Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 20:00

 

A partir de l'apparition de l'automobile, des commerçants, les commerçants itinérants, ont été nombreux à sillonner les routes. Leur âge d'or a peut-être été l'immédiat après-deuxième guerre mondiale, quand les villages perdaient leurs boutiques de commerce et d'artisanat alors que la voiture était encore rare.

-----------

 

Trouvé sur Facebook.

Trouvé sur Facebook.

 

La photo date de cette époque. Le véhicule de droite est un TUB (Traction Utilitaire de type B) Citroën, modèle très utilisé comme magasin itinérant. Les deux camionnettes appartenaient à la boucherie TIDORI de Vico.

 

Les immatriculations se terminant par 20 prouvent qu'elles furent mises en circulation avant le 1er janvier 1975, date de l'application de la coupure de la Corse entre les départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. Les plaques se sont ensuite terminées par 2A ou 2B.

 

Maintenant, les familles vont se ravitailler rapidement au supermarché ou à la supérette. Mais des commerçants persistent et ils sont toujours très utiles. Ainsi, CASALTA, installé depuis une éternité sur la place Casanelli de Vico, fait régulièrement des tournées de livraison dans les villages des Deux Sorru, même l'hiver, ce qui est utile pour les vieilles personnes. 

 

Le cas le plus connu est celui de Pierrette MALATESTA. Tous les samedis matins de l'année, les habitants de Poggiolo ou de Soccia peuvent approcher sa camionnette pour acheter, viande, charcuterie ou plats préparés.

 

Ces trois photos datent du samedi 7 août 2021.

 

Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti

Photos Michel Franceschetti

 

A cette occasion, on peut relire l'article publié le 17 juin 2013 dans Corse-Matin sous la signature de J-M F.

 

"La bouchère qui résiste contre la désertification"

-------------------------------------


Le tissu commercial dans le milieu rural s'est effiloché au fil des ans depuis une trentaine d'années. Le petit commerce a subi un bouleversement considérable comme on peut le constater dans les villages de montagne. Les bonnes volontés et les irréductibles luttent chacun à leur manière contre cette inexorable mutation.
Aussi, les initiatives deviennent de réelles bouées de sauvetages, des bouffées d'oxygène pour les populations fragilisées parce que souvent plus âgées.

« Un rituel immuable »

Il y a ceux et celles qui, contre vents et marées, ont décidé il y a bien longtemps de faire de la résistance.
Aussi, dans le canton des Deux Sonu, notamment au départ de Vico, les commerçants parmi lesquels, le boulanger tous les jours, l'alimentation deux fois par semaine, l'épicerie une fois, vont dans les villages à la rencontre des habitants afin de leur proposer leurs produits de consommation. Et puis on trouve Pierrette, la bouchère, une de ces inusables colporteurs.

Cette commerçante vicolaise sillonne depuis des années les chemins de campagne, les routes du canton, au volant de son moderne camion-magasin. Un véhicule frigorifique, pour la conservation de la viande et de ses dérivés, étal et autres armoires réfrigérées répondant aux normes imposées par les services de santé.
Son aménagement a été pensé au millimètre près, afin que rien ne manque. Du lundi au samedi, le rituel est immuable. La dynamique bouchère, avant de s'élancer sur les routes de montagne, au petit matin, prépare dans son laboratoire de découpe les viandes de toutes catégories, les conditionne. Pierrette, pour sa fidèle clientèle d'hiver comme d'été, prépare de succulents plats cuisinés, appréciés par tous.
Notamment par les personnes dépendantes pour lesquelles, depuis des années, les collectivités et services sociaux locaux permettent le port du repas à domicile. Pierrette Malatesta connaît les habitudes de chacun, leurs goûts, leurs besoins.
Au rythme des saisons quelles que soient les conditions climatiques, elle effectue sa ronde de hameaux en villages en sachant les villageois, heureux d'un service primordial de proximité.

J.-M.F.

 

P.S.: La camionnette de Pierrette passe à Poggiolo chaque samedi. Pour les commandes: 04-95-26-64-91 / 06-84-18-81-17

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 09:28

 

 

Une vieille photo de deux Poggiolais près de la croix du Fragnu a été récemment publiée. Le photographe se trouvait près de l'actuelle maison Oliva-Paoli et de l'ancien atelier-garage Michelangeli. 

