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18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 18:00

Les enfants du "baby-boum" accomplirent de nombreuses excursions dans leur jeunesse. 

 

Après Creno en 1962 et Camputile en 1963, déjà mentionnés dans des articles précédents, ils furent plus nombreux et plus audacieux. En 1968, ils établirent même près du lac de Ninu un camp de base afin de marcher encore plus loin.

 

Hier et maintenant: le lac de Ninu en 1968

 

Cette très floue copie d'écran d'un film de l'expédition montre bien le lac et une partie des sportifs poggiolais.

 

Mais deux photos de Joël CALDERONI sont de bien meilleure qualité et permettent d'en identifier certains.

 

Hier et maintenant: le lac de Ninu en 1968

 

Jacques-Antoine MARTINI fait chauffer une partie du repas du soir (et il faut trois bouteilles de camping-gaz à cause du diamètre du plat) sous les yeux de Jean-Marc OULIÉ et de son frère Hervé (dont la tête est coupée).

 

Au premier plan, nous avons Dominique PINELLI.

 

 

Hier et maintenant: le lac de Ninu en 1968

 

Après le repas de midi, une petite sieste à l'abri du soleil sauf pour Christian PINELLI allongé devant la tente.

 

A l'ombre, de gauche à droite: Jacques-Antoine MARTINI, François ORAZY, Michel FRANCESCHETTI, Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, Hervé CALDERONI et Rose-Marie BARTOLI-CHABROLLE.

 

 

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9 février 2023 4 09 /02 /février /2023 18:00

 

Le quotidien national Le Figaro de mardi 7 février publie en une page entière une présentation de l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice du 11 septembre 1968. Cet article n'apprendra rien à ceux qui suivent cette affaire depuis longtemps mais Antoine GIANNINI, journaliste à Corse-Matin et correspondant du Figaro et de l'AFP en Corse, a le mérite de présenter une synthèse claire pour les lecteurs continentaux. 

 

Bonne lecture.

 

Merci à Philippe Prince pour avoir signalé ce texte.

Un résumé de l'enquête sur le drame de la Caravelle Ajaccio-Nice
Un résumé de l'enquête sur le drame de la Caravelle Ajaccio-Nice
Un résumé de l'enquête sur le drame de la Caravelle Ajaccio-Nice
Un résumé de l'enquête sur le drame de la Caravelle Ajaccio-Nice
Un résumé de l'enquête sur le drame de la Caravelle Ajaccio-Nice
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6 février 2023 1 06 /02 /février /2023 18:01

 

La dizaine d'années pendant laquelle Martin PAOLI fut maire de Poggiolo fut une période de forte émigration de jeunes Corses vers le Continent et surtout vers "Marseille, capitale des Corses". Cette expression est le titre du reportage réalisé pour la télévision en 1965, voici 58 ans, qui est présenté ci-dessous.

 

 

Le médecin gaulliste et futur ministre Joseph COMITI y explique les raisons de l'installation des Corses dans ce port.

 

Le socialiste Bastien LECCIA fait l'historique de la présence insulaire à Marseille.

 

Le commentateur donne des chiffres sur la présence des Corses dans certaines professions.

 

Le cabaret "Au son des guitares" n'est pas oublié pour montrer l'importance de la chanson pour les Corses expatriés à un moment où Antoine CIOSI commençait sa carrière.

 

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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 18:00

 

Le 1er février 2023 est la date du cent-vingtième anniversaire de la naissance de Martin PAOLI qui fut conseiller général et maire de Poggiolo.

 

 

Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit donc le 1er février 1903 à Poggiolo. 

 

Son père était un instituteur de valeur, à tel point que, le 17 mai 1925, le conseil municipal poggiolais lui vota une gratification de 150 francs "en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires." (voir l'article "Le bonheur d'enseigner")

 

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

 

Martin suivit le chemin de son père dans l'enseignement et milita également en politique, au sein du parti socialiste SFIO.

 

 

Il fut élu conseiller général du canton de Soccia le 23 septembre 1945 et devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département). 

 

Solution de la devinette: La mairie de Poggiolo va-t-elle rendre hommage à Martin?

 

Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.

 

 

Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.

 

 

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

 

Martin PAOLI obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.

 

Fonds Saveriu Paoli.

Fonds Saveriu Paoli.

