Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 17:30

 

Dans une petite communauté villageoise, les jeunes sont importants. Ils représentent le dynamisme et l’avenir. Même si leurs jeux et leurs facéties troublent la sieste des vieux, chacun est heureux de les voir et de les entendre. Finalement, ils sont les enfants de telle ou telle famille mais ils sont surtout les enfants de tout le monde, de toute la communauté. Aussi, quand ils semblent être en danger, tout le village en est affecté et s’inquiète.

 

Ce fut le cas pendant les étés 1965 et 1966, quand on crut qu’un bon nombre de ces jeunes avait disparu en pleine montagne.

 

 

Attention:

ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog

mais il faut le lire jusqu'au bout.

 

 

LE PRÉCÉDENT DE 1965

 

Pour comprendre ce qui s’est alors passé, il faut revenir à l’été 1965.

 

Les jeunes de ce qui pourra être nommée la génération 68 (ceux qui eurent vingt ans autour de 1968) étaient entichés d’excursions en montagne.

 

Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.

 

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).
Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

 

Les noms des dix-huit audacieux:

- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)

- Joël et Hervé CALDERONI

- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)

- Jérôme DUGAT et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)

- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)

- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI

- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)

- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)

- François OLIVA

- François ORAZY

- Hervé et Jean-Marc OULIÉ

- Christian PINELLI

- Dominique (dit Doumé) PINELLI 

- Jean-Marc TRAMINI

 

Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée. 

 

Si l’on passait par Soccia, il fallait monter jusqu’à la croix (Croce Maio) mais la route actuelle aboutissant à la pizzeria n’existait pas. Pour aller plus vite, on grimpait tout droit la grande montée sous les châtaigniers. 

 

 

AU-DELA DE GUAGNO

 

Ce jour-là, le trajet passait par Guagno.

 

L'ancienne croix du Fragnu.

L'ancienne croix du Fragnu.

 

Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte).

 

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.

 

La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018). 

 

De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!

 

De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.

 

La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air. 

 

Surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d’itinéraires, le groupe se divisa en deux, puis trois tronçons. 

 

Il en avait été de même une semaine plus tôt, le 31 juillet, lors d’une excursion à Canale, en face de Soccia, où les treize membres de l’expédition s’étaient totalement éparpillés et où certains avaient pratiquement dû faire de l’alpinisme, l'un d'eux ayant eu le ventre râpé en glissant le long d'un rocher.

 

 

 

DIVISION ET RÉUNIFICATION

 

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).

 

 

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11 h 30 et n’allèrent pas plus loin. 

 

Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable. 

 

 

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 

Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.

 

Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas. 

 

Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert. 

 

Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.

 

La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite :  Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

 

 

UN RETOUR DIFFICILE

 

L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.

 

Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.

 

Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.

 

Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à la recherche des jeunes sur le sentier de la rivière et les appelait. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra informer le village.

 

Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8…, tous les jeunes avaient réintégré le village.

 

 

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

Toussaint Michelangeli en 4L.

Toussaint Michelangeli en 4L.

 

 

APPLAUDISSEMENTS

 

A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventureux.

 

Puis, on ne sait qui, quelqu’un se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé de cette angoissante soirée.

 

 Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.

 

Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.

 

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

 

(à suivre)

Partager cet article
Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 18:09

 

A Soccia, dans le quartier de l'Umbriccia, il existe une maison d'habitation dont le style est très nettement celui des années 60. Sur sa façade, se lit toujours l'inscription "groupe scolaire François ANTONINI".

 

Elle fut l'école de cette commune et des villages voisins pendant quelques années.

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

Après la seconde guerre mondiale, quand Orto construisait son école de style "néo-ceaucescu" (voir l'article précédent), Soccia édifiait la sienne. 

 

Comme il est écrit sur la plaque posée sur la maison de l'Umbriccia, "ce groupe a été construit à l'initiative du docteur François ANTONINI, maire de Soccia de 1929 à 1962".

