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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 18:00

La mort de Jean-Mathieu MICHEL, maire de Signes dans le Var, a causé une émotion considérable. Il a été renversé par une camionnette dont le conducteur avait été surpris en train de déposer des décombres dans un lieu non autorisé.

Le travail d'un maire est exigeant, prenant et finalement dangereux, s'il veut accomplir réellement ce qui est nécessaire pour le bien de sa commune.

 

Photo AFP/Gérard Julien

Photo AFP/Gérard Julien

Poggiolo a connu des interruptions de mandats de maire pour cause de décès, mais de façon moins dramatique. Deux cas se sont produits.

 

De nombreux Poggiolais se souviennent encore de Martin PAOLI qui, conseiller général du canton de Soccia depuis 1945, fut élu maire de Poggiolo en 1959. Il s'éteignit brutalement en mai 1968.

 

 

Beaucoup moins connu est le cas de Jean-Martin CECCALDI qui mourut en 1918.

 

Jean-Martin était le troisième des quatre fils de Jean-Noël CECCALDI et de son épouse Toussainte PAOLI. Il naquit à Poggiolo le 27 avril 1883.

 

Comme de nombreux autres Poggiolais, il s'établit en Tunisie. Se destinant à l'enseignement, il était élève-maître au moment du conseil de révision. D'après le registre des matricules militaires, il mesurait alors 1,64 mètre, avait cheveux, sourcils et yeux châtain foncé, un nez long et un menton court dans un visage ovale.

 

Il existe un portrait de lui sous la forme d'une peinture réalisée à partir d'une photo dans un cadre de verdure. Ses frères ont été représentés avec la même technique. 

 

Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).
Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).

Jean-Martin Ceccaldi (photos Jeanne Grimaldi).

 

Il fit son service militaire à partir d'octobre 1904 dans la 25e section de commis et ouvriers d'administration. Au bout d'un an, le 16 octobre 1905, il fut mis en disponibilité, certainement pour raison médicale.

 

Il commença une carrière d'instituteur à Tunis. 

 

Il se présenta aux élections municipales des 5 et 12 mai 1912 et devint maire de Poggiolo, succédant à Pascal Antoine MARTINI. Il n'avait que 29 ans.

 

Quant éclata la guerre mondiale, Jean-Martin fut rappelé par l'armée mais immédiatement réformé le 15 août 1914 par la commission spéciale d'Ajaccio pour "bacillose pulmonaire", c'est-à-dire pour tuberculose.

 

Cette décision fut confirmée par le conseil de révision de l'année suivante.

 

Son métier d'enseignant ne lui permettant pas d'être présent dans la commune en-dehors des vacances scolaires, la plupart des actes d'état-civil des deux premières années de son mandat était dressée et signée par son premier adjoint, Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), officier retraité.

 

Philippe était le père de Jean-Antoine et, donc, l'aïeul des FRANCESCHETTI actuels.

Philippe Franceschetti

Philippe Franceschetti

 

Jean-Martin et Philippe eurent la pénible tâche d'enregistrer les décès des trente militaires  poggiolais qui moururent pendant la première guerre mondiale.

 

Jean-Martin ne vit pas la fin du conflit car il décéda le 28 avril 1918 "d'une longue et douloureuse maladie", ainsi que l'écrivit le quotidien "L'Œuvre" du 6 mai 1918. Il venait d'avoir 35 ans.

Site RétroNews.

Site RétroNews.

 

Après les élections du 30 novembre et du 7 décembre 1919, le frère de Jean-Martin, Jean-François CECCALDI devint maire de Poggiolo dès le 8 décembre. Il le resta jusqu'en 1959 (avec une interruption en 1941-1943).

Sa carrière a été évoquée dans l'article "Poggiolais sous l'uniforme".

 

Jean-François Ceccaldi (photo Nicolas Martini).

Jean-François Ceccaldi (photo Nicolas Martini).

 

Jean-Martin CECCALDI avait épousé Jeanne PAOLI, née à Coggia mais d'une famille d'Orto. Ils eurent un fils, Antoine, en 1912, qui lui aussi fut instituteur. Il disparut dans l'accident de la Caravelle Ajaccio-Nice en 1968 (voir l'article "Jeanne et Valère parlent de la Caravelle").

