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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 07:00

 

"Le premier devoir d'un grand peuple, comme d'une famille forte, est de s'aimer, et d'abord de s'aimer dans son passé, de s'honorer dans les morts"

Fustel de Coulanges (1830-1889)

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal de Poggiolo et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 07:00

 

Un pas important vient d'être franchi dans l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Vous trouverez ci-dessous l'article publié jeudi 18 décembre sur le site de Corse-Matin. 

Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : des pièces de la carlingue retrouvées à 2 500 mètres de profondeur

Par Jeanne-F. COLONNA

 

 

Les familles des victimes du crash qui a eu lieu le 11 septembre 1968, quelques minutes avant l'atterrissage de l'appareil à Nice, ont été convoquées par le juge d'instruction en charge des investigations qui les a informées des résultats des recherches sous-marines effectuées en octobre dernier. Il s'agit "d'une avancée majeure", estiment les avocats des parties civiles.

 

Une trentaine d'heures ont suffi à redonner espoir aux familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, tombée dans les eaux méditerranéennes le 11 septembre 1968.

À 2 300 mètres de profondeur, au large du cap d'Antibes, les militaires de la gendarmerie maritime de Méditerranée ont localisé l'épave de l'appareil disparu en mer il y a 57 ans. Les circonstances de ce drame font, aujourd'hui encore, l'objet d'investigations, menées par un juge d'instruction du tribunal judiciaire de Nice.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

 

Damien Martinelli, procureur de Nice, précise ainsi dans un communiqué envoyé à la presse : "Du 11 au 13 octobre 2025, sur une zone prédéfinie de 8 km2, sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches. Au terme d'une trentaine d'heures de plongée à 2 300 mètres de fond, cette opération a permis d'une part de détecter et identifier plusieurs débris de l'appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et, d'autre part, d'identifier deux probables réacteurs".

Ces investigations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte du chef de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Elles ont été "engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier", ajoute Damien Martinelli.

Des éléments de l'avion ont été identifiés

"La première mission, celle de la prise de photographies, s'est avérée particulièrement fructueuse. En effet, et à ce stade, de nombreuses pièces de la carlingue de l'avion ont été identifiées, de même, surtout, de la queue de l'avion et de ses réacteurs", réagissent les avocats de Mathieu et Louis Paoli, dont les parents ont péri ce 11 septembre 1968, et de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

Mais le chef du parquet niçois demeure mesuré : "Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d'une nouvelle campagne de prises de vues".

Du côté des parties civiles, on espère même remonter ces pièces à la surface, mais "reste à savoir si c'est techniquement possible, sans les détériorer", s'inquiètent les avocats. "Sous cloche ?", imagine Mathieu Paoli qui, pragmatique, souligne : "On a exploré le Titanic en haute mer, on doit pouvoir trouver une solution". 

Un missile de l'armée française tiré par erreur à l'origine du crash ?

Pourtant ce mercredi 17 décembre, lorsqu'il a été convoqué devant le juge d'instruction il ne s'attendait pas à une telle nouvelle. "Pour nous, les recherches n'avaient même pas commencé", confie-t-il.

"C'est une avancée majeure dans un drame qui a coûté la vie, il y a 57 ans, à 95 personnes. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin. Nous tenons à souligner le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge", saluent les trois avocats des parties civiles.

Pour rappel, l'hypothèse d'un missile, tiré sur la Caravelle par l'armée française, par erreur au cours d'un entraînement, demeure crédible pour les familles des victimes de ce crash qui rappellent, au passage, que certains éléments de l'enquête ont tout bonnement "disparu".

 

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9 décembre 2025 2 09 /12 /décembre /2025 07:00

 

Votée voici cent vingt ans, le 9 décembre 1905, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est invoquée très souvent dans une société inquiète. Elle sert de prétexte à ceux qui veulent combattre les progrès de l'islam radical tout comme à ceux qui veulent détruire l'identité chrétienne de la France.

 

UNE LAÏCITÉ DE COMBAT

Cette loi de séparation, qui établit en théorie la tolérance et l’indépendance de l’Etat par rapport aux religions, fut interprétée lors de son vote comme un instrument de combat de la République contre la religion catholique. Des députés radicaux l’avaient d’ailleurs conçue ainsi.

