haut: 

OTTAVY Antoinette

née PINELLI

1897 - 1989

 

En bas:

Elisabeth VENTURINI

née PINELLI

1894 - 1996

 

La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.

 

Le caveau caché

 

Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:

OTTAVY ANTOINETTE

           DE    CONSTANTINE

                 "ALGÉRIE"

 À   AJACCIO                                       

 

Le caveau caché

 

A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.

 

Le caveau caché

 

A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.

A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.

 

 

Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 17:52

En ce 2 novembre, jour consacré aux défunts par l'Eglise, cette photo d'obsèques est tout à  fait à sa place.

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Elle montre une douzaine d'hommes (pas de femme visible) dont quatre portent un cercueil sans couvercle et dans lequel se trouve un mort que l'on devine difficilement.

Le lieu est facilement identifiable: le cortège traverse la route devant la maison Ceccaldi, que l'on reconnaît facilement à droite avec ses deux balcons superposés, pour vraisemblablement gravir la Stretta vers l'église Saint Siméon et le cimetière.

Mais cette scène est quasiment hors-la-loi. En effet, il est interdit de sortir un cercueil sans couvercle.

"Dans tous les cas, le corps d'une personne décédée est obligatoirement mis en bière (article R2213-15 du Code Général des Collectivités territoriales) et, il n'est admis en principe, qu'un seul corps dans chaque cercueil. Cependant, l'article R2213-16 du même code autorise deux exceptions, à savoir que peuvent être placés dans un même cercueil, les corps de plusieurs enfants mort-nés de la même mère ou ceux d' un ou plusieurs enfants mort-nés et de leur mère.

L'obligation de la mise en bière interdit en France la pratique encore en vigueur dans certains pays, qui consiste à inhumer un corps simplement revêtu d'un suaire.

De la même manière, les funérailles ne peuvent avoir lieu qu'après la mise en bière du corps, en sorte qu'il n'est pas possible que le défunt soit porté visage découvert à l'église ou au cimetière."

(renseignements trouvés sur le site juritravail.com)

Cette scène est donc en principe illégale. Elle est également paradoxale, paradoxale quand on sait que le défunt a été chargé d'appliquer la loi en tant que maire. Il se nommait Jean "Noël" CECCALDI et présida le conseil municipal de Poggiolo entre 1894 et 1901.

Il était surtout connu par son surnom de "Barretta Vechja".

Il est né le 24 juillet 1850 et décéda le 17 décembre 1925. Donc, la photo a été prise un ou quelques jours après cette date.

 

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Ce qui est encore plus paradoxal est le fait que, au moment des obsèques, le maire était le fils de Noël, Jean François (1876-1968), qui avait dans ses attributions l'observation de la légalité. Il a laissé promener le corps sans couvercle.

Jean François CECCALDI garde toujours le record de longévité à la mairie qu'il dirigea de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959.

 

L'autre fils de Noël, Jean Martin (1883-1918), eut comme enfant Antoine, surnommé "Bébé", qui naquit en 1912 et disparut avec la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Antoine était le père de Martine et Jeanne, maintenant épouse GRIMALDI.

 

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

NOTE SUR UN DES PORTEURS DU CERCUEIL:

Le porteur qui est à droite de la photo et qui tient sa casquette de la main gauche est Félix-Antoine DESANTI (1886-1972). Certains Poggiolais s'en souviennent encore. Il était marié à sa cousine Marie (1892-1979) et certains enfants de la famille le surnommaient "Tonton Pipe".

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:33
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit
Philippe FRANCESCHETTI vient de publier son ouvrage: "Antoine Mauduit, une vie en résistance".
 Trois années de recherche lui ont permis d’établir le parcours de ce résistant influent mais méconnu, ayant développé une conception originale de son action avant et durant la guerre, ayant des soutiens à Vichy mais œuvrant pour la lutte contre l'ennemi. Il a, entre autres, fait entrer Mitterrand en résistance et accueilli la famille de Serge Klarsfeld alors traquée...
Une vie passionnante retracée avec des archives inédites (illustrations, cartes, index...).
Ce livre décrit le parcours d’une vie qui évolue entre Vichy et la Résistance, la spiritualité et la lutte armée, le refus du monde moderne et la libération du pays.

Merci de l'accueil que vous réserverez à cet ouvrage publié aux Presses Universitaires de Grenoble !
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit


La biographie d'un résistant influent mais méconnu qui fit entrer Mitterrand en résistance, abrita les Klarsfeld et qui fut l'un des premiers fondateurs de maquis.

