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26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 07:00
Cent vingt-cinquième anniversaire d'une annulation

 

   Les élections municipales de cette année se sont déroulées sans incident. Il n'en a pas toujours été ainsi. 

 

   Voici exactement 125 ans, le Conseil d'Etat annulait les élections de Poggiolo.

 

   Les inscriptions sur les listes électorales ont une importance fondamentale et conditionnent souvent le résultat final. Elles ont toujours dû répondre à certains critères fixés par la loi.

 

   Mais, au moins une fois, un maire de Poggiolo préféra choisir seul qui pourrait avoir le droit de voter. La protestation contre cette façon de procéder alla loin, jusqu’au Conseil d’Etat. L’affaire est même devenue un cas d’école cité dans les recueils juridiques.

 

   Le 26 juillet 1901, la plus haute instance juridique française annula les élections municipales précédentes car le maire de Poggiolo avait ajouté des noms de sa propre initiative, hors de la présence de la commission prévue par la loi.

Extrait de la page 341 du Répertoire administratif des maires et des conseillers municipaux » par A. TAULIER (Grenoble, janvier 1903).  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6371018v/f3.image.r=poggiolo.langFR

Extrait de la page 341 du Répertoire administratif des maires et des conseillers municipaux » par A. TAULIER (Grenoble, janvier 1903). http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6371018v/f3.image.r=poggiolo.langFR

   A la suite de cette affaire, Jean Noël CECCALDI (1850-1925), maire de Poggiolo depuis 1894, céda la place, en décembre 1901, à son ancien adjoint, Pascal Antoine MARTINI, qui dirigea la commune jusqu’en 1912.

 

  Une méthode exagérée avait été sanctionnée.

 

  Mais tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps…

 

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30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 07:00

 

   Des avions ont à diverses époques survolé Poggiolo pour prendre des photos du village (voir ICI ou ICI).

 

   Maintenant, des drones sont utilisés (voir ICI).

 

   Mais quel fut le premier avion à survoler l'endroit? La photo suivante pourrait donner une réponse.

 

L'avion qui qui n'a pas survolé Poggiolo

 

   Sur cette image de couleur sépia, l'aéroplane est un modèle d'avant 1914. Serait-ce donc le premier vol au-dessus de Poggiolo?

 

   Pas du tout car tout cela n'est qu'un montage. Le paysage est une photo de Nicolas MARTINI. En agrandissant, on peut trouver des constructions qui n'existaient pas il y a un siècle. L'avion a été collé par-dessus, ce que l'on devine en voyant que le ciel qui l'entoure a une teinte différente du reste.

 

   Donc, pas du tout un document historique. On aurait pu se tromper alors que ce montage est très artisanal. Il sera bien plus difficile de démêler le vrai du faux avec l'utilisation de l'Intelligence Artificielle.

 

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12 juin 2026 5 12 /06 /juin /2026 07:00

 

La cérémonie qui s'est tenue à Orto le 7 juin pour la Fête-Dieu peut paraître un peu bizarre car la tradition a un peu disparu dans notre canton. Pourtant, elle était très importante autrefois, par exemple en 1956, voici soixante-dix ans. Un article paru sur ce blog le 7 juin 2023 le rappelait.

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Les Corses d'autrefois se rassemblaient souvent à l'occasion de cérémonies religieuses et les insignes cultuels étaient respectés. Il en était ainsi surtout à la Fête-Dieu qui était l'occasion de faire sortir de l'église des objets particulièrement précieux. 

 

Qui connait la Fête-Dieu maintenant?

 

Instituée en 1264 par le pape Urbain IV et nommée également Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement, elle a lieu en principe le jeudi qui suit la Sainte Trinité, soit soixante jours après Pâques. Pour des raisons pratiques, on la repousse au dimanche suivant. 

 

Elle eut une grande popularité, d'autant plus qu'elle se manifestait en se déroulant sur la voie publique et avec un grand décorum. L'eucharistie devait être portée en cortège solennel dans les rues et les chemins pour les sanctifier et les bénir.

