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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 18:00

D'une certaine façon, l'année 1931 s'est terminée comme commence l'année 2021: par un couvre-feu et une forte limitation des déplacements.

 

Il y a presque quatre-vingt-dix ans, le 13 novembre 1931, les journaux publiaient le communiqué officiel suivant émanant des autorités gouvernementales françaises:

 

"Le Petit Provençal" 13 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 13 novembre 1931.

 

Transcription du texte de l'article:

"Si l'état de siège n'a point été proclamé, comme on l'a dit, la circulation des habitants et des automobiles est, du moins, strictement réglementée. A 21 heures, dans les villages de Sari-d'Orcino, domaine de Spada; de Guagno et de Vico, domaine de Caviglioli, au Nord d'Ajaccio; de Guitera, où opérait Bornéa, et Palneca, où opérait Bartoli, à l'Est du chef-lieu, tout le monde doit avoir regagné son habitation.

    Quant à la circulation des automobiles, elle est plus rigoureusement encore réglementée. Ne peuvent franchir les postes de gardes, installés sur toutes les routes, que les automobilistes dûment autorisés. Les consignes, données aux gardes, sont extrêmement sévères. En aucun cas, un garde ne peut circuler seul et tous doivent être constamment armés. Dans les secteurs où les bandits se sont réfugiés, gardes et gendarmes ont l'ordre de tirer sur toute personne qui ne s'arrêterait pas à la première sommation. Telle est la rigueur des consignes."

 

A partir de ce 12 novembre 1931, tous les habitants de Sari d'Orcino, de Guagno et de Vico étaient confinés à 21 heures. Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia et Orto étaient également concernés. En complément de ce couvre-feu, un contrôle strict (on ne disait pas encore "drastique") de la circulation automobile était institué.

 

Quelle était l'épidémie à combattre?

 

Maladie qui empoisonnait la Corse depuis longtemps, le banditisme avait connu une puissante poussée en 1931, illustrée par l'attaque le 17 août des hôtels de Guagno-les-Bains par la bande de François CAVIGLIOLI. Un curiste avait été tué. Le 2 novembre, une bataille rangée entre gendarmes et bandits à Balogna avait fait trois morts et trois blessés.

 

Le gouvernement dirigé par Pierre LAVAL envoya, selon un plan en fait élaboré depuis de nombreux mois, une armée de près de 600 gardes mobiles, avec auto-mitrailleuses et équipement de campagne, ... ainsi que de nombreux journlistes.

 

Paru dans "Le Petit Provençal" du 15 novembre 1931.

Paru dans "Le Petit Provençal" du 15 novembre 1931.

 

Débarquées le 8 novembre, les forces de l'ordre se concentrèrent sur le foyer d'infection le plus important (on ne disait pas alors "cluster"), c'est-à-dire les Deux Sorru, les Deux Sevi, la Cinarca et le Cruzzini.

"Le Petit Parisien" 11 novembre 1931.

"Le Petit Parisien" 11 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 11 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 11 novembre 1931.

 

Cette "épuration du maquis" dura pratiquement un mois. Le récit quotidien en a été donné sur ce blog à partir de trois journaux continentaux de l'époque (Le Petit Provençal, L'Humanité et l'Action Française) dans une série de 40 articles parus à partir du 3 novembre 2011.

 

 

Vous pouvez les lire l'un après l'autre à partir de celui intitulé:

LES 80 ANS DE L'ÉPURATION DU MAQUIS. Explications et méthodologie

 

Vous pouvez également suivre le lien L'épuration du maquis mais les articles y apparaissent dans l'ordre chronologique inverse.

 

Nous reviendrons plus tard sur ce fait majeur de l'histoire corse du XXe siècle.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 17:53

 

Parmi les Poggiolais qui se battirent très loin de leur village, la palme revient à Jean-Noël Martini (1891-1965), dit «Natale Prete», qui alla vers l’Orient le plus extrême.

 

Si Jean Charles FRANCESCHETTI avait participé à l'expédition de Pékin en 1900, Jean-Noël fut envoyé au fin fond de la Sibérie en 1918.

 

Pourtant, Jean-Noël faillit ne jamais revêtir l'uniforme. Fils de Jean Toussaint Martini et son épouse Marie DESANTI, il naquit le 1er mars 1891 mais le registre d'état-civil de Poggiolo n'en porte pas de trace à cette date-là. Oubli des parents ou du maire de l'époque, Pierre MARTINI?

 

L'erreur fut découverte au moment du conseil de révision et il fallut un jugement du tribunal civil de première instance d'Ajaccio en date du 27 avril 1912 pour rendre la date de naissance officielle.

