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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 17:59

 

     Voici exactement un siècle, en 1921, la Corses connut une brusque arrivée d’étrangers venus chercher refuge. Ces migrants étaient des Russes.

 

     Le regretté Mimi CANALE, de Guagno-les-Bains, l’avait rappelé en avril 1998 dans le bulletin «INSEME», lors d’un entretien sur ses souvenirs :

«L’exploitation forestière était très importante. Il y avait plusieurs scieries le long du fleuve (…). En plus, il y avait une scierie de bois et, après la guerre de 14/18, une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café. Les camions venaient charger les billots vendus du côté de Sagone.»

 

Mimi CANALE

Mimi CANALE

 

     Qui étaient ces Russes ? Pourquoi se sont-ils retrouvés dans les Deux Sorru ?

 

     Nous pouvons trouver des réponses dans l’article «Les Russes en Corse» publié en 1998 dans la revue «Études Corses» n°49. L'auteur, Bruno BAGNI, est professeur agrégé d'histoire à Toulon. Le texte suivant s’inspire de ce texte, accessible à l’adresse :

http://leon.tourtzevitch.pagesperso-orange.fr/corse.pdf

 

     En Russie, après la prise du pouvoir par les bolchéviks (communistes) dirigés par LÉNINE  en 1917, une guerre civile éclata. A l’Armée rouge organisée par TROTSKI, s’opposaient les troupes blanches en majorité monarchistes mais comprenant aussi des républicains modérés. Après de grands succès, les troupes de DENIKINE, WRANGEL, KOLTCHAK, KORNILOV, MILLER et IOUDENITCH battirent en retraite.

 

Le général WRANGEL

Le général WRANGEL

 

     Les derniers combats eurent lieu en Crimée avec l’armée WRANGEL. En novembre 1920, les rescapés évacuèrent Sébastopol sous la protection de la flotte française. 146.200 réfugiés, dont 29.000 civils, arrivèrent à Constantinople. Certains trouvèrent ensuite refuge dans les Etats balkaniques, d’autres, croyant à des promesses de pardon, retournèrent dans la Russie communiste.

 

     En avril 1921, il restait encore 55.000 personnes dans les camps de réfugiés dont la France devait s’occuper. Le Brésil accepta d’en recevoir pour servir comme travailleurs agricoles. Le vieux paquebot « Rion », qui avait fait partie de la flotte WRANGEL, quitta la Turquie le 26 avril 1921 en direction de l’Amérique du Sud avec plus de 3700 réfugiés russes à bord. Les avaries provoquèrent une escale à Messine puis l’obligèrent à s’arrêter à Ajaccio.

 

 

Le "Rion"

Le "Rion"

 

     Le matin du 15 mai, les Ajacciens découvrirent ce navire ancré dans le golfe.

 

     Comme l’écrit Bruno BAGNI, «Voilà une petite cité insulaire de 20.000 habitants, qui voit en une journée sa population augmenter de 20%. Et qui sont ces 3.700 nouveaux venus? Des Russes, des Ukrainiens, des Cosaques, bref, quelque chose de plutôt exotique sous ces latitudes... Aucun doute sur ce point: l'arrivée du "Rion" a été L'ÉVÉNEMENT de l'année à Ajaccio».

 

"Le Petit Marseillais", 16 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 16 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 23 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 23 mai 1921.

 

     Les initiatives de la population ajaccienne pour aider les exilés furent nombreuses. A partir du 1er juin, les Russes furent autorisés à chercher un travail en Corse. Ils s’éparpillèrent et l’on compta : 20 Russes à Bastelicaccia, 17 à Zigliara, 14 à Eccica Suarella, 15 à Serra di Terro, 10 à Afa, 13 à Campo, 21 à Guarguale, 24 à Cauro, 30 à Grosseto-Prugna, 14 à Ucciani, 13 à Vico, et 35 à Calcatoggio... Globalement, leur présence fut très paisible.

 

     Cependant, le gouvernement français affrêta deux vapeurs, l'"Aquitaine" et la "Provence", pour les envoyer au Brésil, comme cela avait été prévu: 1.075 Russes embarquèrent… et 458 revinrent, les Brésiliens les ayant jugés inaptes au travail agricole.

