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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 07:00

 

Parmi les quatre photos datant certainement de 1957 qui ont été trouvées par KLAPE aux Archives Nationales, en voici une qui montre pratiquement toutes les maisons de Poggiolo.

 

Elle peut être agrandie par un simple "clic".

 

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

Chaque Poggiolais peut y chercher sa maison de famille et se rendre compte si elle a changé depuis soixante-dix ans. 

 

Au centre de l'image, on retrouve le monument aux morts voisinant avec la croix du Lucciu.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

L'endroit, où se déroulent les cérémonies du 11 novembre, est connu mais, en 1957, la croix était en bois et non pas en béton comme aujourd'hui.

 

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

Quand cette croix a-t-elle pris l'aspect que l'on connaît aujourd'hui?

 

Bien sûr, les photos et cartes postales d'entre les deux guerres mondiales montrent bien cet insigne religieux.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

La tradition prétend que la croix aurait été plantée par le Père ALBINI quand il vint prêcher en 1837. Mais rien ne prouve cette assertion.

 

Comme nous n'avons pas de photo montrant cet endroit du Lucciu avant l'érection du monument aux morts, il est impossible de savoir avec exactitude la date de son installation.

 

Pour la date de son passage du bois au ciment, nous avions peu de documents, comme la photo ci-dessous.

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (3/5: croix de bois, croix de pierre)

 

Datant de l'été 1947, elle montre un groupe de jeunes gens revenant de la fontaine avec Jean-Martin FRANCESCHETTI portant un seau. Elle était la seule, à notre connaissance, à montrer la croix dans son état d'origine après la seconde guerre mondiale. La photo transmise par KLAPE permet d'avancer de dix ans: la croix n'avait pas bougé.

 

Or, sur des photos des alentours de 1965, la croix n'est plus en bois. La transformation a donc eu lieu entre 1957 et 1965.

 

NOS LECTEURS POURRAIENT-ILS NOUS AIDER À TROUVER PLUS DE PRÉCISIONS?

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 07:00

 

La découverte d'une dame-jeanne remplie de vin poggiolais avait fait sensation le mois dernier. Elle était le vestige flagrant de l'ancienne activité viticole de Poggiolo. 

 

Un souvenir en existe sur la photo aérienne réalisée vers 1957 et qui a été examinée dans l'article précédent.

 

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

L'image montre essentiellement les maisons poggiolaises mais, au fond à gauche, elle a une tache claire qui tranche sur le foncé des arbres.

 

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (2/5: les vignes)

 

Le grossissement de cet endroit fait apparaître un terrain de cultures en terrasses. C'est d'ici que venait le raisin avec lequel les Poggiolais produisaient leur vin.

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (2/5: les vignes)

 

On est à Covita, en-dessous des Trois Chemins. La qualité de la terre et la bonne exposition permettaient cette activité à une altitude d'environ 600 mètres. Presque chaque famille y possédait son terrain et ses ceps.

 

Le plan-terrier récemment publié ici avait montré que ces terrains étaient exploités pour la vigne vers 1800. 

 

Sur le site géoportail, une autre photo aérienne, prise par l'IGN (Institut Géographique National) entre 1950 et 1965, sans plus de précision, montre l'étendue de cet espace cultivé entre TC (Trois Chemins), le village et la route de Guagno-les-Bains.

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (2/5: les vignes)

 

On est très loin de la situation actuelle où le maquis a tout envahi (photo IGN de 2024).

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (2/5: les vignes)

La cuvée 1966 trouvée par Philippe PRINCE est l'une des toutes dernières produites à Poggiolo car les vieux n'avaient plus la force de continuer à travailler la vigne et car les jeunes n'habitaient plus en permanence au village. Et puis, on pouvait trouver mieux dans le commerce sans se fatiguer.

 

Comment ne pas s'empêcher de penser que les paroles de Jean FERRAT dans "La montagne" sonnent vrai?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

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25 avril 2026 6 25 /04 /avril /2026 07:00

 

Avant les drones, des photos aériennes étaient effectuées par des avions passant à basse altitude.

 

Ainsi, la société LAPIE (Les Applications Photographiques d'Industrie et d’Édition), créée en 1948 et établie à Saint-Maur-des-Fossés dans la Seine, a édité et commercialisé en cartes postales des vues aériennes obliques de tout le territoire français, avant d'être mise en redressement judiciaire en mars 1965.

 

Son fonds d'images a été acquis par les Archives nationales et est conservé à Pierrefitte-sur-Seine.