 

La photo ci-dessous, prise par Marie-Louise MARTINI et se trouvant dans le Fonds Saveriu PAOLI, le montre bien.

 

Cliquez sur la photo pour  l'agrandir.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

On reconnait immédiatement que la scène se situe sur le côté gauche de la chapelle St Roch.

 

A gauche, un prêtre tient avec ses deux mains l'ostensoir qui contient le corps du Christ sous la forme de l'hostie consacrée. Un abri est constitué par un dais formé d'un baldaquin mobile à quatre hampes tenues par quatre paroissiens.

 

Tout à fait à droite, des enfants de chœur en aube blanche, dont un balance l'encensoir, ouvrent la procession. Ils viennent de franchir la rigole qui était alors à ciel ouvert.

 

Au centre, des enfants et une adulte ont des corbeilles. Ils y puisent des pétales de rose  qui sont jetés sur le sol où marche l'ecclésiastique. On les voit très bien juste devant ses pieds.

 

Cette scène date de 1956, nous a affirmé un des participants.

 

Justement, qui sont-ils?

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Le prêtre qui tient l'ostensoir est Jacques Antoine MARTINI, dit "prête Ghjacumu".

 

Il était né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y décéda le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. Paul MILLELIRI devint curé de Poggiolo et Soccia quelques mois après.

 

Au centre, au premier plan, se distingue très bien un jeune garçon qui est en train de prendre des pétales dans son panier: c'est Jean-Marc TRAMINI.

 

Les autres participants toujours vivants de cette procession sont: 

- Germaine SICCHI (la fille avec le bandeau dans les cheveux)

- Noël SICCHI (l'enfant de chœur qui tient l'encensoir)

- Jean-Marie PASSONI (l'enfant de chœur le plus à droite).

 

Parmi les adultes, certains de nos lecteurs reconnaîtront plus ou moins facilement:

Toussainte PINELLI, Achille SICCHI, Ange MERCURI, Agathe PINELLI, Lulu NIVAGGIOLI, Noelline SICCHI, Angèle MARTINI (Angiulucci)...

 

Dans les archives de Saveriu PAOLI, cette photo est accompagnée de deux autres:

 

 -une prise juste avant, qui permet de voir que "Tatanella" participait au jet de pétales

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

- une autre prise juste après, devant la porte de la chapelle, qui montre que Guy TRAMINI, à droite, avait le même rôle (et le même habillement) que son frère Jean-Marc, à gauche.

Tous deux, ainsi que Germaine, semblent écouter les observations que leur fait Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994).

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Rosine n'est pas habillée suivant la tradition corse. Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille, comme toutes les femmes de l'époque qui devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu. 

 

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

Des images d'il y a 70 ans ou d'il y a plusieurs siècles?

 

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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 07:00

 

   Parmi les photos de Poggiolo vu d'avion, il en existe au moins une qui fut prise par des Poggiolais.

  Cliquez pour l'agrandir.

 

Il y a quarante ans, quand Joël et Hervé survolèrent Poggiolo

 

   Ce cliché a été pris par Joël CALDERONI.

 

   Il était alors passager d'un petit avion à hélice piloté par Hervé OULIÉ. Ce dernier avait réussi le test du brevet de pilote privé le 30 mai 1983 et il proposait à des copains de faire un tour dans les airs à partir de l'aéro-club d'Ajaccio. Ni Joël, ni Hervé ne se souviennent de la date exacte de cette promenade mais la date du brevet donne un ordre d'idée: il y a une quarantaine d'années.

 

   On peut comparer cette image avec celles de 1957 publiées dans des articles différents pour se rendre compte que l'espace cultivé avait bien diminué mais que les terrains en terrasses étaient encore bien visibles. Quant aux piscines si nombreuses aujourd'hui, elles n'apparaissaient pas.

 

   Merci aux aviateurs!