 

     Il fut alors décidé de les renvoyer tous à Constantinople. A cet effet, le "Burgeister von Melle" se présenta le 13 septembre dans le port d’Ajaccio. Mais, une rumeur ayant couru que les réfugiés allaient être livrés aux communistes de Russie, nombre d’entre eux s’enfuirent, souvent cachés par la population ajaccienne, scandalisée qu'on envoie ces braves gens à une mort certaine.

 

"Le Petit Marseillais", 15 septembre 1921.

"Le Petit Marseillais", 15 septembre 1921.

 

     Finalement, après de nombreuses péripéties, le "Burgeister von Melle" repartit avec seulement 650 Russes.

 

"Le Petit Marseillais", 18 septembre 1921.

"Le Petit Marseillais", 18 septembre 1921.

 

     A la fin de l’année 1921, il restait 1.500 Russes blancs en Corse.

 

     C'est enfin le 15 juin 1922 que ferma la caserne Livrelli qui servait de centre d’hébergement. Les réfugiés avaient pu s’installer où ils voulaient et où ils pouvaient. En tout cas, ils n’étaient plus à la charge du gouvernement français (et des contribuables). Très vite, un fort courant migratoire fit partir les Russes de Corse vers le continent, où ils espéraient trouver de meilleurs salaires.

 

     Leur nombre dans l’île chuta rapidement puis remonta légèrement.

 

     Bruno BAGNI en arrive à estimer que, finalement, «environ 200 passagers du "Rion" ont dû faire souche en Corse».

 

     Il précise :

«Les travailleurs russes ont été soigneusement dispersés dans l'île. En janvier 1922, des réfugiés sont officiellement signalés dans 80 communes corses. Le saupoudrage est étonnant: à l'exception d'Ajaccio, qui abrite dans la première moitié des années 20 une communauté d'une centaine de Russes, on n'observe nulle part ailleurs de concentration importante; tout au plus relève-t-on entre 15 et 20 individus à Bastia en 1924, et 12 à Volpajola la même année. Partout ailleurs, il n'y a jamais plus de dix réfugiés par commune à partir de 1923. Dans beaucoup de villages, "U Russio", comme on l'appelle le plus couramment, est le seul étranger. On signale par exemple un individu isolé au début de 1923 à Zivaco, Grosseto Prugna, Albitreccia, Guagno, Cargèse, Appietto, Evisa, Letia, Urbalacone, Ciamannacce, Cozzano, Vero, Ucciani, Ota, Cutoli, San Nicolao, Penta di Casinca, Ile Rousse, Corte et Giuncheto.

En 1939, le processus de naturalisation est terminé, puisqu'on ne trouve alors en Corse plus que 3 réfugiés russes, lesquels n'ont vraisemblablement pas souhaité devenir français.»

 

     Que se passa-t-il pour les Russes de Guagno-les-Bains ? Dans l’entretien accordé par Mimi COLONNA à «INSEME», on peut lire :

«Comment se fait-il que la colonie de Russes Blancs n’ait pas fait souche ici ?

- Non, il ne reste personne sauf Véronique, la fille de Léonard qui était contre-maître chez ARNAUD et qui ensuite a travaillé à Sagone».

 

     En tout cas, le relevé des tombes dans le cimetière de Guagno-les-Bains, effectué par Joëlle LAGRANGE, ne donne aucun nom d’origine slave.

 

     Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Dans la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :

«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».

 

     Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto.

 

     Même s’il reste quelques noms slaves en Corse, tous les passagers du «Rion» et leurs descendants se sont complètement intégrés et sont devenus de vrais Corses.

 

     Il ne reste donc plus de traces du village russe de Guagno-les-Bains, qui était peut-être au pied de Libbiu. La scierie où les Russes travaillaient aurait-elle été celle qui fut un temps installée dans les ruines de l’ancien hôpital militaire? Pourquoi sont-ils partis? Parce qu’il n’y avait plus de travail?

 

     Mimi CANALE étant né en 1923, ses souvenirs doivent dater des années 30, ce qui pose la question de savoir si ces travailleurs étaient d’anciens passagers du « Rion » ou d’autres exilés passés par le Continent.

 

     Autre question : pourquoi la mémoire collective poggiolaise a-t-elle totalement occulté ces faits?