 

Cette photo de groupe, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI et qui semble avoir été prise au cimetière, montre de gauche à droite:

Antunarellu,

puis Martin PAOLI,

​​​​

Pierre LECA (merci à Jean-Marc TRAMINI pour l'avoir identifié),

Félix PINELLI,

Pierre COLONNA,

François Antoine MARTINI (dit Ceccantone)

et Jean-Baptiste PAOLI.

 

 

Même si certains l'accusèrent de ne pas avoir fait assez pour le village, il faut mettre au crédit de Martin PAOLI le bétonnage, vers 1963-1966, du chemin mal empierré qu'était la stretta, la modernisation de l'éclairage public en août 1966 et surtout l'installation de l'eau courante dans toutes les maisons, en 1967-1968.

 

 

Sa mort, le 1er juin 1968, voici 55 ans, ne fut annoncée qu'avec retard dans la presse, les journaux ne paraissant pas à cause de l'effervescence sociale du moment.

 

On peut remarquer que sa mandature (19 mars 1959-1er juin 1968) correspond pratiquement à la présidence du général de Gaulle (8 janvier 1959 – 28 avril 1969).

 

 

De son mariage en 1925 avec la Socciaise Anne OTTAVY, il avait eu un fils Bernard qui fut rapidement élu maire de Poggiolo. Il le resta jusqu'en 1989.

 

 

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

 

Son siège de conseiller général revint, après une campagne acharnée contre le Socciais Ange CARLI, au Guagnais Jean Antoine GAFFORY.

 

 

 Le conseil municipal actuel pourrait avoir une pensée pour cet ancien maire.

 

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28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 18:00

 

La marche de Poggiolo jusqu'à Creno a été le passage obligé pour chaque génération. L'article précédent a montré les acteurs d'une telle excursion en 1954. Voici maintenant les participants d'une sortie auprès du lac en 1962.

 

Photo Joël Calderoni.

Photo Joël Calderoni.

 

De gauche à droite, assis: Jean-Marc OULIÉ, Jean-Martin PINELLI et Jean-Marie PASSONI.

Au deuxième rang: Hervé OULIÉ, Hervé CALDERONI, François ORAZY.

 

Contrairement aux excursionnistes de 1954, ceux-ci n'ont pas connu la guerre. Ils font partie des fameux "baby-boomers" qui ont bousculé la société française et qui ont pu profiter de la prospérité des "trente glorieuses". Et l'on peut remarquer qu'aucun adulte n'est présent.

 

Cette photo est d'autant plus emblématique qu'elle a été prise pendant l'été 1962, au moment de l'indépendance de l'Algérie (proclamée le 5 juillet), au moment où des centaines de milliers de "pieds noirs" et de harkis connaissaient le drame de l'exode vers la métropole par peur d'être massacrés.

 

Plusieurs des jeunes Poggiolais que l'on voit ici avaient d'ailleurs vécu en Algérie ou dans d'autres colonies, comme ce fut le cas pour de nombreuses familles corses.


Le rite initiatique de la visite à Creno ayant été accompli, par ce groupe et par les autres  jeunes de cette génération, les sorties en montagne se multiplièrent, allant de plus en plus loin et plus longtemps.

 

L'expédition à Creno, rite initiatique des enfants des Trente Glorieuses (2/2)

 

Voici, en 1963, encore une photo prise par Joël CALDERONI, cette fois devant la bergerie de Camputile. Au premier plan: François ORAZY. A gauche: Dominique PINELLI (actuellement conseiller municipal). Au centre: François OLIVA. A l'arrière-plan: Hervé CALDERONI.

 

Petit détail qui montre l'époque: François ORAZY a autour du cou une lanière soutenant un petit poste de radio à transistors. Les jeunes d'alors en avaient souvent avec eux, même si dans l'intérieur de la Corse la réception était souvent difficile.

 

Pendant une bonne dizaine d'années, cette génération écuma les montagnes environnantes, connaissant toutes sortes d'aventures, comme en 1965 et 1966 (voir ci-dessous). 

 

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 18:00

 

 

La prédiction peut sembler utopique:

"La transhumance va redevenir inéluctable".

 

Mais cette phrase a bien été prononcée par l'anthropologue Ghjasippina GIANNESINI dans l'entretien accordé à Pascale CHAUVEAU pour Corse-Matin. Avec Aurélie MAURIN, géomaticienne (experte des problématiques d'aménagement croisant la géographie et l'informatique), elle vient de terminer une étude sur l'évolution et l'usage des estives dans notre micro-région. Les résultats ont été présentés à Orto lundi 16 janvier à des élus et des éleveurs.