Mettant fin au Concordat signé en 1801 entre Napoléon BONAPARTE et PIE VII, qui subventionnait le culte, elle pouvait asphyxier financièrement l’Eglise de France. De nombreux chrétiens le ressentirent. Ayant le sentiment d’être attaqués dans leur foi la plus profonde, ils furent nombreux à s’opposer aux conséquences de la loi sur la laïcité.

 

La loi fut promulguée au «Journal Officiel» le 12 décembre 1905 pour entrer en application le 1er janvier 1906.

Son article 3 prévoyait de dresser un «inventaire descriptif et estimatif» des biens ecclésiastiques avant leur répartition à des associations cultuelles qui devaient être fondées ensuite. Une circulaire du Ministère des Finances publiée le 2 janvier ordonna aux fonctionnaires de procéder de façon approfondie, y compris en demandant l’ouverture des tabernacles.

«Dans les tabernacles, faut-il le rappeler, sont conservées les hosties consacrées qui contiennent, selon la doctrine catholique, la présence réelle du Christ: l’objet sacré par essence. (…) Toute la presse catholique s’enflamme, dénonçant cette menace de profanation. Elargissant la protestation, les journaux appellent au rejet des inventaires, présentés comme le prélude à la spoliation des biens de l’Eglise.» (Jean SÉVILLIA, «Quand les catholiques étaient hors la loi», Perrin, 2005, p. 197).

 

Les villages des Deux Sorru ne furent pas épargnés par cette agitation car, même dans les petits villages comme Poggiolo, le tabernacle est une partie richement décorée et à laquelle on tient particulièrement.

ancien tabernacle de l'église St Siméon

ancien tabernacle de l'église St Siméon

LA COLÈRE CONTRE LES INVENTAIRES

Plusieurs évêques et prêtres tentèrent l’apaisement. Ce fut l’attitude du Père Antoine-Louis OTTAVY, qui avait à la fois les fonctions de professeur au petit séminaire d’Ajaccio et de conseiller général républicain du canton de Soccia élu en 1901.

Mais le mal était fait. De nombreux croyants se mobilisèrent contre le sacrilège. Les premiers incidents se produisirent à Paris les 31 janvier et 1erfévrier

«Le peuple catholique se rebelle, laissant exploser sa colère contre les brimades incessantes que le pouvoir lui fait subir depuis plusieurs années» (Jean SÉVILLIA, op. cit. p. 205-206). 

 

Le sang coula dans plusieurs départements.

En Corse, les inventaires débutèrent à Bastia le 26 janvier et les incidents se succédèrent.

«Dans l’intérieur de l’île, les percepteurs, même escortés par la gendarmerie, ne peuvent le plus souvent instrumenter. Les opérations se déroulent toujours de la même façon. Au jour notifié, l’agent de l’Etat se présente devant l’église. Le curé, généralement assisté du conseil de fabrique, donne lecture d’une protestation et se retire dignement. Si le percepteur tente de pénétrer dans l’église, celle-ci est inabordable. Les hommes s’y opposent, avec violence s’il le faut; les femmes, barricadées à l’intérieur, chantent des cantiques et les cloches sonnent à toute volée. Pour éviter tout affrontement sérieux, le percepteur et son escorte se retirent. Quelques jours plus tard, à la suite d’un arrangement avec le curé, l’inventaire est annoncé comme ayant été effectué, alors qu’il n’est qu’une composition factice du curé» (François J. CASTA, «Le diocèse d’Ajaccio», ed. Beauchesne, 1974, p.222).

Il en fut ainsi dans les Deux-Sorru.

 

A SOCCIA

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : des inventaires difficiles (1/6)

 Cette photo montre la population socciaise rassemblée devant son église. On remarque bien les bâtons dont hommes en chapeau et femmes en fichu noir s’étaient armés pour défendre la porte du bâtiment.

Jean-Baptiste PAOLI, dans «Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud», décrit ce qui se passa  alors:

«Le percepteur chargé des opérations d’inventaire ne put instrumenter qu’escorté par la Gendarmerie qui se heurta à une vive résistance de la part aussi bien des hommes que des femmes, malgré la protestation du curé POLI, assisté du conseil de fabrique». 

