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10 janvier 2026 6 10 /01 /janvier /2026 07:00

Suite de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1851:

- 11 août: violents incidents entre Poggiolais et Socciais au sujet des limites des deux communes au Fialello (Les qualités poggiolaises (4/7): les Poggiolais sont calmes).

-construction du pont actuel de Guagno-les-Bains (entre 1851 et 1857) (Les ponts de Guagno-les-Bains).

Pont sur le Grosso, aquarelle de Jean-Jérôme LEVIE (1857).

Pont sur le Grosso, aquarelle de Jean-Jérôme LEVIE (1857).

1856: 

- fermeture de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains (Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 1/2: le temps des huttes.).

 

Printemps 1871:

trois Poggiolais sont présents dans l'armée versaillaise qui réprime le soulèvement de la Commune de Paris (Les soldats poggiolais de la guerre 1870-1871).

 

1886: 

-l'abbé Jean-Toussaint MARTINI offre à la paroisse de Poggiolo la statue de Saint Siméon (Le vrai Siméon)

-l'école de Poggiolo compte 32 élèves garçons et 26 filles (Fin prêt pour la rentrée scolaire)

 

1896:

- 12 janvier: mariage du poète Dumenicu Antoniu VERSINI, dit MAISTRALE, et de la Poggiolaise Marie-Thérèse LOVICHI (MAISTRALE de Marignana (et de Poggiolo ?)).

- janvier: Jean-Baptiste FRANCESCHETTI est le premier Poggiolais à être décoré de la Légion d'Honneur (1870, la guerre oubliée).

 

 

1901:

- élections municipales de Poggiolo annulées par le Conseil d'Etat, le maire ayant ajouté des électeurs de sa propre initiative (Péripéties municipales : gagner ou perdre le droit de vote)

-l'abbé Antoine-Louis OTTAVI élu conseiller général du canton de Soccia. Seul prêtre à avoir occupé cette fonction (La liste des conseillers généraux de Sorru in sù).

 

1906: 

-mars: incidents à Soccia et à Guagno lors de l'inventaire des églises prévu par la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (La Laïcité en action dans les Deux Sorru : des inventaires difficiles (1/6)).

La population socciaise groupée devant l'église pour empêcher l'inventaire.

La population socciaise groupée devant l'église pour empêcher l'inventaire.

 

- 9 septembre: première réunion publique du parti socialiste SFIO à l'établissement thermal de Guagno-les-Bains (Pas de vacances pour la propagande)

1916:

- 9 mars: Pierre Paul MARTINI meurt pour la France à Lachalade (Meuse) (Fiche 74: Pierre Paul MARTINI, sur le monument de Constantine)

- 12 juin: décès de Jean Martin DESANTI en Tunisie où il était mobilisé comme gardien de phare (Fiche 42: Jean Martin DESANTI).

- 8 juillet: décès d'Antoine François DEMARTINI lors de combats dans la Somme (Fiche 20 Demartini Antoine François, Poggiolais et Socciais)

- 13 août: Jean André PATACCHINI meurt pour la France au Bois de Hem (Somme) (Fiche 87: PATACCHINI Jean André Zacharie)

- 5 septembre: Martin MARTINI meurt pour la France à Cléry (Somme) (Fiche 69: MARTINI Martin)

- 22 novembre: Pierre Toussaint ANTONINI meurt pour la France à Salonique (Fiche 2: ANTONINI Pierre Toussaint)

- 29 novembre: décès à Poggiolo de mourut à Poggiolo de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI, premier Poggiolais à avoir eu la Légion d'Honneur (1870, la guerre oubliée).

1921:

-15 mai: arrivée à Ajaccio, à bord du bateau "Rion", de Russes blancs chassés par la guerre civile. Certains s'établissent dans les Deux Sorru comme travailleurs agricoles ou peintres comme CHOUPIK ou IVANOFF (Des Russes dans les Deux Sorru - Où sont les traces des Russes ?).

- septembre: le richissime parfumeur François COTY est élu conseiller général du canton de Soccia après une ardente lutte contre Jean-François GALLINI (En 1921, le canton était au parfum (début) - En 1921, le canton était au parfum (fin)).