 

Le souvenir de Jean-Martin subsiste d'une certaine manière avec les prénoms des deux filles d'Antoine: Jeanne (qui a aussi le prénom de sa grand-mère) et Martine.

 

En dehors des CECCALDI et des GRIMALDI, qui se souvient encore de ce jeune maire mort dans l'exercice de ses fonctions?

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:00

"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".

 

Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles. 

 

Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.

 

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

 

Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.

 

Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.

Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").

La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.

 

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.

A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").

Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.

 

Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

 

L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.

Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...

On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).

Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.

Le résultat fut une belle maison.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.

 

En 1972, après dix-sept ans à Sorru in Sù, l'abbé MILLELIRI devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.

 

A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.

 

Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.

Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.

Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages. 

Milleliri, un prêtre de caractère
Milleliri, un prêtre de caractère

Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 18:00

Dans l'esprit de beaucoup, les archives sont trop souvent synonymes de lieux sombres et poussiéreux où l'on passe de longues heures à feuilleter des papiers jaunis.

 

La réalité est de plus en plus éloignée de ces clichés grâce au scanner et à internet: de nombreux documents sont désormais numérisés et disponibles sur la Toile.

 

Dans ce domaine, il faut saluer le travail des archives départementales qui viennent de mettre à la portée de chacun les images de plusieurs dizaines de titres de la presse corse, alors que le fameux site Gallica de la BNF n'en propose que huit.

 

Ainsi, chacun peut avoir accès à la mythique "A MUVRA".

 

Parfois, la collection n'est pas complète comme, par exemple, pour "La Corse catholique" où il manque plusieurs numéros de l'année 1936.

 

On peut découvrir des publications moins connues comme "Le bulletin paroissial de Vico" qui exista de 1929 à 1938.

 

Image extraite de "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes"

Image extraite de "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes"

Ce bulletin fut créé par le Père Dominique FRANCHI, curé de Vico de 1928 à 1955. Il est cité à la page 253 de l'ouvrage collectif "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain Piazzola) qui est toujours disponible en librairie ou par correspondance (Amazon: https://www.amazon.fr/Vico-Sagone-Regard-sur-terre-hommes/dp/2364790441).

 

Ce périodique fournit de nombreux renseignements sur la vie religieuse à Vico pendant les dix années qui précédèrent la guerre. Mais il permet aussi de connaître les activités de l'association La Vicolaise de Paris ou d'apprendre que l'électricité fut installée en 1938 (dix ans avant Poggiolo).

 

Cette publication apporte même une précision chronologique sur la visite pastorale de l'évêque, Mgr RODIÉ, à Poggiolo, qui a été décrite dans un article précédent.
 

La presse corse (et même vicolaise) accessible sur internet

Le bulletin écrit que cette visite eut lieu le mercredi 10 juin 1936.

 

N'hésitez donc pas à vous plonger, par écran interposé, dans les vieux journaux insulaires !

 

L'adresse du site des archives départementales est: 

http://archives.corsedusud.fr/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:00

Jean-Martin DESANTI (voir l'article précédent) se maria deux fois: avec une Italienne et avec une Guagnaise.

 

L’ITALIENNE

La première fois, ce fut le 9 septembre 1878, à PÉRONNE, alors qu’il était en garnison à TOUL.

Il épousa Rose Catherine Aima BRANDIA, une Italienne, née à ROME en 1837 et habitant PÉRONNE où elle était ménagère. Ses parents à elle étant décédés, la seule contrainte fut de traduire en français ses actes d’état-civil.

Par contre, Jean-Martin dut obtenir l’autorisation de sa hiérarchie, en l’occurrence du général commandant le 6ème corps d’armée, et aussi de ses parents, âgés alors de 66 ans pour son père et de 64 ans pour sa mère. Il avait pourtant 32 ans!

Rose DESANTI née BRANDIA.

Rose DESANTI née BRANDIA.

 

L’acte de mariage de PÉRONNE nous apprend que les publications de projet de mariage se firent devant la porte des maisons communes de PÉRONNE et de POGGIOLO (les dimanches 11 et 18 août 1878 à midi, au village). Il n’y avait donc pas d’affichage public à cette époque.

Rose avait 41 ans lors du mariage, soit 9 de plus que son époux.

Ils n’eurent pas d’enfant et Rose, après avoir suivi son mari en Algérie, mourut le 26 février 1898 à POGGIOLO, un an après l’attribution de la Légion d’Honneur à Jean-Martin. Elle est enterrée dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO.