 

 

Il y a quarante ans, quand Joël et Hervé survolèrent Poggiolo
Il y a quarante ans, quand Joël et Hervé survolèrent Poggiolo
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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 18:04

 

Le nom du Poggiolais Oscar Rosembly est devenu indissolublement lié à celui de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline à la suite des polémiques qui ont entouré voici cinq ans la réapparition de manuscrits perdus. Emmanuel Pierrat, qui a été l'avocat du journaliste qui les a retrouvés, est revenu sur cette affairerons d'une conférence organisée le 16 mai à Bastia.

 

Voici le texte de l'article signé Pierre Gianelli paru dans Corse-Matin le 17 sous le titre "Louis-Ferdinand Céline, la Corse et un Poggiolais accusé à tort" et qui est intitulé dans sa version internet "Comment la Corse s'est retrouvée mêlée à l'affaire des manuscrits disparus de Céline".

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Cinq ans après la réapparition des manuscrits perdus du sulfureux Louis-Ferdinand Céline, l'avocat Emmanuel Pierrat, qui a tenu les 6 000 feuillets entre les mains et défendu le journaliste qui les détenait, était hier l'invité de l'association Musanostra à Bastia. Retour sur cette extraordinaire aventure littéraire et sur le rôle, très relatif, de la Corse dans cette histoire.

Six mille feuillets de Louis-Ferdinand Céline. Quatre romans inédits. Le manuscrit complet de Mort à crédit. Des pinces à linge de Lucette, son épouse, pour tenir les chapitres ensemble. Quand Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle, a ouvert les deux valises que Jean-Pierre Thibaudat, ancien journaliste culture à Libération, a posées dans son bureau en juin 2020, quelque chose a basculé. "J'ai eu l'émotion de ma vie, partage-t-il avec vivacité. Je me disais : je suis le troisième lecteur. Il y a Céline, Thibaudat et moi !"

Samedi, place Vattelapesca à Bastia, devant une trentaine de personnes captivées, il est venu raconter comment la Corse s'était retrouvée au cœur de cette histoire ; et pourquoi elle n'y était pour presque rien.

Quand Le Monde révèle la découverte en août 2021, une piste s'impose d'emblée dans le monde des céliniens. Elle mène à Oscar Rosembly, né à Poggiolo le 4 avril 1909, dans les Deux-Sorru. Un personnage hors norme : tour à tour employé de tuyauterie, journaliste pour le très droitier hebdomadaire Gringoire, et finalement comptable de Céline à Montmartre — que l'écrivain croyait juif à cause de son nom, et à qui il confiait ses comptes pour cette raison…

La piste corse incarnée par Oscar Rosembly

À la Libération, Oscar Rosembly réapparaît en faux lieutenant des Forces françaises de l'Intérieur et perquisitionne plusieurs appartements de collabos en fuite, dont celui de Céline. Il sera arrêté, incarcéré à Fresnes. Céline l'accusera nommément sa vie durant d'être à l'origine de la disparition de ses manuscrits. Rosembly mourra à Ajaccio en 1990, après une existence digne d'un roman — on lui prête même un épisode de gourou en Californie, et les habitants de Poggiolo se souviennent de "cet original qui méditait pieds nus dans la montagne et se baignait nu dans la fontaine du village".

Sa fille Marie-Luce vivait à Corte. Le biographe Émile Brami avait passé des années à lui téléphoner chaque semaine, convaincu qu'elle détenait des manuscrits dans la maison du maquis familiale. "Elle lui avait parlé de Casse-pipe, de La Volonté du roi Krogold. Puis avait annulé chaque rendez-vous au dernier moment", explique Emmanuel Pierrat.

