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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 07:00

 

   Deux photos prises par Jacques-Antoine MARTINI. Elles montrent un groupe s'appuyant sur le mur du "magasin" de la maison MARTINI, près de l'intersection entre la stretta et la route départementale. Elles datent de 1966 ou 1967.

 

   On peut les agrandir en cliquant sur elles.

Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans

On peut reconnaître, de gauche à droite:

Hervé CALDERONI, François ORAZY, Dominique PINELLI (accroupi), Jean Christian LUCCHESI, Francis LUCCHESI, Jules (accroupi), Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA), Antoine CECCALDI (dit "Bébé"), Paul MICHELANGELI (accroupi).

 

 

Quatre de ces personnes se retrouvent sur la photo suivante:
Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans
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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 07:00

 

"Le premier devoir d'un grand peuple, comme d'une famille forte, est de s'aimer, et d'abord de s'aimer dans son passé, de s'honorer dans les morts"

Fustel de Coulanges (1830-1889)

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal de Poggiolo et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 07:00

 

Un pas important vient d'être franchi dans l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Vous trouverez ci-dessous l'article publié jeudi 18 décembre sur le site de Corse-Matin. 

Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : des pièces de la carlingue retrouvées à 2 500 mètres de profondeur

Par Jeanne-F. COLONNA

 

 

Les familles des victimes du crash qui a eu lieu le 11 septembre 1968, quelques minutes avant l'atterrissage de l'appareil à Nice, ont été convoquées par le juge d'instruction en charge des investigations qui les a informées des résultats des recherches sous-marines effectuées en octobre dernier. Il s'agit "d'une avancée majeure", estiment les avocats des parties civiles.

 

Une trentaine d'heures ont suffi à redonner espoir aux familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, tombée dans les eaux méditerranéennes le 11 septembre 1968.

À 2 300 mètres de profondeur, au large du cap d'Antibes, les militaires de la gendarmerie maritime de Méditerranée ont localisé l'épave de l'appareil disparu en mer il y a 57 ans. Les circonstances de ce drame font, aujourd'hui encore, l'objet d'investigations, menées par un juge d'instruction du tribunal judiciaire de Nice.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

 

Damien Martinelli, procureur de Nice, précise ainsi dans un communiqué envoyé à la presse : "Du 11 au 13 octobre 2025, sur une zone prédéfinie de 8 km2, sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches. Au terme d'une trentaine d'heures de plongée à 2 300 mètres de fond, cette opération a permis d'une part de détecter et identifier plusieurs débris de l'appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et, d'autre part, d'identifier deux probables réacteurs".

Ces investigations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte du chef de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Elles ont été "engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier", ajoute Damien Martinelli.

Des éléments de l'avion ont été identifiés

"La première mission, celle de la prise de photographies, s'est avérée particulièrement fructueuse. En effet, et à ce stade, de nombreuses pièces de la carlingue de l'avion ont été identifiées, de même, surtout, de la queue de l'avion et de ses réacteurs", réagissent les avocats de Mathieu et Louis Paoli, dont les parents ont péri ce 11 septembre 1968, et de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi.

Des pièces de la Caravelle Ajaccio-Nice ont été retrouvées

Mais le chef du parquet niçois demeure mesuré : "Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d'une nouvelle campagne de prises de vues".

Du côté des parties civiles, on espère même remonter ces pièces à la surface, mais "reste à savoir si c'est techniquement possible, sans les détériorer", s'inquiètent les avocats. "Sous cloche ?", imagine Mathieu Paoli qui, pragmatique, souligne : "On a exploré le Titanic en haute mer, on doit pouvoir trouver une solution". 

Un missile de l'armée française tiré par erreur à l'origine du crash ?

Pourtant ce mercredi 17 décembre, lorsqu'il a été convoqué devant le juge d'instruction il ne s'attendait pas à une telle nouvelle. "Pour nous, les recherches n'avaient même pas commencé", confie-t-il.

