Acquitté en 2020 puis condamné en appel, l'ancien berger de 34 ans a vu son pourvoi en cassation non admis ce jeudi 18 décembre. Antoine Pietri a ainsi été définitivement condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en novembre 2017 de Patrick Julien, élu local de Soccia, en Corse-du-Sud.
Toutes les informations dans Corse-Matin de samedi 20 décembre 2025 en suivant le lien ci-dessous.
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Antoine Pietri définitivement condamné à 15 ans pour l'assassinat de Patrick Julien à Soccia en 2017
Antoine Pietri définitivement condamné à 15 ans pour l'assassinat de Patrick Julien à Soccia en 2017
Votée voici cent vingt ans, le 9 décembre 1905, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est invoquée très souvent dans une société inquiète. Elle sert de prétexte à ceux qui veulent combattre les progrès de l'islam radical tout comme à ceux qui veulent détruire l'identité chrétienne de la France.
UNE LAÏCITÉ DE COMBAT
Cette loi de séparation, qui établit en théorie la tolérance et l’indépendance de l’Etat par rapport aux religions, fut interprétée lors de son vote comme un instrument de combat de la République contre la religion catholique. Des députés radicaux l’avaient d’ailleurs conçue ainsi.
Mettant fin au Concordat signé en 1801 entre Napoléon BONAPARTE et PIE VII, qui subventionnait le culte, elle pouvait asphyxier financièrement l’Eglise de France. De nombreux chrétiens le ressentirent. Ayant le sentiment d’être attaqués dans leur foi la plus profonde, ils furent nombreux à s’opposer aux conséquences de la loi sur la laïcité.
La loi fut promulguée au «Journal Officiel» le 12 décembre 1905 pour entrer en application le 1er janvier 1906.
Son article 3 prévoyait de dresser un «inventaire descriptif et estimatif» des biens ecclésiastiques avant leur répartition à des associations cultuelles qui devaient être fondées ensuite. Une circulaire du Ministère des Finances publiée le 2 janvier ordonna aux fonctionnaires de procéder de façon approfondie, y compris en demandant l’ouverture des tabernacles.
«Dans les tabernacles, faut-il le rappeler, sont conservées les hosties consacrées qui contiennent, selon la doctrine catholique, la présence réelle du Christ: l’objet sacré par essence. (…) Toute la presse catholique s’enflamme, dénonçant cette menace de profanation. Elargissant la protestation, les journaux appellent au rejet des inventaires, présentés comme le prélude à la spoliation des biens de l’Eglise.» (Jean SÉVILLIA, «Quand les catholiques étaient hors la loi», Perrin, 2005, p. 197).
Les villages des Deux Sorru ne furent pas épargnés par cette agitation car, même dans les petits villages comme Poggiolo, le tabernacle est une partie richement décorée et à laquelle on tient particulièrement.
LA COLÈRE CONTRE LES INVENTAIRES
Plusieurs évêques et prêtres tentèrent l’apaisement. Ce fut l’attitude du Père Antoine-Louis OTTAVY, qui avait à la fois les fonctions de professeur au petit séminaire d’Ajaccio et de conseiller général républicain du canton de Soccia élu en 1901.
Mais le mal était fait. De nombreux croyants se mobilisèrent contre le sacrilège. Les premiers incidents se produisirent à Paris les 31 janvier et 1erfévrier.
«Le peuple catholique se rebelle, laissant exploser sa colère contre les brimades incessantes que le pouvoir lui fait subir depuis plusieurs années» (Jean SÉVILLIA, op. cit. p. 205-206).
Le sang coula dans plusieurs départements.
En Corse, les inventaires débutèrent à Bastia le 26 janvier et les incidents se succédèrent.
