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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 18:00

Après Napoléon III, le cachet de Poggiolo a connu plusieurs changements.

La République est proclamée le 4 septembre 1870. Le 17 février 1871, Adolphe THIERS devient "chef du pouvoir exécutif de la République Française". Mais, à Poggiolo, ces changements n'apparaissent pas tout de suite sur les documents officiels. 

Ce certificat délivré par la mairie le 10 janvier 1872 est encore marqué du tampon du Second Empire.

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

Le changement finit par s'opérer mais de façon curieuse, comme le montre cette lettre datée du 9 juillet 1872.

Le maire, Pierre MARTINI, demande au Préfet de lui envoyer des feuillets supplémentaires pour les registres d'état-civil et il en profite pour l'informer

"en outre que le cachet de la commune de Poggiolo n'est pas correcte (sic), ainsi au lieu de dire Poggiolo, il dit Poggiola, ce qui pourrait amener souvent des erreurs avec d'autres communes, veuillez donc, Monsieur le Préfet, me faire savoir a ce que je dois me tenir (sic)."

Ainsi donc, au cours de l'année 1872, le tampon impérial a finalement été abandonné et l'on a repris l'ancien, celui qui contenait cette faute d'orthographe, et que l'on a déjà vu dans l'article précédent.

Il faut quand même savoir que Poggiola est le nom d'un quartier ou d'un hameau dans huit communes corses (Corscia, Peri, Asco, Erbajolo, Castello-di-Rostino, Sant'Andrea-di-Bozio, Moltifao et Speloncato) et qu'il existe aussi le village de PIOGGIOLA.

 

La réponse du Préfet, écrite en marge de la lettre, ne concerne que l'achat des feuillets et pas du tout le cachet mais, quelques mois après, les actes de la commune peuvent être officiellement républicains et poggiolais.

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

Le nouveau modèle est très sobre: l'inscription "Mairie de Poggiolo" encerclée par "République française (Corse)". Ce modèle va servir très longtemps.

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

Il est ensuite complété par un tampon particulier destiné à l'adjoint spécial de Guagno-les-Bains, fonction créée par l'Etat en 1897. Voir l'article Guagno-les-Bains, c'est spécial.

La bordure porte l'inscription "GUAGNO-LES-BAINS Section de POGGIOLO".

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

Comme Poggiolo est toujours en retard sur les changements politiques, la commune conserve le cachet républicain pendant la guerre, alors que le régime du Maréchal PÉTAIN se nomme officiellement "l'Etat Français".

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

Et maintenant?

Le tampon officiel de la mairie de Poggiolo est bien plus chargé, reprenant le sceau officiel de l'Etat avec un personnage symbolisant la République.

 

Péripéties municipales: les différents cachets de la mairie (2/2)

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Cliquer sur les images pour les agrandir.

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A part la dernière photo, tous les documents présentés ici sont consultables aux Archives Départementales d'Ajaccio.

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Article publié initialement le 3 mars 2014.

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 18:00

Depuis soixante-dix ans, Poggiolo a connu seize événements importants dans les années se terminant par 0 ou par 5. Ils valent peut-être la peine de s'en souvenir. 

 

 

Il y a 70 ans,

 

-le 4 mai 1950: mort du lieutenant Pierre Marie Nivaggioli, né en 1923 à Sousse en Tunisie, dans les combats de My Tho (delta du Mékong). Seul Poggiolais victime de la guerre d'Indochine.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/05/l-indo-soixante-ans-apres.html

 

- le 11 décembre: décès à Ajaccio de Dumenicu Antoniu Versini, plus connu sous le nom de Maistrale. Surnommé "le barde corse", il fut un écrivain, poète et journaliste jouissant d'un immense prestige. Originaire de Marignana, il était marié à la Poggiolaise Marie-Thérèse Lovichi.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/10/maistrale-de-marignana-et-de-poggiolo.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/une-procession-tragi-comique-a-soccia-racontee-par-maistrale-une-belle-organisation-1-3.html

 

 

Il y a 65 ans, en 1955:

Paul Milleliri succède à Ange-Mathieu Pastinelli comme curé de Soccia, Poggiolo et Orto. Il reste en place jusqu'en 1972.