 

En lisant l'article paru dans le quotidien du 22 janvier, on apprend pourquoi la transhumance a de l'avenir. On découvre surtout de nombreux renseignements sur les traditions des bergers corses. Retrouver la mémoire du pastoralisme permet de reprendre contact avec le monde de nos ancêtres et de réfléchir à l'avenir de nos villages.

 

Un troupeau en transhumance à Guagno-les-Bains dans les années 1960. Photo de Maryse Moretti.

Un troupeau en transhumance à Guagno-les-Bains dans les années 1960. Photo de Maryse Moretti.

 

 

 

"La transhumance va redevenir inéluctable"
"La transhumance va redevenir inéluctable"
"La transhumance va redevenir inéluctable"
Cliquer sur ce texte pour l'agrandir.

Cliquer sur ce texte pour l'agrandir.

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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 17:59

 

"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".

 

Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles. 

 Cette familiarité, cette habitude de croiser un prêtre dans le village, voici trente ans, depuis son départ en 1972, que Poggiolo, Orto, Soccia et même Vico ne les connaissent plus.

Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.

 

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.

 

Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.

 

Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.

Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").

La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.

 

 

Photo Michel Franceschetti.

 

Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.

A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").

Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.

 

Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

Soccia avant la construction du presbytère (carte postale appartenant à Judith Ottavy-Poli).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

L'église et le presbytère (photo Michel Franceschetti).

 

L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.

Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...

On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).

Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.

Le résultat fut une belle maison.

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.

 

En 1969, l'abbé MILLELIRI fut nommé curé de Vico, puis en 1972, après dix-sept ans dans les Deux Sorru,  il devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.

 

A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.

 

Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.

 

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Milleliri avec des communiants de Bonifacio en 1991 ou 1992 (photo François Canonici).

Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.

Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.

Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages. 

Milleliri, un prêtre de caractère
Milleliri, un prêtre de caractère

Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 06:59

 

Un grand merci à Antoine MANGIAVACCA qui a répondu à l'appel plusieurs fois publié dans ce blog et nous a transmis des photos intéressantes provenant de son grand-père datant des années 60. 

 

Dans son envoi, nous avons remarqué cette image.

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

L'établissement thermal de Guagno-les-Bains est vu de face, avec sa forme en U caractéristique, l'aile de gauche un peu moins visible que celle de droite. Les véhicules stationnés sur le bord de la route sont bien des modèles de l'époque et, à part eux, rien ne semble avoir changé. 

 

Pourtant, cette photo est impossible à refaire maintenant. 

 

Dans les années 1989-1991, fut réalisé le grand ensemble de l'Hôtel des Thermes dont l'exploitation s'avéra calamiteuse. Il sert maintenant, pour quelques mois encore, au FAM (foyer pour adultes médicalisé).

 

Le photographe des années 60 était placé en face, en contrebas, près de l'ancienne épicerie de Mimi. Mais le bâtiment cache complètement les thermes, d'autant plus que des arbres ont été plantés sur ce qui était un terrain vague, qui servait souvent de terrain de football.

 

 

 

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

 

Il faut aller sur la route de l'autre côté de la rivière, près de la bifurcation du Genice, pour voir tout le village de biais. 

 

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

 

Et, en agrandissant, on aperçoit l'établissement en partie caché par l'ancien hôtel aux fenêtres en arc de cercle.

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains

 

Même de biais, une photo du bâtiment de bains est impossible à réaliser alors que la vue était bien plus dégagée voici un siècle, comme le montre cette carte postale. 

 

 

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains
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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 17:59

 

 

Des sangliers en plein centre d'Ajaccio!

 

Voici ce qu'a révélé France Bleu RCFM sur sa page Facebook samedi 3 septembre:

 

 

Hier et maintenant: Etienne n'était pas rentré bredouille
Hier et maintenant: Etienne n'était pas rentré bredouille
Hier et maintenant: Etienne n'était pas rentré bredouille

 

Comme chaque année, la chasse au sanglier a bien démarré le 15 août. Mais le nombre de sangliers a très fortement augmenté, ainsi que les dégâts qu'ils provoquent dans les propriétés. Ils ont d'ailleurs du mal à se nourrir et vont chercher de la nourriture en ville.

 

De plus, ces animaux sont malins et réussissent à s'échapper à l'attention des chasseurs et de leurs chiens.

