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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 18:00

 

Mai, le mois de Marie, a été considéré pendant longtemps comme le mois des communions, comme le moment de l'année où avaient lieu premières communions et communions solennelles. Progressivement, ces cérémonies, qui s'accompagnent toujours de grandes fêtes de famille, se placent désormais surtout au mois de juin. La modification n'est pas très importante.

 

Plus important est le fait que ces moments sont rares dans les villages maintenant désertés.

 

Regardez cette photo: elle montre les nouveaux communiants de Poggiolo et Guagno-les-Bains voici quatre-vingts ans, vraisemblablement autour de 1940. Ils étaient dix-sept.

 

Sauf pour l'un d'eux, leurs identités sont indiqués. Si l'identification proposée comporte des erreurs, n'hésitez pas à le signaler.

 

Cette photo a fait partie de l'exposition de vieilles images qui eut lieu à Poggiolo en août 1999. Elle a déjà été publiée sur ce blog le 17 février 2018.

 

Cliquez sur ces photos pour les agrandir.

Les dix-sept communiants
Les dix-sept communiants
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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 18:00

 

Mais oui! Des monuments de Guagno-les-Bains sont bien présents à Ajaccio par l'intermédiaire de deux baignoires provenant de l'établissement thermal. Ces deux blocs de marbre taillé décorent les jardins de la Préfecture, le palais Lantivy.

 

Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.
Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.

 

Ce n'est pas un secret. De nombreux Poggiolais se souviennent que, lors d'une rénovation (en 1973?), les baignoires ont été abandonnées de très longs mois au bord de la route, près du bâtiment de l'Indigence.

 

Une seule baignoire a été conservée pour décorer la façade des thermes.

 

Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.
Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.

 

Des particuliers ont pris certains de ces cuves pour eux. On trouve des exemplaires à Appietto et à la mairie de Levie.

On peut en être désolé mais c'est ainsi.

 

 

 Pourtant, il y a plus curieux.

 

Dans la liste des monuments historiques de Corse publiée par la CDC comme sur la base Palissy du Ministère de la Culture, il est fait mention des deux baignoires de la Préfecture. Il est d'ailleurs précisé qu'elles viennent bien de "la station thermale de Guagno". Elles sont classées comme objets depuis le 2 mai 1984. Il est vrai qu'elles le méritent car le travail est soigné.

 

Pourquoi les autres baignoires rescapées ne sont-elles pas classées? Celle qui reste devant l'établissement thermal de Guagno-les-Bains est totalement identique à celle que le préfet que admirer. La présence de deux anneaux sur le côté montre bien que leur origine est la même. Cet oubli montre bien le peu de cas qui est fait d'un petit village éloigné de la grande ville.

 

La baignoire restante doit être reconnue comme monument historique. Ce ne serait que justice. Le principe d'égalité doit jouer aussi bien pour les vestiges d'Ajaccio que de Guagno-les-Bains.

 

La municipalité de Poggiolo et la CDC, à qui appartiennent les thermes, doivent agir, faire pression pour que notre village ait un nouveau monument historique. Le bon sens l'exige. 

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 18:00

 

Les Russes blancs réfugiés en 1921 en Corse après la victoire communiste n’ont pas laissé beaucoup de traces. Peu d’entre eux ont fait souche dans l’île. Il ne reste plus de vestiges de leur village installé près de GUAGNO-LES-BAINS et qui était évoqué par l’article «Le centenaire du Rion».

 

Pourtant, il est encore possible de voir des œuvres picturales de deux d’entre eux: Ivan CHOUPIK et Nicolas IVANOFF.

 

Une grande partie des renseignements cités ici est extraite des pages 37, 38 et 39 de «Patrimoine religieux de la communauté de Letia», publication éditée en 2012 par l’association Letia-Catena. Ces pages ont été reprises par le site http://www.kalinka-machja.com/

 

 

LA CARRIÈRE DE CHOUPIK

 

Ivan CHOUPIK

Ivan CHOUPIK

 

Ivan CHOUPIK , né en 1898 dans le village de Prokovskoïe, district de Zaporog, en Ukraine, combattit dans l’armée WRANGEL et fit partie des émigrés du «RION» débarqués en Corse.

