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26 octobre 2024 6 26 /10 /octobre /2024 07:00

 

En dehors de permettre de revoir le visage des êtres aimés éloignés ou disparus, une photo est toujours riche d’enseignements.

 

Ainsi, la photo de procession qui se trouve à la page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu. Nous allons en analyser les différentes parties pour chercher des indices permettant de retrouver des éléments du passé de Poggiolo.

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

L'image ci-dessus est légèrement différente de celle qui se trouve dans le livre. Pour des raisons techniques et esthétiques, l'éditeur l'a légèrement rognée, notamment sur le côté droit.

 

Le photographe devait se tenir au bord de la terrasse de la maison du greffier Antoine François Léonard PINELLI, qui est maintenant la maison d'Ernestine.

 

Son emplacement supposé est figuré ci-dessous par une croix jaune (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

 

Quelques pas devant la procession, marchent trois enfants de chœur.

 

Dans le livre, leurs noms sont bien marqués: à gauche, Jean Martin PINELLI; au centre, tenant la croix, son frère François PINELLI; à gauche, Noël SICCHI.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

 

Cette identification est importante car elle permet de dater l'événement.

 

Connaissant ces trois personnages (Jean Martin est né en 1946) et supposant l'âge qu'ils devaient avoir à l'époque, il est possible d'estimer que la photo a été prise un peu avant 1960, peut-être entre 1955 et 1960. 

 

Leur habillement renforce cette estimation.

 

Ces trois enfants sont habillés avec la soutane ou soutanelle, longue robe rouge, noire ou violette, et avec le surplis ou cotta, vêtement blanc qu'on met sur la soutane. Ces ornements furent peu utilisés après le concile Vatican II (1962-1965) qui préconisa une plus grande simplicité des cérémonies catholiques. Actuellement, les enfants de chœur ont plutôt uniquement une aube blanche.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

 

Après les enfants de chœur, une femme, dont le visage est caché, tient une grande bannière sur laquelle on reconnaît la Vierge Marie.

 

Cette bannière existe toujours. Elle se trouve à l'intérieur de l'église Saint Siméon. Protégée par un cadre vitré, elle est superbe avec sa décoration en fils dorés. Etait-elle le symbole d'une confrérie? Aucune inscription ne le prouve.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

 

Mais elle n'est plus utilisée depuis longtemps. La preuve en est fournie par le film de la procession du 15 août 1966 que l'on peut consulter dans la vidéothèque poggiolaise.

 

Le reportage de la fête de Marie de cette année-ci montre toute la procession, avec la croix en tête et la statue de la mère de Jésus transportée sur un brancard mais la bannière est absente.

 

La photo du livre serait-elle donc celle du 15 août, jour de l'Assomption ?

 

Pas le moins du monde car, derrière la bannière, aux deux tiers des participants, on peut facilement reconnaître la statue de saint Roch.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui?

 

La photo de la page 68 montre incontestablement une procession pour la fête de saint Roch, donc un 16 août, vraisemblablement entre 1955 et 1960.

 

Mais d'autres renseignements peuvent encore en être extraits. Ils seront indiqués dans le prochain article.

A suivre

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2 octobre 2024 3 02 /10 /octobre /2024 09:02
Finalement, ils sont quatre

 

La photo des communiants poggiolais vers 1940, avec leurs noms, a suscité beaucoup d'intérêt parmi nos lecteurs.

 

Finalement, ils sont quatre

 

Finalement, d'après les messages reçus, quatre de ces enfants sont toujours vivants:

Fosca CHITI,

Louis DEMARTINI,

Marphise DESANTI, née en 1930 ou 1933,

Pierre LECA qui vient de fêter ses 95 ans.

Puissent-ils rester encore longtemps avec nous!

 

Fosca à droite, à côté d'Angèle Pinelli, le 16 août 2024.

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16 septembre 2024 1 16 /09 /septembre /2024 07:00

 

Les photos anciennes, comme celles présentes dans "I nostri antichi di U  Pighjolu", ayant le charme du passé, on peut s'attarder à regarder les visages des Poggiolais d'autrefois. Mais il est intéressant d'analyser ces images en détail pour connaître l'évolution du village.