"C'est une avancée majeure dans un drame qui a coûté la vie, il y a 57 ans, à 95 personnes. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin. Nous tenons à souligner le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge", saluent les trois avocats des parties civiles.

Pour rappel, l'hypothèse d'un missile, tiré sur la Caravelle par l'armée française, par erreur au cours d'un entraînement, demeure crédible pour les familles des victimes de ce crash qui rappellent, au passage, que certains éléments de l'enquête ont tout bonnement "disparu".

 

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7 août 2025 4 07 /08 /août /2025 07:00

 

Le 7 août 1965, voici exactement soixante ans, fut le jour d'une excursion de jeunes Poggiolais qui fut particulière. Une semaine auparavant, avait eu lieu une balade à Canale, en face de Soccia, qui a déjà été racontée (voir "L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965"). Les enseignements de l'expérience précédente ne servirent à rien et la sortie dura si longtemps que tout Poggiolo s'inquiéta et se mobilisa, craignant qu'un malheur fut arrivé à sa jeunesse.

 

 

Attention:

ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog

mais il faut le lire jusqu'au bout.

 

Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).
Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

 

Les noms des dix-huit audacieux:

- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)

- Joël et Hervé CALDERONI

- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)

- Jérôme DUGAT et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)

- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)

- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI

- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)

- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)

- François OLIVA

- François ORAZY

- Hervé et Jean-Marc OULIÉ

- Christian PINELLI

- Dominique (dit Dumé) PINELLI 

- Jean-Marc TRAMINI

 

Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée.

AU-DELA DE GUAGNO

 

 

Le trajet passait par Guagno.  

Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte). 

La première partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

La première partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.

 

La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018). 

 

De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!

 

De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.

 

La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air. 

Mais surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d'itinéraire, le groupe se divisa en deux, puis en trois tronçons, comme la semaine précédente.

DIVISION ET RÉUNIFICATION

 

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11h30 et n'allèrent pas plus loin. Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable.

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 

Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.

 

Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas. 

 

Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert. 

 

Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.

 

La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.

UN RETOUR DIFFICILE

 

L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.

 

Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.

 

Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.

 

Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à pied sur le sentier de la rivière et appelait les disparus. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra rapidement informer le village.

 

Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8... tous les jeunes avaient réintégré le village.

 

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

Toussaint Michelangeli en 4L.

Toussaint Michelangeli en 4L.

APPLAUDISSEMENTS

 

A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventuriers.

 

Puis, quelqu’un, on ne sait qui, se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé par la fin heureuse de cette angoissante soirée.

 

 Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.

 

Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.

 

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

Cet article a déjà été publié le 10 juillet 2020.

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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 11:33

 

Il est banal de partir en excursion en passant par des chemins bien connus et empruntés par de nombreux promeneurs, comme pour le lac de Crena.

 

L'esprit d'aventure (ou d'imprudence?) se caractérise par le choix d'un but inédit et d'un itinéraire approximatif. Cet esprit souffla sur les jeunes en vacances à Poggiolo en été 1965.

 

Leur lieu de rendez-vous habituel était constitué, au croisement de la route et de la "stretta", par les deux marches de la maison Martini sur le bord de la chaussée. Là, se racontaient toutes sortes d'histoires délirantes, se reconstruisait le monde et se décidaient les prochaines activités.

 

 

Or, de cet endroit, en regardant vers le monument aux morts, on distinguait alors, dans l'axe approximatif du toit du bar "Le Belvédère", un chêne, sur la crête de la montagne de Soccia.

 

Image tirée de Google Street View

Image tirée de Google Street View

 

L'idée émergea que cet arbre, pour être si visible, devait être particulièrement élevé et que l'on devrait aller le voir de près. La décision fut prise de façon impromptue et l'expédition préparée en 48 heures pour aller à ce lieu appelé Canale.

 

En voici le récit écrit d'après Michel Franceschetti. Ce souvenir d'un événement d'il y a soixante ans est donc PARTIEL et PARTIAL. Il pourra être modifié éventuellement.