 
Les feuillets manuscrits retrouvés de Céline, tenus par les pinces à linge de son épouse Lucette.
Les feuillets manuscrits retrouvés de Céline, tenus par les pinces à linge de son épouse Lucette. EMMANUEL PIERRAT

Marie-Luce Rosembly s'est éteinte à Corte en novembre 2020. Pour l'avocat, le verdict est sans appel : "La piste corse, elle existe, mais pour quelques feuillets de rien. C'est du flan au sens scientifique et sérieux. Elle n'avait pas les manuscrits, sûrement trois bouts de feuillet et des lettres entre son père et Céline. C'était une vieille dame dont plus personne ne s'occupait, je ne la blâme pas."

Un résistant et une caisse en bois

Mais alors, d'où provenaient les 6 000 feuillets ? La vraie histoire commence avec Yvon Morandat, préfet résistant qui démissionne le jour même du vote des pleins pouvoirs à Pétain, prend le maquis, rejoint de Gaulle à Londres et rentre dans Paris libéré aux côtés de Leclerc. Logé provisoirement dans l'appartement de Céline réquisitionné comme bien de collabo, il découvre les manuscrits éparpillés et les range dans une caisse en bois.

"En 1951, il tente de les rendre à Céline. L'écrivain l'accueille en l'insultant, persuadé qu'on veut lui soutirer de l'argent, rembobine Emmanuel Pierrat. Morandat repart et dit à sa femme : Moi vivant, jamais je ne reviendrai me faire engueuler parce que j'ai sauvé ces manuscrits. On attendra que lui et sa femme meurent." Et d'ajouter : "Avant de décéder, Yvon Morandat avait confié les feuillets à Jean-Pierre Thibaudat, fils de résistants, avec une seule consigne : rien ne sort avant la mort de Lucette." Ironie du sort ou pas, Lucette Destouches mourra à 107 ans, en 2019.

Quelques mois plus tard, le confinement aura eu du bon : il a permis à Thibaudat de boucler neuf ans de déchiffrage et de classification. À la réouverture des tribunaux, en juin 2020, il frappait à la porte d'Emmanuel Pierrat avec deux valises de quarante kilos.

Dans les deux bagages : quatre romans inédits dont Guerre et Londres désormais publiés chez Gallimard, le manuscrit complet de Mort à crédit avec des chapitres inconnus, des lettres d'amoureuses… Et ce que le conférencier du jour appelle le "dossier juif" : cinq cents pages de textes hitlériens traduits en français, sources directes des pamphlets antisémites. La valeur totale estimée ? "Quarante millions d'euros, selon les experts."

Dans cinq ans, Céline appartiendra au domaine public

L'épilogue judiciaire a eu lui aussi sa touche insulaire. Les ayants droit de Céline — l'avocat François Gibault, auteur de la biographie de référence de l'écrivain, et Véronique Chovin, ancienne élève de danse de Lucette devenue son amie inséparable — refusent de croire à la version apportée par Emmanuel Pierrat. Pour eux, les manuscrits viennent forcément de Corse, Thibaudat est un receleur, et la remise des feuillets n'est qu'une manœuvre. Ils portent donc plainte pour recel.

 
Une trentaine de curieux étaient réunis hier place Vattelapesca à Bastia pour écouter Emmanuel Pierrat sur l'Affaire Céline.
Une trentaine de curieux étaient réunis hier place Vattelapesca à Bastia pour écouter Emmanuel Pierrat sur l'Affaire Céline.PIERRE GIANELLI

La brigade des biens culturels reconstitue alors les déplacements de Jean-Pierre Thibaudat par bornage téléphonique et dresse une carte couverte de flèches : Roubaix, Bastia, Ajaccio, Nice, Toulon… Un réseau de complices évident ! "Ils n'ont pas compris qu'il allait au théâtre, couvrait les avant-premières dans toute la France, rentrait à Paris le lendemain et écrivait dans Mediapart", raconte Pierrat, hilare. La plainte sera classée. Les manuscrits sont désormais à la Bibliothèque nationale.

