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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 18:00

 

La Corse n'est pas loin de l'Italie, à tel point que, depuis l'île, il est possible de photographier la tour de Pise.

Cet exploit n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut un très bon matériel, se trouver au bon moment et avoir un bon emplacement. Ces conditions ont été réunies voici deux ans par Antoine MANGIAVACCA dont la photo de la ville italienne depuis le Monte Cinto a été récemment publiée dans le "Corriere della Sera". Cette image a, comme on dit, "fait le buzz" en Italie et en France et a valu à son auteur d'être interviewé par Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du dimanche 1er mars.

 

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

Ce talentueux photographe, qui vit à Marseille et vient souvent à Soccia, est connu par les lecteurs de ce blog qui a publié plusieurs de ses productions. Par exemple, en mai 2017, il nous avait envoyé la photo d'un large panorama de la Corse depuis un sommet du Var. On pouvait bien y reconnaître le Tretorre et le Cervellu. 

Voici l'entretien paru dans "Corse-Matin":

Il y a deux mois, sa photo de Pise, prise du Monte Cinto, avait fait le buzz. À 23 ans, Antoine Mangiavacca, sous le pseudo de Klape, consacre son temps à sa passion pour l’image, avec professionnalisme et sensibilité. Chacune de ses photos interpelle, trouble, déclenche ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence. Et si c’était tout simplement un talent fou.

 

La photo est-elle pour toi un simple passe-temps?

J’habite Marseille mais j’ai toujours passé toutes mes vacances à Soccia d’où ma famille est originaire. Et c’est ici en Corse qu’est née ma passion pour la photo. En faire mon métier était une évidence. Après le bac, j’ai passé un BTS audiovisuel option image, doublé d’une formation approfondie d’un an sur la photographie. Cela m’a permis de faire des stages intéressants, notamment chez Panavision, une référence mondiale dans ce milieu.

Après mon diplôme en juin dernier, j’ai envoyé des CV à des boîtes de production, des offices du tourisme… Mais il s’agit d’un milieu très fermé, et il est compliqué d’y rentrer. J’ai fini par créer mon entreprise en septembre dernier, en tant qu’auto-entrepreneur. Mes revenus sont encore bien trop insuffisants pour pouvoir en vivre, mais mes parents me soutiennent et m’encouragent. Cela me permet de consacrer tout mon temps à la photo.

 


 

Suivez les photos d'Antoine

 

Que signifie "consacrer tout son temps à la photo", quand un clic ne prend qu’une fraction de seconde ?

Je ne fais jamais de photo "au pif", chacune demande beaucoup de préparation. Par exemple, je sais que le 16 mars, il y aura un alignement parfait du couvent de Vico et de la Sposata avec le soleil qui va arriver par-derrière.

Il faudra que je prenne la photo juste avant que le soleil vienne sur la montagne. Il y a des éphémérides à ne pas rater pour obtenir l’alignement parfait et capturer de belles lumières. Je peux passer 30 à 40 heures sur Google Earth pour étudier les reliefs, je tiens aussi compte de la météo sur des sites pointus qui donnent le sens du vent, le taux d’humidité, la hauteur du plafond nuageux… Tout cela me renseigne sur l’objectif à choisir. Sans toutes ces données, on peut rater à un jour près un coucher de soleil intéressant.

 

Dernièrement, le journal italien Corriere della Sera a publié ta photo de Pise, prise du Monte Cinto. Quelle est la genèse de cette photo ?

En réalité, j’étais sur le Monte Cinto pour photographier la côte provençale, de Toulon à Monaco. En me tournant un peu, j’ai vu que Pise était faisable. Cette photo a été faite il y a deux ans, et je l’ai mise sur Facebook quand j’ai créé mon compte professionnel. Beaucoup d’Italiens photographient la Corse depuis l’Italie. Ils ont vu cette photo sur mon site, et l’ont partagée. Environ 2 000 personnes suivaient ma page depuis juin 2016, et en une semaine, les vues ont été multipliées par deux, et la photo a été publiée dans la presse. Je n’en revenais pas !

 

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019
Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

 

Est-ce que cette photo a lancé ta carrière ?