 

Le samedi 31 juillet 1965, se rassemblèrent treize audacieux: Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE), Joël et Hervé CALDERONI, Paule FATTACIOLLI (maintenant épouse ALLARD), Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI, Jacques-Antoine MARTINI, François OLIVA, François ORAZY, Hervé et Jean-Marc OULIÉ, Christian et Dominique PINELLI.

 

Ils avaient alors entre 15 et 20 ans, sauf Christian qui était le plus jeune. Michel partait pour sa première excursion sans son grand-père avec qui il était, entre autres, allé au lac de Ninu en 1963 (et dont il avait ramené sur ses jambes le plus grand coup de soleil de sa vie).

 

Le départ eut lieu à 3 h 30 du matin car la promenade risquait d'être longue et car il fallait éviter la chaleur, et le groupe n'avait pas de voiture. L'excursion commença à la lueur des lampes torches.

 

On commença par marcher sur la route goudronnée jusqu'aux premières maisons de Soccia d'où l'on descendit vers le ruisseau de Filiccioni (que les Socciais appellent "le fleuve"). Le sentier fut rapidement perdu, peut-être à cause de la semi-obscurité, mais le groupe parvint à un pont (1 sur la carte). Ce groupe ne comprenait que les plus rapides (Jacques-Antoine, Dominique, Jean-Marc, Christian et Michel). Les randonneurs s'étaient déjà fractionnés.

 

Pas la peine d'attendre les autres: après tout, il suffisait d'emprunter le sentier s'amorçant sur l'autre rive !

Carte de l'aller.

Carte de l'aller.

 

Malheureusement, le sentier, absolument pas balisé, fut vite perdu. Qu'importe: il fallait simplement monter puisque le fameux arbre était au sommet !

 

Mais la montée fut très pénible. Il fallait grimper de près de 400 mètres en peu de distance.

 

Vue depuis l'héliport: Soccia est à droite, son cimetière au milieu et le but à atteindre à gauche.

Vue depuis l'héliport: Soccia est à droite, son cimetière au milieu et le but à atteindre à gauche.

 

Après une petite halte pour se restaurer, Christian et Michel furent distancés et s'égarèrent. Près de la crête, ils furent longuement bloqués par un épais rideau d'arbustes difficile à contourner. Leurs réserves d'eau étant vidées, ils n'avaient plus qu'une gourde dans laquelle Christian avait apporté du vin venant de la vigne familiale (car on pratiquait alors la viticulture à Poggiolo): c'était un vinaigre particulièrement infect.

 

Ils parvinrent en haut (2 sur la carte), complètement assoiffés, vers 7 h 30, peu après les trois autres. Les huit retardataires lâchés avant le pont arrivèrent une heure plus tard. Ils étaient passés plus à droite et avaient affronté des pentes beaucoup plus raides. François OLIVA avait même été complètement coincé et s'était râpé le ventre en glissant sur un rocher. Jean-Pierre avait dû prendre sur son dos plusieurs sacs de copains trop épuisés.

 

Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".
Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".

Les lieux de l'excursion vus depuis depuis l'ancien restaurant "A Merendella".

 

Mais pas d'arbre géant sur le sommet.

 

Etait-ce la proximité de deux petits chênes qui avait fait croire à un seul? Peut-être les randonneurs s'étaient-ils trompés et se trouvaient-ils trop à l'écart? Sur le coup, ils n'en savaient rien.

 

Jean-Pierre se servit d'une grande branche comme mât auquel fut attachée une serviette pour montrer malgré tout que l'expédition avait réussi.

 

Carte du retour.

Carte du retour.

 

Après un bon repos, tous allèrent manger près d'une source, certainement Funtana Bono (1 sur la carte). Certains s'allongèrent sur des fougères coupées pour faire la sieste tandis que d'autres, dans une maisonnette, consommèrent force vin et eau-de-vie. Ils étaient très gais et bruyants en reprenant le chemin du retour.

