Dans un précédent article sur la chapelle de Guagno-les-Bains, a été publiée la statue de saint Antoine de Padoue à la peinture fortement écaillée.
Mais la statue-phare, la statue symbole de Poggiolo, est également en mauvais état.
Au premier coup d'œil, quand on voit saint Roch décoré et prêt pour la procession, il paraît en très bon état, comme ici le 16 août dernier.
Mais, en regardant de près, on aperçoit plusieurs défauts. Notamment, les doigts des deux mains sont très détériorés et demanderaient un gros travail. La peinture est partie sur les bords du manteau et du chapeau. Faudra-t-il présenter cette statue à la campagne du "Plus grand musée de France" l'an prochain?
Une autre œuvre d'art est à protéger: le tabernacle en bois datant du XVIIe siècle et classé comme monument historique. Voici bien longtemps, il a été enlevé de Saint Siméon pour être restauré. Combien de temps faudra-t-il attendre pour le voir revenir?
La date de construction de la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains n'est pas certaine. Mais la recherche peut être alimentée par certains documents. Il en est ainsi de cette photo.
On y voit des gens sortir de la chapelle Saint Antoine qui domine le village. Mais la scène est encadrée par une arcade, reste de l'ancien hôpital militaire. Aucune date ne l'accompagne. Les vêtements des personnes présentes peut laisser penser que le cliché a été pris au début du XXe siècle. Avant ou après la première guerre mondiale?
Cette image a été publiée vendredi 20 avril 2018 dans "Settimana", le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin" dans le cadre de sa série "I ricordi di i Tomasi". Chaque semaine était présentée une ancienne photographie tirée de la collection de la famille Tomasi.
L'auteur du commentaire, qui signe S.P., indiquait qu'il utilisait comme source de son rappel historique le blog des Poggiolais. L'article dont il s'est servi est "St Antoine et l'hôpital" qui peut être revu en cliquant sur le lien.
Voici la teneur du commentaire de la photo.
"On devine le pas lent de celles qui ont pieusement suivi l'office. Parmi cette assemblée où les femmes sont en majorité, les jupes sont longues, noires de préférence, mais le traditionnel foulard couvrant la tête est manifestement en recul. Et quelques tenues blanches - certes rares encore - disent une Corse qui bascule vers une forme de modernité vestimentaire. Que l'on se rassure, les quelques hommes saisis par le photographe portent toujours sobrement le chapeau...
Sur le plateau qui domine Guagno-les-Bains, la chapelle Saint-Antoine constitue un repère aussi géographique que spirituel et... sanitaire. A la bifurcation des routes allant aujourd'hui d'Ajaccio vers Guagno et Soccia, l'histoire raconte qu'un petit ermitage de moines cordeliers existait déjà au XVIe siècle (source: blog des Poggiolais). Par la suite, il fut question que les moines, mais aussi le reste de la population, profitent"des bienfaits de l'eau chaude qui jaillissait de la montagne".
Une source qui compta pour beaucoup dans le développement que connut le site. Ainsi, au XIXe siècle, un hôpital militaire fut même accolé au sanctuaire. Ce qui explique que, quelques décennies plus tard, en ce début du XXe siècle où fut pris ce cliché, existaient encore des vestiges d'une architecture, saisis ici au premier plan, mais désormais disparus. Saint-Antoine reste maintenant seul offerte au regard des passants et des fidèles qui, à l'occasion, demande (sic) parfois qu'elle soit rouverte pour une célébration. L'exemple d'un patrimoine qui, sans prétention, raconte nos montagnes.
Quand, à Guagno-les-Bains, samedi 17 janvier, retentira la cloche pour appeler à la messe de Saint Antoine, les fidèles penseront-ils qu'elle a désormais cent ans?
Pourtant, la date est bien indiquée sur la cloche elle-même, fixée au clocheton.
Photo Michel Franceschetti
La chapelle Saint Antoine n'a pas de clocher mais un clocheton éloigné de quelques mètres du bâtiment. Autrefois, près de nombreuses églises, dont les fidèles n’avaient pas les moyens de payer l’édification d’un clocher, une cloche était suspendue à la grosse branche d’un arbre ou entre deux troncs. Ce fut le cas pendant longtemps avant l’actuelle construction en moellons de granite bétonnés.
Depuis quand le clocheton actuel existe-t-il donc à Guagno-les-Bains ? On ne le sait pas mais il a probablement l'âge de la cloche.
D'un côté, sur le bronze de la cloche, le Christ (ou un saint) apparaît en relief.
Photo Michel Franceschetti
Le côté opposé comporte un crucifix et l’inscription :
« LAUDATE DOMINUM
A. D . 1926 »
(Louez le Seigneur
Année du Seigneur 1926)
Photo Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.
Depuis cent ans, depuis 1926, cette cloche domine la chapelle et les maisons de Guagno-les-Bains, comme sur cette carte postale où le clocheton, entouré d’un cercle rouge, émerge des ruines de l’hôpital militaire.
Sensibilisés par le blog des Poggiolais, les descendants des familles qui reposent à l'intérieur du cimetière privé ont fait le nécessaire pour son entretien et sa sauvegarde.
Le portail a été entièrement remis à neuf par Aurélien.
Avant l'intervention.
Le portail restauré.
Aurélien a magnifiquement utilisé son poste à souder et son savoir-faire pour restaurer le portail. Merci pour son travail.
