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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 07:00

 

   La récente découverte de la dame-jeanne remplie d'un vin datant de 1966 permet de rappeler que Poggiolo a eu très longtemps une grande activité viticole.

 

   Malgré son altitude, le village, bien exposé au Sud, a toujours eu des cultures de céréales et d'arbres fruitiers. Francescu Saveriu Paoli l'a bien montré dans son "Histoire abrégée du village avant 1914".

 

   Le plan terrier de la Corse, élaboré entre 1770 et 1795, notait dans sa présentation de Poggiolo que "La vigne est l'arbrisseau qui prospère principalement".

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

   

Sur la carte elle-même, plusieurs lieux (cerclés de rouge ci-dessous) ont la notation "V", ce qui signifie "Vigne". Ils sont principalement situés à Covita, près des Trois Chemins, où l'exposition est la meilleure. Cette activité resta toujours ici jusqu'à la fin des années 1960.

   Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

 

   Avant la crise du phylloxera de la fin du XIXe siècle, la vigne couvrait 30 hectares sur la commune. Son vin en était apprécié comme le notait le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de St Antoine de Guagno", présenté en 1829 à la Faculté de Médecine de Strasbourg: "La culture principale du pays est celle de la vigne. Son fruit donne un vin léger et très agréable au goût. Il est très alcoolique, comme tous les vins des pays chauds."

 

   L'utilisation des plants américains permit d'en reconstituer une bonne partie avant 1914 avec de gros efforts dont se souvenait le soldat Jean Toussaint DEMARTINI quand il écrivit à ses parents, le 28 octobre 1915, que "nous construisons des tranchées, jusqu’à 9 heures du soir ; ce travail ressemble beaucoup aux fossés que l’on fait dans les vignes pour planter des ceps américains".

 

   Dans presque toutes les maisons poggiolaises, des tonneaux, parfois de grande dimension, stockaient le vin que l'on allait tirer chaque jour pour les repas.

 

   Tout a disparu désormais, sauf l'intérêt des Poggiolais pour le bon vin.

Cuvée 1966 et toutes les autres

APPEL: si certains de nos lecteurs avaient des photos de vigne, de vendange, de tonneaux ou de travaux liés au vin à Poggiolo, ce blog serait heureux de pouvoir les publier.

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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 07:00

 

Une découverte exceptionnelle à Poggiolo: lors des travaux de rénovation qu'il a entrepris, Philippe PRINCE a trouvé un mystérieux objet. Il s'agit d'une bonbonne en verre  protégée par une enveloppe en osier: une dame-jeanne.

 

Cuvée 1966

 

Son embouchure est bien cachetée. Une étiquette est attachée avec la date: 1966.

 

 

Cuvée 1966

 

Quel trésor installé ici depuis exactement soixante ans contient cet objet?

 

Pour résoudre le mystère, la dame-jeanne a été confiée à Jean-Laurent CHITI, expert en récipients de toutes sortes.

 

Cuvée 1966

 

Jean-Laurent a très précautionneusement décacheté le goulot et enlevé le bouchon.

 

Cuvée 1966

 

Et il a découvert que le trésor soixantenaire était du vin, très certainement de Covità, la partie du terroir poggiolais où nos ancêtres cultivaient la vigne.

 

Cuvée 1966
Cuvée 1966
Cuvée 1966

 
Fiche de Dégustation : Le Rescapé de la Dame-Jeanne
 
L'Oeil : Une robe rubis intense et d'une limpidité surprenante pour son âge. L'absence d'air a figé sa jeunesse, offrant des reflets grenat profonds 
​Le Nez : Un bouquet complexe mêlant le fruit mûr (cerise noire, crème de cassis) à des notes d'évolution nobles comme le musc, le santal et une pointe de réglisse.
La Bouche : L'attaque est vive, portée par une fraîcheur préservée. La structure est soyeuse, avec des tanins totalement polis par le temps. La finale s'étire sur des arômes de fruits à l'eau-de-vie et de cacao torréfié.
Note : Le passage en dame-jeanne (milieu réducteur) a permis d'éviter l'oxydation prématurée, expliquant cette couleur "immortelle".
 
