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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 07:00

 

   La récente découverte de la dame-jeanne remplie d'un vin datant de 1966 permet de rappeler que Poggiolo a eu très longtemps une grande activité viticole.

 

   Malgré son altitude, le village, bien exposé au Sud, a toujours eu des cultures de céréales et d'arbres fruitiers. Francescu Saveriu Paoli l'a bien montré dans son "Histoire abrégée du village avant 1914".

 

   Le plan terrier de la Corse, élaboré entre 1770 et 1795, notait dans sa présentation de Poggiolo que "La vigne est l'arbrisseau qui prospère principalement".

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

   

Sur la carte elle-même, plusieurs lieux (cerclés de rouge ci-dessous) ont la notation "V", ce qui signifie "Vigne". Ils sont principalement situés à Covita, près des Trois Chemins, où l'exposition est la meilleure. Cette activité resta toujours ici jusqu'à la fin des années 1960.

   Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

 

   Avant la crise du phylloxera de la fin du XIXe siècle, la vigne couvrait 30 hectares sur la commune. Son vin en était apprécié comme le notait le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de St Antoine de Guagno", présenté en 1829 à la Faculté de Médecine de Strasbourg: "La culture principale du pays est celle de la vigne. Son fruit donne un vin léger et très agréable au goût. Il est très alcoolique, comme tous les vins des pays chauds."

 

   L'utilisation des plants américains permit d'en reconstituer une bonne partie avant 1914 avec de gros efforts dont se souvenait le soldat Jean Toussaint DEMARTINI quand il écrivit à ses parents, le 28 octobre 1915, que "nous construisons des tranchées, jusqu’à 9 heures du soir ; ce travail ressemble beaucoup aux fossés que l’on fait dans les vignes pour planter des ceps américains".

 

   Dans presque toutes les maisons poggiolaises, des tonneaux, parfois de grande dimension, stockaient le vin que l'on allait tirer chaque jour pour les repas.

 

   Tout a disparu désormais, sauf l'intérêt des Poggiolais pour le bon vin.

Cuvée 1966 et toutes les autres

APPEL: si certains de nos lecteurs avaient des photos de vigne, de vendange, de tonneaux ou de travaux liés au vin à Poggiolo, ce blog serait heureux de pouvoir les publier.

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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 07:00

 

"Le premier devoir d'un grand peuple, comme d'une famille forte, est de s'aimer, et d'abord de s'aimer dans son passé, de s'honorer dans les morts"

Fustel de Coulanges (1830-1889)

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal de Poggiolo et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 07:00

L'histoire de Poggiolo et des villages voisins est très riche. La connaître est nécessaire pour comprendre les Deux Sorru d'aujourd'hui.

Voici une liste d'événements s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires. Ainsi, 545 ans pour la fondation du couvent de Vico (1481) ou 180 ans pour l'installation des baignoires en marbre de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains (1846).

 

Comme la liste est longue, elle va être publiée en trois parties. Chaque fait est accompagné d'un lien vers un article du blog des Poggiolais.

 

Pour ceux qui ne verraient pas l'intérêt de penser à ces faits anciens, qu'ils méditent cette citation du philosophe-paysan Gustave THIBON né en 1903 à St Marcel-d'Ardèche et mort dans ce même village le 19 janvier 2001, il y a tout juste 25 ans:

 

"Que m'importe le passé en tant que passé; ne voyez-vous pas que, lorsque je pleure sur la rupture d'une tradition, c'est surtout à l'avenir que je pense? Quand je vois pourrir une racine, j'ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève."

 

Gustave Thibon

Gustave Thibon

 

Chronologie poggiolaise: première partie

 

591: 

première mention d'un évêché à Sagone dans une lettre du pape Grégoire le Grand (Le bilan de l'année 2012: les fouilles de Sagone - Une précision du directeur des Archives)

 

1481: 

fondation du couvent de Vico par le seigneur de Cinarca Giovan Paolo da LECA (L'évêque de Corse à Vico - Le 24 mars, journée mondiale de l'eau à Vico).

