Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
28 novembre 2025 5 28 /11 /novembre /2025 07:00

 

 Le cimetière privé de Poggiolo ayant été débarrassé de toutes les broussailles qui l'envahissaient, il est possible de passer à la phase la plus délicate: l'identification des tombes.

 

Le plus délicat pour le cimetière privé

 

   A gauche de l'entrée, à droite sur la photo, un muret de cinquante centimètres de haut délimite le carré DESANTI. Jean-Martin DESANTI et son épouse Rose y sont enterrés. Ces deux tombes sont les seules à avoir toujours été entretenues. Par sa fille Rosine, Jean-Martin (1846-1922) est l'ancêtre de tous les FRANCESCHETTI actuels ainsi que des ALESSANDRI, ATLAN, CAO et CALDERONI.  

 

Le plus délicat pour le cimetière privé

 

 Vers le haut du terrain, une grande masse sombre attire l'attention. Ce serait la tombe de Jean Toussaint DEMARTINI (1848-1924) qui fut prêtre.

 

Le plus délicat pour le cimetière privé
Le plus délicat pour le cimetière privé

   Près de cet endroit, sur le mur d'enceinte, une plaque avec l'inscription "1932. Famille J. B. DEMARTINI" laisse entendre que l'initiative de la création de ce cimetière reviendrait au gendarme Jean Baptiste DEMARTINI (1856-1941), frère de Jean Toussaint. Tous les deux étaient les oncles du grand-père de Philippe PRINCE.

Le plus délicat pour le cimetière privé

   Entre cet endroit et le portail, s'allonge une série de tombes portant essentiellement le nom de MARTINI. 

 

Le plus délicat pour le cimetière privé

   Mais certaines ont perdu leurs inscriptions et sont devenues anonymes. Des croix ont disparu avec le temps. Les familles doivent encore avec l'aide d'une balayette retrouver et mettre à  jour certains galets qui entouraient les tombes.


   Quelqu'un avait-il pris le temps de faire un état nominatif des sépultures ?

 

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2025 7 16 /11 /novembre /2025 07:00
Et pourquoi pas un dictionnaire des Poggiolais?

 

Un livre très intéressant vient de paraître: le "Dictionnaire des Bonifaciens et amis de Bonifacio".

 

A priori, il ne concerne pas Poggiolo. Pourtant, la tâche accomplie par François CANONICI, qui a publié de nombreux ouvrages sur sa ville d'origine, pourrait servir d'exemple. Pour mieux connaître notre village et ses familles, un dictionnaire des Poggiolais pourrait être envisagé.

 

CANONICI a répertorié près de 600 noms pour la cité du sud de la Corse.

 

Pour Poggiolo, il existe déjà un corpus de 115 noms, celui des Poggiolais ayant participé à la guerre de 1914-1918. Il y a également le très gros travail de Pierre LECCIA qui a inventorié tout l'état-civil du village (1903 fiches) et l'a publié sur le site Généanet. Le travail de recherche et de rédaction des notices en serait facilité.

 

Que pensez-vous de l'idée d'un dictionnaire des Poggiolais?

 

Ci-dessous, la transcription de l'article paru le 3 novembre 2025 dans "Corse-Matin".

 

Poursuivant son œuvre sur la mémoire bonifacienne, le journaliste François Canonici a recensé près de 600 noms répertoriés dans la cité des falaises.

Faut-il encore présenter notre confrère et ami François Canonici, l'ancien chef d'agence du Provençal Corse et La Corse pour l'Extrême-Sud, a été le témoin de la vie d'un territoire. Auteur de plus de vingt ouvrages sur Bunifaziu et sa région, il signe un dictionnaire des Bonifaciens et amis de Bonifacio qui recense les patronymes de toutes les époques et les familles qui s'y rattachent. Un ouvrage particulier, véritable voyage sur le patrimoine et l'histoire d'une ville qui s'étale sur 243 pages écrites depuis sa campagne de Parmentile. Un refuge qui lui permet d'affronter avec courage ses problèmes de santé, dont il parle publiquement avec franchise. L'écriture est pour François Canonici, un moteur de vie, pour notre plus grand plaisir. L'auteur évoque "une aventure un peu folle". Avec humilité, il demande la plus grande des compréhensions, un point de départ qui peut être amendé, complété et enrichi. Il rapporte cette phrase, issue d'une conversation avec Alex Rolet : " On imprime un dictionnaire et, le mardi matin il est déjà dépassé ! " François Canonici répond aux questions de Corse-Matin.