 

Voulant rester en Corse, il fut, avec une dizaine de compatriotes, engagé en 1921 comme journalier à LETIA par Minighella ARRIGHI, dite Paiona, pour entretenir des vignes et des oliveraies.

 

«Ces ouvriers se réunissaient régulièrement dans le café de la Murella, tenu par Jean Arrighi, dit Ghjuvani di Rosa. Ils étaient célibataires et festoyaient, en appréciant les alcools locaux qu’ils découvraient dans cet établissement où ils dansaient et chantaient régulièrement leurs airs traditionnels. La monnaie tsariste, dont ils n’étaient pas démunis, n’ayant plus cours et donc de valeur, ils en faisaient cadeau aux enfants de Cugugnana qui ont longtemps conservé le souvenir de billets de grande taille que les émigrés russes distribuaient libéralement, devant le café de la Murella.» («Patrimoine religieux de la communauté de Letia», Association Letia-Catena)

 

Cette partie fait penser au témoignage de Mimi CANALE publié sur ce blog :

 «une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café.»

 

S’agit-il de deux groupes de Russes différents ou des mêmes hommes qui circulaient entre les deux villages qui ne sont pas si éloignés ?

 

Remarqué par sa patronne, Ivan CHOUPIK exécuta des tableaux de paysages. Puis, le conseil de fabrique de la paroisse de LETIA lui demanda de décorer l’église de San Roccu. En voyant le résultat, le curé de PALNECA lui commanda un travail pour son église. La carrière du nouveau peintre était lancée. Mais elle ne dura qu’une dizaine d’années.

 

intérieur de San Roccu de Letia

intérieur de San Roccu de Letia

 

Résidant souvent dans la ville impériale, CHOUPIK fit partie de l’école d’Ajaccio qui avait pour animateur BASSOUL, décorateur de l’église Saint Siméon de POGGIOLO.

 

Le style de CHOUPIK se rapprochait beaucoup des maîtres baroques du XVIIe siècle.

 

Il décora l’église d’Evisa en 1925, les deux églises de Cargese, celle de Pietranera en 1927, celles de Rosazia et de Salice en 1929, et aussi celle d’Appietto. Il signait souvent ses œuvres CHOUPIC.

 

église d'Appietto

église d'Appietto

Ayant obtenu la nationalité française en 1929, il voulut épouser une native de Letia mais sa religion orthodoxe était un obstacle pour les familles corses catholiques. Il partit s’installer en Tunisie, avec la famille ARRIGHI-RAGAZZACCI, et devint employé de l’administration. Il y épousa une jeune fille d’origine italienne ou maltaise dont il eut un fils Serge. Ivan CHOUPIK décéda à Tunis en 1941.

 

 

A SOCCIA

 

Son talent se montra également à SOCCIA.

En effet, les comptes de la paroisse, analysés par Jean-Baptiste PAOLI, comportent parmi les dépenses la mention suivante :

«2 mai 1925: travaux de peinture confiés à peintres russes (YVANOV et CHOUPIK) - voûtes des chapelles latérales Annonciation et prédication de St Jean-Baptiste – 1.100 fr + 32 fr de fournitures ».

 

Intérieur de l'église de Soccia

Intérieur de l'église de Soccia

Plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

Plan de l'église de Soccia avec indication des deux chapelles restaurées par Choupik et Ivanoff

 

 

Nicolas IVANOFF

 

Le second restaurateur des fresques socciaises était aussi un passager du «Rion».

 

Nicolas IVANOFF (orthographe officielle mais elle fut souvent déformée) était ingénieur de profession. Il participa à l’équipe de BASSOUL qui décora l’église d’Ota. Il fut associé à CHOUPIK pour Evisa en 1925, puis la même année à SOCCIA, et ensuite pour les deux églises de Cargese.

 

Il put se fixer en Corse, plus précisément à Cargese où il épousa une demoiselle VERSINI et y décéda, devenu centenaire, en 2000. Son petit-fils, qui se prénomme également Nicolas, est un champion de voltige aérienne de réputation internationale.

 

Le souvenir des Russes n’est pas perdu car il suffit de regarder les murs et les plafonds de certaines de nos églises des Deux-Sorrù et des Deux-Sevi. Certaines de leurs œuvres, abîmées par le temps, ont été restaurées par Raymond RIFFLARD qui fera l'objet d'un prochain article.