 

couvent St François de Vico

couvent St François de Vico

1501: 

dernière révolte de Giovan Paolo da LECA contre les Génois. Il rallie les Deux Sorru, regroupe ses partisans à Soccia et doit capituler au château de la Zurlina près de Murzo. Les Génois décident la "disabitazione": les villages de la pieve sont détruits et leur population déportée jusqu'en 1515 (La fin de la Cinarca - Le feuilleton de l'été - Poggiolo, les années zéro: 1501 (3/3)

 

1676: 

Installation de Grecs de Vitylo par les Génois à Paomia, sur des terres utilisées par des villageois des Deux Sorru (La rage contre les Grecs).

 

1711: 

fin de la construction, commencée en 1709, de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale, ancêtres des thermes de Guagno-les-Bains. Le financement a été assuré avec les dons recueillis par le Père Jean, cordelier (Notre Saint Antoine à nous). 

 

1731 ou 1732:

la carte d'ACCINELLI serait la première à mentionner Poggiolo, Soccia et Orto (Est-ce la toute première fois? - Les premières mentions cartographiques)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

1731:

Les Grecs sont chassés de Paomia par les habitants des Deux Sorru et se réfugient à Ajaccio jusqu'en 1773 où le gouverneur MARBŒUF leur attribue le territoire de Cargèse (La rage contre les Grecs - Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs).

 

1771: 

mort de CIRCINELLU, le curé de Guagno qui avait refusé le rattachement de la Corse à la France (Une statue pour Circinellu (1/3): qui est Circinellu?)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

 

1781:

l'assemblée des Etats de Corse reconnaît le curé de Guagno comme curé piévan au lieu de celui de Poggiolo comme il était de tradition. Le Père Giovanni BONIFACY refuse cette décision. Le conflit ne sera résolu qu'à la fin de la Révolution Française (Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve).

 

1796:

le Poggiolais Giovan Anton PINELLI, surnommé "l'homme le plus cultivé de Corse", devient le dernier vicaire général du diocèse de Sagone, supprimé peu après (L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)).

 

1821:

début de la construction du premier établissement thermal de Guagno-les-Bains (terminé en 1825) (Solution de la devinette du mois de mars : pallélépipède).

 

1831: 

restauration d'urgence de l'église St Siméon (A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)).

 

1836:

installation du Père ALBINI au couvent de Vico d'où il va mener une intense œuvre d'évangélisation en Corse (Les 180 ans du Père Albini).

 

1841:

la commune de Guagno est expropriée des terrains nécessaires aux thermes dont MULTEDO obtient la propriété partagée avec le Ministère de la Guerre (Les terrains départementaux à Guagno-les-Bains).

 

1846:

travaux de rénovation de l'établissement thermal et commande des baignoires en marbre (La baignoire de l'impératrice - Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!).

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains.

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains. 

 

(à suivre)

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 07:00
Les Bonaparte et Marseille

 

Napoléon Bonaparte et sa famille ont entretenu de nombreuses relations avec Marseille, ville dans laquelle le futur empereur séjourna une trentaine de fois. "Marseille", la revue culturelle municipale, consacre son numéro 283, de décembre 2025, à ces rapports.

 

Parmi les vingt-cinq articles, deux ont été écrits sur des créations napoléoniennes par Michel FRANCESCHETTI: 

"DELACROIX ET THIBAUDEAU, les deux préfets de l’Empire"

et

 

"L’INSTALLATION DU LYCÉE IMPÉRIAL".

 

En vente (8 euros) chez les marchands de journaux de Marseille et sur le site https://revues.marseille.fr

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28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 07:00

 

C'était, au jour près, il y a 230 ans. Le 28 février 1795, le Poggiolais Francesco FRANCESCHETTI était reconnu comme député de la piève de Sorru in sù.