 

Les "siesteurs" (Joël, François ORAZY, Paule, Hervé OULIÉ et Michel) démarrèrent beaucoup plus tard et prirent un autre chemin qui les conduisit à une passerelle (2 sur la carte) située plus en amont que le pont du matin. C'est d'ailleurs celle-ci qu'ils auraient dû emprunter à l'aller pour suivre le bon sentier. Ils descendirent la rivière jusqu'au pont du matin, pensant y trouver les autres. 

Comme il faisait chaud et que la marche avait été fatigante, ils se baignèrent près du pont (3 sur la carte). Un seul ayant apporté son maillot de bain, ils se mirent à l'eau en jeans et torse nu, sauf Paule évidemment. 

 

Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.
Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.
Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.

Hervé savonnant son pantalon avant de le rincer dans la rivière.

 

Quand les vêtements furent secs, les cinq grimpèrent la côte vers Soccia, longèrent le cimetière (4 sur la carte) et retrouvèrent la route départementale à la hauteur de la boulangerie (5 sur la carte) qui fonctionnait alors et dont le nom "Pane bianco" subsiste toujours.

 

Image tirée de Google Street View

Image tirée de Google Street View

 

Finalement, c'est auprès de la fontaine de Saint Marcel (6 sur la carte) que tous les marcheurs poggiolais purent se regrouper.

 

Il était plus de 17 h quand tous rentrèrent à Poggiolo, fatigués des efforts fournis, déçus de ne pas avoir trouvé l'arbre mais finalement très heureux d'une belle journée au grand air dans une bonne ambiance.

 

Deux jours après, on comprit que l'expédition n'avait pas atteint son but car elle était allée trop à gauche. L'arbre géant n'avait peut-être jamais existé!!!

 

En tout cas, cette sortie avait excité les désirs d'exercice et, une semaine plus tard, le 7 août, ils furent cette fois dix-huit à partir en montagne, vers le col de Bocca Soglia. Mais ils n'avaient pas retenu les leçons de la première excursion (ne pas se séparer et être attentif au tracé des sentiers), ce qui leur provoqua de nouvelles aventures.

 

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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 07:00

 

Les deux récents articles consacrés aux cloches de l'église Saint Siméon ont été illustrés de vidéos tirées du corpus des archives animées consacrées à Poggiolo.

 

Elles ont été constituées à l'origine, voici 17 ans, par les films tournés en 8 mm qui étaient des souvenirs de vacances de Michel Franceschetti dans les années 1960. La genèse en est expliquée dans l'article "18 novembre: 3 ans de films poggiolais"). Puis, se sont ajoutés des reportages d'événements poggiolais. 

 

Cette vidéothèque existe à la fois sur Dailymotion (https://www.dailymotion.com/michelfran) avec 95 vidéos et sur Youtube (https://www.youtube.com/user/michelpog/videos) avec 54 films. Beaucoup se trouvent à la fois sur les deux chaînes. 

 

Afin de vous les faire connaître ou redécouvrir, une vidéo sera publiée et expliquée chaque semaine sur ce blog.

 

Catalogue de la version Youtube:

Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
Les pépites de la vidéothèque poggiolaise
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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 07:00

 

Si les câbles électriques doivent bientôt être enterrés, il reste encore dans les rues de Poggiolo des fils téléphoniques en cuivre. Ils font se souvenir du temps très lointain où les téléphones portables n'existaient pas.

 

Cette époque vient de resurgir grâce à Philippe PRINCE. En mettant de l'ordre dans des vieilles affaires, il vient de trouver un ancien carnet d'adresses.

 

A la lettre "F" comme "FRANCESCHETTI", il a trouvé les indications sur la procédure qui était nécessaire pour téléphoner au village.