 

     La question des Russes dans les Deux Sorru est un domaine à étudier. Ce blog accepterait volontiers d’y contribuer en publiant des témoignages ou des documents sur ces immigrants particuliers.

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     Il existe une association de descendants de Russes en Corse. Elle a un site dont l'adresse est: 

http://www.kalinka-machja.com

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 17:56
"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)
Pour eux, "le village, une évidence".

 

 

Ce titre est celui de l'excellent dossier de Pascale CHAUVEAU sur les retraités vivant toute l'année à Soccia que vient de publier "Settimana" (le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin") du 16 avril. 

L'isolement peut faire peur mais les témoignages recueillis dans le village montrent les bons côtés de ce choix, loin du stress et de l'isolement ressentis dans les grandes villes.

A lire absolument.

 

 

A l’heure de la retraite, ils sont restés ou sont revenus vivre au village. Malgré les difficultés liées à l’éloignement, la fermeture de la plupart des commerces, l’absence de toute administration, et un dépeuplement évident, leur choix n’est pas vécu comme une punition, mais comme une évidence, témoin d’un attachement viscéral à leurs racines profondes.

 

"J’ai dû partir travailler à Paris, mais je considère que pendant 30 ans, j’étais juste de passage ailleurs.’’ Pour Madeleine, la question de revenir dans son village de Soccia à l’heure de la retraite ne s’est jamais posée. «Tous mes souvenirs sont ici, tout me parle». Profitant d’un rayon de soleil pour faire un tour de village avec sa fille, d’autres promeneuses leur emboîtent le pas. Madeleine fait une pause devant le mur d’une maison, sur lequel sont plantés une rangée de clous.

Elle se souvient que, jadis, il y avait un reposoir à cet endroit. Pour la procession du mois de mai, on accrochait aux clous des draps et des fleurs, au-dessus d’un autel avec des lampes, et le cortège s’arrêtait quelques minutes faire des prières. Plus loin, il suffira d’une odeur pour lui rappeler d’autres souvenirs.

 

Comme elle, Judith, 84 ans, est revenue après une carrière dans l’enseignement en région parisienne. « Je n’ai jamais regretté d’être partie, pour l’ouverture d’esprit que ça m’a apportée et toutes les belles rencontres que j’ai faites, mais j’avais ma terre chevillée au corps : pas la Corse, ni même Ajaccio, mais mon village ! Et ma maison fait partie de ma vie. Une partie a été construite par mon arrière-grand-père, l’autre par mon père que j’ai vu en train de casser les pierres et les charrier à dos d’âne. Et quand il avait besoin de petites pierres pour faire les jointures, c’est moi-même qui les lui ramassais. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Au village il y a l’essentiel et peut-être même plus

 

Pourtant, Judith refuse de sombrer dans la nostalgie, même si elle glisse que l’eau courante dans les maisons, en apportant un confort bien agréable, a quand même remplacé les bavardages joyeux des séances de lavage du linge à la rivière. « Le village ne peut plus être celui qu’on a connu avant, et c’est normal. Beaucoup de gens de ma génération ont disparu, et ce n’est pas facile tous les jours car on est loin de tout, mais finalement, il y a l’essentiel et peut-être même plus ! ». 

Les deux médecins du canton montent chaque semaine, les infirmiers tous les jours, mais aussi le kiné, la pédicure, la coiffeuse. Sans compter l’ADMR qui offre ses services pour le ménage, le repassage, les courses et même le jardinage.

Autant de prestations à domicile et sur mesure qui assurent le bien-vieillir au village. « Ce qui marche le moins bien, c’est le service public ! », fulmine Judith, « malgré toutes les promesses faites par les politiques pour soutenir la ruralité. » Concrètement, elle cite en vrac les deux mois d’attente pour que sa ligne fixe en panne soit réparée, l’absence de moyens de transport pour se rendre en ville, l’impossibilité de faire des retraits à La Poste sans demande préalable, ou de renouveler ses papiers périmés à la mairie. « Heureusement, il y a l’entraide villageoise qui pallie bien des problèmes. »

 

L’âme de la Corse

« Entraide et solidarité », des mots qui reviennent dans toutes les bouches. Et notamment dans celle de Ceccè. La retraite au village, c’était pour lui une évidence, mais aussi un engagement politique personnel. 