-------

 

Pendant la Révolution Française, les excès de la Convention avaient poussé Pascal PAOLI à demander l'aide anglaise. Il en résulta que la Corse fut associée au royaume d'Angleterre pendant près de deux ans, de 1794 à 1796, sous l'autorité du roi Georges III. 

 

Les armoiries du royaume anglo-corse

Les armoiries du royaume anglo-corse

 
 
La Constitution du royaume anglo-corse fut adoptée par la Consulte du 19 juin 1794 qui réunissait les représentants de chaque communauté urbaine et villageoise comme Anton Domenico DEFRANCHI pour Soccia, Francesco Antonio MASSIMI pour Orto et Gio: Antonio PINELLI  pour Poggiolo).
 
 
Elle prévoyait un Parlement composé de deux députés par piève.    
Le Titre II de la Constitution précisait que, pour être électeur, il fallait avoir 25 ans, être domicilié depuis au moins un an dans la piève et être propriétaire. Pour être député, on devait également posséder au moins 6.000 livres de biens-fonds (biens immeubles) dans la piève.
 
 
L'élection de Francesco Franceschetti est confirmée
 
L'abbé LETTERON ayant publié les "Procès-verbaux des séances du Parlement anglo-corse" (tous écrits en italien) en 1891, nous sommes bien renseignés sur ce qui s'y passa.
 
Ce Parlement se réunit le 7 février 1795 à Bastia et créa le 17 février un "comitato de verificazione de'poteri" pour régler les contentieux électoraux. Ce comité avait en son sein un représentant de chacune des neuf juridictions.
 
Mais il fut immédiatement paralysé par la contestation de l'élection de Giovanni STEFANOPOLI, originaire de Cargese, pour la juridiction de Vico. Finalement, il fut remplacé par Durabile Maria COLONNA CECCALDI (de la piève de Sevidentro) le 27 février. La juridiction de Vico regroupait les pièves de Cruzini, Sorroingiù, Sevinfuori, Sevidentro et de Sorroinsù (orthographe de l'époque). 
 
 
Dès le 28 février, une des premières affaires examinées par le comité fut le recours intenté par Francesco Antonio MASSIMI (celui qui représentait Orto en juin 1794) contre l'élection de Francesco FRANCESCHETTI et de Filippo LECA pour représenter Sorroinsù.
 
Le mémoire, présenté par le fils mineur (ayant donc moins de 25 ans) du contestataire, avançait:
- que le vote ne s'était pas tenu au lieu habituel,
- que les habitants de Soccia n'avaient pas pu voter dans les règles car ils n'avaient pas été convoqués,
- que LECA n'avait pas la fortune nécessaire pour être élu
- et que Francesco FRANCESCHETTI n'avait pas eu la majorité des voix.
 
 
Le recours fut facilement repoussé pour différentes raisons:
 
  - Tout d'abord, rien ne prouvait que MASSIMI père ait bien donné mandat à son fils pour le présenter.
  - Francesco Antonio MASSIMI ayant, lors de l'élection, donné sa voix à LECA, il ne pouvait ensuite prétendre que ce candidat n'était pas éligible.
  - Certains documents fournis se contredisaient et étaient démentis par le procès-verbal officiel de la municipalité poggiolaise et du Podestà.
  - "Enfin, les assemblées de la piève de Sorroinsù ont été toujours tenues à Poggiolo, comme lieu central, et en ont été produites les plus authentiques justifications."
 
 
La Chambre entérina sans problème la recommandation du Comité et notre piève put être ainsi représentée sans problème par Francesco FRANCESCHETTI et Filippo LECA tout le temps que dura le royaume anglo-corse, jusqu'en octobre 1796.
 