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

François ANTONINI fut également conseiller général du canton de 1933 (après deux scrutins annulés pour fraude) à 1945. Il avait été auparavant un très bon combattant de 1914-1918, comme en témoignent les décorations placées sur ce marbre: croix de guerre (étoile de bronze), croix de guerre des TOE (étoile d'argent), médaille commémorative du Levant, Légion d'honneur (chevalier puis officier), ainsi que la Palmes académiques.

 

Les jeunes Socciais habitant toute l'année au village n'étaient pas très nombreux mais ils méritaient des locaux corrects.

 

La photo ci-dessous, trouvée sur le site Copains d'avant, montre seize élèves pour, semble-t-il, l'année 1950.

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

Le docteur ANTONINI se battit longuement pour obtenir cette construction dont il ne vit pas l'achèvement. Il mourut le 4 août 1966 à Ajaccio, quelques mois avant l'inauguration.

 

Le groupe scolaire comprenait deux classes et le logement pour un instituteur. Il fut inauguré le 12 novembre 1966, le maire de Soccia étant alors le docteur Antoine OTTAVY. 

 

Les photos de cette cérémonie viennent du journal "Le Provençal Corse" et ont été reprises dans "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud", historique de Soccia écrit par Jean-Baptiste PAOLI. On voudra bien excuser la faible qualité de ces images.

 

L'allocution du docteur OTTAVY fut suivie par celles du docteur CASANOVA, président du Conseil de l'ordre des médecins, du vice-recteur DUCHESNE et du préfet Maurice LAMBERT.

 

D'autres personnalités étaient présentes: le docteur François COLONNA, maire de Murzo et conseiller général de Vico, l'abbé CASTAGNINI de Vico, le curé MILLELIRI de Soccia...

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

La première photo montre une assistance concentrée au moment des discours. Le docteur OTTAVY est au centre, à côté du docteur CASANOVA. A gauche, avec un chapeau, la veuve de François ANTONINI était présente. Tout à droite, ne serait-ce point Judith qui avait enseigné auparavant à Poggiolo et qui était l'institutrice de Soccia?

 

Sur la seconde photo, pour le vin d'honneur, l'ambiance est beaucoup plus détendue.

Le personnage qui est tout à fait à gauche ressemble beaucoup à Laurent-Antoine PINELLI, dit "Antunarellu", le premier adjoint du maire de Poggiolo.

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

Mais, après un tel démarrage, l'école ne dura pas longtemps. Même avec les élèves des villages voisins, les effectifs étaient faibles et l'administration rectorale finit par imposer le regroupement de tout le primaire à Vico. 

 

Et maintenant l'ex-groupe scolaire garde toujours son nom mais sa vocation est simplement de servir de logement.

 

Partager cet article
Repost0
16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:59

 

La question posée par Martine CHITI était toute simple. Le 29 avril, elle avait demandé à l'animateur du groupe Facebook "Village d'Orto" quel était le grand bâtiment en ruines visible sur la photo de profil de ce groupe. Curiosité tout à fait normale.

 

Ecole éphémère, ruines durables

 

Il en a résulté pendant une huitaine de jours une intense discussion avec des dizaines de commentaires. Contrairement à ce qui se passe trop souvent par internet, les interventions ont été sérieuses et constructives, alternant souvenirs familiaux et recherches documentaires.

 

Nous allons résumer les résultats de ce débat qui peut intéresser tous les villages de notre haut-canton.

 

Ce bâtiment disproportionné par rapport aux maisons d'Orto était une école. Mais quelles furent ses dates de construction et de fonctionnement?

 

Le site ortu.free.fr montre une autre photo du même lieu.

Ecole éphémère, ruines durables

 

La grande maison est un peu moins délabrée et surtout, au contraire de la photo de Facebook, le clocher de l'église voisine est plat. Il n'a pas son sommet avec horloge et lanternon pointu.

 

Cette vue est donc plus ancienne mais elle n'a pas de date. On peut supposer qu'elle est certainement d'avant 1914.

 

Le site indique qu'il s'agit du "groupe scolaire" qui "a gardé longtemps la belle allure Napoléon III de ses heures de gloire".