 

Mais qu'en est-il à Poggiolo? IVANOFF et CHOUPIK ont-ils laissé quelque chose à Saint Siméon ou à Saint Roch? Ont-ils aidé BASSOUL pendant ses travaux dans cette paroisse?

 

Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de donner une réponse. Un de nos lecteurs aurait-il des renseignements ?

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 17:59

 

     Voici exactement un siècle, en 1921, la Corses connut une brusque arrivée d’étrangers venus chercher refuge. Ces migrants étaient des Russes.

 

     Le regretté Mimi CANALE, de Guagno-les-Bains, l’avait rappelé en avril 1998 dans le bulletin «INSEME», lors d’un entretien sur ses souvenirs :

«L’exploitation forestière était très importante. Il y avait plusieurs scieries le long du fleuve (…). En plus, il y avait une scierie de bois et, après la guerre de 14/18, une colonie de Russes Blancs s’est installée aux alentours de Guagno-les-Bains, ils ont construit un village en bois. Il y avait une boulangerie, une épicerie, un café. Les camions venaient charger les billots vendus du côté de Sagone.»

 

Mimi CANALE

Mimi CANALE

 

     Qui étaient ces Russes ? Pourquoi se sont-ils retrouvés dans les Deux Sorru ?

 

     Nous pouvons trouver des réponses dans l’article «Les Russes en Corse» publié en 1998 dans la revue «Études Corses» n°49. L'auteur, Bruno BAGNI, est professeur agrégé d'histoire à Toulon. Le texte suivant s’inspire de ce texte, accessible à l’adresse :

http://leon.tourtzevitch.pagesperso-orange.fr/corse.pdf

 

     En Russie, après la prise du pouvoir par les bolchéviks (communistes) dirigés par LÉNINE  en 1917, une guerre civile éclata. A l’Armée rouge organisée par TROTSKI, s’opposaient les troupes blanches en majorité monarchistes mais comprenant aussi des républicains modérés. Après de grands succès, les troupes de DENIKINE, WRANGEL, KOLTCHAK, KORNILOV, MILLER et IOUDENITCH battirent en retraite.

 

Le général WRANGEL

Le général WRANGEL

 

     Les derniers combats eurent lieu en Crimée avec l’armée WRANGEL. En novembre 1920, les rescapés évacuèrent Sébastopol sous la protection de la flotte française. 146.200 réfugiés, dont 29.000 civils, arrivèrent à Constantinople. Certains trouvèrent ensuite refuge dans les Etats balkaniques, d’autres, croyant à des promesses de pardon, retournèrent dans la Russie communiste.

 

     En avril 1921, il restait encore 55.000 personnes dans les camps de réfugiés dont la France devait s’occuper. Le Brésil accepta d’en recevoir pour servir comme travailleurs agricoles. Le vieux paquebot « Rion », qui avait fait partie de la flotte WRANGEL, quitta la Turquie le 26 avril 1921 en direction de l’Amérique du Sud avec plus de 3700 réfugiés russes à bord. Les avaries provoquèrent une escale à Messine puis l’obligèrent à s’arrêter à Ajaccio.

 

 

Le "Rion"

Le "Rion"

 

     Le matin du 15 mai, les Ajacciens découvrirent ce navire ancré dans le golfe.

 

     Comme l’écrit Bruno BAGNI, «Voilà une petite cité insulaire de 20.000 habitants, qui voit en une journée sa population augmenter de 20%. Et qui sont ces 3.700 nouveaux venus? Des Russes, des Ukrainiens, des Cosaques, bref, quelque chose de plutôt exotique sous ces latitudes... Aucun doute sur ce point: l'arrivée du "Rion" a été L'ÉVÉNEMENT de l'année à Ajaccio».

 

"Le Petit Marseillais", 16 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 16 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 23 mai 1921.

"Le Petit Marseillais", 23 mai 1921.

 

     Les initiatives de la population ajaccienne pour aider les exilés furent nombreuses. A partir du 1er juin, les Russes furent autorisés à chercher un travail en Corse. Ils s’éparpillèrent et l’on compta : 20 Russes à Bastelicaccia, 17 à Zigliara, 14 à Eccica Suarella, 15 à Serra di Terro, 10 à Afa, 13 à Campo, 21 à Guarguale, 24 à Cauro, 30 à Grosseto-Prugna, 14 à Ucciani, 13 à Vico, et 35 à Calcatoggio... Globalement, leur présence fut très paisible.