 

Aux temps préhistoriques du téléphone

 

1- Depuis la région parisienne, il fallait d'abord "composer le 15" pour joindre la province. Parfois, le 16 était nécessaire. Ainsi, en 1965, Enrico chantait, dans "J'appelle le soleil", qu'il bondissait "sur [son] téléphone pour composer le chiffre seize" afin d'entendre un ami de Nice ou de Marseille.

 

2- Il fallait "attendre la tonalité et composer ensuite 95-29-11-11".

Les numéros actuels de téléphone fixe comportent toujours le 95 en Corse.

L'appel aboutissait au central téléphonique de Vico où l'opératrice interrogeait sur la personne que l'on voulait joindre.

 

3- "Demander ensuite le 6 à Soccia", du moins si l'on désirait parler à Rosine FRANCESCHETTI (son mari Jean-Antoine ne répondait jamais au téléphone). Le choix n'était pas grand dans les années 1960 car il n'existait que deux lignes téléphoniques au village, l'autre étant le 3 à Soccia chez Xavière MARTINI, la tante de Jacques-Antoine, Marie-Thérèse et de leurs frères.

 

Dans les deux maisons, de nombreux voisins venaient passer leurs coups de fil, ce qui les arrangeait bien.

 

Mais cet office de cabine téléphonique municipale n'était pas du goût des petits-enfants FRANCESCHETTI qui passaient leurs vacances dans la maison et qui étaient réveillés très tôt le matin par le sempiternel "Allo Vico. Ici, le 6 à Soccia. Je voudrais le ..." et par les conversations des uns et des autres qui attendaient que le premier ait terminé sa communication ou qui guettaient la sonnerie de leur correspondant.

​​​​​​​

Aux temps préhistoriques du téléphone

 

Le téléphone se trouvait au pied de la cage d'escalier, ce qui fait que les sons montaient aux étages, d'autant plus facilement que les planchers étaient en bois. Même dans la chambre au fond de son lit, on reconnaissait certaines voix qui venaient presque tous les jours, pour passer des commandes pour le bar par exemple.

 

L'appareil était fixé au mur. Il n'avait pas de cadran. Il fallait donner une ou deux impulsions à la molette en laiton pour sonner chez la standardiste de Vico et lui demander le numéro désiré. L'employée disait alors si la ligne était libre ou non. Parfois, en attendant, elle bavardait un peu avec Rosine. 

 

Finalement, quand le téléphone était rare, il jouait peut-être encore plus le rôle de réseau social que maintenant où chacun a un portable et est continuellement à regarder son écran.

 

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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 07:00

 

   De grands sourires ornent la couverture du mensuel L'Histoire dont le numéro de mars est consacré à la France en 1945. Ces sourires sont ceux des enfants qui étaient alors de plus en plus nombreux. Le "baby-boom" avait commencé.

 

Couverture de "L'Histoire" mars 2025

Couverture de "L'Histoire" mars 2025

 

   Cette image contraste avec les chiffres publiés récemment et selon lesquels le nombre de naissances a été de 663.000 en 2024, chiffre le plus faible depuis 80 ans où il se situait à une moyenne de 800.000.

 

   A l'époque dite du "baby-boom", en gros de 1941 à 1965 (et non pas à partir de 1945 comme on l'écrit souvent), il était considéré comme "normal" d'avoir de "beaux bébés".

 

Photo extraite de "L'Histoire" mars 2025

Photo extraite de "L'Histoire" mars 2025

 

   Ces "baby-boomers" ont existé dans les familles poggiolaises. Ils ont maintenant entre 60 et 85 ans.

 

   Mais la façon de vivre a changé et, dans toute la France, ces enfants de l'après-guerre n'ont pas tous, loin de là, fondé des familles nombreuses. La tendance a été la même partout. On peut s'en rendre compte avec l'étude de représentants de la génération poggiolaise du "baby-boom".