 

Une telle mésaventure (déclaration de naissance non transcrite et décision judiciaire) était arrivée en 1877 à Antoine François FRANCESCHETTI, qui fut ensuite le militaire le plus gradé et le plus décoré des militaires poggiolais morts pendant la guerre de 1914-1918. Voir l'article Les surprises de l'état-civil: le capitaine a failli ne pas exister (1/3)

 

Jean-Noël MARTINI est le numéro 14 de cette photo de l'école de Poggiolo en 1900. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Jean-Noël MARTINI est le numéro 14 de cette photo de l'école de Poggiolo en 1900. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

Incorporé dans les chasseurs à pied, Jean-Noël MARTINI s'engagea en 1913 dans le 23e RIC (régiment d'infanterie coloniale). En avril 1914, il fut envoyé au Tonkin. C'est là qu'il se trouvait au moment de la déclaration de guerre. Il y resta pour des opérations de maintien de l'ordre et fut même blessé par balle à l'épaule droite le 6 octobre 1917, ce qui lui valut une citation. Cette blessure le fit souffrir toute sa vie.

 

Il fut désigné pour faire partie du bataillon colonial sibérien (BCS) constitué le 14 juillet 1918. Le BCS fut envoyé à l'extrémité Est de l'ancien empire russe, officiellement pour aider à l'évacuation de la Légion Tchèque (volontaires armés tchèques et slovaques ayant combattu du côté des puissances alliées) et pour empêcher les Allemands de mettre la main sur le matériel de guerre livré à la Russie avant la révolution communiste d'octobre 1917. En réalité, il s'agissait d'arrêter l'avancée des bolcheviks.

 

Débarquement des troupes coloniales françaises à Vladivostok en août 1918. Site Revue Méthode (http://www.revuemethode.org/sf021725.html)

Débarquement des troupes coloniales françaises à Vladivostok en août 1918. Site Revue Méthode (http://www.revuemethode.org/sf021725.html)

 

Le détachement français avait un effectif de 1140 hommes, puisés dans les troupes d’Indochine dont le 16e RIC auquel appartenait alors Jean-Noël MARTINI. Le BCS débarqua à Vladivostok le 9 août, puis, suivant la voie de chemin de fer du Transsibérien, appuyé par les Tchèques et les Japonais, il traversa toute la Sibérie vers l’Ouest jusqu’à 400 kilomètres de Kazan.

 

Dans le froid hivernal, il s’installa à Tchélianbinsk le 1er janvier 1919 et eut comme mission d’escorter des convois ferroviaires et d’instruire des Russes blancs (les contre-révolutionnaires) dans l’Oural (à Perm et à Ekaterinbourg).

 

Carte Encyclopédie Larousse

Carte Encyclopédie Larousse

Sur cette carte de la Russie actuelle, les villes citées sont entourées de jaune et le trajet approximatif du Transibérien est en rose.

Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

 

 

La première guerre mondiale était officiellement terminée depuis le 11 novembre 1918 mais notre Poggiolais et le BCS se trouvaient impliqués dans un des 27 conflits violents comptabilisés entre 1917 et 1923 par l’historien Robert Gerwarth (« Les Vaincus », Seuil, 2017).

 

L’armée rouge bolchévique attaqua et battit les troupes blanches en juillet 1919. Les Français durent battre en retraite pour revenir à Vladivostok le 14 septembre. Jean-Noël, qui avait été blessé lors de l’avancée de 1918, fut de nouveau blessé et dut être évacué vers la Chine le 22 juillet 1919.

 

Le BCS quitta la Sibérie en février 1920. A ce moment-là, Jean-Noël MARTINI était rentré en Europe pour participer à l’occupation de la ville allemande de Mayence. Sa carrière continua au Levant et en Afrique jusqu'en 1926.

 

Il rentra à Poggiolo où il décéda le 13 avril 1965. Il était titulaire de la croix de guerre avec étoile de bronze, de la médaille coloniale avec agrafe Tonkin et de la médaille commémorative de la Grand Guerre. Jusqu'à la fin de sa vie, il lui arrivait de raconter quelques anecdotes de sa période sibérienne.

 

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Sur l'histoire du BCS, lire: 

"Intervention en Sibérie" (fiche Wikipedia)

et

"La section photographique et cinématographique de l’armée en Sibérie et Russie du Nord" par Véronique Goloubinoff (Janvier 2010) http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/spca.pdf

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 17:54
   
Parmi les personnages assez particuliers originaires de Poggiolo, Oscar ROSEMBLY est certainement l’un des plus oubliés.
 
 
Un avis de décès vient de rappeler son souvenir. Le 6 novembre, «Corse-Matin» a publié l’annonce du décès à Corte de "Marie-Luce ROULOT-ROSEMBLY née ROSEMBLY". Elle était la fille d’Oscar.
 