 

     Cependant, le gouvernement français affrêta deux vapeurs, l'"Aquitaine" et la "Provence", pour les envoyer au Brésil, comme cela avait été prévu: 1.075 Russes embarquèrent… et 458 revinrent, les Brésiliens les ayant jugés inaptes au travail agricole.

 

     Il fut alors décidé de les renvoyer tous à Constantinople. A cet effet, le "Burgeister von Melle" se présenta le 13 septembre dans le port d’Ajaccio. Mais, une rumeur ayant couru que les réfugiés allaient être livrés aux communistes de Russie, nombre d’entre eux s’enfuirent, souvent cachés par la population ajaccienne, scandalisée qu'on envoie ces braves gens à une mort certaine.

 

"Le Petit Marseillais", 15 septembre 1921.

"Le Petit Marseillais", 15 septembre 1921.

 

     Finalement, après de nombreuses péripéties, le "Burgeister von Melle" repartit avec seulement 650 Russes.

 

"Le Petit Marseillais", 18 septembre 1921.

"Le Petit Marseillais", 18 septembre 1921.

 

     A la fin de l’année 1921, il restait 1.500 Russes blancs en Corse.

 

     C'est enfin le 15 juin 1922 que ferma la caserne Livrelli qui servait de centre d’hébergement. Les réfugiés avaient pu s’installer où ils voulaient et où ils pouvaient. En tout cas, ils n’étaient plus à la charge du gouvernement français (et des contribuables). Très vite, un fort courant migratoire fit partir les Russes de Corse vers le continent, où ils espéraient trouver de meilleurs salaires.

 

     Leur nombre dans l’île chuta rapidement puis remonta légèrement.

 

     Bruno BAGNI en arrive à estimer que, finalement, «environ 200 passagers du "Rion" ont dû faire souche en Corse».

 

     Il précise :

«Les travailleurs russes ont été soigneusement dispersés dans l'île. En janvier 1922, des réfugiés sont officiellement signalés dans 80 communes corses. Le saupoudrage est étonnant: à l'exception d'Ajaccio, qui abrite dans la première moitié des années 20 une communauté d'une centaine de Russes, on n'observe nulle part ailleurs de concentration importante; tout au plus relève-t-on entre 15 et 20 individus à Bastia en 1924, et 12 à Volpajola la même année. Partout ailleurs, il n'y a jamais plus de dix réfugiés par commune à partir de 1923. Dans beaucoup de villages, "U Russio", comme on l'appelle le plus couramment, est le seul étranger. On signale par exemple un individu isolé au début de 1923 à Zivaco, Grosseto Prugna, Albitreccia, Guagno, Cargèse, Appietto, Evisa, Letia, Urbalacone, Ciamannacce, Cozzano, Vero, Ucciani, Ota, Cutoli, San Nicolao, Penta di Casinca, Ile Rousse, Corte et Giuncheto.

En 1939, le processus de naturalisation est terminé, puisqu'on ne trouve alors en Corse plus que 3 réfugiés russes, lesquels n'ont vraisemblablement pas souhaité devenir français.»

 

     Que se passa-t-il pour les Russes de Guagno-les-Bains ? Dans l’entretien accordé par Mimi COLONNA à «INSEME», on peut lire :

«Comment se fait-il que la colonie de Russes Blancs n’ait pas fait souche ici ?

- Non, il ne reste personne sauf Véronique, la fille de Léonard qui était contre-maître chez ARNAUD et qui ensuite a travaillé à Sagone».

 

     En tout cas, le relevé des tombes dans le cimetière de Guagno-les-Bains, effectué par Joëlle LAGRANGE, ne donne aucun nom d’origine slave.

 

     Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Dans la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :

«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».

 

     Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto.

 

     Même s’il reste quelques noms slaves en Corse, tous les passagers du «Rion» et leurs descendants se sont complètement intégrés et sont devenus de vrais Corses.

 

     Il ne reste donc plus de traces du village russe de Guagno-les-Bains, qui était peut-être au pied de Libbiu. La scierie où les Russes travaillaient aurait-elle été celle qui fut un temps installée dans les ruines de l’ancien hôpital militaire? Pourquoi sont-ils partis? Parce qu’il n’y avait plus de travail?