 

 

Placé au même endroit, mais en étant tourné vers la droite, un autre photographe a visé un groupe de trois personnes sur le bord de la route.

 

Cliquer sur cette photo permet de l'agrandir, tout comme les autres illustrations de cet article.

Cliquer sur cette photo permet de l'agrandir, tout comme les autres illustrations de cet article.

 

Le cliché date d'environ 1970. On reconnait, de gauche à droite, François OLIVA, Dominique PINELLI et Hervé CALDERONI. Assis sur le muret en pierre de la route, ils jouent avec un chien.

 

Au fond, deux maisons et une camionnette, d'un modèle qui était déjà ancien à l'époque.

 

 

Et qu'en est-il maintenant?

 

Hier et maintenant: La suite  du Fragnu

 

Cette vue date d'avril 2022.

 

Le bord de la route est parfaitement identique à ce qu'il était cinquante ans plus tôt. Une des maisons n'a presque pas changé. Mais celle de droite, où habite Angèle PINELLI, l'ancien maire, a été complètement transformée. Les voitures sont, bien entendu, très différentes.

 

Le schéma ci-dessous montre ces lieux, la zone où se trouvait le trio étant encerclée de rouge.

 

D'après Géoportail.

D'après Géoportail.

 

A priori, aucun autre commentaire n'est nécessaire.

 

Mais pourtant...

 

Mais pourtant...

 

 

Mais pourtant, il existe un film de vacances réalisé en août 1952 par Jean-Martin FRANCESCHETTI. Regardons une copie d'écran d'une séquence.

 

Hier et maintenant: La suite  du Fragnu

 

Pour montrer une bande de copains, âgés d'environ 25 ans, marchant sur la route de Guagno-les-Bains dans l'intention de se baigner, Jean-Martin se trouvait pratiquement au même endroit que les photographes précédents.

 

Il apporte des éléments nouveaux car il nous montre les deux côtés de la route:

 

- à droite, l'on peut voir la porte du garage CALDERONI qui existait donc il y a soixante-dix ans;

 

- à gauche, la route n'a pas une bordure en pierre mais des piquets en bois supportant un grillage métallique;

 

- la route elle-même semble être assez étroite et son revêtement ne paraît pas être de la même qualité que dans les périodes suivantes.

 

 

Cet endroit, que l'on peut penser immuable, s'est surtout transformé entre 1952 et 1970.

 

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 18:00

 

En un demi-siècle, l'aspect de Poggiolo et de Soccia n'a pratiquement pas changé, comme l'ont montré les articles précédents: sur Poggiolo (cliquer ici) et sur Soccia (cliquer ici).

 

Loin des villages de Sorru, une photo donne la même impression.  

 

Hier et maintenant: marché couvert et belombra

 

Quinze jeunes étaient partis en voitures de Poggiolo le matin du 20 juillet 1969 pour aller visiter le nord de la Corse dans une balade de trois jours. Après Cargese, ils s'étaient arrêtés en début d'après-midi à L'Ile-Rousse où cette photo fut prise par Joël CALDERONI.

 

Y figurent, de gauche à droite:

- un copain qui ne vint que cette année-là

- Christian PINELLI

- Hervé OULIÉ

- Hervé CALDERONI

- Jean-Marc OULIÉ

- Bernard FRANCESCHETTI

 

L'endroit représenté est bien facile à reconnaître: derrière le marché couvert de L'Ile-Rousse.

 

Ce marché, construit en 1844, élu comme "le plus beau marché de Corse" par les téléspectateurs de TF1 13 h, a la caractéristique d'avoir 21 colonnes doriques. Deux sont visibles ici.

 

En 1969, le sol était pavé et deux magasins d'alimentation étaient voisins. 

 

Pour connaître la situation actuelle, consultons Google Maps.

 

Incroyable! Rien n'a changé!

 

En janvier 2009, date de l'image trouvée sur internet, les pavés et les deux magasins étaient toujours là! 

 

Hier et maintenant: marché couvert et belombra

 

Pour trouver un changement important par rapport à la même journée du 20 juillet 1969, il faut revenir à Cargese où les Poggiolais étaient passés le matin.

 

Certains se firent photographier appuyés sur les racines aériennes du belombra qui s'épanouissait près de l'entrée de l'église grecque. En Corse, on écrit parfois "bellombra" et on dit également "ombu".