 
Oscar Louis Jean ROSEMBLY naquit à Poggiolo le 4 avril 1909.
 
 
Son père, Oscar Louis Ernest, ouvrier imprimeur devenu commis de l'octroi, né à Paris en 1874, était mort dans la capitale le 23 octobre 1908 à l’âge de 34 ans. Son épouse, Marie Olive MARTINI, couturière, était enceinte. Elle retourna à Poggiolo où elle était née en 1883, pour attendre la naissance dans sa famille. Oscar était donc un enfant posthume.
 
 
Sa grand-mère, Marie-Marfise MARTINI, née FRANCESCHETTI (1838-1909), déclara le bébé à la mairie mais ne signa pas l'acte car "ne sachant ni lire ni écrire".
 
 
Acte de naissance d'Oscar Rosembly dans le registre de Poggiolo
Acte de naissance d'Oscar Rosembly dans le registre de Poggiolo
Acte de naissance d'Oscar Rosembly dans le registre de Poggiolo

Acte de naissance d'Oscar Rosembly dans le registre de Poggiolo

 
 
Sa mère retourna ensuite à Paris où elle reçut un secours financier de la municipalité. Elle mourut dans cette ville en 1970.
 
 
Oscar grandit et trouva un travail d’employé à la mairie du XVIIIe arrondissement. Il eut une vie de bohème à Montmartre et il devint très proche, dans les années 30 et pendant la seconde guerre mondiale, du peintre GEN PAUL et surtout de Louis-Ferdinand CÉLINE, l’auteur de «Voyage au bout de la nuit», «Mort à crédit» et «Bagatelles pour un massacre».
 
 
Louis-Ferdinand Céline en 1932 (photo Wikipedia)

Louis-Ferdinand Céline en 1932 (photo Wikipedia)

 
 
Il s’occupait de la comptabilité de l’écrivain. Oscar apparaît d'ailleurs dans des romans de CÉLINE sous les prénoms d’Alexandre, Alex et Oscar.
 
 
En 1947, Oscar ROSEMBLY épousa à Paris Mathé Eugénie Angèle GUALANDI, décédée en 1998, dont la famille était originaire de Corte. Ils eurent une fille, Marie-Luce, qui vient de mourir.
 
 
Après une vie mouvementée (il fut journaliste, antiquaire et même consul, disent certains), Oscar vint s’établir à Poggiolo dans les années 1980, dans la maison située au-dessus de la fontaine du Lucciu.
 
 
Il décéda à Ajaccio le 25 septembre 1990, âgé de 81 ans. 
 
 
 
Post-scriptum: commentaire de Jacques-Antoine MARTINI
 
Et surtout le seul Poggiolais qui pouvait se promener dans le village vêtu seulement d'un peu d'huile d'olive et prendre son bain dans la vasque de la fontaine du Lucciu, été comme hiver, sans que personne n'y trouve à redire. Grand amateur d'opéra à la voix de baryton, il était capable de chanter seul des grands airs de Mozart ou de Verdi.
 
 
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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 18:01
11 novembre: se souvenir des soldats poggiolais

 

En ce jour du 11 novembre, anniversaire de l'armistice de 1918 et alors que la dépouille de Maurice GENEVOIX, l'écrivain des Poilus, entre au Panthéon, ayons une pensée pour les jeunes de Poggiolo qui ont participé à la première guerre mondiale.

 

Sur une centaine de Poggiolais qui ont revêtu l'uniforme, trente ont perdu la vie et ont leurs noms inscrits sur le monument aux morts; les autres ont perdu les illusions de leur jeunesse. 

 

Ils sont emblématiques de ces milliers de soldats qui ont quitté un jour leur terre natale pour accomplir leur devoir et défendre leur patrie.

 

11 novembre: se souvenir des soldats poggiolais

Photos de:

Laurent-Antoine PINELLI, Félix-Antoine DESANTI, François DEMARTINI, Hyacinthe DESANTI, Louis Antoine ANTONINI, Joseph CASALONGA, Jean-Baptiste PAOLI, Jean Baptiste DEMARTINI, Jean Antoine FRANCESCHETTI, Jean François CECCALDI, Jean Toussaint DEMARTINI, Noël PINELLI, Pierre Toussaint ANTONINI.                                                                                                                     

 

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 18:00

Le 10 novembre 1970, les Français apprenaient que le général de Gaulle était mort la veille dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Eglises. L'émotion fut vive dans tout le pays et particulièrement en Corse où l'homme du 18 juin 1940 était très populaire.

 

Orto était le plus gaulliste des villages de Sorru in Sù depuis la Libération et il resta la commune la plus à droite pendant longtemps alors que Poggiolo était très à gauche.

