La découverte d'une dame-jeanne remplie de vin poggiolais avait fait sensation le mois dernier. Elle était le vestige flagrant de l'ancienne activité viticole de Poggiolo.
Un souvenir en existe sur la photo aérienne réalisée vers 1957 et qui a été examinée dansl'article précédent.
« Archives nationales de France », côte: 1PH/123
L'image montre essentiellement les maisons poggiolaises mais, au fond à gauche, elle a une tache claire qui tranche sur le foncé des arbres.
Le grossissement de cet endroit fait apparaître un terrain de cultures en terrasses. C'est d'ici que venait le raisin avec lequel les Poggiolais produisaient leur vin.
On est à Covita, en-dessous des Trois Chemins. La qualité de la terre et la bonne exposition permettaient cette activité à une altitude d'environ 600 mètres. Presque chaque famille y possédait son terrain et ses ceps.
Sur le site géoportail, uneautre photo aérienne, prise par l'IGN (Institut Géographique National) entre 1950 et 1965, sans plus de précision, montre l'étendue de cet espace cultivé entre TC (Trois Chemins), le village et la route de Guagno-les-Bains.
On est très loin de la situation actuelle où le maquis a tout envahi (photo IGN de 2024).
La cuvée 1966 trouvée par Philippe PRINCE est l'une des toutes dernières produites à Poggiolo car les vieux n'avaient plus la force de continuer à travailler la vigne et car les jeunes n'habitaient plus en permanence au village. Et puis, on pouvait trouver mieux dans le commerce sans se fatiguer.
Comment ne pas s'empêcher de penser que les paroles de Jean FERRAT dans "La montagne" sonnent vrai?
Avec leurs mains dessus leurs têtes Ils avaient monté des murettes Jusqu’au sommet de la colline Qu’importent les jours les années Ils avaient tous l’âme bien née Noueuse comme un pied de vigne Les vignes elles courent dans la forêt Le vin ne sera plus tiré C’était une horrible piquette Mais il faisait des centenaires A ne plus que savoir en faire S’il ne vous tournait pas la tête
Une découverte exceptionnelle à Poggiolo: lors des travaux de rénovation qu'il a entrepris, Philippe PRINCE a trouvé un mystérieux objet. Il s'agit d'une bonbonne en verre protégée par une e...
La récente découverte de la dame-jeanne remplie d'un vin datant de 1966 permet de rappeler que Poggiolo a eu très longtemps une grande activité viticole. Malgré son altitude, le village, bien ...
Avant les drones, des photos aériennes étaient effectuées par des avions passant à basse altitude. Ainsi, la société LAPIE (Les Applications Photographiques d'Industrie et d'Édition), créé...
L'album de photos "I nostri antichi di U Pighjolu" a eu beaucoup de succès car chacun pouvait y retrouver les visages de ses ancêtres et avoir une idée de la vie poggiolaise d'autrefois.
Mais beaucoup auraient voulu connaître l'année de tel ou tel cliché. La datation des anciennes photographies est toujours un problème, qui ne se pose plus, en principe, sur les actuelles car elles ont des métadonnées très précises.
Comment procéder à la datation?
Le cas le plus simple est celui où la date a été inscrite sur le verso de la photo. C'est le cas de ce polaroïd.
23 juillet 1968. L'auteur de la photo se souvient même du moment: fin de matinée ou début d'après-midi, juste après un orage.
Malheureusement, le cas le plus fréquent est l'absence de renseignements. Il faut donc tenter de recouper des informations.Parfois, on ne peut avoir qu'une très grossière évaluation.
Jacques-Antoine MARTINI dit l'avoir réalisée pendant l'été 1967. Il est difficile d'être plus précis. En tout cas, il est certain qu'elle date d'avant le 11 septembre 1968. Ce jour-là, disparaissait Antoine CECCALDI (le plus à droite des personnages debout) dans la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice.
Avec une autre photo de Jacques-Antoine, datant cette fois de l'été 1968, il est possible d'affiner mais en suivant un raisonnement lié à la connaissance de certains faits.