 

Hier et maintenant: marché couvert et belombra

 

On peut reconnaître, de gauche à droite:

- Michel FRANCESCHETTI, alors barbu et moustachu, et (ô aberration) avec des chaussettes dans ses espadrilles,

- Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI

- François OLIVA

- Hervé CALDERONI

- Monique FRANCESCHETTI

Au fond: Jean-Marc OULIÉ et le copain.

 

Retour à Google pour revoir cet arbre: il n'y est plus.

Hier et maintenant: marché couvert et belombra

 

En novembre 2008, un jeune olivier était à sa place. Le belombra avait dû être coupé pour cause de maladie.

 

Devant l'église grecque, les arbres donnent bien de l'ombre (voir cette photo du 14 août 2011). Mais l'espèce n'est plus la même.

 

Photo Philippe Franceschetti, 14 août 2011.

Photo Philippe Franceschetti, 14 août 2011.

 

Le 20 juillet 1969, date des photos de Cargese et de l'Ile-Rousse, est resté dans toutes les mémoires car c'est le jour des premiers pas de l'homme sur la Lune. Mais, contrairement à beaucoup, ce groupe de jeunes s'intéressait plus à la Corse qu'à notre satellite.

Partager cet article
Repost0
17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 17:45

 

 

Quand, au début du mois de juillet 1972, la Haute-Alpine Michèle Genet séjourna en Corse, elle ne prit pas que des souvenirs de Poggiolo (voir article précédent).

 

Soccia ne fut pas oublié et nous avons ainsi des images montrant ce village voici un demi-siècle.

 

 

Une première photo, centrée sur l'église, fut prise depuis l'autre côté du village, appelé Poggiolello ou Umbriccia. 

 

Photo de 1972.

Photo de 1972.

Photo de 2022.

Photo de 2022.

 

Si les photos de Poggiolo ont été prises exactement aux mêmes endroits, on peut observer un décalage entre ces deux photos de Soccia. Alors que  l'opératrice de 1972 se trouvait dans la partie inférieure du virage en épingle à cheveu, le photographe de 2022 s'est placé dans la partie supérieure.

 

 

Google Maps

Google Maps

En rouge, la position de Michèle Genet en 1972.

En vert, la position de Michel Franceschetti en 2022.

 

Entre ces deux dates, les différences dans la physionomie du paysage sont très faibles .

 

Au premier plan, un toit a été refait (maison Antonini?), voici relativement peu de temps. Un poteau soutient tant bien que mal des fils et des câbles dont on n'avait pas besoin voici cinquante ans.

 

Le reste du haut de Soccia, à droite de l'église, fut également "mis dans la boîte". 

 

Juillet 1972.

Juillet 1972.

Avril 2022.

Avril 2022.

 

Là encore, il est difficile de trouver des transformations.

 

Une seule maison se distingue, vers le centre de l'image, car elle s'est agrandie, à droite, de toute une partie dont la blancheur frappe.

 

Pour 2022, se voit bien vers le bas, à droite, le bâtiment allongé de l'hôtel U Paese. Il existait en 1972 mais il était encore inachevé et la photographe, placée plus en bas et de biais, fut alors été gênée par l'arbre pour le saisir.

 

Dans les deux cas, les restanques, les terrasses de cultures, se voient très bien, avec des nuances de couleurs différentes dues à la période de l'année (juillet en 1972, avril en 2022). Même si elles ne sont pas toutes exploitées actuellement, elles paraissent toujours en bon état, en les voyant de loin.

 

Michèle Genet immortalisa également un personnage habituel de l'époque, croisé peut-être au début du chemin de Creno, près de l'actuel Pane e Vinu.

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Soccia

 

Si l'endroit exact est impossible à retrouver, la photo de 1972 peut être comparée à une autre prise à l'entrée de Soccia le matin du 21 avril 2022: les promeneurs sont toujours les mêmes.

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Soccia

 

Même après cinquante ans, on n'est pas dépaysé.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2022 2 14 /06 /juin /2022 18:00

 

A un mois près, les photos présentées ici ont cinquante ans. Elles ont été prises au tout début de juillet 1972 à Poggiolo.

 

Leur auteur est Michèle Genet, originaire de Veynes dans les Hautes-Alpes, qui, durant ses études d'Histoire à Aix-en-Provence, fit plusieurs séjours en Corse.