 

Cette photo d'habitants d'Orto enthousiastes brandissant le portrait du chef de la France Libre daterait de 1945. S'agirait-il des élections législatives du 21 octobre ?  

 

De Gaulle mourait le 9 novembre 1970

Et n'oublions pas que le bar d'Orto est peut-être le seul de France à avoir sur un mur une fresque du général de Gaulle, peinte par Raymond RIFFLARD en 1958 (voir l'article "Le général de Gaulle à Orto").

 

 

Photo J-M F, juin 2009.

Photo J-M F, juin 2009.

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 19:43

 

Et oui Poggiolo a eu une école !

 

Merci au blog de nous l'avoir rappelé à deux reprises ces dernières semaines par la photo de classe de 1905 et les photos de ses derniers instituteurs.

 

Enfant, j'ai eu la chance d'aller à l'école du village.

 

Le maître était Jojo ANTONINI, un véritable hussard de la république qui aux beaux jours nous emmenait herboriser dans le maquis. C'est grâce à lui que j'ai au cœur l'amour indéfectible de mon village. Il arrivait chaque matin sur sa moto pétaradante devant nos yeux émerveillés pour nous ouvrir au monde.

 

Qu'il lui soit rendu, comme à Samuel Paty et à tous les enseignants d'ici et d'ailleurs, un vibrant hommage.

 

N'est-ce pas Jules FERRY qui disait "De l'instruction nait la grandeur des nations" ?

 

L'ignorance fait le lit de la barbarie. Prenons garde: il n'y a aucune excuse à la barbarie.

 

 

Hélène–Pascale Dubreuil-Vecchi

 

 

Et oui Poggiolo a eu une école !

On voudra bien excuser la mauvaise qualité de cette photo parue dans "L'info U Pighjolu" d'octobre 2007. A côté de Jojo ANTONINI, se trouvent: Toussaint COLONNA, Antoine SECCHI, Jacques DEFRANCHI, Mélanie PASSONI, Ernestine MALACETTI, Marie BATTESTI et François PINELLI.

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 19:10
Une rentrée scolaire très ordinaire à Poggiolo en 1900

 

 

La rentrée scolaire 2020 n'a été la seule perturbée. "Settimana" consacre un dossier à celle de 1945 à Bastia qui fut très particulière avec la fin de la guerre. 

 

A l'inverse, aucune inquiétude particulière ne transparaît sur la photo des écoliers de Poggiolo en 1900.

 

Ce document a déjà été publié sur ce blog en 2010 et en 2014 mais son importance vaut la peine de le montrer encore une fois.

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

 

En 1900, pour la dernière année du XIXème siècle, ils étaient alors cinquante-quatre à être bien alignés sur trois rangs, avec 29 filles d'un côté, 26 garçons de l'autre et l'instituteur Xavier OTTAVI (originaire de Soccia) au centre.

 

Photo émouvante d'un temps révolu où Poggiolo était un village peuplé et actif. Photo émouvante qui montre les visages d'ancêtres de nombreux Poggiolais de ce début de XXIème siècle.

 

 

Ce document historique se trouve dans la salle des délibérations de la mairie, bien protégé par une vitre et un cadre. Au verso, une inscription précise qu'il a été "donné le 1er mai 1990 à la municipalité par Françoise, Marie-Jeanne et Dominique-François DESANTI, en souvenir de leur mère Marthe DESANTI née DEMARTINI (n°4 du groupe)."

 

 

L'intérêt de cette photo est que les donateurs ont pris la peine de numéroter chaque personnage et d'inscrire au verso leur identité avec dates de naissance et de décès, quand ils les connaissaient. 

 

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

 

Voici les identités données pour chaque numéro:

1: PINELLI Laurence (7/6/1892 - 8/1/1922)

2: PAPADACCI Marie-Cécile (1/1/1894 - 19/1/1977)

3: PINELLI Damienne-Marie (23/9/1893 - 3/12/1987)

4: DEMARTINI Marthe (9/3/1892 - 23/10/1982)

5: PAOLI Marie-Mattéa (30/11/1891 - ?)

6: DEMARTINI Marie-Dominique (9/10/1892 - 25/6/1979)

7: CELLI Pauline (16/2/1895 - 3/7/1964)

8: CELLI ? (? - ?)

9: MARTINI Ange-Marie (3/7/1893 - 21/2/1901)

10: MARTINI Joséphine (11/7/1889 - ?)