Pas encore tout à fait, mais de plus en plus de gens me découvrent à travers mon site, et cela m’a valu de nombreux messages qui m’ont fait chaud au cœur. Ils me remercient de photographier leur village ou leur belle région. Par ailleurs, un monsieur qui gère le musée d’astrophysique de Pise m’a appelé pour participer à une exposition sur les paysages lointains, pris en infrarouge. C’est une technique qui permet de voir plus facilement à travers les brumes.

L’été dernier, j’ai exposé mes photos dans mon village de Soccia, et, en août prochain, elles seront exposées au couvent Saint-François de Vico. Surtout des paysages et des ciels.

J’adorerais faire des portraits, ou des plaquettes pour les campings, hôtels ou Airbnb, mais personne ne m’en a encore demandé. En réalité, j’aimerais être un couteau suisse capable de tout faire.

 

En cadeau, une toute récente photo (elle a été publiée le 29 février sur la page Facebook de Klape, le pseudonyme d'Antoine).

"Le village de Soccia sous la brume matinale, avec les aiguilles d'Ortu et les crêtes de Rinella en fond éclairées par le Soleil. Les oiseaux étaient la cerise sur le gâteau pour cette image !"

Suivez les photos d'Antoine
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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:00

 

Il est très agréable de regarder le reportage présenté par Celia PETRONI: "Deux Sorru. La Corse grandeur nature", qui a fait l'objet de l'article précédent. Mais...

 

IL COMPORTE UNE ERREUR,

 

une erreur d'autant plus importante qu'elle est au détriment des Poggiolais.

 

 

Après avoir laissé Jean-Mathieu CORIERAS à Saint Elisée, la présentatrice montre Soccia en s'exclamant "Comme c'est beau!" depuis l'héliport d'où le panorama vers ce village est superbe.

 

L'erreur de Celia

 

Mais, alors qu'elle déclare que Soccia "est principalement connu comme étant le point de départ des randonnées pour Crena mais pas que...", défilent des images de ... POGGIOLO !

 

L'erreur de Celia
L'erreur de Celia

 

Au bout de 7 minutes 50 secondes du début de l'émission, après le clocher arrondi de l'église de Soccia, on reconnaît sans contestation le clocher pointu de la chapelle Saint Roch. 

 

 

De toute façon, chacun sait bien que Poggiolo est le plus beau et le meilleur des villages corses!

 

En attendant une émission complète sur Poggiolo, vous pouvez revoir la vidéo de ce reportage.

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 17:00

 

France 3 Via Stella vient de diffuser un nouveau reportage de la série "D'UMANE", maintenant présentée par Celia PETRONI: "Deux Sorru. La Corse grandeur nature".

 

Celia Petroni (extrait de sa page Facebook)

Celia Petroni (extrait de sa page Facebook)

 

Elle a choisi de rencontrer quatre personnages pour lesquels "le terroir reste une valeur sûre pour la créativité". Parmi eux, deux sont Poggiolais.

 

L'émission commence par Jean-Mathieu CORIERAS qui, avec ses mules, amène des matériaux à la chapelle Saint Elisée. Il en profite pour montrer le lac de Crena et évoquer la légende diabolique de sa création.

 

Les Deux Sorru: une mosaïque de la Corse audacieuse et innovante

 

Celia rencontre ensuite à Soccia Cécile GRIMALDI qui dit bien clairement qu'elle est "Poggiolaise et mariée à un Socciais" et qui explique sa passion pour le travail des bijoux.

 

Les Deux Sorru: une mosaïque de la Corse audacieuse et innovante

 

Près de Vico, Johanna SOTTON, l'éleveuse de chèvres, fait goûter son camembert corse.

 

Enfin, à Sagone, Pierre GERONIMI présente son laboratoire où il prépare des glaces en alliant toutes sortes de parfums inattendus.

 

Un reportage très plaisant à regarder.

 

Il comporte simplement une grosse erreur. Saurez-vous la remarquer?

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 17:47

Regardez cette photo.

 devinette du mois: le H qui sauve

Cet endroit avec la lette H est bien connu dans notre haut-canton car il joue un rôle important pour tous ceux, malades ou blessés, qui ont besoin d'être secourus.

A quoi sert-il exactement? Tout le monde le sait.