 

En fait, la construction n'a certainement pas été opérée pendant le Second Empire, même si cette période s'en était préoccupée. En rendant la scolarité obligatoire, la Troisième République inonda la France d'écoles qui ont souvent des plans très similaires. Détails sur le site le temps des instituteurs.

 

Ainsi, il n'est pas étonnant que la mairie (et ex-école) de Rosazia ait eu la même allure.

 

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

 

Le bâtiment d'Orto paraît immense mais il faut se rappeler qu'il avait plusieurs parties: salles de classe (séparées pour garçons et filles), logement de fonction des instituteurs et salle de réunion du conseil municipal.

 

Cette école a dû être construite entre, grosso modo, 1880 et 1900. Les élèves étaient nombreux car, en 1891, la population ortigaise comptait 546 personnes, d'après le recensement officiel. Soccia en avait alors 787. Poggiolo atteignit son optimum en 1901 avec 598 habitants. Son école avait alors 29 élèves filles et 26 garçons (voir l'article La cent dixième rentrée scolaire).

 

La municipalité d'Orto décida la construction d'une école, financée par la mairie avec des prêts et des subventions de l'Etat. Poggiolo préféra l'option de la location de parties de maisons particulières.

 

Le maître d'œuvre fut  un certain ALZIPIEDI de Murzo.

 

Mais, au bout de très peu d'années, vers 1900, le bâtiment fut fermé à cause de la fragilité de la poutre maîtresse qui faisait craindre l'effondrement du plancher de l'appartement du couple d'instituteurs. Les élèves furent transférés dans la maison de Jeanne ROCCA.

 

La ruine resta en place durablement. Jean-Luc, le rédacteur du site ortu.free.fr se souvient avoir connu "ses poutres tombées à terre nous servant de terrain d'entraînement à un équilibre rendu indispensable par les ronces qu'elles surplombaient". 

 

Les débris furent enlevés au début des années 60 pour laisser la place à une nouvelle école édifiée en un  style que Jean-Luc qualifie de "néo-ceaucescu" (Ceaucescu était le dictateur de la Roumanie communiste de 1965 à 1989). 

 

Mais il était tard et la population diminuait à grande vitesse. Après Guagno-les-Bains en 1964 et Poggiolo en 1965, l'école d'Orto ferma en 1970. Celles de Soccia et de Guagno subsistèrent quelques années de plus.

 

L'école abrite maintenant la mairie et la salle des fêtes.

 

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

 

L'aspect de cette partie du village a bien changé. Mais il reste des photos qui étonnent toujours.

Partager cet article
Repost0
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:00

 

La mort du chanteur Christophe a fortement attristé les anciens jeunes des années 60 qui avaient crié "Aline" dans leurs soirées.

 

Dans un tout autre domaine, ils viennent d'apprendre une nouvelle qui leur a donné un peu de baume au cœur: le vrai Figolu est de retour.

 

Ce biscuit avait disparu depuis 2015 pour être remplacé par un succédané peu appétissant. Une pétition lancée par la journaliste de France Inter Fabienne SINTES avait réclamé son retour. Finalement, la direction de LU vient d'annoncer officiellement le retour du vrai Figolu.

 

Photo Le Parisien

Photo Le Parisien

 

Cette histoire de Figolu peut sembler obscure pour les générations récentes. Et, en plus, pourquoi l'évoquer dans le blog consacré à Poggiolo?

 

Commercialisé à partir de 1961, Figolu est une sorte de "madeleine de Proust" pour les enfants des Trente Glorieuses car il permet de retrouver des bons moments du passé.

 

Chaque paquet comportait seize portions de biscuit sablé fourré de pâte de figue.

 

En plus d'un goût agréable, il avait la vertu de bien remplir l'estomac et d'avoir (du moins on en était persuadé) des vertus énergétiques. Il était donc très utile en promenade ou en excursion car il occupait un faible volume dans le sac de plage ou le sac à dos.

 

Les jeunes Poggiolais de l'époque ne manquaient pas d'emporter des Figolu dans leurs sorties en montagne pour se remettre de leurs efforts.