 

     Mimi CANALE étant né en 1923, ses souvenirs doivent dater des années 30, ce qui pose la question de savoir si ces travailleurs étaient d’anciens passagers du « Rion » ou d’autres exilés passés par le Continent.

 

     Autre question : pourquoi la mémoire collective poggiolaise a-t-elle totalement occulté ces faits?

 

     La question des Russes dans les Deux Sorru est un domaine à étudier. Ce blog accepterait volontiers d’y contribuer en publiant des témoignages ou des documents sur ces immigrants particuliers.

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     Il existe une association de descendants de Russes en Corse. Elle a un site dont l'adresse est: 

http://www.kalinka-machja.com

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 17:59
Recherchons photos désespérement

 

     Dans les années 60, les bals du Belvédère étaient très courus. A la même époque, il y avait chaque été à Guagno-les-Bains des soirées souvent animées par le couple Regina et Bruno, invités par Pascal VECCHI. Il exista également "Le Robinson de St Marcel".

 

     Il y eut aussi, dans les années 70, des bals dans le village de Poggiolo, Piazza Inghjo ou sur le terrain s'étalant entre Saint Roch et la route. Le plus célèbre fut organisé par l'Association la Montagne de Poggiolo en août 1975. Nous reproduisons ci-dessous une partie d'un article paru sur ce blog en août 2011 et qui l'évoquait.

 

     Mais le grand malheur est l'absence d'images de ces événements.

 

 

APPEL A TOUS NOS LECTEURS:

 

NOUS RECHERCHONS DES PHOTOS DE BALS

A POGGIOLO OU GUAGNO-LES-BAINS

DE N'IMPORTE QUELLE ÉPOQUE.

 

     Nous aurons tous plaisir à nous souvenir des moments heureux.

 

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Article paru le 12 août 2011:

 

Les Poggiolais ont de l'initiative (n°6: la Montagne)

     

     L'"ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM", conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975

 

     Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968, notamment Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.

 

    L'association eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler sur les routes du canton, mais aussi sur le continent, des voitures ainsi décorées.

 

Recherchons photos désespérement

           

     Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.

 

    Il eut lieu en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.

 

    L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas interpréta deux ou trois chansons de son 45 tours. De grandes quantités de boissons furent écoulées. La fête dura des heures.

 

     Longtemps après, on parla de cette nuit réussie.

 

Certains de nos lecteurs en ont-ils gardé des photos?.

   

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 18:00

 

 Les articles publiés sur Luc VICO et Antoine BONELLI faisaient allusion aux bals que ces artistes animaient dans les années 60 et 70.

 

Certains de nos lecteurs ont pu se demander où ces soirées pouvaient avoir lieu à Poggiolo car la salle des fêtes municipale n'existait pas encore et la salle du bar du Belvédère est bien petite. Mais, à l'époque, les bals se déroulaient en plein air. Félix et Fosca pouvaient utiliser le terrain jouxtant la terrasse du bar poggiolais.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Ce terrain, qui sert maintenant de parking privé, était entouré de canisses longées par des bancs en bois. On payait l'entrée à la porte du bar (sauf si, en profitant d'une distraction de la caissière, on passait par la fenêtre).


L'estrade pour l'orchestre était dans l'angle proche du bar alors que le comptoir était installé à l'opposé.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Sur cette photo tirée d'un film datant de 1967, l'estrade et la terrasse cimentée (où se trouve maintenant la pizzeria) se devinent en arrière-plan de Bernard FRANCESCHETTI.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

La clôture de canisses et le comptoir sont visibles sur cette image, tirée d'un autre film de l'époque, de Christian PINELLI jouant à la pétanque.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Même si l'image suivante est de très mauvaise qualité, on peut se rendre compte, près de Hervé CALDERONI en train de lancer une boule, de l'aspect qu'avait le banc en bois bordant les canisses.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

Après les festivités, il fallait, comme le firent ici François OLIVA et Jérôme DUGAs, ramener les tables là où elles avaient été empruntées.

 

Où est le bal? Exemple de micro-localisme géographique et historique

 

C'est ainsi que les nuits poggiolaises de l'été pouvaient être bien animées!
 
