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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 17:59
Recherchons photos désespérement

 

     Dans les années 60, les bals du Belvédère étaient très courus. A la même époque, il y avait chaque été à Guagno-les-Bains des soirées souvent animées par le couple Regina et Bruno, invités par Pascal VECCHI. Il exista également "Le Robinson de St Marcel".

 

     Il y eut aussi, dans les années 70, des bals dans le village de Poggiolo, Piazza Inghjo ou sur le terrain s'étalant entre Saint Roch et la route. Le plus célèbre fut organisé par l'Association la Montagne de Poggiolo en août 1975. Nous reproduisons ci-dessous une partie d'un article paru sur ce blog en août 2011 et qui l'évoquait.

 

     Mais le grand malheur est l'absence d'images de ces événements.

 

 

APPEL A TOUS NOS LECTEURS:

 

NOUS RECHERCHONS DES PHOTOS DE BALS

A POGGIOLO OU GUAGNO-LES-BAINS

DE N'IMPORTE QUELLE ÉPOQUE.

 

     Nous aurons tous plaisir à nous souvenir des moments heureux.

 

--------------------

 

Article paru le 12 août 2011:

 

Les Poggiolais ont de l'initiative (n°6: la Montagne)

     

     L'"ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM", conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975. 

 

     Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968, notamment Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.

 

    L'association eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler sur les routes du canton, mais aussi sur le continent, des voitures ainsi décorées.

 

Recherchons photos désespérement

           

     Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.

 

    Il eut lieu en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.

 

    L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas interpréta deux ou trois chansons de son 45 tours. De grandes quantités de boissons furent écoulées. La fête dura des heures.

 

     Longtemps après, on parla de cette nuit réussie.

 

Certains de nos lecteurs en ont-ils gardé des photos?.

   

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 18:00

 

 Les articles publiés sur Luc VICO et Antoine BONELLI faisaient allusion aux bals que ces artistes animaient dans les années 60 et 70.

 

Certains de nos lecteurs ont pu se demander où ces soirées pouvaient avoir lieu à Poggiolo car la salle des fêtes municipale n'existait pas encore et la salle du bar du Belvédère est bien petite. Mais, à l'époque, les bals se déroulaient en plein air. Félix et Fosca pouvaient utiliser le terrain jouxtant la terrasse du bar poggiolais.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Ce terrain, qui sert maintenant de parking privé, était entouré de canisses longées par des bancs en bois. On payait l'entrée à la porte du bar (sauf si, en profitant d'une distraction de la caissière, on passait par la fenêtre).


L'estrade pour l'orchestre était dans l'angle proche du bar alors que le comptoir était installé à l'opposé.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Sur cette photo tirée d'un film datant de 1967, l'estrade et la terrasse cimentée (où se trouve maintenant la pizzeria) se devinent en arrière-plan de Bernard FRANCESCHETTI.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

La clôture de canisses et le comptoir sont visibles sur cette image, tirée d'un autre film de l'époque, de Christian PINELLI jouant à la pétanque.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Même si l'image suivante est de très mauvaise qualité, on peut se rendre compte, près de Hervé CALDERONI en train de lancer une boule, de l'aspect qu'avait le banc en bois bordant les canisses.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Après les festivités, il fallait, comme le firent ici François OLIVA et Jérôme DUGAs, ramener les tables là où elles avaient été empruntées.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

C'est ainsi que les nuits poggiolaises de l'été pouvaient être bien animées!
 
 
Les trois dernières photos sont extraites de "La corvée d'eau", de "Poggiolo, village sportif" et de "Les marches de Xavière", films de la vidéothèque poggiolaise.
 
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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 18:00

 

 

Sagone n'a pas donné son nom seulement à une chanson de Luc VICO; elle est présente dans le titre d'un morceau musical connu comme étant la "Mazurka de Sagone".

 

On l'entend souvent l'été dans les bars à touristes. Goûtez cette interprétation à la guitare et à la mandoline par des musiciens qui ont cru devoir se déguiser en marins "typiques".