Cuvée 1966

 

Les années '60 étaient vraiment de très belles années.

 

Si vous voulez voir la dame-jeanne, rendez-vous chez Jean-Laurent au restaurant bar "Le Belvédère" à Poggiolo.

 

(à suivre)

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 07:00

 

   Autrefois, l'été, des jeunes organisaient de temps en temps une sopracena qui était un repas en pleine nuit, le plus souvent avec du saucisson et du vin dérobés à la cave familiale. Il existe très peu de traces de ces moment de grand amusement mais nous vous en proposons deux photos.

 

   Malheureusement, sur les photos en argentique, les couleurs s'effacent, encore plus évidemment quand le cliché a été pris de nuit. Voici l'exemple du 24 août 1968. Des Poggiolais et des Socciais s'étaient retrouvé aux Trois Chemins (où n'existaient pas les constructions actuelles).

 

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.

 

   Difficile de reconnaître quelqu'un.

 

   Mais il est possible de raviver les couleurs et de tenter de diminuer le flou. Il existe des logiciels de grande qualité. Nous nous contenterons de ce que peut réaliser un ordinateur Apple ordinaire avec le "Réglage de la couleur" de la fonction "Outils".

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

   Les personnages peuvent alors être identifiés.

   De gauche à droite, au premier plan: Hervé CALDERONI, Catherine DEFRANCHI, Michel FRANCESCHETTI, Christian PINELLI, Bernard FRANCESCHETTI, X, Dominique BONIFACY, Joël CALDERONI

   Au second plan: Jean-Marc TRAMINI, François OLIVA, Marie-Jo BONIFACY, François ORAZY, Marcel, Jean-Marc OULIÉ.

 

   Il est nécessaire que le cliché ait été pris correctement, ce qui n'est pas le cas de cette  autre image de la même nuit. Un incident technique (doigt sur l'objectif?) a supprimé toute une moitié de la scène. Vous reconnaîtrez quand même les participants.

 

 

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.

 

   Deux idées simples découlent de cet exemple:

     1 - Les jeunes de l'époque, devenus de respectables grands-parents, savaient s'amuser;

     2 - Il est indispensable de prendre des photos, et le plus correctement possible, pour garder des souvenirs à transmettre.

 

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 07:00

   L'album de photos "I nostri antichi di U Pighjolu" a eu beaucoup de succès car chacun pouvait y retrouver les visages de ses ancêtres et avoir une idée de la vie poggiolaise d'autrefois.

 

   Mais beaucoup auraient voulu connaître l'année de tel ou tel cliché. La datation des anciennes photographies est toujours un problème, qui ne se pose plus, en principe, sur les actuelles car elles ont des métadonnées très précises.

 

   Comment procéder à la datation?

 

   Le cas le plus simple est celui où la date a été inscrite sur le verso de la photo. C'est le cas de ce polaroïd.  

Les difficultés de datation d'une photo
Les difficultés de datation d'une photo

   23 juillet 1968. L'auteur de la photo se souvient même du moment: fin de matinée ou début d'après-midi, juste après un orage.

 

   Malheureusement, le cas le plus fréquent est l'absence de renseignements. Il faut donc tenter de recouper des informations.Parfois, on ne peut avoir qu'une très grossière évaluation.

 

   Ainsi, pour cette photo de groupe récemment publiée ici.

Les difficultés de datation d'une photo

   Jacques-Antoine MARTINI dit l'avoir réalisée pendant l'été 1967. Il est difficile d'être plus précis. En tout cas, il est certain qu'elle date d'avant le 11 septembre 1968. Ce jour-là, disparaissait Antoine CECCALDI (le plus à droite des personnages debout) dans la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice.

 

  Avec une autre photo de Jacques-Antoine, datant cette fois de l'été 1968, il est possible d'affiner mais en suivant un raisonnement lié à la connaissance de certains faits.

Les difficultés de datation d'une photo

  Au premier plan, des Poggiolaises regardent les tissus que le marchand vient de sortir de sa fourgonnette. Derrière elles, on voit quelques maisons. Or, sur la façade de ce qui est maintenant la maison des GRIMALDI, on aperçoit des traces de peinture.