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/milleliri.html

 

 

Il y a 60 ans,

en 1960: installation du bar Le Belvédère à son emplacement actuel.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-anciens-et-nouveaux-bars-106840106.html

 

 

Il y a 55 ans,

-en 1964-1965: bétonnage de la stretta qui était simplement empierrée auparavant.

La stretta avant et après.

 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-vu-par-un-adolescent-de-1963-2-114237073.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/03/un-dessin-de-la-stretta.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/09/stretta-la-descente-dangereuse.html

 

 

-en 1965: fermeture des écoles de Guagno-les-Bains et de Poggiolo.        

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/08/la-derniere-classe-de-poggiolo.html

La dernière classe de Poggiolo.

 

- en juillet 1965: premier poste de télévision à Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/04/la-television-de-nogentel-a-poggiolo.html

 

 

Il y a 50 ans,

-en 1970: Philippe Geronimi et sa famille quittent la concession de la station thermale qui est temporairement fermée.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

 

Il y a 35 ans,

-en 1985: aux Bains, fermeture de l'épicerie de Mini Canale, dernier commerce de la commune en dehors du bar.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/06/guagno-les-bains-se-reveille-3-3-retour-sur-l-epicerie-de-mimi.html

 

-en 1985: création de l'Association pour la restauration de l'église St Siméon de Poggiolo, présidée par Raymond Martini. En deux ans, elle va réussir à rassembler les fonds nécessaires aux travaux d'urgence.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/les-poggiolais-donnent-1985-et-1987-2-4.html

 

 

Il y a 30 ans, le 26 mars 1990:

Une nouvelle fois, le Conseil d'Etat invalide en partie l'élection municipale de Poggiolo. Après que tous les recours aient été épuisés, Angèle Pinelli devient maire de Poggiolo le 26 janvier 1993.

Le record de durée à la mairie de Poggiolo est détenu par Jean-François Ceccaldi avec 38 ans (1919-1914 et 1943-1959).

http://poggiolo.over-blog.fr/liste-maires

 

 

Il y a 15 ans, en Août 2005:

premier challenge de pétanque Umberto Chiti.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-tradition-boulistique-55727264.html

Umberto Chiti et Dominique Pinelli en pleine partie.

 

Il y a 10 ans,

-en Juin 2010: électrification des cloches de Saint Siméon qui étaient jusque-là actionnées à la main.        

http://poggiolo.over-blog.fr/article-elles-ne-sont-pas-allees-a-rome-52651342.html

 

- le 31 octobre 2010: inauguration du four municipal construit sur l'esplanade de la salle des fêtes.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fete-des-bastelles-2010-60109061.html

 

 

Il y a 5 ans,

le 22 février 2015: installation de la nouvelle croix du Fragnu, à la place de celle, placée en 1983, qui était tombée le 26 décembre 2014. Elle est bénie le 16 août 2015.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/02/la-croix-est-revenue.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/08/la-saint-roch-immuable-et-differente.html

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 18:59

Il arrive que des documents historiques soient faux et n'aient pas été corrigés, au contraire de l'exemple de l'attribution du titre de FFI montré dans l'article précédent.

 

Ainsi, pour la première guerre mondiale, avec les informations sur les morts au combat.

 

Le journal "Le Petit Marseillais" avait publié le 7 février 1915 une liste d'habitants de Marseille tombés au champ d'honneur. Parmi eux, deux étaient signalés comme originaires de Poggiolo.

 

L'authentique Poggiolo

 

Mais ces deux noms, Carboni et Franceschi, ne sont pas ceux de familles connues à Poggiolo. Ils ne sont pas non plus gravés sur le monument aux morts de la commune. D'où viennent-ils?

 

Le mystère s'éclaircit quand on recherche ces deux soldats sur le site "mémoire des hommes" du Ministère de la Défense. Sa base de données procure les fiches de chacun des soldats français morts pour la France en 1914-1918.

 

On apprend alors que ces deux personnes venaient du village de PIOGGIOLA et non pas de POGGIOLO.