 

 

Mais quel est le rapport entre cet air et Sagone?

 

En fait, pratiquement aucun car cette œuvre est d'abord ajaccienne!

 

 A l'origine, elle fut composée par Paul CHIESA et déposée à la SACEM en 1957 sous le nom de "Java d'amour".

 

La véritable mazurka de Sagone

 

Surement un des plus talentueux guitaristes corses, Paul CHIESA a accompagné Tino Rossi à la grande époque avant de s'installer par amour à Rodez. Il y tenait une boutique dans laquelle il vendait des articles de chasse et de pêche et également des instruments de musique, y donnant aussi des cours de guitare. Sur sa tombe, on peut le voir, guitare à la main, accompagné de son épouse.

 

La Java fut ensuite "piratée" par Antoine BONELLI qui lui donna le nom de "Mazurka de Sagone".

 

 

La véritable mazurka de Sagone

 

Antoine BONELLI, originaire de Bocogano, a été l'un des plus grands guitaristes mondiaux et il est resté le symbole des musiques ajacciennes et corses.
 
Ce virtuose a joué auprès de grands tels que Tino Rossi ou Manitas de Plata. Célèbre pour ses concerts au Son des Guitares, rue Roi de Rome, à Ajaccio, il fut un maître et un exemple pour bon nombres de jeunes musiciens.
 
 

La véritable mazurka de Sagone était une java d'Ajaccio.

 

Et terminons par une version à l'accordéon qui utilise les deux titres pour bien montrer la filiation.

 

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 18:00

 

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Plusieurs questions avaient été posées à propos de cette photo.

 

Le chanteur et les deux pêcheurs se trouvaient à Sagone, plus exactement sur le quai à côté de l'hôtel de la Marine. Au fond, on voit bien la plage qui longe la route vers Cargese.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Le chanteur placé au premier plan avait comme nom de scène Luc VICO. Il se produisait l'été dans les bals des villages des Deux Sorru, comme à l'époque Charles ROCCHI ou Jules NICOLI.

 

Solution de la devinette: le chanteur et les pêcheursSolution de la devinette: le chanteur et les pêcheurs

 

Quelle époque? Le pull à col roulé, le blouson sur l'épaule et le pantalon avec gros ceinturon sont typiques de la deuxième partie des années 1960 et de la décennie 1970. Regardez vos photos de famille de ce moment-là. Vous verrez la même tenue. Il semblerait que la date de la scène serait exactement 1970.

 

Quant au titre de la chanson interprétée par Luc VICO, vous n'en sommes pas certain mais il pourrait être "Pêcheur à Sagone", bien que le chanteur ne ressemble guère au raccommodeur de filet et au rameur qui sont au second plan. Il dit bien, par exemple, "moi qui suis pêcheur à Sagone" et "je jète mes filets".

 

Nous avons avec ce document l'exemple même des chansonnettes qui se voulaient typiques de la Corse et dont la vogue était en train de s'estomper alors que débutait le renouveau culturel du riacquistu.

 

Merci au groupe "Sagone c'est l'histoire d'un village qui, non juste l'histoire" qui a publié ce film sur Facebook. 

 

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 18:04

Même si la Corse est championne de la vaccination, la pandémie existe toujours et les précautions s'imposent.

 

Depuis un an, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film, réalisé avec la caméra Ercsam de Michel Franceschetti, est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Pourrez-vous reconnaître certains des personnages de cette vidéo?

 

Article déjà publié le 5 mars 2020.

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 18:00

 

Parmi les saints célébrés dans les Deux Sorru, il en est un qui n'a jamais droit à sa fête. Il s'agit de saint Marcel. Ironie du sort: cette année 2021, la messe célébrée à Guagno-les-Bains en l'honneur de saint Antoine a eu lieu samedi 16 janvier, jour de la saint Marcel dans le calendrier chrétien.