« Pour construire quelque chose de cohérent et d’acceptable pour ce pays, le modèle de société qu’on pouvait créer ne pouvait se faire qu’à partir du village. L’âme de la Corse, je ne la trouve qu’ ici. Ce qui avait fait la Corse, ce n’était pas les villes, qui ont tendance à créer des inégalités, à coups de violences et d’écrasement des individus. Au village, on se connaît tous, ce qui n’empêche pas les antagonismes car on est tous différents. Ne faisons pas d’angélisme. Mais la notion d’entraide et de solidarité qui ressort a toujours été une obligation pour tenir le coup : la survie de la microsociété que représente le village est au-dessus de tout. La société agropastorale a disparu de façon foudroyante, mais la résistance des gens qui continuent à vivre au village me fascine ».

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

« Il y a toujours quelque chose à bricoler, quelque chose à faire au village »

 

Sanvito, 71 ans.

« J’aurais pu rester à l’étranger où j’ai fait carrière, et constitué un large cercle d’amis, mais c’est ici au village que j’ai la sensation d’être chez moi. Mais sans une maison confortable et une voiture, j’aurais peut-être hésité. »

 

Marie-Rose, 60 ans, jeune retraitée.

« La qualité de vie est supérieure, loin de la frénésie de la ville. En s’éloignant de toutes les tentations factices, tu te rends compte que ça ne te manque pas. Il y a toujours quelque chose à bricoler dans la maison, ou à faire pour son village, et c’est valorisant. »

 

"J’avais ma terre chevillée au corps" (Judith)

 

Jean-Thomas, 95 ans, doyen du village.

« J’étais cordonnier à Ajaccio. Dans mon quartier, tout le monde se connaissait et se parlait, on prenait le café ensemble, on était tous des personnalités. Maintenant, les gens ont pris une mentalité parisienne et sont devenus orgueilleux. Quand je restais en bas, tous les membres de ma famille travaillaient, et je restais seul à m’embêter. Ici, c’est la liberté. »

 

Simone.

« Quand tu restes au village, ça oblige ceux de ta famille qui travaillent en bas à monter régulièrement pour te voir. Grâce à ça, le lien avec le village est maintenu. Mon frère avait fait une grave dépression en région parisienne. Son psy lui avait dit de trouver un endroit où il pourrait taper, casser, crier. Il est revenu au village et n’en est plus jamais reparti. C’est là qu’il se sentait apaisé. »

 

Pascale CHAUVEAU

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 18:20

 

Le verdict est tombé: il n'y a que 42 communes derrière Poggiolo dans le classement, sur l'ensemble de la France, des villes et villages où il fait bon vivre.

 

Annecy, Bayonne et Angers sont en tête pour les villes. Les villages de Peltre (57), Guéthary (64) et Epron (14) forment le trio de tête pour le classement des villages de moins de 2 000 habitants.

 

Poggiolo est à la 34.795ème position. Mais les communes voisines ne sont guère mieux placées: 34.633 pour Soccia, 34.676 pour Guagno et 34.706 pour Orto. Vico réussit à être 16.851ème.

 

Où fait-il bon vivre?
Où fait-il bon vivre?
Où fait-il bon vivre?
Où fait-il bon vivre?
Où fait-il bon vivre?

 

Ces résultats, qui viennent d'être publiés dans les journaux, se trouvent sur le site de l'association Villes et villages où il fait bon vivre.

 

L'association a classé 34 837 communes d'après 183 critères objectifs publiés durant l'année 2020 par l'INSEE ou par des organismes étatiques. Ces critères concernent la qualité de vie, la sécurité, les commerces et services, les transports, la santé, l'éducation, la solidarité, les sports et loisirs. On y trouve notamment le taux de chômage, l'espérance de vie, la présence d'une gare, d'une boucherie, d'un collège, l'éloignement d'une maternité ou d'un plan d'eau. La qualité de la couverture internet a même été comptée.

 

 

Ces critères ne suffisent pas car ils sont objectifs et matériels.

Or, il peut faire bon vivre sans une gare ou sans capter la 5G.

On peut aimer vivre dans un endroit calme et isolé.

On peut se sentir bien là où on a des souvenirs et des amis,

là où ont vécu les ancêtres,

là où les racines sont profondes.