 

Pioggiola est située en Balagne, entre Olmi-Capella et Calenzana.

 

Un hameau de Pioggiola (photo Wikipedia)

Un hameau de Pioggiola (photo Wikipedia)

 

Pour ne pas se tromper, le respect de l'orthographe est essentiel.

 

Pourtant, savez-vous que, au XIXème siècle, pendant plusieurs années, les documents poggiolais officiels furent frappés d'une inscription "Pioggiola"?

 

L'anecdote a été racontée sur ce blog dans deux articles qui vont bientôt être republiés.

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 18:00

Pour reconstituer le passé des Poggiolais, comme de toute communauté, quand il n'existe plus de témoins, on se sert de documents. Mais encore faut-il qu'ils ne soient pas erronés. Même des papiers officiels peuvent comporter des erreurs. 

 

Après la seconde guerre mondiale, des dossiers furent ouverts pour attribuer le titre de résistant aux Français ayant lutté contre l'occupation allemande. Ils sont consultables au Service Historique de la Défense à Vincennes où ils ont été rassemblés.

 

On peut y trouver une attestation officielle attribuée le 9 juillet 1946 à Philippe FRANCESCHETTI, né à Poggiolo et résidant au 102 boulevard Chave, à Marseille.

 

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Ce papier est tout à fait officiel et sérieux. Il est signé par Jean PAOLI qui commandait le groupe "Paris" des Milices Socialistes (regroupant des militants des Jeunesses Socialistes et de la SFIO), sous la direction du responsable régional Paul TROMPETTE (ce n'était pas un pseudonyme mais son véritable nom).

 

Nous pouvons ainsi savoir que ce Poggiolais faisait partie de ce groupe de résistants depuis le 1er janvier 1944 et que

 

"Agent de liaison et de renseignements, a participé les armes à la main, aux combats de rues livrés pour la libération de Marseille, du 19 au 31 AOUT 1944, dans le secteur: Bd Merentié, Cannebière-Castellane-Réformés."

 

Point de détail: il ne faut pas s'étonner de voir écrit "Canebière" avec deux "n" car l'orthographe actuelle date de 1927 et mit du temps à s'imposer.

 

Un "certificat d'appartenance" de Philippe FRANCESCHETTI aux FFI (Forces Françaises de l'Intérieur), établi quatre ans plus tard, le 17 mai 1950, précise:

 

"Agent de liaison inter-groupe, a contribué également à recruter des combattants pour nos corps-francs".

 

On peut être content: ces documents permettent de bien connaître l'activité d'un résistant et ils sont incontestables car bardés de signatures et de tampons officiels.

 

Pas si simple: une lettre remet tout en cause.

 

 

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Un courrier du colonel CHASSON, directeur régional du recrutement et de la statistique, daté du 8 décembre 1955, demande au général de Corps d'Armée GROSSIN commandant la 9ème Région Militaire une vérification de l'appartenance aux FFI de Philippe FRANCESCHETTI. La raison en est une incohérence:

 

"L'intéressé déclare avoir été déporté en Allemagne au titre du Service du Travail Obligatoire d'octobre 1943 au 29/6/1945. Or, le présent certificat lui attribue des services FFI pendant une partie de cette période".

 

La contradiction est flagrante.

 

Le dossier de Vincennes contient la façon dont le problème fut résolu. La semaine suivante, le général GROSSIN envoya une lettre à Philippe FRANCESCHETTI au 102 boulevard Chave et une autre, toujours à Philippe FRANCESCHETTI, au 3 rue Breteuil pour une convocation à l'Etat-Major de la Région, 57 boulevard Périer. Tout s'éclaircit alors: il y avait deux Philippe FRANCESCHETTI.

 

L'un, Philippe Antoine Pascal, surnommé Filippone, était né le 26 mai 1901. Militant laïc et socialiste de toujours, il avait bien été dans la Résistance.

 

L'autre Philippe, son neveu, était né le 5 novembre 1922 et, requis par le STO, il avait été déporté en Allemagne orientale. Au moment des combats de la Libération, il se trouvait à Wittenberg, la ville où vécut Martin LUTHER.