Pierre tombale de Rose.

Pierre tombale de Rose.

 

LA GUAGNAISE

Le veuvage de Jean-Martin fut très bref.

Dès le 12 juillet 1898, soit quatre mois et demi après le décès de Rose, il se remaria avec Marie Gaëtane CERATI, née en 1862 à GUAGNO où eut lieu la cérémonie. La décision avait été prise rapidement puisque l’acte de mariage indique que les publications avaient été faites à POGGIOLO et à GUAGNO les 26 juin et 3 juillet. Les parents de la mariée ne signèrent pas car ils ne savaient pas écrire.

 

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

 

Jean-Martin avait alors 52 ans et sa nouvelle épouse 35 (17 ans de moins!).

Elle lui donna les enfants qu’il attendait. Trois disparurent très vite: au bout de 9 jours, 43 jours et 16 mois. Mais l’aînée, née le 3 novembre 1900, vécut 94 ans et porta le prénom de Rose, en souvenir de la première femme de Jean-Martin.

 

Acte de naissance de Rose Desanti.
Acte de naissance de Rose Desanti.

Acte de naissance de Rose Desanti.

 

Pour couler une vie familiale agréable, Jean-Martin fit construire une belle maison sur son terrain de Vignarella.

La porte d’entrée est toujours surmontée par ses initiales (D JM) et par la date de construction (1899).

Cette maison atteint donc cette année l'âge de 120 ans!

Elle fait partie des "maisons de notables" présentées dans un article précédent.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

LES FRANCESCHETTI

Rose, plus souvent connue comme Rosine, se maria le 19 janvier 1922 avec Jean-Antoine FRANCESCHETTI, né en 1897, lui aussi fils d’une CERATI de GUAGNO, prénommée Judith.

Jean-Antoine était le neveu de Philippe CERATI, adjoint socialiste au maire de Marseille, dont la biographie a été publiée sur ce blog.

Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), le père de Jean-Antoine, avait lui aussi fait carrière dans l'armée. Voir l'article sur "Les prénoms préférés des familles".

 

Jean-Martin Desanti en 1921.

Jean-Martin Desanti en 1921.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

 

Jean-Martin rendit son dernier soupir peu après, le 13 mars 1922, à l’âge de 75 ans.

Le chevalier de la Légion d’Honneur repose maintenant dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO, juste à côté de la tombe de Rose, son premier amour.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

Il ne connut donc pas ses deux petits-fils Philippe (prénom traditionnel chez les FRANCESCHETTI) né la même année 1922 à Poggiolo et Jean-Martin (comme son grand-père) né en 1925 à Marseille.

Quant à Marie Gaëtane, elle survécut vingt-trois ans à son mari Jean-Martin. Décédée le 21 mars 1945, elle fut enterrée dans le cimetière communal, aucune place n’étant alors disponible dans le cimetière privé.

 

Rosine et Jean-Martin DESANTI ont eu 23 descendants actuellement vivants:

- 14 FRANCESCHETTI (le plus jeune est César, né le 21 octobre 2017, et le plus âgé Michel, né le 2 novembre 1949)

- 3 CALDERONI

- 3 ALESSANDRI

- 2 CAO

- 1 ATLAN

 

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 18:10
Disponible à Sagone

 

L'éditeur Vincentello d'Istria donne régulièrement des nouvelles de la diffusion du livre "Corse: Indépendance" de Christian Mondoloni (déjà présenté ICI).

 

Il vient de nous apprendre que cet ouvrage est désormais disponible à la maison de la presse L'Alinea de Sagone.

 

D'autre part, il est signalé aux lecteurs du pays ajaccien que Christian Mondoloni dédicacera son livre à la FNAC Atrium ce samedi 30 mars à partir de 15 heures!

 

Ce livre, bourré de documents, dresse un bilan glaçant de 250 années de Corse française. Il est important de le lire, même si l'on n'est pas d'accord avec la conclusion favorable à l'indépendance de la Corse.

 

Disponible à Sagone
Disponible à Sagone
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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:00

A la demande de plusieurs lecteurs, nous publions l'ensemble des photos accompagnant l'article, évoqué dans notre publication du 12 mars (http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/agora.html), paru dans "Corse-Hebdo" du 29 décembre 2000 et consacré à la façon dont les Poggiolais maintenaient une vie solidaire dans la commune . Les photos étaient de Pierre-Antoine FOURNIL. 