 

Michèle Genet en excursion au Bec de Sormiou près de Marseille (juin 1972, quelques jours avant son séjour en Corse).

Michèle Genet en excursion au Bec de Sormiou près de Marseille (juin 1972, quelques jours avant son séjour en Corse).

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

 

Elle avait alors photographié Poggiolo depuis le bord de la route, en face du bar Le Belvédère.

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

 

Avec cette autre photo, datant du 21 avril 2022, le village semble identique à ce qu'il était en 1972. Les différences sont dues essentiellement à la végétation.

 

A gauche, la maison Martini dévoile une lucarne du grenier et une fenêtre de l'étage autrefois cachées par un arbuste. Il y a cinquante ans, on pouvait deviner quelques tuiles du bâtiment des toilettes maintenant bien dégagé. 

 

De même, à gauche, la maison Orazy est largement plus visible.

 

Au milieu, la chapelle Saint Roch se voit bien mais les feuilles de l'arbre existant actuellement ne vont-elles pas la cacher?

 

-----------

 

Une autre photo d'il y a cinquante ans montre que le village était, comme maintenant, dominé par l'église Saint Siméon et la maison Calderoni avec, entre les deux, la chapelle funéraire Desanti-Bartoli.

 

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

 

 Tout est identique en 2022 sauf que la végétation est plus verte, le cliché ayant été réalisé au printemps. La maison de Joël, Hervé et Thierry se voit bien mieux car les arbres avaient été récemment élagués.

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

-------------

 

Et les gens ont-ils changé? Un exemple avec Michel Franceschetti.

 

En 1972, ii avait été photographié par Michèle Genet en pleine sieste sur une chaise longue devant la maison de ses grands-parents, devenue ensuite celle de Bernard et Marie-Claude.

 

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

 

Cette année 2022, le 21 avril était frais et humide. Donc, pas question de chaise longue sur la place récemment dallée. Pas d'espadrilles non plus. 

 

Et surtout plus du tout de barbe et bien moins de cheveux.

 

Mais toujours aussi beau?

 

 

Hier et maintenant: le regard de Michèle Genet sur Poggiolo

 

Finalement, les êtres humains passent beaucoup plus vite que les maisons et la végétation. Bien sûr, c'est une vérité d'évidence. Mais, dans un village corse, l'environnement est peut-être bien plus immuable qu'ailleurs.

 

Le prochain article montrera comment Michèle Genet avait vu Soccia en 1972.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 18:00

 

Le lieu montré par cette photo est connu: le Fragnu, à l'entrée de Poggiolo, avec la route qui, venant de Guagno-les-Bains, se sépare entre la partie conduisant à Orto et celle allant à Soccia.

 

Cet endroit, qui doit son nom à la présence ancienne d'un moulin à huile, a toujours été marqué par la présence d'une croix en bois qui a plusieurs fois été remplacée, la dernière fois en février 2015. Elle est plantée sur des rochers qui peuvent servir de sièges plus ou moins confortables, comme l'ont fait les deux hommes de cette photographie. Ils sont bien habillés à la mode de 1925-1930: costume, chemise blanche, cravate, chapeau. Peut-être était-ce un dimanche ou un jour de fête.

 

Leurs identités ont été données par le regretté Xavier PAOLI qui avait utilisé cette image pour l'exposition du 16 août 1999 (voir l'article "Quand les Poggiolais regardaient leurs ancêtres").

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu

Le personnage de gauche se nommait Toussaint CECCALDI. Nous n'avons pas pu faire des recherches sur lui mais il faisait partie d'une famille connue  Si vous avez des renseignements, faites-en part au blog.

 

A droite et en avant, se trouve François SIAS. Nous allons porter notre attention sur lui.

 

Son nom n'a rien de corse. Son père, Napoléon Auguste SIAS, était né à Marseille en 1855. Il s'établit à Poggiolo comme cordonnier. A cette époque-là, les artisans étaient nombreux dans les villages dont les habitants allaient rarement faire des achats en ville.

 

De son union avec Marie-Hélène BONIFACJ (d'après l'état-civil d'Orto) ou BONIFACCI (d'après l'état-civil de Poggiolo) qui était née en 1861 à Orto, naquit François le 18 août 1899.

 

Il s'engagea le 19 janvier 1918 dans l'armée et fut l'un des près de quatre-vingt-dix Poggiolais ayant participé à la première guerre mondiale. Il fut affecté à l'artillerie lourde. Après l'armistice du 11 novembre 1918, il fit partie de l'armée du Levant jusqu'à sa démobilisation, le 12 février 1922.