 
L'ouvrage De François Canonici.
L'ouvrage De François Canonici. D. L.

Comment est née cette idée de dictionnaire ?

En réalité, j'avais commencé ce travail il y a près de trente ans en ne m'occupant seulement que des personnages historiques locaux. Je l'ai repris il y a quelques mois en "m'attaquant" cette fois-ci à mes concitoyens contemporains de Bonifacio et de la diaspora.

Une recherche en plusieurs étapes

Une recherche qui a pris du temps ?

Je ne peux pas évaluer la durée, d'autant plus qu'elle s'est déroulée en plusieurs étapes. Le plus difficile pour moi, compte tenu de mon état de santé, a été de contacter pratiquement une à une les personnes. Je dois dire que j'ai reçu le meilleur accueil. J'ai apprécié les encouragements de tous, leurs félicitations pour avoir eu cette initiative qu'ils jugeaient très originale et inédite. Cela m'a pris du temps car je travaillais par petites touches jusqu'à ce que ma fatigue me dise " stop ".

Un travail d'archives impressionnant ?

Le travail de recherches dans mes archives ne m'avait pas posé de problèmes. S'agissant des personnalités historiques, je n'ai eu aucune difficulté à en rassembler le maximum, disposant moi-même d'un fonds d'archives assez conséquent constitué depuis une quarantaine d'années de recherches. Pour les sujets contemporains, ce fut autre chose. Ce fut, certes, un grand plaisir pour moi, mais à mon grand regret j'ai dû, pour ma santé, cesser au plus vite car ce travail devenait un véritable enfer.

La grande famille bonifacienne réunie

Bonifacienne et amie de Bonifacio réunis dans une communauté bonifacienne ?

J'ai tenté de rassembler (en partie bien sûr) dans cet ouvrage la grande famille bonifacienne. J'ai moi-même été surpris de mieux connaître certains aspects et détails que j'ignorais sur mes concitoyens. Cet ouvrage pourrait être une sorte de lien entre tous les Bonifaciens.

Vous évoquez le terme de tolérance pour ceux qui pourraient être oubliés ?

Bien sûr, mais il faudrait avoir des dons exceptionnels que je n'ai pas hélas, pour prétendre englober des centaines voire de milliers de personnes. Il y en a qui sont restées "sur la touche" malgré ma bonne volonté. Il s'agit d'un dictionnaire, et non un annuaire téléphonique.

Quels sont les critères à remplir pour "entrer" dans ce dictionnaire ?

Ils sont simples, ils concernent des gens qui, par leurs fonctions, par leur action marquante dans différents domaines ou leurs titres, étaient susceptibles d'entrer dans la liste. Comme on le voit, il ne s'agit pas là d'un Who's Who de je ne sais quelle "gentry" bonifacienne, loin de là !

Un ouvrage qui appelle une suite pour l'enrichir ?

Bien sûr, c'est même une nécessité. D'ailleurs, s'il y a une réimpression prochaine, ce que j'espère, il sera possible de corriger quelques petites erreurs, d'ajouter des personnages, à condition qu'ils se fassent connaître !

 

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 07:00

 

Il n'avait pas encore 22 ans quand Jean-Baptiste DEMARTINI tomba pour la France le 25 septembre 1915.

 

Né le 5 novembre 1893, il avait comme parents Antoine François DEMARTINI et son épouse Marthe MARTINI.

 

Il était le frère de Jean Toussaint (fiche 24 du fichier des combattants poggiolais) qui fut décoré pour sa participation à la guerre de 1914-1918.

 

Jean-Baptiste s'engagea le 16 novembre 1912 au 3e RMT.

 

Ce sigle signifie régiment de marche des tirailleurs. On lui ajoutait officiellement l'adjectif "indigènes"mais on employait plus usuellement celui de "algériens", ce qui n'était pas exact car il comprenait également des tunisiens.

 

Devenu caporal le 11 juin 1913, Jean-Baptiste DEMARTINI obtint le grade de sergent le 11 août 1914, au début de la guerre.

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

 

Son unité, qui se trouvait au Maroc, fut envoyée en France et elle participa notamment à la seconde bataille de Champagne. C'est au début de celle-ci, le 25 septembre 1915, que Jean-Baptiste fut tué  à Epine de Vedegrange, à St Hilaire le Grand (Marne).

 

Il fut inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée, à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne), carré 3E, tombe 1791, avec l'inscription "DEMARTINI Jean Baptiste Sergent 3e Tirailleurs MORT POUR LA FRANCE LE 25.09.1915".