 

   Une liste de 35 personnes a été établie, de façon un peu arbitraire. Elle est basée sur le groupe des jeunes d'alors, ceux qui avaient 20 ans autour de 1968 et qui étaient souvent ensemble. Elle comprend des Poggiolais au sens large, avec ceux qui ne venaient alors au village que l'été et dont les parents ou grands-parents étaient Poggiolais. Cette liste est donc incomplète (et nous nous en excusons auprès des personnes oubliées). Elle est critiquable mais quand même assez représentative.

 

Liste des "baby-boomers" poggiolais:

BARTOLI: Jean-José et Rose-Marie

CALDERONI: Joël et Hervé

CECCALDI: Jeanne et Martine

DUGAS: Jérôme et Marie-Claude

FRANCESCHETTI: Jean-Pierre, Bernard, Michel, Monique et Marie-Claude

LECA: Josiane

MARTINI: Paul, Edouard, Jacques-Antoine et Marie-Thérèse

OLIVA: François et Madeleine

ORAZY: François et Jean-Pierre

OULIÉ: Hervé et Jean-Marc

PASSONI: Jean-Marie

PINELLI: François, Jean, Christian, Dominique et Félicie

SICHI Germaine

TRAMINI: Guy, Jean-Marc et Georges

VECCHI: Hélène

 

   Sauf erreur, toujours possible, ces 35 individus ont eu 49 enfants, soit en moyenne 1,4 par personne (1,6 si on ne tient compte que des femmes), alors que les femmes françaises nées entre 1945 et 1960 ont eu en moyenne chacune 2,1 enfants au cours de leur vie, chiffre considéré par les démographes comme permettant le remplacement des générations. Ce chiffre est inférieur à 2 depuis 2015.

 

   Sur les 35 de l'échantillon poggiolais,

6 ont eu 3 enfants

7 n'ont pas eu d'enfant,

la majorité en ayant 1 ou 2.

 

   Parmi les 35, 12 seulement étaient de sexe féminin, confirmant l'adage selon lequel "Poggiolo est un village de garçons". Mais leurs propres enfants sont à peu près équilibrés entre garçons et filles.

 

   Il serait intéressant de savoir combien de petits-enfants ont maintenant ces "baby-boomers" devenus des "papy-boomers".

 

   Ci-dessous, des photos (déjà publiées sur ce blog) de quelques "baby-boomers".

 

Les enfants des baby-boomers
Les enfants des baby-boomers
Les enfants des baby-boomers
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25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 07:00

 

   Les autocollants sont les représentations les plus courantes d'un village (voir article précédent) mais la palme de l'insigne  le plus original, pour ne pas écrire le plus ahurissant, est celui d'Orto!!!

 

    Il a existé un écusson sous la forme d'un badge en tissu destiné à être cousu sur un vêtement. Il transformait ce village de montagne en station balnéaire d'Orto-plage!!!

 

 

 

Orto sur mer

    

Il était le résultat d'un détournement d'un ancien écusson de Moriani-Plage. Il correspond à une époque (fin des années 60, début 70) où l'on apposait de tels insignes sur les sacs à dos ou les blousons. 

 

   Cette pièce unique n'est pas du tout représentative de la réalité ortigaise et elle fut certainement une initiative individuelle. Elle a été miraculeusement conservée. Elle était visible sur un excellent site consacré à Ortu qui est fermé depuis plusieurs années.

 

   Existe-t-elle encore? Qui en fut l'auteur?

 

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12 janvier 2025 7 12 /01 /janvier /2025 07:00

 

Depuis soixante-quinze ans, Poggiolo a connu dix-sept événements importants dans les années se terminant par 0 ou par 5. Ils valent peut-être la peine de s'en souvenir. 