Plus précisément, les témoins de l’inventaire furent Pierre Antoine MAINETTI, président du conseil de fabrique, et le forgeron Antoine Dominique OTTAVI.

Mais il n’y eut pas de violences comme, par exemple, à Ota où trois gendarmes furent blessés.

 

Les inventaires se déroulaient en pleine campagne électorale, les élections législatives ayant été fixées aux 6 et 20 mai. Sur les 510 prêtres de Corse, 250 firent activement campagne contre le gouvernement anticlérical. De l’autre côté, 160 religieux soutinrent, souvent discrètement, le candidat républicain. L’abbé OTTAVY, qui n’avait pas désavoué la loi de séparation, appuya ouvertement FORCIOLI, qui fut réélu député gauche radicale d’Ajaccio.

La majorité de gauche s’étant renforcée à la Chambre des Députés, la laïcité s’imposa.

 

 

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 07:00

 

 

   Ivan CHOUPIK et Nicolas IVANOFF sont deux artistes russes qui connurent une certaine célébrité après la première guerre mondiale, notamment en décorant des églises des Deux Sorru et des Deux Sevi.

 

   Tous deux arrivèrent en Corse à bord du "Rion", vieux paquebot chargé de 3.700 Russes blancs fuyant les communistes et qui arriva à Ajaccio le 15 mai 1921.

 

Le "Rion".

Le "Rion".

 

   Un article paru dans Corse-Matin lundi 3 novembre 2025 nous apprend qu'un troisième peintre russe débarqua du "Rion": Vladimir MESTCHERSKY. Au contraire des deux autres, il s'installa dans le Sud, à Propriano.

 

   D'après Cathy TERRAZZONI, qui reprend des éléments de la page Facebook Corsica Secreta, MESTCHERSKY "affirma ses talents de peintre dans ce bâtiment thermal de Baracci, ainsi qu'à Olmeto, dans l'église et chez quelques particuliers de Propriano."
 

   "A l'intérieur (de l'hôtel), les peintures des murs et des plafonds des salles et de la cage d'escalier ont été réalisées avec une grande délicatesse."

 

Le troisième artiste du "Rion"
Le troisième artiste du "Rion"

   La rédactrice de l'article ajoute que "les thermes, longtemps délaissés, ont bénéficié dernièrement d'une rénovation complète" et que "l'hôtel fait lui aussi régulièrement l'objet d'un vaste projet de réouverture".

 

   Dans les Deux Sorru, une autre station thermale attend sa réouverture.

Le troisième artiste du "Rion"
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 07:00
NOM : SIMEONI - PRÉNOM : MAX

 

NOM : SIMEONI - PRÉNOM : MAX  

Une vie au service de la Corse

 

Une coproduction France Télévisions, Télé Paese et Mareterraniu - Un film écrit et réalisé par Pierre Dottelonde - Produit par Paul Rognoni et Paul Antoine Simonpoli.
 
Diffusion vendredi 17 octobre 2025
à 21h40
sur Via Stella 
 
 
Son prénom et son visage nous sont moins familiers que ceux de son frère Edmond, l’« homme d’Aleria », et pourtant, Max Simeoni a joué un rôle majeur, si ce n’est le rôle principal, dans l’histoire du nationalisme corse depuis sa résurgence au seuil des années 60. 
 
Nom : Simeoni. Prénom : Max. Une vie au service de la Corse s’attache à retracer le parcours, l’œuvre et les combats de celui que beaucoup considèrent comme la figure tutélaire et le théoricien du nationalisme corse mais qui, on le mesurera tout au long du film, était également un stratège ainsi qu’un homme d’action et de terrain. En dévoilant le déroulement de cette vie consacrée à la Corse, il tente également de cerner la personnalité de Max Simeoni, les ressorts de sa prise de conscience puis de son engagement, ses rapports avec son frère Edmond ou ceux avec la composante radicale du mouvement nationaliste.
 
 
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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 07:00

 

Il y a quatre-vingts ans, les Poggiolais pouvaient se réjouir car l'un des leurs devenait conseiller général:

 

Le 23 septembre 1945, Martin PAOLI fut élu conseiller général du canton de Soccia  (qui comprenait alors Guagno, Orto, Poggiolo et Soccia).

