Depuis plusieurs dizaines d'années, à Poggiolo, sur le bord de la route, se trouve une grande bâtisse complètement abandonnée que tout le monde appelle "la maison de Marione". Or, l'administrateur de ce blog vient de recevoir un commentaire sur un article qui lui avait été consacré il y a huit ans, et dont le lien est donné plus bas. Nicole PINELLI, qui a oublié de donner son adresse courriel, explique ce qu'elle sait de cet endroit.
La maison Marione de Poggiolo appartient à ma famille Pinelli, construite par mon arriere-grand-père PINELLI. Mes grands-parents Pascal et Agathe y ont habité et c'est leur petite fille Raimonde Lartin qui les a gardé jusqu'à leur décès. Ma grand-mère en 1949 année de ma naissance.
Le nom de Marione était celui d'une cousine qui avait en charge de garder la maison contre le logis gratuit. Ma grand-mère était née DE MARTINI d'ORTO !
Mon arrière-grand-père Pinelli avait été marié 2 fois et la dernière se nommait Desanti de Poggiolo.
Les 1er ancêtres connus étaient du 17e siècle. J'ai fait la généalogie depuis cette date.
Une série de quatre grandes maisons se trouve à l'entrée de Poggiolo. Leur construction a eu lieu pendant le dernier quart du XIXème siècle. Pourquoi à ce moment? Pourquoi sont-elles là? En ...
Les santons de la crèche paraissent parfois si réalistes dans leurs attitudes qu'ils peuvent faire penser à des personnes réelles.
Ainsi, dans la crèche ci-dessous, la femme qui regarde les villageois depuis une fenêtre élevée a reçu le nom de Rosine, en souvenir de Rosine Franceschetti (1900-1994).
Un de ses descendants a pensé à la curiosité animant son aïeule qui cherchait constamment à voir et à connaître tout ce qui se passait à Poggiolo.
Peut-être pourrait-on trouver d'autres analogies entre Poggiolais et santons en examinant bien tous les personnages?
Les familles MARTINI, SIGWALT, VALAT, BALZANO et SEREN annoncent que le célébration civile des funérailles de Colette MARTINI se déroulera lundi 24 novembre à Montpellier, au complexe funéraire Grammont, à 13 h 30.
Nombreux sont les Poggiolais qui connaissent le sourire de Colette SEREN, l'épouse de Jacques-Antoine MARTINI. Mais peu savent qu'elle a été l'hôtesse-cuisinière de la Chartreuse de ...
Il est assez paradoxal qu'un parrain n'assiste pas au baptême son filleul. Le fait se produisit pourtant il y a exactement 230 ans à Poggiolo, le 30 septembre 1795.
Ce jour-là, en l’église Saint Siméon, le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».
Fonts baptismaux (classés monument historique) dans l'église St Siméon. Photo Michel Franceschetti.
Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous.
Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.
Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus à d’autres baptêmes à Vico où il avait été sollicité.
Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais avec lesquels il s’était brouillé. Le 14 octobre 1795, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie. Ce baptême aurait-il une valeur politique? Serait-il le signe de la fidélité de la famille Pinelli à un barbu di a patria?
Cependant, un homme représenta Pascal Paoli à Poggiolo.
L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».
Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».
Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).
Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.
Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert.
Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo.
Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia. Il devint maire de Poggiolo de 1821 à 1847. Il décéda sans enfant en 1849
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La vie de Gian Antonio PINELLI,l'homme le plus cultivé de Corse, a fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.
On croit que Poggiolo est un petit village où rien ne se passe jamais et où aucun personnalité n'a émergé. Pourtant, un enfant du village a eu une influence considérable en Corse pendant le P...
Suite de la biographie de Gian Antonio PINELLI (première partie: cliquer ICI) UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT La notice d'Eugène GHERARDI, dans le "Dictionnaire historique de la Corse", avait...
Suite et fin des deux articles précédents consacrés à Gian Antonio PINELLI (article 1: cliquer ici; article 2: cliquer ici) UN ACTEUR DE LA FRANCISATION Gian Antonio PINELLI avait bien défendu...
Le problème des successions empoisonne la vie de nombreuses familles corses.
Si vous êtes à Marseille, vous pourrez avoir tous les renseignements sur ce sujet en participant à la rencontre avec un notaire spécialiste de la Corse jeudi 19 juin à la Maison de la Corse, 69 rue Sylvabelle.
Claude MARTINI est décédé brutalement dimanche 1er juin.
Poggiolo perd quelqu'un qui avait une forte personnalité et une grande valeur humaine.
De père médecin, Claude MARTINI était dentiste. Il s'est marié avec Françoise, une Continentale qui est tombée amoureuse de la Corse. Ils ont eu trois enfants dont Manu qui vient souvent au village.
Claude était généreux et toujours disponible. Il rendait facilement service. Véritable roi du bricolage, il avait toujours l'outil ou l'astuce pour résoudre un problème.
De son métier, il avait gardé un côté très méticuleux.
Il aimait discuter avec tout le monde.
Claude et Françoise mettaient leur maison, située au centre de Poggiolo, à la disposition des musiciens de Sorru in Musica quand le festival jouait au village, pour des soirées toujours enchantées.
Contrairement à beaucoup d'autres, le couple est souvent venu l'hiver car il trouvait que la vue sur la montagne enneigée était extraordinaire.
N'oublions pas que Claude était également fou de vieilles voitures et de cinéma.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).