Mais ce beau travail de ferronnerie n'a pas été le seul. Demain, vous découvrirez ce qui a changé autour et dans le cimetière privé de Poggiolo.
La cérémonie du 11 novembre à Poggiolo s'est très bien déroulée.
Afin de pouvoir déposer la gerbe de fleurs, la porte de l'enclos métallique entourant le monument aux morts avait été ouverte et les abords désherbés.
La porte avait bien tourné sur ses gonds, comme il est normal.
Le maire l'avait d'ailleurs bien montré.
La situation n'était pas la même voici quelques mois.
Le gond du bas, rongé par la rouille, ne tenait plus rien et la porte ne pouvait être fermée qu'en la laissant reposer en oblique et non pas verticalement.
Bien heureusement, une bonne réparation a remis la grille en état.
Mais attention: une opération de ferronnerie de bien plus grande envergure va bientôt être révélée au village.
Soyez attentifs.
Photos de Marie-Pierre Maisetti et de Michel Franceschetti.
Tous deux arrivèrent en Corse à bord du "Rion", vieux paquebot chargé de 3.700 Russes blancs fuyant les communistes et qui arriva à Ajaccio le 15 mai 1921.
Le "Rion".
Un article paru dans Corse-Matin lundi 3 novembre 2025 nous apprend qu'un troisième peintre russe débarqua du "Rion": Vladimir MESTCHERSKY. Au contraire des deux autres, il s'installa dans le Sud, à Propriano.
D'après Cathy TERRAZZONI, qui reprend des éléments de la page Facebook Corsica Secreta, MESTCHERSKY "affirma ses talents de peintre dans ce bâtiment thermal de Baracci, ainsi qu'à Olmeto, dans l'église et chez quelques particuliers de Propriano."
"A l'intérieur (de l'hôtel), les peintures des murs et des plafonds des salles et de la cage d'escalier ont été réalisées avec une grande délicatesse."
La rédactrice de l'article ajoute que "les thermes, longtemps délaissés, ont bénéficié dernièrement d'une rénovation complète" et que "l'hôtel fait lui aussi régulièrement l'objet d'un vaste projet de réouverture".
Dans les Deux Sorru, une autre station thermale attend sa réouverture.
Voici exactement un siècle, en 1921, la Corses connut une brusque arrivée d’étrangers venus chercher refuge. Ces migrants étaient des Russes. Le regretté Mimi CANALE, de Guagno-les-Bains, l...
Les Russes blancs réfugiés en 1921 en Corse après la victoire communiste n’ont pas laissé beaucoup de traces. Peu d’entre eux ont fait souche dans l’île. Il ne reste plus de vestiges de ...
Jean-Baptiste s'engagea le 16 novembre 1912 au 3eRMT.
Ce sigle signifie régiment de marche des tirailleurs. On lui ajoutait officiellement l'adjectif "indigènes"mais on employait plus usuellement celui de "algériens", ce qui n'était pas exact car il comprenait également des tunisiens.
Devenu caporal le 11 juin 1913, Jean-Baptiste DEMARTINI obtint le grade de sergent le 11 août 1914, au début de la guerre.
Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.
Son unité, qui se trouvait au Maroc, fut envoyée en France et elle participa notamment à la seconde bataille de Champagne. C'est au début de celle-ci, le 25 septembre 1915, que Jean-Baptiste fut tué à Epine de Vedegrange, à St Hilaire le Grand (Marne).
Il fut inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée, à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne), carré 3E, tombe 1791, avec l'inscription "DEMARTINI Jean Baptiste Sergent 3e Tirailleurs MORT POUR LA FRANCE LE 25.09.1915".
Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme« DEMARTINI Jean sergent ».
A la suite du récent article sur la fontaine de Poggiolo, des lecteurs du blog ont fait remarquer que, malgré le travail de Jean-Marc, il reste de la mousse sous le bec verseur.
Il faudra également enlever les arums morts qui ornaient la surverse, servant parfois autrefois de lavoir.
Mais cela ne durera pas. Déjà, depuis plus de deux ans, Aurel CHITI, Jean-Baptiste PAOLI, Brigitte et Marie-Pierre ont brossé et nettoyé à fond ce monument emblématique du village, et ils ont bien l'intention de continuer.
La volonté des Poggiolais permettra de retrouver au Lucciu un endroit aussi agréable qu'il le fut autrefois.
C'est le 22 juillet que se situe la fête d'une des saintes les plus populaires: Marie Madeleine.
A Poggiolo, elle est présente sous la forme d'une statue qui se trouve dans l'église de Saint Siméon, dans la chapelle de droite dédiée à sainte Lucie.
Cette statue n'étant pas inscrite dans l'inventaire de 1905, elle a donc été installée après cette date.
Sans même consulter son nom inscrit sur le socle, on peut la reconnaître à ses cheveux dénoués en signe de repentir.
Sur cette descente de croix, le corps du Christ est entouré par sept personnages, trois hommes et quatre femmes. Madeleine se trouve tout à fait à droite en bas, à genoux, la tête dans les mains. Le visage et le corps sont cachés par une abondante chevelure rousse.
La devinette du mois portait sur l'aspect physique de Jésus et plus précisément sur sa couleur de peau. A Poggiolo, il existe un élément important concernant le possible aspect physique du Chr...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).