 

1926: 

installation de la cloche de la chapelle St Antoine de Guagno-les-Bains (Réponse à la devinette du mois : où est le saint ?)

 

1931: 

- 5 avril: troisièmes élections municipales en deux ans à Poggiolo à la suite de plusieurs annulations pour fraudes et divers incidents (Péripéties municipales: et le dépouillement eut lieu... à Nice !)

- 17 août: François CAVIGLIOLI et sa bande attaquent et rançonnent les hôtels de Guagno-les-Bains. Un curiste est tué (Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains. N°1: la folle agression).

- novembre: l'agression du 17 août sert de prétexte au gouvernement pour envoyer en Corse d'importantes forces de l'ordre afin d'opérer l'épuration du maquis. Une série de 31 articles sur ce sujet a été publiée sur le blog en novembre 2011, le premier étant: LES 80 ANS DE L'ÉPURATION DU MAQUIS. Explications et méthodologie.

Caricature parue dans "Le Petit Provençal" du 27 novembre 1931.

Caricature parue dans "Le Petit Provençal" du 27 novembre 1931.

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8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 07:00

L'histoire de Poggiolo et des villages voisins est très riche. La connaître est nécessaire pour comprendre les Deux Sorru d'aujourd'hui.

Voici une liste d'événements s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires. Ainsi, 545 ans pour la fondation du couvent de Vico (1481) ou 180 ans pour l'installation des baignoires en marbre de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains (1846).

 

Comme la liste est longue, elle va être publiée en trois parties. Chaque fait est accompagné d'un lien vers un article du blog des Poggiolais.

 

Pour ceux qui ne verraient pas l'intérêt de penser à ces faits anciens, qu'ils méditent cette citation du philosophe-paysan Gustave THIBON né en 1903 à St Marcel-d'Ardèche et mort dans ce même village le 19 janvier 2001, il y a tout juste 25 ans:

 

"Que m'importe le passé en tant que passé; ne voyez-vous pas que, lorsque je pleure sur la rupture d'une tradition, c'est surtout à l'avenir que je pense? Quand je vois pourrir une racine, j'ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève."

 

Gustave Thibon

Gustave Thibon

 

Chronologie poggiolaise: première partie

 

591: 

première mention d'un évêché à Sagone dans une lettre du pape Grégoire le Grand (Le bilan de l'année 2012: les fouilles de Sagone - Une précision du directeur des Archives)

 

1481: 

fondation du couvent de Vico par le seigneur de Cinarca Giovan Paolo da LECA (L'évêque de Corse à Vico - Le 24 mars, journée mondiale de l'eau à Vico).

 

couvent St François de Vico

couvent St François de Vico

1501: 

dernière révolte de Giovan Paolo da LECA contre les Génois. Il rallie les Deux Sorru, regroupe ses partisans à Soccia et doit capituler au château de la Zurlina près de Murzo. Les Génois décident la "disabitazione": les villages de la pieve sont détruits et leur population déportée jusqu'en 1515 (La fin de la Cinarca - Le feuilleton de l'été - Poggiolo, les années zéro: 1501 (3/3)

 

1676: 

Installation de Grecs de Vitylo par les Génois à Paomia, sur des terres utilisées par des villageois des Deux Sorru (La rage contre les Grecs).

 

1711: 

fin de la construction, commencée en 1709, de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale, ancêtres des thermes de Guagno-les-Bains. Le financement a été assuré avec les dons recueillis par le Père Jean, cordelier (Notre Saint Antoine à nous). 

 

1731 ou 1732:

la carte d'ACCINELLI serait la première à mentionner Poggiolo, Soccia et Orto (Est-ce la toute première fois? - Les premières mentions cartographiques)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

1731:

Les Grecs sont chassés de Paomia par les habitants des Deux Sorru et se réfugient à Ajaccio jusqu'en 1773 où le gouverneur MARBŒUF leur attribue le territoire de Cargèse (La rage contre les Grecs - Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs).

 

1771: 

mort de CIRCINELLU, le curé de Guagno qui avait refusé le rattachement de la Corse à la France (Une statue pour Circinellu (1/3): qui est Circinellu?)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

 

1781:

l'assemblée des Etats de Corse reconnaît le curé de Guagno comme curé piévan au lieu de celui de Poggiolo comme il était de tradition. Le Père Giovanni BONIFACY refuse cette décision. Le conflit ne sera résolu qu'à la fin de la Révolution Française (Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve).