 

Le photographe socciais Antoine MANGIAVACCA, connu sous le nom de KLAPE, a récemment consulté ces archives concernant le canton. Il en a trouvé: 4 pour Poggiolo, 2 pour Orto, 2 pour Soccia, une dizaine pour Vicu, aucune pour Guagnu-les-Bains et 3 pour Guagnu.

 

Ces photos montrent l'aspect de nos villages il y a près de 70 ans et nous donnent beaucoup de renseignements sur leur histoire. Nous nous occuperons seulement des quatre photos de Poggiolo.

 

Voici la première.

 

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

« Archives nationales de France », côte: 1PH/123

 

Au premier plan, on peut reconnaître la maison de Germaine, Pierrot et Marie. Devant elle, plusieurs personnes regardent l'avion qui passe en rase-mottes. Leurs vêtements légers et la lumière montrent que la vue a été prise à la belle saison (printemps? été?). Sur le côté gauche de sa façade, une enseigne est accrochée avec le nom de "Café de la Liberté".

 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (1/5: le café, le crépi et la SIMCA)

 

Cette maison, construite en 1931, fut un débit de boissons actif jusqu'à la fin des années 1950. A l'origine, le bar était au rez-de-chaussée, au niveau de la route. Il fut déplacé à la hauteur de la terrasse quand le bas devint un garage pour voitures à essence. L'enseigne subsista plusieurs années après la fin de son exploitation. Mais sous le toit de la terrasse, on croit pouvoir distinguer des tables attendant des consommateurs.

 

Etat actuel de la maison.

Etat actuel de la maison.

 

Nous avons ainsi une idée de l'époque de ce cliché mais peut-on être plus précis?

 

Derrière la première maison, une autre est alors en réfection comme le montre un grand échafaudage. Il s'agit de la maison FRANCESCHETTI où habitent actuellement Bernard et Marie-Claude. 

Poggiolo vu d'avion il y a 70 ans (1/5: le café, le crépi et la SIMCA)

 

Cette maison, construite en 1899 par Jean-Martin DESANTI, était enduite à la chaux dès l'origine. Or, un film de famille réalisé pendant l'été 1952 montre que cet enduit était alors très dégradé. La photo date donc de peu après cette année, quand était en cours le crépissage au ciment. La chaux fut détrônée en Corse par le ciment dans les années 50.

 

Un élément permet d'autres précisions: la voiture. 

 

Devant le Café, une automobile était en train de passer. Une demande faite par Catherine CAO auprès de Gemini, l'IA de Google, l'identifie comme une SIMCA Aronde "Châtelaine" dont le premier modèle sortit fin 1953. Mais, vu la calandre et les pare-chocs, on voit ici la version construite entre 1954 et 1956.

 

En conclusion, cette vue de Poggiolo date vraisemblablement de l'été 1956 ou 1957.

 

L'examen de cette photo n'est pas terminé. Le prochain article montrera d'autres points intéressants.

 

A suivre.

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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 07:00

 

   La récente découverte de la dame-jeanne remplie d'un vin datant de 1966 permet de rappeler que Poggiolo a eu très longtemps une grande activité viticole.

 

   Malgré son altitude, le village, bien exposé au Sud, a toujours eu des cultures de céréales et d'arbres fruitiers. Francescu Saveriu Paoli l'a bien montré dans son "Histoire abrégée du village avant 1914".

 

   Le plan terrier de la Corse, élaboré entre 1770 et 1795, notait dans sa présentation de Poggiolo que "La vigne est l'arbrisseau qui prospère principalement".

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

   

Sur la carte elle-même, plusieurs lieux (cerclés de rouge ci-dessous) ont la notation "V", ce qui signifie "Vigne". Ils sont principalement situés à Covita, près des Trois Chemins, où l'exposition est la meilleure. Cette activité resta toujours ici jusqu'à la fin des années 1960.

   Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Cuvée 1966 et toutes les autres

 

   Avant la crise du phylloxera de la fin du XIXe siècle, la vigne couvrait 30 hectares sur la commune. Son vin en était apprécié comme le notait le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de St Antoine de Guagno", présenté en 1829 à la Faculté de Médecine de Strasbourg: "La culture principale du pays est celle de la vigne. Son fruit donne un vin léger et très agréable au goût. Il est très alcoolique, comme tous les vins des pays chauds."

 

   L'utilisation des plants américains permit d'en reconstituer une bonne partie avant 1914 avec de gros efforts dont se souvenait le soldat Jean Toussaint DEMARTINI quand il écrivit à ses parents, le 28 octobre 1915, que "nous construisons des tranchées, jusqu’à 9 heures du soir ; ce travail ressemble beaucoup aux fossés que l’on fait dans les vignes pour planter des ceps américains".