 

Les difficultés de datation d'une photo

   Des traits noirs surchargent une inscription blanche. De quoi s'agit-il?

 

 

   L'été 1968, Ange CARLI, maire de Soccia, et Jean GAFFORY, maire de Guagno, s'opposaient pour l'élection au siège de conseiller général du canton. A Poggiolo, une querelle avait éclaté chez les jeunes. Comme certains soutenaient le candidat guagnais qui était de gauche, d'autres eurent l'idée de les embêter en inscrivant nuitamment peu avant le scrutin le nom de son adversaire de droite sur la chaussée et sur des murs du village. Le tag (le mot n'existait pas encore) que l'on devine sur cette photo a été en partie recouvert par la peinture noire, sûrement par le propriétaire.

 

   Ces éléments entraînent à penser que la photo fut prise peu après le scrutin qui se déroula à la mi-août.

 

   La date de la photo serait donc la deuxième quinzaine du mois d'août 1968.

 

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 07:00

   

   A Vico, en face de l'église, près de la bifurcation vers Poggiolo et vers Letia, il reste des vestiges d'une boutique qui eut une grande importance pour les habitants des Deux Sorru: celle de GRIFFONI.

Quand Griffoni passait au village

   La photo de la maison montre que deux ouvertures (une qui était l'entrée et l'autre où se trouvait la vitrine) sont surmontées d'auvents en tissu en piteux état. Sur celui de gauche, il était inscrit "Prêt à porter" et "Chaussures" sur l'autre.

 

  On pouvait y acquérir de quoi s'habiller sans avoir à aller jusqu'à Ajaccio. De plus, GRIFFONI passait régulièrement dans les villages avec sa fourgonnette.

 

   Jacques-Antoine MARTINI a peut-être photographié un de ses passages à Poggiolo en août 1968. 

 

   Sur le côté droit de cette photo, on peut apercevoir l'arrière du véhicule qui vient de se garer dans Poggiolo à l'endroit habituel. Des regards vont dans sa direction.

 

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.

     Sur cette seconde image, on peut deviner, tout à gauche, une main et le visage du commerçant qui est en train de déposer sa marchandise de tissus sur des tréteaux sous les regards intéressés de plusieurs femmes. Nous vous laissons les identifier. 

 

 

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.

 

   Un groupe, adossé à la maison MARTINI, semble être moins concerné. Il est composé, de gauche à droite, par: Xavière MARTINI, Angèle PINELLI, Chantal SAX-MARTINI, Dominique PINELLI, Hervé CALDERONI et Martine CECCALDI.

 

Cliquer pour agrandir.

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 07:00

 

   Deux photos prises par Jacques-Antoine MARTINI. Elles montrent un groupe s'appuyant sur le mur du "magasin" de la maison MARTINI, près de l'intersection entre la stretta et la route départementale. Elles datent de 1966 ou 1967.

 

   On peut les agrandir en cliquant sur elles.

Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans

On peut reconnaître, de gauche à droite:

Hervé CALDERONI, François ORAZY, Dominique PINELLI (accroupi), Jean Christian LUCCHESI, Francis LUCCHESI, Jules (accroupi), Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA), Antoine CECCALDI (dit "Bébé"), Paul MICHELANGELI (accroupi).

 

 

Quatre de ces personnes se retrouvent sur la photo suivante:
Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans
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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 07:00

 

"Le premier devoir d'un grand peuple, comme d'une famille forte, est de s'aimer, et d'abord de s'aimer dans son passé, de s'honorer dans les morts"

Fustel de Coulanges (1830-1889)

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal de Poggiolo et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 07:00

 

Un pas important vient d'être franchi dans l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Vous trouverez ci-dessous l'article publié jeudi 18 décembre sur le site de Corse-Matin. 

Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : des pièces de la carlingue retrouvées à 2 500 mètres de profondeur

Par Jeanne-F. COLONNA

 

 

Les familles des victimes du crash qui a eu lieu le 11 septembre 1968, quelques minutes avant l'atterrissage de l'appareil à Nice, ont été convoquées par le juge d'instruction en charge des investigations qui les a informées des résultats des recherches sous-marines effectuées en octobre dernier. Il s'agit "d'une avancée majeure", estiment les avocats des parties civiles.

