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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 18:00
Solution de la devinette: le H qui sauve

En publiant la photo de ce "H" peint sur le sol, le blog posait trois questions:

 

A quoi sert-il exactement? 

Où est-il précisément? 

Depuis combien de temps existe-t-il? 

 

Voyons ce qu'il en est.

A quoi sert cette inscription? Sans être de Corse, tout le monde doit savoir qu'elle désigne un lieu réservé à l'atterrissage et au décollage des hélicoptères de secours. Les malades et blessés peuvent être secourus et transportés d'urgence. 

Hélicoptère sur l'héliport de Soccia (mai 2014) (photo francetvinfo)

Hélicoptère sur l'héliport de Soccia (mai 2014) (photo francetvinfo)

 

Il est juste au bord de la route entre Poggiolo et Soccia, après le virage qui suit la croix de Saint Marcel.

photo Michel Franceschetti (6 juin 2011)

photo Michel Franceschetti (6 juin 2011)

 

Un espace plat, de forme plutôt triangulaire, a été aménagé, séparé de la chaussée par un simple muret.

Le transbordement des patients et des secouristes est donc aisé. Aucun grand arbre ne gêne les mouvements aériens.

photo M. Franceschetti (23 juillet 2019)

photo M. Franceschetti (23 juillet 2019)

Pour les graves accidents de montagne, il arrive au SDIS d'utiliser le parking de Croce Maior, à côté de la pizzeria de Finfin, comme ce fut le cas pour le drame de canyoning de l'an dernier.

 

Depuis combien de temps cet héliport existe-t-il?

Autrefois, les hélicoptères décollaient et arrivaient sur le terrain vide qui était derrière le commerce de Mimi à Guagno-les-Bains. Mais la construction de l'hôtel des Thermes, devenu un foyer pour adultes médicalisé (FAM), empêchait son utilisation.

La plate-forme près de Soccia fut donc été décidée et c'est en 1982 qu'eut lieu son inauguration, dont le quotidien publia un compte-rendu.

Solution de la devinette: le H qui sauve

 

Et, en dehors des sauvetages, le lieu vaut la peine de s'arrêter un peu pour admirer le paysage.

A gauche, on voit bien le col de Sorru derrière lequel la route va vers Vico et la mer.

Photo M. Franceschetti (24 juillet 2009)

Photo M. Franceschetti (24 juillet 2009)

 

A droite, une grande partie du village de Soccia est visible et, le matin, on peut voir le soleil dorer un à un chacun des toits et des façades.

Un endroit trop méconnu et qui mérite que l'on s'y arrête un peu.

 

Photo Google (novembre 2008)

Photo Google (novembre 2008)

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 17:47

Regardez cette photo.

 devinette du mois: le H qui sauve

Cet endroit avec la lette H est bien connu dans notre haut-canton car il joue un rôle important pour tous ceux, malades ou blessés, qui ont besoin d'être secourus.

A quoi sert-il exactement? Tout le monde le sait.

Où est-il précisément? La réponse est en principe connue de tous.

Depuis combien de temps existe-t-il? Là, c'est plus difficile.

 

Réponse demain.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 20:04

En quoi un chantier de rénovation de rue à Marseille peut-il intéresser des gens de Guagno ou de Poggiolo?

 

Il en est pourtant ainsi avec les travaux du boulevard de la Blancarde. L'agrandissement des trottoirs et la création d'une voie cyclable ont lieu sur cette artère, et notamment devant la place CERATI. Le président du CIQ (comité d'intérêts de quartier) vient de protester contre les retards du chantier, contre le manque de concertation de la mairie et contre les défauts du projet de rénovation.

 

Il demande que la place Philippe CERATI, fermée depuis longtemps à cause de vandalisme sur son aire de jeux, soit transformée en "place de village, vivante, comme elle le fut autrefois, où l'on pourrait organiser des animations, des fêtes" ("La Provence" dimanche 22 septembre).

"La Provence" dimanche 22 septembre. Cliquer sur l'article pour l'agrandir.