Où est-il précisément? La réponse est en principe connue de tous.

Depuis combien de temps existe-t-il? Là, c'est plus difficile.

 

Réponse demain.

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 19:44

Le but des Journées du Patrimoine qui ont eu lieu les 21 et 22 septembre est de permettre à tous de voir de près des éléments du patrimoine, et notamment les monuments historiques.

Cette dénomination de monuments historiques, créée par le ministre Guizot en 1830, a été reprise par la loi du 31 décembre 1913 et précisées ensuite.

Les monuments historiques peuvent être soit classés, soit inscrits sur la liste officielle, selon leur intérêt historique, culturel ou artistique. Malheureusement, cette liste n'est pas très connue.

 

Savez-vous que l'on peut trouver des objets classés monuments historiques à Soccia, Orto et Poggiolo?

 

 

A Soccia, il existe:

- une huile sur toile représentant le "Baptême du Christ par St Jean-Baptiste" (école italienne du XVIIème siècle)

et surtout

- le triptyque en bois polychrome du XVème siècle représentant la Vierge à l'enfant entourée de St Marcel et St Pierre, classé le 7 mars 1957.

Ils ont fait l'objet d'un article sur ce blog.

 

 

Orto et Poggiolo ont été cités dans la liste des "objets mobiliers" classés monuments historiques par l'arrêté du Ministère de la Culture en date du 6 mai 1982.

 

 

Nos monuments  historiques sont à redécouvrir

 

Le tableau mentionné comme étant à Orto représente "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne".  

En fait, il se trouve actuellement dans une chapelle latérale (la plus proche de l'autel, à gauche) de l'église St Siméon de Poggiolo. Il a même été utilisé pour imprimer la seule carte postale poggiolaise encore commercialisée (voir l'article La seule carte postale actuelle).

De plus, il se trouve cité, exactement au même endroit, dans l'inventaire réalisé le 2 juin 1905.

Curieux! Orto et Poggiolo auraient-ils des tableaux identiques?

Non, car si le thème est le même, l'agencement des personnages est différent.
 

Le tableau de Poggiolo; photo Michel Franceschetti (31 octobre 2013)

Le tableau de Poggiolo; photo Michel Franceschetti (31 octobre 2013)

Le tableau d'Orto.

Le tableau d'Orto.

 

L'arrêté ministériel mentionne deux objets se trouvant à St Siméon.

 

L'un d'eux est décrit comme:

"Tabernacle du maître-autel, bois sculpté, colonnettes torses en bois d'olivier, XVIIe s." 


 

 

Photo Michel Franceschetti (21 août 2016)

Photo Michel Franceschetti (21 août 2016)

 

Cette œuvre magnifique est toujours en place. Son auteur n'est pas connu mais le travail est bien de facture franciscaine comme d'autres tabernacles corses. Mais celui de Poggiolo ne peut qu'être magnifique.

En tout cas, lors de sa visite pastorale du 16 juillet 1702, Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone de 1688 à 1714, nota que ce tabernacle était le plus beau du "delà des monts".

 

 

L'autre objet classé monument historique est une:

"Cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURNO, marbre blanc, XVIIe s. (provient de l'ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone)."

 

Monseigneur PIZZURNO naquit en 1600 ou 1601 à Prades (Roussilon). Entré dans les ordres, il fut officia à Gênes et fut désigné comme Général des Mineurs Observantins. Le pape Urbain VIII le nomma évêque de Sagone en 1639 et il prit ses fonctions en février 1640.

Sources: Cronica di a Corsicaestudiosminimos.eu et Wikipedia

 

Photos Michel Franceschetti (21 août 2016)
Photos Michel Franceschetti (21 août 2016)

Photos Michel Franceschetti (21 août 2016)

 

La tradition orale donne deux versions de la présence de ses fonts baptismaux:

 

- dans un premier cas, ce serait un cadeau de l'évêque (ou d'un de ses successeurs) aux Poggiolais;

 

- dans l'autre version, il aurait été trouvé dans les ruines de la cathédrale de Sagone par des bergers poggiolais qui l'auraient caché sur la plage, dans le sable ou sous des branchages, le temps, la saison hivernale terminée, de l'amener au village lors de la transhumance.