 

Pourtant, saint Marcel est bien présent sous trois formes:

- saint Marcel est un personnage représenté sur un tableau à Soccia

- saint Marcel est le nom d'un lieu entre Poggiolo et Soccia

- saint Marcel fait partie des souvenirs de jeunesse de la génération qui eut 20 ans autour de 1968.

 

 

Présence 1: l'œuvre d'art

 

L'église de Soccia contient un triptyque qui est classé Monument Historique depuis 1957.

 

Cette peinture sur bois, d'1 m sur 1,09 m, date de la fin du XVème siècle et serait, selon certains experts, l'œuvre d'un peintre corse inconnu, et non pas d'un Italien comme beaucoup d'autres objets d'art insulaires de cette époque.

Elle est composée de trois volets composé chacun de deux parties.

La partie centrale représente une Vierge à l'enfant (à la cerise) entre, à droite, Saint Marcel coiffé de la mitre épiscopale et, à gauche, Saint Pierre revêtu du costume d'évêque.

Dans le registre supérieur, la partie centrale montre un Christ de pitié à demi enfoncé dans un sarcophage entouré par l'ange de l'Annonciation agenouillé ailes déployées (volet droit) et la Vierge de l'Annonciation (volet gauche).

 

Dans l'émission de Via Stella consacrée à Soccia en juillet 2020 (voir https://youtu.be/bi9LF8_QydI), l'image du triptyque, comme on peut le voir ci-dessous, est amputée de sa partie supérieure.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

La photo suivante, réalisée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI, montre l'œuvre entière mais l'éclairage n'est pas excellent.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 

Présence 2: le lieu

 


Saint Marcel est le nom d'un lieu situé entre Poggiolo et Soccia, plus exactement d'une fontaine.

 

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Le point d'eau n'est pas visible de la route car situé en contrebas.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.
Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais une croix placée en face permet de repérer l'endroit.

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

 Pourquoi cette croix?

On en plantait souvent près des points d'eau. Mais, ici, elle rappelle qu'il existait autrefois une chapelle ou un ermitage nommé San Marcellu et dont il ne reste pratiquement aucun vestige. Les documents ne mentionnent plus ce bâtiment depuis le XVIIème siècle. Et c'est à cette époque que le triptyque a été installé à Soccia. Le triptyque vient de cette chapelle.

 

 

Présence 3: les souvenirs de jeunesse

 

Saint Marcel fait également partie des souvenirs de jeunesse de la génération 68.

Certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par  les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.

Une cabane avec un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser en plein air, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années.

Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, depuis cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).

Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (!) au "ROBINSON".

Il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.

 

Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:

 

Marcel trois fois présent: œuvre d'art, lieu, souvenirs.

 

Mais la fontaine coule toujours imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.

 

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En dehors de la copie d'écran de Via Stella, toutes les photos sont de Michel Franceschetti.

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 18:00

 

Pendant les vacances d'été, l'envie de cuisiner n'est pas très grande et on  ne veut pas forcément d'un repas très compliqué dans un restaurant. La pizza s'impose alors naturellement.

 

Regardez cette photo qui date d'un matin de l'été 1969 à Poggiolo. La voiture du boulanger vient de passer et ces cinq jeunes ont acheté des portions de pizza pour combler un petit creux. Il n'existait pas de pizzeria à Poggiolo à cette époque-là.

 

Photo Bernard Franceschetti

Photo Bernard Franceschetti

 

De gauche à droite, on reconnaît: Hervé CALDERONI, Michel FRANCESCHETTI, Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI), Joël CALDERONI et Martine CECCALDI (maintenant épouse BOUDET).

 

Le groupe est assis sur un muret qui est peut-être celui situé en face du Belvédère, à côté de l'emplacement de la maison de Fosca qui n'était pas encore construite.

 

Maintenant, pour déguster une pizza le soir à Poggiolo, il existe au Belvédère la pizzeria de Ki-Ki, qui propose une grande gamme de spécialités, de la Nustrale, avec pancetta, figatellu et fromage corse, à la Végétarienne, avec poivrons, oignons, etc.