«Dans l’intérieur de l’île, les percepteurs, même escortés par la gendarmerie, ne peuvent le plus souvent instrumenter. Les opérations se déroulent toujours de la même façon. Au jour notifié, l’agent de l’Etat se présente devant l’église. Le curé, généralement assisté du conseil de fabrique, donne lecture d’une protestation et se retire dignement. Si le percepteur tente de pénétrer dans l’église, celle-ci est inabordable. Les hommes s’y opposent, avec violence s’il le faut; les femmes, barricadées à l’intérieur, chantent des cantiques et les cloches sonnent à toute volée. Pour éviter tout affrontement sérieux, le percepteur et son escorte se retirent. Quelques jours plus tard, à la suite d’un arrangement avec le curé, l’inventaire est annoncé comme ayant été effectué, alors qu’il n’est qu’une composition factice du curé» (François J. CASTA, «Le diocèse d’Ajaccio», ed. Beauchesne, 1974, p.222).
Il en fut ainsi dans les Deux-Sorru.
A SOCCIA
Cette photo montre la population socciaise rassemblée devant son église. On remarque bien les bâtons dont hommes en chapeau et femmes en fichu noir s’étaient armés pour défendre la porte du bâtiment.
Jean-Baptiste PAOLI, dans «Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud», décrit ce qui se passa alors:
«Le percepteur chargé des opérations d’inventaire ne put instrumenter qu’escorté par la Gendarmerie qui se heurta à une vive résistance de la part aussi bien des hommes que des femmes, malgré la protestation du curé POLI, assisté du conseil de fabrique».
Plus précisément, les témoins de l’inventaire furent Pierre Antoine MAINETTI, président du conseil de fabrique, et le forgeron Antoine Dominique OTTAVI.
Mais il n’y eut pas de violences comme, par exemple, à Ota où trois gendarmes furent blessés.
Les inventaires se déroulaient en pleine campagne électorale, les élections législatives ayant été fixées aux 6 et 20 mai. Sur les 510 prêtres de Corse, 250 firent activement campagne contre le gouvernement anticlérical. De l’autre côté, 160 religieux soutinrent, souvent discrètement, le candidat républicain. L’abbé OTTAVY, qui n’avait pas désavoué la loi de séparation, appuya ouvertement FORCIOLI, qui fut réélu député gauche radicale d’Ajaccio.
La majorité de gauche s’étant renforcée à la Chambre des Députés, la laïcité s’imposa.
Dans la vidéothèque poggiolaise, une vidéo est consacrée à... Soccia!
Plus exactement, cette paghiella, qui est peut-être la seule spécifique à la piève de Sorru in Sù, évoque "la partenza", le départ pour le service militaire d'un jeune de Soccia. Il passe par Saint Marcel et le village de Poggiolo avant d'embarquer pour le continent.
Diana di l'Alba a effectué l'enregistrement en 2002. Les paroles originales et leur traduction en français sont ci-dessous. La vidéo a été réalisée en 2010 avec des photos et des morceaux de films réalisés par Michel Franceschetti.
Ses quatre strophes permettent de voir l'éloignement progressif du chanteur:
Voici le texte corse tel qu'il est publié par Wikipedia:
En voici une traduction française:
Le mois d'août est une période de processions dans les Deux Sorru: pour saint Laurent à Murzo le 10 août, pour saint Roch le 16 à Poggiolo, Guagno et Letia, pour saint Elisée le 29 août au-dessus d'Orto. Et il y a aussi le 15 août.
Le 15 août, veille de la saint Roch, est une fête importante pour l’Eglise : l’Assomption de Marie, c'est-à-dire sa montée au ciel sans avoir connu la corruption de la mort.
Autrefois, à Poggiolo, une procession portait la statue de la Vierge joignait les deux églises du village. Maintenant, la fête de la Vierge continue à s’appliquer à Soccia, comme le montre cette photo prise cette année 2025 par Hélène DUBREUIL.
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Photo Hélène DUBREUIL, 15 août 2025.
Voici la description de la procession socciaise du 15 août illustrée par des photos de 2015, il y a dix ans.