 

Il y a 110 ans, tombait Jean-Baptiste Demartini le tirailleur

 

Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean sergent ».

Il y a 110 ans, tombait Jean-Baptiste Demartini le tirailleur
Partager cet article
Repost0
17 septembre 2025 3 17 /09 /septembre /2025 07:00

 

 

Il n'existe plus depuis 1989 et il est bien oublié mais le certificat d'études primaires était très important: institué en 1882, il marquait la fin de la scolarité primaire obligatoire voulue par Jules Ferry.

 

Le but des instituteurs était de faire réussir cet examen à leurs élèves. Le diplôme était un document important que l'on gardait avec soin dans les familles.

 

Il en a été ainsi de celui-ci:

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

Il fut décerné en 1893 par l'inspecteur d'Académie pour la session 1892 et confirme la réussite de Valère CECCALDI, né en 1879 à Poggiolo. La fiche 17 du dossier des Poggiolais en 14-18 donne les éléments biographiques essentiels de celui qui devint instituteur puis inspecteur des écoles de la ville de Paris.

 

Valère Ceccaldi adulte

Valère Ceccaldi adulte

 

Mais un élément important de ce diplôme est qu'il résulte d'une attestation de "la Commission cantonale de Guagno-les-Bains".

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

La station thermale était donc le lieu où étaient concentrés et examinés les résultats de l'examen pour l'ensemble des villages du canton (qui comprenait Guagno, Orto, Poggiolo et Soccia). Ce fait montre l'importance du hameau (dans lequel se trouvait une école jusqu'en 1965).

 

Ce diplôme de réussite au certificat d'études a été reproduit par Agnès CECCALDI dans l'excellent ouvrage qu'elle a consacré à ses ancêtres: "Ceccaldi et Bournazel, histoire de nos familles".

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

Après une enquête minutieuse, elle a rassemblé dans 132 pages une documentation inédite dont elle a su présenter une synthèse intelligente. 

 

Pensez-y ! Pour que les racines familiales ne se perdent pas, faites le récit de vos familles. En même temps, vous trouverez des éléments qui peuvent servir à mieux connaître le passé du village.

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2025 3 18 /06 /juin /2025 07:00

 

Le problème des successions empoisonne la vie de nombreuses familles corses.

 

Si vous êtes à Marseille, vous pourrez avoir tous les renseignements sur ce sujet en participant à la rencontre avec un notaire spécialiste de la Corse jeudi 19 juin à la Maison de la Corse, 69 rue Sylvabelle.

 

Comment transmettre son patrimoine en Corse?
Partager cet article
Repost0
27 mai 2025 2 27 /05 /mai /2025 07:00

 

Les Poggiolais sont allés dans diverses parties du monde, surtout quand le service militaire permettait de participer à des aventures coloniales dans des pays exotiques.

 

Ainsi, Jean-Charles FRANCESCHETTI participa en 1900 à l'expédition en Chine contre le soulèvement xénophobe des Boxers qui assiégeaient les légations occidentales à Pékin. Sa carrière est racontée dans la fiche 52 de la base de données des Poggiolais en 1914-1918.

 

Mais un autre natif de Poggiolo participa aux mêmes combats contre les Chinois: Toussaint Dominique MARTINI.

 

Né le 5 septembre 1874, fils de Jean Dominique MARTINI et de son épouse Marphise, il fut appelé à l'armée en 1896. Mais il fut mis en disponibilité l'année suivante.

 

En 1899, Toussaint MARTINI se rengagea au 5e régiment d'infanterie de marine. Le 29 juin 1900, il fut affecté au corps expéditionnaire en Extrême-Orient qui partit de Marseille le 12 août après une grande cérémonie pendant laquelle le président de la République Emile LOUBET passa les troupes en revue sur la rive du Vieux-Port.

 

 

Le deuxième homme de Pékin

 

Il resta en Chine jusqu'en juillet 1903, puis au Tonkin jusqu'en novembre 1907.

 

En novembre 1912, il se rengagea encore pour 10 mois au 8e régiment d'infanterie coloniale. Mais il décéda à Poggiolo le 16 juillet 1913.

 

L'avis de décès publié dans le journal "Renaissance de la Corse" du 7 août indique que c'est en Chine que Toussaint "avait ressenti les premières atteintes du mal qui devait l'emporter", sans préciser lequel. Le même article permet de savoir que son frère Pierre était conseiller municipal et négociant. 