 

Bon appétit.

 

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 18:00

La télévision fit irruption à Poggiolo il y a cinquante-cinq ans.

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Il est dans le passé des faits qu'il ne faut pas oublier car, même s'ils ont pu sembler peu importants, ils eurent pourtant de grandes conséquences.

 

Le magazine de France 2 "13h15 le dimanche" a diffusé dimanche 30 mars 2014 un reportage sur l'arrivée de la télévision à NOGENTEL, petit village de Picardie, en février 1951. 

Il a utilisé des images d'un reportage se retrouvant sur le site de l'INA: https://www.ina.fr/video/I00006758/antenne-de-television-hissee-par-des-techniciens-video.html

 

Donc, ce jour-là, une fourgonnette arriva sur la place communale et des techniciens dressèrent une antenne-râteau pour effectuer des réglages de réception des ondes de télévision.

 

Du coup, dit le commentaire, fini les jeux de cartes, l'accordéon ou les contes près de la cheminée ! Les familles se retrouvaient à 20h30 à l'école pour.... regarder la télévision, ce village connaissant une expérience originale de télévision communautaire (vu le prix de l'appareil à l'époque, les habitants avaient dû se cotiser).

 

Montage de l'antenne à Nogentel (images INA).
Montage de l'antenne à Nogentel (images INA).

Montage de l'antenne à Nogentel (images INA).

 

Ces images peuvent faire penser à l'irruption de la télévision à Poggiolo.

 

Poggiolo attendit quatorze ans de plus que Nogentel. 

 

Le mercredi 28 juillet 1965, ce fut le même cérémonial: arrivée d'une fourgonnette, sortie d'une antenne reliée à des instruments de contrôle, essais de réception à l'angle de la stretta et de la route, puis dans les environs du croisement.

 

Le téléviseur fut ensuite installé, chez les Michelangeli, semble-t-il. Quelques jours plus tard, un autre appareil était placé chez les Tramini.

 

Les essais des techniciens provoquèrent un attroupement et furent la source de discussions animées. Parmi les jeunes gens, certains récriminèrent contre cette intrusion de la modernité. Ces citadins, habitant toute l'année à Ajaccio ou sur le continent, avaient l'habitude de regarder "Le Palmarès des Chansons" ou "Thierry la Fronde". Mais ils considéraient que la télévision n'avait pas sa place au village et qu'elle allait faire disparaître la culture et les habitudes traditionnelles. A la rigueur, ils pouvaient comprendre la nécessité d'une distraction pour les Poggiolais vivant ici l'hiver.

 

Pourtant, un an plus tard, plusieurs de ces intransigeants se regroupèrent devant un des petits écrans qui s'étaient multipliés pour suivre la finale de la coupe du monde de football entre l'Angleterre et l'Allemagne le samedi 30 juillet 1966 !

 

La télé s'était imposée au village.

 

Pendant longtemps, la réception des signaux venant du réémetteur du col de Sorru fut assez irrégulière. Certaines chaînes ne pouvaient pas être captées. Maintenant, la télévision est bien installée partout. Les antennes ont été remplacées par les paraboles (toutes orientées vers le sud, c'est-à-dire vers le Tretorre). Plusieurs maisons sont maintenant équipées de la box et de l'ADSL.

 

 

 

 

 

 

 

         Photos Michel Franceschetti.

 

 

Chacun peut rester dans sa boîte pour regarder sa boîte à images. 

 

Et les rues de Poggiolo sont désertes...

 

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 18:00

 

Une discothèque est un lieu où l'on se réunit pour écouter de la musique et pour danser. Mais il est impossible d'oublier que l'on y boit, et parfois beaucoup. Il en était évidemment ainsi "chez Fichet", à Soccia. Dans la nuit, de nombreuses bouteilles de toutes sortes étaient vidées. 