Acte du Parlement anglo-corse sur les délits et les peines, daté du 18 mai 1795

Acte du Parlement anglo-corse sur les délits et les peines, daté du 18 mai 1795

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27 novembre 2024 3 27 /11 /novembre /2024 07:00
Marseille et les deux Napoléon
 
 
Samedi 30 novembre, de 14h à 18h, aura lieu le 32e Carré des Ecrivains au Centre Bourse de Marseille.

 

Organisée chaque année par le Comité du Vieux Marseille, cette manifestation littéraire réunit les écrivains marseillais ou ayant écrit sur Marseille.
 
 
Cette année, sera présenté "Marseille, ville impériale", livre rassemblant les Actes du Souvenir Napoléonien de novembre 2022. Parmi les communications, se trouve celle de Michel FRANCESCHETTI  "Eugénie et Marseille, une histoire d'amour ratée".
 
 
Il est à noter, pour les amateurs de tradition et d'enracinement provençal, qu'une exposition sur Frédéric MISTRAL a lieu au même endroit.

 

Marseille et les deux Napoléon
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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 07:00

 

Les légendes sur Napoléon III et Eugénie sont nombreuses. La plus connue (et qui continue à être diffusée) est celle qui certifie que l'empereur et l'impératrice vinrent prendre les eaux à Guagno-les-Bains. Voir l'article "Une légende commençait il y a 160 ans".

 

Marseille ville impériale

De même, à Marseille, Napoléon III n'était pas présent à l'inauguration de la rue Impériale, devenue rue de la République, en 1864, malgré ce qui est inscrit sur une plaque posée par un Comité d'Intérêts de Quartier (voir l'article "Napoléon III ni à Marseille, ni à Guagno-les-Bains").

 

Marseille ville impériale

 

Autre légende concernant Marseille: le couple impérial aurait logé au palais du Pharo. Il n'en fut rien.

 

Marseille ville impériale

 

Après la fin du Second Empire, Eugénie entreprit une longue bataille juridique contre la mairie pour se faire reconnaître la propriété du lieu que son mari avait fait construire. Après l'avoir emporté, elle en fit cadeau... à la ville de Marseille.

 

Les rapports de l'impératrice avec les Marseillais jusqu'à la fin de sa vie en 1920 sont racontés par Michel FRANCESCHETTI dans l'article "Eugénie et Marseille, une histoire d'amour ratée". Il fait partie de "Marseille, ville impériale", livre rassemblant les Actes du colloque du Souvenir Napoléonien de novembre 2022 et qui vient d'être publié.

 

Marseille ville impériale
Marseille ville impériale

Cet ouvrage, au prix de 15 euros, peut être commandé au Souvenir Napoléonien de Marseille: aicm13@orange.fr

 

Les personnes se trouvant à Marseille samedi 30 novembre pourront se rendre au 32e Carré des Ecrivains organisé au Centre Bourse par la Comité du Vieux Marseille. Michel FRANCESCHETTI y présentera "Marseille, ville impériale" ainsi que ses œuvres précédentes "Pierre-Antoine Berryer, défenseur de la justice, des libertés et du roi" et "Une drôle d'année à Marseille (3 septembre 1939-10 mai 1940)".

 

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28 juillet 2024 7 28 /07 /juillet /2024 07:00

 

La dynamique association Letia-Catena, qui vient de publier le tome IV de sa série «Letia-Témoignages & Documents»organise comme chaque été une rencontre d'historiens de la Corse dans le village de Letia le samedi 10 août 2024.

 

Voici son communiqué:

 

  ASSOCIATION LETIA-CATENA  

      Le samedi 10 août 2024,

   notre association organise

                       I SCONTRI DI LETIA

 

I Scontri di Letia  se dérouleront à l’église de San Martinu, le samedi 10 août, à partir de 15 heures.

    Comme chaque année, à l’occasion de ces rencontres, divers historiens et essayistes viendront exposer   les résultats de leurs recherches et présenter leurs dernières publications.