 

Une trentaine d'heures ont suffi à redonner espoir aux familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, tombée dans les eaux méditerranéennes le 11 septembre 1968.

À 2 300 mètres de profondeur, au large du cap d'Antibes, les militaires de la gendarmerie maritime de Méditerranée ont localisé l'épave de l'appareil disparu en mer il y a 57 ans. Les circonstances de ce drame font, aujourd'hui encore, l'objet d'investigations, menées par un juge d'instruction du tribunal judiciaire de Nice.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

 

Damien Martinelli, procureur de Nice, précise ainsi dans un communiqué envoyé à la presse : "Du 11 au 13 octobre 2025, sur une zone prédéfinie de 8 km2, sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches. Au terme d'une trentaine d'heures de plongée à 2 300 mètres de fond, cette opération a permis d'une part de détecter et identifier plusieurs débris de l'appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et, d'autre part, d'identifier deux probables réacteurs".

Ces investigations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte du chef de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Elles ont été "engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier", ajoute Damien Martinelli.

Des éléments de l'avion ont été identifiés

"La première mission, celle de la prise de photographies, s'est avérée particulièrement fructueuse. En effet, et à ce stade, de nombreuses pièces de la carlingue de l'avion ont été identifiées, de même, surtout, de la queue de l'avion et de ses réacteurs", réagissent les avocats de Mathieu et Louis Paoli, dont les parents ont péri ce 11 septembre 1968, et de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

Mais le chef du parquet niçois demeure mesuré : "Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d'une nouvelle campagne de prises de vues".

Du côté des parties civiles, on espère même remonter ces pièces à la surface, mais "reste à savoir si c'est techniquement possible, sans les détériorer", s'inquiètent les avocats. "Sous cloche ?", imagine Mathieu Paoli qui, pragmatique, souligne : "On a exploré le Titanic en haute mer, on doit pouvoir trouver une solution". 

Un missile de l'armée française tiré par erreur à l'origine du crash ?

Pourtant ce mercredi 17 décembre, lorsqu'il a été convoqué devant le juge d'instruction il ne s'attendait pas à une telle nouvelle. "Pour nous, les recherches n'avaient même pas commencé", confie-t-il.

"C'est une avancée majeure dans un drame qui a coûté la vie, il y a 57 ans, à 95 personnes. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin. Nous tenons à souligner le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge", saluent les trois avocats des parties civiles.

Pour rappel, l'hypothèse d'un missile, tiré sur la Caravelle par l'armée française, par erreur au cours d'un entraînement, demeure crédible pour les familles des victimes de ce crash qui rappellent, au passage, que certains éléments de l'enquête ont tout bonnement "disparu".

 

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7 août 2025 4 07 /08 /août /2025 07:00

 

Le 7 août 1965, voici exactement soixante ans, fut le jour d'une excursion de jeunes Poggiolais qui fut particulière. Une semaine auparavant, avait eu lieu une balade à Canale, en face de Soccia, qui a déjà été racontée (voir "L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965"). Les enseignements de l'expérience précédente ne servirent à rien et la sortie dura si longtemps que tout Poggiolo s'inquiéta et se mobilisa, craignant qu'un malheur fut arrivé à sa jeunesse.

 

 

Attention:

ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog

mais il faut le lire jusqu'au bout.

 

Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).
Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

 

Les noms des dix-huit audacieux:

- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)

- Joël et Hervé CALDERONI

- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)

- Jérôme DUGAT et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)

- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)

- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI

- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)

- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)

- François OLIVA

- François ORAZY

- Hervé et Jean-Marc OULIÉ

- Christian PINELLI

- Dominique (dit Dumé) PINELLI 

- Jean-Marc TRAMINI

 

Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée.

AU-DELA DE GUAGNO

 

 

Le trajet passait par Guagno.  

Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte). 

La première partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

La première partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.

 

La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018). 

 

De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!

