En évoquant les anciennes voitures de Poggiolo, l'article sur les années 60 avait fait allusion à une sortie de route prés du col de Sorru d'une Traction Avant conduite par François OLIVA. En réalité, la voiture était une 203.
L'événement est décrit ici par Hervé OULIÉ qui était passager du véhicule.
Celle qui « quitta un jour la route pour les broussailles du col de Sorru », était bien une 203 Peugeot et ce ne fut pas un jour mais une nuit. J’en suis sûr et certain car j’étais à bord en compagnie de Christian Pinelli (mon petit cousin), qui lui s’en est tiré avec une fracture de l’avant-bras.
- Cela s’est passé de nuit, nous rentrions d’une nocturne, un peu trop arrosée ? Je ne crois pas, peut-être que nous revenions de la foire de Rennu ou un truc comme ça… Nous étions tous les 3 sur la banquette avant car à l’époque, il n’y avait ni ceinture ni sièges individuels à l’avant.
- La 203 est sortie de la route juste à la sortie du dernier virage à gauche avant la première ligne droite, en descendant vers Guagno les Bains. Je me souviens très bien de la voiture en travers de la route, fonçant vers le ravin, les phares éclairant le ciel de la vallée, puis des branches, un grand choc puis plus rien, à part le hurlement du moteur en surrégime. J’ai crié à François de lâcher la pédalle d’accélérateur car le moteur allait exploser! François a fini par reprendre ses esprits et couper le moteur. Dans le silence total, nous avons réalisé que nous étions posés bien à plat sur une plaque de granit mais avec au moins une roue arrière dans le vide, ce qui expliquait l’emballement du moteur, une roue motrice tournant dans le vide.
- Nous avons eu pas mal de difficultés pour descendre de notre rocher et nous frayer un chemin dans le maquis sans lampe, pour rejoindre la route.
- Plus de peur que de mal, à part Christian qui n’avait eu d’autre choix que d’appuyer son bras sur le tableau de bord pour amortir le choc. François et moi nous en tirions avec quelques bleus et quelques courbatures, mais la 203 était posée sur un rocher au milieu du maquis, à une dizaine de mètres en contrebas de la route, dans quel état ? Mystère, sa carrosserie n’avait pas trop souffert, mais le reste ? Et comment la ramener sur la route ?
- Je suis rentré sur le continent très peu de temps après et je ne connais pas la suite de cette histoire. François était bien embêté, car, comme tous les jeunes du village, nous avions bien le permis mais les voitures appartenaient à nos parents ! Je crois que cette 203 appartenait à l’oncle de François…*
* Selon une de nos correspondantes, la 203 aurait appartenu à Visconti OLIVA.
Si honnie, si critiquée maintenant, la voiture automobile fut le symbole de la liberté pour les Français de l'après-guerre qui pouvaient profiter de leurs congés payés. L'auto fut encore plus...
Si honnie, si critiquée maintenant, la voiture automobile fut le symbole de la liberté pour les Français de l'après-guerre qui pouvaient profiter de leurs congés payés. L'auto fut encore plus importante pour leurs enfants, les enfants du "baby-boum" qui, avec le permis de conduire, pouvaient se libérer de leurs parents.
Dans cette génération, il semble que François OLIVA fut le premier à avoir obtenu le carton rose qui autorisait à prendre le volant.
A Poggiolo, il conduisait une Traction Avant Citroën, qui quitta un jour la route pour les broussailles du col de Sorru. Il pouvait également disposer d'une Peugeot 203 sur laquelle il est ici assis avec Hervé CALDERONI, peut-être en 1968.
Photo Joël Calderoni.
En juillet 1969, quinze jeunes quittèrent Poggiolo pour visiter tout le nord de la Corse. Deux copains de François avaient une 2 Chevaux Citroën, la voiture longtemps la plus populaire.
Photo Michel Franceschetti.
Cette balade automobile et touristique utilisa plusieurs véhicules comme la 4L Renault de Michel FRANCESCHETTI qui est visible sur la photo suivante, prise dans les calanche de Piana.
De gauche à droite, deux copains, François OLIVA, Joël CALDERONI, Bernard FRANCESCHETTI, Christian PINELLI et Hervé CALDERONI. Photo Michel Franceschetti.
La 4L stationnant au village, devant la maison de Valère, en 1973, juste après un orage, ce qui explique les débris sur la chaussée.
Photo Michel Franceschetti.
Et, si on avait des soucis mécaniques, on pouvait compter sur le garage de Jean MICHELANGELI (1907-1983), au Fragnu, ou sur le savoir-faire de Hervé OULIÉ.
