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7 juin 2023 3 07 /06 /juin /2023 18:03

 

Au rebours du vandalisme qui se manifeste de plus en plus souvent et attaque les symboles les plus sacrés, les Corses d'autrefois se rassemblaient souvent à l'occasion de cérémonies religieuses et les insignes cultuels étaient respectés. Il en était ainsi surtout à la Fête-Dieu qui était l'occasion de faire sortir de l'église des objets particulièrement précieux.

 

Qui connait la Fête-Dieu maintenant?

 

Instituée en 1264 par le pape Urbain IV et nommée également Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement, elle a lieu en principe le jeudi qui suit la Sainte Trinité, soit soixante jours après Pâques. Pour des raisons pratiques, on la repousse au dimanche suivant. Ainsi, en 2023, elle a été fixée au dimanche 11 juin.

 

Elle eut une grande popularité, d'autant plus qu'elle se manifestait en se déroulant sur la voie publique et avec un grand décorum. L'eucharistie devait être portée en cortège solennel dans les rues et les chemins pour les sanctifier et les bénir.

 

La photo ci-dessous, prise par Marie-Louise MARTINI et se trouvant dans le Fonds Saveriu PAOLI, le montre bien.

 

Cliquez sur la photo pour  l'agrandir.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

On reconnait immédiatement que la scène se situe sur le côté gauche de la chapelle St Roch.

 

A gauche, un prêtre tient avec ses deux mains l'ostensoir qui contient le corps du Christ sous la forme de l'hostie consacrée. Un abri est constitué par un dais formé d'un baldaquin mobile à quatre hampes tenues par quatre paroissiens.

 

Tout à fait à droite, des enfants de chœur en aube blanche, dont un balance l'encensoir, ouvrent la procession. Ils viennent de franchir la rigole qui était alors à ciel ouvert.

 

Au centre, des enfants et une adulte ont des corbeilles. Ils y puisent des pétales de rose  qui sont jetés sur le sol où marche l'ecclésiastique. On les voit très bien juste devant ses pieds.

 

Cette scène date de 1956, nous a affirmé un des participants.

 

Justement, qui sont-ils?

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Le prêtre qui tient l'ostensoir est Jacques Antoine MARTINI, dit "prête Ghjacumu".

 

Il était né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y décéda le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. Paul MILLELIRI devint curé de Poggiolo et Soccia quelques mois après.

 

Au centre, au premier plan, se distingue très bien un jeune garçon qui est en train de prendre des pétales dans son panier: c'est Jean-Marc TRAMINI.

 

Les autres participants toujours vivants de cette procession sont: 

- Germaine SICCHI (la fille avec le bandeau dans les cheveux)

- Noël SICCHI (l'enfant de chœur qui tient l'encensoir)

- Jean-Marie PASSONI (l'enfant de chœur le plus à droite).

 

Parmi les adultes, certains de nos lecteurs reconnaîtront plus ou moins facilement:

Toussainte PINELLI, Achille SICCHI, Ange MERCURI, Agathe PINELLI, Lulu NIVAGGIOLI, Noelline SICCHI, Angèle MARTINI (Angiulucci)...

 

Dans les archives de Saveriu PAOLI, cette photo est accompagnée de deux autres:

 

 -une prise juste avant, qui permet de voir que "Tatanella" participait au jet de pétales

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

- une autre prise juste après, devant la porte de la chapelle, qui montre que Guy TRAMINI, à droite, avait le même rôle (et le même habillement) que son frère Jean-Marc, à gauche.

Tous deux, ainsi que Germaine, semblent écouter les observations que leur fait Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994).

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Rosine n'est pas habillée suivant la tradition corse. Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille, comme toutes les femmes de l'époque qui devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu. 

 

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

Des images d'il y a 67 ans, deux tiers de siècle !

 

Ou peut-être bien d'il y a plusieurs siècles ?

 

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3 juin 2023 6 03 /06 /juin /2023 17:51

 

A quel endroit était-ce?

En quelle année était-ce?

Deux questions aux réponses difficiles.

 

Un groupe mystérieux au bord de la route

 

La photo, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI, a certainement été prise tout près de Poggiolo mais il est difficile de mieux préciser.