En 2031, l'œuvre de Céline tombera dans le domaine public et avec elle, la question que Pierrat pose depuis le début : peut-on lire un génie qui fut une ordure ? "On peut reconnaître l'un des plus grands écrivains du XXe siècle et penser que c'est le plus immonde salaud." Pour lui, la réponse est dans l'encadrement : publier les pamphlets antisémites, y compris le dossier juif, mais avec un "apparat critique solide, des historiens, une préface qui prévient plutôt qu'elle ne censure". "On ne cache pas les choses comme des pots de confiture. On publie, on explique, on prévient", conclut Emmanuel Pierrat.

Oscar Rosembly fait toujours parler de lui
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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 07:00
Les 50 ans du FLNC dans "Corse-Matin"

 

   Un demi-siècle déjà! Le 5 mai 1976, de nombreux attentats en Corse, à Marseille et à Nice marquaient la création du Front de Libération Nationale de la Corse.

 

   L'histoire du FLNC, ce mouvement qui a longtemps marqué la vie insulaire, est le thème du hors-série de 32 pages que vient de publier le quotidien Corse-Matin. Il est en vente dans les kiosques de l'île mais peut également être obtenu par voie postale en s'adressant au journal.

 

   On lira ci-dessous avec profit le texte d'Aurélie ROSSIGNOL, directrice de la rédaction, qui explique les raisons de cette publication exceptionnelle.

 

Les 50 ans du FLNC dans "Corse-Matin"
Les 50 ans du FLNC dans "Corse-Matin"
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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 07:00

 

   Une autre photo de la série trouvée par KLAPE aux Archives Nationales montre mieux la partie basse de Poggiolo. Cliquez sur elle pour l'agrandir.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (4/5: les cultures d'en bas)
« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

   Elle montre que plusieurs maisons actuelles n'existaient pas encore en 1957, notamment la mairie.

 

   Elle permet surtout de voir des terrains cultivés près de la route venant de Guagno-les-Bains. Ici, ce n'est pas la vigne comme à Covita mais les arbres fruitiers et les légumes.

 

   Sur une photo aérienne de l'IGN prise entre 1950 et 1965, ces cultures sont bien ordonnées. 
 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (4/5: les cultures d'en bas)

  

   Evidemment, comme en haut du village, cette partie est maintenant envahie par le maquis mais pas totalement car elle est proche des maisons. Voyez ce cliché de 2024.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (4/5: les cultures d'en bas)
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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 07:00

 

Parmi les quatre photos datant certainement de 1957 qui ont été trouvées par KLAPE aux Archives Nationales, en voici une qui montre pratiquement toutes les maisons de Poggiolo.

 

Elle peut être agrandie par un simple "clic".

 

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

Chaque Poggiolais peut y chercher sa maison de famille et se rendre compte si elle a changé depuis soixante-dix ans. 

 

Au centre de l'image, on retrouve le monument aux morts voisinant avec la croix du Lucciu.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

L'endroit, où se déroulent les cérémonies du 11 novembre, est connu mais, en 1957, la croix était en bois et non pas en béton comme aujourd'hui.

 

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

Quand cette croix a-t-elle pris l'aspect que l'on connaît aujourd'hui?

 

Bien sûr, les photos et cartes postales d'entre les deux guerres mondiales montrent bien cet insigne religieux.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

La tradition prétend que la croix aurait été plantée par le Père ALBINI quand il vint prêcher en 1837. Mais rien ne prouve cette assertion.

 

Comme nous n'avons pas de photo montrant cet endroit du Lucciu avant l'érection du monument aux morts, il est impossible de savoir avec exactitude la date de son installation.

 

Pour la date de son passage du bois au ciment, nous avions peu de documents, comme la photo ci-dessous.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

Datant de l'été 1947, elle montre un groupe de jeunes gens revenant de la fontaine avec Jean-Martin FRANCESCHETTI portant un seau. Elle était la seule, à notre connaissance, à montrer la croix dans son état d'origine après la seconde guerre mondiale. La photo transmise par KLAPE permet d'avancer de dix ans: la croix n'avait pas bougé.