 

 

Poggiolo et Soccia (photo Klape).

Poggiolo et Soccia (photo Klape).

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 18:04

Même si la Corse est championne de la vaccination, la pandémie existe toujours et les précautions s'imposent.

 

Depuis un an, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film, réalisé avec la caméra Ercsam de Michel Franceschetti, est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Pourrez-vous reconnaître certains des personnages de cette vidéo?

 

Article déjà publié le 5 mars 2020.

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 18:00

 

Avec 21,1% de sa population ayant reçu la première dose de vaccin, la Corse du Sud est la championne de France de la vaccination. 

 

Le reportage diffusé dans le journal de 20 heures sur France 2 jeudi 8 avril a insisté sur la mobilisation exceptionnelle qui s'est produite sur l'île. L'illustration en a été fournie par des images sur la maison de santé de Cargese qui vaccine les habitants des 33 petites communes des alentours regroupées pour lutter ensemble.

 

Seul petit regret: on ne voit pas le docteur Sophie Desnault Burle qui participe à cette opération et qui est bien connue des Poggiolais.

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 18:00

 

L'équipe de "INSEME" vient de publier le numéro d'avril.

Précipitez-vous pour le découvrir !

 

 

Il peut être téléchargé à la fin de cet article ou lu sur le site http://inseme-bulletin.hautetfort.com/

 

Que propose INSEME du mois d'avril?

 

Sommaire:

 

- Edito: L'agriculture corse au service de la qualité alimentaire, par François-Aimé ARRIGHI

- Le calendrier des célébrations religieuses d'avril

- Se faire vacciner contre la COVID 19, c'est possible

- Lueurs de Pâque: billet spirituel de Jean-Pierre BONNAFOUX

- Gourmandises pascales, par Françoise ARRIGHI

- Caccavelli recette

- La Chine et la COVID, par Jean-Martin TIDORI

- In memoriam, par Jean-Martin TIDORI

- Letia, le village aux deux églises, par Pascale CHAUVEAU

- Vico, l'impossible traversée continent-Corse du lundi soir

- Emmanuel BONINI, un biographe d'investigation reconnu

- Une boîte à livres pour remplacer la bibliothèque de Poggiolo?, par Michel FRANCESCHETTI

- Le calendrier des activités d'avril

 

 

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 18:00

 

Le GPS est un instrument merveilleux. Il permet à tout moment de savoir où l'on se trouve et il indique quel est le meilleur itinéraire à suivre pour n'importe quelle direction.

 

Il est vrai que les panneaux indicateurs sont parfois inutilisables car surchargés et donnant trop de renseignements alors que la vitesse de la voiture empêche une bonne lisibilité. 

 

Un bon exemple se trouve au col de Saint Antoine, au-dessus de Vico: huit panneaux superposés !

 

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

 

Cette longue liste (seize noms au total, huit écrits en italien, huit en corse!) n'est utile que si l'automobiliste s'arrête et prend le temps de chercher le village qui l'intéresse. Il est vrai qu'aucun lieu n'a été oublié. 

 

A l'inverse, près de Guagno-les-Bains, un poteau est beaucoup plus dépouillé. Il ne porte qu'un nom mais il est

 

 

le meilleur, l'essentiel, le centre du monde !!!

 

 

Il suffisait de supprimer tout ce qui est superflu.

 

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

Photo Michel Franceschetti juillet 2020.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 09:45
Sauvons la Trésorerie de Vico

 

Les élus de l’interco Spelunca-Liamone et les habitants montent au créneau contre une fermeture programmée pour janvier 2022

 

Ils étaient près d’une centaine, hier en début d’après-midi, à s’être rassemblés devant la trésorerie de Vico pour protester contre sa fermeture définitive annoncée au 1er janvier 2022: l’intégralité des élus des 33 communes de l’intercommunalité Spelunca-Liamone, soutenus par le député Jean-Jacques Ferrara et la conseillère territoriale Véronique Arrighi. Mais aussi par bon nombre de particuliers aux arguments très pragmatiques: « On y paye des impôts, bien sûr », note Ceccè, « mais c’est plus facile d’être en visuel pour trouver une oreille attentive quand on demande des arrangements. Et quand on a simplement besoin d’un renseignement, on l’obtient facilement.». De son côté, Marie-Do fulmine contre les boîtes vocales, avec lesquelles on n’arrive jamais à obtenir un interlocuteur. Tous s’accordent à dire qu’ils entendent depuis des années des discours visant à favoriser le rural et développer l’intérieur, et qu’il y a là une occasion de mettre en œuvre les promesses faites aux villageois qu’ils sont.