 

Nous allons le faire avec une photo qui n'est pas dans le livre mais qui montre le même endroit que les pages 51 et 57 vues précédemment, c'est-à-dire le mur bordant la route.

 

Mais, cette fois, le photographe, au lieu d'être en face de la maison CECCALDI, se trouvait un peu plus haut.

 

La photo s'agrandit en cliquant sur elle.

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

Les trois personnes alignées pour poser sont faciles à reconnaître. De gauche à droite: Joël CALDERONI, Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, Hervé CALDERONI.

 

Comme elles paraissent avoir une vingtaine d'années, le cliché daterait de la fin des années 1960.

 

Existe-t-il d'autres éléments de datation?

 

A gauche, le mur est complet, dans son état actuel, ce qui a été effectué à la fin des années 1950, et la boîte aux lettres y avait été alors fixée.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

 

Les voitures sont très utiles pour situer un document dans le temps.

 

Ici, une 404 Peugeot est stationnée. Ce véhicule fut commercialisé de 1960 à 1975 (fiche Wikipedia). En grossissant l'image, la plaque d'immatriculation révèle qu'elle se termine par deux lettres (indéchiffrables) et le nombre 20, qui correspond à la numérotation de la Corse avant sa division en deux départements, décidée en 1976.

 

 

 

En arrière de la maison, plusieurs poteaux électriques et téléphoniques bordent la route, à droite et à gauche. Deux sont en bois et n'existent plus; le modèle avec des isolateurs en verre ou en porcelaine ne se fait plus. Mais depuis quand? L'autre est en béton et il est toujours en place, sous une version plus moderne.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.
Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

 

Donc, l'examen de la photo fournit de nombreux renseignements et donne une idée de l'époque mais ne permet pas assez de précisions.

 

Tant pis, prenons la photo originale et retournons-la.

 

Au verso, on peut voir dans le coin supérieur droit qu'il s'agit d'un tirage Polaroïd, c'est-à-dire venant d'un appareil à développement instantané.

 

Au centre, le photographe a écrit au crayon noir sur fond noir (très intelligent!): "23/7/68" !!!

 

Donc, le 23 juillet 1968.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

 

Si tous les photographes pensaient à inscrire les dates, les difficultés à comprendre les photos seraient bien amoindries. Il est vrai que ce problème s'estompe avec les photos prises avec des téléphones portables qui gardent en mémoire la date et même parfois le lieu du cliché.

 

Mais un doute peut s'insinuer : si l'on était fin juillet, pourquoi ces trois jeunes sont-ils couverts de chemises à manches longues avec pull et vestes en laine? Et pourquoi ces grosses chaussures au lieu de claquettes ou espadrilles? Pas de tongs, bien sûr, car elles n'existaient pas à l'époque.

 

Bien que l'on se trouvait alors à deux mois des "événements de mai" pendant lesquels les jeunes voulaient renverser la "société bourgeoise", on peut voir que ces trois étudiants sont vêtus très correctement, de façon décontractée mais classique. Rien à voir avec les jeans troués ou effrangés d'aujourd'hui.

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

 

Et puis, il y a, en arrière-plan, toute cette brume qui cache complètement la montagne.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.
Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (4/4). Analyse d'une photo.

 

La scène a bien été prise le 23 juillet 1968. Le photographe ne se souvient pas si l'on était fin de matinée ou début d'après-midi, mais un gros orage venait de se produire avec une très forte pluie, comme il en arrive parfois en montagne l'été. D'ailleurs, sur la photo, la chaussée semble luisante. Les trois personnages de la photo avaient été les premiers à sortir une fois le calme rétabli.

 

On ne parla pas de refroidissement climatique mais d'un court passage de mauvais temps, d'ailleurs pas limité à la Corse: le 19 juillet 1968, la température avait été de 11,7 degrés à Marseille (voir infoclimat).

 

Regardez bien les vieilles photos. Elles ont certainement beaucoup d'histoires à vous raconter.

 

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11 septembre 2024 3 11 /09 /septembre /2024 07:00

 

Il n'est pas possible de laisser inoccupé le mur qui borde la route à Poggiolo.

 

En effet, près du centre du village et sur une voie très passante, l'endroit est excellent pour servir à diffuser des informations.