Antoine Mauduit (1902-1945) aurait pu jouir d’une confortable vie bourgeoise. Au lieu de cela, mû par un désir de conversion personnelle, il devient vagabond, légionnaire, avant d’être fait prisonnier de guerre en Allemagne.
Libéré et installé dans les Hautes-Alpes, inspiré par une foi ardente, il crée alors un réseau d’anciens prisonniers qui aide aux évasions puis prépare à la lutte armée. Il trouve ses soutiens parmi le milieu que l’on a appelé vichysto-résistant. Il convainc ainsi le jeune évadé François Mitterrand de passer à l’action clandestine. Mais, peu à peu, Mauduit s’éloigne de Vichy et accueille des juifs persécutés et des réfractaires au STO pour fonder l’un des premiers maquis. Trop confiant en sa mission, il est arrêté et déporté dans les camps nazis où il meurt au lendemain de la victoire.
L’ouvrage, basé sur une documentation fournie et inédite, montre le rôle important de Mauduit dans une résistance ni gaulliste ni communiste : pourquoi et comment mobilise-t-il des groupes sociaux partageant le respect du chef de l’État français et la haine de l’ennemi nazi ?

Vous pouvez feuilleter le livre. 

 

Il peut être commandé en cliquant ICI.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 18:05

Les vacances d'été permettent aux membres des familles dispersés géographiquement pour leur travail de se retrouver et d'avoir des activités en commun. On peut organiser des repas à la maison et aussi des sorties en montagne avec ou sans spuntinu (pique-nique pour les continentaux). 

Il en a été ainsi à toutes les époques. En voici deux exemples.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Cette photo, venant de la famille MARTINI, date des années 1960-1968.

On peut y reconnaître, de gauche à droite:

- Edouard MARTINI

- Marie-Madeleine CUSENIER (famille BONIFACY), dite Madie, son épouse

- Noël POLI (de Guagno)

- Marie-Thérèse MARTINI, sœur d'Edouard et maintenant épouse LECCIA

- Antoine POLI (de Guagno)

 

 

De son côté, Michel DESANTI nous a transmis une image de sortie de membres de sa famille. Nous l'en remercions.

Sorties familiales

La photo date de 1927.

Avec le fusil tout à gauche, son arrière-grand-père Jean-Baptiste DESANTI, surnommé "Russignolu".

Né en 1876 et décédé en 1949, il était agent de la Sûreté en Tunisie où il épousa Clémence KETERS, née à Petite Synthe, dans le Nord, en 1878. Sur la photo, elle est à son côté, sur l'âne, .

Puis l'homme debout avec la chemise blanche est leur fils, également prénommé Jean-Baptiste. Né à Tunis en 1905, il a fait toute sa carrière en Tunisie comme instituteur puis directeur d'école. Il est mort à Ajaccio en 1983 et est enterré au village. Il avait quatre frères.

A sa gauche, avec le chapeau, son épouse Marie GARREC, d'origine bretonne.

 

Très certainement, plusieurs des lecteurs du blog doivent avoir des souvenirs de ces moments de réunions familiales. Ils seront volontiers accueillis sur ces pages.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 17:32

Même si l'on ne veut pas y penser, la rentrée scolaire revient toujours chaque année en septembre, du moins depuis 1959 (car elle était auparavant placée au 1er octobre). Les enfants étrennent leurs nouveaux cartables et leurs parents ou grands-parents se laissent aller à la nostalgie des années passées sur les bancs d'école.

La nostalgie trouvera sa nourriture avec cette photo de l'année scolaire 1964-1965.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Il s'agit bien de l'école de Poggiolo quelques mois avant sa fermeture.

Les trois élèves sont Christian PINELLI, Angèle ANGELINI et Lucie OTTAVY (dont le père était alors maire de Soccia).

L'institutrice à côté d'eux est Judith OTTAVI qui avait officié l'année précédente à Guagno-les-Bains et fut ensuite nommée à Soccia.

Aujourd'hui encore, le visage de Judith s'éclaire d'un grand sourire quand elle évoque ce qu'elle appelle son "année de congés payés". Enseigner à ce petit nombre d'élèves était très agréable et permettait beaucoup d'initiatives,... même si Christian mettait beaucoup de mauvaise volonté à apprendre à lire.

 

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Un article de ce blog, paru en 2011, a présenté plusieurs des anciens instituteurs de Poggiolo.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.