Le soir du 15 août, vers 21 heures, la statue de la mère de Jésus, posée sur un socle en bois massif, est sortie de l’église Santa Marìa delle Grazie.
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Elle est suivie par une longue file de paroissiens de Soccia et aussi d’autres villages (près de deux cents participants en 2015) qui portent souvent à la main une torche constituée d’un cierge entouré de papier.
Le cheminement suit le sens inverse des aiguilles d’une montre, en faisant de nombreuses haltes pour les changements de porteurs dus au poids de la statue et de son support. Toutes les maisons sont éclairées par des lumignons posés sur les bords des fenêtres et offrent un très beau cadre à la procession.
Après une bonne heure, le tour du village accompli, Marie rentre dans l’église.
Après le « Dio vi salvi regina »,
les fidèles vont toucher ou embrasser la statue.
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Et, pour des occupations moins spirituelles, on peut aller ensuite à la salle des fêtes où le bal était animé en 2015 comme en 2025 par le groupe Sirocko…
Avec le début du mois d'août et l'arrivée des Corses du continent, les activités de toutes sortes se bousculent. Ainsi, pour les prochains jours, sont annoncés:
Vendredi 8 août:
-à 17 heures, messe de saint Dominique à Orto
- de 18 à 20h, au couvent de Vico, conférence sur « L'alimentation dans la Rome antique » par Nicole Dalmasso.
Samedi 9:
à Guagno, spectacle de l'Arcusgi, avec A Scola di Cantu di i Dui Sorru en première partie, à 20h30.
Dimanche 10:
- au couvent de Vico, vide-grenier anti-gaspi, de 10 h à 17 h
- à partir de 10h30, kermesse à Soccia, place de l'église.
Lundi 11 août:
marché des artisans à partir de 17h30, à Guagno.
Le mardi 12:
-à Soccia, atelier théâtre à la salle des fêtes
-à Guagno, veau à la broche organisé par la mairie.
Sans oublier, à Vico, le marché des artisans le mardi soir place Casanelli et le mercredi matin place Padrona, l'apéritif sous le tilleul du couvent mardi 12 et surtout, jusqu'au 19 août, l'exposition de peinture de Jean PINELLI.
Marie France CYPRIANI, sa fille,
Sara CYPRIANI, sa petite-fille chérie, et son compagnon Alex LUIGGI,
Serena LUIGGI, son arrière-petite-fille adorée,
Dominique POLI, son beau-frère, ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants,
Xavière MANENTI, sa belle-sœur, ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants,
Marie Madeleine MANENTI, sa nièce,
Les enfants et petits-enfants de feu Charles et Françoise MANENTI, son frère,
Ses neveux:
Dominique et Michelle CIPRIANI, leurs enfants et leur petit-fils,
Serge et Sylvie CIPRIANI, leurs enfants et petits-enfants,
Les enfants et la petite-fille de feu Jean-Paul et Françoise CRISTOFARI,
Jean François et Elisabeth FOGACCI, leurs enfants et petits-enfants,,
Les enfants de feu Fabien FOGACCI,
Les familles parentes, alliées et amies
Ont la douleur de vous faire part du décès de
Mme Livia CYPRIANI
Née MANENTI
survenu à Ajaccio le 25 avril 2025.
La levée du corps aura lieu le lundi 28 avril 2025 à 9h30 en l'Espace Funéraire Picchetti, Ajaccio.
La cérémonie religieuse sera célébrée à 11 h00 en l'église Sainte Marie de Soccia, suivie de l'inhumation au cimetière communal.
La famille tient à remercier ses infirmiers Pierre, Véronique et Carla, sa kiné Sandrine ainsi que le docteur Pascal CASELLI son médecin traitant.
Fleurs naturelles uniquement. Cet avis tient de faire-part et de remerciement.
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Dates à retenir:
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Vacances de février:
du samedi 14 février au lundi 2 mars.
Vacances de Pâques:
du samedi 11 avril au lundi 27 avril.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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