"La Provence" dimanche 22 septembre. Cliquer sur l'article pour l'agrandir.

 

Cette place a reçu son nom en 1924, en mémoire de Philippe CERATI, adjoint au maire de Marseille, mort accidentellement en 1921. Né à Guagno en 1867, il devint pharmacien. Militant au parti socialiste, il fut élu à la mairie où il joua un rôle important.

 

Sa biographie a été publiée sur ce blog dans un article intitulé "La réponse à la devinette guagnaise".

 

Judith, la soeur de Philippe CERATI, épousa Philippe FRANCESCHETTI, lieutenant de la territoriale, originaire de Poggiolo. De leur union, descendent les FRANCESCHETTI, ALESSANDRI, ATLAN, CALDERONI et CAO.

 

 

Voici à quoi ressemblait l'aire de jeux de la place Cerati avant d'être vandalisée.

 Photo Michel Franceschetti (2008)

Photo Michel Franceschetti (2008)

 

Et la voici maintenant fermée, taguée, démontée et non entretenue.

Photo Michel Franceschetti (septembre 2019).

Photo Michel Franceschetti (septembre 2019).

 

La place est toujours signalée sur son côté gauche par une belle plaque, œuvre du grand artiste marseillais Bernard BRANDI.

 

Photo Michel Franceschetti 20 janvier 2008

Photo Michel Franceschetti 20 janvier 2008

Une plaque du même style et du même artiste existe quelques centaines de mètres plus loin, avenue Maréchal Foch.

Photo Google Maps (mai 2019).

Photo Google Maps (mai 2019).

 

Il n'est pas donc pas inutile de s'inquiéter de ce que devient le seul lieu de Marseille dédié à un Guagnais. 

 

Rappel: avec la place Philippe FRANCESCHETTI, un Poggiolais a également été honoré à Marseille. Voir l'article "Souvenir de Philippe Franceschetti".

 

Avez-vous connaissance d'autres villes où des voies portent le nom de personnes originaires de Poggiolo, Guagno, Orto ou Soccia?

 

 

Article rédigé par Michel Franceschetti,

arrière-petit-neveu de Philippe Cerati

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 18:30
Enfin le tome 2 !

 

Depuis 2013 où était paru le premier tome aux éditions Alain PIAZZOLA, les passionnés du passé de notre île attendaient le second tome de "Histoire de la Corse". Le voici enfin.

 

Toujours sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI, un collectif d'historiens raconte la période depuis les révolutions corses du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours.

 

Un livre essentiel.

 

Cliquez sur l'image pour lire plus facilement.

Cliquez sur l'image pour lire plus facilement.

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 18:00
Maryse Nicolaï, Antoine Ciosi, i Chjami Aghjalesi: la chanson corse prend un coup de vieux

Le décès de Maryse NICOLAÏ, mardi 10 septembre à l'âge de 85 ans, ne dira peut-être pas grand-chose aux jeunes d'aujourd'hui. Pourtant, elle était une très grande chanteuse.

 

Dans les années 70, elle participa au mouvement du riacquistu, cette renaissance culturelle corse. Comme son ami Antoine CIOSI, elle avait débuté dans les chansonnettes avant de s'orienter vers des œuvres plus proches de l'esprit corse.

 

Elle a interprété "S'o era un", "E tre surelle", "Voceru", "Romantica", "C'est mon pays", "Amore", "Isula Rossa", "La complainte corse", "U pastore", "Ritratu", "A tribbiera", et d'autres encore. Nous vous proposons à la fin de cet article d'écouter "Parlemu corsu" où elle défend la langue de ses ancêtres.

 

Maryse Nicolaï, Antoine Ciosi, i Chjami Aghjalesi: la chanson corse prend un coup de vieux

 

La mort de Maryse NICOLAÏ intervient à moment qui est un tournant pour la chanson insulaire.

 

Antoine CIOSI, à 88 ans, fait cette année les derniers concerts de son "Ultimu giru".

 

Il y a deux ans, le groupe I Chjami Aghjalesi a fêté ses quarante ans d'existence par un disque- anniversaire.