-Ghjuvan Ghjasepiu FRANCHI, ancien directeur de la revue littéraire en langue corse Rigiru, est une des figures de la réappropriation culturelle des années 70 : « u riacquistu ». Linguiste, écrivain et poète, il est également l’auteur d’ouvrages pédagogiques et d’essais thématiques. Il présentera son nouvel ouvrage : Mythologies d’une langue (Editions: Albiana 2023)

Rencontre d'historiens à Letia samedi 10 août

 

-Pierre Jean LUCCIONI, est un essayiste, spécialiste du patrimoine ethnographique. Il a réalisé et publié nombre d’études qui concernent les métiers traditionnels, l’agriculture et l’ethnographie patrimoniale de nos régions de Corse. Il interviendra pour évoquer les habitats des bergers dans les estives insulaires. 

 

-Antoine Marie GRAZIANI, historien et chercheur, professeur des universités,

membre honoraire de l’institut universitaire de France, il est l’auteur d’un nombre important d’ouvrages dont la plupart sont consacrés à l’histoire de la Corse ou à la biographie documentée des grandes figures de cette histoire. Il fera un exposé pour présenter les détails qui concernent la conception et la structure de son nouvel ouvrage "La geste du peuple: la société rurale corse dans la documentation criminelle génoise, XVIe-XVIIIe siècle".

 

 

 

 

Les Editions Alain Piazzola seront présentes

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19 juin 2024 3 19 /06 /juin /2024 18:27

 

Depuis sa création en 2012, l’association Letia-Catena (https://letia-catena.fr/index.php) s’investit inlassablement et consciencieusement dans la sauvegarde de la mémoire de la communauté de Letia.  

Afin de partager le fruit de ses recherches historiques, ethnologiques et archéologiques et pour laisser un témoignage mémoriel écrit aux générations futures, l’association a entrepris depuis ses débuts un travail de diffusion éditoriale. Cette année, les chercheurs bénévoles de l'association livrent les résultats de leurs recherches à travers la publication du tome IV de la série « Letia-Témoignages & Documents ». 

Dans un ouvrage de plus de 300 pages, préfacé par le professeur et historien Jean-Marie Arrighi, des articles variés nous font découvrir des pans entiers de l’histoire méconnue de cette communauté montagnarde du Pumonte Supranu. Ils mettent ainsi à disposition du lecteur de nouveaux documents inédits qu’ils ont exhumés des archives publiques ou privées de Corse et d’ailleurs. 

Le tome IV de l'encyclopédie de Letia est paru

Le lecteur trouvera, entre autres, une évocation du sacrifice des « grands anciens », acteurs et victimes des conflits intervenus sur le continent européen depuis le Moyen-âge jusqu’aux guerres du XXème siècle; la partie la plus émouvante de ce chapitre étant sans conteste celle qui évoque la mémoire individuelle des 72 enfants de Letia morts à la guerre de 14-18. Leurs portraits, comme ceux des Letiais tombés lors des conflits suivants, sont constitués non seulement d’archives militaires mais aussi d’anecdotes, de souvenirs familiaux ainsi que de photographies qui redonnent un visage et une âme à ces jeunes gens arrachés trop tôt au sol natal et à l’affection des leurs.

Mais l’ouvrage livre également des documents rares comme La libération du 9 septembre 1943 contée à travers les souvenirs d'un habitant de Letia, la transcription d’une conférence du professeur Paul Arrighi de Rennu, fondateur de l’Annu Corsu, ainsi que l’un de ses articles inédits intitulé « Enquête sur la vie pastorale en Corse », enquête menée dans les estives de Letia à l’été 1946.

Le lecteur pourra également retrouver le récit de l’odyssée africaine de l’explorateur letiais Toussaint Mercuri, un bel article sur les cafés du village ou des articles rigoureux et experts sur la pêche dans le Liamone et l’histoire du pastoralisme à Letia.

Voilà de quoi enrichir ses connaissances sur Letia en attendant les prochains Scontri organisés, comme tous les ans, par l’association le 10 août. 