 

Mais il ne faut pas oublier que ce lieu était également un débit de boissons dans la journée. On pouvait venir simplement s'y rafraîchir comme ces cinq Poggiolais un après-midi de l'été 1969. De la bière au pastis en passant par la menthe à l'eau, les contenus des verres sont variés. 

La photo peut être agrandie avec un clic.

 

Photo Bernard Franceschetti.

Photo Bernard Franceschetti.

De gauche à droite: Joël CALDERONI, Marie-Claude FRANCESCHETTI, X, Michel FRANCESCHETTI, Hervé OULIÉ.

 

 

La photo est intéressante car il est difficile de trouver un cliché pris en nuitée, et aussi parce qu'elle contraste terriblement avec l'excitation de la nuit. La fatigue de la soirée précédente se faisait-elle encore sentir ou prenait-on des forces avant la prochaine?

 

Pour les sceptiques qui douteraient du lieu où cette photographie a été prise, nous leur conseillons de bien regarder la clôture métallique et les piquets de 1969 et de les comparer avec ce que montre Google Maps en 2008: l'identité est totale.

 

Boire et pas seulement danser
Boire et pas seulement danser
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 18:00

 

 
Alors que certains secteurs ont pu progressivement reprendre leur activité, tous les lieux festifs, clubs et discothèques doivent garder leurs portes fermées jusqu'en septembre. On est loin de la joie de vivre et de s'amuser des "Trente Glorieuses".
 

Pour les membres de la génération 68, cette époque fut symbolisée par Antoine et François DEMARTINI.
 
Les deux frères étaient un symbole, le symbole des soirées que passaient les adolescents qui, de Soccia, Poggiolo, Guagno-les-Bains, Orto, Guagno et des autres villages, allaient "Chez Fichet" pour se rencontrer.
 
 
Cette "boîte" située près du pont à l'entrée de Soccia, entre l'actuelle mairie et l'hôtel "U Paese" (alors en construction), occupait le rez-de-chaussée de la maison photographiée par Google Maps. D'après certains souvenirs, son ouverture aurait eu lieu en 1966.
 
Copie d'écran Google Maps.

Copie d'écran Google Maps.


Ecouter les 45 ou 33 tours de Johnny, de Claude François, des Beatles, etc, danser, jouer au flipper, au baby-foot ou au billard, boire un (ou plusieurs) verres, tout y était possible. 
 
Le dynamisme et le sourire des deux frères donnaient une ambiance très particulière. Combien de flirts ou d'amours sérieux ont commencé là! Combien de fois a-t-on bu un peu plus que la mesure! Combien de discussions se sont enflammées autour des tables dans l'atmosphère de l'après-mai 68!
 
 
Cette photo publiée sur le groupe Facebook du Village d'Orto rend bien cette atmosphère. 
 
 
Quand les discothèques n'étaient pas fermées

 

On aperçoit certaines des affiches et des pochettes de disques (on ne disait pas encore vinyls) qui décoraient les murs. Cette image laisse apercevoir les inconfortables banquettes qui bordaient les côtés: de simples planches recouvertes de tissu rouge et reposant sur des quérons.  

 

Malheureusement, les photos de "chez Fichet" sont extrêmement rares car les appareils  n'avaient la légèreté des smartphones actuels... et car on avait bien d'autres choses à s'occuper.

 

Le lieu fut animé jusqu'au début des années 1980 mais Antoine, qui avait enregistré des disques, continua à chanter pour les fêtes de village et dans des cabarets. Il mourut en août 2009, sur la scène du restaurant "U Rasagju" de Cargese, en plein tour de chant.

 

Quelqu'un a, dès le lendemain de son décès, mis sur Youtube un film montrant un extrait de son spectacle de Cargese.
 
Un moyen pour les anciens d'aujourd'hui de se souvenir de leurs 20 ans.
 
 

 

PS: pendant plusieurs années, "Fichet" fut en concurrence avec un autre lieu, "Le Robinson de St Marcel", placé entre Poggiolo et Soccia. Un article lui a déjà été consacré sur ce blog.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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