 

 

Dans cette double page, la première photo montrait le village avec son environnement en partie couvert par le titre de l'article.

Les Poggiolais de l'an 2000

Deux clichés faisaient connaître des personnalités dont deux sont maintenant décédées.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000

Comme pour la photo du bar, les noms des personnes groupées devant la fontaine ne sont pas dans l'ordre.

Les Poggiolais de l'an 2000
Les Poggiolais de l'an 2000
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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 17:58

Suite de l'article consacré à la génération 1968 à Poggiolo.

 

 

Le téléphone fut longtemps un luxe exceptionnel. Les FRANCESCHETTI se souviennent que la maison de Rosine servait quasiment de cabine publique. Combien de fois n’ont-ils pas été réveillés au petit matin par une voix claironnant: «Allo Vico ? Pour le 6 à Soccia, je voudrais le …» ? Il en était de même chez Xavière MARTINI.

 

L’information ne nous noyait pas à flot continu comme maintenant. Si chaque maison avait son grand poste de radio à lampes dans le salon, la télévision ne fit son entrée à Poggiolo qu’en 1965.

 

L’essentiel des nouvelles venait des deux quotidiens «Le Provençal Corse» et «Nice-Matin Corse».

Même si l’information arrivait à petites doses, elle fournissait le sujet de discussions politiques, nourries des idées acquises en ville, idées parfois opposées mais il n’y avait pas de quoi se fâcher. Les discussions avaient lieu sur les marches de Xavière, dans le «magasin», la chambre donnant sur la Stretta, ou chez les BARTOLI.

 

 

 

sur les marches de Xavière

sur les marches de Xavière

Nous faisions tourner sur des électrophones à piles des disques microsillon 33 et 45 tours (on ne disait pas encore vinyle) pour écouter du rock mais aussi du BRASSENS et du BREL qui choquaient les vieux.

écoute de disques sur la stretta (juillet 1968?)

écoute de disques sur la stretta (juillet 1968?)

écoute de disques chez les Bartoli (20 août 1966)

écoute de disques chez les Bartoli (20 août 1966)

Dans nos repaires, nous organisions d’homériques parties de cartes de belote, de sept et demi et de rami.

Les autres distractions? Les boules, le foot (à Guagno-les-Bains, sur un terrain vague derrière l'épicerie de Mimi car le stade n’existait pas).

Equipe poggiolaise à Guagno-les-Bains (juillet 1966).

Equipe poggiolaise à Guagno-les-Bains (juillet 1966).

 

 

Les soirées se passaient en groupe, puisque la télévision ne nous enfermait pas à la maison, souvent en promenade à pied sur la route de Soccia. Et cette route était fréquentée ! Notre groupe (entre huit et vingt individus), nos parents prenant le frais avant de se coucher, des jeunes venant de Soccia et même des Bains. Nous pouvions parler de tout, chanter à tue-tête, délirer. Ces promenades pouvaient aboutir en «boîte», au «Robinson», installé près de la source de St Marcel, ou à Soccia, au bar tenu par François et Antoine DEMARTINI. 

On pouvait boire, jouer au baby-foot ou danser rock, twist et slow loin du regard parental. Beaucoup, qui ne sortaient jamais en ville dans l’année, y allaient régulièrement, avec la désapprobation des grands-parents et l’accord résigné des parents, rassurés de savoir que tout le monde s’y connaissait. Mais un contrôle social existait toujours. Certains matins, avant notre lever, la famille savait souvent ce que nous avions fait la veille.

Des bals se déroulaient chez Fosca, avec Charles ROCCHI par exemple, ou aux Bains, avec Regina et Bruno. Mais on en était encore aux chansonnettes genre Tino ROSSI et il fallait supporter des séries de tango et de paso doble.

La soirée du lundi était celle de la séance cinéma, au rez-de-chaussée de ce qui n’était pas encore l’hôtel «U Paese», pour voir les westerns de l’époque projetés sur un drap de lit fixé au mur. 