 
Les trois dernières photos sont extraites de "La corvée d'eau", de "Poggiolo, village sportif" et de "Les marches de Xavière", films de la vidéothèque poggiolaise.
 
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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 17:47
Et le dépouillement eut lieu... à Nice !

 

Les élections départementales et régionales ont été fixées pour les deux derniers dimanches de juin. Mais les élections ne se passent pas toujours très bien. Ainsi, les municipales de l'année dernière ont été annulées dans la commune de Calacuccia. Les électeurs devront voter de nouveau, en passant par l'isoloir. L'annulation a été motivée par le non-passage dans l'isoloir de nombreux électeurs.

 

L'histoire de Poggiolo contient de nombreux cas de contestation électorale. Le plus rocambolesque eut sa conclusion voici exactement 90 ans, en avril 1931, après trois élections municipales en deux ans.

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UNE ARITHMÉTIQUE PARTICULIÈRE

Des élections municipales eurent lieu le 5 mai 1929 dans toute la France.

A Poggiolo, six candidats furent déclarés élus, les autres sièges devant être pourvus au second tour, le 22 mai.

Mais une douche froide intervint le 12 juillet quand le conseil de préfecture interdépartemental de Nice annula l'élection de cinq conseillers municipaux.

Cette juridiction releva que, sur les 184 électeurs inscrits à Poggiolo, il y eut 88 votants. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés mais aussi le quart des inscrits. 46 voix auraient été nécessaires. Seulement, les membres du bureau avaient laissé voter deux incapables, c'est-à-dire deux personnes frappées d'incapacité légale (peut-être pour avoir subi une condamnation judiciaire). 

D'après le conseil de préfecture, il falllait donc "déduire 2 suffrages, tant du nombre des votants que du nombre des voix obtenues par les candidats proclamés". Du coup, "ces déductions opérées, le sieur CECCALDI seul garde un chiffre de voix qui n'est pas inférieur au quart des électeurs inscrits et (...) les autres candidats proclamés ne peuvent être maintenus en qualité de conseillers municipaux".

Le seul reconnu comme élu du premier tour était Jean-François CECCALDI, maire depuis 1912. 

Les conseillers invalidés (Pascal-Antoine MARTINI, Antoine-Dominique FRANCESCHETTI, PINELLI, DESANTI et CANALE) firent appel au Conseil d'Etat. Celui-ci rejeta leur protestation le 7 février 1930.

 

Et le dépouillement eut lieu... à Nice !

 

De nouvelles élections durent être organisées le 30 mars 1930 pour attribuer les cinq sièges.

 

 

UNE URNE TRÈS VOYAGEUSE

Ce jour-là, la tension était intense et des incidents se produisirent quand un homme qui avait déjà voté dans la commune de Serriera vota aussi à Poggiolo.

 

Cette action "eut pour conséquence de créer une agitation générale parmi la population et surtout parmi les électeurs à la faveur de laquelle l'urne fut projetée par la porte et passa par différentes mains ce qui forcément a pu faciliter l'échange de bulletins se trouvant dans l'urne. Cet incident ne permettait plus que les opérations présentassent dès lors toutes les garanties de sincérité.

Manœuvre à la suite de laquelle la majorité du bureau, pour éviter des bagarres possibles à la suite des surprises qui pouvaient surgir au dépouillement, se prononça pour l'envoi de l'urne scelléee en présence de la gendarmerie pour ce requise, à la Préfecture aux fins de dépouillement."

Extrait de la demande d'annulation déposée après le dépouillement

 

A Ajaccio, il fut estimé plus prudent d'envoyer l'urne à Nice où le Conseil de Préfecture procéda au dépouillement le 3 avril et proclama officiellement les résultats le 9 avril.

Des candidats et des membres du bureau de vote déposèrent une requête en annulation en avançant que le contenu de l'urne avait pu être modifié pendant le désordre de la salle et que le bureau n'avait pas pu accompagner l'urne dans son voyage hors de Poggiolo.

Le Conseil d'Etat accepta cette réclamation et annula une nouvelle fois les élections le 13 février 1931.

Finalement, le 5 avril 1931, furent élus les titulaires des cinq sièges invalidés ainsi que celui d'un conseiller décédé depuis le début de cet embrouillamini.

Ouf !

