Pierre LECCIA, spécialiste des archives et de l'état-civil poggiolais, nous pose une devinette particulière:
Où se trouvait la « Maison de l’Anglaise » à Guagno les Bains ?
La mémoire ancestrale des familles de Guagno-les-Bains donnera-t-elle la solution?
Voici les éléments du problème:
En 1860 eut lieu à Ajaccio la vente aux enchères, sur licitation judidiciaire, d’une propriété « connue sous le nom de Maison de l’Anglaise (…) sise aux bains de Guagno, commune de Poggiolo, canton de Soccia ».
C’était une maison plutôt conséquente, qu’on en juge : deux niveaux élevés sur un sol de « sept ares soixante-quatorze centiares » (soit 774 mètres carrés) comportant au « premier étage » (c. à d. au rez-de-chaussée) « huit chambres à coucher et une salle a manger au milieu », « ladite salle à manger ayant aussi une porte qui donne entrée dans une petite maisonnette servant à une espèce de diorama » ; l’étage supérieur comporte « dix chambres et un petit salon » ; dans ce petit salon « se trouve une entrée cachée dans le plancher qui conduit au grenier ».
Pour la situer dans le village, il faut savoir qu’elle « confine au Sud avec chemin, à l’Ouest avec ravin, à l’Est avec bains de Guagno et site des conjoints Gilmeni [sic pour Jelmini], au Nord avec route départementale ».
Elle est mise aux enchères sur requête d’un certain « Pierre-Paul Dieulafoy, docteur en médecine et propriétaire, demeurant et domicilié à.Toulouse » (et ayant peut-être exercé aux thermes des Bains), qui poursuit « feue dame Marie-Louise Bon [sic pour Mary Bond] veuve Gally femme Gilmeni », laquelle s’était probablement endettée auprès de lui dans des circonstances non connues.
Les personnages du drame :
Mary Bond, née vers 1820 en Angleterre, vivant aux Bains dans les années 1850 avec un certain Anselme Galy, puis mariée en 1856 à Poggiolo avec Joseph Jelmini, et morte à Poggiolo en 1859.
Anselme Galy, né vers 1800 en Ariège, mort à Poggiolo en 1854.
Joseph Gaëtan Jelmini, né vers 1825 en Suisse, marié à Poggiolo avec Mary Bond ; après veuvage, il vit avec Marie Gentili (née vers 1834), avec laquelle il a un fils Dominique Antoine (voilà un prénom qui fait très nustrale…) né à Poggiolo en 1861.
Muni de tous ces indices, saurez-vous identifier la « Maison de l’Anglaise » ?
Comme Pierre LECCIA n'est pas arrivé à situer cette maison, ceux qui auront trouvé auront droit à toute sa considération.
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