Au premier plan, des Poggiolaises regardent les tissus que le marchand vient de sortir de sa fourgonnette. Derrière elles, on voit quelques maisons. Or, sur la façade de ce qui est maintenant la maison des GRIMALDI, on aperçoit des traces de peinture.
Des traits noirs surchargent une inscription blanche. De quoi s'agit-il?
L'été 1968, Ange CARLI, maire de Soccia, et Jean GAFFORY, maire de Guagno, s'opposaient pour l'élection au siège de conseiller général du canton. A Poggiolo, une querelle avait éclaté chez les jeunes. Comme certains soutenaient le candidat guagnais qui était de gauche, d'autres eurent l'idée de les embêter en inscrivant nuitamment peu avant le scrutin le nom de son adversaire de droite sur la chaussée et sur des murs du village. Le tag (le mot n'existait pas encore) que l'on devine sur cette photo a été en partie recouvert par la peinture noire, sûrement par le propriétaire.
Ces éléments entraînent à penser que la photo fut prise peu après le scrutin qui se déroula à la mi-août.
La date de la photo serait donc la deuxième quinzaine du mois d'août 1968.
Tout le monde la voit et personne ne la remarque car elle est là depuis si longtemps! Combien de temps? On ne sait pas. Quelle est sa signification? On n'y réfléchit pas. Il s'agit, les Poggiola...
Un pas important vient d'être franchi dans l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Vous trouverez ci-dessous l'article publié jeudi 18 décembre sur le site de Corse-Matin.
Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : des pièces de la carlingue retrouvées à 2 500 mètres de profondeur
Les familles des victimes du crash qui a eu lieu le 11 septembre 1968, quelques minutes avant l'atterrissage de l'appareil à Nice, ont été convoquées par le juge d'instruction en charge des investigations qui les a informées des résultats des recherches sous-marines effectuées en octobre dernier. Il s'agit "d'une avancée majeure", estiment les avocats des parties civiles.
Une trentaine d'heures ont suffi à redonner espoir aux familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, tombée dans les eaux méditerranéennes le 11 septembre 1968.
À 2 300 mètres de profondeur, au large du cap d'Antibes, les militaires de la gendarmerie maritime de Méditerranée ont localisé l'épave de l'appareil disparu en mer il y a 57 ans. Les circonstances de ce drame font, aujourd'hui encore, l'objet d'investigations, menées par un juge d'instruction du tribunal judiciaire de Nice.
Damien Martinelli, procureur de Nice, précise ainsi dans un communiqué envoyé à la presse : "Du 11 au 13 octobre 2025, sur une zone prédéfinie de 8 km2, sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches. Au terme d'une trentaine d'heures de plongée à 2 300 mètres de fond, cette opération a permis d'une part de détecter et identifier plusieurs débris de l'appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et, d'autre part, d'identifier deux probables réacteurs".
Ces investigations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte du chef de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Elles ont été "engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier", ajoute Damien Martinelli.
Des éléments de l'avion ont été identifiés
"La première mission, celle de la prise de photographies, s'est avérée particulièrement fructueuse. En effet, et à ce stade, de nombreuses pièces de la carlingue de l'avion ont été identifiées, de même, surtout, de la queue de l'avion et de ses réacteurs", réagissent les avocats de Mathieu et Louis Paoli, dont les parents ont péri ce 11 septembre 1968, et de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi.
Mais le chef du parquet niçois demeure mesuré : "Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d'une nouvelle campagne de prises de vues".
Du côté des parties civiles, on espère même remonter ces pièces à la surface, mais "reste à savoir si c'est techniquement possible, sans les détériorer", s'inquiètent les avocats. "Sous cloche ?", imagine Mathieu Paoli qui, pragmatique, souligne : "On a exploré le Titanic en haute mer, on doit pouvoir trouver une solution".
Un missile de l'armée française tiré par erreur à l'origine du crash ?
Pourtant ce mercredi 17 décembre, lorsqu'il a été convoqué devant le juge d'instruction il ne s'attendait pas à une telle nouvelle. "Pour nous, les recherches n'avaient même pas commencé", confie-t-il.
