Après la procession de saint Roch, un moment de convivialité est toujours apprécié à Poggiolo.
Le 16 août 2001, avant de partager boissons et fritelli, une idée originale fut exécutée. Tous les participants se rassemblèrent place Inghjio pour une photo de groupe. Vingt-cinq ans après, on peut, malgré la qualité moyenne de l'image, chercher à se reconnaître et à retrouver tous ceux qui nous ont quittés. Surtout, nous avons là le témoignage d'une communauté heureuse et soudée.
Pendant longtemps, la stretta, la rue principale de Poggiolo, était un chemin empierré avec des cailloux de tailles et de formes irrégulières. Marcher n'était pas toujours facile, suivant les chaussures utilisées.
Entre l'été 1963 et l'été 1966, à une date que nos lecteurs voudront bien nous préciser, le ciment fut coulé sur les pierres. Le confort avait gagné sur le pittoresque.
Les deux photos suivantes, datant de 1936 et communiquées par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, donnent une idée assez précise de la stretta d'alors.
Cependant, sur ce tableau du peintre RIFFLARD, montrant l'arrière de la chapelle St Roch, près de la place Inghju, le sol paraît plus régulier et mieux entretenu.
C'est que le pavement n'était pas réalisé au hasard mais, au contraire, était bien calculé, comme l'a écrit Pascal OTTAVY:
"Ce qu’on appelait i chjacconi, ou encore e chjappate. E ricciate en Castagniccia. Il s’agit de la très ancienne technique du pavage romain. Des pierres taillées en forme de quadrilatères rectangulaires, enfoncées dans le sol préalablement creusé dans le sens de leur hauteur, très serrées les unes contre les autres de façon à assurer solidité et cohésion du tout. Dans les interstices, on fichait des coins, e cuzze, encore appellés cugnole."
Parmi les photos de Poggiolo vu d'avion, il en existe au moins une qui fut prise par des Poggiolais.
Cliquez pour l'agrandir.
Ce cliché a été pris par Joël CALDERONI.
Il était alors passager d'un petit avion à hélice piloté par Hervé OULIÉ. Ce dernier avait réussi le test du brevet de pilote privé le 30 mai 1983 et il proposait à des copains de faire un tour dans les airs à partir de l'aéro-club d'Ajaccio. Ni Joël, ni Hervé ne se souviennent de la date exacte de cette promenade mais la date du brevet donne un ordre d'idée: il y a une quarantaine d'années.
On peut comparer cette image avec celles de 1957 publiées dans des articles différents pour se rendre compte que l'espace cultivé avait bien diminué mais que les terrains en terrasses étaient encore bien visibles. Quant aux piscines si nombreuses aujourd'hui, elles n'apparaissaient pas.
Quand, en 1957, la société LAPIE a fait prendre en photos Sagone, ce lieu n' avait pas encore connu le flot touristique qui a fait sa réputation. Rappelons-nous que le Bowling n'a été ouvert qu'en 1966.
Cette série commence avec l'ancien pont du Liamone, puis présente le port, les maisons autour de l'église, l'hôtel A Rena d'Oru en construction, la plage et se termine avec la tour génoise.
(« Archives nationales de France », côte: 1PH/123).
Qui a fêté ses cinquante ans en cette année 2016 ? Pour le savoir, il fallait se rendre à Sagone. De plus en plus, la mode est aux tee-shirts portant des inscriptions variées et parfois hermé...
Aux Archives nationales, la série de photos prises par la société LAPIE en 1957 contient plusieurs photos de Vico (« Archives nationales de France », côte: 1PH/123).
Sur la première, on reconnaît facilement la place du café National.
Si Poggiolo fut gâté par l'avion de la société LAPIE qui en prit quatre photos (voir les articles précédents), il est juste de montrer les villages voisins.
Aux Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, KLAPE a également trouvé des images de Soccia, Orto et Guagno, toujours de 1957. Toutes peuvent être publiées gratuitement en précisant seulement: « Archives nationales de France », côte: 1PH/123.
Elle est identique à ce qu'elle est maintenant mais il faut faire attention au cimetière. En 1957, les tombes semblaient assez bien alignées et avec très peu de pierres tombales. Et de nos jours?
Sur cette copie d'écran d'une photo aérienne de 2024 trouvée sur le site Géoportail, les monuments funéraires sont plus nombreux que les simples croix et la densité des tombes a augmenté. La superficie du cimetière communal a été augmentée par le terrain situé plus bas que la limite de 1957 qui était un muret prolongeant la bordure de la place de l'église.
Par ailleurs, en 1957, les murs du cimetière privé (à droite) étaient bien dégagés Ce n'est plus le cas pour la seconde photo. Mais cette image de 2024 n'est plus exacte car, cet automne 2026, grâce à l'action de Philippe PRINCE, cet endroit a été débroussaillé, en plus de la restauration de son portail.
Touché par le projet de devoir de mémoire, Alexis a gracieusement remis en état les accès du cimetière privé de Poggiolo, l'intérieur et les pourtours. Qu'il en soit remercié. Le cimetière...
Sensibilisés par le blog des Poggiolais, les descendants des familles qui reposent à l'intérieur du cimetière privé ont fait le nécessaire pour son entretien et sa sauvegarde. Le portail a é...
Une autre photo dela série trouvée par KLAPEaux Archives Nationales montre mieux la partie basse de Poggiolo. Cliquez sur elle pour l'agrandir.
« Archives nationales de France », côte: 1PH/123
Elle montre que plusieurs maisons actuelles n'existaient pas encore en 1957, notamment la mairie.