Il est vrai que les évêques du diocèse avaient abandonné Sagone pour Vico en 1569 et s'étaient installés à Calvi à partir de 1625. Mais l'argument n'est pas suffisant.

 

On peut lire dans les rapports des visites pastorales de 1698, 1702 et 1708 que les couvercles des fonts baptismaux ne sont pas recouverts de tissu de couleur. Mais ces textes ne comportent aucune description de ces bassins destinés aux baptêmes, ni aucun renseignement sur leur origine. La version de la découverte par des bergers se trouve dans le rapport de la visite de... 1887, ce qui est très tardif.

 

 

Quoi qu'il en soit, nos villages ont des monuments historiques qui méritent d'être connus et admirés.

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 17:59

Le 3 septembre va être le quatre-vingtième anniversaire du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Mais, pour un jeune Socciais de l'époque, le grand événement était tout autre.

 


Le 26 août 1939, Antoine PAOLI s'attendait à tout moment à apprendre la naissance de son enfant. Son épouse Antonia était sur le point d'accoucher. Pourvu que ce soit un garçon, pensait-il, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque.


Les événements internationaux avaient bousculé la vie familiale. Si la déclaration de guerre eut lieu le dimanche 3 septembre, le gouvernement français avait décrété la mobilisation générale le mercredi 30 août avec mise en application le 2 septembre à 0 heure.

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Dès les jours précédents, des réservistes et des permissionnaires avaient été rappelés. Antoine en faisait partie, ce qui explique que, le 26 août, il était sur les quais d'Ajaccio sur le point d'embarquer pour aller s'opposer aux Allemands, alors que sa jeune femme connaissait les premières douleurs.

 

Pour avoir des nouvelles, la seule solution était de se rendre à la Poste du cours Napoléon pour téléphoner au bureau de Poste de Soccia.

 

Avant guerre, la Poste socciaise se trouvait au-dessus de la fontaine, face au monument aux morts. La pancarte, complètement effacée, est encore fixée sur la façade

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Sa famille, comme pratiquement toutes les autres, n'ayant pas le téléphone, un de ses parents traversait le village pour donner des nouvelles à la postière qui le répétait à Antoine quand il appelait. Et ainsi plusieurs fois dans la journée...

 

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

 

Les contractions augmentaient, la naissance approchait. Mais le départ du bateau était imminent. La sirène appelait les retardataires. Les passerelles allaient être enlevées. Une fois encore, Antoine courut à perdre haleine jusqu'à la Poste pour dire que c'était son dernier appel. Et, au bout du fil, il entendit quelqu'un arriver dans le bureau de Soccia et crier à l'autre bout de la pièce: "C'est une fille!".


A la fois surpris, soulagé et épuisé, il ne put que lâcher cette phrase: "DITES-LUI QUE JE NE LUI EN VEUX PAS".


Il ne faut pas comprendre qu'il n'en voulait pas à sa femme de ne pas lui avoir donné un garçon, ni qu'il pardonnait à ce bébé d'avoir été si en retard. En fait, Antoine ne savait plus ce qu'il disait, essoufflé par ses allers-et-retours, heureux que tout se soit bien passé et inquiet de ne pas rater le départ du navire. Il lâcha le combiné et courut gravir la passerelle juste à temps.

 

Ce ne fut que quelques mois plus tard qu'Antoine put faire connaissance de sa fille, MARIE-ANGE.


Oui, cette anecdote concerne bien la naissance de Marie-Ange, la dynamique animatrice de l'ancien comité paroissial et de tant d'événements à POGGIOLO. Elle est née Socciaise voici quatre-vingts ans et est Poggiolaise depuis longtemps, depuis son mariage avec Xavier PAOLI.

 

 

Très bon anniversaire, Marie-Ange!
 
 
 
Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Ce texte est la version modifiée et mise à jour de l'article paru sur ce blog le 28 août 2009.

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 19:09

Tout le canton connaît la pizzeria de Finfin qui se trouve dans la montagne, au-dessus de Soccia et au début du chemin vers le lac de Crena et aussi du sentier vers le canyon de Zoicu.