 

Pendant longtemps, l'administration des PTT y avait fixé une boîte aux lettres, en face de la porte des CECCALDI.

 

Nous n'avons que deux photos où cette boîte est visible:

 

-l'une, de juillet 1968 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (3/4) (la boîte aux lettres)

 

- l'autre, de l'été 1969, où l'on voit Hervé OULIÉ régler le moteur de la 4L de Michel FRANCESCHETTI 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (3/4) (la boîte aux lettres)

 

Nos lecteurs auraient-ils d'autres clichés montrant cette boîte aux lettres?

 

A côté de cette boîte jaune et bleue, voisinaient parfois des affiches pour des spectacles et surtout, entre 1965 et 1968, les annonces des séances hebdomadaires de cinéma qui se déroulaient à Soccia. Des articles ont été consacrés sur ce blog à ce cinéma rural itinérant: voir ICI et ICI.

 

Le problème de cet affichage était qu'il ne durait pas longtemps, une petite main tenant un briquet le réduisant vite en cendres!

 

De nos jours, la boîte aux lettres n'est plus sur le mur: elle a été déplacée, un peu plus bas et de l'autre côté de la route, à un endroit discret, entre un poteau électrique et la clôture des CECCALDI.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (3/4) (la boîte aux lettres)

 

Le mur sert toujours de lieu d'informations car la mairie a installé un panneau d'affichage pour faire connaître les décisions municipales et préfectorales importantes. A côté, un morceau de contreplaqué est destiné à l'affichage libre. Chacun a intérêt à y jeter un coup d'œil en passant.

 

Photo du 4 août 2021.

Photo du 4 août 2021.

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4 septembre 2024 3 04 /09 /septembre /2024 07:00

 

La couverture du livre I nostri antichi di U Pighjolu a pu surprendre car elle montre un lieu connu mais qui a bien changé.

 

Sur cette photo, reprise en page 51, on voit deux personnages: Joseph DESANTI (1889-1959) et Martin BATTESTI dit Martinellu (1905-1964). Ils se trouvent près d'un mur empierré de quelques mètres de long qui laisse ensuite place à un talus de terre et de végétation. En arrière-plan, se dressent des maisons anciennes.

 

Le lieu est le carrefour entre la route départementale et la stretta.

 

La photo a été prise devant la maison CECCALDI.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4)

 

Cette image est complétée à la page 57 qui montre le bord de la route quelques mètres plus bas.

 

Devant, posent Colette CECCALDI, Julie DESANTI, Agathe CECCALDI (1902-1943) et Anna ARNAUD (1889-1972).

 

Le cliché date d'avant la deuxième guerre mondiale.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4)

 

Le même endroit n'est plus le même maintenant.

 

Pour éviter les glissements de terrain, le mur a été prolongé, peut-être à la fin des années 1950, jusqu'au chemin d'entrée de la maison FRANCESCHETTI. Les pierres furent été bien choisies et assemblées avec minutie. Une rigole cimentée fut creusée pour permettre l'évacuation des eaux de pluie. L'ensemble paraît désormais bien solide.

 

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4)

 

Une autre différence est frappante: les maisons des Case Suprane ne sont plus visibles. Elles sont pourtant toujours là mais elles sont désormais cachées par une forte densité d'arbres et arbustes.

Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4)
Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4)

 

Avec I nostri antichi di U Pighjolu, les lecteurs peuvent voir que le village est à la fois immuable et différent.

 

Pour commander le livre, suivre le lien: 

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

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26 juillet 2024 5 26 /07 /juillet /2024 07:00

 

En haut de Poggiolo, dans le quartier des Case Suprane, l'avant-dernière maison avant l'église Saint Siméon (la dernière est celle des CALDERONI) est imposante. Après avoir été la propriété de Hyacinthe DESANTI, elle fut celle de sa fille Jéromine BARTOLI et maintenant de sa petite-fille Rose-Marie CHABROLLE. 

 

Sa construction date de 1834, d'après l'inscription gravée au-dessus de la porte d'entrée. Sa plus grande caractéristique est la balustrade qui entoure sur deux côtés la terrasse située entre la stretta et le bâtiment proprement dit. Il en existe peu au village, avec la balustrade de la maison de Jean-Baptiste PAOLI. Mais la tablette de celle des CHABROLLE a la particularité d'être ponctuée régulièrement par des vases fleuris.

