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Ce dimanche 7 décembre, les pompiers de Vico monteront en vélo jusqu’à nos villages afin de récolter des dons au profit du Téléthon. Leur démarche solidaire mérite tout notre soutien !
Nous vous rappelons qu’il n’y a pas de petit don : chaque contribution compte et aide la recherche. Vous pouvez également donner en toute discrétion si vous souhaitez rester anonymes.
Merci d’avance pour votre générosité et à dimanche à 11h-11h30 à la mairie de Poggiolo.
La traditionnelle kermesse de Soccia se déroulera le dimanche 10 août.
Parmi les amusements prévus, certains se retrouvent chaque année, aussi bien en 2025 qu'en 1994.
C'est le cas de la pêche aux canards...
... ou de la course en sac.
Mais, cette année, il n'est pas prévu de Rallye Connaissance de la Corse comme voici trente-et-un ans.
Dommage!
Le 7 août 1965, voici exactement soixante ans, fut le jour d'une excursion de jeunes Poggiolais qui fut particulière. Une semaine auparavant, avait eu lieu une balade à Canale, en face de Soccia, qui a déjà été racontée (voir "L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965"). Les enseignements de l'expérience précédente ne servirent à rien et la sortie dura si longtemps que tout Poggiolo s'inquiéta et se mobilisa, craignant qu'un malheur fut arrivé à sa jeunesse.
Attention:
ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog
mais il faut le lire jusqu'au bout.
Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.
Les noms des dix-huit audacieux:
- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)
- Joël et Hervé CALDERONI
- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)
- Jérôme DUGAT et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)
- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)
- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI
- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)
- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)
- François OLIVA
- François ORAZY
- Hervé et Jean-Marc OULIÉ
- Christian PINELLI
- Dominique (dit Dumé) PINELLI
- Jean-Marc TRAMINI
Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée.
AU-DELA DE GUAGNO
Le trajet passait par Guagno.
Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte).
Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.
La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018).
De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!
De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.
La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air.
Mais surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d'itinéraire, le groupe se divisa en deux, puis en trois tronçons, comme la semaine précédente.
DIVISION ET RÉUNIFICATION
Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).
Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).
Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11h30 et n'allèrent pas plus loin. Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable.
Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).
Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.
Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas.
Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert.
Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.
La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.
UN RETOUR DIFFICILE
L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.
Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.
Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.
Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à pied sur le sentier de la rivière et appelait les disparus. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra rapidement informer le village.
Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8... tous les jeunes avaient réintégré le village.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
APPLAUDISSEMENTS
A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventuriers.
Puis, quelqu’un, on ne sait qui, se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé par la fin heureuse de cette angoissante soirée.
Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.
Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.
Cet article a déjà été publié le 10 juillet 2020.
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L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965 - Le blog des Poggiolais
Il est banal de partir en excursion en passant par des chemins bien connus et empruntés par de nombreux promeneurs, comme pour le lac de Crena. L'esprit d'aventure (ou d'imprudence?) se caractérise
https://poggiolo.over-blog.fr/2024/08/l-arbre-de-soccia-ou-une-excursion-desordonnee.html
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Les jours où Poggiolo crut avoir perdu sa jeunesse. 2/2 : en 1966 - Le blog des Poggiolais
En 1966, réapparut le même projet d'excursion à Belle e Buone et Bocca-Soglia que l'année précédente ( voir le dernier article ). Cette fois, il était prévu de passer une nuit dans les berg...
Un élément important pour les vacances est l'endroit où l'on peut jouer aux boules. A Guagno-les-Bains, on y a pensé et les pensionnaires du Foyer d'accueil médicalisé ont retroussé leurs manches et remis en état le terrain de pétanque dans la bonne humeur.
Photos extraites de la page Facebook de la Casa d'accolta medicalizata li bagni di guagnu.
Malgré une météo de printemps très capricieuse et même décevante, les esprits sont de plus en plus tournés vers l'été.
Le 8 mai, Corse-Matin a titré en première page que, pour ces vacances, on avait "les indicateurs au vert". Nous verrons bientôt si les prévisions se réalisent.
Pour le moment, un élément est certain: la saison estivale sera celle des samedis.
De nombreuses activités sont déjà prévues à Poggiolo pour ce jour de la semaine.
Petit calendrier des activités poggiolaises:
Samedi 21 juin: Fête de la musique avec le groupe U Bandu.
Samedi 5 juillet: Vacances d'été (pas seulement pour Poggiolo !!!).
Samedi 19 juillet: concours de boules "La Poggiolaise".
Samedi 16 août: fête de saint Roch.