Ce tome IV de Letia-Témoignages & Documents est en vente dès à présent au prix de 20 € à Letia, auprès des membres actifs ; ainsi qu’à Sagone, à la Villa Romana et enfin à Ajaccio, à la Librairie « Le Mouflon », 19 Bd Fred Scamaroni. 

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12 juin 2024 3 12 /06 /juin /2024 08:20

 

101-PINELLI Jean Noël, qui n'avait peur ni des Marocains, ni des Allemands, ni des bandits corses

 

 

Né le 17/5/1885 - Décédé le 31/3/1940 des suites de ses blessures.

Parents : François Marie PINELLI (1835-1907) et Linette MARTINI (1862-1917).

Taille : 1,69 m.

Demi-frère de Pascal Antoine PINELLI (fiche 106) et oncle de jean Toussaint PINELLI (fiche 102).

 

A la suite d’une dispute avec son père, il s’engage le 17 décembre 1904 au 4e RTA (tirailleurs algériens).

Sergent-major en 1908.

Il passe aux troupes auxiliaires marocaines en 1913.

Campagnes en Tunisie (1904-1908), Maroc (1908-1911), Algérie (1911), Tunisie (1911-1913) et Maroc (de 1913 à la déclaration de guerre).

Son registre matricule contient la citation du général commandant la région de Fez au Maroc :

« Le 26 juillet 1914, a vigoureusement enlevé sa section et l’a menée en bon ordre sur la ligne, déterminant ainsi, par son mouvement en avant et l’efficacité de ses feux, le refoulement des Marocains dans le fond de (illisible) ».

 

Il est affecté en France du 15 août 1914 au 25 janvier 1919.

Il est blessé quatre fois pendant la guerre mais revient chaque fois au front et monte en grade.

Les Poggiolais en 14-18. Fiche 101: Jean Noël PINELLI, qui n'avait peur ni des Marocains, ni des Allemands, ni des bandits corses

 

Blessé le 5 septembre 1914 à Neufmoutiers-en-Brie (Seine et Marne), au début de la bataille de la Marne, d’une balle ayant traversé la poitrine du côté gauche.

Adjudant le 21 novembre 1914.

Citation du général commandant les armées de l’Est (11 février 1915) :

« Excellent et ancien sous-officier, d’un courage et d’un dévouement absolu. Grièvement blessé en septembre, a rejoint le front et s’est de nouveau signalé par sa brillante attitude au feu. »

Blessé le 13 mars 1915 à Mesins les Hurlers (Champagne) d’une balle à l’épaule gauche.

Sous-lieutenant le 17 juin 1917.

Blessé le 20 août 1918 d’une balle dans l’avant-bras droit.

Citation de la 10e armée du 1er novembre 1918 :

 « Officier remarquable d’audace et de bravoure. Blessé à la bataille de la Marne en 1914. Revenu au front à peine guéri, a été de nouveau blessé en mars 1918 au moment où il entrainait ses hommes à l’attaque d’une tranchée fortement défendue par l’ennemi. A été grièvement blessé le 20 août 18 au moment où il appuyait par des tirs de mitrailleuses les unités (le reste est illisible) »

Lieutenant le 19 juin 1919.

Affecté ensuite au Maroc puis en Tunisie.

Admis à la retraite de l'armée le 22 juillet 1922.

André SPADA

André SPADA

Après l’armée, il devient percepteur en Haute-Garonne, à Bastia et à Sari d’Orcino où il est menacé par le bandit André SPADA. Il refuse de lui ouvrir le coffre de la perception. Devant sa détermination, le hors-la-loi préfère le laisser tranquille.

 

Marié à Poggiolo en 1921 avec Toussainte CARLI (1905-1977), fille de Jean-Pierre CARLI (fiche 9). Sept enfants.

 

Toutes les fiches des Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien 

http://poggiolo.over-blog.fr/tag/guerre%2014-18/

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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