 

La balustrade des Chabrolle
La balustrade des Chabrolle

 

Cette clôture se retrouve souvent comme élément de décor pour des photos prises sur la terrasse devant la maison.

 

En remontant dans le temps, la plus ancienne montre plusieurs dames de la famille DESANTI posant devant la balustrade. La seule sans chapeau est Marguerite (1870-1960), sœur aînée de Hyacinthe.

 

Au fond, on devine la base de la croix de Tanellu qui a eu droit, en avril 2024, à un article complet dans ce blog.

La balustrade des Chabrolle

La génération suivante est représentée sur ce cliché:

La balustrade des Chabrolle

A droite, assise sur la balustrade, se trouve Paulette DESANTI, fille de Hyacinthe. Au centre, sa sœur Jéromine (1923-2004), mère de Rose-Marie CHABROLLE et de ses frères. A gauche, leur cousine Jojo ANTONINI.

 

L'autre partie de la balustrade est visible sur cette troisième photo, à l'occasion de la communion de Pierre DESANTI, frère de Paulette et Jéromine, accompagné d'un ami.

 

La balustrade des Chabrolle

Ces trois photos font partie du Fonds Saveriu PAOLI.

 

Elles se retrouvent dans "I nostri antichi di U Pighjolu", livre de photos anciennes qui sera présenté le 16 août et qui sera l'événement de l'été.

 

Mais, plus récentes, les deux images suivantes n'en font pas partie: 

 

La balustrade des Chabrolle
La balustrade des Chabrolle

 

On reconnait Joël CALDERONI chevauchant la balustrade en 1966 dans une pose bien moins affectée que les précédentes photos.

 

Il s'agit de copies d'écran d'un passage de la vidéo "Le temps du 45 tours"  consacrée à des jeunes boomers (comme on dit maintenant) écoutant des disques sur cette terrasse. Tirée d'un film de vacances, elle peut être visionnée ci-dessous.

 

ATTENTION! Le texte d'introduction date la scène de 1967 alors que, en réalité, elle a été tournée dans l'après-midi du samedi 20 août 1966. 

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21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 18:00

 

Autre croix poggiolaise très connue, celle qui côtoie le monument aux morts, face à la fontaine du LUCCIU.

Panorama des croix poggiolaises. 2: la croix du Lucciu

 

Elle a la particularité d'être en béton mais elle a été en bois, comme le prouve cette vieille carte postale qui date d'entre les deux guerres mondiales puisque l'on y voit le monument aux morts de 14-18. Photo prise un matin, comme le prouve l'ombre du poteau électrique sur la chaussée.

 

 

Panorama des croix poggiolaises. 2: la croix du Lucciu

 

L'année de la construction du monument n'est pas connue. En tout cas, elle est d'après 1923, date du décès d'un des Poggiolais inscrits sur ses faces.

 

La photo suivante pourrait montrer la mise en place de la croix. Il y en avait peut-être déjà une à cet endroit qui fut, jusqu'aux années 1930, le bout de Poggiolo. On sait que de nombreux villages ont un calvaire à leur entrée et à leur sortie.

 

Cette croix était très haute. Comme elle domine la vallée du Fiume Grosso, n'était-ce pour être bien vue de Guagno-les-Bains? Ou bien n'aurait-elle pas été installée par le Père ALBINI lors de ses missions en 1837 et 1838? Au terme de chacune d'elles, il en érigeait une haute de douze à quinze mètres. 

 

On remarquera l'étroitesse de la route, inimaginable aujourd'hui. 

 

Panorama des croix poggiolaises. 2: la croix du Lucciu

 

Cette croix supporta bien le temps de la guerre. Elle est toujours présente sur cette photo de 1947.

 

Panorama des croix poggiolaises. 2: la croix du Lucciu

 

Quand a-t-elle été changée pour une croix en béton, qui réutilise le même socle, et de hauteur nettement moins imposante? Certains des lecteurs de cet article ont peut-être la solution.

 

Le voisinage de cette croix avec le monument aux morts fait qu'elle participe chaque 11 novembre à la commémoration de l'armistice et des Poggiolais morts pendant les guerres.