11: DESANTI Jules-François (6/8/1887 - 25/6/1955)

12: CECCALDI Jean-Jules (4/6/1889 - 22/12/1959)

13: CECCALDI Joseph-Marie (1/6/1892 - 11/3/1971)

14: MARTINI Jean-Noël (1/3/1891 - 13/4/1965)

15: PINELLI Laurent-Antoine (20/9/1891 - 26/4/1974)

16: VINCIGUERRA Paul-Joseph (8/10/1893-21/12/1913)

17: PINELLI Antoine-François-Léonard (30/6/1893 - 15/12/1964)

18: FRANCESCHETTI Antoine-François (31/7/1893 - 23/9/1913)

19: DESANTI Jean (8/10/1892 - 28/2/1915)

20: DESANTI François-Marie (5/1/1893 - 21/12/1962)

21: ? ? (? - ?)

22:VINCIGUERRA Marie-Lilla (3/11/1888 - 23/12/1957)

23: MARTINI Pauline-Félicité (29/2/1888 - 28/3/1920)

24: MARTINI Marie-Baptistine (14/8/1890 - 7/7/1980)

25: MARTINI Angèle (29/2/1892 - ?)

26: FRANCESCHETTI Thérésine-Marguerite (29/3/1889 - 2/2/1968)

27: FRANCESCHETTI Marie-Françoise (15/12/1896 - 26/11/1987)

28: DESANTI Marie-Célestine (8/8/1890 - 10/9/1971)

29: OTTAVI Xavier, de SOCCIA (instituteur), né en 1866

30: DEMARTINI Joseph (29-1-1886 - 4/4/1957), d'Orto

31: DESANTI Joseph (1/2/1889 - 16/6/1959)

32: DESANTI Dominique-Xavier (31/1/1890 - guerre de 14-18)

33: ? Toussaint de GUAGNO (? - ?)

34: VINCIGUERRA Charles-Marie (10/3/1891 - 13/2/1917)

35: ? (? - ?)

36: PINELLI Laurent-Antoine (20/4/1893 - 25/5/1918)

37: PAPADACCI Paul (31/12/1895 - 12/9/1975)

38: DESANTI Paul-Baptiste (11/3/1884 - 16/11/1948)

39: ANTONINI Angèle, de SOCCIA, nièce du curé (? - ?)

40: PINELLI Marie (? - ?)

41: VINCIGUERRA Marie-Thérèse (6/9/1886 - 28/3/1965)

42: CELLI ? (? - ?)

43: CELLI ? (? - ?)

44: LECA Marie-Dominique (16/11/1886 - 25/9/1954)

45: MARTINI Marie-Catherine (12/10/1885 - ?)

46: PINELLI Suzanne (? - ?)

47: enfant de l'instituteur

48: enfant de l'instituteur

49: CELLI Jérôme (? - ?)

50: FRANCESCHETTI Jean-Baptiste (9/2/1885 - 9/7/1906)

51: DESANTI Valère (31/10/1882 - 24/6/1947)

52: PAOLI Jean-Noël François (2/1/1885 - 24/3/1906)

53: ? Paul, de SOCCIA, fils de Padoue (? - ?)

54: CELLI Toto (? - ?)

55: DEMARTINI Jean-Toussaint (3/12/1893 - 23/1/1972)

 

 

Les familles présentes

 

Les noms des familles présentes au village depuis pratiquement toujours sont bien là.

Les DESANTI sont 8, les MARTINI  et les PINELLI 7, les DEMARTINI, VINCIGUERRA et FRANCESCHETTI 4 chacun. On compte aussi 2 PAPADACCI, 2 PAOLI et 2 CECCALDI. Il y a aussi 1 ANTONINI (de SOCCIA) et 1 LECA.

 

Une curiosité est la présence de 6 CELLI. Elle s'explique par le fait qu'il s'agissait des enfants du garde-forestier Charles CELLI. Plusieurs étaient nés hors de POGGIOLO. Pauline (n°7) naquit dans le village (ainsi que deux frères qui moururent très vite et n'étaient pas sur cette photo). Combien de temps le garde-forestier fut-il en poste ici? Difficile à savoir mais les registres d'état-civil dépouillés par Pierre LECCIA apprennent que Pauline se maria en 1925 au Maroc et y resta jusqu'à la fin de sa vie en 1964.

 

Autre famille de fonctionnaire: les n° 47 et 48 sont les enfants de l'instituteur Xavier OTTAVI, originaire de SOCCIA. Faut-il supposer qu'ils venaient chaque jour à la suite de leur père ou bien que celui-ci logeait à POGGIOLO ou bien encore qu'ils ne vinrent que pour la photo?