 

La seconde guerre mondiale le rattrapa: il dut reprendre l'uniforme le 2 septembre 1939 pour rejoindre un dépôt du train des équipages. Il fut démobilisé le 6 août 1940, après la défaite française.

 

Il décéda à Poggiolo le 1er octobre 1958.

 

 

Hier et maintenant: repos au Fragnu
Hier et maintenant: repos au Fragnu

 

Même s'ils ont été légèrement arrangés et un peu réduits pour mieux installer les diverses versions de la croix, les rochers sur lesquels s'assirent Toussaint et François sont toujours là. Mais, à l'époque, l'arbre du fond ne s'était pas encore développé.

Hier et maintenant: repos au Fragnu
Partager cet article
Repost0
8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 18:00

 

L'obligation de donner des noms à toutes les rues communales, évoquée dans l'article du 26 mai 2022, si elle est vraiment appliquée, risque d'entraîner la disparition des noms connus traditionnellement de façon seulement orale. Il est essentiel de les conserver.

 

Pas de risque d'oubli à Bonifacio, où François CANONICI a rassemblé ces éléments importants du patrimoine local. Il expliquait ce travail dans l'entretien paru dans Corse-Matin le 22 mars 2022.

 

En voici de larges extraits, en espérant que cet exemple donnera des idées à nos lecteurs des Deux Sorru.

-------------

 

François Canonici, un nom dans la presse insulaire. Chef d'agence au Provençal puis à La Corse depuis son bureau de Bonifacio, toujours passionné par sa région et la cité des falaises, il n'a pas arrêté d'écrire depuis sa retraite journalistique, rédigeant une quinzaine d'ouvrages références au patrimoine local. Dernière parution, son Dictionnaire des 1 000 lieux-dits de Bonifacio : "Une ruelle de 30 mètres de longueur à Bonifacio a plus d'histoire qu'une avenue de mille mètres dans une cité nouvelle", écrit François Canonici.

Son ouvrage illustre avec talent cette phrase. Bien écrit, agrémenté de nombreuses photographies, il se révèle passionnant, par ses anecdotes, ses informations. 

Comment est venue l'idée de ce dictionnaire ?

Il y avait déjà eu deux parutions distinctes il y a quelques années: Bonifacio à travers ses rues et places et, un peu plus tard, 400 lieux-dits de la campagne bonifacienne.

Face à la demande, j'ai pensé, en me remettant au travail, à enrichir considérablement les toponymes de la région bonifacienne que j'ai réunis en un seul volume: ensemble ville-campagne, ce qui a donné ce dictionnaire de plus de 1 000 lieux-dits. Mais il en reste des dizaines d'autres !

François Canonici lutte contre l'oubli du passé local

Pourquoi la toponymie est-elle aussi importante ?

La toponymie est nécessaire pour mieux comprendre et apprécier le passé d'une ville où l'on vit, une ville qui a mille ans! Les noms des lieux-dits, des rues de la ville comme ceux de la campagne (le Piali de Bonifacio) sont liés.

En effet, les gens de la "ville", même s'ils étaient "citadins", n'en fréquentaient pas moins la campagne, de laquelle ils tiraient leur subsistance. Les pêcheurs également ont donné des noms de lieu le long des côtes, par la vision qu'ils avaient de la mer vers la terre.

 

Une enquête journalistique et historique ?

Je ne suis pas un spécialiste en toponymie ni en étymologie, je ne suis qu'un autodidacte. Mais il se trouve que j'aime ma ville, j'aime sa campagne. Toutes les deux m'ont conquis depuis très longtemps. Ma curiosité a fait le reste.

Très jeune, quand je lisais un nom de rue ou que j'entendais prononcer celui d'un lieu-dit de la campagne, je voulais en connaître la signification. Pour recenser mais surtout pour expliquer le sens de plus d'un millier de toponymes, ce ne fut pas toujours facile, notamment pour les appellations de la campagne dont certaines ont subi tant d'altérations au fil des siècles qu'elles ont fini par ne plus être comprises.

C'est pourquoi il a fallu souvent entreprendre de véritables enquêtes sur le terrain pour tenter d'élucider certains mystères. Mes mots d'ordre: prudence et humilité, j'ouvre des pistes, je transmets, je ne suis qu'un passeur.