 

Quant à la date, nous n'en savons rien. Simplement, le troisième personnage en partant de la gauche serait Philippe FRANCESCHETTI, frère de Jean-Antoine. Sachant que "Filipone" est né en 1901 à Poggiolo (et décédé à Marseille en 1970), on peut raisonnablement estimer que l'image aurait été prise vers 1920, certainement entre 1918 et 1920. Le moment est important car la jeunesse des visages montre que ces garçons ont échappé de justesse à la mobilisation pour la première guerre mondiale qui venait à peine de s'achever. N'oublions que trente Poggiolais venaient de mourir dans ce massacre.

 

Philippe fut ensuite mobilisé pour la "drôle de guerre" en 1939-1940 mais les combats furent d'un tout autre ordre.

 

Les identités de ces sept jeunes seraient, de gauche à droite:

Jean Noël PINELLI,

François DEMARTINI,

Philippe FRANCESCHETTI,

Jean-Baptiste DESANTI,

Jean-Baptiste CECCALDI,

Toussaint CECCALDI.

et en hauteur, au second plan, Jean DESANTI (de u Rossignolu).

 

Mais si un de nos lecteurs a plus de renseignements...

 

 

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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 20:05

 

Si le principe de laïcité est présenté de nos jours comme une idée de tolérance et d'apaisement, il s'appliqua parfois très rudement.

 

La Troisième République, dès qu'elle devint pleinement républicaine en 1879, avec la démission du maréchal Mac-Mahon, chercha par tous les moyens à réduire l'influence de l'Eglise dans la société. Cette lutte connut une nouvelle vigueur avec la victoire des radicaux anticléricaux en 1902.

 

Le couvent de Vico fut victime de ces orientations en 1880 et surtout en mai 1903, soit il y a exactement cent vingt ans. 

 

 

LE SAUVETAGE DE 1880

 

Les décrets de mars 1880, inspirés par Jules FERRY et Léon GAMBETTA, permirent de fermer 261 couvents et d’expulser près de 6.000 religieux dont beaucoup partirent à l’étranger. Mais le couvent de Vico fut sauvé, comme l’écrit l’abbé François CASTA :

 

«A l’annonce de l’application des décrets de 1880, l’attitude des populations fut si menaçante – en particulier à Vico en faveur des Oblats et à Sartène en faveur des Franciscains – que le préfet télégraphia à Paris pour signaler que l’expulsion des religieux était, dans ce département, une entreprise dangereuse, voire impossible. Après avoir reçu un blâme du ministre, le préfet, prêt à donner sa démission, se rendit à Paris. Très mal reçu, il finit par faire entendre ses arguments et obtenir un sursis en faveur des religieux de Corse, à l’exception des Jésuites» (François J. CASTA, «Le diocèse d’Ajaccio», ed. Beauchesne, 1974, page 216).

 

Une pétition, présentée au Sénat par le légitimiste Charles CHESNELONG, signée par trois mille habitants de Vico et des environs (plus exactement de Cargèse, Murzo, Ota, Bologna, Guagno, Rosazia, Pastricciola, Arbori, Vico, Salice, Poggiolo, Orto, Coggia, Soccia, Marignana et Azzana) qui s’étaient dits prêts à donner leur vie pour garder les Oblats, explique l’attitude du préfet OMER de MARÇAY. Il fut d’ailleurs remplacé dès octobre de la même année 1880.

 

L'EXPULSION MAIS SANS LA CONFISCATION

 

Une nouvelle alerte eut lieu en 1903 alors que les expulsions de communautés religieuses se multipliaient.

La plus spectaculaire fut celle des Chartreux qui, le 29 avril, quittèrent le monastère de la Grande-Chartreuse dans la neige, entre deux rangées de soldats. 

 

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : le sauvetage du couvent (3/6)

 

«En juillet 1901, nouvelle loi d'expulsion contre les congrégations non autorisées. Les Oblats de Vico reçurent l'ordre de livrer la maison au Gouvernement le 2 mai 1903. La foule accourue empêcha les forces de l'ordre de déloger les Oblats et les autorités judiciaires d'apposer les scellés aux portes. Le préfet réquisitionna la troupe qui devait arriver le 3. Pour éviter des incidents sanglants, le père Bernardin d'Istria se présenta à une fenêtre du couvent et convainquit les fidèles à laisser partir la communauté, qui fut solennellement accompagnée à Vico.