Des arguments relayés par François Colonna, président de la communauté de communes: « On nous explique gentiment qu’avec la délocalisation, ce sera beaucoup mieux, mais encore faudrait-il que ça marche, ce qui n’est pas le cas. Fermer une trésorerie n’est qu’un détail pour eux, qui engendre qui plus est 12 suppressions d’emplois, mais ils (la direction régionale des finances publiques, ndlr) n’ont pas conscience de ce qu’est le service public en général, et de l’importance de la trésorerie d’un village en particulier. »

Passage en force

Matthieu Caillaud, secrétaire départemental du syndicat FO des finances publiques, évoque le piège qui consiste à «faire croire que les Maisons des services peuvent se substituer aux institutions telles que la CPAM, Pôle emploi, la Carsat, ou les services des impôts». «En réalité, elles n’agissent que comme une boîte aux lettres, et ne sont qu’un intermédiaire supplémentaire entre l’usager et nos services. Aucun agent d’une maison des services n’aura jamais les compétences des collègues formés et spécialisés de la trésorerie, qui sont les mieux placés pour répondre aux questions spécifiques des contribuables», poursuit-il. Enfonçant le clou, il met en cause directement l’administration de vouloir passer en force, accusant Mme Assouline, directrice régionale des finances publiques, de ne pas respecter la parole du préfet de Corse, ni la volonté des élus locaux.

Le 1er décembre, le préfet Lelarge a en effet annoncé que la fermeture des trésoreries de Levie et Sainte-Marie Sicché, prévue au 1er janvier 2021, était suspendue à la mise en place d’une commission ad hoc chargée de réfléchir à l’implantation des services de l’État dans l’île. «Le 10 décembre, en annonçant clairement que la fermeture était reportée au 1 er septembre 2021, Mme Assouline s’oppose clairement à la décision du préfet, et démontre qu’elle n’entend absolument pas prendre en compte l’avis des élus, malgré la soi-disant concertation qu’elle est censée mener avec eux : reporter, ce n’est pas suspendre ! Elle a entamé un bras de fer avec un manque total de respect pour le préfet et les élus du rural», soutient le syndicaliste.

Dans toutes les réflexions, la loi Montagne revient en boucle, pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics, en reconnaissant le cumul des contraintes de l’île-montagne. On rappelle aussi l’engagement de l’ancienne préfète Josiane Chevalier, qui avait déjà fait part, par écrit à Gilles Simeoni, de son opposition aux projets de fermetures des trésoreries, par souci d’équilibre et de maillage territorial, et pour défendre le maintien des services publics de proximité en particulier en milieu rural.

 

Une réunion doit se tenir en préfecture, lundi à 12 h 30. Mais déjà, l’organisation d’un rassemblement de toutes les intercommunalités concernées devant les locaux de la DGFIP est envisagée. «On a besoin de vous, car la direction n’a qu’une crainte, c’est vous!» martèle Matthieu Caillaud.

 

Pour mémoire, le rappel du calendrier des fermetures de trésoreries programmées ou déjà effectives : 2016, Piana ; 2018, Porto-Vecchio ; 1er janvier 2021, Levie et Sainte Marie Sicché, report au 1er septembre 2021 ; 1er janvier 2022, Bonifacio et de Vico.

 

Texte et photo de Pascale Chauveau (Corse-Matin, samedi 12 décembre 2020) 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 18:00

 

    Depuis sa création, le cimetière de Poggiolo a connu plusieurs extensions mais la tombe la plus ancienne du village ne se trouve pas à l'intérieur de son périmètre.

 

    Elle n'est pas non plus dans le cimetière privé ni dans la chapelle funéraire et pas non plus dans les trois caveaux familiaux qui entourent Saint Siméon.

 

    La première tombe poggiolaise est l'église Saint Siméon elle-même. 

  
Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

 
    En Corse, pendant longtemps, les sépultures se firent dans le cimetière mais aussi  dans l'arca.
 