Certains soirs, deux ou trois faisaient une sopracena avec une bouteille et un saucisson dérobés dans la cave familiale. Elle pouvait être de grande ampleur avec plus de préparation et de participants. Qui n’a pas vu, à cette occasion, le torse nu de Jean-Pierre  FRANCESCHETTI ou de Jean-Marc OULIÉ tenant à bout de bras une branche servant de broche à un poulet au-dessus d’un feu de bois la nuit aux Trois Chemins ignore ce qu’est un homme musclé.

Sopracena aux Trois Chemins le 29 août 1968.

Sopracena aux Trois Chemins le 29 août 1968.

La sopracena et la sérénade sont des traditions anciennes. 

Mais la sérénade, cette séance de chants sous les fenêtres des jeunes mariés, avait changé de nature. Autour de 68, elle était devenue une manifestation ostentatoire de plus en plus énorme avec des pique-assiettes venus de tout le canton, dans un grand gaspillage de nourriture et de boissons.

 

Les excursions en montagne avaient une grande importance car nous en faisions plusieurs chaque été et nous les préparions très sérieusement, grâce notamment à Jacques-Antoine MARTINI. Même ceux qui ne marchaient pas pendant l’année voulaient y participer. C’était l’occasion de s’aérer, de montrer la vigueur de nos muscles. C’était aussi marcher sur les sentiers foulés par les générations de paysans dont nous sommes issus. C’était surtout la possibilité de montrer notre indépendance, loin des adultes, de créer notre propre monde, de nous organiser, se sentir que nous étions une force. Bien sûr, il y eut des épisodes mémorables comme, en juillet 1966, quand dix d’entre nous  furent bloqués vingt-quatre heures dans une bergerie à cause du brouillard.

Bergerie de Bellebonne le 7 août 1965.

Bergerie de Bellebonne le 7 août 1965.

Mais notre jeunesse, comme toute jeunesse, ne pouvait durer. Les voitures devinrent plus nombreuses. Après François OLIVA et Rose-Marie BARTOLI, Jean-Marc TRAMINI, Hervé OULIÉ et moi, nous avons eu le permis de conduire. Les déplacements à Soccia et à Sagone devinrent plus faciles et rapides. Il y eut en juillet 1969 une grande balade de quinze d’entre nous en quatre voitures dans le Nord de la Corse.

Calanques de Piana (20 juillet 1969)

Calanques de Piana (20 juillet 1969)

Mais les groupes devinrent plus réduits. Les mariages commencèrent : Hélène, puis Jean-Pierre et Joël. 

Une autre vie commençait. Rien n’est à regretter. Ce fut un temps, un temps particulier, un temps qui nous a marqués, un temps qui explique le plaisir plus ou moins implicite à se retrouver, un temps qui nous a donnés nos racines, un temps qui, même si nous n’y habitons pas en permanence, nous attache pour toujours à quelques maisons accrochées sur un versant de montagne.

 

Michel FRANCESCHETTI

 

 

 

Photos Jacques-Antoine Martini et Michel Franceschetti. 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 17:56

Commencer l’année 2019 est une façon de dire adieu à 1968. Le cinquantenaire de cette année mythique a été célébré par des livres et quelques émissions de télévision médiocres et qui n’ont pas eu de succès. Les «baby-boomers» qui firent bouger, un peu, la société sont étudiés dans le récent et très bon livre de Jean-François SIRINELLI «Génération sans pareille» (éditions Tallandier). 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

Voici dix ans, «L’Info U Pighjolu» avait, pour les quarante ans de cette année, publié un article de Michel FRANCESCHETTI sur «La génération 68 à Poggiolo» qui montrait comment cette jeunesse s’était comportée au village, apportant des comportements nouveaux pour l’époque mais parfois bien éloignés d’aujourd’hui.

Nous reproduisons une version mise à jour de cet article, avec des liens sur les articles du blog donnant des informations complémentaires.

 

---------

 

 

LA GÉNÉRATION 68 À POGGIOLO

 

 

Cet article a pour ambition de montrer une partie de ce qu’ont connu au village ceux qui sont maintenant pratiquement tous des retraités. Nulle nostalgie ici mais simplement le désir de faire connaître un monde  à la fois proche et lointain. Malheureusement, la place manque pour donner tous les renseignements qu’il faudrait fournir.