 

Le couvent ne fut nationalisé que pour peu de temps. Mgr Noël Casanelli, vicaire général et neveu de Mgr Raphaël Casanelli d'Istria, fit valoir en justice une clause de l'acte de donation du couvent aux Oblats par son oncle. Elle stipulait que si pour une raison quelconque ceux-ci quittaient la maison, la propriété devait revenir à sa famille. Il obtint gain de cause en 1907 et le couvent devint la propriété de la famille Casanelli qui en fit sa résidence d'été.» (Yvon BEAUDOIN, OMI, article "Vico" dans le "Dictionnaire historique" vol. 1 du site Oblate Communications, http://www.omiworld.org/).

 

Grâce à la précaution de l’évêque, l’Etat ne put mettre la main sur le couvent. Le couvent revint finalement au diocèse en 1927 et les Oblats s’y réinstallèrent en 1935. Et ils y sont toujours.

 

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 18:00

 

Quel que soit le revêtement des routes, Poggiolo n'a pas toujours été bien relié aux autres villages, du moins pas avec les tracé actuels.

 

Les cartes suivantes le montrent. La première vient du site des Archives départementales, Les autres sont des copies d'écran de Géoportail, le site de l'IGN (Institut Géographique National).

 

Chaque image a comme limites le Fiume Grosso au sud, le pont de Caldane (Guagno-les-Bains) à l'ouest et l'église Saint Siméon à l'est.

 

Tous ces documents s'agrandissent avec un petit "clic".

 

 

Les routes de Poggiolo

 

Le plan-terrier commencé par la monarchie et terminé sous la Révolution montre que, s'il existait un chemin de Guagno-les-Bains à Poggiolo, il fallait en reprendre un en haut du village, aux Case Suprane, pour continuer vers Soccia. L'itinéraire direct de Caldane à Soccia évitait le village. Les deux chemins se retrouvaient près de la fontaine de Saint Marcel.

 

Les routes de Poggiolo

 

Au début du XIXe siècle, sur la carte d'état-major, la route des Bains à Soccia, en blanc, est bien plus visible, et donc bien plus importante, que le sentier, tracé en noir, venant de Poggiolo et le rejoignant aux Trois Chemins. Le plus facile, pour les Poggiolais désirant se rendre à Vico, était de traverser la rivière au Genice et de passer au-dessus de la station thermale.

 

Les routes de Poggiolo

 

Le réseau routier est bien différent avec cette carte de 1950. Depuis les Bains, la route a le tracé actuel: après le pont de Caldane, elle tourne à droite pour rejoindre le tronçon du Genice et monte vers Poggiolo. Elle passe au milieu du village pour continuer vers Soccia. L'ancien chemin est abandonné.

 

Mais cette carte est un peu compliquée à comprendre.

 

La carte actuelle de l'IGN est bien plus claire.

 

 

Les routes de Poggiolo

 

Le chemin des Bains à Soccia, nommé "Mare a Mare  Nord variante", est représenté par une couleur rose bordant un trait noir. Les routes goudronnées sont en blanc. 

 

Aucun risque de s'égarer.

 

 

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25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 18:00

 

Parmi les travaux entrepris pendant le mandat de Martin PAOLI, né voici 120 ans, on peut retenir le bétonnage de la Stretta.

 

Il faut se rendre compte que la rue principale (et les autres rues également) de Poggiolo était un chemin empierré avec des cailloux de taille et de forme irrégulières. Marcher n'était pas toujours facile, suivant les chaussures utilisées.

 

Entre l'été 1963 et l'été 1966, à une date que nos lecteurs voudront bien nous préciser, le ciment fut coulé sur les pierres. Le confort avait gagné sur le pittoresque. Curieusement, pendant un certain temps, le revêtement fut même de couleur rose.

 

Voici quelques images de cette transformation. Les lieux sont bien connus.

 

 

D'abord, la descente dangereuse:

La photo en noir et blanc représente une procession ou une communion en septembre 1936. Elle a été communiquée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton
Hier et maintenant: des pierres au béton
Hier et maintenant: des pierres au béton

 

Puis, devant Saint Roch:

La première photo date également de 1936 et a la même provenance.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton
Hier et maintenant: des pierres au béton
Hier et maintenant: des pierres au béton

 

 

Enfin, derrière la chapelle, vue par le peintre RIFFLARD, et photographiée au XXIéme siècle.

 

Hier et maintenant: des pierres au béton
Hier et maintenant: des pierres au béton
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21 mars 2023 2 21 /03 /mars /2023 18:00

 

Pendant longtemps, les piétons, les animaux (ânes, mulets, chevaux) et les voitures  circulèrent sur des routes qui étaient des sentiers élargis pouvant parfois, dans les  gros villages, être recouverts de pierres.