 

I Muvrini avait commencé à se faire connaître, lui aussi il y a quarante ans, avec "Ti ringrazianu".

 

Le premier enregistrement de Canta U Populu Corsu ("Eri, Oghje, Dumane") date de 1975 (44 ans). A Soccia, nous connaissons tous Ceccè BUTEAU qui entretient toujours l'âme de ce groupe mythique.

 

Les grands ancêtres laissent la place. Aux jeunes, et ils sont nombreux à le vouloir, de continuer à maintenir la qualité de la chanson corse.

 

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Dans son excellente production "La musique corse dans tous ses états", Patricia Baudoux a consacré son émission du 8 septembre aux quarante ans d'I Chjami Aghjalesi. Vous pourrez y entendre une douzaine de leurs chansons.

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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 11:04

Alors que, aujourd'hui et demain, ont lieu les cérémonies religieuses à la mémoire des victimes de la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice du 11 septembre 1968, des décisions importantes viennent d'être annoncées.

Christian ESTROSI, maire de Nice, et Laurent MARCANGELI, maire d'Ajaccio, ont publié un texte commun pour demander que la vérité soit connue.

Le président de la république vient d'écrire qu'il souhaite la levée du secret-défense. Il a demandé à sa ministre de la Défense, Florence Parly, de saisir la commission de la défense nationale pour ouvrir la voie à la déclassification d'un certain nombre de documents classés secret-défense, en lien avec l'événement.

 

 

Rappel: le blog des Poggiolais a consacré plusieurs articles à cette catastrophe, et notamment il y a un an, à l'occasion de son cinquantième anniversaire.

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 17:59

Le 3 septembre va être le quatre-vingtième anniversaire du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Mais, pour un jeune Socciais de l'époque, le grand événement était tout autre.

 


Le 26 août 1939, Antoine PAOLI s'attendait à tout moment à apprendre la naissance de son enfant. Son épouse Antonia était sur le point d'accoucher. Pourvu que ce soit un garçon, pensait-il, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque.


Les événements internationaux avaient bousculé la vie familiale. Si la déclaration de guerre eut lieu le dimanche 3 septembre, le gouvernement français avait décrété la mobilisation générale le mercredi 30 août avec mise en application le 2 septembre à 0 heure.

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Dès les jours précédents, des réservistes et des permissionnaires avaient été rappelés. Antoine en faisait partie, ce qui explique que, le 26 août, il était sur les quais d'Ajaccio sur le point d'embarquer pour aller s'opposer aux Allemands, alors que sa jeune femme connaissait les premières douleurs.

 

Pour avoir des nouvelles, la seule solution était de se rendre à la Poste du cours Napoléon pour téléphoner au bureau de Poste de Soccia.

 

Avant guerre, la Poste socciaise se trouvait au-dessus de la fontaine, face au monument aux morts. La pancarte, complètement effacée, est encore fixée sur la façade

 

Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Sa famille, comme pratiquement toutes les autres, n'ayant pas le téléphone, un de ses parents traversait le village pour donner des nouvelles à la postière qui le répétait à Antoine quand il appelait. Et ainsi plusieurs fois dans la journée...

 

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

Intérieur du bureau de Poste de Soccia en 1930.

 

Les contractions augmentaient, la naissance approchait. Mais le départ du bateau était imminent. La sirène appelait les retardataires. Les passerelles allaient être enlevées. Une fois encore, Antoine courut à perdre haleine jusqu'à la Poste pour dire que c'était son dernier appel. Et, au bout du fil, il entendit quelqu'un arriver dans le bureau de Soccia et crier à l'autre bout de la pièce: "C'est une fille!".


A la fois surpris, soulagé et épuisé, il ne put que lâcher cette phrase: "DITES-LUI QUE JE NE LUI EN VEUX PAS".