 

Membre du parti socialiste SFIO, il succédait au docteur François ANTONINI, élu en 1933 sous l'étiquette "républicain de gauche", ce qui voulait alors dire "centre-droit".

 

Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit le 1er février 1903 à Poggiolo. Son père était un instituteur de valeur (voir l'article "Le bonheur d'enseigner")

 

Martin suivit son chemin dans l'enseignement. D'ailleurs, il obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.

 

Martin PAOLI devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département) présidé par le radical Paul GIACOBBI. 

 

Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.

 

Anniversaire d'une élection historique

 

Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.

Martin Paoli à droite avec Antunarellu à gauche.

Martin Paoli à droite avec Antunarellu à gauche.

 

Il décéda le 1er juin 1968. Depuis, aucun Poggiolais n'a été conseiller général ou départemental.

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 07:00

 

L'occupation à Aleria d'une cave viticole, les 21 et 22 août 1975, par un commando autonomiste dirigé par Edmond SIMEONI se termina par un affrontement armé faisant deux morts parmi les gendarmes (plus un autre à Bastia ensuite).

 

 

Edmond SIMEONI à Aleria (image INA)

Edmond SIMEONI à Aleria (image INA)

 

Cet événement qui déchira la torpeur de l'été marqua la radicalisation du nationalisme corse et entraîna en 1976 la création du FLNC (front de libération nationale de la Corse) qui appliqua des méthodes violentes.

 

Notre blog n'est pas un site politique. Il rappelle simplement un tournant important de l'histoire de la Corse, sur lequel les médias locaux mettent actuellement l'accent et sur lequel on peut encore réfléchir.

 

Edmond SIMEONI et Michel FRANCESCHETTI au salon du livre d'Ajaccio le 9 août 2016.

Edmond SIMEONI et Michel FRANCESCHETTI au salon du livre d'Ajaccio le 9 août 2016.

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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 07:00

 

Les deux récents articles consacrés aux cloches de l'église Saint Siméon ont été illustrés de vidéos tirées du corpus des archives animées consacrées à Poggiolo.

 

Elles ont été constituées à l'origine, voici 17 ans, par les films tournés en 8 mm qui étaient des souvenirs de vacances de Michel Franceschetti dans les années 1960. La genèse en est expliquée dans l'article "18 novembre: 3 ans de films poggiolais"). Puis, se sont ajoutés des reportages d'événements poggiolais. 

 

Cette vidéothèque existe à la fois sur Dailymotion (https://www.dailymotion.com/michelfran) avec 95 vidéos et sur Youtube (https://www.youtube.com/user/michelpog/videos) avec 54 films. Beaucoup se trouvent à la fois sur les deux chaînes. 

 

Afin de vous les faire connaître ou redécouvrir, une vidéo sera publiée et expliquée chaque semaine sur ce blog.

 

Catalogue de la version Youtube:

Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 07:00

 

Voici quatre-vingt-cinq ans, le 12 juin 1940, tombait le premier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale dont les noms se trouvent sur la plaque posée devant le monument aux morts de la commune.

Le premier des six il y a 85 ans

Pierre CANALE, né en 1917 à Guagno-les-Bains, était fils de François CANALE et Marie-Angèle COLONNA qui eurent deux autres fils et trois filles.

 

Il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA (régiment d'infanterie alpine).

 

Le 10 mai 1940, l'offensive allemande avait mis fin à la "drôle de guerre" et envahi la France. Contrairement à ce que l'on croit souvent, les troupe françaises résistèrent courageusement à cette offensive-éclair avant d'être submergées.

 

Au bout d'une semaine, le front s'était stabilisé, le temps que les Allemands rassemblent leurs forces. Le 5 juin, ils lancèrent un nouvel assaut contre les troupes françaises qui voulaient les empêcher de franchir la Marne, dernier obstacle important dans leur marche vers Paris. Les combats furent particulièrement violents à Nogent-L'Artaud, dans l'Aisne.

 

Durant la nuit du 11 au 12, exténués par une journée de combat sans répit sous une chaleur intense, ce sont les hommes du 144e régiment d’infanterie alpine, originaires de la Côte d’Azur, qui vont devoir défendre Nogent-l’Artaud.