 

Bien entendu, ils se fournissaient à l'épicerie de Mimi CANALE à Guagno-les-Bains. Certains doivent se souvenir des savants calculs effectués lors des séances de préparation d'excursion pour savoir, à l'unité près, combien on emporterait de portions par personne!!!

 

L'autre calcul important était celui de boîtes de crème Mont Blanc à avoir pour les desserts. Par contre, charcuterie, fromage, pain, etc., tout cela se comptait grossièrement et sans histoire.

 

Le Figolu est de retour

Photo d'une pause en août 1968 au col Bocca à Verghio sur la route de Muna, un moment où le Figolu était utile.

 

De gauche à droite: Madeleine Oliva (maintenant épouse Paoli), Michel Franceschetti (chemise à carreaux rouges), Monique Franceschetti (de dos en blanc), Jean-Pierre Franceschetti. Puis, debout: Bernard Franceschetti et Hervé Calderoni. Au premier plan: Christian Pinelli et Martine Ceccaldi.

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:10

L'arrêt surprise du fonctionnement, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, de l'émetteur en AM (modulation d'amplitude) de RMC à Roumoules (Alpes de Haute-Provence) est tombé dans la plus grande indifférence.

L'émetteur de Roumoules

L'émetteur de Roumoules

 

 

Pourtant, cette installation était le symbole d'une époque dont de nombreux septuagénaires et sexagénaires ont parfois la nostalgie: les années 60 et 70.

 

Après la seconde guerre mondiale, les enfants du "baby-boum" voulaient s'amuser et profiter d'une vie qui paraissait devoir être heureuse grâce à ce que l'on n'appelait pas encore les "trente glorieuses".

 

Mais la radio d'Etat, la RTF (devenue ORTF en 1964), était trop guindée. Les quelques radios privées, dites périphériques (Europe n°1, RTL, Radio Monte Carlo, Radio des Vallées d'Andorre, devenue Sud Radio), étaient plus dynamiques et proches des aspirations de la jeunesse. La fameuse émission "Salut les copains" passait sur Europe n°1, devenue Europe 1 en 1968.

 

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

"Logo" de RMC entre 1965 et 1974.

 

La seule de ces stations à pouvoir être captée à peu près correctement en Provence et en Corse était RMC qui émettait en OM (ondes moyennes) jusqu'en 1965. A cette date,  son nouvel émetteur de la Madone, sur le Mont Agel, près de Nice, permit à la radio monégasque de se faire entendre plus facilement en passant sur GO (grandes ondes).

 

Le temps du transistor

 

En même temps, le poste de radio à transistors se popularisait. Fini le gros poste à lampes que l'on écoutait en famille dans la salle à manger. On pouvait emporter son transistor à la plage ou à la rivière de Guagno-les-Bains pour entendre sur RMC les chanteurs de rock et les émissions présentées par les très jeunes débutants Jean-Pierre Foucault et Julien Lepers.

 

Si le téléphone portable n'existait pas, les appareils sonores (électrophone Teppaz à piles, magnétophone Philips à cassette) devenaient plus petits et très maniables. On pouvait écouter la musique que l'on voulait et où l'on voulait: sur la route de Soccia, dans les rues de Poggiolo ou même... la nuit près du cimetière à côté de l'église St Siméon.

 

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

Michel Franceschetti écoutant des disques dans la stretta de Poggiolo (été 1968).

 

L'émetteur de Roumoules fut inauguré en 1974. Sa puissance permit à Monte Carlo de diffuser facilement dans toute la moitié Sud de la France. Ce fut l'âge d'or pour la station. Cette époque se termina en 1981 avec l'accession de François Mitterrand à la présidence de la république et l'ouverture des fréquences de FM (modulation de fréquence) aux "radios libres".

 

Mais les "baby-boumers" avaient grandi; ils travaillaient et avaient fondé des familles. Les goûts musicaux des générations suivantes furent différents et passent maintenant par des canaux inimaginables il y a un demi-siècle.