 

   Dans presque toutes les maisons poggiolaises, des tonneaux, parfois de grande dimension, stockaient le vin que l'on allait tirer chaque jour pour les repas.

 

   Tout a disparu désormais, sauf l'intérêt des Poggiolais pour le bon vin.

Cuvée 1966 et toutes les autres

APPEL: si certains de nos lecteurs avaient des photos de vigne, de vendange, de tonneaux ou de travaux liés au vin à Poggiolo, ce blog serait heureux de pouvoir les publier.

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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 07:00

 

Les photos d'été permettent de garder en mémoire de beaux souvenirs de vacances.

 

Mais peut-on toujours y reconnaître facilement des petits enfants devenus adultes?

 

Les images ci-dessous datent de 1985, voici exactement quarante ans.  

 

En dehors de Brigitte FRANCESCHETTI, récemment décédée, elles montrent Thierry CALDERONI, Sébastien et Stéphane ERCOLI, Philippe, Catherine et Mathieu FRANCESCHETTI, ainsi que Christophe et Frédéric ORAZY.

 

Qui est qui?

 

Photos d'étés anciens. 1985, place Inghju et dans la stretta
Photos d'étés anciens. 1985, place Inghju et dans la stretta
Photos d'étés anciens. 1985, place Inghju et dans la stretta
Photos d'étés anciens. 1985, place Inghju et dans la stretta
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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 07:00

 

Si les câbles électriques doivent bientôt être enterrés, il reste encore dans les rues de Poggiolo des fils téléphoniques en cuivre. Ils font se souvenir du temps très lointain où les téléphones portables n'existaient pas.

 

Cette époque vient de resurgir grâce à Philippe PRINCE. En mettant de l'ordre dans des vieilles affaires, il vient de trouver un ancien carnet d'adresses.

 

A la lettre "F" comme "FRANCESCHETTI", il a trouvé les indications sur la procédure qui était nécessaire pour téléphoner au village.

 

Aux temps préhistoriques du téléphone

 

1- Depuis la région parisienne, il fallait d'abord "composer le 15" pour joindre la province. Parfois, le 16 était nécessaire. Ainsi, en 1965, Enrico chantait, dans "J'appelle le soleil", qu'il bondissait "sur [son] téléphone pour composer le chiffre seize" afin d'entendre un ami de Nice ou de Marseille.

 

2- Il fallait "attendre la tonalité et composer ensuite 95-29-11-11".

Les numéros actuels de téléphone fixe comportent toujours le 95 en Corse.

L'appel aboutissait au central téléphonique de Vico où l'opératrice interrogeait sur la personne que l'on voulait joindre.

 

3- "Demander ensuite le 6 à Soccia", du moins si l'on désirait parler à Rosine FRANCESCHETTI (son mari Jean-Antoine ne répondait jamais au téléphone). Le choix n'était pas grand dans les années 1960 car il n'existait que deux lignes téléphoniques au village, l'autre étant le 3 à Soccia chez Xavière MARTINI, la tante de Jacques-Antoine, Marie-Thérèse et de leurs frères.

 

Dans les deux maisons, de nombreux voisins venaient passer leurs coups de fil, ce qui les arrangeait bien.

 

Mais cet office de cabine téléphonique municipale n'était pas du goût des petits-enfants FRANCESCHETTI qui passaient leurs vacances dans la maison et qui étaient réveillés très tôt le matin par le sempiternel "Allo Vico. Ici, le 6 à Soccia. Je voudrais le ..." et par les conversations des uns et des autres qui attendaient que le premier ait terminé sa communication ou qui guettaient la sonnerie de leur correspondant.

​​​​​​​

Aux temps préhistoriques du téléphone

 

Le téléphone se trouvait au pied de la cage d'escalier, ce qui fait que les sons montaient aux étages, d'autant plus facilement que les planchers étaient en bois. Même dans la chambre au fond de son lit, on reconnaissait certaines voix qui venaient presque tous les jours, pour passer des commandes pour le bar par exemple.

 

L'appareil était fixé au mur. Il n'avait pas de cadran. Il fallait donner une ou deux impulsions à la molette en laiton pour sonner chez la standardiste de Vico et lui demander le numéro désiré. L'employée disait alors si la ligne était libre ou non. Parfois, en attendant, elle bavardait un peu avec Rosine. 

 

Finalement, quand le téléphone était rare, il jouait peut-être encore plus le rôle de réseau social que maintenant où chacun a un portable et est continuellement à regarder son écran.