 

1796:

le Poggiolais Giovan Anton PINELLI, surnommé "l'homme le plus cultivé de Corse", devient le dernier vicaire général du diocèse de Sagone, supprimé peu après (L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)).

 

1821:

début de la construction du premier établissement thermal de Guagno-les-Bains (terminé en 1825) (Solution de la devinette du mois de mars : pallélépipède).

 

1831: 

restauration d'urgence de l'église St Siméon (A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)).

 

1836:

installation du Père ALBINI au couvent de Vico d'où il va mener une intense œuvre d'évangélisation en Corse (Les 180 ans du Père Albini).

 

1841:

la commune de Guagno est expropriée des terrains nécessaires aux thermes dont MULTEDO obtient la propriété partagée avec le Ministère de la Guerre (Les terrains départementaux à Guagno-les-Bains).

 

1846:

travaux de rénovation de l'établissement thermal et commande des baignoires en marbre (La baignoire de l'impératrice - Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!).

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains.

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains. 

 

(à suivre)

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 07:00
Les Bonaparte et Marseille

 

Napoléon Bonaparte et sa famille ont entretenu de nombreuses relations avec Marseille, ville dans laquelle le futur empereur séjourna une trentaine de fois. "Marseille", la revue culturelle municipale, consacre son numéro 283, de décembre 2025, à ces rapports.

 

Parmi les vingt-cinq articles, deux ont été écrits sur des créations napoléoniennes par Michel FRANCESCHETTI: 

"DELACROIX ET THIBAUDEAU, les deux préfets de l’Empire"

et

 

"L’INSTALLATION DU LYCÉE IMPÉRIAL".

 

En vente (8 euros) chez les marchands de journaux de Marseille et sur le site https://revues.marseille.fr

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 07:00

 

Quand la Sécurité Sociale n'existait pas, il était quand même possible pour les pauvres de se faire soigner. En fait foi la lettre suivante écrite par le maire d'Orto au Préfet de la Corse en 1882.

 

Monsieur le Préfet,

Une somme de 40 fr ayant été allouée à M. Antonini médecin de Poggiolo pendant l'année 1882, pour que les indigents de la Commune d'Orto puissent profiter de la gratuité de la médecine, j'ai l'honneur de vous prier de faire parvenir au dit médecin les médicaments nécessaires aux indigents et que la bienveillance du gouvernement accorde généralement à ceux qui sont dans le besoin.


Daignez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma très haute considération et l'hommage de mon profond respect.


Le Maire d'Orto
Battesti

 

 

En 1882, les pauvres ortigais pouvaient être soignés gratuitement mais il fallait attendre que les remèdes soient envoyés d'Ajaccio par la préfecture. Quelques années plus tard, la loi du 15 juillet 1893 instituera l’assistance médicale gratuite.

 

Un autre renseignement important: cette lette nous apprend qu'il existait alors un médecin résidant à Poggiolo. Mais c'était il y a très longtemps !

 

Un de nos lecteurs aurait-il des renseignements sur le docteur Antonini qui est mentionné par cette lettre?

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 07:00

 

   Il est assez paradoxal qu'un parrain n'assiste pas au baptême son filleul. Le fait se produisit pourtant il y a exactement 230 ans à Poggiolo, le 30 septembre 1795.

 

   Ce jour-là, en l’église Saint Siméon, le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale». 

Fonts baptismaux (classés monument historique) dans l'église St Siméon. Photo Michel Franceschetti.

Fonts baptismaux (classés monument historique) dans l'église St Siméon. Photo Michel Franceschetti.

 

   Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous. 

Pasquale Paoli n'était pas au baptême

 

   Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.

   Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus à d’autres baptêmes à Vico où il avait été sollicité.

    Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais avec lesquels il s’était brouillé. Le 14 octobre 1795, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie. Ce baptême aurait-il une valeur politique? Serait-il le signe de la fidélité de la famille Pinelli à un barbu di a patria?  