 

Or, sur des photos des alentours de 1965, la croix n'est plus en bois. La transformation a donc eu lieu entre 1957 et 1965.

 

NOS LECTEURS POURRAIENT-ILS NOUS AIDER À TROUVER PLUS DE PRÉCISIONS?

 

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25 avril 2026 6 25 /04 /avril /2026 07:00

 

Avant les drones, des photos aériennes étaient effectuées par des avions passant à basse altitude.

 

Ainsi, la société LAPIE (Les Applications Photographiques d'Industrie et d’Édition), créée en 1948 et établie à Saint-Maur-des-Fossés dans la Seine, a édité et commercialisé en cartes postales des vues aériennes obliques de tout le territoire français, avant d'être mise en redressement judiciaire en mars 1965.

 

Son fonds d'images a été acquis par les Archives nationales et est conservé à Pierrefitte-sur-Seine.

 

Le photographe socciais Antoine MANGIAVACCA, connu sous le nom de KLAPE, a récemment consulté ces archives concernant le canton. Il en a trouvé: 4 pour Poggiolo, 2 pour Orto, 2 pour Soccia, une dizaine pour Vicu, aucune pour Guagnu-les-Bains et 3 pour Guagnu.

 

Ces photos montrent l'aspect de nos villages il y a près de 70 ans et nous donnent beaucoup de renseignements sur leur histoire. Nous nous occuperons seulement des quatre photos de Poggiolo.

 

Voici la première.

 

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

Au premier plan, on peut reconnaître la maison de Germaine, Pierrot et Marie. Devant elle, plusieurs personnes regardent l'avion qui passe en rase-mottes. Leurs vêtements légers et la lumière montrent que la vue a été prise à la belle saison (printemps? été?). Sur le côté gauche de sa façade, une enseigne est accrochée avec le nom de "Café de la Liberté".

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (1/5: le café, le crépi et la SIMCA)

 

Cette maison, construite en 1931, fut un débit de boissons actif jusqu'à la fin des années 1950. A l'origine, le bar était au rez-de-chaussée, au niveau de la route. Il fut déplacé à la hauteur de la terrasse quand le bas devint un garage pour voitures à essence. L'enseigne subsista plusieurs années après la fin de son exploitation. Mais sous le toit de la terrasse, on croit pouvoir distinguer des tables attendant des consommateurs.

 

Etat actuel de la maison.

Etat actuel de la maison.

 

Nous avons ainsi une idée de l'époque de ce cliché mais peut-on être plus précis?

 

Derrière la première maison, une autre est alors en réfection comme le montre un grand échafaudage. Il s'agit de la maison FRANCESCHETTI où habitent actuellement Bernard et Marie-Claude. 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (1/5: le café, le crépi et la SIMCA)

 

Cette maison, construite en 1899 par Jean-Martin DESANTI, était enduite à la chaux dès l'origine. Or, un film de famille réalisé pendant l'été 1952 montre que cet enduit était alors très dégradé. La photo date donc de peu après cette année, quand était en cours le crépissage au ciment. La chaux fut détrônée en Corse par le ciment dans les années 50.

 

Un élément permet d'autres précisions: la voiture. 

 

Devant le Café, une automobile était en train de passer. Une demande faite par Catherine CAO auprès de Gemini, l'IA de Google, l'identifie comme une SIMCA Aronde "Châtelaine" dont le premier modèle sortit fin 1953. Mais, vu la calandre et les pare-chocs, on voit ici la version construite entre 1954 et 1956.

 

En conclusion, cette vue de Poggiolo date vraisemblablement de l'été 1956 ou 1957.

 

L'examen de cette photo n'est pas terminé. Le prochain article montrera d'autres points intéressants.

 

A suivre.

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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 07:00

 

"Le premier devoir d'un grand peuple, comme d'une famille forte, est de s'aimer, et d'abord de s'aimer dans son passé, de s'honorer dans les morts"

Fustel de Coulanges (1830-1889)

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal de Poggiolo et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.