 

 

----------------------------------

Vidéo recommandée: écoute de disques sur la terrasse de la maison Bartoli (maintenant maison Chabrolle), avec Jean-José, Joël, Marie-Thérèse et Rose-Marie.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 18:00

Depuis soixante-dix ans, Poggiolo a connu seize événements importants dans les années se terminant par 0 ou par 5. Ils valent peut-être la peine de s'en souvenir. 

 

 

Il y a 70 ans,

 

-le 4 mai 1950: mort du lieutenant Pierre Marie Nivaggioli, né en 1923 à Sousse en Tunisie, dans les combats de My Tho (delta du Mékong). Seul Poggiolais victime de la guerre d'Indochine.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/05/l-indo-soixante-ans-apres.html

 

- le 11 décembre: décès à Ajaccio de Dumenicu Antoniu Versini, plus connu sous le nom de Maistrale. Surnommé "le barde corse", il fut un écrivain, poète et journaliste jouissant d'un immense prestige. Originaire de Marignana, il était marié à la Poggiolaise Marie-Thérèse Lovichi.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/10/maistrale-de-marignana-et-de-poggiolo.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/une-procession-tragi-comique-a-soccia-racontee-par-maistrale-une-belle-organisation-1-3.html

 

 

Il y a 65 ans, en 1955:

Paul Milleliri succède à Ange-Mathieu Pastinelli comme curé de Soccia, Poggiolo et Orto. Il reste en place jusqu'en 1972.

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/milleliri.html

 

 

Il y a 60 ans,

en 1960: installation du bar Le Belvédère à son emplacement actuel.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-anciens-et-nouveaux-bars-106840106.html

 

 

Il y a 55 ans,

-en 1964-1965: bétonnage de la stretta qui était simplement empierrée auparavant.

La stretta avant et après.

 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-vu-par-un-adolescent-de-1963-2-114237073.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/03/un-dessin-de-la-stretta.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/09/stretta-la-descente-dangereuse.html

 

 

-en 1965: fermeture des écoles de Guagno-les-Bains et de Poggiolo.        

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/08/la-derniere-classe-de-poggiolo.html

La dernière classe de Poggiolo.

 

- en juillet 1965: premier poste de télévision à Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/04/la-television-de-nogentel-a-poggiolo.html

 

 

Il y a 50 ans,

-en 1970: Philippe Geronimi et sa famille quittent la concession de la station thermale qui est temporairement fermée.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

 

Il y a 35 ans,

-en 1985: aux Bains, fermeture de l'épicerie de Mini Canale, dernier commerce de la commune en dehors du bar.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/06/guagno-les-bains-se-reveille-3-3-retour-sur-l-epicerie-de-mimi.html

 

-en 1985: création de l'Association pour la restauration de l'église St Siméon de Poggiolo, présidée par Raymond Martini. En deux ans, elle va réussir à rassembler les fonds nécessaires aux travaux d'urgence.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/les-poggiolais-donnent-1985-et-1987-2-4.html

 

 

Il y a 30 ans, le 26 mars 1990:

Une nouvelle fois, le Conseil d'Etat invalide en partie l'élection municipale de Poggiolo. Après que tous les recours aient été épuisés, Angèle Pinelli devient maire de Poggiolo le 26 janvier 1993.

Le record de durée à la mairie de Poggiolo est détenu par Jean-François Ceccaldi avec 38 ans (1919-1914 et 1943-1959).

http://poggiolo.over-blog.fr/liste-maires

 

 

Il y a 15 ans, en Août 2005:

premier challenge de pétanque Umberto Chiti.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-tradition-boulistique-55727264.html

Umberto Chiti et Dominique Pinelli en pleine partie.