Pasquale Paoli n'était pas au baptême

 

      Cependant, un homme représenta Pascal Paoli à Poggiolo.

 

   L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».  
 

   Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».

 

   Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).

 

   Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.

 

   Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert. 

 

Pasquale Paoli n'était pas au baptême

 

   Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo. 

   Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia. Il devint maire de Poggiolo de 1821 à 1847. Il décéda sans enfant en 1849

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La vie de Gian Antonio PINELLI, l'homme le plus cultivé de Corsea fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 07:00

 

Dans la vidéothèque poggiolaise, une vidéo est consacrée à... Soccia!

 

Plus exactement, cette paghiella, qui est peut-être la seule spécifique à la piève de Sorru in Sù, évoque "la partenza", le départ pour le service militaire d'un jeune de Soccia. Il passe par Saint Marcel et le village de Poggiolo avant d'embarquer pour le continent. 

 

Diana di l'Alba a effectué l'enregistrement en 2002. Les paroles originales et leur traduction en français sont ci-dessous. La vidéo a été réalisée en 2010 avec des photos et des morceaux de films réalisés par Michel Franceschetti.

 

Ses quatre strophes permettent de voir l'éloignement progressif du chanteur:

   - La première évoque Soccia et les quartiers de Lumbriccia et u paese.
   - La seconde est consacrée à Saint Marcel, à mi-chemin de Soccia et Poggiolo, là où se trouve une source et où a été maintenant placé un héliport pour les pompiers et secouristes.
    - Dans la troisième, le héros arrive à Poggiolo.
   - La quatrième est celle où il arrive au bateau qui l'emmène loin de sa terre familiale et de sa bien-aimée.

 

Voici le texte corse tel qu'il est publié par Wikipedia:

Addiu o Soccia
 
Addiu addiu o Soccia
L'umbriccia è lu paese
Addiu donne succese
Mi n'aghju da andà.
 
Quandu partu da A Soccia
Passu per San Marcellu
Faccia ti à lu purtellu
Per vede mi passà.
 
Quandu partu da A Soccia
Passu per U Pighjolu
Un ci hè chè Diu solu
Per pudè mi parà.
 
Quandu serò luntanu
Davanti à i bastimenti
Mi crepu da lu pientu
Sempre pinsendu à tè.



En voici une traduction française:

 Adieu Soccia
 
Adieu, adieu, Soccia,
Lumbriccia et u Paese,
Adieu, femmes socciaises,
Je n'ai qu'à m'en aller.
 
Quand je pars de Soccia,
En passant par Saint Marcel,
Mets-toi à la fenêtre
Pour me regarder passer.
 
Quand je pars de Soccia
Je passe par Poggiolo
Où il n'y a que Dieu seul
Qui pourrait m'en empêcher.
 
Quand je serai loin
Devant les bateaux,
Je meurs de mes plaintes
Toujours en pensant à toi.
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17 septembre 2025 3 17 /09 /septembre /2025 07:00

 

 

Il n'existe plus depuis 1989 et il est bien oublié mais le certificat d'études primaires était très important: institué en 1882, il marquait la fin de la scolarité primaire obligatoire voulue par Jules Ferry.

 

Le but des instituteurs était de faire réussir cet examen à leurs élèves. Le diplôme était un document important que l'on gardait avec soin dans les familles.

 

Il en a été ainsi de celui-ci:

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

Il fut décerné en 1893 par l'inspecteur d'Académie pour la session 1892 et confirme la réussite de Valère CECCALDI, né en 1879 à Poggiolo. La fiche 17 du dossier des Poggiolais en 14-18 donne les éléments biographiques essentiels de celui qui devint instituteur puis inspecteur des écoles de la ville de Paris.

 

Valère Ceccaldi adulte

Valère Ceccaldi adulte

 

Mais un élément important de ce diplôme est qu'il résulte d'une attestation de "la Commission cantonale de Guagno-les-Bains".

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

La station thermale était donc le lieu où étaient concentrés et examinés les résultats de l'examen pour l'ensemble des villages du canton (qui comprenait Guagno, Orto, Poggiolo et Soccia). Ce fait montre l'importance du hameau (dans lequel se trouvait une école jusqu'en 1965).