 
    L'arca était une tombe collective, sorte de chambre souterraine voutée à orifice étroit fermé par une dalle de pierre, accolée à l'église ou creusée sous celle-ci. Elle permettait aux croyants d'être le plus près possible de l'endroit le plus sacré du village et elle renforçait le sens de la communauté, unie ici et maintenant comme pour l’éternité. C'est à partir du XVème siècle que se répandit, en Corse, la pratique des enterrements dans les églises.
 
 
 
L'arca poggiolaise
 
 
    Cette coutume fut pratiquée à Poggiolo comme le prouvent les rapports des visites apostoliques effectuées par les évêques (de Sagone ou du Nebbio) ou de leur délégué (documents étudiés par le Père DOAZAN).
 
 
    Si en 1587 et en 1589, Mgr MASCARDI écrit que "le cimetière entoure l'église", il mentionne déjà l'existence de l'arca de Vico. Mgr COSTA décrit un siècle plus tard, en 1698, à Poggiolo, un "pavement de pierre avec trois ouvertures d'arca avec trappe de pierre". Ces trois ouvertures signifient qu'une était destinée aux hommes, l'autre aux femmes et la dernière aux enfants. Mais, en 1702, le même Mgr COSTA note que "le cimetière est pourvu d'une croix et bien enclôs". 
 
 
    Il est vrai que la sépulture en arca n'était pas bien vue des autorités ecclésiastiques. Ainsi, dès le XVI° siècle, la constitution de Mgr SAULI, évêque d'Aleria, imposait d'ensevelir les morts dans les cimetières et non dans les églises, à moins d'avoir la permission de l’évêque.
 
 
    En 1776, un Edit Royal interdisait les sépultures dans les églises insulaires, et en 1789 un Décret de la Révolution ordonnait la création de cimetières, sans grand succès en Corse.
 
L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

   
Quelle fut la situation de Poggiolo?
 
 
Les deux périodes d'inhumation
 
 
    Les registres de catholicité du XVIIIe siècle pour Poggiolo ont été étudiés par Xavier PAOLI, l'historien du village. Ils sont référencés aux Archives départementales, ou Archives Pumonti, sous les côtes 6MI 240/3 (pour 1729 à 1772) et 6MI 240/4 pour la période 1770-1796 qui empiète donc sur la précédente.
 
 
    Deux périodes peuvent être distinguées:
 
    Pour la première, de 1729 à 1756, les inhumations eurent toujours lieu "dans l'église". Les registres utilisent alors les termes "arca", "nel pavimento", "attraco".  
Ainsi, en 1731, pour Maria Sibilia et Damiano, dont les décès se sont suivis, il est écrit: "il suo corpo fu sepelitto nella chiesa di S. Simeone", c'est-à-dire: "son corps a été enseveli dans l'église de Saint Siméon".
    
    Cliquez sur les images pour agrandir les documents.
 
Deux actes de sépulture en 1731.

Deux actes de sépulture en 1731.

 
  Ensuite, après 1770 et jusqu'en 1792, les documents mentionnèrent pratiquement tous que les enterrements avaient lieu dans le "cimetière ordinaire", mais en précisant:
 
- "nel grande sepultura", c'est-à-dire dans l'arca collective
                                             ou
- "nel picola sepultura" ou "nel cimeterio", donc en tombe individuelle.
 
 
    La première mention d'enterrement "nel cimeterio ordinario" date du 12 juin 1770 (mais il manque les feuillets entre 1762 et 1769) et concernait une nommée Maria Francesca. 
Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

   

    Mais il y eut des exceptions.

 

    En 1783, Domenico Felice FRANCISCHETTI (orthographe fréquente qui se transforma définitivement en FRANCESCHETTI), âgé de 78 ans, fut enseveli "nel pavimento" (sous le carrelage) de la chapelle du Rosaire, qui se situait alors dans la partie gauche de l'église et avait été construite dans les dernières années du XVIIe siècle.

 

    Le curé Giovanni BONIFACY prit soin d'écrire qu'il avait obtenu du vicaire DEFRANCHI de Soccia "la licenza", l'autorisation de "rompere", de casser le sol. La famille FRANCESCHETTI jouait alors un grand rôle à Poggiolo et Domenico Felice devait être un personnage particulièrement important pour bénéficier d'une telle sollicitude.