 

Bien évidemment, il était titulaire de la médaille commémorative de Chine.

 

Deux ans plus tard, le neveu de Toussaint, Jean Dominique Roch Antoine MARTINI, fils de son frère Roch Antoine, disparut dans les combats de 1915 (voir sa fiche n°64). 

Le deuxième homme de Pékin
Partager cet article
Repost0
22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 07:00

 

Officiellement fixée au 17 mai, la fête de cette sainte corse a souvent lieu à Calenzana lors du week-end suivant le 21. Cette année 2025, elle aura lieu les 24 et 25 mai.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Restitute, puisque c’est son nom, est une sainte née en Corse et qui fut martyrisée pour sa foi sous l'empire romain. Tuée à Calvi après un long supplice avec cinq autres chrétiens, elle fut, après diverses péripéties, enterrée avec ses compagnons à Calenzana où sa tombe se trouve toujours. 

 

En 1729, elle fut nommée seconde patronne du diocèse de Sagone (le patron en est saint Appien à qui est dédiée la cathédrale de Sagone). Il n'est donc pas étonnant de trouver des restes de dévotion dans cet ancien diocèse.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

A Poggiolo, la statue de sainte Restitute se trouve dans la partie droite du transept de l'église Saint Siméon, tout près de la représentation de Jeanne d'Arc. La sainte corse est représentée en prière, agenouillée, alors que la statue de Calenzana la montre debout. Comme elle n'est pas mentionnée dans l'inventaire de 1905, elle a donc été installée dans cette église après cette date, mais en tout cas avant 1925 comme le prouve un ex-voto portant l'inscription:

 

DON  

DE RECONNAISSANCE 

A STE. RESTITUDE

M. M.

1925

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Cette plaque soulève deux questions.

Tout d'abord, à qui est-elle vraiment dédiée? Il est écrit Restitude et non pas Restitute. Il existe bien deux saintes appelées Restitude mais elles sont très peu connues et n'ont aucun rapport avec la Corse. On peut donc supposer que le graveur du texte a commis une faute d'orthographe.

 

L'autre interrogation est de savoir quelle est la personne qui a remercié la sainte pour son aide. Les deux initiales M. M. laissent supposer qu'il s'agit d'un membre de la famille Martini mais les prénoms commençant par M ont été portés par de très nombreuses personnes autrefois.

 

Sur l’ensemble des actes de l’état-civil poggiolais consciencieusement relevés par Pierre LECCIA et publiés sur GENEANET, une seule personne est prénommée Restitude (pas Restitute) : Angèle Françoise Restitude VINCIGUERRA, plus connue sous le surnom de « Francine ».

 

Fille de Toussaint VINCIGUERRA, dit "Mancinu" (fiche 115 de la base de données des Poggiolais en 14-18), et de son épouse Françoise MARTINI, elle naquit à Poggiolo en 1922 et décéda à Menton en 2017.

 

Mariée en 1945 à Paul FATTACCIOLI (1921-2013), elle eut une fille, Paule, épouse ALLARD.

 

La plaque de l’église est-elle liée à un épisode de l’enfance de « Francine » ?

 

En tout cas, en 1925, un culte était bien rendu à sainte Restitute. Cet ex-voto en montre d'autant plus l'importance que les murs de l'église de Poggiolo ne comportent au total que six plaques de dévotions diverses.

 

Une troisième question peut être posée: actuellement, combien des saints présents à Saint Siméon sont-ils encore priés? 

Partager cet article
Repost0
17 mai 2025 6 17 /05 /mai /2025 07:00

 

La photo de classe parue dans l'article précédent sur Bernard PAOLI a intéressé plusieurs de nos lecteurs qui voudraient connaître les identités des élèves dont on voit les visages.

 

La réponse est simple pour ceux qui ont acheté l'excellent album de photos "I nostri antichi di U Pighjolu" produit par Philippe PRINCE-DEMARTINI. L'image se trouve à la page 56 avec les noms de onze des seize garçons photographiés.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Les élèves de Bernard Paoli

 

Les noms et prénoms ne suffisent pas pour bien identifier ces personnages. Grâce aux fiches publiées sur Généanet, il est possible de trouver les dates de naissance et de décès de plusieurs d'entre eux. Mais les incertitudes sont grandes à cause des homonymies.

 

Etienne DESANTI: né en 1908.

François DESANTI: trois possibles: Ange François né en 1906, François Marie (1908-1998) et Antoine François (1912-1990).

Pierre Toussaint LECA: un est né en 1912, un autre en 1919.