 

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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 07:00

Au lieu de se croire obligé de rédiger de longs articles lassants pour les lecteurs, Philippe PRINCE a eu une idée originale: une mini-histoire en quelques images.

Avec trois ou quatre photos et très peu de mots, on peut avoir un récit sur un aspect de Poggiolo ou des Poggiolais, comme dans le cas suivant. Si certains veulent tenter l'expérience...

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LES PIERRES À FEU

Une mini-histoire

 

Le marcheur qui passe par la route et regarde la montagne...

 

Une mini-histoire

 

... ne sait pas que, sur la gauche, il y avait l'ancienne forge du village,

 

Une mini-histoire

 

que Toto a retrouvé les anciennes pierres à feu de la forge et qu'il peut les apercevoir en se penchant un peu.

 

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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 07:00

 

Il reste un mystère à percer dans la photo d'une procession du 16 août à Poggiolo vers les années 1952-1960.

 

Publiée page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu, elle a déjà fait l'objet de trois articles (voir ICI, ICI et ICI). Pourtant, il n'a pas encore été question de l'itinéraire des processionnaires.

 

La photo les montre marchant sur la chaussée qui descend entre la fontaine et la maison MARTINI. Or, le trajet habituel n'emprunte absolument pas cette portion de route.

 

L'image ci-dessous montre en jaune que le chemin suivi habituellement commence par la chapelle St Roch, descend la Stetta par Teghia et la mairie jusqu'à la route départementale, la route étant empruntée pour remonter au village en passant par le Fragnu. La Stretta est reprise entre les maisons CECCALDI et MARTINI, sans aller au-delà de cette maison, contrairement à la photo ancienne.

 

Sur la photo de la page 68, le cortège se trouvait à l'emplacement de la croix blanche, donc en dehors de ce trajet.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

 

Tous les Poggiolais sont habitués à cet itinéraire qui semble être immuable. Pourtant, dans la tête de certains, il doit exister une variante beaucoup plus courte. Elle consistait, après avoir marché sur la Stretta, à la quitter avant la mairie pour monter les marches conduisant à la place Inghju, à la traverser et à passer par la ruelle d'en face pour retrouver la chapelle.

 

Les flèches rouges montrent ce raccourci.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

 

Une preuve de l'utilisation de ce trajet est un film fourni par Agnès CECCALDI sur le 16 août 1982 (voir l'article du 30 août 2023).

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

 

Depuis quand le grand chemin est-il utilisé régulièrement? Nos lecteurs pourraient-ils nous le dire?

 

Dans la vidéothèque poggiolaise (https://www.dailymotion.com/michelfran), le plus ancien reportage de la saint Roch date de 1995. Depuis cette date, il n'y a pas eu de changement.

 

En réalité, pas tout à fait car il faut signaler deux exceptions: en 2004 et en 2021.

 

En 2021, à cause des suites de l'épidémie de Covid et du troisième confinement, la procession fut raccourcie et passa par la place Inghju.

 

Jean-Pierre CHABROLLE avait alors réalisé un reportage photographique (son intégralité se voit ICI).

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet
Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

Le 16 août 2004 fut également particulier car le cortège monta par la route goudronnée jusqu'à la maison de Ceccarella MICHELANGELI, la doyenne du village qui ne pouvait plus se déplacer.

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet
Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

 

Et, curieusement, la photo du retour de ce jour-là ressemble beaucoup à celle du livre, sauf que la bannière de la confrérie de Padre ALBINI, et non pas celle de Marie, ouvrait la marche.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet
Décorticage d'une photo poggiolaise. Quatrième partie: l'énigme du trajet

 

Mais l'énigme reste intacte:

pourquoi, le jour de la photo en noir et blanc, la procession descendait-elle la route?

 

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15 novembre 2024 5 15 /11 /novembre /2024 07:00

 

La photo d'une procession à Poggiolo vers 1955, déjà examinée dans deux articles précédents (ICI et ICI), a donné de nombreux renseignements sur le village autrefois et son évolution.

 

Son étude n'est pas encore terminée car il manque à retirer des informations sur la circulation. Rappel: cette photo se trouve à la page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Troisième partie: où et comment circuler?

 

Une des deux parties cerclées en jaune distingue l'arrière d'une voiture automobile. Les spécialistes pourront déterminer son modèle exact mais ce véhicule date des années 1940 ou 1950.

 

La grande différence avec aujourd'hui est bien évidemment le nombre des autos. La photo n'en montre qu'une seule. Les processionnaires pouvaient profiter de plus d'espace sur le côté gauche alors que, maintenant, le bord de la route est, du moins en été, entièrement constitué par elles.