Heureux temps de la pollution sans remord!
Hervé Oulié réglant le moteur de la 4L de Michel Franceschetti. Eté 1969.
Les enfants du "baby-boum" accomplirent de nombreuses excursions dans leur jeunesse.
Après Creno en 1962 et Camputile en 1963, déjà mentionnés dans des articles précédents, ils furent plus nombreux et plus audacieux. En 1968, ils établirent même près du lac de Ninu un camp de base afin de marcher encore plus loin.
Cette très floue copie d'écran d'un film de l'expédition montre bien le lac et une partie des sportifs poggiolais.
Mais deux photos de Joël CALDERONI sont de bien meilleure qualité et permettent d'en identifier certains.
Jacques-Antoine MARTINI fait chauffer une partie du repas du soir (et il faut trois bouteilles de camping-gaz à cause du diamètre du plat) sous les yeux de Jean-Marc OULIÉ et de son frère Hervé (dont la tête est coupée).
Au premier plan, nous avons Dominique PINELLI.
Après le repas de midi, une petite sieste à l'abri du soleil sauf pour Christian PINELLI allongé devant la tente.
A l'ombre, de gauche à droite: Jacques-Antoine MARTINI, François ORAZY, Michel FRANCESCHETTI, Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, Hervé CALDERONI et Rose-Marie BARTOLI-CHABROLLE.
Le quotidien national Le Figaro de mardi 7 février publie en une page entière une présentation de l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice du 11 septembre 1968. Cet article n'apprendra rien à ceux qui suivent cette affaire depuis longtemps mais Antoine GIANNINI, journaliste à Corse-Matin et correspondant du Figaro et de l'AFP en Corse, a le mérite de présenter une synthèse claire pour les lecteurs continentaux.
Bonne lecture.
Merci à Philippe Prince pour avoir signalé ce texte.
La dizaine d'années pendant laquelle Martin PAOLI fut maire de Poggiolo fut une période de forte émigration de jeunes Corses vers le Continent et surtout vers "Marseille, capitale des Corses". Cette expression est le titre du reportage réalisé pour la télévision en 1965, voici 58 ans, qui est présenté ci-dessous.
Le médecin gaulliste et futur ministre Joseph COMITI y explique les raisons de l'installation des Corses dans ce port.
Le socialiste Bastien LECCIA fait l'historique de la présence insulaire à Marseille.
Le commentateur donne des chiffres sur la présence des Corses dans certaines professions.
Le cabaret "Au son des guitares"n'est pas oublié pour montrer l'importance de la chanson pour les Corses expatriés à un moment où Antoine CIOSI commençait sa carrière.
Marseille peut être surnommée la capitale de la Corse car plus de 100 000 Corses y vivent. Le premier quartier d'immigration fut celui du Panier mais ils sont aujourd'hui dispersés dans tous les...
Le 1er février 2023 est la date du cent-vingtième anniversaire de la naissance de Martin PAOLI qui fut conseiller général et maire de Poggiolo.
Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit donc le 1er février 1903 à Poggiolo.
Son père était un instituteur de valeur, à tel point que, le 17 mai 1925, le conseil municipal poggiolais lui vota une gratification de 150 francs "en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires." (voir l'article "Le bonheur d'enseigner")
Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).
Martin suivit le chemin de son père dans l'enseignement et milita également en politique, au sein du parti socialiste SFIO.
Il fut élu conseiller général du canton de Soccia le 23 septembre 1945 et devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département).
Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.
Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.
Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.
Martin PAOLI obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.
Fonds Saveriu Paoli.
Cette photo de groupe, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI et qui semble avoir été prise au cimetière, montre de gauche à droite:
Antunarellu,
puis Martin PAOLI,
Pierre LECA (merci à Jean-Marc TRAMINI pour l'avoir identifié),
Même si certains l'accusèrent de ne pas avoir fait assez pour le village, il faut mettre au crédit de Martin PAOLI le bétonnage, vers 1963-1966, du chemin mal empierré qu'était la stretta, la modernisation de l'éclairage public en août 1966 et surtout l'installation de l'eau courante dans toutes les maisons, en 1967-1968.
Sa mort, le 1er juin 1968, voici 55 ans, ne fut annoncée qu'avec retard dans la presse, les journaux ne paraissant pas à cause de l'effervescence sociale du moment.
On peut remarquer que sa mandature (19 mars 1959-1er juin 1968) correspond pratiquement à la présidence du général de Gaulle (8 janvier 1959 – 28 avril 1969).