 

Les deux Philippe.Les deux Philippe.

Les deux Philippe.

 

Du coup, tous les documents du dossier ont été rectifiés... avec dix ans de retard!

La date de naissance de 1922 a été barrée et l'année 1901 a été ajoutée à la main.

Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.
Ne pas confondre FFI et STO, ni Philippe et Philippe.

 

Les homonymies sont fréquentes dans les familles corses à cause de l'habitude de donner le même prénom à presque chaque génération. Des exemples ont été donnés dans un article précédent.

 

Ainsi, dans la généalogie des FRANCESCHETTI, on compte huit Philippe décédés et un vivant.

 

Mais il n'empêche que les services dépendant de l'Etat doivent faire attention quand ils mettent en forme des documents officiels...

 

... Et, surtout, la recherche historique oblige à bien étudier, comparer et critiquer toutes les sources.

 

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Renseignements supplémentaires sur les adresses:

le 102 boulevard Chave fut le domicile de Jean-Antoine, le frère du Philippe résistant et le père du Philippe déporté du travail et de Jean-Martin;

le 3 rue Breteuil fut le domicile de Jean-Martin, le frère du Philippe STO, jusqu'en 1953, date à laquelle il s'installa avec épouse et enfants à la rue d'Endoume.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 17:59

La cérémonie d'hommage à des soldats français morts au combat est toujours poignante, d'autant qu'elle peut s'organiser très vite après le décès et que les moyens modernes de transport permettent un rapatriement rapide des corps. L'émotion en est encore plus forte.

 

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

 

Il n'en a pas toujours été ainsi. Pendant longtemps, les cadavres jonchant les champs de bataille étaient ensevelis sur place, sauf pour quelques grands généraux.

 

Avec la première guerre mondiale, des nécropoles et des ossuaires rassemblèrent les restes de nombreux soldats. Mais des familles voulaient que leur enfants reposent dans leur ville ou village d'origine. De nombreux transports furent organisés mais il fallut du temps.

 

 

Ainsi, ce fut le cas pour au moins un Poggiolais qui est mentionné dans un journal quotidien. "Le Petit Marseillais" du 12 juin 1922 contient un encadré intitulé "Le Retour de nos Morts Glorieux". il annonce que, ce jour-là, le navire "Liamone" doit partir pour la Corse avec les cercueils de vingt-cinq soldats insulaires provenant de Creil et d'Orient.

 

Le retour des morts à Poggiolo

 

Le dernier nom de la liste est "Desanti Jean, sergent, Poggiolo".

 

Il s'agit de Jean Toussaint DESANTI, fils de François-Marie DESANTI (1865-1902) et de son épouse Françoise COLONNA (1868-1942). Il est né le 29 avril 1892 à Poggiolo.

 

Alors que, comme beaucoup de Sorrinesi, il habitait en Tunisie, il s'engagea dans l'armée à l'âge du service militaire. Le 18 mars 1913, il entra au 4e régiment de marche des tirailleurs algériens. Il devint sergent au début de la guerre, le 12 septembre 1914.

 

Mais, quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1914, il mourut au combat à Crouy, dans la Somme. Il fut le quatrième des trente Poggiolais victimes de cette guerre. Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo sous l'identité de "DESANTI JEAN" et il lui est donné le grade de "sergent major" au lieu de "sergent".

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Son corps, placé dans la nécropole de Creil, fut ramené par train jusqu'à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué le 12 pour être inhumé dans son village de naissance presque huit ans après son décès.

 

Un cœur gravé signale toujours sa présence.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

D'autres familles durent attendre pour voir revenir les cendres de leurs héros.

 

Ce ne fut pas spécifique à 1914-1918. A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs années furent nécessaires avant le retour du corps de Marc Jean OTTAVY, mort le 19 novembre 1944 à Pont-de-Roide (Doubs) où il fut d'abord inhumé. Sa tombe fut entretenue par une famille de cette commune jusqu'à ce que le transfert vers le caveau familial à Poggiolo put être organisé.