 

De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.

 

La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air. 

Mais surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d'itinéraire, le groupe se divisa en deux, puis en trois tronçons, comme la semaine précédente.

DIVISION ET RÉUNIFICATION

 

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11h30 et n'allèrent pas plus loin. Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable.

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 

Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.

 

Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas. 

 

Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert. 

 

Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.

 

La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.

UN RETOUR DIFFICILE

 

L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.

 

Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.

 

Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.

 

Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à pied sur le sentier de la rivière et appelait les disparus. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra rapidement informer le village.

 

Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8... tous les jeunes avaient réintégré le village.

 

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

Toussaint Michelangeli en 4L.

Toussaint Michelangeli en 4L.

APPLAUDISSEMENTS

 

A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventuriers.

 

Puis, quelqu’un, on ne sait qui, se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé par la fin heureuse de cette angoissante soirée.

 

 Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.

 

Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.

 

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

Cet article a déjà été publié le 10 juillet 2020.

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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 11:33

 

Il est banal de partir en excursion en passant par des chemins bien connus et empruntés par de nombreux promeneurs, comme pour le lac de Crena.

 

L'esprit d'aventure (ou d'imprudence?) se caractérise par le choix d'un but inédit et d'un itinéraire approximatif. Cet esprit souffla sur les jeunes en vacances à Poggiolo en été 1965.

 

Leur lieu de rendez-vous habituel était constitué, au croisement de la route et de la "stretta", par les deux marches de la maison Martini sur le bord de la chaussée. Là, se racontaient toutes sortes d'histoires délirantes, se reconstruisait le monde et se décidaient les prochaines activités.

 

 

Or, de cet endroit, en regardant vers le monument aux morts, on distinguait alors, dans l'axe approximatif du toit du bar "Le Belvédère", un chêne, sur la crête de la montagne de Soccia.

 

Image tirée de Google Street View

Image tirée de Google Street View

 

L'idée émergea que cet arbre, pour être si visible, devait être particulièrement élevé et que l'on devrait aller le voir de près. La décision fut prise de façon impromptue et l'expédition préparée en 48 heures pour aller à ce lieu appelé Canale.

 

En voici le récit écrit d'après Michel Franceschetti. Ce souvenir d'un événement d'il y a soixante ans est donc PARTIEL et PARTIAL. Il pourra être modifié éventuellement.

 

Le samedi 31 juillet 1965, se rassemblèrent treize audacieux: Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE), Joël et Hervé CALDERONI, Paule FATTACIOLLI (maintenant épouse ALLARD), Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI, Jacques-Antoine MARTINI, François OLIVA, François ORAZY, Hervé et Jean-Marc OULIÉ, Christian et Dominique PINELLI.

 

Ils avaient alors entre 15 et 20 ans, sauf Christian qui était le plus jeune. Michel partait pour sa première excursion sans son grand-père avec qui il était, entre autres, allé au lac de Ninu en 1963 (et dont il avait ramené sur ses jambes le plus grand coup de soleil de sa vie).

 

Le départ eut lieu à 3 h 30 du matin car la promenade risquait d'être longue et car il fallait éviter la chaleur, et le groupe n'avait pas de voiture. L'excursion commença à la lueur des lampes torches.

 

On commença par marcher sur la route goudronnée jusqu'aux premières maisons de Soccia d'où l'on descendit vers le ruisseau de Filiccioni (que les Socciais appellent "le fleuve"). Le sentier fut rapidement perdu, peut-être à cause de la semi-obscurité, mais le groupe parvint à un pont (1 sur la carte). Ce groupe ne comprenait que les plus rapides (Jacques-Antoine, Dominique, Jean-Marc, Christian et Michel). Les randonneurs s'étaient déjà fractionnés.

 

Pas la peine d'attendre les autres: après tout, il suffisait d'emprunter le sentier s'amorçant sur l'autre rive !

Carte de l'aller.

Carte de l'aller.

 

Malheureusement, le sentier, absolument pas balisé, fut vite perdu. Qu'importe: il fallait simplement monter puisque le fameux arbre était au sommet !