 

 

Natalité et mortalité

 

Les familles nombreuses étaient-elles importantes? Le nombre de fratries peut donner des idées sur ce sujet. La famille DESANTI qui a fait le don de cette photo a énuméré les frères et sœurs suivants:

- 2 et 37 (PAPADACCI)

- 4, 30 et 55 (DEMARTINI)

- 7, 8, 42, 43, 49 et 54 (CELLI)

- 9 et 10 (MARTINI)

- 11, 20, 32 et 38 (DESANTI)

- 12 et 13 (CECCALDI)

- 16, 22, 34 et 41 (VINCIGUERRA)

- 19, 28, 31 et 51 (DESANTI)

- 23 et 24 (MARTINI)

- 26 et 27 (FRANCESCHETTI)

- 40 et 46 (OTTAVI)

 

 La plus jeune de toutes ces personnes était FRANCESCHETTI Marie-Françoise (n°27) qui était née le 15/02/1896 (4 ans au moment de la photo), alors que le plus vieux était DESANTI Valère (n° 51), né le 31/10/1882, et qui avait alors 18 ans. 14 ans de différence entre eux!

 

 L'espérance de vie peut être calculée. Pour les 35 sujets dont les dates de naissance et de décès sont données, l'âge moyen de la mort fut de 61 ans et 1/3.

 

L'existence la plus longue fut celle de PINELLI Damienne-Marie (n°3) qui vécut jusqu'à 94 ans.

 

 

Un monde disparu

 

 Parmi ces 50 visages, au moins 10 (sur les 35 dont nous avons les dates) avaient disparu vingt ans plus tard.

 

Celle qui mourut la première, dès février 1901, fut MARTINI Ange-Marie (n°9).

 

Le n° 18, FRANCESCHETTI Antoine-François, engagé dans l'armée, périt de dysenterie amibienne à Rabat en 1913.

 

Quatre (n° 19, 32, 34 et 36) ont leurs noms gravés sur le monument aux morts de 14-18: DESANTI Jean (n°19), DESANTI Dominique Xavier (n°32), VINCIGUERRA Charles Marie (n°34) et PINELLI Laurent Antoine (n°36) (voir l'article qui leur est consacré en cliquant ICI).

 

Le cadre dans lequel cette jeunesse de 1900 a vécu a été complètement bouleversé au XXème siècle. L'école n'existe plus. Les enfants qui vivent toute l'année au village sont très rares. Le travail agro-pastoral a presque totalement disparu. Les relations avec le reste du monde sont bien plus importantes. Mais nous descendons de ces jeunes de 1900 qui croyaient en leur village et qui voudraient que nous y croyions encore.

 

 

Aux lecteurs de ce blog:

si vous voyez des erreurs ou si vous avez des éléments permettant de supprimer les points d'interrogation, votre aide sera bienvenue.

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 18:00

Voici quatre-vingts ans, à la suite de l'armistice signé avec l'Allemagne le 22 juin 1940 et avec l'Italie le 24 juin, la municipalité de Poggiolo décidait le 27 juillet de mettre fin à son initiative originale de magasin municipal. Quel était ce magasin? 

---------

 

 

La seconde guerre mondiale débuta avec la déclaration de guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. Même si les opérations militaires furent limitées pendant les huit mois de la période qui suivit et qui fut appelée la «drôle de guerre», la vie économique fut désorganisée. A Poggiolo, les adultes mobilisés n’étaient plus là pour la production agricole ou aller effectuer les achats à Vico ou Ajaccio. Les importations de produits continentaux se réduisirent, les bateaux devant être protégés contre d’éventuels sous-marins allemands. Et le doute existait sur la durée de la neutralité italienne.

 

 

UNE DÉLIBÉRATION ORIGINALE

Pour faire face à cette nouvelle situation, le conseil municipal poggiolais se réunit le 24 septembre 1939, sous la présidence de Jean PAPADACCI qui était adjoint au maire depuis 1937. Le maire lui-même était absent. Ce maire était Jean François CECCALDI, né en 1876 et décédé en 1968, élu à la tête du conseil municipal depuis décembre 1919.

 

La solution imaginée alors fut assez originale: la création d'un entrepôt municipal qui “aura pour tache d’approvisionner le ou les magasins de façon à éviter toute hausse injustifiée des prix. Il permettra un contrôle rigoureux des prix de vente“.

 

Ce système fut approuvé par le préfet et l'entrepôt fut installé au rez-de-chaussée de la maison MARTINI, là où se trouvait une épicerie depuis 1921 (voir l'article Les maisons poggiolaises: 11- Le magasin). L'entrée en est maintenant fermée par une grille métallique mais l'entrée se nomme toujours "le magasin". 

 

© Michel Franceschetti (juillet 2020)
© Michel Franceschetti (juillet 2020)

© Michel Franceschetti (juillet 2020)

 

Le 18 décembre, le maire désigna comme comptable de l’entrepôt Antoine Dominique MARTINI, dit Antunaccione, né en 1883 et décédé en 1970, qui fut ensuite président de la délégation spéciale de décembre 1941 à septembre 1943.