 

 

 

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 18:00
Il y a 109 ans, Poggiolo, Orto et Guagno étaient dans la tempête

 

Les images de la Côte d'Azur sous la pluie et des inondations qui en résultent ont de quoi impressionner.

 

Elles ressemblent à ce que les villages des Sorru in sù ont connu exactement à la même époque, fin novembre, mais il y a 109 ans.

 

En témoigne cet article paru dans "Le Petit Marseillais" du 25 novembre 1910.

 

Il y a 109 ans, Poggiolo, Orto et Guagno étaient dans la tempête

 

On peut remarquer dans ce texte que les villages ont subi tour à tour la pluie et la neige. Le plus important est la phrase qui rappelle que la récolte de châtaignes était "l'unique ressource". Elle est exagérée pour Poggiolo qui produisait facilement des légumes. Elle n'est cependant pas fausse car l'activité agricole était en régression, faute de bras, les jeunes étant alors de plus en plus nombreux à partir pour l'armée ou les colonies.

 

Officiellement, les intempéries qui ont provoqué le plus de dégâts à Poggiolo sont les pluies et glissements de terrain d'octobre 1992, à la suite desquels la commune a été déclarée en état de catastrophe naturelle

 

Voir le lien suivant.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 18:00

 

Le dernier article sur les violoneux poggiolais a suscité un grand intérêt, et notamment de la part de Stefanu PINELLI qui comme commentaire a écrit cette exclamation: "Mon arrière-grand-père!".

 

Il est le descendant direct de Ghjuvan-Martinu PINELLI (3 février1878-2 janvier 1950), surnommé Martinchjinu, dont le souvenir reste chez les plus anciens de Poggiolo.

 

Sur la page Facebook de Stefanu PINELLI, on peut trouver une rare photo de ce célèbre animateur de fêtes.

 

 

Retour sur Martinchjinu

 

Toujours sur Facebook, a été publié un beau texte, pouvant devenir une chanson, écrit par Anto Crescenzi et évoquant Martinchjinu.

 

Son violon est toujours présent.

 

Retour sur Martinchjinu
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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 18:03

 

Dans l'annonce d'un cours de chant et guitare dispensé par Fabrice Massiani à Vico, il a été fait allusion au travail de Jean-Baptiste PAOLI pour maintenir les traditions musicales corses. Il se situe dans la lignée des violoneux qui animaient autrefois les réunions villageoises.

 

Deux de ces artistes poggiolais d'autrefois ont été évoqués dans un article paru sur ce blog le 1er février 2015. Il nous paraît utile de le rééditer. 

 

Jean-Baptiste Paoli à Soccia le 24 juillet 2009

Jean-Baptiste Paoli à Soccia le 24 juillet 2009

 

Toutes les générations ont eu, malgré la dureté du travail, le besoin de s'amuser. Au XIXème et au début du XXème siècle, le violon était l'instrument par excellence de toutes les fêtes.

Dans les villages de Sorru in Sù, Martitinu (qui s'écrit aussi Martinchjinu) eut une grande célébrité ainsi que, avant lui, Cumandante. Ces deux représentants de la culture populaire ont été évoqués dans un article ( de Xavier Paoli?) paru dans "L'info U Pighjolu" de juillet 2007. 

 

"Evoquons, pour leur rendre hommage, deux de ces modestes artistes qui faisaient danser nos arrière-grands-parents. 

 

Tout d'abord, chronologiquement, Ghjuvan Battistu BATTESTI, natif d'Ortu mais ayant fait souche à U Pighjolu par le mariage. Grand escogriffe, doté de plusieurs surnoms dont un lui allait comme un gant ("Cicala") et un autre ("Cumandante") dont on pouvait se demander où il en avait gagné les galons, lui qui n'avait jamais pratiquement quitté son île.

Il était en réalité maçon et sonneur de cloches (aux appointements de 50 francs par an en 1881). Mais il ajoutait à ces multiples et variées occupations un vrai talent de musicien, apprécié dans tout le canton et même au-delà.