De son mariage en 1925 avec la Socciaise Anne OTTAVY, il avait eu un fils Bernard qui fut rapidement élu maire de Poggiolo. Il le resta jusqu'en 1989.
Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.
Son siège de conseiller général revint, après une campagne acharnée contre le Socciais Ange CARLI, au Guagnais Jean Antoine GAFFORY.
Le conseil municipal actuel pourrait avoir une pensée pour cet ancien maire.
La marche de Poggiolo jusqu'à Creno a été le passage obligé pour chaque génération. L'article précédent a montré les acteurs d'une telle excursion en 1954. Voici maintenant les participants d'une sortie auprès du lac en 1962.
Photo Joël Calderoni.
De gauche à droite, assis: Jean-Marc OULIÉ, Jean-Martin PINELLI et Jean-Marie PASSONI.
Au deuxième rang: Hervé OULIÉ, Hervé CALDERONI, François ORAZY.
Contrairement aux excursionnistes de 1954, ceux-ci n'ont pas connu la guerre. Ils font partie des fameux "baby-boomers" qui ont bousculé la société française et qui ont pu profiter de la prospérité des "trente glorieuses". Et l'on peut remarquer qu'aucun adulte n'est présent.
Cette photo est d'autant plus emblématique qu'elle a été prise pendant l'été 1962, au moment de l'indépendance de l'Algérie (proclamée le 5 juillet), au moment où des centaines de milliers de "pieds noirs" et de harkis connaissaient le drame de l'exode vers la métropole par peur d'être massacrés.
Plusieurs des jeunes Poggiolais que l'on voit ici avaient d'ailleurs vécu en Algérie ou dans d'autres colonies, comme ce fut le cas pour de nombreuses familles corses.
Le rite initiatique de la visite à Creno ayant été accompli, par ce groupe et par les autres jeunes de cette génération, les sorties en montagne se multiplièrent, allant de plus en plus loin et plus longtemps.
Voici, en 1963, encore une photo prise par Joël CALDERONI, cette fois devant la bergerie de Camputile. Au premier plan: François ORAZY. A gauche: Dominique PINELLI (actuellement conseiller municipal). Au centre: François OLIVA. A l'arrière-plan: Hervé CALDERONI.
Petit détail qui montre l'époque: François ORAZY a autour du cou une lanière soutenant un petit poste de radio à transistors. Les jeunes d'alors en avaient souvent avec eux, même si dans l'intérieur de la Corse la réception était souvent difficile.
Pendant une bonne dizaine d'années, cette génération écuma les montagnes environnantes, connaissant toutes sortes d'aventures, comme en 1965 et 1966 (voir ci-dessous).
Dans une petite communauté villageoise, les jeunes sont importants. Ils représentent le dynamisme et l'avenir. Même si leurs jeux et leurs facéties troublent la sieste des vieux, chacun est heu...
En 1966, réapparut le même projet d'excursion à Belle e Buone et Bocca-Soglia que l'année précédente ( voir le dernier article ). Cette fois, il était prévu de passer une nuit dans les berg...
Mais cette phrase a bien été prononcée par l'anthropologue Ghjasippina GIANNESINI dans l'entretien accordé à Pascale CHAUVEAU pour Corse-Matin. Avec Aurélie MAURIN, géomaticienne (experte des problématiques d'aménagement croisant la géographie et l'informatique), elle vient de terminer une étude sur l'évolution et l'usage des estives dans notre micro-région. Les résultats ont été présentés à Orto lundi 16 janvier à des élus et des éleveurs.
En lisant l'article paru dans le quotidien du 22 janvier, on apprend pourquoi la transhumance a de l'avenir. On découvre surtout de nombreux renseignements sur les traditions des bergers corses. Retrouver la mémoire du pastoralisme permet de reprendre contact avec le monde de nos ancêtres et de réfléchir à l'avenir de nos villages.
Un troupeau en transhumance à Guagno-les-Bains dans les années 1960. Photo de Maryse Moretti.
"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".
Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles.
Cette familiarité, cette habitude de croiser un prêtre dans le village, voici trente ans, depuis son départ en 1972, que Poggiolo, Orto, Soccia et même Vico ne les connaissent plus.
Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.
Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.
Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.
Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.
Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").
La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.
Photo Michel Franceschetti.
Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.
A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.
Photos Michel Franceschetti.
Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").
Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.
Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.
Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).
L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).
L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.
Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...
On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).
Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.
Le résultat fut une belle maison.
Photos Michel Franceschetti.
Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.
En 1969, l'abbé MILLELIRI fut nommé curé de Vico, puis en 1972, après dix-sept ans dans les Deux Sorru, il devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.
A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.
Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.
Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).
Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.
Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.
Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages.
Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).