 

Il avait fallu deux ans pour obtenir un conseil municipal au complet. 

Tout cela parce que, par deux fois, on avait laissé voter des gens qui n'en avaient pas le droit.

Heureusement, tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps… 

Et le dépouillement eut lieu... à Nice !
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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 18:03

 

 Les personnages qui étaient cités dans la devinette posée hier ont tous en commun d'avoir été à Marseille au début de la seconde guerre mondiale, pendant la période de la "drôle de guerre" (septembre 1939-mai 1940):

 

-Le Poggiolais Jean-Martin FRANCESCHETTI participa à la Défense Passive,

-le futur président Georges POMPIDOU, mobilisé, rejoignit son unité à Marseille,

-Ahmed BEN BELLA (premier président de l'Algérie indépendante), soldat dans l'armée française, joua dans l'équipe de football de l'OM,

-l'écrivain Jean GIONO fut emprisonné au fort St Nicolas pour diffusion de tracts pacifistes,

-l'amiral Emile MUSELIER (qui rejoignit la Résistance dès juin 1940) dirigea un temps la défense portuaire,

-Simon SABIANI (qui fut ensuite collaborateur pro-allemand) s'engagea dans la défense anti-aérienne,

-Yves MONTAND débuta sa carrière de chanteur au moment de la déclaration de guerre,

-Charles TRENET et FERNANDEL, mobilisés eux aussi, organisèrent des galas de soutien aux soldats.

 

 

Tous sont cités dans "Une drôle d'année à Marseille", étude qui vient de paraître sous la signature de Michel FRANCESCHETTI.

 

 
Réponse à la devinette du mois: une drôle d'année à Marseille

 

 

Présentation d'après la quatrième de couverture:

 

De septembre 1939 à mai 1940, la France a connu une période souvent oubliée mais qui n’est pas sans évoquer celle que nous traversons: un état de guerre, sans combat mais avec le couvre-feu et les privations que cela implique.

 

Pendant ces huit mois d’attente, on mit en place la défense passive, les restrictions alimentaires et la censure qui perdureront pendant toute la guerre. Déjà, se faisait sentir la dégradation de l’esprit public. Tandis que la figure du maréchal Pétain était de plus en plus présente, l’unité nationale disparaissait.
 
S’appuyant sur un dépouillement rigoureux de la presse locale, Michel FRANCESCHETTI brosse un portrait de Marseille au cours de cette «drôle d’année», comblant un vide de l’historiographie locale.
 
 
«Une drôle d’année à Marseille», édité aux Editions Gaussen, 216 pages, 18 euros, se trouve dans les principales librairies marseillaises et peut être commandé auprès de son libraire habituel ou bien par internet (FNAC, Cultura, Amazon, Leclercleslibraires.fr, etc.). 
 
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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 18:07

 

Ils étaient venus de Gualdicciolu, de Piazza a l’Aghja, d’Umbriccia ou de la place de la Croix, quasiment tous les habitants de Soccia étaient sortis en ce matin du mois de mars 1906, voici exactement 115 ans, pour se rassembler devant la porte de l’église. Une photo de l’époque montre les hommes à chapeau de feutre et surtout les femmes avec chapeau de paille rond ou fichu noir, brandissant de longs bâtons.

Leur but était d’empêcher l’inventaire des biens de la paroisse imposé par la politique laïque du gouvernement républicain.

 

Les Socciais regroupés devant leur église.

Les Socciais regroupés devant leur église.

 

L’offensive anticléricale

 

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la Troisième République radicale et anticléricale imposa aux catholiques la laïcité de façon brutale.

Votée en 1901, une loi sur les congrégations aboutit à chasser les oblats du couvent de Vico qui fut nationalisé en 1903, mais pour peu de temps.

Puis, la loi du 5 décembre 1905, dite de Séparation de l’Eglise et de l’Etat, mit fin au Concordat de 1801. La République ne subventionnait plus aucun culte, car elle se séparait de la religion, au contraire de la loi sur le « séparatisme » d’aujourd’hui qui veut sanctionner l’islam radical accusé de se séparer de l’Etat.

L’article 3 de la loi de 1905 prévoyait de dresser un « inventaire descriptif et estimatif » des biens ecclésiastiques avant leur répartition à des associations cultuelles qui devaient être fondées ensuite, ces mêmes associations que le gouvernement actuel veut utiliser pour surveiller les mosquées.