Il ne faut pas comprendre qu'il n'en voulait pas à sa femme de ne pas lui avoir donné un garçon, ni qu'il pardonnait à ce bébé d'avoir été si en retard. En fait, Antoine ne savait plus ce qu'il disait, essoufflé par ses allers-et-retours, heureux que tout se soit bien passé et inquiet de ne pas rater le départ du navire. Il lâcha le combiné et courut gravir la passerelle juste à temps.

 

Ce ne fut que quelques mois plus tard qu'Antoine put faire connaissance de sa fille, MARIE-ANGE.


Oui, cette anecdote concerne bien la naissance de Marie-Ange, la dynamique animatrice de l'ancien comité paroissial et de tant d'événements à POGGIOLO. Elle est née Socciaise voici quatre-vingts ans et est Poggiolaise depuis longtemps, depuis son mariage avec Xavier PAOLI.

 

 

Très bon anniversaire, Marie-Ange!
 
 
 
Solution de la devinette: 1939, anniversaire d'une guerre... et d'une vie

 

Ce texte est la version modifiée et mise à jour de l'article paru sur ce blog le 28 août 2009.

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 18:00

Le 16 août est le point fort de l'année à Poggiolo.

 

Le jour est celui de saint Roch et il est placé au  cœur de l'été. En plus des résidents permanents, les Poggiolais de l'extérieur qui sont revenus dans le village de leurs ancêtres se joignent à la procession, laquelle est toujours suivie d'un temps de convivialité, offert par le comité paroissial puis, maintenant, par la mairie qui fournit l'apéritif et les habitants leurs spécialités.

 

Seize de ces manifestations ont été filmées ou photographiées par Michel FRANCESCHETTI: les années 1995, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003 et toutes les années de 2008 à 2018.

 

Ces reportages sont visibles sur internet.

 

Dans certains cas, seule la procession a été enregistrée; dans d'autres, vous pourrez voir l'apéritif qui suivit, soit sur le même film, soit en plusieurs vidéos.

 

Pour 1997 et 1999, n'ont été filmés que les stands de vente de gâteaux et produits locaux. A cette époque-là, la cérémonie religieuse était précédée de stands, de tombola, de jeu de china et d'animations diverses dans le but de rassembler des fonds pour réparer les clochers des deux églises. Le film de 2000 donne des vues de la paella organisée sur la place et dans la stretta.

 

L'ensemble constitue un fonds documentaire important et unique.

 

On peut reconnaître tel ou tel membre de sa famille aujourd'hui disparu. On peut voir grandir les enfants et vieillir les adultes. L'évolution de la l'habillement et de l'organisation (qui porte la croix processionnaire? les enfants sont-ils groupés ou dispersés? combien de participants? quand la confraternité di u Padre Albini est-elle présente?...) peut être étudiée.

 

Des informations d'ordre sociologique ou historique peuvent y être puisées.

Elles peuvent être comparées au film de la procession de l'Assomption du 15 août 1966 (https://www.dailymotion.com/video/x3nlmw).

 

Ces reportages sont parfois sous forme de film, d'autres fois présentés en diaporama de photos.

 

Les vidéos ayant eu la plus forte audience sont le chant du "Duo vi Salvi regina" de 2008 et 2009.

 

 

 

On peut reconnaître le Père Doazan en 1995.

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 18:00

La mort de Jean-Mathieu MICHEL, maire de Signes dans le Var, a causé une émotion considérable. Il a été renversé par une camionnette dont le conducteur avait été surpris en train de déposer des décombres dans un lieu non autorisé.

Le travail d'un maire est exigeant, prenant et finalement dangereux, s'il veut accomplir réellement ce qui est nécessaire pour le bien de sa commune.

 

Photo AFP/Gérard Julien

Photo AFP/Gérard Julien

Poggiolo a connu des interruptions de mandats de maire pour cause de décès, mais de façon moins dramatique. Deux cas se sont produits.

 

De nombreux Poggiolais se souviennent encore de Martin PAOLI qui, conseiller général du canton de Soccia depuis 1945, fut élu maire de Poggiolo en 1959. Il s'éteignit brutalement en mai 1968.

 

 

Beaucoup moins connu est le cas de Jean-Martin CECCALDI qui mourut en 1918.