 

 

Il y a 75 ans, en 1950: 

-le 4 mai: mort du lieutenant Pierre Marie NIVAGGIOLI, né en 1923 à Sousse en Tunisie, dans les combats de My Tho (delta du Mékong). Seul Poggiolais victime de la guerre d'Indochine.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/05/l-indo-soixante-ans-apres.html

Les dates de l’histoire poggiolaise se terminant par 0 ou 5. Troisième partie : depuis 1950

- le 11 décembre: décès à Ajaccio de Dumenicu Antoniu VERSINI, plus connu sous le nom de MAISTRALE. Surnommé "le barde corse", il fut un écrivain, poète et journaliste jouissant d'un immense prestige. Originaire de Marignana, il était marié à la Poggiolaise Marie-Thérèse Lovichi.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/10/maistrale-de-marignana-et-de-poggiolo.html

 

 

Il y a 70 ans, en 1955:

Paul MILLELIRI succède à Ange-Mathieu PASTINELLI comme curé de Soccia, Poggiolo et Orto. Il reste en place jusqu'en 1972.

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/milleliri.html

 

 

Il y a 65 ans, en 1960:

installation du bar Le Belvédère à son emplacement actuel.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-anciens-et-nouveaux-bars-106840106.html

Les dates de l’histoire poggiolaise se terminant par 0 ou 5. Troisième partie : depuis 1950
La stretta avant et après.

La stretta avant et après.

 

Il y a 60 ans, en 1965: 

-fermeture des écoles de Guagno-les-Bains et de Poggiolo.        

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/08/la-derniere-classe-de-poggiolo.html

La dernière classe de Poggiolo avec l'institutrice Judith Ottavi-Poli.

La dernière classe de Poggiolo avec l'institutrice Judith Ottavi-Poli.

- en juillet: premiers postes de télévision à Poggiolo (chez les Michelangeli et les Tramini).

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/04/la-television-de-nogentel-a-poggiolo.html

 

 

Il y a 55 ans, en 1970: 

Philippe GERONIMI et sa famille quittent la concession de la station thermale qui est temporairement fermée.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

 

Il y a 40 ans, en 1985: 

-A Guagno-les-Bains, fermeture de l'épicerie de Mini CANALE, dernier commerce de la commune en dehors du bar.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/06/guagno-les-bains-se-reveille-3-3-retour-sur-l-epicerie-de-mimi.html

 

-Création de l'Association pour la restauration de l'église St Siméon de Poggiolo, présidée par Raymond MARTINI. En deux ans, elle va réussir à rassembler les fonds nécessaires aux travaux d'urgence.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/les-poggiolais-donnent-1985-et-1987-2-4.html

 

 

Il y a 35 ans, le 26 mars 1990:

Le Conseil d'Etat invalide en partie l'élection municipale de Poggiolo. Après que tous les recours aient été épuisés, Angèle PINELLI devient maire de Poggiolo le 26 janvier 1993.

Le record de durée à la mairie de Poggiolo est détenu par Jean-François CECCALDI avec 38 ans (1919-1914 et 1943-1959).

http://poggiolo.over-blog.fr/liste-maires

 

 

Il y a 20 ans, en août 2005:

Premier challenge de pétanque Umberto CHITI.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-tradition-boulistique-55727264.html

Umberto Chiti est debout au centre.

Umberto Chiti est debout au centre.

Il y a 15 ans, en 2010:

-en juin, électrification des cloches de Saint Siméon qui étaient jusque-là actionnées à la main.        

http://poggiolo.over-blog.fr/article-elles-ne-sont-pas-allees-a-rome-52651342.html

 

- le 31 octobre: inauguration du four municipal construit sur l'esplanade de la salle des fêtes.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fete-des-bastelles-2010-60109061.html

 

 

Il y a 10 ans, en 2015:

le 22 février, installation de la nouvelle croix du Fragnu, à la place de celle, placée en 1983, qui était tombée le 26 décembre 2014. Elle est bénie le 16 août 2015.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/02/la-croix-est-revenue.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/08/la-saint-roch-immuable-et-differente.html

Bénédiction de la croix le 16 août 2015.

Bénédiction de la croix le 16 août 2015.

 

Il y a cinq ans, en 2020 :

le 15 mars, élections municipales. Jean-Laurent PINELLI est élu maire.

http://poggiolo.over-blog.fr/2020/05/le-travail-commence.html

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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