 

En regardant les photos prises voici un demi-siècle, il est évident que l’on ne peut s’empêcher de penser: «Nous avons tous pris un sacré coup de vieux». Notre classe d’âge est maintenant presque entièrement entrée dans une nouvelle période de sa vie: la retraite. Toutes sortes de publications, souvent médiocres, rappellent que nous avons eu 20 ans en 1968, voici 50 ans. 

Le Poggiolo d’il y a 50 ans n’était plus tout à fait le Poggiolo d’antan mais il était bien loin du Poggiolo d’aujourd’hui. La génération 68 (en fait, le groupe des jeunes ayant entre 16 et 24 ans en 1968) a connu ce changement. 

Le professeur Jean-François SIRINELLI avait intitulé «Génération 68» l’article paru en mars 2003 dans la revue «L’Histoire».

Adieu au cinquantenaire (1/2)

Il y expliquait la place particulière de cette génération qui a vécu sa jeunesse dans une France emportée par la croissance. 

«Place à part: jamais une génération n’a été plus différente de celle de ses pères et grands-pères; dans un contexte d’exode rural accéléré, cette génération est celle de l’adieu aux terroirs.»

 

Si certains sont nés à Poggiolo, nous avons, pour la très grosse majorité d’entre nous, vécu en ville (à Paris, Marseille, Nice, Epinay, Troyes…), parfois même, conséquences de l’époque coloniale, en Algérie ou en Afrique noire. Très rares sont ceux qui ont suivi des cours à l’école de Poggiolo avant sa fermeture. 

Mais SIRINELLI ajoutait: «reste que les jeunes gens du baby-boom, souvent petits-fils de paysans, fils de citadins aux racines paysannes proches, ont conservé des attaches avec le village et retournent en vacances chez les grands-parents. ».

 

Il nous semblait naturel de passer les vacances d’été au village, vacances longues: tout le mois de congé annuel de nos parents et même bien plus car plusieurs étaient laissés à la garde des grands-parents ou oncles et tantes. Nous baignions bien dans la vie du village qui restait ce que SIRINELLI nommait « une sorte de réserve naturelle des comportements collectifs ».

Ainsi, au début et à la fin du séjour, la tournée de bises était obligatoire pour saluer des vieux et vieilles dont nous connaissions à peine l’identité.

Il fallait respecter scrupuleusement les heures de repas (à midi et à 20 heures, notre grand-père Jean-Antoine était assis en bout de table, le chapeau sur la tête ; il l’enlevait quand nous étions tous là et le repas commençait).

La tenue vestimentaire était surveillée. Les jours de fête, les Poggiolais de tous les âges tenaient à être bien habillés. Ce fut un beau scandale quand certaines filles passèrent un jour en maillot de bain dans la Stretta. 

 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

La présence à la messe, qui avait lieu tous les dimanches, célébrée par Mgr Demartini ou par le curé Milleliri, était impérative même pour ceux qui étaient modérément intéressés. 

curé Milleliri le 15 août 1965

curé Milleliri le 15 août 1965

Ce contrôle strict, encore plus sur les filles que sur les garçons, était difficile à supporter pour les demi ou trois quarts citadins que nous étions.

Les matins poggiolais étaient agités avec les allers et venus au Lucciu pour remplir seaux et brocs, l’eau courante n’étant pas encore installée. Nous devions assumer notre part de la tâche. Les femmes en robe et fichu noir étaient encore nombreuses et la fontaine (dite Radio-Poggiolo) permettait d’échanger les informations et de faire des commentaires sur chacun (en corse pour que les jeunes ne comprennent pas). 

Adieu au cinquantenaire (1/2)
Adieu au cinquantenaire (1/2)

Chaque jour, plusieurs voitures de commerçants arrivaient et klaxonnaient pour attirer les clients (Marie-Thérèse qui était aux premières loges s’en souvient bien). 

Les hommes, leur binette à la main, passaient pour surveiller les rigoles d’arrosage des jardins.

N’oublions pas le facteur tout heureux de se débarrasser d’une bonne partie de son courrier entre nos mains dès qu’il arrêtait sa voiture au centre du village, méthode pas trop réglementaire mais fort conviviale. 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

N’oublions pas non plus les passages et les cris des ânes, chiens et cochons, et puis les cocoricos des coqs. Le village était bruyant le matin et le soir. Un bruit était rare: celui des automobiles, dont le nombre augmentait peu à peu chaque année.