 

Ce diplôme de réussite au certificat d'études a été reproduit par Agnès CECCALDI dans l'excellent ouvrage qu'elle a consacré à ses ancêtres: "Ceccaldi et Bournazel, histoire de nos familles".

 

Guagno-les-Bains au centre  de l'école

 

Après une enquête minutieuse, elle a rassemblé dans 132 pages une documentation inédite dont elle a su présenter une synthèse intelligente. 

 

Pensez-y ! Pour que les racines familiales ne se perdent pas, faites le récit de vos familles. En même temps, vous trouverez des éléments qui peuvent servir à mieux connaître le passé du village.

 

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 07:00

 

Pont-à-Mousson est une cité lorraine où pratiquement personne ne doit connaître Poggiolo. Pourtant, elle est le lieu du décès d'un Poggiolais le 26 août 1870, voici exactement 155 ans.

 

Antoine-Laurent DEMARTINI vit le jour le 28 juillet 1850 à Poggiolo. Il était le quatrième des cinq fils de Domenico DEMARTINI, né en 1806 ou 1807 et mort en 1880, et de son épouse Madalena (1810-1871).

 

Engagé volontaire le 17 février 1869, il était soldat au 6e régiment de ligne de l'armée du Rhin. Il décéda, âgé de 20 ans, le 26 août 1870 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).

 

Cette ville fut l'objet de sévères combats de rues les 12 et 13 août avant d'être prise par les Allemands le 14. On peut supposer qu'Antoine-Laurent mourut dans le camp de prisonniers français installé dans cette ville, peut-être à la suite de blessures reçues les jours précédents.

 

Curieusement, son décès ne fut retranscrit sur le registre d'état-civil de Poggiolo que le 25 décembre 1871, soit plusieurs mois après la guerre. Retard dû à des difficultés de communications entre autorités françaises et allemandes?

 

Entrée des troupes allemandes à Pont-à-Mousson le 14 août 1870.

Entrée des troupes allemandes place du Roc à Pont-à-Mousson le 14 août 1870.

 

Cette guerre, comme toutes les guerres, plongea des Poggiolais dans le chagrin. Mais il fut plus grand dans la famille de Domenico et Madalena DEMARTINI dont deux enfants disparurent tragiquement en 1870. 

 

En effet, en août 1870, arriva au village l'annonce de la mort de François-Marie, qui était né en 1847, trois ans avant Antoine-Laurent. Lui aussi était militaire. "Premier canonnier à la 1ère batterie du régiment d'artillerie de marine et des colonies" (d'après le registre d'état-civil communal), il avait décédé le 27 juin 1870 à l'hôpital de Saïgon au Vietnam. 

 

Est-ce à cause de son chagrin que Madalena trépassa le 22 juin 1871 ?  La notification officielle du décès d'Antoine-Laurent n'était pas encore parvenue au village mais son silence depuis dix mois ne laissait plus d'espoir.

 

 

La guerre de 1870-1871 est bien oubliée alors qu'elle fut très meurtrière. Pourquoi ne pas ajouter une plaque aux Poggiolais tombés pendant ce conflit? Orto l'a fait depuis longtemps pour ses enfants.

 

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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 07:00

 

Un document ancien vient d'être ajouté à l'article précédent par Philippe PRINCE. 

 

Cliquer sur les images permet de les agrandir.

Un peu de Libbiu pour Murzu

 

Cette feuille non datée, mais très certainement de la fin du XIXe siècle, semble être un accord entre l'Etat et la commune de Murzu sur le partage de la forêt de Libbiu (Libio).

Un peu de Libbiu pour Murzu

 

Le village recevrait 322 hectares 80 ares, l'Etat gardant 1200 hectares 80 ares.
Un plan montre bien ce partage.

 

Un peu de Libbiu pour Murzu

La partie attribuée à la commune est coloriée en brun pâle. Pour bien la situer, attention à l'orientation de la carte: le nord, montré par une flèche, se trouve à droite de la feuille. Il faut lui faire opérer un quart de tour à gauche pour retrouver les points cardinaux dont on a l'habitude.