 

Le registre des recettes et dépenses a été conservé par la famille MARTINI. Il permet de connaître les produits les plus demandés à cette époque. Sur la page du 1er janvier 1940, reproduite ci-dessous, il n'est pas étonnant de voir figurer surtout café et chocolat. Même en période de guerre, on voulait marquer le début d'année.

 

 

Registre du magasin (page du 1er janvier 1940). Photo famille Martini.

Registre du magasin (page du 1er janvier 1940). Photo famille Martini.

 

 

CHANGEMENT D'ORIENTATION

 

Après l’invasion de la France et l’armistice du 22 juin, la zone sud, dont la Corse faisait partie, ne connut pendant deux ans ni occupation ni opérations militaires. Un semblant de retour en ordre s’opéra. Mais le rationnement était devenu indispensable, comme en 1914-1918. Il avait été décidé le 10 mars 1940 et les premières cartes de rationnements furent distribuées dès fin septembre 1940 pour les produits de base: pain, viande, pâtes, sucre.

 

"Le Petit Marseillais", 20 septembre 1940 (Retronews).

"Le Petit Marseillais", 20 septembre 1940 (Retronews).

 

Les édiles poggiolais s’adaptèrent à la nouvelle situation, d’autant que, en vérité, l’expérience de magasin communal n’avait pas parfaitement fonctionné.

 

Le conseil y mit fin le 27 juillet 1940 à 19 h sous la présidence de Jean PAPADACCI, le maire étant encore absent. Voici le texte de la nouvelle délibération (avec texte et ponctuation d'origine).

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

« M. le Président ouvre la séance et expose au conseil que la carte d’alimentation doit être mise prochainement en service que par suite le magasin communal pourrait ne plus revêtir d’utilité pour la population ; que d’autre part certaines difficultés ne laissent d’exister pour la régularisation des écritures que dans ces conditions il croit devoir de demander la suppression du Conseil qu’il prie de vouloir se prononcer.

Le Conseil ouï l’exposé de Mr le maire à l’unanimité des présents décide que le magasin cal créé par délibération du 24 7le 1939 sera supprimé.

Il prie Mr Martini, Antoine, Dque, désigné par arrêté du 18-12-39, comme comptable de l’entrepôt de bien vouloir reverser, dans le minimum de temps possible, dans la caisse du percepteur de vico, receveur mal, la somme de quatorze mille francs perçu par lui, chez ce comptable, pour l’exploitation du sus-dit magasin. »

 

 

Mais les difficultés de ravitaillement continuèrent et même empirèrent, surtout quand la libération de septembre 1943 coupa la Corse de ses liaisons maritimes et aériennes avec le continent pendant un an. Pendant cette période, les châtaignes fournirent un aliment précieux. La mairie ne prit alors aucune initiative particulière.

 

Le rationnement persista en France jusqu’à la fin de l’année 1949.

 

Il serait intéressant de savoir si d’autres communes suivirent la même voie que Poggiolo.

 

 

Une des dernières cartes de rationnement en France (novembre 1949) - photo Michel Franceschetti

Une des dernières cartes de rationnement en France (novembre 1949) - photo Michel Franceschetti

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 18:00
La devinette du mois: les conséquences de l'armistice

 

2020 est le quatre-vingtième anniversaire d'un triste événement: l'invasion et la défaite de la France de 1940.

 

A Rethondes, dans la forêt de Compiègne, fut signé le 22 juin l'armistice qui reconnaissait la victoire allemande et l'occupation de la moitié Nord du pays.

 

Les Poggiolais furent aussi tristes que tous les Français mais la fin des combats eut une conséquence directe sur une initiative originale prise à Poggiolo quelques mois plus tôt.

 

 

A quoi mit fin l'armistice de 1940 dans notre village?

 

 

Réponse demain.

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 17:01

Comme la silhouette de l'église Saint Siméon domine largement le village de Poggiolo, tout le monde croit la connaître. Pourtant, certains des lecteurs de ce blog ne se souvenaient pas de l'existence de la statue de Jeanne d'Arc qui a fait l'objet d'un article récent.

Il serait peut-être utile de procéder à une visite du bâtiment. 

 

 

Copie d'écran Google Maps.

Copie d'écran Google Maps.

 

Sa construction fut décidée en 1863 pour remplacer l'ancienne église qui était trop vétuste. Le gros œuvre fut achevé en 1874.

 

L'ancien édifice est décrit dans l'article A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

 

Comme la majorité des églises catholiques, Saint Siméon est en forme de croix latine. 

 

Le chœur montre l'Est, ainsi qu'il en est traditionnel. Il est à fond plat et non pas arrondi.