 

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

 

    Un autre exemple, onze ans plus tard, qui concerne encore la famille FRANCESCHETTI. En 1793, Angelafelice fut inhumée sous le carrelage de l'église.

 

    On lit bien dans la marge les mots "sepultura grande".

 

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

 

    La fin de l'arca

 

    Il faudrait vérifier attentivement les registres  mais il semblerait d'ailleurs qu'Angelafelice fut le dernier habitant de Poggiolo à avoir été mis dans l'arca.

 

    Tous les enterrements eurent lieu désormais dans le cimetière situé derrière l'église. 

 

    Pour Soccia, où il existait aussi une arca en deux ou trois parties, l'étude publiée voici quelques années par Jean-Baptiste PAOLI indique que la première inhumation dans le cimetière communal eut lieu en 1812, année où des édits préfectoraux particulièrement coercitifs accélérèrent la fin des arche.

 

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

 

    Avec la démolition de la vieille église en 1863 et la construction de l'actuel Saint Siméon, il ne reste plus rien de l'arca poggiolaise, même pas la dalle qui la recouvrait (alors que le couvent St François conserve des dalles de certaines familles vicolaises).

 

    Mais sous le carrelage de la nef, quelques restes de nos ancêtres de trouvent certainement encore.

 

    Visibles ou invisibles, les morts restent parmi nous et il nous montrent d'où nous venons, quelles sont nos racines. Nous sommes les héritiers d'une histoire et d'une communauté.


Bibliographie:
       - "Le couvent Saint François de Vico" par le R. P. Louis DOAZAN (ed. Alain Piazzola)
    - "Soccia. Santa Maria delle grazie. A nostra ghjesgia" par Jean-Baptiste PAOLI (dactylographié, avec l'aide d'"A Mimoria")

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 18:00

 

Au moment du 2 novembre, jour des Morts dans le calendrier chrétien, les cimetières sont visités par les familles qui vont fleurir les tombes de leurs parents. S'il est normal que chacun s'intéresse à l'endroit où se trouvent les restes de ceux qu'il a connus, d'autres sépultures méritent un intérêt particulier.

 

Antoine François LECA, qui participa à la guerre de 1870-1871 (voir article précédent), ne devrait pas être un inconnu pour tous ceux qui sont entrés au moins une fois dans le cimetière de Poggiolo.

 

 

Son nom est gravé sur la plaque métallique placée sur une croix près du mur en face de l'entrée du cimetière de Poggiolo. Mais qui lit encore ce texte émouvant?

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

ICI DORMENT DANS LE SEIGNEUR LECA MARTIN PÈRE 84 ANS LECA FRANÇOIS ANTOINE CAPORAL 25 ANS LECA PAUL 22 ANS ET LECA ANTOINE FRANÇOIS GARDE FORESTIER DOMAINIAL 37 ANS FILS EN ATTENDANT LE JOUR DE LA RÉUNION ÉTERNELLE.
VOUS QUI PASSEZ JETEZ UNE PRIÈRE SUR LA TERRE QUE LES LARMES ONT CONSACRÉE.

 

Les larmes mentionnées dans ce texte sont faciles à deviner quand on se rend compte que le père est mort à 84 ans alors que ses trois fils moururent bien plus jeunes. 

 

Ce père de famille poggiolais est Giovan "Martino" LECA. Ses trois fils mentionnés sont ceux qu'il eut avec son épouse Angèle Marie DESANTI.

François Antoine, né le 27 juin 1846 et mourut le 9 janvier 1872, à 25 ans. 

Antoine François naquit le 6 juillet 1850 et vécut jusqu'au 28 juillet 1887, soit 37 ans.

Paul, né le 16 septembre 1853, décéda 23 ans plus tard, le 6 septembre 1876.

Cette fratrie a été présentée dans le dernier article.

 

Si vous ne "jetez" pas "une prière sur la terre", si vous ne priez pas pour eux, ayez au moins une pensée pour cette famille en passant devant cette plaque.

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

 

Journée bastelle à Poggiolo dimanche 25 octobre

 

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Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:

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- Soccia 11h15

- Poggiolo (église St Siméon): 15 h

- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30

 

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du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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