Elle permet surtout de voir des terrains cultivés près de la route venant de Guagno-les-Bains. Ici, ce n'est pas la vigne comme à Covitamais les arbres fruitiers et les légumes.
Sur une photo aérienne de l'IGN prise entre 1950 et 1965, ces cultures sont bien ordonnées.
Evidemment, comme en haut du village, cette partie est maintenant envahie par le maquis mais pas totalement car elle est proche des maisons. Voyez ce cliché de 2024.
Avant les drones, des photos aériennes étaient effectuées par des avions passant à basse altitude. Ainsi, la société LAPIE (Les Applications Photographiques d'Industrie et d'Édition), créé...
La découverte d'une dame-jeanne remplie de vin poggiolais avait fait sensation le mois dernier. Elle était le vestige flagrant de l'ancienne activité viticole de Poggiolo. Un souvenir en existe sur
Parmi les quatre photos datant certainement de 1957 qui ont été trouvées par KLAPE aux Archives Nationales, en voici une qui montre pratiquement toutes les maisons de Poggiolo. Elle peut être ...
Parmi les quatre photos datant certainement de 1957 qui ont été trouvées par KLAPE aux Archives Nationales, en voici une qui montre pratiquement toutes les maisons de Poggiolo.
Elle peut être agrandie par un simple "clic".
« Archives nationales de France », côte: 1PH/123
Chaque Poggiolais peut y chercher sa maison de famille et se rendre compte si elle a changé depuis soixante-dix ans.
Au centre de l'image, on retrouve le monument aux morts voisinant avec la croix du Lucciu.
L'endroit, où se déroulent les cérémonies du 11 novembre, est connu mais, en 1957, la croix était en bois et non pas en béton comme aujourd'hui.
Quand cette croix a-t-elle pris l'aspect que l'on connaît aujourd'hui?
Bien sûr, les photos et cartes postales d'entre les deux guerres mondiales montrent bien cet insigne religieux.
La tradition prétend que la croix aurait été plantée par le Père ALBINI quand il vint prêcher en 1837. Mais rien ne prouve cette assertion.
Comme nous n'avons pas de photo montrant cet endroit du Lucciu avant l'érection du monument aux morts, il est impossible de savoir avec exactitude la date de son installation.
Pour la date de son passage du bois au ciment, nous avions peu de documents, comme la photo ci-dessous.
Datant de l'été 1947, elle montre un groupe de jeunes gens revenant de la fontaine avec Jean-Martin FRANCESCHETTI portant un seau. Elle était la seule, à notre connaissance, à montrer la croix dans son état d'origine après la seconde guerre mondiale. La photo transmise par KLAPE permet d'avancer de dix ans: la croix n'avait pas bougé.
Or, sur des photos des alentours de 1965, la croix n'est plus en bois. La transformation a donc eu lieu entre 1957 et 1965.
NOS LECTEURS POURRAIENT-ILS NOUS AIDER À TROUVER PLUS DE PRÉCISIONS?
La découverte d'une dame-jeanne remplie de vin poggiolais avait fait sensation le mois dernier. Elle était le vestige flagrant de l'ancienne activité viticole de Poggiolo.
Un souvenir en existe sur la photo aérienne réalisée vers 1957 et qui a été examinée dansl'article précédent.
« Archives nationales de France », côte: 1PH/123
L'image montre essentiellement les maisons poggiolaises mais, au fond à gauche, elle a une tache claire qui tranche sur le foncé des arbres.
Le grossissement de cet endroit fait apparaître un terrain de cultures en terrasses. C'est d'ici que venait le raisin avec lequel les Poggiolais produisaient leur vin.
On est à Covita, en-dessous des Trois Chemins. La qualité de la terre et la bonne exposition permettaient cette activité à une altitude d'environ 600 mètres. Presque chaque famille y possédait son terrain et ses ceps.
Sur le site géoportail, uneautre photo aérienne, prise par l'IGN (Institut Géographique National) entre 1950 et 1965, sans plus de précision, montre l'étendue de cet espace cultivé entre TC (Trois Chemins), le village et la route de Guagno-les-Bains.
On est très loin de la situation actuelle où le maquis a tout envahi (photo IGN de 2024).
La cuvée 1966 trouvée par Philippe PRINCE est l'une des toutes dernières produites à Poggiolo car les vieux n'avaient plus la force de continuer à travailler la vigne et car les jeunes n'habitaient plus en permanence au village. Et puis, on pouvait trouver mieux dans le commerce sans se fatiguer.
Comment ne pas s'empêcher de penser que les paroles de Jean FERRAT dans "La montagne" sonnent vrai?
Avec leurs mains dessus leurs têtes Ils avaient monté des murettes Jusqu’au sommet de la colline Qu’importent les jours les années Ils avaient tous l’âme bien née Noueuse comme un pied de vigne Les vignes elles courent dans la forêt Le vin ne sera plus tiré C’était une horrible piquette Mais il faisait des centenaires A ne plus que savoir en faire S’il ne vous tournait pas la tête
Une découverte exceptionnelle à Poggiolo: lors des travaux de rénovation qu'il a entrepris, Philippe PRINCE a trouvé un mystérieux objet. Il s'agit d'une bonbonne en verre protégée par une e...
La récente découverte de la dame-jeanne remplie d'un vin datant de 1966 permet de rappeler que Poggiolo a eu très longtemps une grande activité viticole. Malgré son altitude, le village, bien ...
Avant les drones, des photos aériennes étaient effectuées par des avions passant à basse altitude. Ainsi, la société LAPIE (Les Applications Photographiques d'Industrie et d'Édition), créé...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).