 

La nef est large tandis que les branches Nord et Sud du transept sont assez courtes. Ces deux branches forment deux chapelles: celle du Nord (à gauche) est dédiée à la Vierge et celle du Sud (à droite) à Saint Jean-Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

En bordure de la nef, ont été placés quatre autels.

 

A gauche, un est consacré à Notre Dame de Miséricorde. A droite, un est pour Sainte Lucie et l'autre est occupé par le "sepolcro" (voir les articles "Le Christ était noir" et "Le sepolcro de Poggiolo a été oublié").

 

 

Dans cet article, il va seulement être question de la chapelle St Jean Baptiste où se trouve la statue de Jeanne d'Arc. Elle a plusieurs voisines: cette chapelle regroupe 5 des 18 statues et 3 des 6 ex-voto dénombrés dans cette église.

 

Les voisines de Jeanne

 

En partant du chœur et en allant vers la droite, on voit la statue de Saint Martin, puis celle de Sainte Thérèse. Il est à remarquer que la petite sainte de Lisieux a été reconnue par l'Eglise à la même époque que la libératrice d'Orléans: béatifiée en 1923 et canonisée en 1925 (1909 et 1920 pour Jeanne).

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

Thérèse de l'Enfant Jésus eut rapidement une très grande popularité, dont témoigne la présence, sous le tableau voisin, d'un ex-voto datant de 1931.

 

Les voisines de Jeanne

 

Entre les statues de Jeanne et de Thérèse, une peinture à l'huile est accrochée. Elle mesure 1,52m sur 1,16m et représente le baptême du Christ par Jean Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

Ce tableau est classé au titre d'objet par les Monuments Historiques depuis le 26 septembre 2016. Trois autres objets de cette église sont également classés, et depuis plus longtemps. Ils seront présentés dans d'autres articles. 

 

Ce blog l'écrit et le rabâche depuis toujours: il existe vraiment des richesses à Poggiolo !!!

 

L'auteur de cette œuvre n'est pas connu. Il serait un Corse du XIXe siècle.

 

La scène du baptême est reproduite sur la voûte de la chapelle grâce au talent du peintre Mario SEPULCRE qui a restauré en 2007 les fresques originelles de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.

  

Les voisines de Jeanne

 

Au fond de la chapelle, a été placé un autel parfaitement identique à celui de la Vierge qui se trouve dans la chapelle d'en face. Mais celui-ci supporte la statue de Jean Baptiste reconnaissable à son vêtement en poils de chameau cité dans l'Evangile.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

 

La photo ci-dessus date de juillet 2013, dans le cadre de la collecte de renseignements opérée par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA pour un travail universitaire (voir l'article  "Deux jeunes filles ont enquêté sur notre patrimoine").

 

Mais la statue a une autre allure dans une photo du 21 août 2016: les poils de chameau sont devenus dorés !

 

Les voisines de Jeanne

 

Entretemps, elle a été restaurée par l'artiste Ewa POLI. 

Ewa POLI

Ewa POLI

 

Cette statue est ancienne car elle est mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. Elle était alors placée au même endroit. Elle fut offerte par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907) en 1875 et avait une valeur de 30 francs.

 

Les autres statues de la chapelle n'étant pas citées dans cet inventaire, elles ont donc été installées après 1905.

 

La statue de Saint Restitute est dans ce cas. Cette sainte, ici représentée agenouillée, était la patronne seconde du diocèse de Sagone depuis 1729. Une plaque de 1925 exprime sa reconnaissance pour une prière, avec une faute d'orthographe qui a transformé son nom en Restitude. La statue a donc été installée entre 1905 et 1925. Plus de renseignements sur Restitute en cliquant ICI.

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

La statue de Jeanne d'Arc évoquée dans un article précédent n'est vraiment pas toute seule.

 

Mais, si la chapelle St Jean Baptiste vient d'être décrite, la visite de l'église de Poggiolo n'est pas terminée.

 

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En dehors de la copie d'écran Google, d'Ewa Poli et de la photo de l'autel St Jean Baptiste, tous les schémas et toutes les photographies de cet article sont de Michel Franceschetti.

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Dates à retenir:

Jeudi 14 mai:

à 10h30, messe de l'Ascension à Ortu.

 

Samedi 23 mai:

à 15 heures, à l'église de Soccia, cérémonie du dépôt de l'urne de Guiguite.

 

Samedi 6 juin:

 à 11h, au cimetière de Poggiolo, cérémonie civile pour l’inhumation des cendres d’Edouard Martini, décédé à Chambéry le 26 novembre 2025. Un apéritif amical suivra au bar de Poggiolo.

 

 

5, 6 et 7 juin:

Salon des éditeurs de Corse à Allauch.

 

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

 

Messe et procession de saint Roch:

Dimanche 16 août après-midi.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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