 

11 novembre 2019

11 novembre 2019

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 18:00

 

Le chantier prévu en plein village de Poggiolo, en face de la maison CECCALDI, va permettre la construction d'une maison et d'une piscine, une de plus dans ce village qui en compte déjà plusieurs. Il n'en est pas de même à Soccia ou à Orto. La raison principale de cette différence tient à la topographie des lieux.

 

Poggiolo est sur un replat et, même si les maisons sont loin de se trouver toutes au même niveau, il existe des terrains horizontaux, soit naturels, soit aménagés par nos ancêtres.

 

Le nom de Poggiolo lui-même le démontre. En italien, "poggiolo" signifie "versant", "coteau" et même "balcon".

 

Finalement, on peut dire que Poggiolo est un balcon sur le versant de la montagne.

 

Mais, dans le village, les balcons sont nombreux, surtout que, autrefois, un balcon en façade était un signe extérieur de richesse.

 

La vidéo suivante, publiée voici presque quinze ans, montre, après l'explication du mot "poggiolo", les diverses sortes de balcons se trouvant au village et elle se termine par les utilisations que l'on peut en faire. 

 

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 18:00

 

Quel que soit le revêtement des routes, Poggiolo n'a pas toujours été bien relié aux autres villages, du moins pas avec les tracé actuels.

 

Les cartes suivantes le montrent. La première vient du site des Archives départementales, Les autres sont des copies d'écran de Géoportail, le site de l'IGN (Institut Géographique National).

 

Chaque image a comme limites le Fiume Grosso au sud, le pont de Caldane (Guagno-les-Bains) à l'ouest et l'église Saint Siméon à l'est.

 

Tous ces documents s'agrandissent avec un petit "clic".

 

 

Les routes de Poggiolo

 

Le plan-terrier commencé par la monarchie et terminé sous la Révolution montre que, s'il existait un chemin de Guagno-les-Bains à Poggiolo, il fallait en reprendre un en haut du village, aux Case Suprane, pour continuer vers Soccia. L'itinéraire direct de Caldane à Soccia évitait le village. Les deux chemins se retrouvaient près de la fontaine de Saint Marcel.

 

Les routes de Poggiolo

 

Au début du XIXe siècle, sur la carte d'état-major, la route des Bains à Soccia, en blanc, est bien plus visible, et donc bien plus importante, que le sentier, tracé en noir, venant de Poggiolo et le rejoignant aux Trois Chemins. Le plus facile, pour les Poggiolais désirant se rendre à Vico, était de traverser la rivière au Genice et de passer au-dessus de la station thermale.

 

Les routes de Poggiolo

 

Le réseau routier est bien différent avec cette carte de 1950. Depuis les Bains, la route a le tracé actuel: après le pont de Caldane, elle tourne à droite pour rejoindre le tronçon du Genice et monte vers Poggiolo. Elle passe au milieu du village pour continuer vers Soccia. L'ancien chemin est abandonné.

 

Mais cette carte est un peu compliquée à comprendre.

 

La carte actuelle de l'IGN est bien plus claire.

 

 

Les routes de Poggiolo

 

Le chemin des Bains à Soccia, nommé "Mare a Mare  Nord variante", est représenté par une couleur rose bordant un trait noir. Les routes goudronnées sont en blanc. 

 

Aucun risque de s'égarer.

 

 

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28 mars 2023 2 28 /03 /mars /2023 18:00

 

Encore des images des rues de Poggiolo du temps où elles étaient dallées ou empierrées, avec en contrepoint leur état actuel.  

 

Nous remercions Philippe PRINCE pour ces vieilles photos de 1955.

 

Mais tout lecteur de ce blog peut nous envoyer (larouman@gmail.com) d'anciennes photos de Poggiolo ou Guagno-les-Bains.

 

 

D'abord, la cabane devant la maison PINELLI, aux Case suprane.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)
Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)
Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)

 

Et la maison DEMARTINI, un peu plus haut que la précédente.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)
Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)
Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)

 

Et, à la même date, le chemin allant de la route à la maison FRANCESCHETTI avait la même allure.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton (suite)
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances d'été:

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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