 

L’après-midi était souvent consacré à la rivière où nous allions à pied pour mieux nous laver qu’à la maison sans eau courante et surtout pour nous détendre entre nous, libres, avec parfois un poste à transistor pour écouter les débuts de Jean-Pierre Foucault sur RMC, seule station pouvant être captée correctement. 

 

(à suivre)

 

 

 

Sauf une, les photos sont de Jacques-Antoine Martini et Michel Franceschetti.

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 18:00

L'année a bien débuté pour le village de Murzo et pour la famille COLONNA.

 

Le 1er janvier, Dorothée VELLUTINI, qui gère la mairie de Murzu depuis maintenant vingt-quatre ans, a reçu la Légion d'Honneur.

 

La même décoration avait été attribuée à son père Charles François COLONNA, maire de 1946 à 1976, dont le nom vient d'être donné à la place de l'église du village. La plaque portant l'inscription "Piazza duttore Ch. Fr. Colonna" a été dévoilée le 9 février dernier.

 

photo Pascale Chauveau: Dorothée avec ses frères Dominique, qui fut maire de Vico et Conseiller Général du Canton des Dui Sorru, et Jean, qui fut, lui aussi, maire de la commune,

photo Pascale Chauveau: Dorothée avec ses frères Dominique, qui fut maire de Vico et Conseiller Général du Canton des Dui Sorru, et Jean, qui fut, lui aussi, maire de la commune,

 

A cette occasion, pour les jeunes générations qui n'ont pas connu ce médecin de nos villages, voici la biographie écrite par Bernard ALLIEZ, pages 356 et 357 de l'ouvrage collectif "Vico-Sagone Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain Piazzola) (à commander ICI).

 

 

"Charles François COLONNA, né le 17 janvier 1911 à Vico, est un enfant de Murzo. Après le décès de son père, militaire, alors qu’il n’est âgé que de 9 ans, il sera élevé par sa mère et poursuit sa scolarité à Murzo, puis à Ajaccio. Son père ayant toujours souhaité pour son fils une carrière médicale, Charles se retrouve étudiant en médecine à Marseille où il est hébergé dans une famille amie et se constitue de solides amitiés parmi ses co-étudiants. Son désir de s’installer en Corse ne l’a jamais quitté, il passe sa thèse de médecine en 1938 et rentre à Murzo où la mobilisation le conduit pour quelques mois à être médecin de la place de Sartène. Rapidement, il revient à Murzo puis Vico où il s’installe en 1947. C’est alors que sa vie est entièrement consacrée aux malades et aux familles des trois cantons, Deux Sorru, Deux Sevi et Cruzzini Cinarca. Les anciens s’en souviennent encore avec émotion.

Au début, certaines visites s’effectuaient à pied et/ou à cheval ! Jusque dans le Cruzzini! On raconte qu’un jour, un médecin italien l’appela en consultation à Guagno-les-Bains où existait un camp de prisonniers française. Charles s’y rendit avec sa mule et pour le retour son confrère lui propose une voiture, un chauffeur et de faire ramener sa monture. «Ma mule ne connaît que moi» lui répond Charles!

 

 

La famille Colonna est à l'honneur

 

Maire de Murzo de 1946 à 1976, conseiller général et sénateur suppléant, il considérait la politique comme le prolongement indispensable de son action sociale et médicale. Son épouse l’a aidé et soutenu tout au long de sa vie familiale et médicale, ses enfants ont chacun poursuivi de brillantes carrières médicales et politiques.

Dès que possible, il circule en «traction», puis en 2 CV, enfin dans une DS qui devient célèbre dans tous les villages et sur toutes les routes. Il fut l’un des derniers à pratiquer des ponctions lombaires dans les bergeries, des accouchements à domicile même au forceps!, des réductions contentions de diverses fractures et luxations sans compter les plaies de toute nature, etc. mais toujours avec un grand souci d’hygiène et d’asepsie. C’est en assistant un accouchement à Balogna qu’il décèdera brutalement à l’âge de 65 ans, en 1976.

A Vico, il fut considéré comme le «médecin des pauvres», n’hésitant jamais à donner les médicaments ou les soins sans contrepartie. Aimé et regretté dans tous les villages, sa générosité sans limite, sa stature et son embonpoint restent comme des signes d’un homme accueillant et inspirant confiance."

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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