"C'est une avancée majeure dans un drame qui a coûté la vie, il y a 57 ans, à 95 personnes. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin. Nous tenons à souligner le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge", saluent les trois avocats des parties civiles.
Pour rappel, l'hypothèse d'un missile, tiré sur la Caravelle par l'armée française, par erreur au cours d'un entraînement, demeure crédible pour les familles des victimes de ce crash qui rappellent, au passage, que certains éléments de l'enquête ont tout bonnement "disparu".
A l'occasion du cinquantième anniversaire de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice, déjà rappelée sur ce blog (voir ICI), Noël KRUSLIN, journaliste de "Corse-Matin", a rencontré Jeanne ...
L'écho radar du vol 1611 s'éteignit à 10h33. La Caravelle immatriculée F-BOHB qui s'était envolée à 10h09 de l'aéroport Campo dell'Oro d'Ajaccio n'arriva jamais à Nice. Ce mercredi 11 sept...
Une difficulté, mineure mais qui s'ajoute à d'autres, est la diversité des boîtes aux lettres. Toutes les maisons ne sont pas équipées du modèle conforme à celui que recommande La Poste. Il existe à Poggiolo des formes très diverses. Il y a même deux boîtes qui sont des modèles anglais. Il en existe sous la forme d'une ouverture au sommet d'un pilier. Les images suivantes donnent une idée de cette inventivité.
Avez-vous des photos de boîtes aux lettres de Guagno-les-Bains?
Mardi 21 octobre, les facteurs du secteur de Sagone (dont Orto, Guagno, Poggiolo et Soccia font partie) ont fait une grève de plusieurs heures pour réclamer le paiement d'une prime promise ...
La Maison de la Corse de Marseille organise une réunion sur la langue corse.
Communiqué du président Jean Dal Coletto:
Salute à tutte è à tutti.
Un arrêt du Conseil d'Etat du 5 juin dernier a confirmé les décisions du tribunal administratif de Bastia et de la Cour Administrative d'Appel de Marseille interdisant l'usage de la langue corse au sein de nos institutions publiques.
Dans le cadre de nos activités d'enseignement de notre association SCOLA CORSA DI MARSEGLIA, j'ai obtenu l'accord de notre député de la première circonscription de Haute-Corse, Michel CASTELLANI, pour qu'il fasse une conférence à ce sujet dans la grande salle du deuxième étage de notre Maison de la Corse, 69, rue Sylvabelle, à Marseille, le lundi 23 juin à partir de 18h30.
Vous êtes conviés à y participer.
Vous pourrez bien entendu lui poser toutes questions que vous jugerez utile sur l'usage de notre langue, mais aussi sur l'évolution en cours des institutions de notre île.
Pour ceux qui souhaitent y participer en présentiel, compte tenu du nombre limité de places disponibles, il est impératif que vous réserviez votre place
Le problème des successions empoisonne la vie de nombreuses familles corses.
Si vous êtes à Marseille, vous pourrez avoir tous les renseignements sur ce sujet en participant à la rencontre avec un notaire spécialiste de la Corse jeudi 19 juin à la Maison de la Corse, 69 rue Sylvabelle.
"Corse, l'épopée d'une île" est le titre du documentaire qui sera diffusé mercredi 30 avril sur France 3.
Il présentera ce qu'était la Corse à la fin de la seconde guerre mondiale et toute son évolution jusqu'à maintenant avec des témoignages et des extraits de films dont beaucoup d'inédits.
Voici la présentation qui en est faite par le magazine de télévision "Diverto".
L'appel lancé à la fin de l'article précédent consacré à sainte Julie et aux Julie de Poggiolo a été entendu.
Il nous a été signalé Julie Marie COLONNA, née et morte à Poggiolo (1922-2006), et Julie LECA épouse MERCURI, née en 1909 à Poggiolo, mais dont la date de décès n'a pas été retrouvée.
Jacques-Antoine MARTINI a fait parvenir cette photo, datant peut-être de 1968, montrant Julie MERCURI à la fenêtre de son domicile, avec des parentes.
Cette maison se situe A Teghia, entre celle de Louis DEMARTINI et les ruines de celle des MOZZICONACCI.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).