 

Mais la montée fut très pénible. Il fallait grimper de près de 400 mètres en peu de distance.

 

Vue depuis l'héliport: Soccia est à droite, son cimetière au milieu et le but à atteindre à gauche.

Vue depuis l'héliport: Soccia est à droite, son cimetière au milieu et le but à atteindre à gauche.

 

Après une petite halte pour se restaurer, Christian et Michel furent distancés et s'égarèrent. Près de la crête, ils furent longuement bloqués par un épais rideau d'arbustes difficile à contourner. Leurs réserves d'eau étant vidées, ils n'avaient plus qu'une gourde dans laquelle Christian avait apporté du vin venant de la vigne familiale (car on pratiquait alors la viticulture à Poggiolo): c'était un vinaigre particulièrement infect.

 

Ils parvinrent en haut (2 sur la carte), complètement assoiffés, vers 7 h 30, peu après les trois autres. Les huit retardataires lâchés avant le pont arrivèrent une heure plus tard. Ils étaient passés plus à droite et avaient affronté des pentes beaucoup plus raides. François OLIVA avait même été complètement coincé et s'était râpé le ventre en glissant sur un rocher. Jean-Pierre avait dû prendre sur son dos plusieurs sacs de copains trop épuisés.

 

Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".
Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".

Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".

 

Mais pas d'arbre géant sur le sommet.

 

Etait-ce la proximité de deux petits chênes qui avait fait croire à un seul? Peut-être les randonneurs s'étaient-ils trompés et se trouvaient-ils trop à l'écart? Sur le coup, ils n'en savaient rien.

 

Jean-Pierre se servit d'une grande branche comme mât auquel fut attachée une serviette pour montrer malgré tout que l'expédition avait réussi.

 

Carte du retour.

Carte du retour.

 

Après un bon repos, tous allèrent manger près d'une source, certainement Funtana Bono (1 sur la carte). Certains s'allongèrent sur des fougères coupées pour faire la sieste tandis que d'autres, dans une maisonnette, consommèrent force vin et eau-de-vie. Ils étaient très gais et bruyants en reprenant le chemin du retour.

 

Les "siesteurs" (Joël, François ORAZY, Paule, Hervé OULIÉ et Michel) démarrèrent beaucoup plus tard et prirent un autre chemin qui les conduisit à une passerelle (2 sur la carte) située plus en amont que le pont du matin. C'est d'ailleurs celle-ci qu'ils auraient dû emprunter à l'aller pour suivre le bon sentier. Ils descendirent la rivière jusqu'au pont du matin, pensant y trouver les autres. 

Comme il faisait chaud et que la marche avait été fatigante, ils se baignèrent près du pont (3 sur la carte). Un seul ayant apporté son maillot de bain, ils se mirent à l'eau en jeans et torse nu, sauf Paule évidemment. 

 

Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.
Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.
Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.

Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.

 

Quand les vêtements furent secs, les cinq grimpèrent la côte vers Soccia, longèrent le cimetière (4 sur la carte) et retrouvèrent la route départementale à la hauteur de la boulangerie (5 sur la carte) qui fonctionnait alors et dont le nom "Pane bianco" subsiste toujours.

 

Image tirée de Google Street View

Image tirée de Google Street View

 

Finalement, c'est auprès de la fontaine de Saint Marcel (6 sur la carte) que tous les marcheurs poggiolais purent se regrouper.

 

Il était plus de 17 h quand tous rentrèrent à Poggiolo, fatigués des efforts fournis, déçus de ne pas avoir trouvé l'arbre mais finalement très heureux d'une belle journée au grand air dans une bonne ambiance.

 

Deux jours après, on comprit que l'expédition n'avait pas atteint son but car elle était allée trop à gauche. L'arbre géant n'avait peut-être jamais existé!!!

 

En tout cas, cette sortie avait excité les désirs d'exercice et, une semaine plus tard, le 7 août, ils furent cette fois dix-huit à partir en montagne, vers le col de Bocca Soglia. Mais ils n'avaient pas retenu les leçons de la première excursion (ne pas se séparer et être attentif au tracé des sentiers), ce qui leur provoqua de nouvelles aventures.

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

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