 

Un peu de Libbiu pour Murzu
Un peu de Libbiu pour Murzu

Les terrains étant alors intégrés à Murzu partent au nord du ruisseau de Riosecco, là où est désormais la limite officielle entre Pighjolu et Murzu. Ils suivent ensuite un arc de cercle depuis la Punta di Sirenese jusqu'à la Sposata.

 

Nos lecteurs auraient-ils d'autres documents sur ces accords de délimitations?

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4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 07:00

 

 Voici juste 160 ans, le 1er juin 1865, une bataille rangée entre habitants de Poggiolo et de Rosazia fut évitée de justesse. La cause en était la propriété et l'exploitation de Libbiu.

 

   La forêt de Libbiu avait autrefois un rôle économique important de par l'exploitation de ses arbres et de par l'élevage qui s'y pratiquait. Cette importance explique la poussée de fièvre qui, au XIXème siècle, opposa habitants de Poggiolo et de Rosazia.

 

   Après la création des communes par la Révolution Française, il fallut parfois du temps pour appliquer ce principe dans toute la Corse.

 

   Ce n'est qu'en 1835 qu'eut lieu la délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque et en partie encore utilisée par les cartes de l'IGN) mais la réclamation de Jean-Baptiste MARTINI entraîna un procès, premier épisode d'une opposition entre les deux villages sur l'attribution de ces terrains.

 

    En août 1863, le maire de Poggiolo Jean-Baptiste Etienne DEMARTINI (né en 1832 et décédé en 1897, maire de 1860 à 1867) se plaignit que les gens de Rosazia, mécontents du tracé intercommunal, aient, maire en tête, enclavé les terrains contestés derrière des clôtures qu'ils avaient édifiées.

 

    Le 1er juin 1865, l'escalade prit une tournure plus grave car les habitants de Rosazia mirent le feu à des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu. 

 

    Voici ce qu'écrivit le maire de Poggiolo dans sa lettre au Préfet de Corse le 2 juin,  lettre conservée aux Archives départementales d'Ajaccio:

    "Je suis obligé pour le troisième fois de vous écrire pour vous faire connaître la conduite tenue par M. le Maire de Rosazia. Le 1er du courant il s'est rendu à la tête de ses habitants dans la montagne de Libio, propriété qui appartient de temps immémorial aux particuliers de Poggiolo, et a mis le feu aux cabanes et aux bergeries des bergers de Poggiolo bâties en pierre qui y existaient depuis plus de cent années. Les pauvres bergers ont vu consumer sous leurs yeux leurs abris et même le peu de mobilier qu'ils y avaient. Cet acte barbare a irrité les habitants de ma commune. Pour contenir leur indignation, j'ai été obligé à inviter la gendarmerie de Guagno à se rendre sur les lieux du dégât le deux du mois de juin où plus de cinquante hommes de ma commune s'étaient rendu pour demander raison à M. le Maire de Rosazia qui s'y trouvait avec ses habitants."

 
Extrait de la lettre du maire de Poggiolo. Cliquez pour l'agrandir.

Extrait de la lettre du maire de Poggiolo. Cliquez pour l'agrandir.

   

  L'affrontement physique n'eut pas lieu et l'affaire retourna entre les mains de la justice. Mais ce fut long:

    En mai 1867, le tribunal d'Ajaccio donna gain de cause aux Poggiolais qui se plaignaient d'avoir à payer des impôts à Rosazia. Par là, les juges reconnaissaient que ces terrains étaient sur la commune de Poggiolo.

    La décision finale revint, en 1873, à la cour d'appel de Bastia qui fixa les limites de Libbiu entre les deux communes.

    Il fallut attendre décembre 1881 pour que le bornage fut réalisé.

 

   Sur cette carte, les lignes jaunes représentent les limites actuelles, désormais non contestées,  des communes. Sur les flancs du Ciarbellu (Cervellu), jusqu'au sommet, la forêt de Libbiu (Libio) est bien poggiolaise. Les conflits sont tout à fait apaisés.

 

La fièvre monte à Libbiu

Cet article reprend un texte publié le 26 septembre 2012.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

 

SAMEDI 17 JANVIER à 15 h

(Fête de Saint Antoine):

Messe à Guagno-les-Bains.

 

Vacances de février:

du samedi 14 février au lundi 2 mars.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.