 

Jean-Martin était le troisième des quatre fils de Jean-Noël CECCALDI et de son épouse Toussainte PAOLI. Il naquit à Poggiolo le 27 avril 1883.

 

Comme de nombreux autres Poggiolais, il s'établit en Tunisie. Se destinant à l'enseignement, il était élève-maître au moment du conseil de révision. D'après le registre des matricules militaires, il mesurait alors 1,64 mètre, avait cheveux, sourcils et yeux châtain foncé, un nez long et un menton court dans un visage ovale.

 

Il existe un portrait de lui sous la forme d'une peinture réalisée à partir d'une photo dans un cadre de verdure. Ses frères ont été représentés avec la même technique. 

 

Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).
Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).

Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).

 

Il fit son service militaire à partir d'octobre 1904 dans la 25e section de commis et ouvriers d'administration. Au bout d'un an, le 16 octobre 1905, il fut mis en disponibilité, certainement pour raison médicale.

 

Il commença une carrière d'instituteur à Tunis. 

 

Il se présenta aux élections municipales des 5 et 12 mai 1912 et devint maire de Poggiolo, succédant à Pascal Antoine MARTINI. Il n'avait que 29 ans.

 

Quant éclata la guerre mondiale, Jean-Martin fut rappelé par l'armée mais immédiatement réformé le 15 août 1914 par la commission spéciale d'Ajaccio pour "bacillose pulmonaire", c'est-à-dire pour tuberculose.

 

Cette décision fut confirmée par le conseil de révision de l'année suivante.

 

Son métier d'enseignant ne lui permettant pas d'être présent dans la commune en-dehors des vacances scolaires, la plupart des actes d'état-civil des deux premières années de son mandat était dressée et signée par son premier adjoint, Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), officier retraité.

 

Philippe était le père de Jean-Antoine et, donc, l'aïeul des FRANCESCHETTI actuels.

Philippe Franceschetti

Philippe Franceschetti

 

Jean-Martin et Philippe eurent la pénible tâche d'enregistrer les décès des trente militaires  poggiolais qui moururent pendant la première guerre mondiale.

 

Jean-Martin ne vit pas la fin du conflit car il décéda le 28 avril 1918 "d'une longue et douloureuse maladie", ainsi que l'écrivit le quotidien "L'Œuvre" du 6 mai 1918. Il venait d'avoir 35 ans.

Site RétroNews.

Site RétroNews.

 

Après les élections du 30 novembre et du 7 décembre 1919, le frère de Jean-Martin, Jean-François CECCALDI devint maire de Poggiolo dès le 8 décembre. Il le resta jusqu'en 1959 (avec une interruption en 1941-1943).

Sa carrière a été évoquée dans l'article "Poggiolais sous l'uniforme".

 

Jean-François Ceccaldi (photo Nicolas Martini).

Jean-François Ceccaldi (photo Nicolas Martini).

 

Jean-Martin CECCALDI avait épousé Jeanne PAOLI, née à Coggia mais d'une famille d'Orto. Ils eurent un fils, Antoine, en 1912, qui lui aussi fut instituteur. Il disparut dans l'accident de la Caravelle Ajaccio-Nice en 1968 (voir l'article "Jeanne et Valère parlent de la Caravelle").

 

Le souvenir de Jean-Martin subsiste d'une certaine manière avec les prénoms des deux filles d'Antoine: Jeanne (qui a aussi le prénom de sa grand-mère) et Martine.

 

En dehors des CECCALDI et des GRIMALDI, qui se souvient encore de ce jeune maire mort dans l'exercice de ses fonctions?

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:00

"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".

 

Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles. 

 

Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.

 

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

 

Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.

 

Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.

Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").

La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.

 

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.

A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").

Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.

 

Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

 

L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.

Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...

On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).

Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.

Le résultat fut une belle maison.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.

 

En 1972, après dix-sept ans à Sorru in Sù, l'abbé MILLELIRI devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.

 

A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.

 

Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.

Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.

Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages. 

Milleliri, un prêtre de caractère
Milleliri, un prêtre de caractère

Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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