 

A la fin du XVIIIe siècle, l'ingénieur écossais John MACADAM eut l'idée d'un revêtement de pierres concassées agglomérées avec un agrégat sableux. La macadamisation commença en France en 1849. Quand débuta-t-elle en Corse?  Peut-être sous Louis-Philippe mais surtout sous Napoléon III.

 

Quand cette innovation toucha-t-elle Sorru in sù? Nous n'avons pas trouvé de document sur ce sujet. Mais si des lecteurs pouvaient apporter leurs lumières...

 

De même, quand le bitume ou l'asphalte servit d'enrobage, il fallut du temps pour que toutes les routes corses fussent concernées.

 

Les photos du début du XXe siècle laissent voir des bribes de la route que l'on soupçonne non goudronnée. 

 

Ainsi, sur cette carte postale.

 

Sur quelle chaussée circulait-on?

 

On peut soupçonner que l'enrobage n'a pas encore été réalisé sur ces deux clichés poggiolais tirés du fonds Saveriu PAOLI.

 

Sur quelle chaussée circulait-on?
Sur quelle chaussée circulait-on?

 

Deux photos plus instructives viennent de la famille TRAMINI. Elles datent du mois d'août 1950 et ont été prises à Guagno-les-Bains. Sur la première, Guy est assis sur un muret en face de l'établissement thermal. Sur la seconde, son frère Jean-Marc est dans une poussette.

 

La chaussée est bien visible et ne paraît pas goudronnée. D'après les deux frères, le goudronnage serait arrivé en 1954 à Poggiolo.

 

Sur quelle chaussée circulait-on?
Sur quelle chaussée circulait-on?
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10 mars 2023 5 10 /03 /mars /2023 18:00

 

Avant les véhicules à moteur, il y eut les véhicules à chevaux (fiacres, diligences...). Mais, bien avant, l'âne fut très sollicité. Il était très utile pour le le transport de marchandises et de matériaux. Actuellement, il sert pour les promenades de touristes au lac de Creno.

 

Se promener avec un âne n'est pas une distraction récente comme le montrent ces documents.

 

Fonds Saveriu PAOLI.

Fonds Saveriu PAOLI.

 

Prise en 1913, voici 110 ans, entre Poggiolo et Guagno-les-Bains, dans un lieu maintenant beaucoup plus arboré, cette photo montre un groupe dans lequel se détache la carrure de Jean-Martin DESANTI (1846-1922). A gauche, tenant un parapluie, se trouve Julie DEMARTINI. Les deux autres n'ont pu être identifiés.

 

 

 

Une autre image, plus récente mais ayant quand même soixante-neuf ans car datant de 1954:

 

Photo famille TRAMINI.

Photo famille TRAMINI.

 

Sur la route de Poggiolo, Charles TRAMINI (1927-2011) fait faire un tour à dos d'âne à ses fils Guy et Jean-Marc.

 

 

Deux images d'un monde tranquille, loin des fureurs du monde.

 

 

Ci-dessous, deux liens sur la vie de Jean-Martin DESANTI.

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8 mars 2023 3 08 /03 /mars /2023 18:00

 

Nous avons tous tellement l'habitude de dire "voiture" pour désigner une automobile que nous ne faisons pas attention au sens premier de ce mot:

 


Tout véhicule mobile produit par la charronnerie ou la carrosserie, susceptible de conduire, porter ou transporter des personnes ou des marchandises.

(Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, édition 1985)

 

Il y eut donc, dans les Deux Sorru, des voitures hippomobiles, c'est-à-dire tirées par des chevaux, ânes ou mulets, avant les automobiles à essence. Mais les traces documentaires en sont rares pour cette partie de la Corse.

 

Une carte postale, souvent reproduite, montre une diligence à Sagone. La présence, près d'elle, du débarcadère dit Portu Maio, près de la tour, montre qu'elle date du début du XXe siècle, quand le port exportait bois et olives et recevait surtout des matériaux de construction.

 

 

 

Quand on circulait sans automobile

 

Heureusement, il existe une carte postale de la même époque et qui a été prise près de nos villages.

 

Quand on circulait sans automobile

 

Le lieu est très facile à reconnaître: pratiquement devant l'entrée où se dresse maintenant l'auberge des Deux Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.