Jean MARTINI: peut-être Jean Dominique (1912-1975).

Pierre MARTINI: 1910-1988.

Fanfan PAOLI: ?

Juge PAOLI: 1907-1965.

Jean PAPADACCI: 1912-1974.

Félix PINELLI: peut-être Félix Antoine PINELLI, né en 1906.

Xavier PINELLI: un Xavier a vécu de 1907 à 1990 et un Xavier Leto a vécu de 1909 à 1991.

 

Grâce à ces indications, on peut dater la photo des années 1920 à 1925, sans plus de précision.

 

Nous ne doutons pas que des lecteurs pourront apporter des précisions pour éclaircir ces incertitudes.

Partager cet article
Repost0
3 février 2025 1 03 /02 /février /2025 07:00

 

 

L'église qui domine Poggiolo est dédiée à Saint Siméon, dédicace rare en Corse: elle ne concerne que trois autres édifices (Zigliara, Moita et Revinda, qui est dans la commune de Marignana).

 

La personne de Siméon est liée à la Chandeleur, plus précisément au 3 février, car, même si l'Eglise reconnaît plusieurs saints ayant le même prénom, le protecteur des Poggiolais est bien le vieillard qui reconnut Jésus comme le Messie quand Marie et Joseph présentèrent l'enfant au Temple de Jérusalem. 

 

La scène est reproduite sous la forme d'une statue installée à une place d'honneur dans la partie droite du chœur. Elle fut donnée à la paroisse en 1886 par l'abbé Jean-Toussaint MARTINI, né en 1842 à Poggiolo et décédé en 1923, fils d'Antonio MARTINI (1800 ou 1801-1868) et de Marc Antonia PINELLI (1802-1884). Son frère Pierre (1837-1907), dit Carazzinu, fut maire de la commune de 1867 à 1877 et de 1888 à 1894. De lui, descendent les MARTINI actuels.

Attention: ne pas confondre Jean-Toussaint avec son neveu Jacques Antoine (1873-1956) qui fut également prêtre (voir sa fiche de combattant 14-18).

  •  
Le jour de Siméon

Le vitrail placé depuis une vingtaine d'années au-dessus du porche d'entrée de l'église montre également Siméon tenant le bébé. L'artiste a parfaitement repris la forme, la couleur et la décoration des vêtements de la statue. 

 

Le jour de Siméon
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 07:00

 

L'année 1945 commença douloureusement pour les Poggiolais. Il y a exactement quatre-vingts ans, le 28 janvier 1945, François Mathieu ORAZI mourut des suites de ses blessures à la Cité Amélie, dans le Haut-Rhin.

 

Il était né le 1er novembre 1924 à Poggiolo, fils de Jean Dominique ORAZY (1879-1946) et de Marie "Antoinette" FRANCESCHETTI, dite "Antuniola" (1899-1998), son épouse (mariage célébré à Poggiolo le 26 juin 1920). Il avait deux frères, Jean-Marie et Antoine François, père de Jean-Pierre et de François qui lui-même a eu deux fils, Frédéric et Christophe.

 

Son nom ORAZY fut transformé en ORAZI par une erreur de transcription de l'administration militaire.

 

François Mathieu s'était engagé dans le 4e régiment de tirailleurs marocains (RTM). Il était soldat à la 10e compagnie. Cette unité, dissoute après la défaite de juin 1940, avait été reconstituée en Afrique du Nord le 1er novembre 1940. Elle fit partie du Corps Expéditionnaire Français qui débarqua en novembre 1943 en Italie. Après les durs combats du Garigliano, le 4e RTM entra à Rome en juin 1944.

 

Tenue complète de tirailleur marocain (site esistoire.fr).

Tenue complète de tirailleur marocain (site esistoire.fr).

 

Le 26 août, il débarqua en Provence et combattit dans les Alpes où il libéra Briançon. Puis, il parvint à Belfort en novembre et participa à la très dure campagne d'Alsace, dans laquelle périt François Mathieu ORAZI qui avait tout juste 20 ans.

 

Son nom figure parmi les six victimes de la seconde guerre mondiale dont le nom est gravé devant le monument aux morts du village.

 

Ayons une pensée pour eux.

 

François Mathieu est mort en Alsace
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

Dates à retenir:

 

SAMEDI 17 JANVIER à 15 h

(Fête de Saint Antoine):

Messe à Guagno-les-Bains.

Vacances de février:

du samedi 14 février au lundi 2 mars.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.