 

Il y a 10 ans,

-en Juin 2010: électrification des cloches de Saint Siméon qui étaient jusque-là actionnées à la main.        

http://poggiolo.over-blog.fr/article-elles-ne-sont-pas-allees-a-rome-52651342.html

 

- le 31 octobre 2010: inauguration du four municipal construit sur l'esplanade de la salle des fêtes.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fete-des-bastelles-2010-60109061.html

 

 

Il y a 5 ans,

le 22 février 2015: installation de la nouvelle croix du Fragnu, à la place de celle, placée en 1983, qui était tombée le 26 décembre 2014. Elle est bénie le 16 août 2015.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/02/la-croix-est-revenue.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/08/la-saint-roch-immuable-et-differente.html

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 16:30
504Média

504Média

 

La mort de Raymond POULIDORremué le cœur des Français car ce champion cycliste était aimé de tous. Il était plus particulièrement apprécié pour sa gentillesse et pour sa ténacité. Malgré de grandes empoignades avec Jacques ANQUETIL et Eddy MERCKX, il n'est jamais arrivé à gagner le Tour de France, mais il a eu le rare privilège de donner son nom à une expression souvent utilisée: on dit "un Poulidor" pour dire "un second". 

 

Deux ans après le décès de Johnny HALLYDAY, la génération des "baby-boomers" voit la disparition d'un autre grand symbole des années 60, de ces "trente glorieuses" maintenant complètement mythifiées.

 

Si Johnny représentait la jeunesse urbaine, ardente de vivre, de profiter de la société de consommation et de se libérer des pesanteurs traditionnelles, Poupou était attaché à ses racines paysannes et il montrait qu'il fallait persévérer dans l'effort.
Il n'était pas contradictoire d'aimer les deux personnages.

 

En tout cas, la France de l'époque, celle de de Gaulle, n'était pas un pays inquiet et rabougri.

 

Collection JMB/Icon Sport

Collection JMB/Icon Sport

 

Ce monde s'éloigne et les représentants poggiolais de cette génération vieillissent (l'un d'eux vient d'avoir 70 ans il y a deux semaines) mais, comme Hallyday et Poulidor, ils comptent bien rester actifs le plus longtemps possible.

 

Pour se rappeler cette époque, voici quelques photos de certains jeunes de Poggiolo en 1965, 1967 et 1968.

 

Puis, le lien vers l'article paru à l'occasion du décès de Johnny Hallyday.

 

1965, bergerie de Belle e Buone.

1965, bergerie de Belle e Buone.

1967, à la fontaine.

1967, à la fontaine.

1968, à Guagno-les-Bains.

1968, à Guagno-les-Bains.

1968, sopracena aux Trois Chemins.

1968, sopracena aux Trois Chemins.

1968, au sommet du Capo a u Tozzu.

1968, au sommet du Capo a u Tozzu.

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 11:04

Alors que, aujourd'hui et demain, ont lieu les cérémonies religieuses à la mémoire des victimes de la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice du 11 septembre 1968, des décisions importantes viennent d'être annoncées.

Christian ESTROSI, maire de Nice, et Laurent MARCANGELI, maire d'Ajaccio, ont publié un texte commun pour demander que la vérité soit connue.

Le président de la république vient d'écrire qu'il souhaite la levée du secret-défense. Il a demandé à sa ministre de la Défense, Florence Parly, de saisir la commission de la défense nationale pour ouvrir la voie à la déclassification d'un certain nombre de documents classés secret-défense, en lien avec l'événement.

 

 

Rappel: le blog des Poggiolais a consacré plusieurs articles à cette catastrophe, et notamment il y a un an, à l'occasion de son cinquantième anniversaire.

 

Partager cet article
Repost0
28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 17:59
L’image contient peut-être : texte et plein air
 

Associu Si po fa vous donne rendez-vous ce dimanche 31 août à 9h pour une randonnée sur la rive gauche du Liamone - Muna. 

Rendez-vous sur le parking 200m avant le pont de Belfiore entre Murzu et Vico à 9h.

Prévoir:

des chaussures de randonnée, un pique-nique, de l'eau ainsi qu’une protection contre la pluie et le soleil si nécessaire. 

 

Pour plus d’informations et pour les inscriptions, contactez le responsable:

 Philippe Ottavi 
     - mail : phottavi@gmail.com 
     - tél : ‪06 60 73 30 84‬

 

Depuis qu'existe la route goudronnée depuis Murzo, le chemin traditionnel qui suivait en partie le fleuve a été oublié. Le film ci-dessous, montrant des Poggiolais allant à pieds à Muna en 1968 et 1969, donne une idée de cet itinéraire.