François Canonici lutte contre l'oubli du passé local

Une remarque à propos du nom des rues ?

Les noms de saints se taillent la part du lion avec plus de 50 hagiotoponymes ! Ce qui m'a fait écrire un jour qu'à Bonifacio il est plus facile de donner des noms de rue à des saints qu'à des hommes !

Mais les choses changent puisque, récemment, la municipalité a attribué cinq nouveaux noms à des personnalités parmi lesquelles Marie-José Nat et Nicole Serra.

Ces deux noms augmentent quelque peu le quota dont disposaient les femmes bonifaciennes dans le domaine de la toponymie urbaine...

 

"Dictionnaire historique et toponymique des villes et lieux-dits de Bonifacio (Ville et campagne)". Éditions Copymédia. 468 pages-35€

 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 18:00

 

Avec la devinette sur les baigneurs prudents, une nouvelle rubrique apparaît dans ce blog sous le nom de "Hier et maintenant".

 

Elle pourra peut-être être qualifiée de "Rubrique nostalgique" car elle présentera des photos anciennes qui seront parfois décryptées et souvent accompagnées des images actuelles des mêmes personnes et des mêmes lieux de Poggiolo ou du canton.

 

Présentation d'une nouvelle rubrique: Hier et maintenant

 

L'expression "photos anciennes" ne désigne pas seulement des clichés ayant une centaine d'années mais également des images d'il y a quarante ou cinquante ans. La génération des "boomers", comme l'on dit, est tout à fait concernée car elle a des petits-enfants qui ont parfois du mal à imaginer comment vivaient leurs grands-parents. Le temps s'est écoulé et la société a changé.

 

Plusieurs de ces photos ont déjà été utilisées sur ce blog mais nos lecteurs peuvent les avoir oubliées. D'ailleurs, plusieurs de nos abonnés ont rejoint le blog des Poggiolais voici peu, surtout ceux qui étaient trop jeunes au moment de sa création en mars 2009.

 

Voir les visages, les habitudes, les vêtements des temps précédents permettra de continuer à tenir serré le lien qui unit chacun à ses ancêtres et à son village.

 

Evidemment, cette rubrique  aura besoin de vos envois pour durer. Vos documents peuvent être proposés à l'adresse: larouman@gmail.com

 

Partager cet article
Repost0
4 juin 2022 6 04 /06 /juin /2022 18:00
Solution de la devinette. Hier et maintenant: des baigneurs prudents

 

Quand, en juillet 1969, ces deux baigneurs s'aventurent dans l'eau près de Tiuccia, ils ont quand même une vingtaine d'années.

 

Cette image est une copie d'écran d'un film tourné alors par Michel FRANCESCHETTI, ce qui explique sa qualité très moyenne. Mais découper la séquence permet de fournir plusieurs photos. 

 

Solution de la devinette. Hier et maintenant: des baigneurs prudents

 

Ici, on peut comprendre que le personnage de gauche semble entraîné par son camarade. Il faut voir le film pour s'apercevoir qu'il porte des lunettes. Il s'agit de Joël CALDERONI.

 

Solution de la devinette. Hier et maintenant: des baigneurs prudents

 

Le personnage qui se trouvait à droite et qui finit par se jeter à l'eau, tout en gardant sa casquette, était Jean-Marc TRAMINI.

 

Solution de la devinette. Hier et maintenant: des baigneurs prudents
Solution de la devinette. Hier et maintenant: des baigneurs prudents

 

Tous deux purent rejoindre les copains sur la plage pour blaguer et s'amuser. C'étaient les vacances d'été avec des plaisirs simples.

 

Partager cet article
Repost0
3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 18:00

 

Avec le "pont" de l'Ascension, certains ont pu goûter comme un prélude aux plaisirs estivaux. La baignade a même été possible.

 

Mais il faut être prudent en début de saison et suivre l'exemple donné par les deux Poggiolais de cette image: ils pénètrent prudemment dans l'eau en se tenant par la main et ils ont même des casquettes pour se protéger du soleil. 

 

Qui étaient ces deux jeunes baigneurs?

 

Il faut préciser: jeunes de l'été 1969.

 

Réponse: demain samedi.

 

La devinette du mois. Hier et maintenant: des baigneurs prudents
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

---------------

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.