Versificateur hors pair, il était très sollicité dans toute la région pour les festivités du carnaval. Mêlant musique et couplets entraînants, l'archet frénétique, le quatrain moqueur à la bouche, il menait la sarabande carnavalesque avec un entrain jamais démenti. Peut-être là est l'origine de son surnom de «Cumandante» (… di Carnavà, disaient les mauvaises langues). 

 

C'est probablement à son école que Ghjuvan Martinu PINELLI (Martinchjinu), né en 1878 à U Pighjolu, semble avoir fait son apprentissage de violoneux. Vigneron, cordonnier, il tenait aussi le Café du village où il vendait le vin et l'eau-de-vie de sa production. 

"Cumandante" se faisant vieux, il avait succédé à celui-ci dans le rôle d'animateur de festivités. Alors qu'il ne jouait plus depuis longtemps, les plus âgés d'entre nous ont pu l'entendre peu de temps avant sa mort en 1951, animer une soirée impromptue où plusieurs couples retrouvant leurs jambes de vingt ans, nous offrirent le témoignage d'une civilisation à jamais disparue." 

 

Violons, guitares et chants avec Ferdinand Passoni à U Pighjolu (16 août 1997)

Violons, guitares et chants avec Ferdinand Passoni à U Pighjolu (16 août 1997)

 

Article recommandé sur les violons et les violoneux:

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 16:30
504Média

504Média

 

La mort de Raymond POULIDORremué le cœur des Français car ce champion cycliste était aimé de tous. Il était plus particulièrement apprécié pour sa gentillesse et pour sa ténacité. Malgré de grandes empoignades avec Jacques ANQUETIL et Eddy MERCKX, il n'est jamais arrivé à gagner le Tour de France, mais il a eu le rare privilège de donner son nom à une expression souvent utilisée: on dit "un Poulidor" pour dire "un second". 

 

Deux ans après le décès de Johnny HALLYDAY, la génération des "baby-boomers" voit la disparition d'un autre grand symbole des années 60, de ces "trente glorieuses" maintenant complètement mythifiées.

 

Si Johnny représentait la jeunesse urbaine, ardente de vivre, de profiter de la société de consommation et de se libérer des pesanteurs traditionnelles, Poupou était attaché à ses racines paysannes et il montrait qu'il fallait persévérer dans l'effort.
Il n'était pas contradictoire d'aimer les deux personnages.

 

En tout cas, la France de l'époque, celle de de Gaulle, n'était pas un pays inquiet et rabougri.

 

Collection JMB/Icon Sport

Collection JMB/Icon Sport

 

Ce monde s'éloigne et les représentants poggiolais de cette génération vieillissent (l'un d'eux vient d'avoir 70 ans il y a deux semaines) mais, comme Hallyday et Poulidor, ils comptent bien rester actifs le plus longtemps possible.

 

Pour se rappeler cette époque, voici quelques photos de certains jeunes de Poggiolo en 1965, 1967 et 1968.

 

Puis, le lien vers l'article paru à l'occasion du décès de Johnny Hallyday.

 

1965, bergerie de Belle e Buone.

1965, bergerie de Belle e Buone.

1967, à la fontaine.

1967, à la fontaine.

1968, à Guagno-les-Bains.

1968, à Guagno-les-Bains.

1968, sopracena aux Trois Chemins.

1968, sopracena aux Trois Chemins.

1968, au sommet du Capo a u Tozzu.

1968, au sommet du Capo a u Tozzu.

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 18:00

Comme chaque 11 novembre, les Poggiolais ont commémoré l'armistice de 1918 et ont honoré les enfants du village morts pour la France: les trente héros de la première guerre mondiale, les six victimes de 1939-1945 et celui de la guerre d'Indochine.

 

A 11h, devant le monument aux morts, le message de la secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Armées a été lu par le maire Angèle PINELLI.

 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Des fleurs ont été déposées au pied du monument décoré pour la première fois par les drapeaux placés sur le nouveau socle. 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Les participants se sont ensuite rendus au bar "Le Belvédère" pour partager un apéritif convivial offert par la mairie.

 

 

Le 11 novembre à Poggiolo

 

Poggiolo reste fidèle au souvenir de ses héros.

 

 

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Photos Franceschetti

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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