 

Le 12 juin aux premières lueurs du jour, les ponts qui n’ont pas été détruits sont dynamités tandis que, vers 9h, les premières troupes allemandes paraissent sur les hauteurs dominant la Marne et les premiers obus s’abattent sur les positions françaises. Vers 11h, équipés de canots pneumatiques, les fantassins allemands réussissent à traverser la Marne et s’infiltrent dans les positions françaises vers Pavant et Nogent-l’Artaud. Débordées et par endroit encerclées, les troupes françaises tentent de défendre les rives de la Marne jusqu’en fin d’après-midi avant de se replier en combattant pied à pied dans la journée du 13 juin, mettant un point final à quatre semaines de combats intenses sur le sol axonais. Beaucoup d’hommes périrent au cours de ces combats, 

 

(historique publié sur le site du Conseil départemental de l'Aisne)

Le premier des six il y a 85 ans

 

Parmi ces soldats morts pour la France, se trouvait Pierre CANALE, tombé sur la colline de Pavant.

 

Il était nécessaire d'avoir une pensée pour lui.

 

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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 07:00

 

Le travail effectué par un groupe de Poggiolais le 2 juin 1905, voici 120 ans, fut minutieux et méticuleux. Il était important de ne pas se tromper car il fallait établir la liste des biens des églises du village.

 

L'atmosphère politique était alors particulièrement lourde. Depuis des années, la gauche républicaine luttait contre le Saint-Siège pour imposer la laïcité. Les députés débattaient de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui supprimerait le Concordat de 1801 (elle fut finalement votée le 9 décembre 1905).

 

En Corse, l'évêque Louis OLIVIERI était mort en 1903 et les querelles entre Paris et le Vatican empêchaient la nomination de son successeur. Le diocèse était administré par les vicaires généraux GUELFI et DESANTI qui, par peur des "spoliations" pouvant avoir lieu après la victoire des "laïcards", lancèrent une enquête diocésaine. Elle permettrait de dresser l'état des paroisses et d'inventorier leurs biens.

 

A Poggiolo, cette enquête fut effectuée par les membres de la fabrique (le conseil de gestion de la paroisse) qui dressèrent un "Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo au 2 juin 1905". Le document a été retrouvé par Xavier PAOLI dans les Archives Départementales à Ajaccio.

 

Il comprend quatre pages. La première est à en-tête de la "République Française, commune de Poggiolo, canton de Soccia", ce qui est normal puisque la séparation n'avait pas encore été décidée. 

 

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises

 

Trois pages sont occupées par la liste de ce que contenait Saint Siméon, la quatrième étant consacrée à Saint Roch. Les biens sont énumérés sur 111 lignes (87 pour St Siméon, 24 pour St Roch) et concernent tout ce qui se trouvait dans les églises, aussi bien les statues que les bancs, les surplis, les clochettes ou les bouquets de fleurs. Il est à remarquer que, à la page 1, le mot "autel" est orthographié huit fois "hôtel" ! Mais, page 3, il est noté une "croix d'autel" sans erreur.

 

En face de chaque objet, on a sa situation, c'est-à-dire dans quelle partie des bâtiments il se trouve. Sa valeur approximative est inscrite. On aboutit à un total de 1.285,95 francs (1.095,20 à St Siméon et 190,75 à St Roch), ce qui pourrait correspondre à 3.460 euros.

 

Une dernière colonne donne l'origine de l'objet. La majorité a été achetée par la fabrique mais 25 viennent de dons de fidèles et 6 de curés. Les dates sont chaque fois inscrites.

 

Un cas particulier est celui des fonts baptismaux qui, d'après ce document, auraient été donnés par l'évêque de Sagone en 1644. Or, cette date et le fait qu'il y ait eu un don ont été mis en doute par Xavier PAOLI (voir l'article "Le cadeau de l'évêque").

 

L'inventaire de termine par les six signatures des membres du conseil de fabrique de Poggiolo. On y retrouve DESANTI, FRANCESCHETTI, PASQUALINI, mais les trois autres sont illisibles.

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises

 

Grâce à ce document, nous connaissons l'état exact de ce que contenaient nos églises en 1905.

 

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

 

Vacances de février:

du samedi 14 février au lundi 2 mars.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.