 

Actuellement, la végétation est beaucoup plus abondante qu'il y a un siècle. Mais on devine Poggiolo (avec St Siméon) à droite et Soccia à gauche. Près de la bifurcation, la croix de Saint Antoine, qui a changé de place depuis cette époque, est reconnaissable.

 

Même si la photo n'est pas assez nette, elle montre bien que le véhicule est effectivement tiré par des chevaux ou mulets.

 

Quand on circulait sans automobile

 

Savez-vous que nos villages furent à la pointe du progrès à cette époque-là?

 

Les conseillers généraux de Vico et de Soccia avaient émis le vœu, en 1904, lors de la session du conseil général de la Corse, que le facteur puisse venir en voiture et non plus à pied ou à cheval.

 

Quand on circulait sans automobile

 

L'administration des Postes ayant répondu qu'il fallait donner une contribution financière, Vico, Poggiolo et Soccia eurent l'intelligence de s'associer.

 

En vertu de quoi, le rapport du Directeur des Postes et Télégraphes du 1er juillet 1905, au préfet de Corse, en vue de la session suivante du Conseil général, cita trois villages d'avant-garde:


"L'exemple a d'ailleurs été donné par les communes de Vico, Poggiolo et Soccia qui, moyennant une très modique subvention souscrite par elles, ont permis au courrier de Vico à Soccia de transformer son service à cheval en service en voiture."

 

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20 février 2023 1 20 /02 /février /2023 18:00

 

Une série de photos déjà diffusée sur ce blog montrait une excursion au lac de Creno en 1952.

 

Philippe PRINCE a retrouvé d'autres clichés de sortie en montagne, cette fois à Camputile.

 

Malheureusement, ils ne sont pas datés. Ils sont certainement de 1954.

 

Les identités ne sont pas mentionnées. On peut reconnaître sans hésitation Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013), juché sur un âne.  C'est un peu plus difficile pour les autres.

 

 

Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 18:00

 

Le 1er février 2023 est la date du cent-vingtième anniversaire de la naissance de Martin PAOLI qui fut conseiller général et maire de Poggiolo.

 

 

Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit donc le 1er février 1903 à Poggiolo. 

 

Son père était un instituteur de valeur, à tel point que, le 17 mai 1925, le conseil municipal poggiolais lui vota une gratification de 150 francs "en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires." (voir l'article "Le bonheur d'enseigner")

 

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

 

Martin suivit le chemin de son père dans l'enseignement et milita également en politique, au sein du parti socialiste SFIO.

 

 

Il fut élu conseiller général du canton de Soccia le 23 septembre 1945 et devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département). 

 

Solution de la devinette: La mairie de Poggiolo va-t-elle rendre hommage à Martin?

 

Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.

 

 

Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.

 

 

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

 

Martin PAOLI obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.

 

Fonds Saveriu Paoli.

Fonds Saveriu Paoli.

 

Cette photo de groupe, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI et qui semble avoir été prise au cimetière, montre de gauche à droite:

Antunarellu,

puis Martin PAOLI,

​​​​

Pierre LECA (merci à Jean-Marc TRAMINI pour l'avoir identifié),

Félix PINELLI,

Pierre COLONNA,

François Antoine MARTINI (dit Ceccantone)

et Jean-Baptiste PAOLI.

 

 

Même si certains l'accusèrent de ne pas avoir fait assez pour le village, il faut mettre au crédit de Martin PAOLI le bétonnage, vers 1963-1966, du chemin mal empierré qu'était la stretta, la modernisation de l'éclairage public en août 1966 et surtout l'installation de l'eau courante dans toutes les maisons, en 1967-1968.

 

 

Sa mort, le 1er juin 1968, voici 55 ans, ne fut annoncée qu'avec retard dans la presse, les journaux ne paraissant pas à cause de l'effervescence sociale du moment.

 

On peut remarquer que sa mandature (19 mars 1959-1er juin 1968) correspond pratiquement à la présidence du général de Gaulle (8 janvier 1959 – 28 avril 1969).

 

 

De son mariage en 1925 avec la Socciaise Anne OTTAVY, il avait eu un fils Bernard qui fut rapidement élu maire de Poggiolo. Il le resta jusqu'en 1989.

 

 

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

 

Son siège de conseiller général revint, après une campagne acharnée contre le Socciais Ange CARLI, au Guagnais Jean Antoine GAFFORY.

 

 

 Le conseil municipal actuel pourrait avoir une pensée pour cet ancien maire.

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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