Et l'article suivant décrit le village.

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 18:00

Les médias nous préparent à célébrer grandiosement le cinquantenaire du jour où, pour la première fois, un homme a marché sur la Lune. Des journalistes demandent ce que chacun faisait cette fameuse nuit du 20 au 21 juillet 1969, la réponse attendue étant: "j'étais devant mon poste de télévision à regarder Neil ARMSTRONG".

 

Plusieurs jeunes Poggiolais (enfin, jeunes à l'époque) pourraient répondre de façon très différente: "j'ai mangé et dormi sur la plage de Saint-Florent".

 

Le groupe des baby-boomers, ceux âgés alors d'environ 20 ans, qui se retrouvait à Poggiolo l'été avait pour la première fois plusieurs titulaires du permis de conduire et plusieurs voitures. Il fut décidé d'organiser une tournée dans le nord de la Corse. 

 

A quinze (dont des CALDERONI, FRANCESCHETTI, MARTINI, OLIVA, OULIÉ et PINELLI) dans quatre voitures, ils partirent au matin du 20 juillet et s'arrêtèrent à Cargese pour acheter des provisions et visiter l'église grecque. 

 

Sous le belombra qui existait alors devant l'église grecque de Cargese, de gauche à droite: Michel Franceschetti (alors barbu et moustachu!), Bernard et Marie-Claude Franceschetti, François Oliva, Hervé Calderoni, Monique Franceschetti. Au fond: Jean-Marc Oulié et un copain.

Sous le belombra qui existait alors devant l'église grecque de Cargese, de gauche à droite: Michel Franceschetti (alors barbu et moustachu!), Bernard et Marie-Claude Franceschetti, François Oliva, Hervé Calderoni, Monique Franceschetti. Au fond: Jean-Marc Oulié et un copain.

Dans les calanques.

Dans les calanques.

Après les calanques de Piana, un passage au barrage de Calacuccia et un bain à Algajola, la caravane arriva en fin de journée à Saint-Florent.

 

Après quelques courses et une promenade dans les rues, les jeunes s'installèrent sur une plage pour manger et dormir.

Quelques-uns, mais une toute petite partie du groupe, écoutèrent l’alunissage sur un autoradio.

Ils n'étaient guère passionnés car la journée avait été chargée et car, après tout, c’était l’aboutissement logique de cette course à l’espace dont ils étaient gavés depuis des années. Pour une génération qui avait lu Jules Verne et Tintin et qui avait grandi en suivant les divers épisodes de la rivalité soviéto-américaine pour l'exploration de l'espace, il ne s'agissait que d'un aboutissement normal, presque un non-événement.

 

Et tout le monde s'endormit très sagement dans les sacs de couchage disposés en ligne sur le sable. 

 

Les Poggiolais n'étaient pas dans la Lune
Les Poggiolais n'étaient pas dans la Lune

 

La journée du 21 fut consacrée à la découverte des villages du Cap.

 

Après une nouvelle nuit sur une plage près de Bastia, le retour à Poggiolo se fit avec un arrêt à Ponte Novu et une visite détaillée de Corte.

 

La stèle de Ponte Novu le 22 juillet 1969.

La stèle de Ponte Novu le 22 juillet 1969.

 

Pour ces Poggiolais, le 21 juillet 1969 est resté mémorable, non pas parce qu'ils étaient dans la Lune mais parce qu'ils ont appris à mieux connaître la Corse.

 

--------------------------------------------

Ces photos sont de Michel Franceschetti. Plusieurs sont extraites du film relatant cette excursion et qui a été mis en ligne:

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

Dates à retenir:

Samedi 14 mars:

soirée pulenda.

Réservations: 06.43.56.70.79 / 06.22.31.27.84.

Dimanche 15 mars:

élections municipales.

Messe des Rameaux:

Dimanche 29 mars à 11 h à Guagno et à Orto.

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.