En 1906, de nombreux croyants se mobilisèrent contre ce qui était considéré comme un sacrilège. Plusieurs évêques et prêtres tentèrent l’apaisement. Ce fut l’attitude du Père Antoine-Louis OTTAVY, qui avait à la fois les fonctions de professeur au petit séminaire d’Ajaccio et, depuis 1901, de conseiller général républicain du canton de Soccia. Mais le mal était fait. Les premiers incidents se produisirent à Paris les 31 janvier et 1er février, et se propagèrent dans de nombreux départements

 

 

Les incidents de Soccia et de Guagno

 

En Corse, les inventaires débutèrent à Bastia le 26 janvier 1906. Jean-Baptiste PAOLI, dans « Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud », décrit ce qui se passa alors à Soccia:

« Le percepteur chargé des opérations d’inventaire ne put instrumenter qu’escorté par la Gendarmerie qui se heurta à une vive résistance de la part aussi bien des hommes que des femmes, malgré la protestation du curé POLI, assisté du conseil de fabrique ». 

 

Le journal « Le Petit Marseillais » de l’époque donne plus de précisions sur les incidents de Guagno du 15 mars :

« Dès l’arrivée de l’agent de l’administration, les cloches sonnent à toute volée le glas funèbre, la population, hommes et femmes au grand complet, se masse devant l’église, prête à en défendre l’entrée à n’importe quel prix. Les hommes se tiennent, pour la plupart taciturnes, aux abords du grand escalier de l’entrée principale, mais tous décidés à ne pas laisser passer. Les femmes, en plus grand nombre, armées de fourches, de grosses bûches, de bidons de tout calibre, font un tintamarre infernal, proférant des imprécations, se tiennent plus serrées sur le perron de la porte d’entrée, versent des larmes, acclament le clergé et conspuent le percepteur chargé de cette pénible mission. Le maire et la gendarmerie prêchent le calme ; rien n’y peut. Le vacarme devient plus intense. Les clous s’enfoncent à grand bruit dans les portes, et des fidèles, barricadés dans l’église, entonnent des cantiques. Le percepteur, terrifié, se rend à la sacristie ; mais, partout, on fait bonne garde et le flot populaire en défend l’entrée. »

 

Le représentant de l’Etat revint le 22 mars mais il dut de nouveau battre en retraite. De plus, dans sa retraite, sa voiture versa dans un ravin et « le pauvre percepteur, déjà boiteux, [vit] sa jambe valide fortement endommagée ».

 

 

"Le Petit Marseillais" du 23 mars 1906. L'article a déformé Soccia en Sarcia.

"Le Petit Marseillais" du 23 mars 1906. L'article a déformé Soccia en Sarcia.

 

Finalement, pour calmer les esprits, un simulacre d’inventaire fut enregistré. Pour résoudre le blocage, le gouvernement fit voter le 2 janvier 1907 une loi attribuant les églises paroissiales aux communes qui pouvaient ensuite en laisser la jouissance aux curés, oubliant les associations cultuelles prévues en 1905. Tous les conseils municipaux des Deux Sorru votèrent rapidement cette autorisation.

 

Puis, le temps apaisa petit à petit les blessures…

 

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 17:56

 

 

Un triste anniversaire: le 19 mars 1941 est le jour du décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RTA, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarten (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 .

 

Ses parents étaient Paul DESANTI, employé des Postes (1884-1948), et son épouse Louise CUBE, ménagère (1889-1979).

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Paul DESANTI, son père, surnommé Pampasgiolu, s'était engagé dans les tirailleurs algériens en 1904 et avait accompli des campagnes en Tunisie et au Maroc jusqu'à sa libération en 1909. Il devint employé des Postes.

 

Pendant la première guerre mondiale, il fut remis par son administration à la disposition de l'autorité militaire en 1916, à 32 ans, qui l'affecta au dépôt de télégraphie militaire de Poitiers.

 

Avec le retour de la paix, Paul devint facteur télégraphe à Ajaccio jusqu'à sa retraite.

 

Il mourut à Guagno-les-Bains le 16 novembre 1948, un an après le retour du corps de son fils.

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

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Jeudi 13 août:

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Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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