 

Aussi, quel bonheur de ramener des dépouilles au village! Bien sûr, en 2022, la chasse n'est pas bien vue du tout. Végans et amis des animaux se déchaînent contre les "viandards". 

 

Vers 1960, l'état d'esprit n'était pas le même. Il était normal de montrer le résultat de la battue. Ainsi, Etienne PINELLI, le père de Dominique et Félicie, montre un trophée devant Félix PINELLI et René ORTOLA.

 

Fonds Saveriu PAOLI.

Fonds Saveriu PAOLI.

 

Cette photo fait penser à une autre, déjà publiée sur ce blog en 2014, montrant un retour de chasse d'à peu près la même époque.

 

Elle avait été donnée par Maryse MORETTI, de Guagno-les-Bains.

 

Hier et maintenant: Etienne n'était pas rentré bredouille

 

Voici la description rédigée par notre correspondante:

 

sur cette photo, Mimi Canale (assis) avec sa casquette et son éternelle salopette bleue - il y a également, parmi quelques Poggiolais et autres Socciais, le père de Josiane (qui tient le sanglier),  Mathieu Canale le frère de Mimi, le petit Mathieu Poli, le fils du garde-champêtre de l'époque, Marie-Angèle Canale, Pierre Leca du Café des Amis, à l'extrême droite, à peine visible, Josèphe Roméo près de son grand-père et, près de lui, mon grand-père Louis Antonini.

 

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 10:37
Hier et maintenant: la fontaine des élégances

 

La fontaine du Lucciu, bien abandonnée maintenant, fut un centre d'animation important à Poggiolo. Avant l'installation de l'eau courante, pratiquement chaque famille venait remplir cruches, brocs ou seaux pour la boisson ou même pour la toilette.

 

De nombreuses personnes pouvaient se retrouver en ce lieu et elles en profitaient pour raconter les dernières nouvelles, et surtout les ragots les plus déplaisants. Il valait donc mieux ne pas paraître trop négligé en allant remplir son récipient.

 

Les personnages de cette photo l'avaient bien compris.

 

 

Hier et maintenant: la fontaine des élégances

 

Ils étaient habillés de façon décontractée mais très correcte.

 

Leurs noms?

A gauche, Marcel ANGELINI.

Au centre, Gisèle ANGELINI.

A droite, accroupi, Félix PINELLI, et, derrière lui, Jules OLIVA.

 

La date n'est pas précisée mais la scène pourrait se situer dans les années 1950. Nous serions heureux qu'un lecteur nous donne plus de précision.

 

Un indice existe: "le bar des fauchés".

 

Hier et maintenant: la fontaine des élégances

 

Cette inscription humoristique, tracée soigneusement à la peinture noire (ou au goudron, disent certains) en arc de cercle au-dessus de la sortie de l'eau, daterait des années 1930 et aurait subsisté longtemps, jusqu'au début des années 1960.

 

Autre photo, autre date, mais toujours avec de beaux habits:

 

Hier et maintenant: la fontaine des élégances

 

De gauche à droite, on reconnaît facilement:

- François OLIVA

- Bernard FRANCESCHETTI

- Jeanne CECCALDI

- Martine CECCALDI

- Dominique PINELLI

- Michel FRANCESCHETTI

- Joël CALDERONI

- Hervé CALDERONI

 

La photo est bien datée: le 15 août 1967. Ce jour étant la fête de l'Assomption, on peut penser que l'habillement avait été un peu plus soigné que d'habitude.

 

Attention, cette photo est historique: L'eau courante ayant été installée dans les maisons poggiolaises lors des mois suivants, nous avons certainement là le dernier cliché de la corvée d'eau.

 

 

Le retour de la fontaine avait été photographié vingt ans auparavant, en 1947, avec cette bande de joyeux drilles eux aussi tirés à quatre épingles. 

 

Hier et maintenant: la fontaine des élégances

 

La scène se déroulait sur la route, un peu plus haut que l'entrée du bar Le Belvédère, pratiquement en face de l'actuelle maison de Fosca, qui n'était pas encore construite. En revanche, la casette du fond n'existe plus depuis très longtemps. On peut remarquer, près du monument aux morts, la grande croix en bois remplacée maintenant par une croix en maçonnerie. 

 

Le porteur de seau était Jean-Martin FRANCESCHETTI. Près de lui, se trouvait André PINELLI. Qui peut identifier les autres membres du groupe?

 

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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