Le concert du groupe Cuscenza détonne car il est programmé pour le Mercredi 20 août.
Et n'oublions pas, en dehors de Poggiolo, le Festival Sorru in Musica. Il durera du dimanche 20 juillet au mardi 29 juillet, période pendant laquelle se trouve le samedi 26 !
Souvent, les arrières des automobiles sont décorés d'autocollants qui ont pour but de montrer dans quel lieu les vacances se sont passées ou de quel endroit on est originaire. Même si la mode n'en est pas aussi grande qu'il y a quelques années, les Corses ont été particulièrement nombreux à pratiquer ce genre de décoration car, qu'ils soient en Corse ou sur le continent, ils veulent montrer qu'ils
"sont de quelque part
Et portent dans leur cœur une ville ou un village
Où ils pourraient trouver leur chemin dans le noir"
comme dans "Adélaïde", cette vieille chanson interprétée par Jacques DEBRONCKART en 1965.
Un article précédent montrait des autocollants poggiolais mais connaissez-vous les images des autres villages de Sorru-in-sù?
Le modèle le plus classique et le plus rayonnant a été à Soccia:
L'autocollant le plus historique est de Guagnu. Avec le pistolet et la croix, il se réfère au curé guagnais CIRCINELLU qui refusa de se soumettre à la France.
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Mais le plus révolutionnaire était Ortigais.
Il a été réalisé par Jean-Marc Demarchi.
Le village d'Ortu est représenté par une autre production.
Ce dessin, œuvre de Christian Didier, est remarquable en ce qu'il est très proche de la réalité, comme le montre cette photo.
Soccia a également été représenté par son église.
Ici, l'église a des proportions légèrement inexactes (le toit de la nef, et surtout du bas-côté, est raccourci). Mais l'angle choisi, le côté sud, est très classique. Sainte-Marie se voit bien de cette façon en venant par la route de Poggiolo.
Soccia a également eu deux autocollant très sportifs.
Celui-ci:
Et celui-là:
Les Socciais, décidément très sportifs, avaient créé voici pratiquement soixante ans l'Olympique Socciais. Les initiales O.S. permettaient des plaisanteries renforcées par les dessins d'os sur l'autocollant.
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Les autocollants poggiolais - Le blog des Poggiolais
A l'occasion de l'annonce par le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni de la prochaine mise en vente de tee-shirts, un article a présenté les anciennes productions poggiolaises dans ce domaine. ...
A l'occasion de l'annonce par le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni de la prochaine mise en vente de tee-shirts, un article a présenté les anciennes productions poggiolaises dans ce domaine. Parmi nos lecteurs, certains ont alors évoqué des autocollants qui ont existé autrefois, comme vers 2004 pour Guagno-les-Bains.
Il a existé deux autocollants poggiolais.
Le premier avait été conçu en 1975 (voici exactement 50 ans) par l'Association Sportive la Montagne de Poggiolo (voir l'article sur l'ASM en cliquant ici).
Il était très coloré (vert et rouge sur fond blanc), ce qui était alors peu courant.
La montagne était représentée très schématiquement, par trois pics. Une allusion au Tretorre? Peut-être, bien que cette montagne ne se voit pas du tout de cette façon depuis Poggiolo.
Il peut s'agir simplement de justifier le terme de "Montagne" qui terminait le nom de l'association.
Un autre autocollant, destiné à décorer la carrosserie ou les vitres des véhicules, fut fabriqué en 2013.
A la suite d'un concours lancé par l'AASIS (association artistique et culturelle de Sorru in Sù) et le blog des Poggiolais, le modèle dessiné par François ORAZY fut choisi. Il eut beaucoup de succès et tous les exemplaires furent vendus dès le début de l'été. Plusieurs automobiles portaient encore cette œuvre l'été dernier.
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Les Poggiolais ont de l'initiative (n°6: la Montagne) - Le blog des Poggiolais
La (courte) expérience du Syndicat d'Initiative de POGGIOLO (1) a rapidement été oubliée. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle tentative d'union des bonnes volontés prit forme pour dynamise...
https://poggiolo.over-blog.fr/article-les-poggiolais-ont-de-l-initiative-n-6-l-74579629.html
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Dates à retenir:
Samedi 14 mars:
soirée pulenda.
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Réservations: 06.43.56.70.79 / 06.22.31.27.84.
Dimanche 15 mars:
élections municipales.
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Messe des Rameaux:
Dimanche 29 mars à 11 h à Guagno et à Orto.
Messe de Pâques:
Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.
Vacances de Pâques:
du samedi 11 avril au lundi 27 avril.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.