 

Pour l'anniversaire de la tragédie qui coûta la vie à cinq adeptes du canyoning, "Corse-Matin" est revenu jeudi 1er août sur le renforcement des mesures de sécurité notamment à Bavella et à Zoicu.

 

"Corse-Matin" du 1er août 2019

"Corse-Matin" du 1er août 2019

 

La signalétique doit être améliorée et de nouvelles prises sécurisées installées.

 

La question des transmissions est également importante. Or, les téléphones ne sont pas partout opérationnels car il existe des "zones blanches". Un système de radio mobile a donc été mis en place. Thierry OLIVE, responsable de la politique sportive à la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, a expliqué la solution originale utilisée au-dessus de Soccia:

 

"Les professionnels disposent d'une radio depuis laquelle ils peuvent contacter la buvette, qui en possède une également. Depuis cette buvette, le téléphone passe. C'est donc le responsable du commerce qui contacte les secours en cas d'alerte."

 

Comme l'écrit la journaliste, "une chaîne humaine aussi rudimentaire que salutaire".

 

Ainsi, Finfin est la personne par laquelle passent les informations essentiels pour la sécurité des randonneurs et sportifs de l'été.

 

Merci à lui de tenir ce rôle.

 

Et n'oubliez pas d'aller déguster ses fameuses pizzas.

 

 

La pizzeria de Finfin voici dix ans, en 2009.

La pizzeria de Finfin voici dix ans, en 2009.

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 17:46
Le drame de Zoicu un an après

Nous sommes à quelques jours de l'anniversaire du drame de Zoicu. Ce jour-là, un groupe de personnes pratiquant le canyoning a été emporté par la vague de la fiumara. Il y eut cinq morts. Voir article ici.

 

A Soccia, où les habitants restent choqués, une cérémonie religieuse va commémorer cette catastrophe le jeudi 1er août prochain, en présence de parents des victimes. Ce sera à 17 heures à Croce Maior, près de chez Finfin.

 

Photo France info

Photo France info

 

Les journalistes ne manqueront certainement pas cette date.

Sur Europe 1, chaque matin, Martin FENEAU revient sur des lieux ayant marqué l'actualité. Le 4 juillet, il était à Soccia pour voir les mesures de sécurité mises en place depuis la crue meurtrière.

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 18:00

Le Festival Sorru in Musica fait halte à Soccia vendredi 26 juillet. Il ne faut pas râter la seule soirée qui se déroulera dans le haut-canton.

Comme d'habitude, elle comprendra une partie conviviale avant le concert proprement dit.

 

Animations Avant-concert
 
18h00
Séance d’écoute animée par Antoine-Marie Leonelli,
Eglise 
 

en partenariat avec ESTRU PAISANU-Museu di Corsica
avec la participation des élèves de l’Académie de musique Sorru in Musica

Initiation au quadrille
Place de l’église 
 
Initiation au quadrille place de l'église de Soccia en 2009 (photos Michel Franceschetti)
Initiation au quadrille place de l'église de Soccia en 2009 (photos Michel Franceschetti)

Initiation au quadrille place de l'église de Soccia en 2009 (photos Michel Franceschetti)

21h30
Eglise 
« DUEL ! »
A vos archets, messieurs

Bach, Saint Saëns, Villa Lobos…
Iwao Furusawa et Bertrand Cervera (violons) 

Stéphane Petitjean (piano et arrangements) 

Philippe Noharet (contrebasse)

Iwao Furusawa

Iwao Furusawa

Premier prix du concours de musique du Japon et du prestigieux concours Abbado, élève de Toshiya Eto, de Nathan Milstein ou Ivry Gitlis, Iwao Furusawa se produit dans le monde entier et a joué auprès d’artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma et Stéphane Grapelli. Il nous offre ses créations originales, autant d’invitations à découvrir son univers multiple. Et toujours inspiré.

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:00

"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".

 

Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles. 

 

Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.

 

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

 

Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.

 

Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.

Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").

La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.

 

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.

A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").

Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.

 

Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

 

L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.

Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...

On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).

Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.

Le résultat fut une belle maison.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.

 

En 1972, après dix-sept ans à Sorru in Sù, l'abbé MILLELIRI devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.

 

A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.

 

Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.

Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.

Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages. 

Milleliri, un prêtre de caractère
Milleliri, un prêtre de caractère

Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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