 

A droite, l'autre cercle entoure une dalle qui enjambe une rigole afin de permettre d'accéder à l'escalier. De ce côté, la circulation était donc plus malaisée pour les piétons et les véhicules.

 

L'écoulement des eaux ne se fait plus à ciel ouvert mais, comme montré sur la photo de maintenant, par une conduite souterraine avec, de loin en loin, des grilles en fonte pour pouvoir effectuer le curage du tube.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Troisième partie: où et comment circuler?

 

Un élément important est devenu tellement normal qu'il passerait inaperçu: le revêtement de la route.

 

La photo de la procession n'est pas d'une assez grande qualité pour le déterminer mais la route est goudronnée. Or, des témoins affirment que le goudronnage s'est produit en 1952. Ce renseignement, ajouté à ceux des articles précédents, permet de placer la date de la photo entre 1952 et 1955.

 

On peut avoir une idée de l'aspect de la route avant l'arrivée du goudron avec la photo suivante prise près de la fontaine.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Troisième partie: où et comment circuler?

 

A suivre

 

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30 octobre 2024 3 30 /10 /octobre /2024 07:00

 

Tout document peut être mis en doute, comme cette photo de procession publiée page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu. 

Son examen a déjà commencé dans un article précédent.

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

Après tout, qu'est-ce qui prouve que la scène s'est bien déroulée à Poggiolo? Comme elle est censée s'être produite voici plus de soixante-cinq ans, des vestiges de l'époque existent-ils toujours?

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Les processionnaires circulent bien sur la route qui traverse un village. Ils sont bordés des deux côtés par des éléments toujours existants à Poggiolo.

 

A gauche de la photo, deux piliers carrés ayant environ un mètre cinquante de haut encadrent une porte grillagée. Le grillage continue sur plusieurs mètres le long de la route.

Au XXIe siècle, cette clôture de la propriété de la famille MARTINI est toujours là, pratiquement identique.

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.
Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

 

A droite, les marches d'escalier mènent toujours à l'ancienne maison dite "du greffier" ou "de la greffière". Mais ils n'apparaissent pas dans la version raccourcie du livre.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.
Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

 

Nous avons ainsi suffisamment de preuves pour situer la photo dans le village de Poggiolo.

 

Mais le reste du paysage est-il resté immuable?

 

Si, sur l'ancienne image, la maisonnette du terrain MARTINI est très visible, elle est maintenant complètement cachée par le feuillage d'un arbre se trouvant dans la propriété.

 

A cette époque, un grand arbre se trouvait à la limite du grillage mais à l'extérieur du terrain. Peut-être était-ce un mûrier qui, d'après certains souvenirs, aurait été enlevé entre 1965 et 1969. Un de nos lecteurs pourrait-il le confirmer?

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

Un peu plus haut, un pylône électrique en béton armé a sa base dissimulée par la bannière de Marie et son sommet caché par l'arbre. Dans le cliché complet, sur le côté droit, se trouvent un autre pylône en béton et un autre en bois pour le téléphone (?).

 

De nos jours, la diversité est plus grande. A gauche, le poteau est en bois. Pratiquement en face, le mat est en métal. Tout au fond, au début du virage de la fontaine, se dresse un pylône en béton.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

 

Sur l'ancienne photo, un muret bordait la chaussée pratiquement jusqu'à une maison paraissant en ruines.

 

Ce muret existe toujours, même s'il a probablement été refait. Mais il se termine par une grande maison: celle de Fosca et de sa famille. En face, le bar du Belvédère se distingue nettement alors qu'il n'existait pas sur le vieux cliché.

 

La maisonnette a disparu. Elle se trouvait à l'emplacement de l'actuel transformateur électrique.

 

En réalité, comme le prouve la photo ci-dessous, cette construction avait un côté en pierre et le reste en planches.

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

 

Puis, il n'en resta que le côté en dur, ainsi que le montre cette copie d'écran d'un film réalisé par Jean-Martin FRANCESCHETTI vers 1953. En arrière-plan, en ligne droite, la claire maison COLONNA apparaît nettement.

 

Décorticage d'une photo poggiolaise. Deuxième partie: un décor semblable et différent.

 

Mais, avant de disparaître complètement, la maisonnette n'a-t-elle pas été quelque temps, à la fin des années 1960, entièrement en bois? A nos lecteurs de le dire.

 

Même si le village a changé sur certains points, il est toujours le même et il reste l'endroit où les Poggiolais de n'importe où savent qu'ils ont leurs racines.

 

Les ressources de cette photo ne sont pas épuisées. Nous en verrons d'autres bientôt.

 

A suivre

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances de la Toussaint:

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Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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